Parapente Passion 06


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2019

Rando-vols




Le vol libre en 2019 me fait marcher !




15.04.2019 - Baou de la Gaude

J'ai un biplace randovol à faire avec Andréas mon passager, Laurent Duriani et Maxime Schmitt. Michel Scola qui est un peu grippé se propose de nous faire la navette des Tennis des Combes jusqu'à Gattières le village. Nous démarrons donc la rando juste à contre-bas du Cimetière. AVec Andreas, nous avons partagé la charge, lui l'aile dans un sac de portage ozone et moi, un sac sellette réversible qui contenait la sellette du pilote avec les écarteurs souples, les deux casques. C'est d'un pas tranquille, que nous prenons la direction du Baou et c'est sans trop de fatigue ressentie que j'atteinds, avec les copains, le petit décollage du Baou. L'espace n'est pas grand, il ne laisse place que pour mon aile. Maxime et Laurent me laisse me préparer;



16.01.2019 - Baou de la Gaude

C'est avec mes amis Henri Gaglio et Michel Farrugia que je vais partager un moment vol libre pur un randovol au Baou de la Gaude. Les prévisions étaient au beau mais quand je lève mes stores je vois un ciel tout gris. Je vérifie ce que Météo France annonce pour la journée et quel ne fut pas ma surprise de constater que les prévisions avaient changé en l'espace de 12 heures. Ouf, pas de vent de prévu. J'espère qu'il n'y aura pas de mauvaises informations cette fois-ci. Malgré un état fébrile depuis hier, je me prépare pour être à l'heure au rdv. J'arrive le premier au rendez-vous sur le parking de Decathlon puis avec Henri nous rejoignons l'ami Michel qui nous attend à proximité des tennis des Combes. Nous prenons le temps de faire découvrir l'atterrissage à Henri qui n'a jamais eu l'occasion de voler dans le coin. Michel avait pris le temps d'installer une flammèche, celle-ci d'ailleurs nous indique une brise descendante assez forte ... ce n'était pas ce que météo-parapente avait annoncé la veille. Avec une voiture, nous allons rejoindre le point de départ de la rando qui se trouve en bordure de la route de la Baronne. Ni Michel, ni Henri ne connaissait ce point de départ. Je préviens les copains que partant de là, nous devons compter deux petites heure de marche pour atteindre l'objectif qu'est le lieu de décollage du Baou de la Gaude. C'est d'un pas très tranquille que nous foulons le sentier et quand nous arrivons sur le décollage, les deux heures avaient étaient écoulées. Si j'avais amené Michel à ce décollage un 3 juin 2017, Henri découvre avec grand plaisir ce petit espace qui permet d'y déployer une aile voire deux s'il n'y avait pas un amoncellement de pierres organisé en forme de cercle afin de servir d'âtre. Vu le ciel menaçant, je ne perds pas de temps au bavardage et sors mon aile Ultralite 3 pour l'étaler. Nous ne pouvons-nous préparer tous ensemble. Je vais devoir détaler pour que mes compères puissent à leur tour s'installer à tour de rôle. Henri prendra ma place puis Michel. Très peu de brise vient alimenter le décollage mais nous sommes déjà bien satisfaits de voir qu'il n'y a pas de vent arrière ... seulement un travers gauche qui indique que la tendance vient bien du Nord comme nous l'avions ressenti à l'atterro. J'attends une légère brisette pour m'élancer dans la pente avec un dos-voile. Petit accrochage de mon bout d'aile gauche probablement d'une suspente retenue par un végétal à ras-du-sol mais sous la tension, la suspente s'en est trouvée dégagée et mon aile a fini par s'élever vers le ciel pour venir se placer au-dessus de son pilote. C'est à ce moment-là, que j'accélère ma course et apporte l'énergie nécessaire à mon aile pour qu'elle me prenne en charge avec l'aide de la rupture de pente. Dans le mouvement, j'avais entendu la vois d'Henri m'avertir du problème dès que j'avais agi sur mes élévateurs avant, puis il s'était ravisé quand il a vu que tout était rentré dans l'ordre (merci Henri). C'est bon, je vole et tente de rester en l'air dans le coin pour attendre les copains qu'ils décollent à leur tour mais en vain, ça ne tenait pas ! Je finis par m'écarter des lieux, ça dégueule et pour ne pas manquer trop d'altitude pour mener à bien mon atterrissage sur la rive Est du Var, je prends cap vers elle sans plus attendre. En l'air, un vent de Nord se fait bien ressentir mais je ne me méfie pas de la dérive qui me décale vers le Sud, préoccupé à surveiller qu'Henri et Michel décollent à leur tour. J'évalue aussi si j'ai assez de gaz pour ne pas me risquer à être trop juste et de changer d'option pour poser au cas où c'est trop limite mais finalement mon altitude se stabilise durant la traversée. Toujours pas d'aile dans le ciel autre que la mienne. Je continue donc mon vol en me concentrant un peu plus sur mes choix. Je me rends compte que j'ai trop dérivé en Sud par rapport au bourrage du Nord qui s'exerce en milieu de vallée. Je ne cherche pas à utiliser mon accélérateur pour ne pas dégrader de trop ma finesse. Mon idée est d'être sûr de pouvoir rejoindre la rive Est et ensuite j'apporterai les corrections qui s'imposeront pour que je puisse poser pas trop loin de l'atterro initialement prévu. Trop en aval et pour avancer, je dois utiliser mon accélérateur pour apporter le petit plus qui permet d'améliorer ma présentation au terrain. C'est à une trentaine de mètres que je lâche le barreau pour poser mes pieds au sol à une centaine de mètres de l'endroit prévu. Une fois posé, je prends mon téléphone pour avertir les copains des conditions à l'atterrissage et en vol (présence de Nord). Henri n'était plus, il avait déjà décollé. Michel prend note de cette information. Je vois l'aile d'Henri qui vient de décoller. Je le suis des yeux et je perçois bien qu'Henri a bien pris en compte ce vent de nord qu'il a perçu de lui-même et le qui pousse vers le Sud. Sa traversée, il la fait en diagonale afin de compenser la dérive. Il posera parfaitement au bon endroit pendant que Michel, lui, est également en vol en ayant pris soin de se diriger plus en Nord que nous. Il nous raconta que nous avions décollés, par la suite, il n'y avait plus de brise au décollage et que c'était même bien de travers mais que finalement c'est lui qui a eu le meilleur décollage grâce à une belle bouffe qui l'a arraché du sol et a pu prendre quelques mètres de mieux que nous. Il en a profité pour ce décaler et voler bien plus en Nord que nous. A le regarder faire son approche au terrain, on voit bien qu'il est contré quand il est face à l'amont du Var et dès qu'il enclenche un virage, l'aile se met à accélérer fortement. Michel, nous a fait un très joli posé, précis et doux. Tous trois ravis on se dit au prochain randovol comme d'habitude !


Aigle Chanteur en phase décollage




13.01.2019 - Mont Ferion

Décidé de marcher pour faire des efforts physiques afin de tenter de gagner de la conditions physiques je me réserve du temps pour cela dès que les conditions aérologiques et météorologiques le permettent. Hier le Baou de la Gaude et aujourd'hui, après avoir jeté un oeil sur les prévisions aérologiques, je prends la route pour Levens. C'est le Mont Férion que je désire rejoindre et y décoller. La voiture garée près du stade de football de levens, je démarre la rando à 13h30. Je suis motivé de pousser un peu la machine corporelle pour voir si je progresse en performance. Je démarre donc la rando d'un pas soutenu et je gère au mieux. Des douleurs aux mollets se font sentir au bout de quelques minutes de marche et quand ça commence à être un peu pentu. Il est vrai que la veille, j'avais beaucoup marché et même couru quand j'ai du revenir sur mes pas après m'être rendu compte que j'avais perdu mon portable. Pour calmer les douleurs, je dois baisser de rythme et je pousse plus sur les batons de marche que j'amène toujours avec moi maintenant. Les batons m'évite d'avoir mal au dos et me facilite les montées. Voyant que je résiste assez bien dans l'allure, ceci me motive à continuer et c'est en 1h31 minutes que je suis sur le décollage du Ferion. J'y arrête mon application qui a enregistré les données de ma marche. Il me reste maintenant à me changer le polo qui est trempé et préparer mon aile. La brise est faible, le soleil est voilé et semble perdre de son énergie depuis que je suis arrivé. La brise intermittente faiblit aussi. Mon premier décollage dos voile se solde par un échec (aile trop molle). Je remonte l'aile dans la pente et me rentente à décoller mais avec une énergie plus dynamique afin que mon aile monte plus vite. Cette fois-ci c'est bon, je sens mon aile plus rapidement, je peux lancer ma course d'envol pour décoller et de ce fait j'accentue la charge par la ventrale. Hop, je décolle et je vole. C'est le soulagement, le plaisir est enfin à son comble. Il ne me reste plus qu'à profiter de cette descente en l'ir et non à pieds. C'est le bonheur de vivre ces instants. Mon vol dura un petit quart d'heure. Le posé se fait en sens Sud-Nord mais il y a que très peu de flux d'air au grand pré. Le posé est bien amorti par une belle prise de vitesse avec une ressource efficace juste au bon moment. Content, je plie mon aile pour rejoindre mon véhicule. Au prochain vol ou randovol.





12.01.2019 - Baou de la Gaude

Les prévisions aérologiques et météorologiques prévoyaient une très belle journée avec une ventométrie qui laissait présager de très bonnes conditions pour voler. Avec Maxime nous nous donnons rendez-vous au tennis des Combes pour 12h30. Après lui avoir fait découvrir l'atterro rive Est du Var. Nous reprenons la route avec un des deux véhicules pour rejoindre le point de départ de la rando qui se trouve à la route de la Baronne. Pour Maxime, c'est un randovol découverte et, ne connaissant pas du tout comment ça va se dérouler, je lui apporte quelques indications. On s'en dira plus au décollage avec vue globale du plan de vol mais en attendant, il faut rejoindre le décollage qui se trouve à 796 m d'alt. L'altitude à gravir est d'environ 750m. Le démarrage de la rando s'effectue à 12h54. Le départ est un peu rapide car nous commençons la marche par du plat avant d'attaquer le départ du sentier qui va tout d'abord nous amener au village de Gattiéres que nous avons à traverser dont son altitude moyenne est de 270m. Et pour suivre le sentier qui oublie toute urbanisation faudra attendre de dépasser ce village en continuant à gravir encore une centaine de mètres sinon plus puis, que du maquis et un sentier très bien entretenu. A Gattières, nous rencontrons Philippe, un parapentiste que je connais de vue et qui dit me connaître à travers mon site Parapente passion 06 où il suit mes échappées randovol. Il était équipé d'un gros sac qui contenait son aile Ion et sa sellette Cocon. Du coup, nous faisons le chemin ensemble jusqu'au décollage du Baou. Nous lui laissons la place pour qu'il décolle le premier car il doit en fait retourner d'où il avait décollé à Tourrettes sur Loup. Il nous a expliqué qu'il n'avait pas réussi à reprendre de l'altitude sur le Baou de la Gaude pour terminer son cross et avait dû poser plus bas. Il va tenter une nouvelle fois, à se faire un plein de gaz pour repartir vers Tourrettes. Nous lui souhaitons bon vol. Nous l'avons regardé un temps avec l'espoir qu'il réussisse à s'élever dans le ciel puis nous nous installons à notre tour. Je prépare mon aile et m'installe dans la sellette pour être prêt à voler sauf, que j'aimerai que nous puissions voler ensemble. L'espace étant assez exigüe pour étaler deux ailes, je lui laisse ma place pour qu'il puisse se préparer à son tour. Quant à moi, je place mon aile au sommet de la pente en essayant de recréer une corolle pour faciliter le gonflage car si le déco était bien alimenté quand nous étions arrivé, il le devient de moins en moins par le soleil qui tourne en Sud-Ouest. J'attends que Maxime soit prêt et j'envoie le levée d'aile. C'est assez faible comme gonflage et du coup je n'arrive pas à voir la totalité de l'ensemble du cône de suspentage. L'aile au-dessus de ma tête, la temporisation ne peut se faire correctement par une aile peu solide et surtout le bout d'aile droit pas entièrement déplié. Je me retourne tout de même face à la pente pour enclencher dans le mouvement la course d'envol avec appuis sur la ventrale. Je me sens déporté vers la droite et de ce fait je corrige la trajectoire au frein et aux appuis tout en étant debout. Je décolle mais mon aile garde la tendance à aller vers la droite. Je lève les yeux du côté droit et je vois une grosse brindille coincée dans les suspentes, modifiant de manière assez conséquente le profil droit de mon bout d'aile. Je comprends aussitôt la raison de cette glisse vers la droite. J'aurai pu stopper encore l'envol mais avec trop de complications par la suite pour extraire des buissons. Pour moi, ce type de décision était bien trop tardive. Délibérément, j'accepte de continuer ce départ de vol dans ces conditions-là, avec comme seconde option de faire les manœuvres nécessaires pour déverrouiller le côté droit de mon aile par des actions sur les suspentes incriminées. Mon idée d'agir sur le frein droit ne fut pas une bonne idée car j'étais encore trop près du relief ce qui me vaut le risque de retoucher le sol alors que je suis en vol. Je lâche cette idée pour m'écarter du relief. Pour cela, je dois piloter mon aile en compensant au frein et à la sellette, la dérive afin de garder un cap d'éloignement. Une fois fait, je reviens sur les suspentes incriminées et la brindille de bois. Les actions sur le frein, ne sont pas efficaces du fait qu'elles restent tendues donc la libération des clés maintenues par la brindille ne peut s'opérer. Il me vient l'idée de faire les oreilles. Ce type de modification du profil d'aile va forcément détendre complètement les suspentes concernées et normalement, cette action devrait avoir un effet bénéfique. Bingo, le profil de mon aile sur son côté droit redevient normal. Mon aile a retrouvé un vol normal bien que la brindille est toujours prise dans les suspentes mais elle ne change en rien le comportement de mon aile. J'essaye encore quelques petites manœuvres sans pour autant la libérer en l'air. Je finis par abandonner et profiter enfin de mon vol. Je ne m'aventure pas à aller jusqu'au village de Gattières pour préférer anticiper un peu la traversée du var avec une marge conséquente d'autant que j'avais perdu tout de même pas mal de gaz. Je guettais le décollage de mon ami maxime ... je me posais des questions car il tardait à prendre l'air. Il me dira par la suite qu'il a raté son premier décollage et du coup il avait dû réinstaller son aile avant la deuxième tentative. C'est quand je suis en milieu de vallée que je vois une aile blanche qui venait juste d'être en vol. Ouf, suis rassuré pour lui aussi. En l'air, on sent une brise soutenu qui vient de Sud-est mais quand j'approche au terrain pour préparer mon atterrissage, l'aérologie n'est plus cela, et je vérifie que la brisette ne soit pas descendante. La finale se passe finalement avec une toute petite brisette de Sud. La brindille saute quand mon aile n'est plus tendue. La garce m'a accompagné jusqu'au bout de l'aile et du vol. Maxime pose sans encombre aussi. Tous deux avions la banane ... c'est parfait. Je peux lui raconter mes déboires quand il me dit qu'il ne comprenait pas que mon aile avait une forme bizarre et que mon style de pilotage était avec un bras tendu à droite et un corps qui penchait à gauche .... une explication nécessaire et un rappel de sa part qui me dit "on en vérifie jamais assez ..."


Vue imprenable du décollage




06.01.2019 - Mont Bergiorin


La journée est annoncée belle en terme de météorologie mais avec un peu de vent. Un peu trop pour être sûr de pouvoir voler. Du Nord-Ouest est annoncé d'un bon 25km/h entre 2000 et 3000 m d'altitude mais on sait bien qu'en montagne il y a de fortes chances que ce soit plus. Ceci fait hésiter de partir en montagne pour faire un randovol mais finalement, nous nous motivons Henri, Maurice et moi à bouger quand même. Avec du Nord-Ouest de prévu, c'est le Mont Bertrand qui est notre sommet élu. 8h du matin, nous partons du Bar des Sport notre QG pour la Baisse d'Ugail. On y va en voiture en passant par La Brigue, puis Morignole. La voiture déposée, on s'équipe chacun de bâtons de marche pour démarrer ma rando. Sur le dos, notre sac sellette réversible avec l'aile dedans et une paire de crampons que l'on se servira très probablement en approche du sommet du Mont Bertrand qui culmine à 2482m d'altitude. En effet, on s'attend à rencontrer de la neige verglacée par manque de neige fraîche mais aussi balayée par le vent et transformée par ces dernières journées ensoleillées. C'est Henri qui ouvre la marche suivi de Maurice et comme à mes habitudes de ces dernières années, je ferme la marche afin de progresser à mon rythme. Le temps où j'étais toujours devant n'est plus et je dois faire avec. L'itinéraire en ses deux tiers ne nous posent pas problème pour avancer vers le Mont Bertrand, pas de neige ou très peu par contre, ça se complique dans le dernier tiers. La neige recouvre la totalité du sol. Au début, l'on s'enfonce allègrement jusqu'à mi-mollets et parfois même jusqu'aux genoux puis au fur et à mesure que l'on grimpe la neige se durcit, on s'enfonce moins et à un moment donné, les crampons se font sentir nécessaires. Nous les mettons avant qu'ils deviennent incontournables pour ne pas glisser et se risquer à l'accident. Crampons chaussés, nous sommes rassurés que la glisse n'est plus pour nous. Il faut faire attention de marcher correctement avec au risque d'accrocher le bas du pantalon voire se blesser la partie basse de la jambe. C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé ... un petit trou bien visible au niveau mollet face interne et très probablement une blessure vu le ressenti que j'en ai. Je perds de la distance par rapport à mes amis de rando. Henri toujours devant avance avec une certaine aisance qui me rendrait presqu'envieux, et Maurice qui suit plus régulièrement que moi. Je suis en peine mais je continue à avancer. Si l'on sentait un peu de vent dès le départ, ici le peu est devenu beaucoup. Nous ressentons un vent relativement fort entrecoupé de rafales très toniques qui peuvent par moment déséquilibrer un homme qui n'a pas de bons appuis. Il fait froid, le vent le renforce .... il reste deux bosses à passer et je continue un peu au mental d'autant que l'on sait que le retour ne se fera pas par les airs. Henri atteint le sommet, Maurice doit encore avaler des dizaines de mètres pour le rejoindre. Pour moi l'effort doit encore durer au moins sur 300 mètres. Quand j'arrive au sommet, je me sens fatigué mais heureux d'avoir atteint l'objectif. Ce sera sans la récompense qu'est l'envol. Le sommet est balayé par le vent. Il fait froid ... on prend tout de même le temps d'observer les différents horizons du Mont Viso à la mer, d'Est en Ouest pas un nuage ne se montre. La mer au loin reflète comme un miroir. Le Mont Viso jaillit de l'horizon. Nous prenons quelques photos de ce fabuleux décor et de notre présence sur ce sommet sans oublier de se désaltérer puis nous devons repartir à sens inverse, à pieds. La descente est plus rapide. La perception du vent se fait moins sentir au point que même on se pose la question s'il n'avait pas fallu attendre un peu .... serions-nous sous le vent du relief avec un vent qui aurait changé de direction ? rien n'est certain. De toute façon nous n'avions pas le temps d'attendre nous étions pris par le temps, Maurice a un impératif: il travaille. Henri me propose un deal ! Maurice ramène la voiture au bar des sports et nous, nous continuons la rando en passant par le Mont Bergiorin. Si l'aérologie est favorable on décolle de ce sommet et si décollage impossible, on rentre à pieds jusqu'à Tende en dévalant ce relief. Pour atteindre ce sommet du Bergiorin, j'en ai bavé par un état de fatigue avancé (j'avais pas assez pris d'eau et donc mal hydraté) mais je n'ai pas le choix d'avancer. Deux gros raidillons sont à gravir et le dernier présente une langue enneigée. Henri avait gardé les crampons alors que moi, je les avais rangé dans le coffre de la voiture avant que Maurice retourne sur Tende avec mon véhicule. Là, je suis mal si la neige est verglacée ... ouf, la neige est molle !! Rassuré, je continue la montée et comme toute chose a une fin, nous arrivons enfin sur le sommet du Bergiorin. Eureka, absence de vent. Juste une très légère brisette arrière au décollage. Il faudra assurer un peu de course pour décoller mais ça devrait faire. Henri, indique qu'il faut se presser un peu pour profiter de la présence du soleil. Si on ne décolle pas avant qu'il bascule derrière le relief, ce sera très compromis de décoller avec le renfort d'une brise de terre descendante. On ne traine pas, Chacun de nous trouvons sa place pour étaler sa voile. On ne se voit plus, mais on se parle pour s'assurer que tout va bien pour l'un et pour l'autre. Je suis prêt, dans la sellette, le bord d'attaque bien ouvert en forme de corolle. Je me dis que je n'ai plus qu'à faire une action sur les élévateurs avant en me propulsant vers l'avant pour que l'aile monte. Elévateurs en main ... "C'est bon pour toi Henri, tu es oK ?" Henri acquiesce. Je déclenche l'envol bien concentré et déterminé. Petite temporisation pour assurer la montée de l'aile au-dessus de ma tête et j'accélère ma course. Je dois courir et hop, je suis pris en charge par mon aile. Je vole et m'écarte du relief. Mon réflexe et de vérifier la position d'Henri et où il en est dans sa phase d'envol. Je vois instantanément, une aile qui se lève et le pilote qui court. L'aile reste un moment molle, puis la rupture de pente aide l'aile à se solidifier, l prise en charge du pilote est effective. Henri vole. Un cri de joie ou de soulagement je ne sais pas, les deux peut-être pour les deux pilotes que nous sommes en train de voler par un vol presqu'inespéré. Je bascule dans la vallée de la Pia en survolant la crête. Henri est plus haut que moi et contourne le relief dans sa face Sud. Ne sachant pas comme l'aérologie s'anime du côté de Cagnourine, je rejoins le déco pour jeter un œil sur les deux biroutes. Il y a une brise qui remonte de la vallée. C'est tout bon, on peut même poser sur les planches de Cagnourine mais après il faudrait que je redescende à pieds et je n'ai pas envie. Mon idée est d'aller poser sur l'ancien terrain de football. Au-dessus de la vallée de la Pia, en approche au terrain, je sens une brise qui vient du village. De ce fait, je me présente en amont du terrain pour y faire ma perte d'altitude sauf qu'en basse couche et je ne 'en aperçois que trop tardivement, la brise descend. Je pose sur le terrain vitesse grand V. le sol est trempé avec présente de plaques verglacée. Je garde de la vitesse en approche du sol pour freiner énergiquement à 1 mètre du sol et je m'apprête à courir comme un lapin. Ouf, je ne me casse pas la figure ni glisse sur la glace... j'ai du bol j'aurai pu me faire mal. Mon aile me dépasse et tombe sur le sol et sur des zones immergées. Elle prend un peu d'eau et se salit de boue. Nettoyage et séchage à prodiguer impérativement. Henri lui, pose sur un terrain plus en aval un peu plus propre avec un terrain plus herbeux mais la boue est tout de même présente ... on ne va pas se plaindre, nous sommes contents et on se congratule comme il se doit pour manifester notre joie d'avoir fait une super rando avec deux sommets qui s'est clôturé tout de même par un vol si petit soit-il. On a fini au bar .... des sports. Coup à boire offert par notre ami Maurice. Au prochain randovol en montagne pour garder tant bien que mal la forme physique !






04.01.2019 - Roquebrune Cap Martin


C'est ma première sortie vol libre de l'année 2019 et elle commence par un randovol à Roquebrune Cap Martin avec mon ami Alex Dordor. Nous démarrons la randonnée à partir de l'arrêt Navette qui se trouve près de la plage vers les 10h30. Le ciel est bien bleu et le vent ne semble pas contrarier la journée de vol libre sur la côte. Nous montons à un rythme tranquille en passant par le village de Roquebrune. Je suis étonné de voir que ma condition physique s'est sensiblement amélioree et cela m'encourage à continuer dans cette voie sportive pour encore mieux me déplacer sac au dos et dans les reliefs montagnards. Apres le col La Coupière, nous prenons la piste qui mène vers le Mont Gros. Sur ce trajet, nous sentons du vent qui nous dit que la masse d'air est plus dynamique qu'en bord de mer. A la radio, qu'Alex a allumer pour prendre les infos de la balise du Mont Gros, on entend parler Jean-Michel qui annonce, de sous son aéronof que l'Est s'est un levé et qu'au large, la mer frissone de quelques écumes. Sur ce site, si l'Est se lève vraiment il vaut mieux rester au sol car généralement, celui-ci forcit rapidement et peu empêcher nos ailes à rentrer à la plage de Cabbé. Nous continuons notre rando jusqu'à atteindre le sommet du Mont Gros où se trouvent plusieurs pilotes de parapente et quelques ailes déployée prêtes à décoller. Salutations faites et bons voeux aux amis, je me prépare tout en séchant un peu de ma transpiration. Alex, lui, papote avec ses copains. En attendant, je démêle le cône de suspentage, j'enfile la sellette, je prends mon aile en boule, je me place au milieu du décollage pour décoller en direction de Menton (en Est), je lève mon aile une première fois, puis une deuxxième fois et je décolle. C'est parti .... je vole enfin ! Ca tient du côté Est et ça monte même si memontre un peu agile dans cette msse d'air porteuse et quelque peu dynamique. Jelève les yeux et je vois des ailes beaucoup plus haut que moi. Ce sont de ailes beaucoup plus performante que mon aile montagne, ils sont dans un cocon. Moi, je suis light et ça me va bien mais je n'ai pas la prétention de chercher à les rejoindre. Je me contente juste à surfer dans cette masse d'air et à enrouler les quelques ascendances que je rencontre et que je cherche quand je change de zone. J'arrive à me hisser plus haut que le décollage et cela me suffit amplement. Fi=nalement, je finis par m'écarter du Mont Gros en prenant la direction du Large marin puis vers le cap. Je teste l'accélo qui me cause problème pour l'enfoncer. J'ai énormément de mal à enfoncer le barreau. Je pense que mon accélo est mal monter, je me dois de remédier à cela. Il me faudra prendre le temps pour ça. Quand je reviens vers la plage c'est pour y faire ma perte d'altitude puis pour l'ajuster afin de me préparer à aligner la plage en vue de poser. Posé fait tout en douceur en direction Est.




Les randovols en 2019 continuent à faire bouger !




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