Parapente Passion 06


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2016

Rando-vols

Mes randonnées avec vol en 2016 ...




31 décembre 2016 - Mont Agnelino

C'est avec mon ami Henri de Tende, que nous décidons de finir l'année 2016 en toute beauté avec une randonnée et un envol d'une cîme qui compose la vallée de Haute Roya. Ceci est permis par la météo du moment où, depuis maintenant plusieurs jours, un anticyclone stagne sur la France et ensoleille ce beau pays où il fait bon d'y vivre, surtout dans notre très belle région qui peut se vanter d'avoir la mer et la montagne en 1 heure de temps. Il y en a pour tous les gouts au niveau des activités de loisirs et sportifs. Pour ma part, c'est la montagne qui agrémente mes loisirs et passions. Le parapente, comme la randonnée pédestre font partie de ma vie depuis plusieurs années. Au pied levé la veille, en m'inspirant des prévisions aérologiques et météorologiques, nous décidons d'un sommet qui nous permettrait d'y accéder sans trop de problèmes neigeux, c'est du moins ce que l'on pense. Toutefois, le jour J en ce samedi et dernier jour de l'année, je prends soin d'emporter avec moi une paire de raquettes de neige. Bien m'en a pris. En effet après avoir laissé mon véhicule sur la piste de Speggi (en Sud du village de Tende), nous attaquons la randonnée sur terrain sec. Au fil de notre avancée, nous commençons à rencontrer des zones enneigées qui ne demandent aucun équipement particulier. Notre avancée vers l'objectif, se fait de manière progressive et continue jusqu'au moment où la neige se fait beaucoup plus présente et ce, en couche très épaisse et souple. Il est nécessaire que je m'équipe des raquettes. Henri, n'ayant pas d'équipement se place derrière moi et prend la marque de mon passage dans cet épais manteau neigeux qui se présente à nous assez brusquement (nous sommes en versant Est et en approche de la Cîme du Prêtre). Dans ces conditions là, l'avancée devient plus difficile d'autant que la pente est plus abrupte (relief de la cîme du Prêtre). Je présente des signes de fatigue qui m'imposent de faire de petites haltes avec ventilation pour faire retomber le rythme cardiaque (signe que je manque encore de condition physique même si celle-ci s'en trouve améliorée par rapport aux semaines précédentes). Ces micro pauses m'évitent d'être dans le rouge et me permettent de continuer le chemin. La pénibilité s'accentue au fil de la montée de la cîme du prêtre. Une sensation très désagréable au niveau sternal m'impose une plus longue période de récupération (une perception physiologique qui m'a quelque peu inquiété) avec un besoin d'hyperventilation et une meilleure gestion dans les efforts quand je reprends la marche jusqu'au sommet du Mont Agnelino. Si au sommet de la Cîme du Prêtre nous avions perçu une aérologie topissimo pour y décoller (à ce propos, Henri m'avait proposé de nous arrêter à cet endroit pour poser nos ailes afin d'y décoller), en ce lieu, la brise nous faisait quelque peu défaut. Nous avons à choisir notre place pour étaler notre aile respective de manière à avoir de la distance pour lever l'aile et assurer une course d'envol suffisante dans ces conditions aérologiques sans brise d'autant que la rupture de pente est hyperglissante par agglomérats de neige glacée. C'est Henri qui a le plus de mal à trouver sa position mais une fois fait, il a aucun mal pour s'envoler. J'enchaine juste derrière lui et nous voila tous deux à glisser dans la masse d'air froide. Si j'ai assez tôt quitté les lieux pour me diriger vers Tende, Henri a, quant à lui, chercher à voler dans le coin où nous venions de décoller. N'ayant pas trop perdu d'altitude, j'ai pu survoler les rochers de saint sauveur pour me diriger ensuite vers la Pyramide de Cagnourine et mettre fin au vol sur les planches de notre ami Lucien Berenger.





18 décembre 2016 - Randovol de la Cîme de Pépin

En ce dimanche, c'est une nouvelle fois la Cîme de Pépin que je vais utiliser comme rampe de lancement pour mon aile et à moi-même. C'est seul que je vais faire le parcours, le même que celui de mercredi à quelque chose prêt. L'heure de départ est 9h17 de Cagnourine mais cette fois-ci j'emporte les crampons. Le Fort Tabourde atteint, j'ai idée de prendre à gauche contrairement à ma sortie du 14 décembre. Il m'a fallu 1h20 (11h37 à ma montre) pour atteindre la baisse de Lagouna (1677m) et gravir 567m ce qui n'est pas un exploit sportif mais bon ... qui ménage sa monture va loin dit-on ! je continue donc le chemin en direction du Fort Tabourde (1982m) à 11h 1. Ici ça souffle à ma droite. Je continue le chemin mais cette fois-ci, je prends à gauche et non pas à droite comme la dernière fois avec mon ami Lucien. J'ai une piste à suivre mais celle-ci, au fur et à mesure de mon avancée, va se dévoilée de plus en plus enneigée. Je continue sans mettre les crampons jusqu'au moment où le chemin n'est plus qu'un dévers de neige glacé. C'est à cet instant que je me décide de chausser mes crampons qui sont jusqu'alors accrochés à mon sac sellette. Une fois mis, je repars d'un pas beaucoup plus sécurisé, pour franchir l'obstacle blanc, glacé et pentu et il en y aura d'autres de passages piège. Quel plaisir et rassurance de sentir que chacun de mes pas se plante dans cette couche de neige glissante. En continuant ainsi le chemin, j'aperçois la station de ski des Tres amis (Station de Limone) et les skieurs qui viennent goûter aux plaisirs de la glisse sur l'or blanc. Continuant le chemin en direction de la Cîme du Bec Roux, je ne vois que du blanc neigeux autour de moi, il n'y a plus une once de terre ou d'herbe sèche. Je passe devant, en face Sud, du Bec Roux et me dirige vers la crête de la Cîme de Pépin. Je vois le bout de mon parcours et continue le chemin en sa direction pour enfin arriver sur la Cîme tant convoitée pour décoller. Les conditions de sécurité avec les crampons sont assurées cette fois-ci en pouvant me déplacer sans craindre une glissage. J'installe mon aile en la posant sur la neige dure. L'aérologie est absente, point de brise. Si, je n'ai pas de peine à lever l'aile, à contrario je n'arrive pas à la sentir au-dessus de ma tête. Je m'y reprends plusieurs fois pour enfin décoller après une longue course d'envol en restant sur la longueur de la crête avec pour Cap le Fort Pépin. Je finis par décoller en quittant la crête par la droite (versant ouest). Le fort est tout près mais je ne le survole pas puisque je suis à sa droite. L'aérologie est calme. Je prends cap vers les Rochers de Gata que je survole avec grand plaisir. Les commandes sont lâchées sans problème, l'aile est stable et sans mouvement parasite .... c'est tout tranquille. C'est comme cela pratiquement durant tout le vol. En approche de Cagnourine, je constate une petite brisette suffisante pour poser avec douceur, crampons aux pieds. Me voilà une nouvelle fois heureux d'avoir fait ma rando suivit d'un envol pour la redescente. Vive le vol libre !


Cîme de Pépin




14 décembre 2016 - Randovol de la Cîme de Pépin


Les météorologues, par leurs prévisions, avaient annoncé beau fixe avec aérologie calme dans la région du 06 pour ce mercredi de décembre. Mon désir est de prendre mon aile montagne et partir pour un sommet du bocal Tendasque. C'est la cîme de Pépin que je lorgne une nouvelle fois pour son bel itinéraire de 1234m de dénivelé à gravir mais aussi pour son côté pratique qui n'impose aucune navette à faire. Le départ de la Rando se fait à partir de Cagnourine (1110m) et l'atterrissage est prévu au même endroit. Décision prise la veille, je ne manque pas d'en informer mes amis locaux que sont Lucien et Henri. Henri est indisponible pour ce jour-là quant à Lucien, il me fait part de sa participation. Je prends son message le matin même, en roulant sur la piste de Cagnourine. Pour cette échappée en montagne, j'avais pris les raquettes neige à défaut de trouver les crampons qui était rangés quelque part et nulle part quand on ne trouve pas ce que l'on cherche. Des raquettes que je ne m'embarrasserai pas de porter sur avis de Lucien qui pense que ça ne devrait pas être utile. Il est un peu plus de 9 heures quand nous démarrons la marche. Le rythme des pas est tranquille ce qui me permet d'avancer sans trop d'efforts, en bavardant, vers le plateau de Lagouna. Le simple fait de discuter en marchant, me fait oublier que nous venions de passer la baisse de Laguna (1677m). Nous sommes en train de gravir la portion qui va nous mener au fort Tabourde (1912m). La première partie du parcours a été effectuée sans avoir eu à forcer, ce qui est de bonne augure pour la suite me dis-je. Arrivés au Fort, je propose à Lucien de prendre à gauche mais Lucien est plutôt d'avis de passer par le vallon dénommé La Vallette. C'est un vallon qui longe, à son pied, la crête de la Cîme de Pépin et qui mène, à son amont, vers la cime du Bec Roux. En ce lieu, la neige fait son apparition, s'impose à nous et surtout aux semelles de nos chaussures qui n'ont pas d'accroche sur cette neige transformée, tôlée et glacée. Hum, les dévers sont mal supportés et la glissade m'attend à chacun de mes pas. Mes bâtons qui me servent en ce lieu à assurer la quasi-totalité de mes appuis n'ôtent aucunement le risque de glissade. D'ailleurs, à un passage que je ne sentais pas, je me vois m'assoir sur mes fesses en mode luge pour passer ce dévers. Quant à Lucien, il se montre plus à l'aise que moi mais reconnait que l'avancée est quelque peu scabreuse par endroit. D'ailleurs, il dût creuser la neige dure avec la pointe de ses chaussures pour s'assurer une accroche dès que cela s'en faisait sentir …. et nous n'étions que dans le vallon !! Je m'imagine aisément la qualité de la neige sur la crête qui ne pouvait être que pire ou en tout cas pas mieux selon moi car forcément plus exposée aux forces du vent quand ça souffle. A ce propos, nous avions ressentis un vent d'Est dès que nous sommes approchés du Fort Tabourde mais cette dynamique éolienne s'est estompée dans ce vallon enneigé. Nous devions être probablement sous le vent pensais-je ! Chacun de nos pas nous fait avancer dans ce vallon froid mais ensoleillé. Il nous faut un certain temps pour en sortir et atteindre enfin une sorte de col qui est en Est de la cime du Bec Roux. C'est à cet endroit, que nous allons nous attaquer à la dernière partie de la rando qui n'est que montante et abrupte jusqu'à la cime de Pépin. Ca y est, on arrive bientôt …. Encore une petite demi-heure pensais-je vu que nous avançions avec délicatesse pour cause de neige dure. Je regarde de chaque côté tout en me disant, mon Polo, tu n'as pas le droit de manquer tes appuis car si glissade, c'est jusqu'en bas. Alors voilà, bien concentré sur mes pas et mes choix à faire pour réduire les risques. Finalement, n'ai-je pas le bonheur de suivre les pas de mon ami Lucien qui ouvre la marche et me laisse ses marques et plus ou moins ses accroches ? mais si ça réduit le risque ceci ne veut pas dire aucun car la neige dure ne s'enfonce pas toujours au passage de son poids. Je me dois d'être très vigilant pour ma sécurité, la glissade n'étant pas permise mais pour autant, une certaine griserie m'envahissait malgré l'effort qui est à fournir en parallèle du stress que j'ai à gérer. Lucien arrive sur la cîme 5 bonnes minutes avant moi. Son sac était déjà posé quand j'arrive. On se pose la question de savoir vers quel versant nous devons exposer nos ailes. Pour moi, c'est l'Est qui est le cap de décollage car je ressens une légère brise travers gauche quand je prends le Fort Pépin comme axe, c'est-à-dire la crête en sa longueur. Vient ensuite la réflexion de positionner son aile sur la crête, Lucien me questionne, je lui propose d'étaler notre aile de manière à ce qu'elle vienne se poser le plus possible sur du plat ce qui faciliterait la course d'envol mais aussi et surtout la préparation de l'aile. En effet, nous avions peu de marge pour nous déplacer autour de l'aile sans prendre le risque de s'exposer à glisser et à quitter les lieux sans son aile et jusqu'au pied du relief. Hum …. Pour autant j'oublie tout cela et me déplace précautionneusement malgré tout pour aider Lucien à mettre son aile dans les meilleures conditions pour la vérification du cône de suspentage (pas question de négliger cet élément là pour un envol sans souci). Puis je me prépare, à la différence de Lucien, mon aile est déjà fixée à ma sellette et facilite la mise en place de mon aile. Il ne me restait qu'à vérifier qu'il n'y est pas de nœud dans le cône de suspentage (pas de clé). Je fais quelques petits gonflages pour vérifier cela puis je pose mon aile juste au-devant de mon ami Lucien. Pour moi, j'étais prêt pour le décollage. Il ne me restait plus qu'à m'assurer que Lucien l'était aussi. L'affirmation qui m'est exprimé par Lucien, je stimule à lever mon aile, je la temporise un bref instant afin de me donner le temps de sentir mon aile. Bien solide au-dessus de ma tête, je libère mon aile comme mon envie de décoller en lançant la course d'envol avec quelques pas et appuis ventral en me penchant vers l'avant. Le cap que j'ai choisi est en direction Est. Décollage, petite retouche sol avec la pointe de mes pieds et hop …. je vole. Juste après mon décollage, je serre le virage que j'enclenche vers le relief sur ma droite pour passer derrière et au-dessus du Fort Pépin afin de basculer sur le versant Ouest du relief que je venais de quitter par un décollage qui devait réussir du premier coup. 3h10 d'efforts au sol pour atteindre le décollage et maintenant il ne me reste plus qu'à profiter au max du plaisir que le vol me procure. Eloigné maintenant du relief, je pense à mon ami Lucien qui se retrouve seul au déco et qui doit à son tour assurer son envol sans encombre. A plusieurs reprises je prends soin de vérifier si une aile décolle bien du Pépin. Je vole, je vole, et je ne vois toujours pas d'aile qui décolle. Avec le temps qui passe, ne voyant toujours pas d'aile en l'air, j'ai l'inquiétude qui grandit. Durant mon vol, je vis avec mon aile quelques turbulences je rencontre qui m'impose à tenir et piloter mon aile. Je me questionne toujours quand mon aile ne me parle plus, dans ces situations-là, très concentré, je mobilise toute mon énergie et attention pour mon aile et le milieu dans lequel je me trouve. Le calme retrouvé et le vol redevenu serein, je me retourne pour vérifier qi je vois l'aile de Lulu en l'air mais toujours rien. En approche de Cagnourine, je focalise mon attention pour réussir mon atterrissage sur une des planches de la propriété de Lucien. Atterrissage réussi comme je le souhaitais, je m'empresse d'aller regarder du côté de la Cîme Pépin pour y trouver Lucien en vol mais toujours pas d'aile pour mes yeux. Finalement, il sortira au-dessus de la Pyramide comme par enchantement et ça, cet instant, est aussi fabuleux à voir.



Crête de la Cîme de Pépin




10 décembre 2016 - Plan du Lion

Aujourd'hui, c'est une journée vol libre pour un randovol qui a démarré de la plage des Sablettes (Menton) pour l'objectif "le Berceau" ce qui correspond grosso modo à 1100m de dénivelé en partant du niveau mer. Au fil de l'ascension, comme l'aérologie était douteuse avec de l'Ouest qui soufllait, Alex a pensé qu'il était plus sage de s'arrêter au déco du plan du lion où la brisette de pente était quasiment de Face. Toujours insatisfait de ne pas aller jusqu'au bout, je manifeste mon désaccord en arguant que nous pourrions au moins monter au Berceau pour se rendre compte sur place des conditions aérologiques mais, mes arguments ne semblaient pas être suffisamment convainquant pour refaire démarrer le groupe pour l'objectif initial. Je finis par accepter l'idée de décoller où nous nous étions arrêtés: Le Plan du Lion. Sac sellette au sol, nous déballons nos ailes respectives pour nous préparer. Le sol est jonché d'herbes hautes et de tiges sèches qui sortent encore de terre ce qui rend la surface pas très accuillante pour nos ailes et surtout pour libérer totalement les suspentes de tout accrochage. Une fois le travail de préparation fait, tour à tour, nous décollons. C'est Alex qui a fait le fusible puis Eric qui s'envole après m'avoir demandé de vérifier que ses suspentes soient bien libérées de tout accrochage. Il est donc le deuxième à s'envoler sous les yeux de laurent et moi. Laurent est à son tour prêt à s'envoler. Pour ma part, je suis l'oeil bienveillant que tout se passe bien lors des levées d'aile et cela ne manque pas pour mon ami Laurent. Laurent s'envole avec la Golden 4 que je lui ai prêté pour l'occasion puisqu'il est venu sur le continent sans aile. Il ne me reste plusq qu'à fermer le bal des envolées. Ca pourrait paraitre simple et pourtant ça ne sera pas ainsi. En effet, c'était sans compter sur les brindilles qui trainaient sur le sol. A chaque levée d'aile, les suspentes tenaient un rôle de ramasseuses de brindiles plus ou moins épaisses ce qui avait pour conséquence de foutre le bordel dans le cône de suspentage et donc de faire des clès par-ci par-là. Je me suis repris à 4 fois si ce n'est 5 pour nettoyer les suspentes de ces merdes sèches qui s'aggripent avec une facilité déconcertante. Voila .... j'ai eu d'énormes soucis à décoller à cause de ce simple fait. La prochaine fois, dois-je venir avec un petit rateau ? Après quelques passages d'énervement, je finis par levée l'aile sans brindille. Enfin, c'est à peu près juste sauf que j'ai fait un vol avec une brindille coincé dans deux suspentes mais sans conséquence pour le pilotage. Durant tout ce temps, laurent qui avait décollé il y a déjà un petit moment, tourné devant et au-dessus du déco pour m'attendre. Une fois en vol, Laurent et moi avons fait le chemin ensemble comme pour la montée mais cette fois-ci par la voie des airs. Pas de vidéo car dans l'énervement, j'avais cru que la caméra était allumée mais ce n'était pas le cas. je crois que j'avais perdu un peu de mon calme et de sérenité. Heureusement qu'en l'air, je me suis retrouvé calme et heureux de voler avec un décor fabuleux tout autour de moi.



Moment de détente le verre à la main




03 décembre 2016 - Mont des Moulines

Avant hier un beau et long randovol de 4 heures, hier 75 minutes de vélo et aujourd'hui une petite rando au programme avec mon ami Eric Blanc. Départ de la rando de Cougne à Beuil (1450m) et arrivée sur sommet du Mont des Moulines (2083m). C'est donc une rando de 633m de dénivelé que nous nous offrons. Le départ se montre assez laborieux avec son sentier qui passe dans le lit du Cians. En effet, il se présente, par endroits, défoncé consécutif aux fortes intempéries de ces derniers jours. Quand on sort du lit pour le sentier en rive ouest, ce sont des chasseurs que nous croisons. Nous avons eu droit à une scène assez macabre où un jeune chevreuil gisé au sol avec un trou béant au niveau de son cou. Voilà un sport qui tend à me révolter mais bon, il en faut pour chacun et si c'est fait dans les règles de l'art avec respect je me dois de l'accepter. Nous poursuivons le sentier Au sommet, il y avait un léger Est ce qui donne une aérologie travers gauche (à l'endroit où nous nous trouvions) que nous avions à gérer au moment du décollage. Mon plan de vol était de décoller avec un cap vers le sommet Countent puis virer à droite pour longer la crête de Croisette où là, j'ai pu monter dans le ciel malgré un ciel plus bâché qu'ensoleillé. Si nous voulions du soleil, il aurait fallu poursuivre notre itinéraire jusqu'au Mont Mounier. En effet, celui-ci était bien ensoleillé mais ni Eric, ni moi aurions pu aller jusqu'au bout équipé comme nous l'étions (sans crampons et sans raquettes) ... pas question de s'exposer à la glissade sur une couche de neige certainement glacée. Pour autant, où nous nous trouvions pour décoller, une couche de neige clairsemée d'herbes sèchées sur pied était présente ce qui était assez sympa pour étaler nos ailes. Démêlages des suspentes puis accrochage de l'aile aux mousquetons de la sellette, je suis enfin prêt pour l'envol. Mon ami eric a fait de même et étions fin prêts tous les deux à nous envoler avec une brisette qui nous vient de notre gauche (travers gauche). Ceci ne va pas nous gêner à lever l'aile et ensuite adapter le cap qui convient pour un envol sans problème. Je décolle en premier, aussitôt Eric enchaîne derrière moi. La masse d'air est calme ... c'est un véritable plaisir de voler même sous un ciel plutôt gris. En survolant la crête, je m'élève dans le ciel, probablement un peu tiré par les nuages sans pour autant avoir à subir des turbulences (enfin quelques unes mais c'est normal). Eric, lui, a préféré s'écarter de cet endroit qui fait monter nos ailes. Le vol se résume à une transition vers le terrain d'atterrissage que nous avons élu en face du camping s'est effectuée tranquillement. Le posé s'est effectué de la même manière que le vol. Eric avait posé avant moi avec un posé également sur les pieds et petite course pour accompagner l'aile à l'endroit désiré.


Décollage sur le Mont Moulines




01 décembre 2016 - Randovol du Mangiabo

7h00, rendez-vous avec mon ami Jacques Allemand à la Turbie pour ne monter qu'avec un seul véhicule à Sospel. Nous avons comme objectif de partir de l'ancienne coopérative de Sospel pour atteindre le sommet du Mont Mangiabo. La température est négative à Sospel avec un bon -3 degré de Celsius. L'humidité qui sévit en ce lieu est cristallisée en glace ce qui donne une fine couche blanche sur les voiture et à certains endroit du sol. Avant de démarrer la rando, nous prenons un café pour Jacques et un capuccino pour moi et hop, la rando est partie mais avec les gants cette fois-ci car vraiment ça pique très fort. Une partie de la rando nous la faisons avec deux marcheurs bien sympathique dont un (René) a débuté le parapente il y a 4 ans en faisant un stage mais n'est pas allé plus loin mais il dit pourtant que voler c'est son rêve. A Jacques et moi, pour être partie de 348m (Sospel), il nous faudra 4 heures pour atteindre le sommet du Mt Mangiabo (1821m) en crapahutant sa dernière partie en prenant la crête qui nous y mène directement par l'ouest. C'est un dénivelé de 1473m que nous avons gravi tranquillement en vitesse decroisière mais dont la fin de parcours fut pour moi assez difficile à cause de la fatigue qui est venue s'installer. Une fois arrivés sur le sommet, nous pouvons constater une aérologie qui offre une belle brise de 10 à 15 km/h en Est avec un ciel bleu exempt de nuage. Il nous restait qu'à relier chacun notre aile montagne à la sellette, faire un prégonflage puis le gonflage pour lancer le décollage. Jacques part en premier, je le suis à quelques m:inutes près et hop, c'est le vol pour nous. En l'air, dans la masse d'air c'est du pur bonheur. Une transition des plus tranquille qui permet de lâcher les commandes sans compromis. Je survole le décollage du Mont Grosso puis celui de l'Agaisen avant de survoler le village de Sospel et atterrir sur le terrain officiel. Ce fut une magnifique journée vol libre comme j'aime (marche et vol). Merci Jacques pour cette fabuleuse proposition: Le Mont Mangiabo


Mt Mangiabo (en premier plan)



16 novembre 2016 - Randovol du Fort Pepin

En cette journée du vol libre avec une météorologie magnifique et sans vent en prévision, je décide de faire un randovol en visant la Cîme Pépin en partant de Cagnourine (1110m). En préalable, je voulais faire le Mont Bertrand en démarrant la rando à partir de la Baisse d'Ugaïl mais cela faisait trop de marche pour récupérer le véhicule après le vol. Pour des raisons pratiques, j'élis la Cîme Pépin. Je démarre la rando à 7h50 en laissant mon véhicule sur le site de décollage de Cagnourine. L'itinéraire m'offre un panorama magnifique de part et d'autre où je regarde au fur et à mesure de mon avancée. Les points important pour moi sont la baisse de Lagouna, le fort tabourde et enfin la cîme de pépin qui a son Fort Pépin juste en-dessous du sommet. En direction Nord de l'Italie, le Mont Viso jaillit de l'horizon, de la chaîne montagneuse des Alpes toute enneigée. Il m'aura fallu tout de même 3h31 pour me retrouver sur le sommet de la cîme Pépin, et quand j'arrive sur la cîme, je sens une aérologie avec un flux plutôt nord-ouest mais le temps que je m'installe en reliant mon aile à la sellette, le soleil qui brille de tous ses rayons, tant à orienter la brise plus en Sud-Ouest ce qui m'arrange finalement. D'autant que ma première tentative de décollage s'est soldée en échec en ayant refusé d'enclencher la course d'envol par le fait que je ne sentais pas mon aile solide au-dessus de ma tête. Je reprends mon aile en boule et je la replace sur la crête de manière à ce que je me laisse plus de temps de course et de perception de ce qui se passe entre elle (aile) et moi afin m'envoler ou pas. C'est avec un dos voile que je décolle. Je vole un peu trop incliné en arrière mais je profite du vol à fond. Le vol se termine non pas à cagnourine où j'ai laissé mon véhicule mais à la Macreuse après avoir échoué d'atterrir aux planches habituelles par manque d'aérologie suffisamment soutenue d'une part et d'autre part pour m'être allé un peu trop loin vers le village de Tende. Il ne me restait alors qu'à remonter à pieds ce qui m'a valu 200 m de dénivelé en plus.



Sur la cîme Pépin




03 novembre 2016 - Randovol de RCM

C'est au petit matin que je décide d'aller trimbaler mon aile Ultralite 3 du côté de Roquebrune Cap martin. Elle y fera son premier vol sur ce site et elle en sera à son deuxième vol après celui du 1er novembre à Roche D'Abisse. 1h40 de marche pour un petit vol sans casque car je l'avais oublié chez moi (où ai-je la tête ??)



01 novembre 2016 - randovol Roche d'Abisse

Pour la Toussaint, un pilote local de Tende (mon ami Henri) m'appelle la veille pour me proposer de faire un randovol du côté du sommet Roche d'Abysse. Une proposition que je trouve très interessante d'autant plus que, je viens tout juste de recevoir mon aile de montagne non encore essayée en vol. Nous tombons d'accord sur un rendez-vous pour 7h30. Réveil mis sur 5h15 me voila à Tende vers 7h15. Sur la route je me suis fait flasher par un nouveau radar placé après Breil/Roya ! les boules .... Je file à mon chabotou pour récupérer quelques affaires que j'ai besoin pour cette sortie, en l'occurence la sellette réversible light. Après avoir pris un café chez Henri, nous rejoignons Vievola pour y laisser une voiture et continuer avec la deuxième par la piste de Caramagne pour atteindre 1300 m environ où on y laisse le véhicule pour démarrer la rando. Fatigué du week end où j'ai effectué un séminaire de mission humanitaire, je démarre la rando tranquillement mais surement mais au fil de la marche la fatigue s'installe crescendo. C'est dans le troisième tiers du parcours que ça se complique pour moi. Je n'avais pas encore atteint le fort Giaure qu'il me fallait faire des petites pauses, ceci pour que je puisse continuer à avancer. C'est exténué et las que je finis la rando sans atteindre le sommet comme l'aurait souhaité Henri. Il est vrai que lorsqu'on est au pied d'un tel relief l'envie d'atteindre le sommet s'impose mais je n'en pouvais plus. Il me fallait garder un peu de force et de lucidité pour voler. Heureusement que l'aérologie ne nous empêche pas de décoller car je me voyais mal devoir redescendre à pieds. Je déballe mon aile et je me fais aider par Henri pour découvrir l'aile que je n'avais pas encore étalée de puis son achat. Je la découvre avec tout le bonheur qui va avec mais aussi avec des inconnus du fait que je ne l'avais jamais sorti et donc jamais essayé ni au sol ni en l'air. Je me dois de faire un premier gonflage mais voila que la brise qui était présente à notre arrivée s'essoufle au point que tendre le cône de suspentage pour lever l'aile s'annonce compliqué. Finalement j'arrive à le faire mais sans que l'aile puisse rester au-dessus de ma tête. Je vais devoir décoller avec cette inconnue si légère. Je me suis placé derrière Henri et dans le même sens que lui, face à la pente. Finalement je vais décoller comme Henri me l'avait suggéré, en courant, alors que je voulais face au Sud-Ouest (c'était de là que la brise venait alimenter les lieux à notre arrivée) mais le précipice est bien trop prononcé et sans brise, ça ne va pas le faire. J'opte pour le même envol qu'Henri: décollage dos-voile et face à la pente mais il va falloir courir. Etant prêt, je m'élance avec les élévateurs avant en main. L'aile monte bien, je temporise pour attendre l'aile au-dessus de ma tête puis je lance ma course d'envol. Dans mon champ de course, il y a l'aile de mon ami Henri, je fais un petit saut pour éviter de la piétiner (Henri, m'en aurait voulu que diable), je retourche le sol pour deux pas et voila que l'aile me prend en charge sans que j'ai à retoucher le sol. Je vole ... j'ai laissé mon ami sans lui avoir demandé s'il était prêt. Il mit un certain temps pour décoller



Lieu de décollage sous l'Abisse




25 septembre 2016 - Mont Bertrand

C'est avec mon ami Henri Gaglio que j'ai arpenté le sentier qui part de la baisse d'Ugail pour aller sur le sommet du Mont Bertrand et ce, en passant par la cîme de Véléga. Certes ce n'est pas l'itinéraire le plus court mais combien plus progressif en terme d'efforts à fournir et donc de dénivelé. Départ de la rando à 7h35 de la Baisse d'Ugail après avoir laissé tout d'abord mon véhicule à Cagnourine et être monté à la Baisse avec le véhicule d'Henri. Nous démarrons tranquillement la rando en se disant qu'on a le temps puisque nous avons l'intention de décoller au plus tard entre 10h30 et 11h00. Le choix de l'itinéraire se fera vers la baisse de Crouseta. En effet, henri me propose 3 options. Prendre la crête qui mène directement vers le sommet du Mt Bertrand, couper à travers flanc de la crête qui part de la Cîme de Vélaga pour se terminer au sommet du Mont Bertrand ou bien prendre le sentier qui onge la crête jusqu'à la Cîme de Vémléga et ensuite il suffirait de suivre la piste qui longe la crête de la Cîme de Veléga à la Croix jaune du Mont Bertrand pour ceux qui connaissent. Henri me propose ces trois alternatives et je choisi la troisième certement la plus longue en distance mais aussi la plus progressive. Il nous aura fallu 3h pile de marche pour atteindre l'endroit de décollage: le sommet du Bertrand. Chacun choisi l'endroit pour poser et étaler son aile (mon aile est celle d'Henri car je n'ai toujours pas ma nouvelle aile) et Henri à celle de Maurice Baldi. Il y a un vent de travers gauche et arrière qui rabat mon aile dans le sens du décollage ce qui n'est pas de bonne augure pour un décollage facile. Il est 11h, quand des bouffes de thermique déclenche et organise des turbulences aérologique. J'attends le mome,t le moins agité pour tenter de décoller mais si mon aile monte facilement au-dessus de ma tête quand je m'élance pour la course d'envol mon aile me dépasse tout en se déportant vers ma droite. Je dois remettre cela mais cette fois-ci juste en dessous du sommet croyant me mettre à l'abri de cette brise arrière gauche.


Sur le Mont Bertrand




14 septembre 2016 - Rando-vol Biplace à la Colmiane avec Fadila Chanane

Une journée pas comme les autres va se dérouler en ce jour. Comme en ce moment pour voler à Tende, c'est quasiment mission impossible à cause d'aérologie le plus souvent à l'envers de ce que nous avons besoin pour décoller et poser, j'ai pris la décision d'aller voler à la Colmiane. La Colmiane est le site de mes débuts et bien plus. Pour voler avec Fadila pour la deuxième fois mais cette fois-ci avec l'idéede rajouter la marche au plaisir de voler, c'est la vallée de Valdeblore que j'ai élu. Après s'être donné rendez-vous pour le covoiturage, nous voilà sur la route qui va nous amener tout d'abord à Saint Dalmas de Valdeblore où nous jetons un oeil pour observer ce que les manches à air nous disent (elles sont calmes, sans direction prticulière) et c'est bon signe à 9h30 à cette période de l'année. Nous montons ensuite au Col Saint Martin (La Colmiane) où l'observance des manches à air nous indique qu'il y a une légère rentrée de la Vallée de la Vésubie. Le temps de prendre un café et de papoter avec le seul restaurateur ouvert et qui a eu le geste de nous offrir les deux cafés américains après avoir parler d'arts martiaux et autres sports de combats dont il a pratiqué et en a gardé l'esprit, le ciel avec ses nuages de haute altitude nous indique, que le vent annoncé n'était pas encore rentré. Nous montons donc au décollage du Pic de la Colmiane sur les coups de 10h30 avec le Duster. Nous laissons le véhicule au pied du décollage et empruntons le petit sentier qui nous mène sur la pente herbeuse où tous les parapentistes étalent leur aile pour s'élancer vers le vide. Le sol est humide et les manches à air sont molles laissant deviner que la toute petite brisette qui vient les lécher vient de derrière. En l'état actuelle des choses, rien d'inquiétant, le décollage est possible en assurant une belle course d'envol d'autant que le BiGolden 3 décolle à merveille. Je me dis qu'il est encore tôt et qu'il serait judicieux de patienter encore un peu. Pendant ce temps, je vaque à préparer mon ailes et ma passagère pour être prêts à décoller si l'occasion se présentait à nous. Avec le temps écoulé, le soleil tend à briller un peu plus ce qui a pour effet de chauffer le versant arrière du déco offrant ainsi un flux d'air arrière plus prononcé. Flemmêches et manche à air s'agitent dans le mauvais sens. En regard de cela, j'esquisse une petite grimace à Fadila en lui expliquant que ces conditions là ne nous permettent pas d'envisager le décollage sous peine de se retrouver au tapis même en coutrant comme bip bip l'autruche. Bref, nous étions tous les deux enharchés aux écarteurs souples prêts à décoller dès que les manches à airs nous envoient le signal du feu vert mais ce n'était pas le cas. De ce fait, nou étions en attente avec les élévateurs avants dans chacune de mes mains. En effet, vu l'absence de bonne brise, c'est avec un dos voile que je vais devoir effectuer le décollage ce qui change un peu de mes envols à Cagnourine. Je préviens ma passagère qu'il va falloir se montrer patient pour l'envol tout en espérant que les conditions vont s'inverser et c'est ce qui va se passer. En effet, il y a des phases courtes où les manches à air se mettent dans le bons sens même si ce n'est que très léger, cela me suffirait pour lancer la course et s'envoler enfin. Je demande à Fadila de ne se tenir prête à courir et dès que les manches à air s'inclinent dans le bons sens j'annonce le top départ. Fadila s'exécute avec un peu de mollesse. Suis obligé de la stimuler pour qu'elle engage franchement la course d'envol mais de toute évidence, courir n'est pas trop sont fort. Malgré tout, l'aile bien lever au-dessus de notre tête, je mets du frein et accélère la course pour donner de la vitesse à l'aile. La pente herbeuse étant assez prononcée, nous finissons par nous envoler et à survoler les mélèzes qui sont au bas de la pente qui sert de piste de "lancement". Durant la course où elle devait accélérer, Fadila pousse des cris pour libérer son stress afin de laisser place à sa joie et bonheur de voler pour la première fois à la Colmiane. Site de ski qu'elle connait pour y avoir fait en début d'année la grande tyrolienne (la plus grande d'Europe parait-il).



11 Septembre 2016 - Randovol du Mont Agnelino avec Sebastien Creton.


Le rando-vol que nous devions faire la veille a été annulé pour cause d'une prévision météorologique avec mauvaise aérologie incompatible avec le parapente en région tendasque. J'avais préféré remettre ce randovol à aujourd'hui car les conditions prévisionnelles aérologiques plus optimistes. Ciel étoilé la nuit (bon ben ça, c'est quasi régulier, c'est le jour que ça déconne et ça veut dire aussi que je ne dors pas beaucoup ...). Beau ciel le matin avec peu de vent. Il est à noter que c'est mon premier randovol biplace avec cette aile. C'est donc un baptême de l'air pour Sebastien mais aussi pour moi en inaugurant mo aile à ce type d'activité qui est marche et vole (Randovol). Le rendez-vous avait été fixé pour 7 heures au bar des sports de Tende avec mon ami Denis et Sebastion Creton qui est un ancien camarade de travail au temps où j'étais repassé un bref de temps à la sipad. En descendant vers le village je prends Denis au passage qui avait pris la direction du rdv à pieds. Il est 6 heures 55 quand je vois Sebastien nous attendre posé fesses sur sa voiture. Nous chargeons la voiture de toutes les ailes et nous prenons cap pour la piste de Speggi. Nous y laissâmes la voiture sur la piste pour emprunter ensuite le sentier balisé qui est sensé nous conduire vers le sommet du Mont Agnelino. La rando a démarré à 7h30 aile sur le dos pour un dénivelé de 1057 m. Ce sont 6470 mètres que nous avons parcouru en 2h43' pour atteindre le sommet du Mont Agnelino qui est à hauteur de 2201m. Denis propose de s'arrêter sur une pente herbeuse assez généreuse pour étaler nos ailes et y décoller. Cet endroit ne me suffisait pas car pour moi, ce n'est pas décoller du Mont Agnelino qui est atteindre en marchant encore un petit peu. Le Mont Agnelino atteint, je positionne mon aile sur un replat qui surplombre le petit espace d'envol qui ne permet pas d'engager une course d'envol digne de ce nom. C'est à dire qu'il convient de faire une montée propre de l'aile au-dessus de notre tête sans devoir faire beaucoup de pas pour cela. En effet, nous n'avons que quelques petits mètres pour nous envoler après c'est un pierrier abrupt peu acceuillant. A notre arrivée, il y a avait une petite brisette de face qui me semblait bien faible pour se dire que le décollage se fera les doigts dans le nez. mais le temps de se préparer, de vérifier l'aile et son cône de suspentage et bien avant cela, de faire ses petits besoins qui soulage bien avant de voler (vous verrez qu'il y a beaucoup de parapentistes qui, avant de s'envoler, pense à vider leur vessie et autre, histoire de se libérer l'esprit où en tout de sensations peu agréable avec obligation de se contenir). La brise devient de plus en plus présente voire des déclenchements de petits thermiques sur les coups de 10h30. Denis prend le temps de bien se préparer et vérifie avec minutie son cône de suspentage. En ce qui nous concerne, nous étions prêts à décoller mais nous préférons attendre que Denis soit prêt lui aussi. Une fois Denis dans sa sellette et lains sur ses élévateurs avants, Je préviens mon passager, que notre décollage est imminent, il nous suffit juste d'attendre la bonne bouffe qui va aider l'aile a bien monter mais aussi à nous éviter de courrir pour faire voler notre aile. Quelques conseils à mon passager pour ne pas contrarier les différentes phases d'envol et hop, je lui donne le signal d'enclencher les quelques pas nécessaires pour faire monter l'aile. Sebastien est positionné face à la pente alors que moi, je fais face à l'aile pour la suivre des yeux et être rapidement actif pour corriger de manière adaptée une aile qui ne serait pas bien placée. 10h40, je donne le signal à mon passager qu'on y va en l'invitant à faire quelques pas vers la pente. Dans ce même temps, Il ne me restait qu'à actionner les avants que je tiens dans une seule main, en vue de faire mordre l'air par le bord d'attaque afin que l'air s'engouffre dans les caissons et donne forme à mon BiGolden 3. L'aile monte bien et au moment où celle-ci vient se placer au dessus de ma tête, je me retourne pour faire face à la pente derrière Sebastion mon passager. Petit coup de frein pour stabiliser mon aile, bien la sentir présente pour nous porter et hop je stimule mon passagerà envoyer la coiurse d'envol pour enfin décoller. L'aile nous emmène vers le vide, il ne nous restait plus qu'à la suivre. A la rupture prononcée de la pente, qui au passage est très vite arrivé, l'aile se met à plonger pour rechercher sa vitesse de vol, a eu pour effet de surprendre mon passager qui s'est un peu raidi sur ce coup là mais qui a bien attendu la consigne de s'assoir une fois éloigné du relief. Le vide étant sous nos pieds et l'aile volant avec tout le poids qu'elle avait à porter, l'aile pris tout son plané pour nous faire voler sous un ciel avec des nuages en haute altitude (le plafond était haut). J'ai quitté le surplomb du vallon pour me rapprocher du relief afin de venir survoler la crête qui se trouvait à ma gauche.La masse d'air était portante ce qui nous a permis de ne pas perdre du gaz. Je surveillais si mon ami Denis avait décollé mais nous ne voyons rien. Nous nous retournâmes plusieurs fois et ce n'est qu'au bout d'un certain temps qu'enfinnous apperçûmes une aile rouge levée se lever. A cet instant nous pensions qu'il avait enfin décoller mais pour autant toujours pas d'aile dans la masse d'air.J'effectue un virage à 360 degré pour mieux scrupter l'endroit que nous venions de quitter il y a quelques minutes mais toujours pas d'aile en vue. A cet instant, je me demande si j'ai bien fait de décoller en premier. Est-ce que j'aurai du rester au sol pour aider Denis à décoller. En effet, Denis est un pilote qui vole occasionnellement et a une aile qui n'est pas de dernière génération. Ces dernières n'ont pas le décollage aussi facile que les ailes d'aujourd'hui.Bref, je me vois dans l'occasion de faire mon vol le mieux que je pouvais avec en fond une certaine inquiétude de ne pas voir DEnis avec nous. En terme de vol, nous quittons la crête du relief que nous avons longé jusqu'ici pour tenter de rejoindre une autre crête qui se trouve à ma gauche. Pour se faire, je décide de me décaler vers elle en crabe en survolant le vallon tout boisé de mélèzes. Notre cap vise est le village de la Brigue que nous voyons au loin. D'en haut, nous pouvons apprécier la grandeur de ce village assez conséquent et qui ne se laisse pas deviner lorsque vous êtes à son pied. Tout doucement, nous nous approchons de la vallée de la Roya après avoir survoler les rochers de ........ La masse d'air est un peu moins agitée en approche de la vallée de la Roya alors que l'aile aux croisés des vallons avait des mouvements dynamiques en réaction à ceux des différentes masse qui se déplaçaient autour de nous.Thermiques et vallons devaient y être pour quelques chose et m'avaient imposé à piloter mon aile. Mais nous voilà à survoler très bientôt la vallée de la Roya, nous voyons l'aval du village de Tende se rapprocher de sous nos pieds. En face de nous, nous avons le Mont Bergiorin. Je préviens mon passager que nous allons le rejoindre pour tenter d'y trouver de qui monter. Nous basculons sur ce versant en traversant la Roya dans une masse d'air hypercalme. Pas de thermique ressentis à son devant, le soleil chauffe sa face Sud-Ouest mais je n'y trouve rien. Je me rapproche du reliefs pour espérer trouver du thermo-dynamique mais rien aussi. Je lme dois de contourner le relief pour prendre cap sur Cagnourine avec l'espoir d'y trouver un décollage alimenté pour faciliter notre atterrissage. Me rapprochant du site d'envol.atterro, je vois une manche à air molle, très molle. Les flemmêches mollassonnent aussi quand celles-ci ne pointent pas le sol et le comble de tout cela, une des manches à air me montre qu'il y a une brisette d'Est. J'ai deux paramètres à gerer dans ces coinditions là (en excluant l'idée d'aller poser à la Macreuse). Le paramètres un est de ne pas rater l'altitude de mon approche afin de m'aligner sur une des planches herbeuses et de deux, de tenter de faire un toucher au sol le moins traumatisant possible et dans ces conditions là, je ne sais pas du tout comment mon aile va réagir. J'avais trimé au max mon aile pour avoir le plus de finesse possible mais du coup une vitesse de l'aile au minima. Je pensais à la ressource et aux inconnus aérodynamliques à l'approche du sol. J'aligne, l'aile va vite. Je sens bien que ça va être dur d'atterrir proprement et sans choc pour autant j'essaye de faire le mieux que je peux en essayant de faire les bons choix. Je lève d'abord les bras pour avoir la vitesse mais la vitesse y est déjà. Un peu trop de vitesse alors je tente de la réduire en enfonçant un peu les commlandes mais pas de réactions. L'aile va toujours aussi vite et se rapproche du sol. Je fais un tour de main au frein et à 2 mètres du sol, j'enfonce les commandes sans que mon aile réagisse. On va toucher le sol à une vitesse non gérable avec nos jambes. Mon passager a compris que le mieux à faire était de lever les jambes au moment de toucher le sol. Pour ma part, je reste debout et à piloter jusqu'au bout au risque de. Mon passager cratérise le sol avec la sellette heureusement avec air bag fessier (sécurité passive) puis bascule vers l'avant. Quand à moi, je tape un peu fort un peu fort des talons tout en étant emporté par l'aile l'aile qui continuait à aller de l'avant. Il ne nous restait plus qu'à faire état de notre intégrité physique, nous relever après s'être détachés des écarteurs souples pour nous libérer de l'aile et du binome aérien. Nous nous sommes dit également que l'on s'en sort sans mal vu la vitesse à laquelle nous avons touché le sol (sans ressource d'aile possible avec vent de cul), à plier l'aile tout en scruptant le ciel en espérant voir l'ami Denis. Ne voyant rien venir, nous tentons de le joindre par telephone mais neni. Finalement, Denis surgit haut dans le ciel, ce qui nous rassura. Il s'en est allé poser lui, à la Macreuse quand il a vu les conditions merdique de Cagnourine. Il s'est également fait un peu surprendre par le manque d'air ce qui lui a valu d'aller poser à l'extrêmité du terrain. Peut-être que lui aussi léger vent de cul dans la vallée de la Pia car pas de flemmêches sur l'ancien terrain de foot. Il nous raconta qu'en fait, il avait rencontré des problèmes pour décoller et a dû s'y reprendre par 5 fois. De toute évidence, soin aile se montre fainéante au décollage quand il n'y a pas suffisamment de brise. Tout est bien qui fini bien. Denis nous remonte chercher la voiture laissée sur la piste de Speggi.Denis pris un peu par le temps, ne nous accompagne pas pour porendre un verre au bar des sports des frères Baldi. Ce fut un demi pour moi et un demi pêche pour Sebastien qui a arrosé pour cette occasion vol libre.


mon passager Sebastien Creton




27 juillet 2016 - Mont Agnelino

Levé à 4h30, parti à 4h45 après un café et deux brioches au lait, je prends la route pour me rendre à la Pia afin de récupérer mon aile puis je monte en voiture jusqu'à Speggi pour y laisser la voiture et commencer la rando (7h23). Mon itinéraire n'est autre que la piste, cela m'évite d'emprunter le sentier pédestre qui est forcément plus abrupte (j'évite le risque de m'exposer aux crampes musculaires comme ce fut le cas lors de ma précédente rando du Fort Pépin). Il m'aura fallu environ 3h30 pour atteindre le sommet et étendre mon aile sur le décollage sauvage. Quand je veux équiper mon casque de ma Caméra Garmin, je ne la trouve pas. Je peste après moi en me disant que j'avais du l'oublier dans la voiture. Au delà de cette frustration, je continue à mettre en place l'aile et me préparer au décollage. Je tente à plusieurs reprises de faire des gonflages dans le but d'ouvrir au mieux le bord d'attaque mais à deux reprises les bouts d'aile se cravate. L'aérologie se montre correcte mais les nuages se développent et s'obscurcissent à leur base. Il ne fallait pas trop attendre alors pour ne pas redescendre à pieds le chemin que je venais d'emprunter pour m'amener ici, je me dis qu'il me fallait décoller avant que je sois trop près du risque des limites de vol car en montagne, si il y a bien quelque chose qui change vite, c'est bien la météo et ce, en l'espace de quelques minutes. Je suis donc prêt, je lève mon aile avec un face voile, je me retourne et fait une bonne temporisation afin de bien sentir l'aile et l'aérologie. Ce n'est que lorsque je sens mon aile bien stable et solide que je m'élance vers le vide. Je suis immédiatement pris en charge par l'aile. En approche du nuage, qui tendait à m'inquier, je suis un peu balloté dans ma sellette light à cuissarde. Je me concentre à tenir l'aile à coups de petits mouvements de frein tout en cherchant à m'éloigner de ce nuage qui génère des perturbations aérologiques. Je prend cap vers le bleu du ciel et une fois éloigné du nuage, le vol devient un vrai plaisir par le plané de l'aile dans une masse d'air d'huile. Je lâche les commandes pour saisir mon appareil photo afin de faire une petite séquence vidéo. J'ai du gaz, je prends plaisir à regarder l'horizon à 360 degré. Que du bonheur !


Je suis dans le ciel ....



21 juillet 2016 - Fort Pépin

Rando-vol du Fort Pépin en compagnie d'Henri Gaglio et de Maurice Baldi. La rando est partie à 7h03 de cagnourine et il m'a fallu 3h30 pour arriver au sommet de la Cîme Pépin. La balade fut difficile pour moi par manque d'entrainement. Le parcours aura été marqué d'une difficulté à garder un bon rythme et une crampe au deux tiers de la rando (juste après le Fort tabourde). Une fois arrivé au lieu de décollage, je constate une brise sur versant Est (Thermique). C'est Maurice qui décolle le premier puis Henri. J'enchaine derrière et nous voila tous les trois à voler chacun sous son aile. Mes deux amis son sous la Yeti 3 de Gin et moi, à défaut d'aile de montagne, je vole sous mon aile aspen 4 avec une sellette light à cuissarde ce qui rend le vol un peu instable quand ça brasse un peu (aérologie turbulente).



26 avril 2016 - Rando-vol de Roquebrune Cap Martin

Sur ce rando-vol, j'ai fait le choix de rejoindre le décollage de la cîme du Mont Gros en voiture et le retour se fera à pieds. Cela dans le cas où ça ne volerait pas. Arrivé sur le décollage pas grand monde .... un pilote vec une Mantra. Petite discussion sur l'aérologie et il est dit que le vent devrait se faire sentir plus fort vers 15h00. Il est Midi, le déco est alimenté en Sud-Ouest. Le pilote est prêt à décoller et décollera avec une cravate en bout d'aile gauche. Il ne l'otera que plus tard. Pour ma part, je sors mon aile décidé à décoller aussi avec l'idée de ne pas rester trop en l'air en pensant plutôt au retour que je dois faire à pieds. Le vol aura durée un petit quart d'heure mais la remontée m'a pris environ beaucoup plus de temps. Parti du tunnel de la plage de Cabbé à 13h53, c'est à 14h31 que j'arrive à la voiture. Je retiendrai de ce vol, ma volonté de me remettre en forme par la marche. En ce qui concerne le vol, l'aile a bougé en première partie du vol mais ensuite, ce fut assez tranquille. J'ai pu constaté que le vent a commencé à rentrer vers 14h30 où l'on voyais bien les moutons au large qui confirme du vent fort.



7 avril 2016 - Rando-vol de Roquebrune cap Martin

C'est avec mon ami Alex que je fais mon premier rando-vol de l'année. Même si mes envies sont d'aller crapahuter les reliefs montagneux, ma forme physique ne me permettrait pas de faire plus que ce qui m'attend pour ce rando-vol qui prévoit de démarrer de la gare SNCF de Roquebrune Cap martin pour rejoindre le décollage du Mont Gros. Les prévisions météorologiques nous permettent de croire à un envol pour ne pas devoir redescendre à pieds. C'est donc un départ de la gare, sac sellette contenant l'aile de parapente sur le dos, à 10h25. Pour ce rando-vol, j'ai emporté avec moi le parachute de secours ventral ce qui a pour effet d'alourdir le portage de 1kg700. La rando démarre assez brutalement avec des escaliers à gravir et qui a pour effet de déclencher des douleurs aux mollets par manque d'entrainement. je me dois de faire de courtes pauses pour dissiper cette gêne algique peu agréable autant de ce fait le plaisir de marcher. Le papotage va bon train permettant ainsi de ne pas trop penser aux difficultés que j'ai à porter tout en avançant. Il me faudra 1h35 pour atteindre le décollage juste à midi et où les premières ailes se sont élancées pour voler. Il y a une bonne dizaines d'ailes et de pilotes qui attendent l'envol. Le décollage est alimenté par un ouest-sud-ouest d'environ 10 km/h. Je ne tarde pas à sortir l'aile de montagne de Gradient dénommée Eiger que j'ai à essayer pour me faire une idée de son comportement en vol et dans une aérologie plus soutenu que ce que j'ai pu jusqu'à présent gouté avec elle. Premier levé d'aile et c'est le départ. Mon vario bipe généreusement ce qui veut dire qu'il y a de quoi enrouler mais mon idée n'est pas de faire du thermique avec cette aile légère de 23 m2. Je me tente d'enrouler tout de même deux thermiques puis j'abandonne car je trouve l'aile un peu trop réactive donc qui demande du pilotage. Désirant plutôt me laisser porter et voler paisiblement, je m'éloigne de la zone thermiqueuse pour rechercher une aérologie plus calme en m'échappant vers le village. Le vol s'est effectué en une vingtaine de minutes pour un posé sur la plage de Cabbé avec Cap vers l'Est. Quelques minutes plus tard, je vois l'aile de mon ami Alex qui se pointe en approche avec un posé contraire du fait qu'il n'y avait pas de brise dominante. Je suis satisfait de ce rando-vol qui m'a permis d'ouvrir le bal pour l'année 2016.







Le plaisir terre/air en 2016 ... c'est le vol libre !



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