Parapente Passion 06


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2020

Rando-vols



Les sorties "Marche et vole" en 2020 ....



24.02.2020 - Randovol Cime Pépin


C'est avec les crampons fourgués dans mon sac sellette que j'ai démarré la rando. Il fait beau, frais mais pas froid pour un mois de février. Les prévisions météorologiques annoncaient du vent de Nord-Ouest en moyenne altitude (25 à 30 km/h pour 2500m) sur météociel. Ayant fait Le Fort Tabourde la veille et désirant aller plus loin, la Cime Pépin me tente à la rejoindre pour y décoller. C'est donc avec l'objectif d'atteindre la Cime Pépin que je démarre la rando, pas à pas à un rythme tranquille en pensant au dicton "qui ménage sa monture va loin". Il est 9h34, quand je passe derrière la maison de Lucien et Chantal. Un peu trop couvert, les premières dizaines de mètres d'effort de marche et le corps qui s'est rapidement mis à chauffer m'oblige à me découvrir ... j'étais déjà en sueur c'est dire qu'il ne fait pas froid pour la saison quand on sait que janvier et février sont les mois les plus froids de l'année. Je me retrouve donc en tricot de peau à manche longue à marcher sur le sentier qui doit me mener tout d'abord à la Baisse de Lagouna (1670m d'alt.). Me rappelant des difficultés que j'avais eu à monter jusqu'à l'Arpette en fin d'année 2019, sachant que le chemin et l'effort à fournir seront longs et pénibles, j'ai pris la précaution de prendre 1.5 litre d'eau pour bien m'hydrater insi que des fruits secs au cas où la fringale me gagnerait. Dans mon itinéraire projeté, il y a comme première étape la Baisse de Lagouna et c'est en 94 minutes que je l'atteins avec quelques plaques de neige sur le sentier qui m'ont demandé de prendre quelques précautions pour m'éviter la glissade. Après la Baisse de Lagouna, en deuxième étape c'est le Fort Tabourde qui est en point de mire. Je continue le sentier de ma balade du jour et pour l'instant, en approche de la Cime Tavan le vent annoncé ne se manifeste toujours pas .... . Quand j'arrive sur la cime de Tavan, je commence à ressentir une masse d'air qui bouge par un peu de vent mais rien d'inquiétant jusque là. Je reste toutefois étonné de ce constat et je me dis même que finalement, l'Ouest ne rentrerait pas comme prévu ! ah l'optimisme que c'est beau quand même ... une lueur d'espoir illumine mes pensées. Cet optimisme va sombrer brutalement au moment où j'arrive sur le Fort Tabourde !! ici, il y a un bon 20-25 km/h qui me laisse perplexe ... comment est-ce possible ? d'un coup ! là ! Quelques dizaines plus haut de la Cime Tavan ?? la montagne n'a pas fini de m'étonner décidément. Il me faut pas mal de temps pour accepter que le vent est bien là et en plus avec petites rafales intermittentes. Hum ! Ce n'est pas bon signe mais je laisse du temps au temps sait-on jamais (je rêve encore un peu). Je continue donc mon chemin pour me rapprocher toujours plus près de l'objectif final: La Cime de Pépin (2334m). La neige s'impose plus présente mais le sentier que je prends en versant Ouest me permet de continuer la balade en marchant sur son bord de terre et d'herbes séchées par le froid de l'hiver et sa neige. Mais je dois me raviser quelques centaines de mètres plus loin car le sentier finit par être recouvert totalement de son manteau blanc, ne laissant plus de trace ou de configuration plate pour ne m'offrir que relief enneigé bien pentu et glissant. Un regard pour inspecter la topographie du terrain qui m'entoure, je décide de passer à travers pente pour rejoindre la crête qui fait lien entre le Fort Tabourde et la Cime du Bec Roux. En effet, ici il y a encore beaucoup de manque de neige ce qui me permet de grimper le relief en marchant sur de l'herbe brûler par la neige et prendre appuis sur des pierres incrustées dans le sol. L'effort est plus important mais tranquillement j'arrive à atteindre le haut de ce relief. Je suis au niveau de quelques vestiges militaires qui surplombent le Fort Tabourde quand je regarde en Sud. Ici, le vent se fait encore plus ressentir .... et ce n'est pas du Nord-Ouest qui souffle mais plutôt de l'Est !! Un vent froid .... Je regarde le Fort Pépin qui est juste à côté de moi, plus haut mais pour m'y rendre le chemin est encore long en devant tout d'abord atteindre la cime du Bec Roux puis passer par un petit col avant d'attaquer un relief pentu qui mène les promeneurs jusqu'à la Cime de Pépin. N'étant pas encore dans l'abandon du projet, je continue sur la crête qui est encore clairsemée de neige et d'espace désenneigé par le vent et le soleil (cela fait plusieurs semaines que la neige n'est plus tombée). Pour autant sur les côtés du relief, le sol retrouve son manteau blanc qui me demande de bien choisir où je pose mes pieds pour ne pas me risquer à décoller une plaque à vent sous la pression de mon poids. Ainsi, je fais encore quelques centaines de mètres puis il n'y a plus que du blanc sans oublier le vent. Je pense mettre les crampons tout en faisant une pause récupération et photos des lieux qui m'entourent. Le paysage qui m'est offert est magnifique, je ne me lasserai jamais de cette beauté que je connais bien pour y être venu plusieurs fois seul ou accompagné lors de mes randovols du Pépin toutes saisons que ce soit avec Robert Gallian, Lucien Berenger, Bernard Roggiolani, Henri Gaglio, Maurice Baldi ou bien Jacques Allemand ! Je pose donc à 2115m d'alt. Le point le plus haut de mon objectif est de 2344m (Cime Pépin). Le chemin est encore long ... j'hésite de continuer la balade car le sais d'avance que je ne pourrai point y décoller. Bien trop de vent. Me faisant à cette idée, je finis par tourner mes talons pour faire chemin en sens inverse tout en lui donnant un rendez-vous pour un autre jour. L'idée Cime Pépin reste dans un coin de ma tête, ce n'est que partie remise me dis-je. Et me voilà à redescendre ce que je venais de monter ! Fort Tabourde venté, Cime Tavan au calme éolien, Mais trop bas pour me tenter de décoller pour passer au-dessus du Mont Court, Baisse de Lagouna puis direction Mont Court où j'espère faire mon envol pour gouter aux joies du vol libre. Pour y arriver, je quitte le sentier à son approche pour prendre la trace d'une draille qui semble remonter vers le relief du Mont Court, je finis par récupérer un vieux sentier à l'abandon que j'emprunte mis que je finis par perdre ou ne plus en voir sa trace par le fait qu'il n'est plus emprunter. Quelques névés de neige s'y mêlent et je ne sais plus trop où je me trouve ni même ou je vais vraiment mais dans ma tête, c'est de continuer à monter et c'est ainsi que je me suis transformé en sanglier. et c'est ainsi aussi que je dois me rapprocher du but. Je finis d'ailleurs par tomber sur un espace qui donne accès à un mur fait par l'homme qui semble boucher une entrée, une sorte de grotte qui s'avère être un édifice militaire que Lucien Berenger m'avait parlé ben .... j'y suis tombé dessus par hasard du coup. Je sais que le sommet du Mont Court est plus en Sud de ce rocher et ce, à quelques dizaines de mètre de ce lieu. Il ne me faut pas longtemps pour apercevoir le Kerne, yes !!! je suis arrivé. Ici, point de vent sauf par moment où un léger vent d'Est vient ventiler le sommet. J'étale mon aile et me prépare à l'envol. Je devine déjà que ça ne va pas être aussi facile que les dernières fois que j'ai pris l'envol sur ce relief. D'ailleurs, je m'y reprends par deux fois. Ma première tentative s'est effectuée avec un face voile, mauvais choix ! j'ai dû mettre un terme à la course d'envol, mon aile était trop molle. Une fois l'aile remontée au plus haut du sommet, c'est avec un dos voile que je me prépare à décoller. J'attends le bon moment où je ressens une petite brisette en travers droit (je n'ai pas mieux) pour me lancer dans la pente en prenant soin d'attendre que mon aile se place au-dessus de ma tête avant d'enclencher efficacement une vraie course d'envol pour passer juste à côté des arbres, dans une zone désarborée ... ouf !!! c'est passé sans accrocher de branches. Il ne me reste plus qu'à voler jusqu'à l'atterro de Cagnourine où est garée ma voiture. L'approche au terrain se fait classiquement avec une légère brise venant de la vallée de la Roya ! ouf je pose sans problème et en douceur pour le bonus !! C'est gagné !


Au-dessus des poignets des bâtons: le Mont Viso




23.02.2020 - Randovol Fort Tabourde

Belle journée annoncée, je prends mon aile montagne et file à Cagnourine pour un randovol histoire de bouger un peu sportivement. Quand je quitte la voiture, mon idée première est de rejoindre le sommet du Mont Court mais je me dis qu'en ce moment je le fréquente un peu trop ce sommet et que je pourrais aller voir ailleurs, un peu plus loin. Je pense donc aussi au Fort Tabourde sachant que le décollage est possible de cet endroit si les conditions aérologiques le permettent et que la possibilité de passer au-dessus du Mt Court reste faisable à moins de subir une grosse dégueulante sans fin. Quand je foule mes premiers pas, ma décision n'est pas encore prise, c'est juste en approche d'une croisée de chemin que je dois me décider: Mt Court ou Fort Tabourde ? Physiquement me sentant pas trop mal, je prends la décision de continuer le chemin pour passer par la baisse de Lagouna afin de ma rapprocher du Fort. C'est ainsi, en deux heures et 30 minutes que je finis par atteindre l'objectif Fort Tabourde. Du fort, je me vois mal prendre l'envol alors je scrute le relief qui surplombe le fort pour me trouver un espace d'envol. Je le devine et j'arpente sa pente un peu abrupte pour y déposer, une centaine de mètres au-dessus, mon aile. La brise est de face, le top quoi !! Je prends soin de dégager le sol de tout obstacle qui pourrait coincer ou couper une suspente, je démêle bien le cône de suspentage s afin d'ôter le risque de clef et hop je m'enfile dans la sellette (ce qui ne m'est pas facile) pour enfin lever mon aile avec un face voile puis décoller en survolant un gros névé de neige (je n'avais pas le droit de me louper). Yes !!!!! Je vole, avec le fort Tabourde plus bas à ma droite... une sensation de bien-être m'envahit ... que c'est bon de redescendre les pentes de cette manière, comme un oiseau. La crainte de m'approcher du Mont Court se dissipe quand les premières et douces ascendances se font sentir et c'est aisément que je finis par survoler le Mont Court où se trouve un marcheur solitaire qui me regarde voler mais ne répond pas à mes salutations. Quelle joie !! du bonheur de passer ce sommet tout en me rpprochant de la Pyramide. J'y aperçois un oiseau vers ce rocher mythique de Tende et du vol libre. Je le survole... je trouve cela très original et j'en apprécie ce plaisir. La fin du randovol approche, je me prépare à poser sans embûche, sans me faire mal. Cela passe par un atterrissage doux et je m'emploi à cela. C'est terminé, je suis posé ... en douceur. Que du bonheur !!





09.02.2020 - Mont Court

Vu que la météo prévoit du vent pour les prochains jours et ce, dès demain je me dis que c'est la journée pour tenter un vol. Il fait beau, le vent ne semble pas être de la partie alors, ni une ni deux, je prends mon aile montagne et je file vers Cagnourine pour y démarrer un randovol. Soit Le Mont Court ou la cime Pépin selon ma condition physique. Si j'avais les crampons dans le coffre de ma voiture il en n'est pas de même avec les batons de marche que j'avais cru présents dans la voiture mais il en n'est rien. Je me dois d'oublier la cime pépin car sans les batons, qui me sont d'une aide indispensable pour avancer, et vu que j'ai je ressens des douleurs au bas du dos c'est le Mont Court quia ma préférence par la force des choses. Il est 10h47 quand je foule mes premiers pas de la rando. Mon sac à dos n'est pas lourd et pourtant, au bout de 5 minutes de grimpette, je peine à avancer à cause de mes mollets douloureux à l'effort. Il faut super beau mais la masse d'air est froide .... quoi de plus normal en cette période de l'année je dirai même qu'il ne fait pas asse froid pour un mois de février quand on sait que janvier et février sont les mois les plus froids. Je me déshabille assez vite pour me retrouver finalement en polo de corps. Les bâtons de marche me manquent car ils me sont d'une aide devenu indispensable pour me faciliter la marche et m'épargner quelques douleurs à l'effort. En effet, mes bâtons me sont des accompagnateurs aidant avec l'avantahe de les plier pour les fourguer dans mon sac sellette pour l'envol. La poursuite du chemin se fait donc un peu dans la douleur, mais je ne lâche rien, je m'adapte pour atteindre le sommet du Mont Court. je change mon parcours pour éviter le raidillon que j'emprunte classiquement pour atteindre la crête qui sépare le sommet de la pyramide à la deuxième bosse plus en Est où l'on y sort si j'emprunte ce raidillon. Je continue donc le sentier comme pour me rendre vers la Baisse de Lagouna mais que je vais quitter au bout quelques centaines de mètres en prenant à s gauche, un autre petit sentier moins bien marqué pour reejoindre la crête qui mène au Mont Court. Le seul petit névé que je vais rencontrer se trouve au pied du sommet. Une fois arrivé au sommet, il s'y trouve une brise plus ou moins soutenue qui me laisse penser que le déco est animée dans le bon sens mais .... ce n'est pas bien linéaire tout cela. Je me dois de patienter pour analyser l'aérologie afin d'apprécier si oui ou non, je peux me mettre en l'air car je crains que du vent météo rentre trop. Pour autant, je me prépare en sortant l'aile pour l'étaler légèrement sous le sommet du Mont Court au cas où une rafale viendrait à arracher l'aile du sol. Je m'enfile dans la sellette et vérifie le cône de suspentage s'il n'y a pas de clé. Dans cette inspection, j'y trouve deux brindilles entremêlées dans les suspentes hautes, que j'ote aussitôt. Un premier levé d'aile puis un deuxième qui me déporte et me couche au sol. A cet instant, il y a de l'Est qui rentre suffisamment fort pour tendre les suspentes et agiter mon Ultralite 3 qui, par saccades, vient taper le sol. Je veux me servir de cette energie Eolienne pour lever l'aile pour une grosse temporisation. Je m'exécute et l'aile se lève avec énergie puis je fais face à la pente en temporisant mon aile au-dessus de moi mais la stabilisation n'est pas parfaite et de ce fait l'aile me tire légèrement en arrière. Je trébuche en me retrouvant assis sur le sol avec l'aile maintenue au-dessus de moi. Je contrôle l'aile pour me relever avec l'aide de mon aile et du vent. Je suis de nouveau verticalisé et prêt à engager la course d'envol pour quitter le sol. Je lâche les freins et hop, il me faut quelques pas pour quitter terre. Je vole enfin avec le bruit du vent relatif dans mes oreilles. C'est fabuleux !! que c'est bon de voler !! Youhouuuuu ...... mais en l'air, ce n'est pas si calme que cel, il y a de temps en temps de petitses rafales qui m'oblige à tenir mon aile. Mon objectif est d'aller poser à Cagnourine mais aussi de profiter de mon vol avec les conditions que la masse d'air me propose en instantanée. u fil de mes différentes trajectoires je finis par m'approcher de la "pyramide". J'y aperçois un oiseau qu'y vole tout près. C'est toujours un grand moment de voler aux côtés d'un oiseau ... je suis dns leur domaine.



07.02.2020 - Roquebrune Cap Martin

10h30 le rdv est fixé pour Cabbé. C'est avec mon ami Alex Dordor que nous allons rejoindre les copains du Pailon au déco du Mont Gros pour un vol. le ciel est au beau fixe avec un peu d'Ouest annoncé. Quand nous passons à Laï Baraï, on s'arrête au petit parking en bordure de route où Philippe Verando nous attendait. Nous en profitons pour regarder le profil de la manche à air, celle-ci nous fait la gueule en nous montrant que la manche à air est animé par un vent arrière ... ici, il est clair que ça ne décolle pas. Direction, le Mont Gros avec l'espoir bien entendu que les conditions ne serront pas les mêmes, ce qui est possible. Une fois arrivés sur la moquette verte on salue les copains du Paillon déjà sur place. Ils nous apportent quelques indications sue ce qu'ils ont pu observés depuis qu'ils sont sur le déco: La biroute, ferait un peu la girouette, tantôt Est, tantôt Ouest et même parfois Nord. Hum, il est urgent d'attendre que ça s'installe. Après tout, il n'est pas encore midi et tout peut arriver même une brise de face pourquoi pas. Bref personne n'est pressé de se mettre en l'air. Pour autant, la patience à ses limites et c'est lalou qui, aile étalée, va se mettre en l'air dès qu'une bouffe de face se fait sentir pour s'en aller vers les barres du prince. Cela a déclenché l'envie pour certains de faire de même: s'envoler. Alex et moi ne sommes pas convaincus du bien fondé de se mettre en l'air avec ces conditions encore un peu tournoyantes. Philippe, quant à lui, a clairement annoncé qu'il ne se mettra pas en l'air pour faire un vol de "merde". La brise de Sud commence à être plus présente au décollage ce qui m'inspire à me projeter pour un vol et je me décide à sortir l'aile. Entre temps, les copains du Paillon, tous posés à Cabbé, nous informe par téléphone qu'en bas ça commencé à forcir et nous donnent conseil, si nous décidons de décoller, de ne pas trainer en l'air. L'info est prise. Je lève l'aile et dois me reprendre par trois fois pour sentir mon aile suffisamment stable dans une direction pour déciderr l'envol. Décision prise, je lance la course d'envol avec suffisamment de ventrale pour enfin quitter le sol afin de voler. Mon début de vol se fait tout au feeling. En effet, je ne sais par quelle manip mon GPS ne me renvoit aucune indication sonore alors j'enroule les thermiques que par la sensation et c'est très bien ainsi puisque'en quelques minutes je me retrouve avec une altitude plus haute que l'endroit que je venais de quitter. C'est au-devant du décollage à une centaine de mètres et plus que j'ai trouvé l'ascendance et que je prends plaisir à enrouler. Je surveille la mer pour rechercher les signes de vent. il y a bien quelques écumes par-ci et par-là mais pas vraiment de véritables "moutons" qui indiquent que le vent rentre suffisamment fort pour m'obliger à ma rapprocher de l'attero au cas où, mais dans le doute je ne cherche pas à enrouler plus. Je me garde donc une certaine marge et pour cela, je décide d'aller vers le vieux village. Dans ce coin là, je ne trouverai pas de véritables thermiques mais j'y exploite des zones porteuses qui me maintiennent voire même me font gagner quelques dizaines de mètres. Alex qui avait mis du temps à décoller parès moi, vient rejoindre lui aussi le vieux village. On s'y amuse un certain temps, puis il décide de partir vers la mer. Avec ma caméra sur le casque je le filme et le suis. C'est sur la mer que je sens une certaine vivacité de la mase d'air ce qui me donne pas envie de rester à voler dautant qu'au lieu de descendre, je suis en train de monter dans le ciel sans rien faire. Désirant, aller poser je me tente à faire des virages en 360 pour perdre de l'altitude puis je passe aux oreilles que je maintiens un long moment afin de me rapprocher de la terre et enclencher approche pour poser sur la plage de cabbé. Quelques minutes après moi, c'est au tour d'Alex de poser avec un atterrissage précis, juste à côté de moi.




06.02.2020 - Col des Cabanelles

Avec Alex, quand nous parlions des conditions aérologiques, nous nous sommes posés la question par deux fois pour savoir si nous rejoignons le décollage du Col des Cabanelles ou s'il vallait mieux aller directement sur le site d'envol du Mont Gros. En effet, pour se rendre à l'un ou l'autre décollge, la technique n'est pas la même. Si pour l'un c'est en voiture que l'on peut s'y rendre sans exclure la voie pedestre, celui des Cabanelles nous impose d'y aller à pieds sauf en s'y rendant par Peille mais ce n'est pas le tracé du jour. Nous hésitons parce que nous ne sommes que moyennement sûr de pouvoir y décoller ... le spectre d'une brise arrière au décollage nous fait réfléchir par deux fois surtout que je n'ai pas l'aile montagne pour marcher mais l'aile de site. Envol des Cabanelles avec la Delta 3 en compagnie d'Alex Dordor. Ce fut un vrai plaisir de décoller de ce lieu sous un ciel haut mais blafard après être partis du Col de la Coupière (cf randovol 2020).




02.02.2020 - Cagnourine

C'est avec mon aile montagne que je monte à Cagnourine histoire de jouer un peu avec la masse d'air si l'aérologie le permet. Bien m'en a pris. En effet, si la brise n'est pas du tonnerre, il y a juste mais vraiment juste ce qu'il faut pour tenter un envol sans racler le sol ou autre avec la sellette. Premier gonflage, l'aile ne tient ps, deuxième gonflage c'est pareil et le troisième l'aile se pose au sol à mes côtés. Hum .... c'est plus que mou. Mais à jouer à cela, je finis par lever l'aile au bon moment, c'est à dire à ce que l'aile la brisette finit par être plus présente mais pas plus forte pour autant. Bref, l'aile u-dessus de ma tête, les flemmêches continuant à flotter, je cours pour quitter le sol, survoler la piste et les ronces qui la borde sans être accroché par les épineux .... ouf !!! Me voila parti pour un tout petit vol de 6 minutes. Juste le temps d'aller poser mon aile au terrain de Lamarcreuse.




31.01.2020 - Tête du Brec

C'est avec mes amis mon ami de longue date qu'est Bernard Roggiolani et Bernard Margaillan que nous allons rejoindre la Colmiane. L'objectif étant de monter jusqu'à la Balme u minimum et si les conditions érologiques le permettent m'envoler de ce lieu bien connu dans le vol libre de Valdeblore.



29.01.2020 - Les Cabanelles

Après avoir consulté la veille mon ami Alex pour lui proposer un randovol au Cabanelles ou au Col du Berceau, je n'ai pas eu un écho positif par le afit qu'il y avait eu beaucoup de vent la veille ce qui laisserait supposer qu'il y aurait encore du vent résiduel ce jour. Pourtant, les prévisions météorologiques donnaient toutes une nette amélioration dès la fin de matinée ce qui me motiva à rester dans cette dynamique d'aller et de voir sur place. Me retrouvant seul à faire cette escapade dénommée randovol, je me rends au Roc Agel pour y laisser mon véhicule fin d'y démarrer la rando pour rejoindre la Cime des Cabanelles. Il est 10h46 quand je foule les premiers pas avec mon aile sur le dos et un baton de marche dans chacune de mes mains. Il fait beau, au loin la mer montre qu'elle a eu à subir du vent ce qui lui donne de la houle mais point de vent marqué. Je me dis que j'ai peut-être l'opportunité de décoller si l'ouest qui est annoncé dans les terres ne vient pas trop perturbé mes espoirs. Je retiens que durant la randonnée j'ai perdu la trace du sentier près voir voulu prendre un raccourci. Me voilà à devoir suivre un sentier pour sangliers me donnant droit à deux passages enroncés et c'est souvent dans ces conditions que le téléphone se met à sonner "ça va ? tout se passe bien ?" - "Euh ... oui, suis juste emmerdé par des ronces, j'ai perdu le sentier !!" - "Ok, je te laisse alors" ..... et me voilà à suivre un passage entretenu par des sangliers mais bien évidemment, ce qui est en hauteur je dois m'en occuper ! Je me pose la question où peut se trouver le sentier pour humain car je dois dire que si je le récupère ce ne sera pas pour me déplaire. Je continue à avancer dans cet état d'esprit et à un moment donné en levant les yeux, je vois une ligne de pierres bien rangées ... serait-ce la bordure d'un sentier ? je fais l'effort de monter la pente pour rejoindre l'endroit et en effet, c'est bien la piste que j'avais quitté il y a un petit moment. Ouf, la marche va retrouver des conditions normales.






16.01.2020 - Baou de la Gaude

Avec du Sud-Est et le site de Roquebrune qui connait une restriction horaire pour cause de travaux par héliportage, j'hésite entre Gourdon et le Baou de la Gaude. Pour Gourdon ce serait avec la Delta 3 que j'irai voler, pour le Baou de la Gaude l'U3 serait de mise avec en prime une randonnée pédestre. Ayant trop perdu de condition physique, forcément c'est le Baou de la Gaude que j'élis et je ne prendrai pas le chemin le plus court pour atteindre le décollage du Baou afin de travailler mon fond. Comme presque à chaque fois maintenant, le départ de la rando se fait à partir de la route de la Baronne au niveau de la ZAC de Saint-Estève et l'atterrissage sur la rive est du Var. Il est 10h40 quand j'attaque mes premiers pas et en une demi-heure j'atteins le village de Gattières. Je note que j'ai fait des progrès dans l'effort et son maintien en ne posant pratiquement plus et ce sera ainsi jusqu'au Baou. Le fait de reprendre sérieusement la marche avec régularité améliore ma condition physique et j'en suis le plus heureux. Quand j'arrive au décollage (800m d'alt.), celui-ci semble être animé d'une brise légèrement travers gauche ce qui ne devrait pas être très gênant mais je suis étonné parce le flux d'air annoncé était plutôt du Sud-Est. Je me reprends à trois fois pour monter l'aile et quasi chaque fois l'aile se mettait en Nord-Est. Dans ces conditions-là je ne suis pas trop chaud à décoller aussi rapidement et me dis que j'ai du temps devant moi donc je peux attendre que la brise change de sens avec le soleil. Je ramasse quelques brindilles d'herbes pour vérifier une nouvelle fois le sens de la brise et là encore, les brindilles partent en Sud-Ouest ce qui confirme le Nord-Est. Mais mon impatience me gagne et finalement, je fais fis de ce travers gauche en me disant que ça décolle quand même et que je ferai avec une fois en l'air. Restera le problème du posé et son sens, que rien ne m'empêchera de poser en Nord si besoin mais que d'ici à là-bas, il sera toujours temps de corriger ce qui est à corriger pour poser sans problème. En volant, je sens bien que la masse d'air à tendance à me faire dériver légèrement vers le Sud et je me dis que le posé est à prévoir de Sud en Nord mais je verrai bien au fil de mon avancée et de mon approche au terrain. En attendant, je contemple le paysage qui s'offre à moi, en haut à environ 500 à 600m de hauteur. Je ne me lasse pas de ce paysage aérien qui part de la mer aux couleurs bleus et brillantes à la montagne avec son manteau blanc. Au milieu, ce sont des zones péri-urbaines entourées de ses villages en hauteur, que sont Carros village, Gattières, Colomars, Castagniers, ... et son fleuve qui coule de manière sinueuse dans la vallée du Var, sa couleur est bleue. Il y a aussi ses infrastructures routières comme la 6202 avec ses ronds-points et bis, commerciales et de loisirs dont fait partie le complexe de tennis des Combes. Je me rapproche progressivement du Var en attendant le vent relatif que génère la vitesse de mon aile, c'est un bruit qui accompagne chacun de mes vols et fait, associé à mon appareil de vol Syride, l'ambiance sonore. Bientôt il v y avoir un troisième bruit de fond, celui de la route avec ses véhicules qui déferlent inlassablement sans interruption. A cela, il faut y rajouter le train de Provence qui y apporte un certain charme à le regarder passer. Le survol du Var fait, je me rapproche de la rive Est pour passer au-dessus de la route départementale 6202 puis du grand Rond-point à proximité des Tennis des Combes. Ma perte d'altitude pour mon approche oscille entre le tennis des Combes et le Var avec une attention particulière sur ma hauteur par rapport à la zone d'atterrissage. C'est précisément une certaine altitude qui va me donner le signal de m'aligner et ne pas me retrouver ni trop court ni trop long. L'avantage de la zone d'atterrissage sélectionnée est qu'elle est suffisamment large (sans obstacle) et surtout longue donc un régal pour m'aligner avec le plus de sécurité possible même avec brise arrière. Un régal de ma rapprocher de la terre avec ses mouvements fluides rythmés par le flot des voitures, camions, cars, motos, vélos et autres véhicules en tout genre. Je vois une voiture qui s'écarte de ce flot pour se mettre à l'abri de ce mouvement continuel afin de s'arrêter et prendre le temps de regarder ce drôle d'engin volant que je suis en train de préparer à poser sous peu. C'est assez surprenant de voir que mon parapente intéresse ou même intrigue des gens occupés à conduire leur véhicule terrestre. Quand je m'aligne pour l'atterrissage, j'entends un klaxon puissant résonner, c'est le chauffeur d'un camion qui a cherché a attiré mon attention vers lui, nous nous saluons de la main et chacun poursuit sa lancée avec des objectifs différents mais avec un instant de partage. Je me rapproche de plus en plus du sol, je dois être à une trentaine de mètres, je suis aligné sur la piste d'atterrissage qui est occupé par un promeneur avec son chien qui tire sur sa laisse en aboyant dans ma direction. Je glisse dans la masse d'air en me rapprochant du sol .... le contact au sol est imminent. Je sors de ma sellette pour m'apprêter à toucher le sol avec mes pieds qui vont se mettre à courir pour accompagner en douceur le contact avec le sol pour ensuite y poser mon aile. Objectif atteint, je savoure ces moments uniques et exceptionnels à chacun des vols. Il me reste à ranger mon aile dans le sac après l'avoir plié soigneusement et me remettre mon sac sellette sur le dos pour récupérer mon véhicule lissé de l'autre côté du Var en Rive Ouest. Il me faudra au moins une heure pour cela. La sortie randovol n'est donc pas encore terminée mais le retour est bien plus facile et tellement différent de la montée.


Vue sur le Baou de Saint Jeannet




14.01.2020 - Mont Ferion

Sur le plan météorologique, les prévisions sont de flux Ouest entre 10 et 20 km/h dans l'après-midi. 20 km/h commence à faire un peu beaucoup me dis-je mais je me décide tout de même à me rendre sur un décollage pour renifler la masse d'air, l'analyser et voir si le décollage peut être envisagé sans prendre de risque inconsidéré. C'est forcément au Mont Férion que je pense car il est exposé Ouest. Fin de matinée, je prends la route pour Levens où j'y laisse mon véhicule comme d'habitude sur le parking du stade de football. Ici, je ne ressens pas d'activité éolienne particulière, tout semble calme et bon pour atterrir au moment où j'arrive. Je prends mon sac sellette qui contient mon aile montagne et je foule mes premiers pas en direction du Mont Férion. C'est d'un pas très tranquille que j'avance avec comme autre objectif principal atteindre le déco mais aussi ne pas faire de pauses intempestives. Sur le chemin, je rencontre un troupeau de moutons puis, plus loin, des chevaux qui se trouvent sur le sentier ce qui offre un certain charme pour cette balade assez champêtre finalement. Si jusque-là, la masse d'air s'est montrée discrète, sur le dernier tiers de la randonnée, j'entends comme un bruit de fond, sourd et continu. Ce bruit m'interpelle avec une certaine inquiétude: C'est le vent qui se frotte aux arbres. Aïe ... ce n'est pas dit que je m'envole aujourd'hui me dis-je ! Je continue mon chemin ainsi, en me faisant à l'idée que peut-être, il est possible que je redescende à pieds. Mouais .... vraiment pas trop envie mais bon ... je verrai bien sur place. Quand j'arrive au décollage, les flammèches sont plus ou moins dans le bon sens mais parfois, c'est carrément travers droit ce qui indique plus le Nord que l'Ouest. Il est 14h, je temporise pour voir un peu comment ça évolue. Le soleil se déplace en Ouest ce qui devrait peut être modifié le cours des choses au niveau aérologie locale mais certainement pas sur une étendue plus vaste si je dois compter avec le vent. Au fur et à mesure que le temps passe, le bruit de fond s'estompe. Je n'entends plus ce bruit de fond, le vent dans les arbres ne semble plus être. Ce constat me rassure quelque peu mais je reste méfiant tout de même. Le temps est à la patience pour voir évoluer les conditions aérologiques. Je reconnais être du coup plus positif pour le décollage et je me dis que ça ne tient à pas grand-chose parfois ... à un simple bruit de mouvement d'air occasionné par le glissement de l'air entre les branches et feuilles. Mes pensées sont donc plus positives en ne me voyant plus descendre à pieds cette fois-ci. Je commence à déballer mon matériel en ouvrant mon sac sellette réversible pour en extraire mon aile, retourner mon sac pour en faire une sellette. Casque et gants sont mis au sol tout cela, en toute paisibilité. Je monte mon aile tout en tendant le suspentage afin de vérifier son cône pour y ôter toute clé ou végétaux qui mettraient un peu le bordel dans les suspentes. Je vérifie qu'il n'y a pas de tour de sellette afin de pouvoir m'insérer dans cette dernière en prenant bien soin d'enfiler mes jambes entre les bonnes cordelettes en dyneema car le risque de passer les jambes au mauvais endroit est assez important. Je trouve qu'il faut être assez contorsioniste pour se glisser dans cette sellette mais je me dis que c'est le prix à payer pour du Light. Pour revenir aux conditions aérologiques du moment et des lieux, mon regard venait régulièrement inspecter l'animation des flammèches qui se trouve un peu plus bas à droite de la pente. Ce n'est pas encore bien installé mais c'est déjà beaucoup mieux qu'à mon arrivée. Je sens bien qu'il ne faut attendre plus grand chose pour décoller. Je me glisse dans la sellette, je mets mon casque équipé de ma Cam Garmin et mes gants, j'allume mon Syride qui est fixé sur l'élévateur arrière Gauche, j'allume ma caméra et me mets face à l'aile pour un décollage face voile fin d'avoir un dernier coup d'œil sur l'aile et ses suspentes. J'attends le moment où je vis sentir le plus d'air dans le dos pour lever mon ile et m'élancer vers le Grand pré qui se trouve 3 à 4 km plus loin. Je regarde aussi encore les flammèches pour une information visuelles, les deux conjuguées me donnent le feu vert. Je lève l'aile mais celle-ci ne monte pas droite et fait girouette pour se retrouver en Nord-Ouest. Je ne cherche pas à corriger car pour moi ce ne sont pas de bonnes conditions pour me tenter au décollage. Je la laisse retomber au sol et la réinstalle pour une nouvelle tentative. Je me veux plus exigeant pour lever l'ile avec une brise plus franchement de face. J'attends donc encore un petit moment. Ce moment-là, je le sens, il est là en train de me souffler derrière. Je lève l'aile, elle monte proprement pour se placer au-dessus de ma tête. A cet instant, je me retourne et temporise en enfonçant les freins avec un appui ventral généreux. Tout semble parfait, alors je lâche vers le haut mes brides de frein pour laisser partir mon aile vers l'avant. Il ne m'a fallu que quelques pas (3 à 4) pour être pris en charge par mon aile et voler. Je passe très largement au-dessus des arbres, le bipeur se fait entendre positivement ou bien me signale que je zérote. Je ne perds aucunement d'altitude durant ma sortie du relief. Ce ne sera que bien écarté du Mont Ferion que je commence à perdre un peu d'altitude. La masse d'air est assez saine mais je ressens des mouvements dynamisés par un vent qui vient de devant mais je n'arrive pas vraiment à savoir exactement d'où il vient, il parait changeant. Si .. au début, je le sens venir de ma droite. En bas, au sol loin devant, les directions des fumées sont contrastées parfois par des directions contraires qui m'intriguent. Je dois parfois tenir mon aile aux commandes. Il m'arrive de sentir des mouvements de masse d'air qui me viennent de derrière me supprimant ainsi la perception du vent relatif. Aux aguets je suis, je finis par me détendre quand la masse d'air se montre un peu plus organisée et moins surprenante. Je survole de belles villas dont la majorité sont équipées de piscine... je suis en train de survoler un quartier assez cossu de la commune de Levens. Bon, de retour au vol je perçois mes déplacements avec une certaine difficulté à comprendre l'évolution de mon aile dans la masse d'air. Le moins que je puis dire, c'est que ma transition n'est pas linéairement droite et surtout, que les forces changent de côté ce qui demande pas mal de corrections de cap et d'actions pour amortir mon aile. Pour autant, j'avance vers le grand Prè qui est mon ultime objectif pour me poser, moi et mon aile. La question que je me pose c'est le cap que je vais devoir prendre pour m'aligner au terrain afin de poser le plus doucement possible. J'ai passé un certain moment pour tenter de comprendre mais plus j'avance vers l'objectif et moins je suis sûr de ce qui m'attendait. Je vais devoir m'adapter en tentant d'anticiper au mieux mais je sens déjà que ça ne va pas être facile. S'il y a une chose dont je me méfie sur ce vol et maintenant, c'est bien l'approche au terrain avec le posé qui va avec. On voit bien d'en haut que le grand Près est le centre d'une grande cuvette qui est bordée de bas-reliefs quasi autour. Pour y avoir fit du gonflage, je peux dire que la masse d'air qui s'y trouve dessus n'est pas des plus organisées et donc assez tournant comme mouvement d'air. L'avantage de ce terrain, c'est qu'il est grand et que l'on peut y faire une belle et longue finale pour laisser planer au max puis enfoncer les commandes généreusement pour obtenir une ressource qui casse bien la vitesse au sol afin de ne pas poser pieds à vitesse grand V. En surplomb du grand pré, je cherche encore dans quelle direction je vais me présenter pour poser. Les mouvements de la masse d'air sont changeants à quelques dizaines de mètre du sol et les fumées aussi selon l'endroit où elles se dégagent. Je tente de quadriller un peu le terrain pour voir dans quelle direction je prends le plus de vitesse afin d'éviter d'aller dans ce sens. Je continue à chercher alors que je ne suis plus qu'à une cinquantaine de mètres du sol. C'est décidé, je vais prendre cap en Ouest, dans le sens où c'est asez ouvert. Je fais ma finale en donnant le maximum de vitesse à mon ile (bras haut) et à deux mètres du sol j'enfonce les commandes. Il me faut courir pour accompagner l'aile mais le posé se fait en douceur. Une fois l'aile arrêtée, je constate que l'aile est déjà placée pour repartir en gonflage .... ça ne dure pas mais il y a bien des mouvements d'air qui m'ont certainement poussé dans le dos. Il y a de fortes chances que je n'ai pas fait le bon choix dans la manière de poser, il y avait très probablement d'autres meilleures options en approche du sol dans les derniers mètres mais bon ... Chaque vol ne se ressemble pas je me plais à dire, alors au prochain !



Le Grand Prè




13.01.2020 - Baou de la Gaude

Avec un léger Est pressenti par les météotologues, avec un ciel couvert donc sans espoir de thermique envisageable, je prends mon aile de montagne la Ultralite 3 d'Ozone, et me rend en fin de matinée du côté Ouest du Vr pour attaquer la rando par le snetier balisé qui va me mener tout d'abord à hauteur de Gattières. Le sentier se poursuivra jusqu'au Baou de la Gaude où je seerai sensé pouvoir y décoller. Ma balade, je la fais en solitaire à défaut d'avoir trouver sur le fil quelqu'un pour partager ces moments. La balade me parait difficile par le fait que mes mollets se font sentir. Ceci m'impose quelques petits arrêts de quelques secondes pour que je puisse continuer tranquillement, avec du plaisir. Le passage du village de Gattières est toujours une étape de cette rando. Elle marque un lieu de civilisation. près cela, au fil du chemin, l'ambiance va être un peu plus isolée de toute urbanisation mais, ce n'est pas pour tout de suite. Quelques belles villas sortent de ce relief jusqu'au moment ou plus aucune habitation se montrent pour rendre le paysage à la végétation. Seul le sentier me fait dire qu'il y a du passage humain ici mais je n'en vois pas. J'avance, j'avance toujours à pas tranquille. lors que je suis en train d'attaquer le troisième tiers de la rando, en me retournant par instinct, j'apperçois un marcheur qui fait le même parcours et dans le même sens, il est derrière moi et avec un sac à dos qui ressemble bien à un sac sellette Ozone Oxygène. Je le connais bien ce sac sellette car il a été mon premier sac sellette montagne et faisait équipe avec mon aile Montagne Ultralite 1 de couleur blanche et rouge. Que de bons souvenirs j'ai à resssser avec cet équipement.... Je finis par l'attendre pour discuter avec lui et uand il se rapproche de moi, j'entends "salut Polo" ! merde, il me connait et moi je ne remets pas pourtant son visage me dit bien quelque chose mais je n'arrive ps à l'identifier clairement. Je me fais rafraîchir la mémoire pour finalement retenir que son prénom est Loïc .. mais bien sûr, c'est Loïc de Gréolières nom de dieu. Du coup, comme on va au même endroit, on finit le chemin ensemble. Quel bon timing avant nous eu !!!! Arrivés au déco du Baou, on pose nostre mtiériel et apprécions que les conditions si elles ne sont pas au top par manque de soleil, les flux eoliens se montrent dociles et compatible pour ce décollage qui est exposé Est. Nous ressentons, une légère brise qui nous vient en travers gauche non problématique, d'illeurs aprfois elle est de face. Loïc n'est ps pressé de décoller, il a son sandwich à avaler d'abord alors que moi, je déballe mon materiel pour me préparer à décoller dès que l'occasion s'en présentera. Je n'ai pas le même objectif d'atterrissage que Loïc qui a prévu de poser sur la rive Ouest du Var alors que moi, j'ai à traverser le Var pour poser sur sa rive Est, où se trouve le complexe de tennis des Combes. Le retour pour la récupération du véhicule se fera à pieds en longeant la rive du Var jusqu'au Pont de la Manda.


Vue du Baou de la Gaude




8 janvier 2020 - Le Mont Ferion


Le compteur est parti pour 2020. Mon premier vol et ça passe par un randovol, se fait ce jour avec mon aile Ultralite 3 d'Ozone. Mon besoin de marcher se fait sentir surtout qu'en ce moment, je ne peux pas dire que ma condition physique soit au top. Je scrute les différents sites de prévisions météorologiques et j'en retire que le Mont Ferion est l'endroit où il faut que j'aille. Pour se faire, je prends mon aile et sellette light et me rends au village de levens pour y garer mon véhicule afin de partir rejoindre le déco quelque peu "sauvage" apprivoisé du Mont Férion. Celui-ci se trouve environ à 1260m d'alt. La météo est au beau fixe et sans vent notable et lorsque j'arpente le relief, je sens à peine et de temps en temps une brise montante. A priori, il y aurait du Sud rentrant ce qui devrait donner un travers gauche au décollage. La montée se fait d'un pas très tranquille avec des micros pauses de par et là et comme tout arrive, je finis par arriver à destination. Mon premier coup d'oeil sur le déco me montre un petit mât en plastique et ses flemmêches qui me renseigne que la pente est animée d'une brisette tantôt de face tantôt travers gauche puis, plus rine. Rien n'est encore bien installé à 14h. Le soleil se trouve à gauche de la pente et devrait venir faire face au décollage en fin de journée mais ce serait alors beaucoup plus tard. J'ai pas idée d'attendre que le soleil aille se coucher pour décoller. Je me prépare, tranquillement, il n'y a rien qui presse bien u contraire. Je me dis que ça devrait peut-être se redresser et avoir une brise plus franche pour décoller dans quelques instants, une demi-heure ? une heure ? je ne sais pas. En attendant, après avoir transpiré, il ne fait pas chaud de rester sans faire d'effort et je n'ai ps trop envie de me refroidir ça, c'est sûr. Alors, je m'installe ou du moins je l'installe bien étalée sur le sol où jonche des pierres, des crottes de chevaux, des brindilles d'herbe vertes ou séches mais encore enracinées qui pourraient accrocher les suspentes au moment du décollage. Je me dois de faire un peu de nettoyage, de vérifier qu'il n'y ait pas de clé et que les suspentes ne se retrouvent emprisonnée par un quelconque élément ancré au sol. Vérification faite, il me restait à m'occuper de moi, à mettre le casque avec caméra, le vario GPS, m'enfiler dans la sellette peu pratique pour m'y installer, démarrer le vario et la caméra, prendre les avants en faisant face à la voile et attendre. Attendre la bonne petite bouffe de brise qui va bien pour lever l'aile et décoller avec comme premier objectif de survoler les cîmes des arbres qui se trouvent au bas de la pente. Popur cela, il faut à tout prix que la prise en charge de mon poids par l'aile ne soit pas trop tardive au risque de finir dans les arbres si je n'anticipe pas avec un arrêt de course. Patiemment j'attends, mais pas trop longtemps finalement .... je sens la brise qui rrive dans mon dos, je jette vite fait un oeil sur les flemmêches et ce sont celles-ci qui me disent Go ! je lève l'aile, me retourne et enclenche, d'un pas décidé, la course d'envol avec un bel appui ventral pour bien charger l'aile et sentir quand celle-ci est prêt à me porter. Ce temps là, ne tarde pas non plus .... yepa !! je décolle aisément et survole les arbres vec une belle marge. L'aérologie n'est turbulente, je m'éloigne paisiblement du relief en profitant du décor qui s'ouvre à moi sur les côtés. J'admire les montagnes enneigées que je vois en Nord. Le plus évident est le Mont Mounier bien reconnaissable, il est tout blanc ! et dire que je n'ai jamais décollé de son sommet. Ah oui .... c'est vrai que c'est interdit, il est dans le parc national avec sa stricte et restrictive réglementation. C'est à se demander les raisons pour nous les parapentistes qui cherchons un décollage à pieds, sans polluer, et repartons aussitôt en volant comme un oiseau, sans bruit, sans fumer, sans rien quoi, juste notre aile et notre respect pour la nature. Je ne peux en dire autant de certains marcheurs qui laissent derrière eux des choses pas trop dégrable et qui m'arrive de ramasser pour les enlever du milieu. Merci gardiens Parc !! pas sûr que voius le fassiez vous. J'arrête là, l'expression de mes états d'âme pour revenir à mon activité du jour ... je vole ... à l'instnt je vole comme un oiseau ou presque. En effet, je n'ai point d'aile qui me permettrait de voler dynamiquement comme un oiseau à mon bon vouloir. Non, je dois faire avec l'aérologie et la finesse de mon aile et de ce que je ressens et voit, c'est no souci pour ller poser sur le terrain de football où très probablement, il serait occupé par des footeux en herbe vu que c'est mercredi. Bingo ! quand je me rapproche des lieux d'atterrissage, le terrain est bien occupé et plus je m'approche et plus j'entends les bruits des gamins qui de toute évidence prennent plaisir à taper dans le ballon et à se prendre, peut-être pour leur idole comme Mbappé ou porter le maillot du Barça. Juste avant cela, je m'occupe de savoir d'où vient le vent sur le terrain et à priori, en fonction de la vitesse de mon aile, le Sud Ouest viendrait carresser l'atterro. C'est avec cette information que je prépare mon approche, le cap sera de Nord en Sud. Au sol, j'apperçois qu'il y a une partie du terrain détrempée qui fait reluire le ciel. Ce sera une zone que je vais devoir éviter, même si je pourrai m'en accomodé, mon aile n'aime pas l'eau. Ma perte d'altitude en approche du terrain, je le fais du côté du stade et la finale, je l'enclenche de derrière le stade pour venir poser en prenant une diagonale du terrain. Voili voila, mon vol est terminée. Juste après mon posé j'entends des voix d'enfants qui viennent vers moi, intrigués, interessés par l'engin et me pose une multitude de questions, avec un degré d'excitation bien palpable "on t'a vu de loin !! t'étais haut !! tu vas revoler ?? ....." C'est toujours un heureux moment de discuter avec des enfants quand tu les sens interessés de savoir ... je ne crois pas avoir entendu un enfant me dire "je sais" avant même que tu aies finis de lui expliquer. Ma mission vol libre n'était donc pas encore terminée avec ces enfants, j'en profitai pour faire la promotion du vol libre....


Commune de Levens






Les balades terre / Air en 2020 continuent !




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