Parapente Passion 06


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2018

Rando-vols




Mes échappées en montagne de 2018



31 décembre 2018 - Tende

L'année 2018 voit son dernier jour briller par ses rayons de soleil sur la localité de Tende et ses environs. Le ciel est bleu et sans vent. Ce soir c'est le réveillon de la saint Sylvestre avec ses excès culinaires. Je dois me dépenser physiquement pour mieux encaisser me dis-je. L'idée me vient de prendre mon aile montagne, mes grosses chaussures de marche et mes batons pour rejoindre le décollage de cagnourine. Grosso modo, j'ai à peu près 3 kilomètres qui me séparent de ma maison au décollage. Me voila parti en solitaire, d'un pas tranquille et régulier sans interrompre ma marche pour atteindre le déco en 38 minutes. Quand j'arrive, le décollage est ventilé d'une très légère brisette travers droit. Au-dessus, il y a du Nord qui ne semble pas être suffisamment fort pour contrarier un décollage mais je dois me méfier car la biroute ne se montre pas toujours dans le bon sens. Mon aile sortie, je me prépare comme mon aile à prendre l'air. J'enfile ma sellette Karver 2 équipée de son Sak Air et me voilà prêt à tester la masse d'air au sol. Il me faut trois levée d'aile pour m'élancer vers le vide sans espoir de faire un envol pour un vol qui tiendrait. Après deux tours au-devant du décollage, je file vers l'atterrissage de l'Armacreuse pour y aller poser tranquillement. Le sol de l'atterro est plutôt glacé par endroit, je choisis une zone pour poser afin d'éviter de glisser au moment du posé. Et volà .... je viens de faire mon dernier vol de l'année ! il n'aura duré que 6 à 7 minutes mais j'aurai eu le plaisir de faire voler mon aile et moi avec. A l'année prochaine !




26 décembre 2018 - Baou de la Gaude

Lors de ma dernière sortie randovol, je devais la faire en compagnie de mon ami Pierre mais comme les prévisions météorologiques ne lui semblaient pas propices à décoller du Baou, Pierre préféra remettre ce randovol à une autrefois. Voilà qu'autrefois est aujourd'hui. Nous avons tous deux rendez-vous au Tennis des Combes pour y laisser une voiture sur les coups des 9h30 puis après un rapide aperçu de la zone d'atterrissage en bord de lit du Var sur la rive Est nous nous rendons au départ de la rando qui se trouve en bordure de la route de la Baronne. Nous comptons mettre deux heures de temps pour atteindre l'objectif Baou de la Gaude. Pierre sans bâton mais avec son sac sellette qui contient on Ultralite 4 et moi avec mon ultralite 3 mais aussi avec des bâtons de marche, nous démarrons la rando à un petit rythme. Le sentier, tout le long, est très humide. Il fait frais mais cela ne nous empêche pas d'être en sudation avec un simple T-Shirt de corps de rando à manche longues A mi-chemin, Pierre voit une aile blanche, nous la suivons des yeux pour voir où celle-ci allait poser. C'est à proximité de maisons que l'aile s'est affalée. A priori ça devait être Benoit Outters qui habite dans le coin et qui avait du faire son petit randovol en décollant de vers où nous nous rendons expressément. Pierre et moi somme quelque peu surpris de voir qu'il a posé dans un environnement assez compliqué mais bon, comme on pourrait dire, il est chez lui. Nous reprenons le pas pour continuer notre bonhomme de chemin pour arriver au décollage en très exactement 2h01. Petite brisette travers gauche (Nord) de temps en temps mais le plus souvent c'est de face. Tout est rassurant pour décoller. L'espace est restreint par la présence de pierres qui font office d'âtre d feu de camp. Il n'y a que l'espace pour étaler entièrement une aile. Je la prends. Pierre, lui, s'organise plus en aval de la pente afin de démêler son cône de suspentage puis prendra ma place une fois mon décollage effectué. J'attends qui démêle ses suspentes et une fois fait, je lève mon aile et je décolle. La prise en charge s'est effectué un peu tardivement (il y a plus rapide) mais tout est correct, je prends cap vers le village de Gattières. La masse d'air est saine mais peu porteuse. Pas question de zoner dans le coin au risque de trop perdre d'altitude et de ne point rejoindre la rive Est du Var. Je surveille mon altitude et n'hésite pas à me rapprocher du Var, puis le survoler. C'est au tour du club de tennis des Combes d'être vu d'en haut avant de travailler mon approche au terrain pour l'atterrissage. En l'air, j'ai repéré qu'au sol il y a un flux de Nord qui est confirmé par les flamêches que nous avions fixé auparavant. Une fois posé, je regarde du côté du Baou de la Gaude pour voir si Pierre avait décollé. J'aperçois une aile qui se dirige dans ma direction, Pierre est aux commandes de son U4 et ne trainera pas non plus dans les airs. Quand il se rapproche du lieu d'atterrissage, je lui montre la direction de la brise en lui faisant quelques gonflages de mon aile afin de lui indiquer que c'est sous la dominance du Nord. Il fît une meilleure approche que moi. En effet, pour ma part, je me suis laissé trop amener vers le Sud ce qui m'a empêché de revenir dans la zone où se trouve le petit tunnel qu'il y aura à prendre pour récupérer la voiture. Pierre lui, se montre plus précis. Tous deux posés, une petite congratulation qui nous anime pour manifester notre joie d'avoir fait ce randovol. Cela faisait au moins 5 ans qu'il n'était plus venu voler ici.



23 décembre 2018 - Baou de la Gaude

La météo étant clémente, il était prévu de faire un randovol au Baou de la Gaude avec Pierre Lauzière. Ce sera seul que je vais me rendre sur la route de la Baronne pour démarrer la rando. En effet, les conditions aérologiques n'étant pas suffisamment sûres pour le vol libre, Pierre a préféré annulé pour le reporter à une fois prochaine. Pour lui, il n'était pas envisageable, pour des raisons de sécurité, de se risquer à décoller vent arrière et je partage tout à fait cet idée de la chose. Pour autant, au petit matin je lève les yeux au ciel et je regarde une nouvelle fois les prévisions météorologiques du jour sur météociel et sur meteo-parapente .... une once d'espoir pour décoller persiste en moi. Ni une ni deux, je prends mon matériel et je file pour aller me faire ce randovol de la Gaude. Au préalable, je fais une halte à l'atterro niveau tennis des Combes pour y flairer l'air. L'aérologie du lieu m'indique un léger vent de nord ce qui me laisse présager que d'ici 2 à 3 heures, ce petit flux pourrait s'inverser. Je reprends la route pour me rendre au départ de la randonnée. Je laisse ma mote en bordure de route de la Baronne et j'attaque la marche à pieds en direction du Baou de la Gaude avec l'aide de mes nouveaux batons pliables qui, une fois pliés, seront facile à ranger dans mon sac sellette. Quand je démarre la rando, je me découvre à 70% a fin de ne pas trop chauffer à l'effort mais au bout d'un petit quart d'heure, je me vois tout enlever hormis, mon t-sirh à manche longue de rando. La première partie de la rando est assez pentue jusqu'à Gattières. Je suis en sudation mais je pose peu pour essayer de garder un bon rythme, tranqulle mais régulier. Il me faudra un peu moins de deux heures pour atteindre le décollage. Et comme tout arrive à ceux qui savent attendre, je finis par atteindre le déco. Une bonne brisette de face par moment ... tiens tiens .... elle est bonne celle-là !! je ne tarde pas à me préparer car le ciel n'est pas des plus optimistes en ce qui concerne l'ensoleillement. C'est plutôt la grisaille ici mais rien d'inquiétant ... j'ai le temps avec moi il est tôt. Une fois préparé, il ne me reste plus qu'à m'insérer dans la sellete Karver 2 ce qui n'est pas si simple. Je finis par rentrer dans ma sellette et je l'ajuste sur moi. Une fois prêt, je fais face à la voile pour attendre une coup de brisette qui ne tarde pas à venir. Mes élévateurs avants en mains, je tire, lève l'aile et hop je me retourne pour faire face à la pente. J'enquille les pas de courde et assez rapidement, je suis pris en charge par mon aile pour me faire voler. Si je veux, ça tient et même ça monte mais ce n'est pas mon objectif d'obtpimiser mon vol. Mon désir et de profiter de ce vol calme pour rejoindre mon point d'atterrissage que j'ai fixé sur la rive Est du Var, juste à proximité des tennis des Combes. Je fais donc ma traversée du Var en toute gtrabquillité tout en profitant de la vue qui s'ouvre à moi de Nord en Sud, tout le long du Var. Je m'approche progressivement de la rive que j'ai à accoster. Je dépasse largement le lit du var pour survoler les terres en est puis je reveiens pour me préparer à aterrir. Je ne suis pas arrivé à évaluer si le flux de brise est Nord ou Sud et ce sera avec un léger vent de cul que je vais poser en direction de la mer. Pieds posés en courant mais tout nickel. je pose mon aile sans le vouloir sur son bord d'attaque ce qui fait un peu désordre mais, l'aile pris en boule, je la dépose sur un côté que je considère propre pour la plier et la ranger dans son sac sellette. Le matos plié, il ne me restait plus qu'à récupérer ma moto. 5 km à pieds à remonter pour la rejoindre et c'est en 1 heures que j'y suis parvenu à suivant la route. Voilà une bien belle journée pour moi en aigle seul, je suis allé au bout de mes envies.




20.12.2018 - Mont Ferion

C'est le dernier jour de l'automne 2018, il fait beau mais avec un peu de vent annoncé qui fait un peu réfléchir pour ne pas dire hésiter. Il fait froid ce matin et il a plu toute la nuit sur Nice. Avec Pascal nous avons projeté de faire un randovol sur le Mont Ferion. Rendez-vous à 11h au stade de Levens. Nous partons de ce lieu pour rejoindre le petit décollage qui se trouve juste sous la crête du Mont Ferion. C'est d'un pas tranquille que la rando démarre mais même si ça pique un peu, on ôte rapidement nos affaires chaudes pour ne pas devoir subir trop de chaleur et de déshydratation à l'effort. Veste et sous veste sont rangées dans le sac sellette. L'originalité de cette randonnée est l'accompagnement d'un chien de chasse qui est resté avec nous du début jusqu'au décollage. Un chien avec collier mais qui semblait bien seul. Trop gentil ce chien, il semblait content de partager cette rando avec nous. Il nous a fallu très exactement 2h03' pour fouler le sol du décollage où nous posons notre sac. Interrogatifs nous étions en ce qui concerne l'aérologie locale. De toute évidence, vu la forme des nuages haut dans le ciel il y a du vent. Au sol, il y a du vent qui se fait sentir mais sa force laisse penser que nos ailes peuvent voler sans réel danger. Pascal se montre plus fébrile car c'est du Nord Ouest, et les prévisions annoncées en instantanée confirme la présence d'un vent d'une force relative. Durant notre montée, en approche du sommet, nous avions entendu les arbres jouer de la musique avec le vent. Ceci, nous interpelle à la prudence d'où notre hésitation à déplier notre aile pour tenter l'envol. En ce qui me concerne, je prends le temps d'analyser l'évolution et les manifestations de l'aérologie avec les conséquences physiques dans la zone de décollage. Pour moi, sauf erreur de ma part, il n'y a pas de raison particulière à ne pas nous envoler .. peut-être la phase d'envol un peu scabreuse à cause d'un peu de Nord-Ouest qui vient brasser cette zone de relief et où les branches de pins se bougent un peu mais sans réelle énergie qui inquiète. Finalement, je prends la décision de déployer mon aile. Je me prépare pendant que Pascal me prévient de ne pas lui en vouloir s'il ne suit pas. Le chien est toujours là mais ne cause aucun désagrément. Il est assis et regarde nos mouvements. Je suis prêt à décoller, j'attends un brin de souffle et je décolle en dos voile. L'aile lui faut du temps pour me prendre en charge ... elle s'enfonce donc un peu durant ma course .. c'est le résultat du travers droit que j'avais analysé (Nord-Ouest). J'y crois et j'accélère ma course pour me lancer réellement et hop, mes pieds quittent le sol. L'aile est lancée dans la masse d'aile, je dois corriger son cap pour éviter la cîme d'un arbre en passant par une échancrure qui m'ouvre le libre accès au plein air. Décollage réussi, ça bouge un peu mais à peine. La masse d'air est saine avec quelques mouvements de la masse d'air qui me fait sentir qu'il y a un peu de vent mais ça c'était prévu. Je lâche les commandes pour apporter à Pascal l'indication que tout va bien, je m'amuse même avec les élévateurs et à contrer les moments de dérive de mon aile poussée par le vent qui me vient de droite. Je ne cherche pas à rester en l'air pour autant et me dirige vers le point d'atterrissage qu'est le grand pré des cavaliers. Devinant la présence d'un flux de Nord, je me dirige en Sud du Terrain pour faire une belle finale en direction du Stade de foot. Un posé des plus tranquilles. Le terrain étant trempé, j'accompagne mon aile en la faisant voler jusqu'au bord du stade où se trouve un espace goudronné qui ne présente aucune flaque d'eau pour plier. Pascal n'est toujours pas en l'air. Il décolle une grosse demi-heure après moi et posa avec la banane également. Ce fut le vol du dernier jour d'automne. Une fois tout plié, nous fêtames cela dans une brasserie de Levens avec un demi comme sirop. Au prochain envol !





14.12.2018 - Mont Gros

C'est à la suite de mon envol du Mont Gros pour un vol qui n'a duré (volontairement) qu'un peu plus de 12' que je remballe mon aile ultralight dans son sac sellette. Je n'ai plus qu'à retourner à l'endroit où j'ai laissé mon véhicule. C'est une rando que je démarre de la plage de Cabbé dont l'itinéraire va me faire passer par le village de Roquebrune. Il me faudra près de 1h50 avec quelques petites pauses photos comprises pour arriver à la barrière du Mont Gros. Je ne suis pas monté à l'aise mais j'espère faire mieux la prochaine fois. Au prochain randovol. 1h50 à battre ! Mon record je crois que c'est 1h20 si mes souvenirs sont bons.





11.12.2018 - Mont Férion (1300 m d'alt.)

J'étais sur le site de Levens hier pour une randonnée pédestre de près de 13 km ... c'était sans voler. Aujourd'hui, c'est le même schéma de parcours pour l'aller mais pas pour le retour qui se fera cette fois-ci par les airs. C'est avec mon aile sur le dos que je marche vers l'objectif qu'est le décollage du Mont Férion. Je ressens les stigmates des efforts fournis hier, je m'efforce donc à prendre le bon rythme de marche pour atteindre le but sans trop de mal. Pour cela, j'écoute mon corps pour ne pas le mettre à mal en gérant l'amplitude de mes pas et le rythme en me disant, trouve le pas du montagnard qui est lent et régulier. Ceci ne suffira pas à ne pas m'imposer de petites haltes pour détendre mes mollets. Mais tranquillement j'avance, je grimpe, j'avale petit à petit des mètres de dénivelé. Objectif atteint en 2h08 ... c'est plus qu'hier mais un peu moins que le 5 décembre. Le ciel est chargé de quelques nuages qui chapotent les reliefs et la crête du Ferion n'y échappe pas. Il y a une certaine instabilité qui doit ravir les crosseurs d'autant que la masse d'air est plus froide par rapport à hier ce qui laisse deviner de bons thermiques avec des plafs conséquents. Pour ma part, mon objectif s'est modifié à rejoindre le terrain du grand pré. Le décollage est bien alimenté avec même par moment des accélérations qui me préviennent qu'en l'air ça pourrait bouger. Vu les nuages qui se développent avec le temps qui passent, je n'en doute pas. Matériel sorti, il ne me reste qu'à déplier l'aile pour la mettre en place, libérer le cône de suspentage, préparer la sellette réversible, m'équiper du casque et mettre le seul vêtement sec que j'ai emporté avec moi ... une sous veste. Je crains le pire une fois en l'air avec le vent relatif qui va de ce fait faire tomber la température ressenti d'autant que je n'ai pas de gant non plus, basket légère ... euh ... il y a réchauffement climatique mais quand même ! Bref, j'enfile la sellette light de Kortel, je fais face à l'aile pour un premier gonflage. Ce premier gonflage me suffira pour décoller et hop c'est dans le vent. Ça remue un peu en l'air .. je m'y attendais mais ça reste sage, juste quelques mouvement de déport ou bien des phases de fort ralentissement de mon aile puis de petites abattées à contrôler dans le premier tiers du vol. Plus loin c'est plus calme ... le plaisir est là ... j'arrive assez haut en approche au terrain. Je vais tout d'abord en Sud du terrain puis je reviens du côté du stade pour y faire mon approche avec perte d'altitude après avoir pris la précaution de connaitre d'où venait le flux aérologie en basse couche. Finalement, l'aérologie se montre saine ce qui me vaut un atterrissage en douceur. Très bon moment à vivre. Au prochain rando-vol.



05.12.2018 - Mont Ferion.

N'ayant descendu de Tende que mon aile U3, je n'ai que le choix de faire des vols tranquilles. Cette fois-ci, j'ai opté de faire un randovol du côté de Levens en visant le Mont Ferion. J'ai rendez-vous au stade de football de Levens avec Pascal à 10h30 pour y démarrer la rando. L'objectif étant d'atteindre le décollage du Mont Ferion, il m'aura fallu très exactement 2h12 pour arriver sur le décollage. Ce fut d'un rythme de marche vraiment tranquille pour ne pas arriver trop cassé des mollets, ni trop fatigué. Sur le déco, nous constatons un décollage sporadiquement alimenté ... une brisette qui vient agiter par moment les flammêches qui équipent un petit mât métallique. Elles nous enseignent d'un léger travers gauche (Sud-Sud Ouest). Nous ne nous pressons pas pour espérer le bénéfice du travail solaire bien présent en cette belle journée. La masse d'air est assez tempérée pour cette époque de l'année. Petit grignotage pour Pascal et installation de notre aile au sol. Puis, hop nous sommes enfin prêts pour l'envol après avoir pris toutes les précautions nécessaires à un envol sans complication. C'est Pascal qui décolle le premier avec un face voile des plus tranquilles. Dans chacune de mes mains un élévateur avant pour un décollage dos voile, je regarde Pascal décoller avec un sans faute puis j'enchaîne juste derrière pour tenter de voler ensemble. Son aile se montre avec plus de planée. Désirant faire une vue en 360 pour ma vidéo, je me fais distancer par la Géo 4 que je garde malgré tout en point de surveillance. Nous finissons par nous retrouver au-dessus du stade de foot et du grand pré qui sera notre aire d'atterrissage. C'est sans encombre ni surprise aérologique que je pose en Sud-Ouest. Même finition pour Pascal qui s'est montré ravi de cette escapade mi-terre mi-air. Au prochain randovol !


Vue sur mer du déco




24.10.2018 - Breil-sur-Roya / Arpette

Il est difficile de trouver une météo qui permet à nos ailes de voler mais les prévisions météorologiques nous laissaient un espoir pour que cela se fasse. C'est donc la veille que nous nous confirmons un randovol malgré la présence d'un flux de Nord en altitude qui, à priori, ne devrait pas nous enquiquiner. Nous nous retrouvons, Lucien, Henri, Jacques et moi pour 8h00 à Tende. Nous rejoignons le stade de foot de Breil-sur-Roya (300m d'alt.) afin de démarrer le randovol vers les 9h00. Véhicule laissé, nous empruntons tout d'abord la piste sur quelques dizaines de mètres, ensuite nous foulons le sentier qui doit nous mener au sommet de l'Arpette (+1600m). Il fait frais mais sans plus. Nous nous découvrons assez rapidement car le sentier bien pentu dès le départ durcit très rapidement mes mollets qui manquent d'entrainement. Je fais le choix de fermer la marche afin d'avancer sereinement et à mon rythme car je sais que mes compagnons sont plus aguerris que moi à cet exercice. Nous grimpons le versant du relief en Ouest ce qui nous évite le soleil et donc de chauffer de trop. Vu le pourcentage du dénivelé, nous prenons assez rapidement de l'altitude et le village de Breil-sur-Roya s'aperçoit en bas. Quelques prises de photos nous donnent un peu de répit pour souffler mais ces instants-là sont assez rares et courts. Ca grimpe toujours ou presque alors la récupération active n'est pas trop de la partie. Comme toute chose a une fin, le bout de cette rando commence à pointer son nez. A ce propos, nous sommes arrivés au point de contourner le relief en son versant Sud-Est ce qui nous expose au rayonnement solaire qui brille de tout feu. La chaleur se fait vite sentir, la thermorégulation s'est mise en action et la sudation commence son travail de régulation thermique mais aussi de déshydratation. Je prends soin de m'hydrater plus fréquemment ce qui fait que mon stockage d'eau s'est asséché avant que j'atteigne l'objectif: le sommet de l'ARPETTE. Il était temps que j'arrive ... un peu marqué par les efforts mais qui m'ont permis de finir la rando jusqu'au sommet pour y découvrir le panorama en 360 degré que nous offre ce point culminant. Une vue imprenable. Du côté de la mer on peut y voir la Corse grâce à une masse d'air sèche, dénuée de toute nébulosité. On y voit aussi, le décollage de Campé en Ouest tout au loin, de l'autre côté de la vallée de la Roya. Notre ami Sylvain devrait y être pour y décoller à peu près en même temps que nous, vers les 13h. En effet, s'il doit monter au sommet de l'Arpette, c'est en volant nous a t-il dit lorsqu'on lui a proposé de faire le randovol avec nous, alors à chacun son escapade ! Nous, nous avons choisi, cette fois-ci, de conjuguer sport physique au plaisir de redescendre en volant. Je peux dire que le simple fait d'être arrivé au sommet, le plaisir était déjà immense !! Bref, une fois que nous avions profité de ce fabuleux décor qui s'ouvre à nous, il était temps de trouver son espace pour se préparer au décollage. Il n'y a pas le feu se dit-on car, la brise n'est pas encore au rendez-vous. La face décollage est bien exposée au soleil (Est-Sud-Est voire même Sud). Il est 12h30 environ quand je suis fin prêt à décoller. La surface de décollage n'est pas exempt d'obstacle. En effet, il est nécessaire de prendre toute précaution à ce le cône de suspentage soit libre de toute retenue de petits buissons et épineux ou même de pierres ancrées dans le sol. Une suspente fait vite à se retrouver coincée parfois très solidement. Il m'est arrivé de déchirer un caisson comme cela au moment du lever d'aile. Cette fois-ci, lors de mon premier essai, c'est carrément une suspente qui s'est enroulée autour d'une sorte de genêt et de se retenir à lui par un nœud. Henri, lui cherche sa place et ne semble pas y trouver son bonheur alors que Lucien et Jacques sont déjà bien installés. Finalement, il choisira de prendre ma place une fois que j'aurai décollé. Je décolle avec l'aide d'Henri qui me soulève le bord d'attaque pour que celui-ci morde la masse d'air dès que j'aurai tiré sur mes avants. Quand il y a absence de brise, cette aide facilite grandement le décollage et j'en remercie Henri. Levée d'aile facilité, un petit retournement et hop, il n'y a plus qu'à continuer vers le vide jusqu'à ne plus toucher pieds terre et être pris en charge totale par mon aile. La suite ? voler au feeling .. Profiter de chaque seconde de ces instants magiques qui ne se produisent qu'une fois car chaque vol est différent ... comme tout d'ailleurs ! Chaque instant est unique ! Comme très souvent, je suis le premier à avoir décollé, Lucien enchaîne derrière puis c'est Henri qui, en troisième position décolle. Jacques, mettra plus de temps pour décoller. La masse d'air se montre docile, calme ... il n'y a pas d'ascendance mais pas de " dégueulante " non plus. Je place avec mon aile montagne mais voyant que je ne peux prendre de l'altitude, je ne reste pas dans le périmètre de l'Arpette. Je prends cap sur Breil-sur-Roya pour basculer ensuite vers Campé. J'arrive plus haut que le déco de Campé (que je nomme le déco de Robert). En approchant de celui-ci, je vois deux copains (Sylvain et Dom) debout sur le conteneur DFCI qui nous regardent évoluer. Je me pose la question à aller poser au déco mais finalement, je continue mon vol pour chercher si ici il y aurait du thermique. Nenni, il y a quedal, rien qui me fait monter. Je perds progressivement de l'altitude et dans ce coin, il y a une ligne haute tension. Il convient de veiller à ne pas descendre trop bas sinon danger ! Je m'écarte donc et prends cap plus en amont de la Gare SNCF pour me rapprocher du terrain d'atterrissage officiel. Je prospecte les lieux avoisinants au terrain et je mentalise mon plan d'approche pour me présenter au mieux au terrain en vue de poser proprement mais surtout en évitant les obstacles qui vont se présenter à moi au fur et à mesure que je vais me rapprocher du terrain pour m'aligner à lui. Je vois trois dangers potentiels: 1) la rivière 2) les arbres 3) le relief. Le terrain se présente suffisamment long mais l'amont du terrain assez étroit d'où ces 3 obstacles sachant que la rivière est, selon moi, l'obstacle à survoler en dernier pour me présenter au terrain et m'aligner pour une finale digne de ce nom. Si je suis trop court, je risque de ne pas être suffisamment haut pour me retrouver sur la planche herbeuse et, inévitablement, le lit de la rivière est pour moi avec le risque de noyade. Il se trouve que là, le niveau de l'eau n'est pas haut mais la force de l'eau sera plus forte que moi ça c'est certain. Bref, toute ma concentration est donc sur le pilotage d'approche bien en arrière du terrain avec l'obligation d'y rester tant que la perte d'altitude est insuffisante. En effet, il n'y a pas de brise de vallée, c'est le calme plat et mon aile plane aussi bien en haut qu'en bas. Ceci veut dire, que je dois me présenter au terrain bas. Je me vois obligé de passer près des cimes des arbres du fond de terrain puis virer à droite pour survoler la Roya afin de continuer à perdre de l'altitude et une fois la bonne hauteur atteinte pour rentrer, je prends cap sur le terrain afin d'y poser pieds. Pieds posés avec mise de l'aile au sol en douceur, je suis réconforté, rassuré, content d'avoir mené à bien mon atterrissage.... il y avait le stress de la première fois. Ce vol fut mené à bien du début jusqu'à la fin. J'ai ouvert le bal des 5 pilotes qui ont pris l'air ce jour, aussi bien pour le décollage que pour l'atterrissage. Le suivant c'est Lucien, il s'applique à bien se présenter au terrain et de toute évidence vit les mêmes inquiétudes que moi. Il ne fait pas d'erreur, il fait son approche un peu moins loin que moi et engage des 360 gentils pour accélérer la perte d'altitude et rentre plus haut que moi. De ce fait, ses pieds sont posés plus en aval. Vient au tour d'Henri qui fait une approche similaire à la mienne mais rentre un peu plus tôt donc plus haut. Son aile plane bien, trop bien et pense être un peu trop long du coup il focalise toute son attention à cela. Il en oublie qu'il est un peu trop près des arbres et en accroche deux en fin de finale. Lucien se transforme en écureuil pour secouer les branches qui retiennent quelques suspentes afin de libérer l'aile (mission accomplie ouf !). Au tour de Jacques maintenant de se présenter au terrain... une approche parfaite avec un posé en plein milieu de terrain. Une position d'attente qui fait que son aile il la reçoit comme chapeau ... il m'a fait rire sur ce coup ! Le quatuor a posé satisfait de cette belle aventure. Il ne manque plus qu'une aile ! celle de Sylvain qui a décollé du Déco de Robert (Campé). Il pose également sans encombre. Nous étions partis à quatre et nous voilà à cinq sur l'atterro ! elle n'est pas belle la vie ? Cela s'arrose. Henri arrose le groupe (Sylvain, Dom, Jacques, Lucien, Mario, Henri et moi) au bar du village juste en face l'église .... Un demi pour les uns, un Monaco pour les autres. Merci Henri





10.09.2018 - Cîme du Prêtre (2142m)

C'est un randovol avec Lucien Berenger que j'effectue ce jour. Lucin m'a proposé de faire le départ de Tende (830m)pour atteindre le sommet de la Cîme du Prêtre (2142m). J'accepte bien volontiers tiens donc ... même si Lucien me prévient que ça monte fort dès le départ et durant une grande partie de la rando sans qu'il y ait une once de terre pour souffler sauf si on cesse de marcher et ce n'est pas le but. Je m'attendais au pire car je n'étais jamais parti du village pour aller vers ce coin. La rando démarre vers 7h30 et c'est partiiiiiiiiii ..... je galère assez rapidement alors que Lulu est à l'aise ... de l'entretien comme il dit. Pour moi, avec une condition physique qui laisse un peu à désirer, c'est carrément de l'entrainement juste pour une remise en forme ... bon je ne me fais pas de souci car j'arrive toujours à atteindre mes objectifs coûte que coûte quitte à ramper pour y arriver .... mais non je plaisante. Bref, je suis obligé de réduire le rythme afin de m'économiser et c'est avec un bon retard que je rejoins Lucien qui je trouve assis sur le sommet à m'attendre tranquillement. Question aérologie, sur le sommet il faut bien renifler pour sentir quelque chose. C'est Lucien qui est le premier prêt à décoller. C'est d'ailleurs lui qui ouvre le bal aérien et que je suis dans la foulée pour décoller ensemble. Vol sympa dans une aérologie calme en faisant un petit giro vers le Bergiorin puis posé à La Marcreuse.




26.07.2018 - Cîme pépin

Enfin un vol rando après une assez longue période de fainéantise. Ce randovol je le partage avec mon ami Jacques Allemand qui n'est pas en reste lorsqu'il s'agit de gambader entre vallons et sommet pour trouver un petit espace qui permet d'y étaler notre aile afin d'y prendre envol pour planer plutôt que de marcher. Nous démarrons la rando de Cagnourina sur les coups de 7h20 et nous mettrons environ 3h30 pour déposer notre sac sur le sommet. La rando s'est effectuée d'un pas tranquille ... je craignais ne pas arriver au bout mais finalement tiout s'est bien passé après bien pris la précaution de m'hydrater souvent avec de l'eau plate Volvic (eau pauvre en minéraux calciques) emmagasinée dans mon camelback glissé dans mon sac-sellette de portage alourdi pour la bonne cause.




13.03.2018 - Mont Ferion


Enfin mon premier vrai rando-vol de l'année. Il m'a fallu attendre près de 3 mois et ce, pour plusieurs raisons mais surtout dû aux conditions hivernales assez rudes (beaucoup de pluie, de vent ou de neige). Mais voilà, nous avons eu enfin un hiver digne de ce nom et ça, pour la nature, c'est de bonne-augure pour la suite. Bref, en cette journée, il fait assez beau et les conditions aérologiques prévues par les météorologues devraient être compatibles avec le vol libre. En regard du sens du vent (il devrait y en avoir un peu) et en fonction de ma piètre condition physique du moment, je décide d'aller du côté du Mont Ferion qui a un décollage exposé en ouest- Sud-Ouest. Quand je me décide à partir de Nice pour rejoindre le grand près de Levens, c'est en début d'après-midi. En moto, l'aile sur le dos que je prends la route pour rejoindre la Stade de Levens (Stade Cyril Lescarret). D'ici je pars à pieds pour me rendre au décollage qui se trouve sous la crête du Mont Férion. Je mets grosso modo 135 minutes. Quand j'arrive sur le décollage, je constate une aérologie qui alimente le décollage dans le bon sens mais on y sent quelques peu des périodes d'accalmies puis des accélérations qui me laissent penser qu'en l'air il y a du vent météo venant de Sud. Au loin, derrière le près des cavaliers, j'y vois une colonne de fumée qui se fait coucher. Pour autant, je me dis que je peux me tenter à décoller car cela devrait être gérable. S'il y a du vent ce n'est pas pour autant que je ne puisse avancer. Je me prépare donc et décolle sans problème avec mon aile Ultralite 3. Je suis de suite pris en charge par l'aile et je survole aisément les cîmes d'arbres qui se trouvent au bout de la pente. En l'air l'aérologie reste largement gérable mais je dois tenir un peu l'aile tout de même. En approche du terrain, l'aérologie forcit un peu et je m'attends à être quelques peu balloté dans le coin du grand près. Je cherche à repérer d'où vient le vent en basse couche car à cet endroit pour poser il y a souvent des vents qui tournent et vaut mieux prendre l'axe le plus exposé à une brise dominante. Finalement, je fais mon approche au-dessus du stade pour poser dans le sens de la longueur et très légèrement en oblique vers l'ouest que je fais ma finale en direction de Tourette Levens. Une fois posé, je suis assez content de moi et surtout rassuré d'avoir mené à bien un beau posé avec jeu d'aile une fois les pieds au sol. Voilà, une bien belle après-midi passée avec mon aile et l'environnement naturel pour une marche qui m'a permis de redécouvrir un peu le coin.
























Le vol libre en 2018 c'est aussi la marche !




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