Parapente Passion 06


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2016

Biplace

Vols biplace 2016 ...


8 décembre 2016 - Biplaces Pierre-Yves et Liliane

Nous étions 4 ce jour là à nous donner rendez-vous pour voler à Roquebrune Cap Martin (avec Eric, Pierre-Yves et Liliane). C'est avec Pierre-Yves que je me projette à faire mon premier biplace de la journée. il est 10h00 quand nous montons au décollage du Mont Gros. Sur le tapis vert, il y a déjà les pilotes d'accro. Assez rapidement je dépose mon aile pour la préparer à faire son premier vol de la journée puis j'équipe Pierre-Yves avec la sellette que j'emploi habituellement pour le randovol et du tout nouveau casque pour passager. Si Pierre-Yves n'en est pas à son premier vol à l'inverse, il baptise le casque pour son premier vol. Les conditions aérologiques sont d'un calme plat et le décollage n'est que très légèrement ventilée avec une toute petite brisette d'un travers droit. Je préviens mon passager qu'il va falloir, très probablement, courir avant d'être pris en charge par l'aile. La première tentative d'envol se solde d'un échec à la suite d'un dos voile que je ne maitrise pas avec des conditions pareilles. La deuxième tentative, mieux positiionné par rapport à l'aile et à l'aérologie du momnt, se passe sans problème. La course d'envol se fait sur quelques pas et notre prise en charge pour l'envol se fait assez rapidement à la rupture de pente. Nous voilà en vol, Pierre-Yves pour son deuxième vol dont le premier s'est effectué à Tende. Depuis le temps que nous attendions de voler tous les deux voila que cette année 2016 se montre propice à cela. Avec de telles conditions aérologiques peu généreuses, il m'a fallu me battre pour faire durer le vol et l'endroit le plus propice à cela fut la zone située entre le Vista Palace Hôtel et le Mont Gros. Après avoir enroulé à maintes reprises le petit thermique qui était localisé en cet endroit, avoir fait l'ascenseur se déplaçant sur un axe à direction variable, nous sommes partis du côté du village de Roquebrune pour son survol. Le survol des flots marins ne manqua pas d'intérêts pour Pierre-Yves et l'approche de la plage fut fait du côté de Monaco. L'atterrissage a été assez doux bien que une brise de face était absente. Vol fait, vol sympa, pilotes et passager heureux. C'est le tour de Liliane de faire son vol maintenant. Pierre-Yves nous remonte au Mont Gros pour que je puisse faire mon envol avec Liliane, la doyenne de mes passagers depuis que je vole en biplace. Liliane se montrait très attachée à faire son dixième vol, un vol qui n'avait pu se faire à Tende car les conditions étaient bien trop forte pour le petit poids qu'elle fait. Le vol avait été remis pour des conditions plus calmes et c'est ce qui se passe aujourd'hui. Le vol est donc possible. L'envol se fait également comme pour le premier, en deux essais avec une aile qui s'était déplacée et couchée sur la droite lors de la première tentative. Sur le deuxième essai, il y eut aucun problème pendant la course d'envol et l'envol. Il ne restait plus qu'à profiter du vol et de sa douceur. Tout comme le premier, j'ai du travailler avec les petits thermiques pour prolonger le vol (éviter de faire un plouf). En fait, le deuxième ressembla au premier. La seule modification fut le posé. La brisette, à la plage avait changé de côté (2 vols biplace ce jour).



16 octobre 20146 - Biplace baptême d'Isabelle

C'est avec mes amies Nacira, Isabelle et Cécilia que j'ai rendez-vous à Roquebrune Cap Martin. Si Nacira a eu l'occasion de voler sous mes commandes, pour Cecilia et Isabelle ce sera un baptême de l'air qui plus est, sur ce fabuleux site qu'est Roquebrune Cap martin. Le décollage se fait du Mont gros (juste en dessous du Mont Agel) et le posé sur la plage de Cabbé tout proche de la gare SNCF de Roquebrune Cap martin. Une fois arrivés au décollage nous constatons un décollage peu alimenter. Cécilia se montre frileuse à décoller c'est donc avec Isabelle que nous allons ouvrir la journée vol libre. Isabelle écoute bien les consignes, avoue être un peu stressée mais me dit qu'elle a trop envie de s'envoler. Une fois équipés et reliés à l'aile par le biais des écarteurs, nous faisons face à Monaco et à un monsieur qui veut bien nous donner l'indication quand un brin de brise veut bien caresser le décollage. En effet, il ne faut pas compter sur la brise de pente pour être aider à s'envoler. Je trime presque à fond mon aile et nous voilà à attendre la dîtes brisette qui ne viendra pas. Ceci dit, ce n'est pas cela qui va nous empêcher de faire notre course d'envol et de finalement décoller sans difficulté. Nous profitons de ce calme aérien pour se faire plaisir à planer comme une mouette de la terre à la mer tout en sentant le vent relatif que créé la vitesse de l'aile avec nous en son dessous. Isabelle, me manifeste sa joie d'être entre ciel et terre et ensuite ciel et mer avant de poser en fin de vol sur le sable de la plage tout en évitant de justesse, un bien trop gros galet. Pour ce qui est du vol de Cécilia, il n'aura pas lieu car la peur ne l'a pas quitté depuis qu'elle a vu certains pilotes décoller à l'arrache. Ce n'est que partie remise si l'envie prendra le pas sur ses craintes de décoller (1 vol biplace ce jour).



02 octobre 2016 - Biplaces à Cagnourine

Depuis le temps que je devais le faire et tout arrive à ceux qui savent attendre. Voler à deux est pour moi un immense plaisir aussi, dès que l'occasion se présente je me propose à faire voler surtout si c'est des vols baptême. le vol baptême est le vol qui permet de faire découvrir ma passion et je ne m'en prive pas. Le nombre de postulants à cette journée biplace est au nombre de 9 dont 7 qui n'ont jamais volé et 2 qui ont déjà pris place dans ma sellette passager (Liliane et Sebastien). Pour se faire, j'ai fait appel à mon ami Dom qui est biplaceur comme moi et qui, pour l'occasion, se propose de me donner un coup de main. A cette période de l'année (automne, il arrive encore d'avoir de belle journée pour le vol libre et je souhaite vivement que la journée nous permettrait de voler sans interruption l'après-midi à partir de 13h (le temps que le soleil anime avec suffisamment de générosité, la brise de vallée). Il n'en sera malheureusement pas ainsi et sur la totalité du groupe, seuls 4 veinards ont pu prendre un peun de hauteur dans les airs. Ces 4 vols furent des vols baptême. Sylvia, Romain, Tanguy ont volé sous mon aile BiGolden 3 et Guillaume avec Dom. Si mon premier vol avec Tanguy fut assez dynamique et pour lequel mon aile avait parfois du mal à pénétrer dans la masse d'air, et pour lequel j'ai pu engager quelques 360 engagés, mon second vol qui s'est ensuivi juste après n'était plus du tout du même registre. En effet, peu après le décollage, je me rends compte que rester en l'air va être une véritable bataille. Cette bataille là, je ne la gagne pas. Je suis avec Sylvia en l'air, c'est son premier vol sous une aile de parapente. Je ne lui cache pas que le vol est compliqué et qu'il y a de fortes chances que nous ne reposerons pas au décollage. Je vouis également Dom se bagarrer pour rester en l'air et surtout pour prendre de la hauteur afin de pouvoir reposer au même endroit que nous avions décollés. Pour ma part, après avoir insisté un petit moment pour trouver quelque chose qui me permettrait de remonter dans le ciel afin de poser à Cagnourine, je me résigne à aller poser à la Macreuse avant qu'il ne soit trop tard. Je prends cap vers la vallée de la Pia pour survoler l'ancien terrain de foot pour ensuite faire mon approche. Il y a du zef et c'est turbulent. Je me concentre à bien tenir mon aile et quand je considère que je suis suffisamment bas pour m'aligner, je vise le terrain en ligne droite. Je pense être suffisamment haut pour poser en milieu de terrain mais c'était sans compter d'une brusque perte d'altitude que l'on nomme gradient de vent. Mon objectif a changé subitement, et est devenu Ne pas se prendre la barrière à l'entrée du terrain. Nous passons la barrière de justesse mais le petit déport à ma gauche nous fait toucher un buisson de feuillus par nos pieds ce qui stoppe inéluctablement notre avancée. C'est à la verticale, à 2 mètres du sol que nous nous posons sur un tas de branche feuillus et qui amorti le choc. Sans bobo, on se relève juste à côté d'un bel arbre qui venait fraichement d'être coupé. Mon aile est resté en arrière dont une partie du bord d'attaque avait basculé à son arrière et quelques suspentes sont restées accrochées à des branches d'un sapin. Je préviens mon ami Dom qui est en approche qu'il doit se méfier de la perte d'altitude brusque en approche du terrain. Il ne posa qu'à une trentaine de mètres de nous et bien content de n'avoir pas eu notre expérience. L'aile extirpée, nos amis viennent nous chercher pour remonter à Cagnourine. Les conditions aérologiques avaient une nouvelle fois changées, nous pouvons nous remettre en vol et c'est avec Romain que je m'envole pour un vol aussi dynamique que le premier. Il a eu droit également aux 360 à son plus grand plaisir. Une fois posés, quand j'ai voulu enchaîné un autre vol avec une passagère, j'ai du renoncer car les conditions aérologiques s'étaient une nouvelles fois mises au mou, bien trop mou pour envisager de se mettre en l'air. Le soleil basculant en ouest, nous mirent un terme à cette journée vol libre. Il y eu des contents (Guillaume, Tanguy, Sylvia, Romain) d'avoir pu voler et des frustrés (Charline, Liliane, Elodie et Loen) pour être restés seulement au sol mais, ce n'est que partie remise (4 vols biplace ce jour).




25 septembre 2016 - Journée vols biplaces associatifs

C'est avec Jean-Marc Baldi, Dominique Dubois, Lucien Berenger et avec la présence bien aidante d'Henri Gaglio que nous avons pu faire voler une quarantaine de passagers dont la quasi-totalité du groupe découvrait le vol libre à travers l'activité parapente au décours de la journée des associations à Tende. Ca a volé toute l'après-midi pour lequel j'ai effectué pour ma part une dizaine de vols dont la fourchette de poids de mes passagers a varié de 41 à 104 kilos (10 vols bilace en cette journée).



20 septembre 2016 - Biplace Pierre-Yves (Tende)

Vol biplace et Baptême de l'air pour Pierre-Yves Archimbault sur le site de Cagnourine sous un ciel mitigé avec éclaircies et nuages. Si nous n'avons pu, hélas, prendre suffisamment d'altitude pour étendre notre domaine de vol, nous avons pu voler une petite demi-heure pour notre plus grand plaisir alors que la veille, voler était impossible en regard des conditions aérologiques et météorologiques. Il est à noter que dans l'après-midi, le temps a tourné à l'orage (1 vol biplace ce jour).



14 septembre 2016 - Biplace Fadila (Colmiane)

Les prévisions météorologiques n'étaient pas des plus optimistes pour cette journée mais, il y a souvent un mais que je dénigre rarement car, si le soleil n 'était pas des plus radieux et que du vent était annoncé, cela ne m'a pas découragé à tenter un randovol avec Fadila sur le site de la Colmiane. 7h30, c'est l'heure du rendez-vous avec Fadila puis nous prenons la route pour la Colmiane. C'est sur les coups de 9h30, que nous montons au Col Saint Martin pour y boire un café après avoir en premier lieu visité le terrain d'atterrissage et bien sûr les manches à air qui pointent le sol. Nous montons en préalable au décollage du Pic de la Colmiane avec la voiture afin de ne pas redescendre à pieds si les conditions aérologiques ne nous permettent pas de nous envoler. Arrivés au déco, nous constatons qu'il y a un léger vent arrière. Nous avons du attendre un certain temps afin que nous puissions, par vent nul, décoller et faire notre vol. Un vol plus que tranquille qui ne dura que quelques minutes. Il eut fallu remonter à pieds, aile sur le dos à travers mélèzes pour récupérer la voiture laissée au pied du décollage (1 vol biplace ce jour).




11 Septembre 2016 - Biplace avec Sebastien

Le rando-vol que nous devions faire la veille a été annulé pour cause d'une prévision météorologique avec mauvaise aérologie incompatible avec le parapente en région tendasque. J'avais préféré remettre ce randovol à aujourd'hui car les conditions prévisionnelles aérologiques plus optimistes. Ciel étoilé la nuit (bon ben ça, c'est quasi régulier, c'est le jour que ça déconne et ça veut dire aussi que je ne dors pas beaucoup ...). Beau ciel le matin avec peu de vent. Il est à noter que c'est mon premier randovol biplace avec cette aile. Le rendez-vous avait été fixé pour 7 heures au bar des sports de Tende avec mon ami Denis et Sebastien Creton qui est un ancien camarade de travail au temps où j'étais repassé un bref de temps à la sipad. En descendant vers le village je prends Denis au passage qui avait pris la direction du rdv à pieds. Il est 6 heures 55 quand je vois Sebastien nous attendre posé fesses sur sa voiture. Nous chargeons la voiture de toutes les ailes et nous prenons cap pour la piste de Speggi. Nous y laissâmes la voiture sur la piste pour emprunter ensuite le sentier balisé qui est sensé nous conduire vers le sommet du Mont Agnelino. La rando a démarré à 7h30 aile sur le dos pour un dénivelé de 1000 m. On aura mis près de 3 heures pour 1000 mètres de dénivelé et atteindre le sommet du Mont Agnelino qui est à hauteur de 2400 m. Denis propose de s'arrêter sur une pente herbeuse assez généreuse pour étaler nos ailes et y décoller. Cet endroit ne me suffisait pas car pour moi, ce n'est pas décoller du Mont Agnelino qui est atteindre en marchant encore un petit peu. Le Mont Agnelino atteint, je positionne mon aile sur un replat qui surplombe le petit espace d'envol qui ne permet pas d'engager une course d'envol digne de ce noml. C'est à dire qu'il convient de faire une montée propre de l'aile au-dessus de notre tête sans devoir faire beaucoup de pas pour cela. En effet, nous n'avons que quelques petits mètres pour nous envoler après c'est un pierrier abrupt peu acceuillant. A notre arrivée, il y a avait une petite brisette de face qui me semblait bien faible pour se dire que le décollage se fera les doigts dans le nez. mais le temps de se préparer, de vérifier l'aile et son cône de suspentage et bien avant cela, de faire ses petits besoins qui soulage bien avant de voler (vous verrez qu'il y a beaucoup de parapentistes qui, avant de s'envoler, pense à vider leur vessie et autre, histoire de se libérer l'esprit où en tout de sensations peu agréable avec obligation de se contenir). La brise devient de plus en plus présente voire des déclenchements de petits thermiques sur les coups de 10h30. Denis prend le temps de bien se préparer et vérifie avec minutie son cône de suspentage. En ce qui nous concerne, nous étions prêts à décoller mais nous préférons attendre que Denis soit prêt lui aussi. Une fois Denis dans sa sellette et mains sur ses élévateurs avants, Je préviens mon passager, que notre décollage est imminent, il nous suffit juste d'attendre la bonne bouffe qui va aider l'aile a bien monter mais aussi à nous éviter de courir pour faire voler notre aile. Quelques conseils à mon passager pour ne pas contrarier les différentes phases d'envol et hop, je lui donne le signal d'enclencher les quelques pas nécessaires pour faire monter l'aile. Sebastien est positionné face à la pente alors que moi, je fais face à l'aile pour la suivre des yeux et être rapidement actif pour corriger de manière adaptée une aile qui ne serait pas bien placée. 10h40, je donne le signal à mon passager qu'on y va en l'invitant à faire quelques pas vers la pente. Dans ce même temps, Il ne me restait qu'à actionner les avants que je tiens dans une seule main, en vue de faire mordre l'air par le bord d'attaque afin que l'air s'engouffre dans les caissons et donne forme à mon BiGolden 3. L'aile monte bien et au moment où celle-ci vient se placer au-dessus de ma tête, je me retourne pour faire face à la pente derrière Sebastien mon passager. Petit coup de frein pour stabiliser mon aile, bien la sentir présente pour nous porter et hop je stimule mon passager à envoyer la course d'envol pour enfin décoller. L'aile nous emmène vers le vide, il ne nous restait plus qu'à la suivre. A la rupture prononcée de la pente, qui au passage est très vite arrivé, l'aile se met à plonger pour rechercher sa vitesse de vol, a eu pour effet de surprendre mon passager qui s'est un peu raidi sur ce coup-là mais qui a bien attendu la consigne de s'assoir une fois éloigné du relief. Le vide étant sous nos pieds et l'aile volant avec tout le poids qu'elle avait à porter, l'aile pris tout son plané pour nous faire voler sous un ciel avec des nuages en haute altitude (le plafond était haut). J'ai quitté le surplomb du vallon pour me rapprocher du relief afin de venir survoler la crête qui se trouvait à ma gauche. La masse d'air était portante ce qui nous a permis de ne pas perdre du gaz. Je surveillais si mon ami Denis avait décollé mais nous ne voyons rien. Nous nous retournâmes plusieurs fois et ce n'est qu'au bout d'un certain temps qu'enfin nous aperçûmes une aile rouge levée se lever. A cet instant nous pensions qu'il avait enfin décollé mais pour autant toujours pas d'aile dans la masse d'air. J'effectue un virage à 360 degré pour mieux scruter l'endroit que nous venions de quitter il y a quelques minutes mais toujours pas d'aile en vue. A cet instant, je me demande si j'ai bien fait de décoller en premier. Est-ce que j'aurai du rester au sol pour aider Denis à décoller. En effet, Denis est un pilote qui vole occasionnellement et a une aile qui n'est pas de dernière génération. Ces dernières n'ont pas le décollage aussi facile que les ailes d'aujourd'hui. Bref, je me vois dans l'occasion de faire mon vol le mieux que je pouvais avec en fond une certaine inquiétude de ne pas voir Denis avec nous. En therme de vol, nous quittons la crête du relief que nous avons longé jusqu'ici pour tenter de rejoindre une autre crête qui se trouve à ma gauche. Pour se faire, je décide de me décaler vers elle en crabe en survolant le vallon tout boisé de mélèzes. Notre cap vise est le village de la Brigue que nous voyons au loin. D'en haut, nous pouvons apprécier la grandeur de ce village assez conséquent et qui ne se laisse pas deviner lorsque vous êtes à son pied. Tout doucement, nous nous approchons de la vallée de la Roya après avoir survoler les rochers de ........ La masse d'air est un peu moins agitée en approche de la vallée de la Roya alors que l'aile aux croisés des vallons avait des mouvements dynamiques en réaction à ceux des différentes masses qui se déplaçaient autour de nous. Thermiques et vallons devaient y être pour quelques chose et m'avaient imposé à piloter mon aile. Mais nous voilà à survoler très bientôt la vallée de la Roya, nous voyons l'aval du village de Tende se rapprocher de sous nos pieds. En face de nous, nous avons le Mont Bergiorin. Je préviens mon passager que nous allons le rejoindre pour tenter d'y trouver de qui monter. Nous basculons sur ce versant en traversant la Roya dans une masse d'air hyper calme. Pas de thermique ressentis à son devant, le soleil chauffe sa face Sud-Ouest mais je n'y trouve rien. Je me rapproche du reliefs pour espérer trouver du thermo-dynamique mais rien aussi. Je lme dois de contourner le relief pour prendre cap sur Cagnourine avec l'espoir d'y trouver un décollage alimenté pour faciliter notre atterrissage. Me rapprochant du site d'envol/atterro, je vois une manche à air molle, très molle. Les flemmêches sont mollassonnes quand celles-ci ne pointent pas le sol et le comble de tout cela, une des manches à air me montre qu'il y a une brisette d'Est. J'ai deux paramètres à gérer dans ces conditions-là (en excluant l'idée d'aller poser à la Macreuse). Le paramètres un est de ne pas rater l'altitude de mon approche afin de m'aligner sur une des planches herbeuses et de deux, de tenter de faire un toucher au sol le moins traumatisant possible et dans ces conditions-là, je ne sais pas du tout comment mon aile va réagir. J'avais trimé au max mon aile pour avoir le plus de finesse possible mais du coup une vitesse de l'aile au minima. Je pensais à la ressource et aux inconnus aérodynamiques à l'approche du sol. J'aligne, l'aile va vite. Je sens bien que ça va être dur d'atterrir proprement et sans choc pour autant j'essaye de faire le mieux que je peux en essayant de faire les bons choix. Je lève d'abord les bras pour avoir la vitesse mais la vitesse y est déjà. Un peu trop de vitesse alors je tente de la réduire en enfonçant un peu les commandes mais pas de réactions. L'aile va toujours aussi vite et se rapproche du sol. Je fais un tour de main au frein et à 2 mètres du sol, j'enfonce les commandes sans que mon aile réagisse. On va toucher le sol à une vitesse non gérable avec nos jambes. Mon passager a compris que le mieux à faire était de lever les jambes au moment de toucher le sol. Pour ma part, je reste debout et à piloter jusqu'au bout au risque de. Mon passager cratérise le sol avec la sellette heureusement avec air bag fessier (sécurité passive) puis bascule vers l'avant. Quant à moi, je tape un peu fort un peu fort des talons tout en étant emporté par l'aile l'aile qui continuait à aller de l'avant. Il ne nous restait plus qu'à faire état de notre intégrité physique, nous relever après s'être détachés des écarteurs souples pour nous libérer de l'aile et du binome aérien. Nous nous sommes dit également que l'on s'en sort sans mal vu la vitesse à laquelle nous avons touché le sol (sans ressource d'aile possible avec vent de cul), à plier l'aile tout en scrutant le ciel en espérant voir l'ami Denis. Ne voyant rien venir, nous tentons de le joindre par telephone mais neni. Finalement, Denis surgit haut dans le ciel, ce qui nous rassura. Il s'en est allé poser lui, à la Macreuse quand il a vu les conditions merdique de Cagnourine. Il s'est également fait un peu surprendre par le manque d'air ce qui lui a valu d'aller poser à l'extrêmité du terrain. Peut-être que lui aussi léger vent de cul dans la vallée de la Pia car pas de flemmêches sur l'ancien terrain de foot. Il nous raconta qu'en fait, il avait rencontré des problèmes pour décoller et a dû s'y reprendre par 5 fois. De toute évidence, soin aile se montre fainéante au décollage quand il n'y a pas suffisamment de brise. Tout est bien qui finit bien. Denis nous remonte chercher la voiture laissée sur la piste de Speggi. Denis pris un peu par le temps, ne nous accompagne pas pour prendre un verre au bar des sports des frères Baldi. Ce fut un demi pour moi et un demi pêche pour Sebastien qui a arrosé pour cette occasion vol libre (1 vol biplace ce jour).


Sebastien Creton avec son pilote préféré Aigle Chanteur




4 septembre 2016 - Biplace de Hugues

C'est sur le site de Cagnourine que je vais enfin faire voler Hugues qui attend cet évènement depuis décembre 2015. Il y a un dicton qui dit "Tout arrive à qui sait attendre" et nous avons pu le vérifier. Ce passager pesant près d'un quintal (91 kilos) en sera pour un baptême de l'air sur un site pas des moindre, celui de Tende. Un site particulier où il y a obligation de reposer à l'endroit même du décollage sous peine de mise en danger si l'on doit se poser en vallée. Pas question donc, de décoller dans des conditions aérologiques qui ne permettraient pas cette condition sine qua none. S'il y a une comparaison à faire par rapport à la veille (samedi), j'ai dû attendre midi pour décoller, ça ne devrait pas être le cas en cette journée où, selon les dires de mon ami Henri qui était déjà présent à notre arrivée, la brise se serait installée vers 10h30. En effet, j'avais pu apercevoir l'aile d'Henri quand nous sommes passés en vallée de la Pia pour rejoindre le déco, et je m'étais dit "tiens, ça vole déjà !!" Arrivé à Cagnourine, je constate effectivement, les flemmêches et manches à air agitées par la brise de vallée ce qui laisse penser qu'il n'est pas utile d'attendre outre mesure. Pour autant, je prends mon aile solo pour tester la masse d'air afin de me rassurer. Celle-ci se montre portante, je pars donc me poser pour échanger l'aile solo avec le biplace Bigolden 3. Une fois bien équipés et aile vérifiée, je conditionne Hugues au décollage avec des consignes claires et précises. Pour lever l'aile, je demande à mon passager de se positionner comme moi, c'est à dire face à l'aile. Très appliqué dans les consignes, Hugues recule avec moi pour lever l'aile puis avance pour aller vers elle quand elle nous tire. On se retourne juste un peu avant que l'aile se place au-dessus de nos têtes. A cet instant, c'est le temps de la temporisation. Une fois l'aile bien contrôlée, nous enclenchons les pas nécessaire pour aller, avec l'aile, vers le vide et ..... pour voler (1 vol biplace).



3 septembre 2016 - Biplaces à Cagnourine

Journée vols biplace avec mes amis Ilan, Anne et Chéma mais aussi avec Emilie et son chéri Ludovic (fils d'une collègue de travail). C'est- donc une grande journée vol libre à deux dans les airs qui se profile dès le petit matin. Le rendez-vous est fixé au parking de la gare à Tende mais il y a du retard car Cathy s'est trompée dans l'itinéraire en passant le péage d'auroute italien. Elle s'est conduite jusqu'à Impéria. Bref, nous avons patienté et avons rejoint le décollage de Cagnourine vers midi. Henri est déjà sur place et avait testé la masse d'air avec son aile montagne. Il nous informe que ça vient juste de se mettre en place pour les vols en biplace. En effet, flemmêches et manches à air montre encore des signe de faiblesse. J'en profite pour fakire voler Ilan car lors de son premier vol et en regard de son très léger poids, j'avais du écourter son vol à 10 minutes pour ne pas se risquer d'être en condition de vol non sécurisé (5 vols biplace ce jour).



21 août 206 - Biplace avec Clément et Nabil

Belle matinée le dimanche 21 août. Le ciel est d'un bleu pur donc sans aucun type de nuage au petit matin. Il est 11h00 quand on lève le camp de mon chabotou pour nous rendre à Cagnourine. Il est question de faire voler Nabil qui est d'emblée partant et Clément encore hésitant. C'est avec Nabil que j'ai fait mon premier vol. Un vol bien sympathique et bien géré, pour sa partie, par Nabil avec un un beau décollage avec contrôle de l'aile au sol et un atterrissage digne d'un possible redécollage. Pour Clément, lui qui s'était montré un peu hésitant la veille et au petit matin, il ne refusa pas de se tenter à décoller pour un vol tranquille. Il ne fut pas déçu de ce qu'il a vécu sous notre bonne aile et c'est tant mieux. Tous contents, nous sommes retourné au chabotou avec le sourire aux lèvres pour une soirée en famille (2 vols biplace ce jour).



17 août 2016 - Biplace Ilan, Hichem et son ami

C'est une journée biplace très attendue, souvent remise à cause d'une météo bien capricieuse. Mais même avec des doutes cat les préviz météorologiques ne sont pas des plus. C'est avec Ilan que je débute les vols car Ilan est un enfant de 8 ans 1/2 et c'est un poids plume que j'ai à faire voler (21 kgs pour 127 cm). Il a donc fallu attendre près d'une heure trente pour qu'un semblant de brise de vallée s'installe et soit suffisamment porteuse pour nous élancer vers le vide sous l'aile. Pas question de le faire voler dans une masse d'air trop costaud où nous serions en danger avec un poids aussi léger et une marge de jeu de comman,des bien trop restreinte. D'ailleurs, j'ai dû lester sa sellette avec des bouteilles d'eau et autres car la mienne ne comprend pas de poche suffisamment grande pour cela hormis pouvoir y mettre 4 paquets de mouchoirs papiers c'est dire la grandeur de la poche dorsale. Ensuite, c'est Hichem qui prend place avec des conditions un peu plus fortes mais qui ne va pas poser problème pour l'atterrissage. Vient ensuite le tour de son ami pour qui les conditions aérologiques sont beaucoup plus toniques et atterrir est devenu une grande bataille. Pour Chema, l'envol ne fut pas possible du fait que c'était bien trop fort. Ce n'est que partie remise (3 vols biplace ce jour).


Hichem et Aigle Chanteur




9 juillet 2016 - Biplace avec Florian

Avec Florian, en fin de journée nous renouvelons l'expérience du 6 juillet. Parfait décollage avec le BiGolden 3 pour un vol en soaring puis parfait atterrissage avec guidage au sol à deux pour nous ramener sufr la même planche du décollage. Très bonnes sensations et plaisirs partagés (1 vol biplace).



6 juillet 2016 - Biplace avec Florian

Il fait beau et c'est avec Florian que je vais m'envoler en quittant la planche herbeuse de cagnourine (propiété de l'ami Lucien Berenger). Les conditions sont molles, il y a du Nord-Ouest léger et il a plu la veille. La brise de vallée a du mal à s'imposer (Nous devons attendre 13h00 pour nous envoler). La technique de décollage que je vais tester est un face voile pour mon passager. Une réussite pour lui qui a su appliquer les consignes et moi pour avoir tenté et su apporter les petites corrections qui s'imposaient (1 vol biplace).



26 juin 2016 - Tende

Très laborieusement j'arrive à voler dans des créneaux horaires très restreint. En effet, dès l'aube le ciel est dépourvu de nuage et s'éclaire d'une grande luminosité et d'un bleu pur. Chaque matin je lève les yeux au ciel et je me dis que ça devrait être une belle journée si il n'y avait pas ce vent de Nord qui vient empêcher la brise de vallée s'installer correctement. De surcroît, les après-midi passent systématiquement en orage. A cela, vient s'ajouter le vent météo en altitude moyenne ce qui vient perturber les basses couches. Les seuls créneaux de vols possibles s'organisent le matin et avant que ça devienne trop fort si tant soit peu la brise s'installe correctement. Hier j'ai pu voler avec Rémi dans un court créneau . Aujourd'hui, ce sont deux vols biplace en fin de matinée avec Rémi et Elodie Pélissero. Pour Elodie, c'est son premier vol donc un vol baptême et pour Rémi, c'est son deuxième envol. Il a fallu attendre une petite heure pour que la brise s'installe et qu'un décollage soit possible. Sachant qu'une fois la brise installée, le renforcement de la brise va aller crescendo, jai écourté le vol de Rémi pour pouvoir faire voler Elodie avant que ça ne devienne trop fort. Une fois Rémi les pieds au sol après avoir posé comme des pros, je le détache pour qu'Elodie prenne sa place. C'est en une seule tentative que nous décollons. La levée d'aile s'est effectuée très proprement et c'est avec un immense plaisir que je fais découvrir le vol libre à ma jeune passagère (14 ans). De toute évidence, Elodie se montre joyeuse et satisfaite de découvrir cette activité du vol libre. Elle s'étonne de voir son jeune frère tout petit au sol tout en découvrant le village et ses alentours avec une vue d'en haut. Ce n'est qu'un petit quart d'heure que nous restons en l'air car l'accélération du vent m'incite à aller reposer avant que la mission de reposer pieds au sol devienne une vraie lutte. Pas question de prendre de risque inutile avec un passager. le vol doit rester un plaisir (2 vols biplace ce jour).



25 juin 2016 - Tende

Vol biplace baptême de l'air pour Rémi Pélissero âgé de 12 ans. Cela fait près d'un an qu'avec Stephane Pélissero (vacher de Varne et de la Pia) nous avions projeté de faire voler son fils Rémi et sa fille Elodie. Tout arrive à point à celui qui sait attendre et ce jour-là est enfin arrivé. En effet, il n'est pas facile de trouver le créneau pour voler en montagne avec une météo très capricieuse, orageuse ou ventée. Finalement, durant mes dix jours de congé passés à Tende, nous avons pu enfin trouver le moment pour tenter de se mettre en l'air pour son baptême de l'air en décollant du site d'envol de Cagnourine. Etant voisin de la vallée de la Pia, il nous est facile de nous trouver et de se rendre assez rapidement au point de décollage sans oublier l'aile BiGolden 3. Rémi ne fait qu'un petit quarante kilos, je ne manque pas d'emporter avec moi du lest (bouteilles d'eau) et nous voilà à poser pieds sur les planches herbeuses de Cagnourine. Nous ne sommes que nous deux et il nous fallait nous débrouiller pour décoller sachant que le décollage est toujours délicat sur ce site. Il y a obligation à ce qu'une brise assez soutenue soit en place ce qui rend le décollage délicat avec un risque de se faire arracher du sol et se recevoir l'aile sur la tête. Une fois l'aile étalée, Rémi équipé et préparé dans sa sellette qui est reliée aux écarteurs souples et avec moi, il n'était plus question que de décoller et nous nous employons à cela. Le décollage est, pour moi, un très grand moment et c'est d'ailleurs la phase de vol que je maitrise le mieux. Atterrir n'a jamais été mon fort et le vol à distance tout autant. Ceci dit, cela ne m'empêche pas de voler agréablement pour mon plus grand plaisir dès que la météo et mes dispos me le permettent et c'est bien cela l'essentiel. Ces temps-là, je tiens à le partager avec mes passagers dès que l'occasion se présente à moi, c'est à dire quand j'ai des connaissances qui ont le désir de découvrir le vol libre sous une aile de parapente. C'est le cas de Rémi et nous y sommes, à l'instant, prêts à décoller. la brise est suffisamment soutenu pour que l'on se tente à décoller maintenant. Quelques consignes sont données à Rémi en prenant soin de ne pas trop en dire dans le but d'être clair et surtout de passer à l'essentiel. Rester debout et maintenir une traction toujours vers l'avant même dans le cas où ne serions tirés vers l'arrière quand l'aile va monter du sol vers le ciel. Tout cela devrait être bien appliqué sauf que Rémi est de petite taille de par son âge. Dès que j'actionne les élévateurs avant pour faire monter l'aile, les écarteurs sont tirès vers le haut soulevant par la même occasion mon passager qui ne touche plus le sol avec ses pieds. Cela donne un mouvement de bascule à sa sellette et Rémi y tombe dedans, perdant ainsi sa verticalité. C'est l'échec de cette première tentative. On remet cela mais en précisant bien de se pencher bien en avant en lui expliquant que ça devrait permettre à Rémi de ne pas tomber en arrière et de ce fait, faciliter ma tâche à gérer pour maintenir l'aile au-dessus de notre tête et de pouvoir avancer le moment venu. Réussite totale cette fois-ci (1 vol biplace ce jour).



24 mai 2016 - Tende

Vol biplace avec Fadila à Cagnourine et mon aile ancienne l'Orca de 2007. En cette journée ensoleillée ce sont deux vols que j'ai eu le plaisir d'effectuer avec ma collègue et consoeur Fadila qui ne me cachait pas sa forte envie de voler sous une aile de parapente. Nous dûmes attendre un bon moment pour réaliser ce désir car la météo s'est montrée très souvent non compatible avec le vol libre. Comme tout arrive à qui sait attendre, le jour arriva par des prévisions météorologiques optimistes et l'on ne laissa pas l'aubaine passer. Le rendez-vous est donné pour cette journée ensoleillée et à priori sans vent. Nous montons au décollage de Cagnourine vers 10h30. Les manches à air sont dans le bon sens et flottent dans la masse d'air en étant animées par une brise de vallée qui se met en place. Mon ami Sylvain est là pour voler en solo et moi pour partager ce vol avec ma passagère, mais avant tout, je veux tester la masse d'air en solo pour avoir une idée de ce que l'aérologie locale nous propose. Ce vol m'indique que c'est tout bon, il ne me reste plus qu'à sortir mon aile Orca pour faire ce vol tant attendu. Entre temps, les conditions forcissent un peu. Je donne toutes les indications à ma passagère en oubliant de la prévenir qu'il faut impérativement rester debout tant que l'on ne s'est pas éloigné du relief une fois que nous ayons décollé. Notre première tentative d'envol se solde par un échec. En effet, la dynamique de la brise, nous arrache un peu du sol et ma passagère se retrouve assise, sellette sur le sol. Je n'arrive pas à contrôler l'aile qui part et nous tire vers ma gauche avant de s'écrouler sur l'herbe à son tour. L'aile remise en place, je ne manque pas de lui fournir l'information manquante "ne pas se laisser tomber dans la sellette avant d'avoir décoller et être loin du relief". La deuxième tentative est une réussite car cette fois-ci Fadila applique la dernière consigne donnée et lutte avec moi pour rester maitre de la situation afin de rester debout et avancer pour décoller. Youpi !!! nous décollons non sans mal car à Cagnourine la difficulté est de décoller comme d'atterrir sans se faire trainer au sol de par une aérologie très tonique. Une fois en l'air, nous effectuons ce vol dans une masse d'air animée par un léger vent météo associée à une brise de vallée devenant de plus en plus forte et du thermique qui commence à déclencher à 11h30. C'est son premier vol, un vol découverte de ce que le vol libre peut apporter comme plaisir mais aussi comme inquiétude lorsque l'aile se fait secouer par les mouvements d'air dans lequel l'aile évolue. Fadila se montre sereine et apprécie ces moments particuliers. Durant le vol, elle me verbalise que jamais elle aurait pensé un jour voler sous un parapente ... c'est donc chose faite et à son grand plaisir. Au bout d'une demi-heure de vol, je sens que la masse d'air devient costaud, les branches d'arbres et feuillus sont secoués par la brise locale. Je pense déjà que poser sera une lutte qu'il faudra bien gérer pour ne pas se faire mal à l'atterrissage. je préviens ma passagère que ce ne sera pas facile et qu'il faudra bien sortir de la sellette comme pour décoller et qu'il est important de rester debout à résister aux différentes forces qui vont nous tirer vers l'arrière. A ma plus grande surprise, Fadila a bien joué le jeu en restant bien debout tout en suivant le déplacement de l'aile que l'aérologie lui imposait malgré les contre que je me devais assumer pour ne pas devenir de simples pantins sous l'aile. Nous contrôlâmes un certain temps ce parapente qui ne demandait qu'à jouer elle aussi avec la dynamique de l'air avant que je me décide de la faire s'écrouler au sol pour nous désolidariser des écarteurs qui nous relient à l'aile. Fadila est réjouie de ces fabuleux instants vécus à deux et en vol. Aile pliée, nous allons nous restaurer avant de revenir vers 16h pour le vol de fin de journée. Pour ce deuxième vol, les conditions aérologiques ne sont plus les mêmes. Le vent météo est plus perceptible ce qui va nous offrir un décollage encore plus compliqué et un vol plus haché donc beaucoup moins agréable et demandant plus de pilotage. Conjointement, nous prenons la décision d'écourter le vol pour autant, le posé s'est effectué avec beaucoup de précision même s'il eut fallu être patient pour se présenter dans de bonnes conditions lors de la phase atterrissage. Ce fut une très belle journée découverte vol libre pour ma passagère qui n'en revenait pas de ce plaisir-là. Au prochain vol .... (1 vol biplace ce jour)



05 février 2016 - Roquebrune Cap martin


Ciel bleu, vent faible sans véritable dominance selon les prévisions. Avec Alex, Eric et Ansel, nous montons au décollage du Mont Gros.
Ce jour-là, ce sont deux vols biplace: Le premier avec Ansel dit le tahitien et le second avec Liliane dite l'Oie sauvage. C'est Eric qui décolle le premier et se paye même le luxe de faire le fusible. Avec Ansel, on enchaine juste derrière lui laissant derrière nous un bon nombre de pilotes qui attendent certainement des conditions plus soutenues ou favorables. Nous voilà donc parti Eric, Ansel et moi dans la masse d'air pour un vol bien sympathique. Eric ne volant pas suffisamment régulièrement, se contente de glisser dans la masse d'air sans trop chercher à gagner du temps de temps vol et évite de ce fait à chercher et trouver du thermique à exploiter. En ce qui me concerne, j'ai envie de taquiner les ascendances, un domaine qui n'est pas ma spécialité mais je tiens à acquérir et peaufiner quelques bonnes perceptions et bons réflexes pour gagner en altitude. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que nous ferons tout pour prendre du plaisir en l'air. Une fois que nous avons décollé, je reste un peu dans la trace de mon ami Eric mais, comme il quitte prématurément les lieux, on reste dans le coin pour zoner et trouver portance. Ce ne fut pas facile mais nous sommes parvenus à se hisser plus haut (de quelques mètres) que le décollage. Malgré un peu de Nord et d'Est, je me tente à aller vers les barres du prince. Pour autant, j'ai vite fait de revenir vers le déco car je sentais une aérologie malsaine de par les mouvements d'aile. N'insistant pas, je quitte rapidement les barres du prince que je venais tout juste d'emprunter par son versant Est. Ayant perdu de l'altitude par rapport au décollage, je me refais tant bien que mal entre la moquette verte et le Vista Palace. A force de bataille et en me décalant en est, je parviens à amener mon aile et mon passager au niveau du décollage voire plus pour continuer à jouer dans la masse d'air en face est Sud-Est du déco. Après une certaine satisfaction, nous filons vers le village pour le rejoindre sans pour autant le survoler vraiment, préférant aller sur les flots marins histoire de s'inonder de ses couleurs de bleus nuancés. On peut y deviner une activité des lames de fond marines qui viennent éclaircir le rivage par un bleu très clair qui détonne avec le bleu marine de la mer. Bref, après ce coup d'oeil jeté d'en haut qui vous en met plein les yeux, il s'agit de revenir sous l'aile et l'approche à la plage de Cabbé, saint lieu d'atterrissage pour mon P.U.L et mon passager. Sur la plage j'aperçois l'aile jaune de mon ami Eric qui a posé quelques minutes avant nous. Il y a également l'amie Lili qui effectuera le deuxième et dernier vol de la journée. Avec Ansel, nous nous apprêtons à poser sur la plage et pour se faire (sans moindre mal), j'engage une finale en bout de plage côté Monaco en direction du Cap martin (en est) afin de donner un peu de vitesse à l'aile en pensant à la ressource que je vais engager au moment du freinage pour ne pas poser trop fort même si c'est dans le sable que nos pieds poseront. Il n'a pas manqué grand-chose à mon ami Ansel pour rester debout mais ce ne fut pas ce dessin. L'accueil de Lili et Eric au moment de l'atterrissage était là .... tout le monde se montre satisfait. Comme jamais un sans deux (devise du jour) avec Liliane et Eric, nous remontons au déco pour un deuxième vol biplace mais, cette fois-ci je change de passager: Ansel a laissé sa place à Liliane qui se montre ravie de cette surprise (ce n'était pas prévu). Une fois arrivés au déco, la biroute est du bon côté (sud-Ouest). Je m'empresse de déballer mon aile qui prend quand même assez de place sur la moquette verte. Je déploie le bord d'attaque en une belle corolle et nous nous accrochons à l'aile. J'attends une petite bouffe de face pour décoller une nouvelle fois après Eric. Liliane, n'assumant pas correctement la course d'envol, je ressens un poids qui s'affaisse vers la moquette alors que nous devions engager à ce moment-là, l'effort d'une petite course pour assurer un décollage sans encombre. L'analyse est vite faite, au moment où il fallait accélérer la course pour apporter la vitesse que l'aile avait besoin, Liliane a eu ses jambes qui se sont dérobées ce qui imposa à mon dos de porter tout le poids pour éviter de m'écrouler moi-même (pas bon du tout pour mes espaces intervertébraux qui sont déjà pincés). Ceci m'inquiéta car, outre le mal au dos que je me trimbale depuis un bon moment, il y a aussi une récente déchirure à gérer ce qui n'arrangea en rien mon affaire. Un petit coup de gueule me libéra des tensions qui sont montées à ce moment-là. Je n'ai pas droit à l'erreur avec ma passagère. Voler seul est une chose, à deux en est une autre. Bref une fois en vol, tout se dissipe et nous profitons de la beauté du décor, des mouvements de l'aile avec nous en son dessous. Ce fut un vol d'une vingtaine de minutes qui nous a permis de planer un temps avec un posé qui aurait pu se faire sur les pieds si ma passagère avait pu croire que poser debout était possible. Mais, comme je le dis toujours, il vaut mieux lever les pieds plutôt que se faire mal. Avec cet état d'esprit, il est toujours plaisant de recommencer à s'envoler (2 vols biplace ce jour).



Mes co-pilotes du jour Liliane et Ansel




22 janvier 2016 - Biplace à Roquebrune Cap Martin

Cela faisait plus d'un an que je n'avais plus volé en biplace avec Liliane. Il était donc très attendu ce vol-là. Avec mes amis Eric Blanc, Alex Dordor et Liliane, nous nous sommes donnés rendez-vous à Cabbé pour 10h30. C'est avec mon véhicule que nous montons au décollage du Mont Gros. Quand nous arrivons, pas de parapentiste sur la moquette verte. Nous sommes les premiers à étaler nos ailes. Nous avons devant nous une demi-heure d'avance car les décollages en semaine hors week-end et jours fériés ne sont autorisés qu'à partir de 12h00. Nous nous préparons tranquillement sur un décollage qui commence à être bien alimenté avec du Sud-Ouest un peu tournant. Le ciel est clairsemé de nuages assez haut ce qui ne devrait pas déranger le vol. Après deux ou trois gonflages avec ma passagère, on finit par décoller enfin. Décollage parfait et cap sur les Barres du Prince. Au-devant des barres, j'ai du mal à trouver de quoi monter alors, je m'écarte et m'en retourne voler en Sud du décollage. Je trouve des ascendances providentielles qui me permettent de remonter au-dessus du Mont Gros. A une centaine de mètres au-dessus, je repars vers les barres du Prince avec plus d'altitude ce qui me permet de m'amuser sans trop me risquer. Malgré mon intention de rejoindre le décollage de Laï Baraï, je préfère rester en zone sûre pour faciliter mon retour vers le Mont Gros. Au bout d'un certain temps de jeu dans ce coin, je survole de nouveau le Mont Gros pour glisser vers le village de Roquebrune. Me voyant assez haut, je pense longer le Cap Martin mais nous n'atteindrons pas le bout du Cap martin afin de garder une certaine marge pour le retour ... je n'ai pas du tout envies de faire baigner mon aile dans l'eau de mer. Un peu contrés avec de l'Ouest qui rentre sur la mer, nous perdons peu d'altitude au-dessus des flots marins. Ce fut une belle transition, ce survol marin qui nous rapprocha du rivage du golfe bleu afin de préparer notre approche au terrain d'atterrissage dénommé Plage de Cabbé. Posés sur les fesses, ma passagère en a eu plein les yeux pour ce vol tant attendu (1 an+) en jouant avec les petits thermiques du jour (1 vol biplace ce jour).


La goupille (l'aile) est bien tenue .....







Vive le vol libre à deux en 2016 ....



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