Parapente Passion 06


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Formation QBi

Biplace

De seul à deux sous mon P.U.L




2007 c'est l'année de ma préparation et formation avec la qualification de biplaceur comme objectif. Décidé de me mettre à la pratique du biplace parapente, j'envisage de faire une formation afin d'avoir la qualification qui me permettrait de voler à deux. Pour prétendre à suivre cette formation, il y a tout d'abord un test de présélection.


Etape 1: Examen de présélection

Le 26 et 27 mai 2007 a lieu sur le site de Grélolières ce fameux test fédéral qui décide si oui ou non, le pilote a les capacités technique et théorique à suivre une formation spécifique au biplace.
Le 1er jour, j'ai été évalué sur mes compétences techniques avec ma voile solo. Il fallait faire de la pente école et l'examinateur fédéral (Mr Doucet) est là pour juger la qualité technique du maniement de l'aile au sol. L'évaluation se porta ensuite sur mon comportement au décollage et à l'atterrissage. Ce sont deux vols que j'ai fait dans cette journée.
A la fin de cette première journée, j'ai été admis à suivre la deuxième journée évaluative. Je dois donc être présent le dimanche pour être évaluer sur ma capacité à progresser avec un biplace.
Le 2iéme jour, je dois démontrer que je suis capable d'apprendre à jouer avec une aile biplace et à travailler avec un passager. Je dois dire que ce ne fut pas facile de faire de la pente école avec du matériel plus important en poids et en volume mais aussi compliqué par la gestion supplémentaire d'un passager. Mais, progressivement, en travaillant et en acceptant la difficulté, je me suis adapté à lever une l'aile bien plus grande que la mienne, à gérer le matériel supplémentaire et la tierce personne qui est solidarisé à l'ensemble aile / Pilote. J'ai appris à courir à deux, à guider et contrôler l'aile en sachant que mes déplacements ne peuvent plus s'improviser. Il est nécessaire d'avoir plus de contrôle de l'aile. Ce n'est pas top encore mais j'ai tout de même fait ce qu'il fallait pour avoir une appréciation correcte.
Le week-end se clôture avec une évaluation des connaissances théoriques. Finalement, j'ai la satisfaction d'apprendre que je suis admis à m'inscrire pour le stage préparatoire à l'examen final qui est sanctionné par la qualification Biplaceur (QBi) en cas de réussite.

Il est question maintenant de me préparer sérieusement à l'examen final qui m'autorisera à faire des vols "tandem Flight". Voila un week-end éreintant mais oh.... combien enrichissant !!!!


Etape 2: La formation de biplaceur

Après avoir pris une extension d'assurance pour voler à deux et ce, uniquement avec des pilotes licenciés, je me forme en continue. L'essentiel avec l'école Cumulus de Pierre Verrier à Gréolières et accessoirement avec l'école Imagin'air de Gabriel Guirao à la Colmiane. Je vole en apprentissage comme cela sur les sites de Gréolières, de Roquebrune et de la Colmiane.

Mes passagers "formateurs" :

- Sylvie élève de l'école Cumulus de Gréo (ma première passagère biplace)
- Marc pilote à Gréo
- Manu pilote du club des Aigles du Mercantour
- Emilie ma fille
- Stephane Abry pilote au club des Aigles du Mercantour
- Vincent un pilote de Gréolières
- Nabil le chéri de ma fille Aurélie
- Aurélie
- Bricoloup pilote au club des Aigle du Mercantour
- Romain élève de l'école Cumulus
- Nicolas Vincent pilote au club des Aigles du Mercantour

Un grand merci à eux pour s'être prêtés à ma formation.


Etape 3: Examen final à Signes

20 et 21 octobre 2007, c'est le week-end de l'examen "Qualification Biplace". Tout arrive au bout d'un certain temps...... Après une préparation pratique et théorique, le temps est venu de me présenter à l'examen final. Un moment tant attendu mais redouté par le résultat qui peut en résulter. Voilà, c'est fait et avec un succès au bout... YES !!.

Le samedi matin, je me pointe à 9 heures devant l'école de parapente de Signes et constate que celle-ci est fermée. J'attends un certain temps et je commence à me poser de sérieuses questions qui installent le doute. Arrive un élève qui me dit que ça ne devrait pas voler vu la météo. Quand je lui dis que c'est pour la Qbi, il me dit qu'effectivement, il y a un message sur le répondeur de l'école. Celui-ci donne rendez-vous à 16h pour la théorie. Arf .... que vais-je faire pendant tout ce temps ? ben ... pas grand-chose à part attendre 16 heures. Finalement, j'en profite pour réviser la théorie, m'écouter du Johnny non-stop dans mon auto et me taper des petits roupillons.

A l'approche de 16 heures, je me pointe à l'école. Tous les prétendants à l'examen étaient déjà là. On se déplace de l'école à la maison des associations pour l'examen théorique. Il n'y a pas de QCM mais 4 questions à développer dont les thèmes sont: le cadre légal de la pratique du biplace, l'obligation d'un secours en biplace et la gestion du passager lors d'une ouverture de secours, un schéma simple des différents points caractéristiques d'une polaire des vitesses d'un biplace, la charge alaire, le facteur de charge et enfin, les différentes possibilités de positionnement du passager (par rapport au pilote, hauteur d'accrochage, système d'écarteurs avec leurs avantages et inconvénients de chacune d'elle lors du décollage, du vol et à l'atterrissage), ....

J'avais à chacune des questions quelques idées pour prendre des points mais, insuffisamment riches pour penser que c'était dans la poche (le grand doute était là). Une fois le travail rendu, c'est le retour sur Nice pour revenir le lendemain afin de passer la pratique. En effet, la météo s'améliore pour le dimanche et voler semble possible. Le rendez-vous était pour 8h45. J''étais donc présent le dimanche et il n'y avait aucun absent. On charge nos ailes biplace et nous montons au déco. Je fais binome avec Joss (Jocelin), un gars de 95 kilos pour 1m88. Je prends la décision de piloter en premier vu que j'ai l'habitude de décoller dans des conditions calmes à la Colmiane et à cette heure-ci, à Signes c'est calme. C'est Florence qui est au déco pour nous évaluer alors que Mr Doucet est à l'attero pour l'œil critique également. Au déco, la plupart des stagiaires découvrent les lieux (j'en fais partie). Le groupe prend le temps d'apprécier la topographie environnementale.

Une fois fait, il est temps de passer à l'action. Ce sont deux biplaces qui décollent avant moi ce qui me donne quelques renseignements sur la masse d'air. Je constate que les ailes s'enfoncent juste après le décollage. C'est à mon tour ! après avoir préparé mon aile en corolle, je fixe mon passager aux écarteurs et de le positionner pour la lever d'aile. C'est le calme plat, et dans l'attente d'un semblant de brise, je préviens mon passager que le moment est imminent en lui disant "t'es prêt ?" Alors on y va ! et voilà que l'on fait un pas vers l'avant pour faire monter l'aile et l'on enchaîne le deuxième tout en donnant du poids à la ventrale pour aider l'aile à continuer à monter et à maintenir une certaine tension aux suspentes des élévateurs avants. L'aile arrive sur nos têtes, je la freine pour le temps de temporisation et je dis "allez... on court" mais je garde trop de frein, l'aile à du mal à nous suivre. On prend donc peu de vitesse tout en avançant vers la rupture de pente. Je vois bien qu'il n'y a pas assez de vitesse aussi je remonte les bras un peu trop rapidement ce qui provoque une petite abattée réduisant ainsi l'angle d'incidence d'où un enfoncement de l'aile vers le bas. Pour compenser cela, on accélère notre allure mais on rase les buissons qui se trouvent au bas de la pente du décollage. Waouh ... c'est pas top ça !!! et je ne suis pas content de moi car je sais déjà que ça ne va pas me donner de bons points tout ça.

Bref, on est en l'air et on vole .... je relativise tout ça pour continuer le vol tout en pensant déjà l'atterrissage (lieu d'évaluation). Je fais une approche en quadrillant le terrain et je fais le choix d'une finale sans qu'il y ait de brise à l'attero. Je pose tout prêt de la cible assez content. L'évaluateur me fait part de ses remarques et me demande pourquoi j'ai posé dans ce sens alors que les autres pilotes ont posé en sens opposé. Je réponds que je me suis fier aux fumées de cheminée vu que la biroute pointait vers le bas. Il parait que j'ai posé avec un léger vent de cul et que je n'ai pas fait une longue finale avec un tout petit virage qui aurait pu être évité. La note qui m'est attribuée se situe entre 12 et 13. J'apprends par la suite que la note au déco est de 11 car j'ai fait quelques fautes techniques mais le gabarit de mon passager a été pris en compte.

Pour mon deuxième vol, les conditions sont plus fortes au décollage et je me dois de faire un face-voile. Mon passager est intrigué que je lui demande de se mettre face à la voile comme moi (ce n'est pas sa technique). je le rassure en lui disant que ça fait très bien comme ça et qu'il n'a pas de soucis à avoir car c'est comme cela que j'ai appris. Bref, je lui donne comme indication qu'il faut faire un pas en arrière pour enclencher la montée d'aile et qu'ensuite on va vers l'aile pour amortir la vitesse, contrôler l'aile et ensuite on se tournera. Le passager (Joss) s'adapte et se montre à l'écoute de mes consignes. "T'es prêt ?" ... "Allez, on recule d'un pas" et voilà que l'aile nous tracte vers elle "on avance sous l'aile" et là je freine l'aile pour la contrôler. A cet instant quand je me retourne je suis soulevé et je n'ai plus de contact au sol (mon passager oui). J'ai comme réflexe de chercher à descendre mon poids vers le sol du coup, je me retrouve assis et mon passager debout. De cette position, je lève les yeux et je regarde mon aile comment elle se comporte .. elle est stable au-dessus de ma tête en statique de par le freinage que je lui donne. Je me relève aussitôt et je temporise en statique l'aile au-dessus de nos êtes (tout le monde est debout et l'aile n'attend qu'une chose: que je lui donne l'indication d'avancer pour bien démontrer que j'ai repris le contrôle de tout. Je dis à mon passage "Allez .. on y va" et nous voilà à enclencher les pas d'envol qu'il faut pour se retrouver à décoller. Pas très académique tout ça mais je me suis dit que j'ai maitrisé ce temps de flottement et qu'aucune mise en danger a été développer.

En l'air, je repense à ce décollage qui me dit qu'il y a encore du travail à faire en biplace pour ne pas subir une quelconque étape qui compose une montée d'aile par brise forte. De toute manière, il faut que je passe à autre chose: l'atterrissage. Je dois penser et préparer cet atterrissage. Mon approche est différente de la première. Je ne longe pas le terrain mais je vais jouer un peu éloigner de celui-ci pour perdre de l'altitude car les conditions sont différentes (la masse d'air est plus porteuse et plus chahuteuse). Il y a des ailes (des élèves en l'air) qui se font un peu secouer par une masse d'air plus bouillonnante. Une aile se trouve à un même niveau que moi en approche. Il est question de se partager le terrain. je choisi de travailler à gauche d'autant que lui est à ma droite. Je gère cela en prenant le risque d'être hors zone des marquages définis par les examinateurs même si cela me coutera Zéro comme il a été dit (pas question de faire une collision avec une aile pilotée par un élève qui semble avoir des difficultés à tenir l'aile.) Je m'en sors bien puisque je reste dans ce fameux triangle. Question évaluation, j'apprends que je n'ai obtenu qu'une toute petite moyenne (10 sur 20). Le fait de m'être retrouvé assis au décollage a été bien sûr à ma défaveur mais le contrôle de mon aile dans une situation un peu scabreuse a permis de démontrer que je restais maître d'une situation délicate d'autant que l'envol fut très propre.

Au final, j'ai obtenu 12 sur 20 sur la totalité des points (théorie et pratique confondus). Je suis satisfait même si j'avais préféré avoir une note plus élogieuse. Il faut savoir rester réaliste et continuer à travailler pour toujours progresser et rester dans le coup. C'est une question de sécurité. Le travail et encore le travail !!

Bon allez .... je me félicite de ma réussite et merci encore à tous ceux qui ont contribué à me préparer pour réussir cet examen !!





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