Parapente Passion 06


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2014

Biplace

Envolées à deux ...... mille quatorze




20 décembre 2014 - Roquebrune Cap Martin (biplace avec Christine)

En cette journée annoncée ensoleillée, je dois dire que je suis assez déçu car le soleil était bien là mais terni par des cirrus qui ont contrarie la convection et donc point de brise de pente d'autant qu'un flux de Nord s'est montré bien trop actif. Navette à 11h15, prise avec difficulté puisque la réservation que j'avais effectué n'a pas semblait être effective en n'apparaissant pas sur le listing du chauffeur. Nous avons pu tout de même faire parti du voyage avec une Navette pleine à ras bord. Ceci annonce beaucoup de monde au décollage d'autant que lorsque nous sommes arrivés sur le déco il y avait déjà une floppé de pilotes qui attendaient de bonnes conditions pour décoller. Décollage encombré, décollage stressé ? un décollage plein de pilotes cherchant à décoller est un facteur de stress effectivement mais j'ai appris à patienter et surtout à me raisonner. Il sera temps de décoller en temps et en heure ... si ça doit décoller ça décollera. Bref ... assez compliqué aujourd'hui avec ce Nord bien présent et ce soleil qui ne brille pas de tous ses feux pour contrarier le flux qui arrive de Nord et qui tend à rabattre les ailes vers le sol plutôt que de les monter vers le ciel. Après une première tentative avortée car je m'étais pris les pieds avec ceux de ma passagère au moment où je me suis retourné pour engager la course d'envol. Dans ces conditions, pas d'hésitation, je stoppe tout et remontons l'aile au plus haut du décollage pour avoir plus de distance et de temps pour gérer la montée de l'aile et la course d'envol pour réussir une envolée dans des conditions aérologiques peu propices. Envol réussi, occupants volants contents ! il faut dire que les conditions pour s'envoler étaient très difficiles en ce qui me concerne mais nous y sommes parvenus et c'est tout en notre honneur car la passagère Christine s'est montrée au top. Le seul Bémol fut à l'atterrisage où nous nous sommes écroulés sur le sable au moment de poser pieds. Le vidage des caissons s'est imposé car le bord d'attaque a bien sûr mordu le sable mais l'important c'est de poser sans se faire mal et le sable me va bien pour cela. Félicitations à ma passagère qui a très bien assuré sa participation active au décollage en respectant bien les consignes. Je retiens de ses ressentis en vol et à l'atterrissage: sa sensation de zénitude en vol.



19 décembre 2014 - Roquebrune Cap Martin (biplace avec Liliane)

Vol biplace avec Liliane Bellieud, c'est son septième vol !!! Journée vol libre en compagnie d'Eric Blanc. Navette à 11h15, arrivé vers 12h00. Un peu de marche et hop nous arrivons sur le décollage. Il n'y a pas trop de monde mais l'aérologie est pourrie par du Nord-Est léger mais suffisant gênant pour poser problème pour décoller. Des pilotes à aile solo rencontrent quelques problèmes pour décoller et je me dis que pour nous qui sommes à deux ça ne va pas être la joie. Il aura fallu 4 tentatives pour décoller; Les 3 premières furent des échecs dont une avait failli réussir mais j'ai préféré avorter l'envol pour éviter un posible loupé qui aurait pu être marqué par un accident (la marge de réussite était bien trop étroite, trop hasardeuse). Ces trois tentives furent effectuées en Sud-Est. Las de ces infructueuses tentatives, je compte sur l'exposition solaire en face Sud-Ouest pour une brise de pente favorable. Donc positionnement de l'aile face à Monaco et hop tentative qui se solde par une réussite ... ouais c'est trop bien !!! on vole .... Petit vol bien sûr car conditions peu généreuses mais atterrissage doux après avoir trimé mon aile en position neutre. Passagère satisfaite pilote content ... n'est-ce pas Lili ? au prochain vol 2015 ........



11 décembre 2014 - Roquebrune Cap Martin (biplace avec Philippe)

Les prévisions météorologiques sont au top côté ensoleillement. Le rendez-vous avec Alex, Philippe, Liliane et Nanou est confirmé la veille après réservation de la navette. Le jour J, le soleil est au rendez-vous le ciel ne laissant place à un quelconque nuage. La seule zone nuageuse se trouve à l'horizon de la mer. Il ne reste plus qu'à avoir les conditions idéales pour décoller avec mon passager. J'ai une petite crainte car Philippe est un grand gabarit avec ses 187 cm et 90 kilos. Pour décoller en sécurité, il me faudrait une bonne petite brise afin de ne pas devoir prolonger la course d'envol et quitter la terre dans de bonnes conditions. Toujours les mêmes consignes je répète et surtout ne pas s'assoir ... courir, ne pas s'assoir et tout stopper si j'en donne le signal. Je dis souvent à mon passager que c'est lui le moteur de l'aile qui a besoin de vitesse. Avec ces consignes, je n'ai plus qu'à suivre l'effort de la personne qui est devant moi et à conduire l'ensemble du mieux que je peux pour réussir le décollage. Sur ce coup, le passager fait face au Cap Martin (décollage en Est) et moi face à l'aile. Le signal donné, le passager enclenche la course d'envol net moi je me préoccupe de faire monter l'aile proprement au-dessus de nos têtes. Une fois fait, pendant que mon passager continu l'effort d'avancer, je me retourne juste après avoir donné un petit coup de frein pour que l'aile nous attende et hop, nous sommes alors deux à faire face au cap que nous nous étions fixés et il nous reste plus qu'à accelérer notre course si besoin mais sur ce coup là, nous avons assez rapidement quitté la terre pour voler avec un déport vers la gauche car c'était du Sud Est qui alimentait le déco à cet instant.


Philippe et moi sur la plage de Cabbé




8 décembre 2014 - Roquebrune Cap Martin (biplace avec Chloé)

Les prévisions météorologiques laissaient prévoir une journée ensoleillée et sans vent ce qui était de bon présage pour le vol libre.
En ce qui me concerne, j'avais besoin de voler et entouré d'amis pour partager ces agréables moments que peut apporter cette activité En préalable, j'avais appelé Dom, Alex et Mireille pour se donner rendez-vous à Cabbé. Tous étaient partant puis Mireille s'est ravisée car elle avait omis qu'elle devait aller en Italie avec sa mère (ce n'est que partie remise). C'est donc avec Chloé que je vais faire mon vol biplace. Dom, Alex et Chloé sont donc au rendez-vous de 10h30. Pour monter au décollage du Mont Gros, nous utilisons la navette de 11h15. Arrivés au déco, celui-ci est déjà bien "encombré" par une floppé d'Italiens et bien sûr de locaux habitués du site. L'aérologie était un peu particulière matérialisée par une biroute qui fait état d'un ouest suffisamment marqué pour nous embêter au décollage. En effet, décoller avec de l'ouest n'est pas chose aisée, il est donc nécessaire d'être très vigilant pour ne pas se laisser embarquer de manière hasardeuse avec risque d'incident de décollage qui peut être dommageable physiquement. Bref, l'importance que je mets toujours dans les consignes pour mon passager s'est révélée une nouvelle fois utile. En effet, l'aile montant bien, proprement après avoir donné l'ordre d'y aller mais, dans la course d'envol il eut été nécessaire de relancer la course après avoir été soulevé une première fois par l'aile comme si elle volait. L'aile avait amorcé le vol mais elle s'enfonça aussi vite que ce qu'elle était monté. Cela est dû à cette aérologie particulière ainsi qu'aux caractéristiques propres de mon aile biplace. Une aile qui ne se fait pas facilement arrachée mais à contrario, a du mal à prendre en charge rapidement. Ouf !!! sur ce coup, je dois dire que je suis très satisfait du respect des consignes par ma passagère !!!. Ce vol là, pour Chloé c'est son deuxième. Les deux vols, elle les a fait sous ma commande. Elle avait pourtant voulu voler sur les Dunes de Pyla cet été mais cela n'avait pu se faire. Il lui reste qu'à apprécier pleinement ce vol que je lui fait vivre et elle le fait avec joie et bonheur mais si je la vois quelque peu crispée en s'accrochant aux écarteurs pour se rassurer pour ne pas tomber. J'ai eu beau essayer de la détendre et l'invité à ne pas se tenir, mais se lacher pour elle n'a pu duré très longtemps et se ragrippa aux écarteurs. Après avoir tenté de rester en l'air près du décollage, n'y arrivant pas, nous sommes allés au-dessus de l'hôtel Palace Vistaéro. Ici, pareil, pas de quoi monter ou zéroter alors nous avons pris la direction du Cap de Roquebrune pour survoler la mer. Il était temps d'aller poser et donc de se faire une approche correcte. Il y avait un autre biplace piloté par Christian Vidal, un ami du vol libre, qui était en approche de la plage. Nous étions dans l'obligation de bien nous surveiller pour ne pas nous compliquer l'atterrissage. Nous avons dû nous partager l'espace aérien avec rigueur pour ne pas se gêner en approche: Christian évolu du côté de la voie ferrée et nous du côté mer. Je fais en sorte de perdre de l'altitude plus vite que mon ami en faisant des virages un peu serrés et lorsque j'ai jugé que nous étions suffisamment bas, je me suis aligné au dernier moment pour poser avant le ruisseau. Je dois dire que je suis très satisfait de moi et de ma passagère sur ce coup car généralement, je cratérise le sol en posant avec cette aile mais là, nous avons posé comme une plume. Content de moi mais surtout de ma passagère qui a tout fait pour rester debout et faire quelques pas en avant dès que nous avons posé pieds au sol. Satisfait du décollage et de l'atterrissage, dès que nous avons atterri, je congratule Chloé qui a été parfaite en ce qui concerne sa participation dans les phases actives lui incombant.



Chloé et Aigle Chanteur





3 décembre 2014 - Roquebrune Cap Martin (biplace avec Severine et Thomas)

En cette journée tant attendue pour faire voler Thomas et Severine, la météo laissait entrevoir une possibilité de faire le baptême parapente pour Severine. Quant à Thomas, le parapente n'est pas une découverte puisque son frère l'avait déjà fait voler à Gourdon. Le rendez-vous pour 10h30 à la Turbie est respecté. Nous prenons le soin de laisser un véhicule à Cabbé puis nous montons sur le site du Mont Gros pour effectuer le premier vol biplace. Celui-ci se fera avec Severine comme passager. Quand nous arrivons sur le déco, la moquette verte du site est déjà bien piétinée par les pilotes qui n'attendent que les conditions aérologiques soient meilleures pour décoller. Tour à tour, ils vont mordre la masse d'air en décollant côté Est. Pendant ce temps je me prépare, prépare mon aile et la passagère en l'équipant de la sellette et du casque. Il ne me reste plus qu'à m'installer dans ma sellette, et à nous relier aux écarteurs pour nous solidariser à l'aile. Thomas nous aide à bien orienter l'aile face à Monaco car l'aérologie a changé depuis notre arrivée. Louis Xyberas, apporte sa contribution en démèlant drisse et suspente du frein gauche. Fin prêt, j'attends le bon moment pour donner le signal à Severine afin qu'elle enclenche la course d'envol. Les consignes essentielles lui ont été donné en préalable et l'accent de ne pas s'assoir durant la course a bien été faite et comprise par Severine. Au départ, après avoir donné le top, pour lever l'aile, Severine face à Monaco et moi face à l'aile, nous tirons l'aile pour qu'elle s'élève dans le ciel afin qu'elle nous arrive sur la tête. A cet instant, je me retourne pour me retrouver comme Severine face à Monaco et là, nous prenons allure vers le vide pour voler. La brise étant suffisante, nous n'avons pas eu à courir beaucoup pour voler. Une joie intense anime ma passagère qui le verbalise volontiers. Elle savoure le plaisir et la liberté que vol en parapente procure. Après avoir tenté, en vain, de trouver une ascendance pouvant nous élever au-dessus du décollage, je prends cap sur les barres du Prince où deux ailes semblent avoir trouvé de quoi tenir dans le coin. Le fait d'être parti un peu trop bas pour rejoindre les barres n'arrangea pas mon affaire. A force de chercher et de ne trouver que des pêts de mouche, nous finissons par nous éloigner des barres pour aller survoler le Vistaéro Palace un certain temps et ensuite aller sur la mer pour y faire deux petits tours en 360 moyennement engagés avant d'aller poser sur la plage de manière impeccable surtout que nous avons posés pieds sur le petit ruisseau qui scinde la page en deux. L'essentiel, ne pas poser fesse sur l'eau, a été fait. Sur ce coup là, Severine a assuré grave et c'est tout en son honneur. Faut dire que Severine est pompier de profession et hyper sportive, ce qui ôte généralement toute appréhension qui ne permettrait pas d'appliquer l'essentiel des consignes comme ne pas s'assoir au décollage et ne pas s'écrouler sur le sol au moment d'atterrir. Merci Severine pour avoir assuré l'atterro car il le fallait. Après avoir plié l'aile nous remontons au déco pour que je fasse voler Thomas. En ce qui concerne le décollage, ce ne fut pas la même histoire. La brise est très faible et se présente plus ou moins en Est Est-Sud-Est et parfois la biroute se présente en Sud. Bref ça tourne et ce n'est pas pour me plaire. Nous nous installons comme pour décoller en Est mais la brisette se montre plus présente en Sud-Est aussi, je prends la décision de décoller en oblique. Il s'avère que le décollage fut assez hasardeux. pas de problème pour lever l'aile mais en fin de course d'envol l'aile nous prend en charge puis se ramollit comme si elle était déchargée. Il eut fallu relancer par deux fois les appuis au sol pour ne pas se faire surprendre. Finalement, à une vrai rupture du sol, l'aile nous prend bien en charge et vole .... ouf .... c'était assez limite comme décollage mais une fois lancé, et ce dans les conditions aérologiques du décollage, il était plus que dangereux d'arrêter l'envol. Finalement, l'aile nous porte et vole. Nous prenons cap sur les barres du Prince pour aller chercher, avec beaucoup d'espoir, des zones ascendantes. Petites ascendances rencontrées que j'exploite difficilement car bien trop peu généreuses pour ma grandes ailes. Nous partîmes alors sur la mer pour finir le vol et poser juste après le ruisseau et sans s'écrouler au sol car Thomas, tonique et volontaire, a bien géré l'amortissement pour pouvoir enclencher 3 à 4 pas pour accompagner l'aile à bien se poser sur la plage sans qu'elle morde sable et galets. Tout le monde était satisfit de ces deux vols. Une journée vol libre qui s'est terminé dans une brasserie de la Turbie. Journée très sympathique que je renouvelle bien volontiers ....




19 novembre 2014 - Roquebrune Cap Martin

D'une prévision météorologique acceptable pour le vol libre, avec
Laure je conviens d'un vol biplace sur Roquebrune Cap Martin. Rendez-vous fixé, nous voilà partis vers le Mont Gros. Une fois arrivés sur le site de décollage du Mont Gros, nous constatons une petite aérologie en Est avec une biroute qui change régulièrement de sens mais rien d'inquiétant pour autant puisque sans vent. Il faudra toutefois soigner le décollage car la brise ne se montre pas véloce. Après nous être préparés soigneusement, nous voilà fin prêts pour décoller face à l'Est (cap sur Menton). Je rappelle vite fait à Laure quelques consignes dont la plus importante est de ne pas s'assoir durant la course d'envol. Il s'avéra que le décollage ne fut pas des meilleurs. En effet, pendant la course j'ai accroché le pied droit de ma passagère ce qui a provoqué un petit incident dans la continuité de sa course d'envol et pour lequel j'ai eu beaucoup de mal à prendre le relais car mes jambes, de par mon genou en convalescence, se sont également dérobées. Il n'était plus question d'arrêter cette lancée, même avec ces ratés, car l'aile avait pris de l'inertie et nous aurait trainé vers l'avant et sur le sol si j'avais pris cette décision. J'ai donc enfoncé les commandes un bref instant pour provoquer une ressource (cabrage de l'aile) afin de ne pas frotter le sol puis, j'ai remonté les commandes pour lui donner de la vitesse à l'aile et que nous volions. C'est ce qui se réalisa sans autre encombre. Ouf .... que ça fait du bien de voler et partager ces instants avec ma passagère. La suite du vol a consisté à rechercher des zones ascendantes pour rester tant soit peu en l'air. Mon pilotage consista à enrouler les thermiques. Avec Laure, nous avons dû nous battre avec du petit thermique que nous enroulions à deux. En effet, Laure m'a aidé par un jeu de transferts de poids du côté où je virais, à faciliter l'engagement de l'aile dans le virage afin d'optimiser le noyautage du thermique. Nous nous sommes battus pour enrouler du petit thermique un certain temps jusqu'à marre. A partir de là, en accord avec ma passagère, nous nous sommes dirigés vers la mer après avoir survolé l'hôtel Vistaero Palace et Monte Carlo Tennis Club. Une petite virée au-dessus de l'eau et pour finir, une belle et longue finale pour finalement nous cratériser dans le sable de la plage de Cabbé. Il ne faut pas compter sur l'Orca pour réussir un bel arrondi en vue de poser pieds en douceur quand il n'y a pas de brise de face et ce, malgré toute ma bonne volonté d'y parvenir. C'est ainsi que s'est terminé ce très sympathique et agréable vol à deux en cette journée d'automne. Une douce journée qui nous a permis de voler comme des oiseaux en survolant terre et eau.



Laure et Ti'Aigle



13.11.2014 - Roquebrune Cap Martin (biplace avec Mélodie)

Vol biplace avec
Mélodie en décollant du Mont Gros pour un atterrissage à la plage de Cabbé. Conditions au décollage: ouest moyennement fort avec mer quelque peu agitée caractérisé par la présence de moutons sur la mer. Les conditions aérologiques au décollage du Mont Gros laissent prévoir un départ assez technique de part la présence d'un vent météo en Ouest. C'est donc un travers droit assez tonique que je vais devoir gérer au moment de la levée d'aile. Je place donc les sellettes au bas de la pente moquette afin de ne pas à devoir subir un peu trop la force du vent. Finalement, nous avons bien géré un décollage avec une aile qui s'est levée seule (sans action sur les élévateurs avant). Je fais le choix de profiter de cette aubaine plutôt que de lutter contre. Notre action est d'aller se placer sous elle. Une fois prête à nous prendre en charge, l'aile se déplace dynamiquement vers la gauche par effet de brise forte (vent d'ouest rentrant assez fort). Heureusement que nous nous étions positionnés au bas de la moquette justement pour ne pas avoir à trop subir la dynamique aérologique au moment du levée de l'aile. Le déportage vers la gauche, nous l'avons, avec Mélodie, assez bien géré. Heureusement que j'avais prévenu ma passagère qu'il ne fallait surtout pas s'assoir avant d'être loin du relief tout en lui expliquant le pouruoi du comment et heureusement car, il eut fallu retoucher le sol et faire des pas pour continuer l'avancée que l'aile avait enclenché. En vol, c'est une aérologie assez forte en l'air que j'ai à gérer et j'ai vite vérifié que l'aile avançait dans le vent météo pour notre marge de manoeuvre et sécurité. Pour cela, nous étions allés directement vers la mer. Les moutons (écumes) qui témoignent qu'il y a bien du vent étaient bien présents. Je ne cherche pas à prolonger ce vol par sécurité. Hors de question de vérifier si le vent météo va forcir ou faiblir. Le posé se fait sur la plage de Cabbé dans la zone sableuse afin d'éviter tout impact bien trop dur si l'atterrissage ne se fait pas en douceur mais je savais, en regard de l'aspect de la manche à air que nous allons poser comme une plume. Au moment où ma passagère touche le sol, elle se tonifie sur ses jambes et avance de quelques pas comme je le souhaitais afin de déposer l'aile en arrière sans que celle-ci morde et avale le sable par ses caissons. C'est tout good et ça me fait très plaisir. Un posé doux, facilité par une brise soutenue.



24.10.2014 - Roquebrune Cap Martin (Biplace avec Liliane)

C'est le jour des retrouvailles avec
Liliane Bellieud, mon amie octogénaire de 84 ans qui me fait entièrement confiance pour voler sous mon aile biplace Orca. Liliane est avide de voler. A défaut d'être une oie sauvage, elle passe un certain temps à regarder sur mon site Parapente Passion 06 toutes mes sorties vol libre généralement assorties d'une vidéo pour immortaliser ses bons moments de vol. Que dire des conditions de vol ? Ce vol s'est fait dans des conditions aérologiques très calmes avec un manque de brise au décollage. Mais l'aile Golden 3 Light n'est pas gourmande en brise pour décoller, elle en a même pas besoin tant elle est facile à se lever pour s'envoler. C'est donc avec un super décollage que, Liliane et moi avons fait notre envol. Le vol en lui-même, avec ses 16 minutes, fut légèrement plus long que mon précédent biplace avec Sandrine. J'ai eu droit à une passagère active pour faciliter mes virages. En effet, Liliane s'est montrée très bonne élève en captant que le virage est facilité par un jeu de jambe qui donne des appuis à la sellette transmis à l'aile par le biais des élévateurs. Je pense que pour le prochain vol, je vais me servir plus franchement de cette collaboration afin d'optimiser les ascendances si celles-ci seront présentes. Pour en revenir au vol, il fut super doux et agréable où j'ai pu me coller à travailler du petit thermique au-devant et en retrait du déco. Puis, nous sommes allés faire les mouettes au-dessus de la grande bleu avant d'aller poser sur la plage de Cabbé. Un atterrissage un peu raté avec la tête dans le sable pour ma passagère qui n'arrive pas à appréhender hauteur et vitesse pour faire les pas nécessaires pour ne pas s'affaler. Dans ces cas là, vive le sable !!!


Deux mouettes sur le sable de Cabbé



21 octobre 2014 - Roquebrune-Cap-Martin (Biplace avec Sandrine)

C'est un vol biplace avec
Sandrine qui est prévu aujourd'hui. Avec Sandrine on s'organise la navette car les mardi et mercredi, il y en n'a pas. On laisse un véhicule tout près de la gare SNCF de Roquebrune Cap Martin et hop direction le Mont Gros. Sandrine se décrit très sportive avide de sensations. Ce n'est pas son premier vol en parapente, elle en a deux à son compteur mais les sensations que lui procure le plané du parapente,lui donne envie de renouveler l'expérience. Pour ma part, je vais pouvoir enfin essayer l'aile bi golden 3 en taille 39. La météo est correcte avec un flux de Sud-Ouest ayant tendance à tourner en Ouest en avançant dans le temps. Le temps que je prépare mon aile, la passagère et moi-même, les flemmeches sont carrément travers droit par moment. La brise est présente mais assez faible. Je préviens ma passagère qui est l'amie de mon amie Psylvia mon amie qui faudra peut etre bien courir et surtout ne pas s'assoir avant d'être loin du relief en lui expliquant que même si l'on est soulevé ou que l'on ne touche plus le sol à un moment donné, il faut s'attendre également à ce que l'aile plonge légèrement nous obligeant à relancer le pas de course pour ne pas se faire dépasser par l'aile. Si l'on s'assoir trop tôt, le risque de frottement de la sellette au sol va jouer le rôle de frein pour nous mais pas pour l'aile bien au contraire, cela va accélérer l'aile occasionnant ainsi un accident de décollage. La pression mise, la passagère va jouer son rôle pleinement pour un décollage réussi. Dès que le décollage est effectué, on vole, la passagère décharge son stress et sa joie dans un cri qui sort de ses entrailles. Dans ce cri là, on y entend que du bonheur !. En ce qui concerne le décollage, que dire de l'aile ??? Que le décollage est hyper facile avec une montée d'aile aisée même sans brise (reste à voir son comportement dans une brise forte). En l'air, l'aile se pilote facilement avec un maniement de l'aile aisé aux commandes. Dans du petit thermique l'aile profite bien de l'ascendance si minime soit-elle. J'aurai pu la tester dans du virage serré en thermique mais je n'ai pas osé enfoncer les commandes car ma passagère était légère. Ne connaissant pas suffisamment la plage de vitesse de cette aile, pas question qu'elle m'échappe en décrochage et que je perde brutalement du gaz en étant près du relief. Pour ce qui est de l'atterrissage, en prenant soin de faire une belle finale avec de la vitesse et d'enfoncer progressivement les commandes à 2 mètres du sol, ça donne un posé aisé sur pieds tant pour le passager que pour le pilote. Je donne une bonne note à cette aile bi golden 3 light taille 39 de 5kg900. Le seul bémol est la durée du vol qui se comptabilise à 11 minutes seulement pour cause d'aérologie bien trop pauvre en ascendance.



25 janvier 2014 - Roquebrune Cap Martin/Mont Gros (biplace avec Nacira et Olivier)

Il y a des rendez-vous à ne pas rater et celui de voler en fait partie. J'ai comme programme de faire voler Nacira, une collègue de travail et Olivier son compagnon mais le vol libre est très dépendant de la météo. Pour autant, les prévisions météorologiques étaient au beau fixe pour cette journée et de plus, sans vent. Ni une ni deux, quelques jours auparavant avec Nacira, on jette les dès pour ce rendez-vous attendu depuis quelques mois. Le rendez-vous est fixé à la Turbie pour 8h45, et hop c'est parti pour Cabbé afin d'y laisser mon véhicule pour ensuite rejoindre le déco du Mont Gros. Olivier se propose de porter mon sac de parapente ce qui me vaut d'épargner mon dos quelque peu algique dès que je fais des efforts de charge depuis que j'ai eu mon accident de moto en 2009. Nous sommes les premiers à arriver sur le décollage vert par son revêtement synthètique. Je m'empresse de déployer l'aile biplace Orca de 41 m2 de voilure. Les conditions aérologiques au déco ne se montrant pas généreuse vers 10h et il y a même un très léger vent de Cul (tendance Nord) mais au fil du temps, c'est un flux d'Est qui se met en place. Mon aile est positionnée pour décoller en Sud-Sud-Ouest .... ce n'est pas le bon plan. Un gros groupe de parapentistes acheminé par la navette arrive. Ils ne perdent pas de temps à étaler. Deux biplaces prennent place pour décoller en Est et le reste de pilotes semblent vouloir patienter. C'est la zone quand il y a trop de monde. J'attends un peu mais la brisette reste en Est. Je n'ai pas d'autre choix que de repositionner mon aile face à Menton. Un premier biplace décolle, je m'empresse d'être prêt et j'appelle ma passagère. Il faut profiter de l'espace laissé libre pour, à notre tour, décoller. Ma passagère ressent une certaine crainte et l'exprime, ses jambes lui jouent de mauvais tours ... elles ramollissent et tremblent ... elle est à deux doigts de vouloir laisser sa place à Olivier mais je ne l'écoute pas, je ne lui laisse pas de temps de réfléchir. Je m'empresse de la relier à mon aile par les écarteurs et je focalise sur le décollage. Dès que je sens que c'est bon, et après lui avoir apporté les simples mais importantes consignes (courir et surtout ne pas s'assoir tant qu'on n'est pas loin du relief) je lui lance la consigne d'y aller. C'est parti, Nacira tire vers l'avant pendant que je gère la montée de l'aile pour ensuite me retourner et continuer la lancée .... pour un vol baptême. Jambes mollent par le stress, il m'aura fallu stimuler Nacira pour qu'elle ne se dérobe pas à la course et éviter l'échec, un raté au décollage. L'aile décolla et s'enfonça légèrement après avoir quitté le sol pour ensuite se mettre à planer. Je suis heureux que Nacira assura l'essentiel, courir et ne pas s'écrouler. Elle le fit si bien qu'elle continua même à pédaler dans l'air comme si l'aile avait besoin d'un mouvement de pédalage pour avancer. A vrai dire, Nacira était tellement concentrée à bien appliquer les consignes qu'elle attendait mon signal pour interrompre ce que je lui avais dit de surtout faire: bien rester debout pour courir jusqu'à nous éloigner du relief. Le stress de l'envol passé, ma passagère s'exclama de joie par l'explosion que l'adrénaline provoque. Elle se rend compte ce qu'un vol doux peut procurer comme tranquillité et douceur lorsque les conditions aérologiques sont calmes, linéairement fluides. Nous avons tenté de courtiser les barres du Prince mais ça ne portait pas suffisamment pour continuer en Ouest. J'enclenche un virage à gauche et nous voila en train de voler avec comme cap le Vista Palace puis le village sans pour autant le rejoindre. J'ai préféré garder de la hauteur pour survoler les flots marins. De toute évidence, le vol devait être court car point d'ascendance digne de ce nom a été rencontré pour pouvoir faire durer le vol. Toutes bonnes choses ont une fin, et le temps d'aller poser sur la plage de Cabbé arriva. Je prépare ma passagère à atterrir en lui apportant les consignes qui sont, finalement, les mêmes que celles du décollage à la différence que cette fois-ci nous arrivons avec de la vitesse juste avant d'arrondir pour poser avec plus ou moins de douceur selon mon pilotage et justesse d'anticipation pour un posé pieds doux. Tout était parfait, nous aurions pu déposer l'aile avec douceur sur l'extrados mais les jambes de Nacira ne l'ont plus porter au moment où il aurait fallu encore marcher pour ne pas se faire dépasser par l'aile. Le bord d'attaque de mon aile à donc mordu le sable ..... Nous venions de voler, un moment très apprécié par mon amie passagère. IL était temps de ranger l'aile dans le sac pour un deuxième vol, un deuxième baptême. Mon second passager n'est autre qu'Olivier, le compagnon de Nacira. Un envol qui s'est déroulé cette fois-ci en Sud-Ouest avec comme cap MOnaco. Il y avait beaucoup de monde au déco. Mon aile devait être vidée du sable qui s'était engouffré à l'atterrissage. On fit cela en bas de pente du déco. Les ailes décollaient encore côté Est mais le soleil avait tourné. La brisette commençait à s'installert du côté où nous étions. Il me fallait ne pas rester au milieu pour ne point gêner les autres pilotes qui voulaient décoller. Une fois l'aile bien positionnée, la passagère attachée, un face voile pour décoller malgré le manque de brise et le tour est joué ... Olivier et moi étions en train de voler. Nous sommes allés longer les barres du prince sans rejoindre le déco de Laï Baraï. Un vol un peu plus long que le précédent mais toujours en douceur. On s'est fait le plaisir de virages plus engagés au-dessus de la mer histoire de nous apporter un peu de fun et hop direction plage pour un atterrissage au top en déposant l'aile sur son extrados. Pour mon prochain vol, je n'aurai pas à vider de sable à mon aile. Je viens de passer une superbe journée de vol libre.



Avec Nacira en course d'envol




10 janvier 2014 - Roquebrune Cap Martin (biplace avec Mireille et Alex)

Journée vol biplace avant de prendre la route pour rejoindre ma petite maison de Tende. Alex et Mireille vont être mes deux premiers passagers donc mes deux premiers vols biplace de l'année si tout se passe bien. Avec mon ami Dom nous nous organisons la journée pour savoir qui vole avec qui et à quel moment. Mon premier décollage se fait avec Alex et le second avec Mireille. Dom prépare sa passagère bien habituée à décoller en biplace. Mireille ne vole qu'en passager en attendant de voler de ses propres ailes après un stage de formation qu'elle doit suivre avec l'école Imagin'air courant Avril. Quant à moi, je m'occupe d'Alex qui va faire son deuxième envol sous un parapente. En effet, il a déjà volé en Australie pour son baptême de l'air. Une fois arrivés au déco où bien des pilotes avec leur aile occupent la moquette verte, je ne perds pas de temps en sortant mon aile en y trouvant une place pour l'étaler. Dom se montre fébrile à sortir son materiel en me disant mais tu vas passer devant les autres. Je lui ai répondu que si il avait envie d'attendre la monitrice qu'elle fasse décoller tous ses élèves, il décollera peut être. Pour ma part, pas question d'attendre et j'étale tout en demandant à Alex de se préparer également. Je me trouve une place de manière à ne pas gêner l'école à ce qu'elle fasse décoller ses pilotent tour à tour et j'invite Dom à s'installer juste derrière moi et c'est ce qu'il fit. Il est environ 11h30 quand nous décollons, une petite demi-heure après notre arrivée sur le site de décollage. Je décolle en premier, en compagnie d'Alex alors que Dom décolle quelques instants après avec Mireille. Nous avons tenté de tenir le plus possible en l'air mais les conditions aérologiques ne nous ont pas permis de trouver de quoi prendre de l'altitude. Le vol dura environ 20 minutes. Ravis du vol et d'avoir posé sur les pieds en déposant l'aile sur le sol, nous remontons au déco pour le deuxième et dernier envol de la journée en changeant de binome. Alex va décoller avec Dom tandis que Mireille va faire équipe avec moi. Comme toujours, jusqu'à ce jour, les décollages et atterrissages se sont toujours bien passés avec Mireille. Elle a bien compris comment faire pour rester debout. Les conditions aérologiques, bien qu'en début d'après-midi (14h), ne se montrent pas plus généreuses qu'au premier vol. Pour autant je m'aventure un peu plus vers le déco de Laï Baraï sans pour autant le rejoindre. Vers le retour, en direction du décollage, je n'ai pas l'intention d'aller survoler le vieux village comme ce fut le cas lors du précédent vol. Je fais le choix de prendre cap vers le large afin d'engager des virages sérrés pour nous centrifuger un peu histoire de ressentir des pressions. Au cours d'un vol, Mireille m'avait verbalisé qu'elle n'affectionnait pas trop ce genre de manoeuvre. Il était question de réitérer cette expérience pour voir si elle avait changé d'opinion. Une fois fait et entendu ses ressentis traduit par des cris nous sommes allés poser sur la plage de Cabbé de manière douce en accompagnhant l'aile au sol avec délicatesse. A cet instant, Mireille m'avoua qu'elle se trouve satisfaite d'avoir mieux supporté les virages serrés au point d'en ressentir du plaisir à tournoyer. Comme quoi, les choses peuvent évoluer au gré des expériences.


Avec Alex en phase de préparation ....








2014 dans les airs en binome ....


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