Parapente Passion 06


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2018

Rando-vols




Mes échappées en montagne de 2018



24.10.2018 - Breil-sur-Roya / Arpette

Il est difficile de trouver une météo qui permet à nos ailes de voler mais les prévisions météorologiques nous laissaient un espoir pour que cela se fasse. C'est donc la veille que nous nous confirmons un randovol malgré la présence d'un flux de Nord en altitude qui, à priori, ne devrait pas nous enquiquiner. Nous nous retrouvons, Lucien, Henri, Jacques et moi pour 8h00 à Tende. Nous rejoignons le stade de foot de Breil-sur-Roya (300m d'alt.) afin de démarrer le randovol vers les 9h00. Véhicule laissé, nous empruntons tout d'abord la piste sur quelques dizaines de mètres, ensuite nous foulons le sentier qui doit nous mener au sommet de l'Arpette (+1600m). Il fait frais mais sans plus. Nnous nous découvrons assez rapidement car le sentier bien pentu dès le départ durcit très rapidement mes mollets qui manquent d'entrainement. Je fais le choix de fermer la marche afin d'avancer sereinement et à mon rythme car je sais que mes compagnons sont plus aguerris que moi à cet exercice. Nous grimpons le versant du relief en Ouest ce qui nous évite le soleil et donc de chauffer de trop. Vu le pourcentage du dénivelé, nous prenons assez rapidement de l'altitude et le village de Breil-sur-Roya s'aperçoit en bas. Quelques prises de photos nous donnent un peu de répit pour souffler mais ces instants-là sont assez rares et courts. Ca grimpe toujours ou presque alors la récupération active n'est pas trop de la partie. Comme toute chose a une fin, le bout de cette rando commence à pointer son nez. A ce propos, nous sommes arrivés au point de contourner le relief en son versant Sud-Est ce qui nous expose au rayonnement solaire qui brille de tout feu. La chaleur se fait vite sentir, la thermorégulation s'est mise en action et la sudation commence son travail de régulation thermique mais aussi de déshydratation. Je prends soin de m'hydrater plus fréquemment ce qui fait que mon stockage d'eau s'est asséché avant que j'atteigne l'objectif: le sommet de l'ARPETTE. Il était temps que j'arrive ... un peu marqué par les efforts mais qui m'ont permis de finir la rando jusqu'au sommet pour y découvrir le panorama en 360 degré que nous offre ce point culminant. Une vue imprenable. Du côté de la mer on peut y voir la Corse grâce à une masse d'air sèche, dénuée de toute nébulosité. On y voit aussi, le décollage de Campé en Ouest tout au loin, de l'autre côté de la vallée de la Roya. Notre ami Sylvain devrait y être pour y décoller à peu près en même temps que nous, vers les 13h. En effet, s'il doit monter au sommet de l'Arpette, c'est en volant nous a t-il dit lorsqu'on lui a proposé de faire le randovol avec nous, alors .... à chacun son escapade ! Nous, nous avons choisi, cette fois-ci, de conjuguer sport physique au plaisir de redescendre en volant. Je peux dire que le simple fait d'être arrivé au sommet, le plaisir était déjà immense !! Bref, une fois que nous ayons profié de ce fabuleux décor qui s'ouvre à nous, il était temps de trouver son espace pour se préparer au décollage. Il n'y a pas le feu se dit-on car, la brise n'est pas encore au rendez-vous. La face décollage est bien exposée au soleil (Est-Sud-Est voire même Sud). Il est 12h30 environ quand je suis fin prêt à décoller. La surface de décollage n'est pas exempt d'obstacle. En effet, il est nécessaire de prendre toute précaution à ce le cône de suspentage soit libre de toute retenue de petits buissons et épineux ou même de pierres ancrées dans le sol. Une suspente fait vite à se retrouver coincée parfois très solidement. Il m'est arrivé de déchirer un caisson comme cela au moment du lever d'aile. Cette fois-ci, lors de mon premier essai, c'est carrément une suspente qui s'est enroulée autour d'une sorte de genêt et de se retenir à lui par un nœud. Henri, lui cherche sa place et ne semble pas y trouver son bonheur alors que Lucien et Jacques sont déjà bien installés. Finalement, il choisira de prendre ma place une fois que j'aurai décollé. Je décolle avec l'aide d'Henri qui me soulève le bord d'attaque pour que celui-ci morde la masse d'air dès que j'aurai tiré sur mes avants. Quand il y a absence de brise, cette aide facilite grandement le décollage et j'en remercie Henri. Levée d'aile facilité, un petit retournement et hop, il n'y a plus qu'à continuer vers le vide jusqu'à ne plus toucher pieds terre et être pris en charge totale par mon aile. La suite ? voler au feeling .. Profiter de chaque seconde de ces instants magiques qui ne se produisent qu'une fois car chaque vol est différent ... comme tout d'ailleurs ! Chaque instant est unique ! Comme très souvent, je suis le premier à avoir décollé, Lucien enchaîne derrière puis c'est Henri qui, en troisième position décolle. Jacques, mettra plus de temps pour décoller. La masse d'air se montre docile, calme ... il n'y a pas d'ascendance mais pas de dégueulante non plus. Je place avec mon aile montagne mais voyant que je ne peux prendre de l'altitude, je ne reste pas dans le périmètre de l'Arpette. Je prends cap sur Breil-sur-Roya pour basculer ensuite vers Campé. J'arrive plus haut que le déco de Campé (que je nomme le déco de Robert). En approchant de celui-ci, je vois deux copains (Sylvain et Dom) debout sur le conteneur DFCI qui nous regardent évoluer. Je me pose la question à aller poser au déco mais finalement, je continue mon vol pour chercher si ici il y aurait du thermique. Nenni, quedal .. il n'y a rien qui me fait monter. Je perds progressivement de l'altitude et dans ce coin, il y a une ligne haute tension. Il convient de veiller à ne pas descendre trop bas sinon danger ! Je m'écarte donc et prends cap plus en amont de la Gare SNCF pour me rapprocher du terrain d'atterrissage officiel. Je prospecte les lieux avoisinants au terrain et je mentalise mon plan d'approche pour me présenter au mieux au terrain en vue de poser proprement mais surtout en évitant les obstacles qui vont se présenter à moi au fur et à mesure que je vais me rapprocher du terrain pour m'aligner à lui. Je vois trois dangers potentiels: 1) la rivère 2) les arbres 3) le relief. Le terrain se présente suffisamment long mais l'amont du terrain assez étroit d'où ces 3 obstacles sachant que la rivière est, selon moii, l'obstacle à survoler en dernier pour me présenter au terrain et m'aligner pour une finale digne de ce nom. Si je suis trop court, je risque de ne pas être suffisamment haut pour me retrouver sur la planche herbeuse et, inévitablement, le lit de la rivière est pour moi avec le risque de noyade. Il se trouve que là, le niveau de l'eau n'est pas haut mais la force de l'eau sera plus forte que moi ça c'est certain. Bref, toute ma concentration est donc sur le pilotage d'approche bien en arrière du terrain avec l'obligation d'y rester tant que la perte d'altitude est insuffisante. En effet, il n'y a pas de brise de vallée, c'est le calme plat et mon aile plane aussi bien en haut qu'en bas. Ceci veut dire, que je dois me présenter au terrain bas. Je me vois obligé de passer près des cîmes des arbes du fond de terrain puis virer à droite pour survoler la Roya afin de continuer à perdre de l'altitude et une fois la bonne hauteur atteinte pour rentrer, je prends cap sur le terrain afin d'y poser pieds. Pieds posés avec mise de l'aile au sol en douceur, je suis réconforté, rassuré, content d'avoir mené à bien mon atterrissage.... il y avait le stress de la première fois. Ce vol fut mené à bien du début jusqu'à la fin. J'ai ouvert le bal des 5 pilotes qui ont pris l'air ce jour, aussi bien pour le décollage que pour l'atterrissage. Le suivant c'est Lucien, il s'applique à bien se présenter au terrain et de toute évidence vit les mêmes inquiétudes que moi. Il ne fait pas d'erreur, il fait son approche un peu moins loin que moi et engage des 360 gentils pour accélérer la perte d'altitude et rentre plus haut que moi. De ce fait, ses pieds sont posés plus en aval. Vient au tour d'Henri qui fait une approche similaire à la mienne mais rentre un peu plus tôt donc plus haut. Son aile plane bien .. trop bien et pense être un peu trop long du coup il focalise toute son attention à cela. Il en oublie qu'il est un peu trop près des arbres et en accroche deux en fin de finale. Lucien se transforme en écureuil pour secouer les branches qui retiennent quelques suspentes afin de libérer l'aile (mission accomplie ouf !). Au tour de Jacques maintenant de se présenter au terrain... une approche parfaite avec un posé en plein milieu de terrain. Une position d'attente qui fait que son aile il la reçoit comme chapeau ... il m'a fait rire sur ce coup hihihihi Le quatuor a posé satisfait de cette belle aventure. Il ne manque plus qu'une aile ! celle de Sylvain qui a décollé du Déco de Robert (Campé). Il pose également sans encombre. Nous étions partis à quatre et nous voilà à cinq sur l'atterro ! elle n'est pas belle la vie ? Cela s'arrose. Henri arrose le groupe (Sylvain, Dom, Jacques, Lucien, Mario, Henri et moi) au bar du village juste en face l'église .... Un demi pour les uns, un Monaco pour les autres. Merci Henri





10.09.2018 - Cîme du Prêtre (2142m)

C'est un randovol avec Lucien Berenger que j'effectue ce jour. Lucin m'a proposé de faire le départ de Tende (830m)pour atteindre le sommet de la Cîme du Prêtre (2142m). J'accepte bien volontiers tiens donc ... même si Lucien me prévient que ça monte fort dès le départ et durant une grande partie de la rando sans qu'il y ait une once de terre pour souffler sauf si on cesse de marcher et ce n'est pas le but. Je m'attendais au pire car je n'étais jamais parti du village pour aller vers ce coin. La rando démarre vers 7h30 et c'est partiiiiiiiiii ..... je galère assez rapidement alors que Lulu est à l'aise ... de l'entretien comme il dit. Pour moi, avec une condition physique qui laisse un peu à désirer, c'est carrément de l'entrainement juste pour une remise en forme ... bon je ne me fais pas de souci car j'arrive toujours à atteindre mes objectifs coûte que coûte quitte à ramper pour y arriver .... mais non je plaisante. Bref, je suis obligé de réduire le rythme afin de m'économiser et c'est avec un bon retard que je rejoins Lucien qui je trouve assis sur le sommet à m'attendre tranquillement. Question aérologie, sur le sommet il faut bien renifler pour sentir quelque chose. C'est Lucien qui est le premier prêt à décoller. C'est d'ailleurs lui qui ouvre le bal aérien et que je suis dans la foulée pour décoller ensemble. Vol sympa dans une aérologie calme en faisant un petit giro vers le Bergiorin puis posé à La Marcreuse.





26.07.2018 - Cîme pépin

Enfin un vol rando après une assez longue période de fainéantise. Ce randovol je le partage avec mon ami Jacques Allemand qui n'est pas en reste lorsqu'il s'agit de gambader entre vallons et sommet pour trouver un petit espace qui permet d'y étaler notre aile afin d'y prendre envol pour planer plutôt que de marcher. Nous démarrons la rando de Cagnourina sur les coups de 7h20 et nous mettrons environ 3h30 pour déposer notre sac sur le sommet. La rando s'est effectuée d'un pas tranquille ... je craignais ne pas arriver au bout mais finalement tiout s'est bien passé après bien pris la précaution de m'hydrater souvent avec de l'eau plate Volvic (eau pauvre en minéraux calciques) emmagasinée dans mon camelback glissé dans mon sac-sellette de portage alourdi pour la bonne cause.






13.03.2018 - Mont Ferion


Enfin mon premier vrai rando-vol de l'année. Il m'a fallu attendre près de 3 mois et ce, pour plusieurs raisons mais surtout dû aux conditions hivernales assez rudes (beaucoup de pluie, de vent ou de neige). Mais voilà, nous avons eu enfin un hiver digne de ce nom et ça, pour la nature, c'est de bonne-augure pour la suite. Bref, en cette journée, il fait assez beau et les conditions aérologiques prévues par les météorologues devraient être compatibles avec le vol libre. En regard du sens du vent (il devrait y en avoir un peu) et en fonction de ma piètre condition physique du moment, je décide d'aller du côté du Mont Ferion qui a un décollage exposé en ouest- Sud-Ouest. Quand je me décide à partir de Nice pour rejoindre le grand près de Levens, c'est en début d'après-midi. En moto, l'aile sur le dos que je prends la route pour rejoindre la Stade de Levens (Stade Cyril Lescarret). D'ici je pars à pieds pour me rendre au décollage qui se trouve sous la crête du Mont Férion. Je mets grosso modo 135 minutes. Quand j'arrive sur le décollage, je constate une aérologie qui alimente le décollage dans le bon sens mais on y sent quelques peu des périodes d'accalmies puis des accélérations qui me laissent penser qu'en l'air il y a du vent météo venant de Sud. Au loin, derrière le près des cavaliers, j'y vois une colonne de fumée qui se fait coucher. Pour autant, je me dis que je peux me tenter à décoller car cela devrait être gérable. S'il y a du vent ce n'est pas pour autant que je ne puisse avancer. Je me prépare donc et décolle sans problème avec mon aile Ultralite 3. Je suis de suite pris en charge par l'aile et je survole aisément les cîmes d'arbres qui se trouvent au bout de la pente. En l'air l'aérologie reste largement gérable mais je dois tenir un peu l'aile tout de même. En approche du terrain, l'aérologie forcit un peu et je m'attends à être quelques peu balloté dans le coin du grand près. Je cherche à repérer d'où vient le vent en basse couche car à cet endroit pour poser il y a souvent des vents qui tournent et vaut mieux prendre l'axe le plus exposé à une brise dominante. Finalement, je fais mon approche au-dessus du stade pour poser dans le sens de la longueur et très légèrement en oblique vers l'ouest que je fais ma finale en direction de Tourette Levens. Une fois posé, je suis assez content de moi et surtout rassuré d'avoir mené à bien un beau posé avec jeu d'aile une fois les pieds au sol. Voilà, une bien belle après-midi passée avec mon aile et l'environnement naturel pour une marche qui m'a permis de redécouvrir un peu le coin.
























Le vol libre en 2018 c'est aussi la marche !




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