Parapente Passion 06


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2012

Rando-vols

Mes rando-vols 2012 en textes et images ....



Roquebrune Cap Martin

29 décembre 2012 - Certainement mon dernier vol de l'année 2012. Il s'est effectué après une randonnée qui est partie de Cabbé en présence d'Alex, d'Ethena (petit fils d'Alex) et d'Eric. Nous avons mis 1h30 en passant par le vieux village de Roquebrune Cap Martin. Pour Eric qui n'est jamais passé par ce côté nous témoigne son enchantement. Une fois arrivés au déco, il y avait des pilotes avec leur aile déployée sur la moquette verte du décollage. Nous nous préparons assez rapidement. Je ne tarde pas à être prêt à décoller et je le fais juste après que le pilote qui se trouvait devant moi ait décollé. Eric et Alex ont enchainé derrière. Athena est resté au déco pour attendre son Papy qui doit venir le rechercher dès le vol fini. Lorsque nous sommes remontés, Psylvia nous attendait mais comme l'aérologie s'est renforcée en Est, nous avons pris l'option de rester au sol pour rejoindre Eric hez lui. Un bon plat de pâtes nous attendait. Je remercie Eric et Fabienne pour leur acceuil.



Roquebrune Cap Martin

23 décembre 2012 - Un vol rando où j'ai dû remonter à pieds jusqu'au déco, seul et tout d'abord à la lueur du crépuscule puis à la nuit pour récupérer mon véhicule laissé avant le décollage.



Le Berceau (Menton)

2 décembre 2012 -
Sur ce coup-ci, nous nous sommes retrouvés 9 à faire ce rando-vol mais le groupe était scindé en deux. Un groupe de trois parti de la plage des Sablettes (Jacques, Emeric et Philippe) et un groupe de 6 (Alex, Jean-Claude, Michel, Eric, Yannick et moi. Nous sommes partis du cimetière de Castelar (sur les hauteurs de Menton) à 9h23. Nous avons mis à peu près 1h30 pour faire 700 m de dénivelé je crois. J'ai décollé le premier même si ce n'est pas moi qui suis arrivé en tête de la marche et posé le premier sur la plage des Sablettes en posant tranquillou sur mes deux pieds et sur du sable après avoir fait ma perte d'altitude sur la mer pour une approche sécurisée. Après que nous ayons tous posés j'ai fait comme Jacques et Jean-Claude, je me suis pris un bain de mer que j'ai trouvé relativement froide mais pas glacée. Elle n'est pas belle la vie ?



Roquebrune Cap Martin

1er décembre 2012 - Je suis parti seul de la gare de SNCF pour atteindre en 1h18 le déco du Mont Gros où j'ai trouvé qu'un seul pilote qui abandonnait l'idée de décoller du fait d'une aérologie un peu scabreuse selon lui. Personnellement, je déballe mon matériel et en l'espace de 10 minutes j'étais en l'air. Il m'a fallu m'écarter du relief plus par précaution que par nécessité. La tendance était ouest et le temps du vol, l'Ouest s'est franchement renforcé au point de se matérialsé par des moutons sur la mer. J'ai posé pratiquement à l'accélérateur. J'ai bien aimé ce vol même si je l'ai écourté volontairement car il y avait trop peu de marge de manoeuvre (marge de sécurité).



Cîme de Montjoia (2368m)

25 novembre 2012 - C'est avec 7 amis du vol libre que je vais rejoindre le sommet du Montjoia. Après avoir laissé un véhicule pour la récupération des 2 autres véhicules que nous allons laisser au départ de la randonnée, nous démarrons la rando tranquillement avec un départ assez pentu puis quand nous arrivons sur la crête la progression se fait plus douce jusqu'au pied du sommet du mont Joia. Une fois arrivés au sommet , ce sont 7 ailes qui se déploient sur le mont Joia dont une, est une aile biplace de montagne que le club de Roquebrun'ailes prête à ceux qui sont qualifiés et amoureux de la marche en montagne. Tous les décollages ont pu se faire dans une aérologie des plus calme hormis qu'il ne fallait ne pas rester à trop attendre au risque de se retrouver pris par la formation des nuages qui s'effectuait au fil du réchauffement solaire. Une fois tous décollés, nous nous sommes retrouvés à l'atterrissage de Roquebilière. La cloture de ce rando-vol s'est effectué dans un bar du village de Roquebilière. L'ambiance fut très sympathique avec Robert, Jacques, Eric, Emric, Philippe, Mathieu et Fabienne.



Mont Gros (Roquebrune Cap Martin)

08 novembre 2012 - C'est avec autant de plaisir que la veille que je remets les couverts pour un randovol sur le site de Roquebrune mais cette fois, avec mon ami Alex Dordor. Nous sommes partis de la gare de Roquebrune Cap Martin à 9h40 et nous sommes arrivés au déco 1h 20 après. Les conditions étaient musclées de par un vent météo d'ouest assez soutenu. Nous dûmes attendre un certain temps. Puis faiblissant légèrement, je sors mon, aile montagne pour faire du gonflage au déco avant de décoller paisiblement parce que les conditions avaient baissées. Mon vol pris le cap de la mer puis j'ai longé le cap de Roquebrune Cap Martin. Puis je suis me suis rapproché du vieux vilage de Roquebrune sans pour autant le survoler car, selon mon analyse, il y avait trop de météo en ouest. Je m'en retrourne donc sur les flots marins pour voleter et poser sur la plage de cabbé du fait qu'il y avait des moutons marins. J'ai volontairement écourté le vol en regard de cela pour poser doucement mes pieds sur la plage de Cabbée.


07 novembre 2012 - C'est avec grand plaisir et après une assez longue période d'abstinence que je reprends mon aile montagne pour randonner. Les lombalgies qui me gênaient au point de me mettre au repos afin de sortir de cette problématique, me laissent un peu de répit d'où mon escapade afin de tester mon dos dans l'effort de marche. Il est 11h44 quand je foule les premiers pas en direction du Mont Gros en partant de la gare de Roquebrune Cap martin. Je démarre la rando par des escaliers et en traversant des routes pour arriver au vieux village de Roquebrune Cap Martin. Une fois fait, le chemin continue et me mène au déco. C'est après 1h18 de marche que j'atteins le décollage vert recouvert de sa pelouse synthétique.




Dôme du Barrot

18.09.2012 - Arrivé la veille chez mon ami Eric Blanc en compagnie de Jacques Allemand à Peone pour le diner et passer une nuit dans son chalet, cela nous a évité de nous lever trop tôt le lendemain. Il est 6h quand le réveil du portable de jacques Sonne. J'étais déjà réveillé. J'ai passé une nuit un peu difficile par des réveils fréquents mais j'avais le plaisir de regarder le ciel étoilé à travers le virlux. Bref, tout arrive à celui qui sait attendre alors, le réveil sonne pour 6h. Après petit déjeuner pris à Peone, on démarre la rando de Valberg en prenant le sentier Planetaire jonché de représentations de l'Univers planétaire. Ce n'est que bout de 2h45 que l'on arrive au sommet du Dôme du Barrot.



Petite pause sur le pont de la mariée




Agaisen

11.09.2012 - Rando-vol surprise ou plutôt vol-rando puisque la rando s'est effectuée pour récupérer mon véhicule. Au départ je voulais voler sur site, pour se faire, je suis monté à Sospel en montant directement à l'Agaisen. Sur le déco, il y avait Thierry qui était prêt à décoller alors qu'il y avait vent de cul au déco. Après conseil d'attendre, nous nous sommes envolés pour un plouf mais bon ... c'est toujours un vol. Mais une fois posés, il nous fallut remonter récupérer au déco et point de véhicule en bas. Après avoir bu un demi, nous sommes partis à pieds et sous la chaleur du bar jusqu'au déco. Avec un rythme assez soutenu, il nous a fallu moins de 45 minutes pour atteidnre notre objectif. C'est en sueur et le polo trempé que je suis arrivé à l'Agaisen. Un peu de sport ne peut faire que du bien ...



Alpet (2563m)

06.08.2012 - Le rendez-vous avec Alex est pour 4h du matin sur le parking de carrefour Lingostière. Pour se faire, le réveil se met à sonner à 3 heures du matin. Etant donné que j'ai passé une mauvaise nuit, le réveil ne me surprend pas. Quand Alex arrive, j'embarque mon matériel dans son véhicule puis nous prenons la route pour Saint Etienne de Tinée. Il est encore nuit quand nous arrivons sur le parking du télépulsé. Nous nous équipons de la frontale et nous débutons la rando à 5h30 (1161m) du télépulsé. Nous avons à allumer la frontale qu'à la sortie du village. Celle-ci nous est très utile car c'est nuit noire. Nous suivons le sentier du GR5 à partir de la balise 78. Avant d'arriver à la balise 80, nous ratons le sentier en continuant sur la piste ce qui nous fait perdre pas mal de temps. Nous récupérons le sentier du GR5 juste après la balise 81 pour arriver à la balise 71 du Col d'Anelle (1739m). A partir de là, nous empruntons une ancienne piste pour aller atteindre la crête du Content. Je ne me souvenais pas que cette crête était aussi difficile à gravir jusqu'au sommet du Mont Aunos de par ces irrégularités de dénivelé qui cassent les jambes. Je me dois de prendre sur moi pour avancer, sans ronchigner. Le seul hic qui nous inquiétait un peu, c'était le petit vent météo de Nord qui faisait chanter les arbres et agitait cîmes et branches sur la crête du Content. De toute évidence, ce vent météo est suffisamment fort pour nous empêcher de décoller mais, nous continuons notre avancée pour tenter d'atteindre les objectifs fixés. Nous persévérons dans l'effort pour finalement arriver sur le Mont Aunos puis sur L'Alpet. Nous avons mis 3h40 pour atteindre l'Alpet avec 1402m de dénivelé. Je dois dire que j'ai eu un peu de peine sur ce coup-ci. Constatant que le météo ne semblait pas vouloir tomber, nous comptons sur la montre et le soleil pour que la tendance se renverse grâce au rayonnement solaire et à l'installation d'une brise de pente de face. Certes nous ressentions un peu moins ce vent météo qui rentrait de "cul" mais il était toujours là. Après un certain temps d'attente, je sors mon aile pour l'étaler légèrement un peu plus bas que le sommet. Ma première tentative se solde par un échec du fait qu'elle n'a pu se lever correctement par manque de vitesse d'air. Je décide alors de descendre un peu plus bas pour ne pas subir ce petit vent arrière et ses turbulences qui empêchent mon aile de se gonfler et prendre forme pour s'envoler. Plus bas, je ressens par moment une petite brise de face. Je reinstalle donc correctement mon aile en déployant bien le bord d'attaque pour une meilleure prise d'air. Contrairement à ma première tentative où j'avais tenter de lever l'aile avec un face-voile, cette fois-ci, c'est avec un dos-voile que je vais m'élancer en attendant une petite brisette de face. La brisette ressentis, je m'élance. Il me faut faire quelques pas de course pour sentir mon aile au-dessus de ma tête se tendre pour prendre forme. En continuant ainsi, mon aile finit par faire décoller mes pieds du sol et m'envoler. Les premières minutes m'imposent à ce que je tienne l'aile car l'aérologie est un peu agitée (certainement de petits rouleaux du fait du vent de Nord). Une fois les reliefs dépassés, au-dessus du vallon, l'aérologie est plus docile. Je continue à garder cap sur le Berchia puis en approche du relief, je vire un peu à gauche pour le longer sur son versant Nord. De temps en temps, je me retourne vers l'endroit où je venais de décoller ... je ne voyais toujours pas mon ami Alex ce qui engendra en moi de l'anxiété. A peine posé sur le terrain d'atterrissage, je prend mon telephone pour prendre des nouvelles d'Alex. le telephone sonne mais ne répond pas ce qui ne me rassura pas. J'attends encore quelques minutes puis je vois une aile qui passe au-dessus du telepulsé ... ouf ..... merci aspro. Tout va bien pour le meilleur des mondes. Un décollage en montagne avec un vent de cul n'est jamais facile à gérer et même si, mon ami a de l'expérience, l'incident n'est pas pour cela exclu ... tout peut arriver et à tout le monde. C'est bizarre, quand je me suis posé j'étais triste .... Bref, .... on a plié nos ailes et on a fini où ? au bar avec un panaché for the Alex and one beer for the Polo trop trop bon ça aussi.


Mon ami Alex ....




Mont Mangiabo (1821m)

28.08.2012 - 5h30 est l'heure du rdv que nous nous sommes fixés pour se retrouver à l'ancienne coopérative du village. J'accuse un très léger retard.... mon telephone sonne, c'est Jacques qui s'impatiente un peu... 3 minutes de retard et voila que les somations arrivent. Il n'y a pas de place pour les retardataires dans notre groupe mais il arrive qu'à 5 minutes près nous ne soyons pas à l'heure même si cela nous déplaît. Quand j'arrive, je vois mes deux compères prêts à partir. La voiture garée je prends ce dont j'ai besoin sans oublier la frontale car il fait nuit. Les premiers pas se font à la lueur des lampadaires mais hors village, j'allume ma frontale. Elle fait le bonheur de tous ... que c'est bon de marcher en sachant où l'on met les pieds .... Nos premiers pas, en direction du Mont Mangiabo, sont foulés à 5h37 à partir de l'ancienne coopérative de Sospel (345m environ). Nous mettons 2 heures environ pour arriver à la "baisse des Canons" (baisse de Linière à 1342m) par le GR52. Sur cette protion il fallait me mettre une lesse pour que je reste avec Alex et Jacques. J'avais la patate avec mes baskets (j'avais oublié mes chaussures haute de marche). Jacques me dit "elles sont superbes tes pompes ... on dirait qu'elles sont montés sur ressorts ...." Il est vrai que je pars toujours fort au début ... ce n'est pas un comportement sage en montagne mais à ce niveau là, je peux me le permettre... ce n'est pas un 4000. Au niveau de la "baisse des canons", je me sépare du groupe en faisant le choix de passer par la crête alors qu'Alex et Jacques préfère continuer le GR52 en versant Nord. Sur mon itinéraire, je me dois de faire quelques épisodes d'escalade sans grande difficulté mais il faut malgré tout bien positionner ses appuis sur les rochers. La crête va me mener directement sur le sommet du Mont Mangiabo en passant par la cîme de Ters (1603m). Sur cette portion, me surgit un chamois que je ne peux prendre en photo pour n'avoir pas été assez rapide. Ce fut une rencontre furtive où chacun a vaqué à ses occupations et où le chamois m'a bien montré son agilité et adresse à gambader en milieu montagneux. Heureux de cette rencontre, je continue le chemin en direction du sommet qui n'est plus très loin. J'ai chaud et soif car le soleil tape déjà fort à cette heure matinale. Une fois l'objectif atteint (1821m), je constate que mes amis ne sont pas encore arrivés. Il est 8h55 à ma montre.. j'ai donc mis 3h18' pour faire 1476m de dénivelé ce qui fait un peu plus de 450m à l'heure. J'ai le temps de déballer et étaler mon aile, puis à m'équiper de ma combinaison, positionner la caméra sur mon casque après avoir pris quelques photos des alentours, de m'hydrater et de m'alimenter. En terme d'aérologie, c'est un calme plat... sans vent, ni brise ..., il fait beau. Je siffle à perte de vue pour signaler à mes amis que je suis en attente de leur arrivée. Alex me rejoint avec un quart d'heure de différence puis Jacques avec un retard plus conséquent du fait qu'il a raté l'embranchement qui mène au sommet. Comme d'habitude, je suis le premier à être prêt à décoller mais je m'oblige à attendre mes compagnons. Alex vaque à se préparer pour s'envoler aussi dans quelques minutes mais Jacques se montre plutôt attentiste en prenant tout son temps. Impatient de lever l'aile, je m'y emplois à plusieurs reprises. Ce temps permet à l'activité solaire de déclencher des thermiques qui viennent alimenter la pente et chatouiller le bord d'attaque des deux ailes déjà déployées et qui ne demandent qu'à voler. Finalement, je décide de lever l'aile non pas pour la laisser retomber sur son extrados mais pour jouer avec en restant au sol. Je passe donc pas derrière l'aile d'Alex pour me rapprocher de Jacques. Tout en contrôlant l'aile je me positionne entre Alex et Jacques. Je dois jouer avec les vitesses de l'aile pour rester sur place avec l'aile au-dessus de ma tête. J'adore cet exercice de contrôle de l'aile où je dois mettrre de la ventrale ou la relacher en fonction de la dynamique éolienne. Je joue à ce jeu quelques minutes pour finalement enclencher la course d'envol lorsque je sens bien que l'aile ne demande qu'à voler. Encouragé par Jacques, je m'envole en prenant cap sur le Mont Grosso. Je me suis envolé pour un vol d'une vingtaine de minutes en survolant le Béoulet (1488m), en passant à droite (Ouest) du Mont Grosso pour longer la crête boisée qui mène vers la baisse de Figuiéra. A ce niveau, je prends cap sur l'Agaisen que je survole d'une centaine de mètres. J'y trouve une aérologie plus remuante mais pour autant pas de thermique digne de ce nom aux environs de 10h. Passé l'Agaisen, je me dirige vers le village de Sospel pour le survoler avant d'aller poser sur le terrain du Pigeonnier. L'ami Alex, me survole quelques minutes après puis c'est au tour de jacques de poser mais à l'inverse de nous, il fait sa finale en faisant face au village. Cette belle balade s'est terminée dans un premier temps autour d'une table pour deux demi et un panaché. Puis se fut le moment de se restaurer avec une entrecôte frites pour Alex et moi. Jacques a fait le choix d'une assiette magret de canard avec foie Gras avec un petit verre de rouge...


Alex, Jacques et Aigle Chanteur


Mont Tenibre (3031m)

8 et 9 aout 2012 - Voila une expédition qui s'est décidée au dernier moment. A ma grande surprise, je suis invité à rejoindre un petit groupe d'amis qui ont réservé une nuit au refuge du Rabuons afin d'atteindre le sommet du Mont Tenibre le mercredi 8 aout et s'envoler le lendemain d'un relief qui surplombe le refuge pour poser à Saint Etienne de Tinée. Depuis le temps que je voulais me rendre au Lac du Rabuons, l'occasion se présente à moi soudainement. Nous nous retrouvons tous sur le parking de Carrefour Lingostière pour ne monter qu'avec une voiture. A 7 heures nous prenons donc la route pour nous rendre à Saint Etienne de Tinée où nous y laisserons le véhicule pour s'en aller à pieds avec comme premier objectif, le Lac de Rabuons (2500m). Une fois l'objectif atteint, il ne nous reste plus qu'à nous rendre au refuge de Rabuons qui surplombre le Lac à 2523m. Ce refuge CAF a une capacité de 36 lits. Cette première partie de rando s'est effectuée en 3h30 environ et ce, avec une cadence bien tranquille. Près de la moitié de l'itinéraire s'est effectué à l'abri du soleil et de la chaleur par un grand bois de mélèzes. En sortie du bois, nous allons chercher la route de l'énergie. Celle-ci nous mène au refuge de Rabuons. Une fois le refuge atteint nous y déposons nos sacs puis nous nous restaurons avec nos sandwich. Une fois faits, nous ne tardons pas à reprendre le sentier pour tenter d'atteindre l'objectif numéro 2 de la journée: Le sommet du Mont Tenibre. Durant le parcours, j'ai le plaisir de découvrir des Lacs qui se succèdent au grè de notre avancée. Ils sont de couleurs et d'une limpidité à couper le souffle. Cette limpidité attirera d'ailleurs Jacques tout d'abord puis Jean-Claude qui se glissent dans l'eau dans leur simple appareil car point d'yeux curieux à l'horizon et puis ... la nature aime bien la nature alors ils avaient décidé de s'y confondre. Bref, ça s'était au retour. Reprenons la route litteraire pour revivre cette échappée sportive. Après avoir longer le lac du Rabuons en suivant le sentier qui mènent sur différents points, nous arrivons au Lac Chaffour (2621m) puis le Lac du Cimon qui se trouve un peu plus en amont et à droite à 2645m d'altitude. Poursuivant le sentier en direction du Pas du Rabuons (2872m), nous avons à notre droite et en surplomb le sommet de la Montagnette de Rabuons (2949m) et le Pas de Roche Rousse (2878m) et à contrebas, à gauche, le Lac de la Montagnette. Au niveau du Lac de la Montagnette, l'herbe n'est quasiment plus que mirage. Nous foulons de la caillasse. Ici, s'est très rocailleux et aride. Quand nous atteignons le Pas de Rabuons, nous sommes perchés à 2872m (balise 107). Une petite pose s'impose avant d'attaquer le dernier tronçon qui ne se matérialise que par du rocher. Il y a un peu "d'escalade" à faire mais d'un niveau facile (passage d'un rocher à l'autre) avec quelques prises de main par moment. J'adore passer d'un rocher à un autre alors pour moi, c'est un jeu d'enfant .. un vrai plaisir même s'il faille faire attention à mettre le pied sur des rochers bien posés. La dernière portion du Tenibre, est la partie la plus pentue. Une fois arrivés au sommet, on y trouve deux crois de bois. Une dressée et bien ancrée dans le sol et l'autre couchée. La vue est imprenable à 3031m. Nous sommes sur le sommet le plus haut du coin. Le décor est majestueux et puissant à la fois. J'ai l'impression d'être sur une autre planète. Après une belle pause où scrutage des horizons et prises de clichés faisaient foisons, nous dûmes prendre le chemin du retour pour arriver avant 19h (avant le dîner). L'heure du coucher est vite arrivée pour moi, la fatigue était là, le début de crampes aussi une fois au lit. Pour ne rien arranger, j'ai souffert une grande partie de la nuit d'un météorisme qui ne voulait pas me lacher le ventre mais point de nausée ni de trouble de transit. J'avais peurt que c'était l'eau de rivière que j'avais bu mais non, c'était tout simplement des gaz qui tournaient dans mon ventre ... finalement, j'ai fini par m'endormi. Je me suis réveillé à 6h au son d'un réveil d'un portable. Le ciel était dépourvu de nuage et point de vent. Le petit déjeuner fut pris à 7h tous ensemble dont le menu était un café noir sans sucre, biscottes et tranches de pain beurrées et confiturées. Petit dékeuner pris et soleil bien levée, nous reprenons nos chaussures et sacs pour nous diriger vers la cîme de la Valette. C'est dans ce coin que nous allons étaler nos ailes pour nous envoler vers Saint Etienne de Tinée. J'ai pris position le premier sur le déco sauvage herbeux en étalant mon aile tous caissons ouverts. Malgré l'absence de brise, je m'enharche dans ma sellette et j'attends. J'étais impatient, comme toujours, quand il s'agit de décoller. Mes amis me disaient d'attendre car il n'y avait aucune brisette ... même pas un pêt de mouche mais il n'y avait pas de vent aussi donc, aérologie calme. Le seul problème c'est que la rampe de lancement n'en était pas une. Il n'y avaot pas de place pour l'improvisation et l'hésitation. C'est ou l'on y va ou l'on y va pas. Après petre resté un bon moment sur la pârtie herbeuse du déco et sans pierre, je me décide de changer de lieu pour aller vers un coin moins bien accueillant pour mon aile mais plus en adaquation avec l'aérologie du moment car je ne voulais pas attendre que la brise soit installée. Attendre la brise cela veut aussi conditions aérologiques fortes et ça, je n'en veux pas.


Sur le sommet du Mont Tenibre



Balme

04.08.2012 - Nous sommes deux pour ce randovol, Alex et moi. Nous démarrons la rando à 7h15 avec comme objectif d'atteindre le décollage de la Balme qui se trouve environ à 2200 m d'alt. C'est d'un pas tranquille que nous avalons le dénivelé qui nous sépare du point de départ au point d'arrivée. Nous avons environ 900m de déniv à arpenter. Le soleil ne tarde pas à nous accompagner dans nos efforts. Alex assure son avancé en prenant garde de ne pas trop forcer sur son dos car il sort d'une double hernie il y a peu et moi, je ressens depuis quelque mois une petite lombalgie qui ne me quitte pas et c'est usant. Je me ménage aussi mais mon tempérament me fait accélérer le pas et son amplitude sans que je m'en apperçoive vraiment. A chaque fois que je me retourne je vois que je distance Alex. Je fais des pauses pour nous retrouver ensemble puis, arrivé sur un plateau où se trouve un gros troupeau de moutons, je décide de filer jusqu'au déco sans interruption. J'y arrive un petit quart avant Alex et il est 9h06. J'en profite pour me préparer d'autant qu'il y a déjà la brise qui en fait provient d'un météo d'ouest. Le temps que je me prépare Alex arrive et ne tarde pas à faire de même. Les deux ailes sorties, prêtes à décoller, Alex lève son aile, contrôle bien son cône de suspentage puis se retourne et décolle. Juste derrière lui j'enchaine à mon tour. J'avais en préalable fait plusieurs lever d'aile donc je n'avais pas à inspecter quoi que ce soit hormis de regarder la bonne prise de forme de l'aile avant de me retourner pour mettre du poids par la ventrale et m'élancer avec une bonne prise de vitesse. Je me dois de courir un peu, voire même de retoucher le sol avant de vraiment voler. Je fais un vol d'un petit quart d'heure et je pose alors qu'Alex est encore en l'air. Il pose quelques minutes après moi. C'était un vol très tranquille malgré un vent météo bien présent à 1000m environ au-dessus de nous.



Tête de Siruol (2053m)

31 juillet 2012. C'est une nouvelle fois avec Jacques que je me rends au village de Roquebilière pour y faire un randovol dans le coin de la Vésubie. Au départ nous devions faire le Mont Joia mais Jacques me propose de viser la tête de Siruol. Cet objectif, nous permet de ne prendre qu'un véhicule pour se rendre à Roquebilière. C'est avec mon 4x4 que nous prenons donc la route sur les coups de 5h. A 6h30 nous démarrons la rando à partir de l'hôpital de Roquebilière. 3h15 après, nous sommes sur le dome du Siruol. Il est alimenté avec un travers gauche. Je me dépêche de me preparer après avoir fait un tour d'horizon en 360°. Ma première tentative de lever d'aile se solde par un échec mais la deuxième fut la bonne après m'être déplacé pour que mon aile soit mieux exposée au flux d'air de la brise montante que le soleil déclenche par son rayonnement chauffant. Jacques enchaine quelques minutes après moi. Le vol de transition se fait dans une aérologie commençant à être animée mais le tout, en toute tranquillité. A l'approche du terrain d'atterrissage, après avoir survolé le village de Roquebilière puis de Belvédère, je prépare mon plan atterrissage qui se trouve entre la rivière La Vésubie et les terrains de football et de tennis. Le posé, après un bon travail d'approche au terrain, s'est fait avec douceur. Ah oui au fait ... comme d'accoutumé, notre rando-vol s'est terminé autour d'une pression ....


La vacherie de Roquebilière




Caïre Gros

25 juillet 2012 - 7h00, c'est le démarrage de la rando à partir du terrain de Soun dal Pra à Saint Dalmas de Valdeblore. J'ai commencé à travers bois. L'acceuil était rude car des épineux trainés par ci par la et mes jambes nues (j'étais en short), exposées aux épines et autres tiges saillantes ont souffert au point de saigner sous certaines griffures. Pour autant, il y avait aussi de bonnes choses comme par exemple, le sol qui était garni de fraises de bois au parfum qui envahit ma bouche. Puis vint le moment où je trouve le sentier balisé. La torture que je m'infligeai pris fin à cet instant et mon avancée était plus marquée. Pour atteindre le sommet du Caïre Gros, il m'a fallu 2h05. A 9h07, je scrupté les horizons du sommet puis quelques minutes plus tard, je sortais déjà l'aile de sa sellette sans oublier le sandwich saucissons cornichons ... miam miam .... Je démêle bien les suspentes et je m'installe dans ma sellette. L'aérologie est plus que douce. Il n'y a pas de brise. Il suffit donc de courir ... et fait rare, je choisis de décoller dos voile. Il me faut faire une dizaine de pas avant que mon aile me porte mais une fois fait, me voila à glisser comme un oiseau dans l'air à part que je suis dépendant des différentes masses d'air alors qu'n oiseau peu voler à tire d'aile. Mais cela ,'est pas vraiment mon soucis, car ma philosophie quand je fais du rando-vol, c'est monter à pied et descendre en volant alors, si ça ne fait que descendre, je ne pleure pas misère. Une fois le décollage de fait, je vire à ma droite pour passer au petit col du Caïre pour ensuite me diriger vers le Pic de la Colmiane et le survoler en étant un peu en son arrière du côté Vésubie. Comme je ne suis pas très haut, je reviens vers la vallée de valdeblore pour y basculer. Je survole les bois que je venais d'arpenter en y laissant un peu de peau et de sang. Quel plaisir !!! de voler bien sûr... Ma perte d'altitude je l'ai fait au-dessus du village de Saint Dalmas de Valdeblore et quand je suis suffisamment bas pour penser à aller poser, je me dirige vers le 300 en survolant les mélèses. Vient ensuite, le moment de faire réellement mon approche pour organiser une belle finale avant de poser pieds. Les manches à air, me dévoilent une petite brisette qui remonte de la vallée ce qui me plait bien pour un posé doux. C'est d'ailleurs ce que je fais. C'est tellement doux et prévisible, que je sors au dernier moment de ma sellette. Juste au moment où il est temps de sortir les jambes pour que les pieds viennent poser au sol. C'est ainsi que mon rando-vol se termine. Le temps de plier l'aile et voila que je vois une aile biplace survoler le terrain. C'est mon ami Gaby qui fait voler une petite fille et qui enchainera ensuite à faire voler son frère qui est un peu plus grand qu'elle. J'ai eu plaisir à saluer Mister Gaby et Nicolas qui est moniteur ami dans son école. Allez hop .... je file dans mon 4x4 pour un retour à la casa.


Vue de Cayre Gros sur St Dalmas de Valdeblore et ses reliefs dominants



Mont Grosso

5 juillet 2012 - A 7h15, j'avais rendez-vous à Sospel avec Eric Blanc et Alex Dordor pour faire un rando-vol. Avec une voiture, nous montons jusqu'à la baisse de Figuiera (balise 76 dont l'altitude se situe aux alentoures de 770m. L'objectif est d'atteindre le Mont Grosso qui lui, est à 1273m. Le dénivelé à gravir est à peu près de 500m. Une bonne partie de la marche s'est faite sur la piste puis nous l'avons quitté pour atteindre la baisse de Levens (Borne 139). C'est vers 9h30 que nous atteignons le sommet du Mont Grosso où se trouve des vestiges de guerre de l'armée française. La brise n'est pas encore installée et il arrive parfois que je viens de derrière (Nord). Malgré le soleil, la brise de pente avait du mal à s'installer et plus nous attendions et plus il semblait que cela faiblissait. Ne voulant pas décoller trop tard car ensuite nous risquons de nous exposer aux déclenchements de thermiques, nous efforçons de décoller à la première bonne bouffe. C'est Alex qui s'élance en premier avec une prise d'air mollasse de son aile du fait d'une quasi absence de brise. J'enclenche derrière lui quelques minutes plus tard. Pour moi, c'est pareil, le gonflage avec mise en forme de l'aile s'est effectué un peu tardivement dans la pente. Eric a suivi juste derrière moi ce qui nous a permis de voler à proximité au début puis chacun s'est fait son plan de vol selon ses ressentis. Moi je suis parti vers l'Agaisen pour le survoler par sa gauche (côté village de Sospel) alors que mes potes sont restés plus à ma gauche (Est). En l'air, c'était plutôt calme. Nous avons posé au bout d'une vingtaine de minutes sur le grand près du Pigeonnier et où se trouvaient deux chevaux. Satisfait de notre rando-vol, nous sommes allés ensuite savourer sa boisson préférée et pour moi, c'est un demi (pression).



Petit Mounier

29 juin 2012 - Un vol rando Beuil/Petit Mounier/Beuil avec Eric Psylvia et moi. La rando a démarré tôt avec pour objectif de décoller tôt, avant 10h. Il est environ 5h45 quand nous foulons les premiers pas en direction du Mont Démant comme premier objectif. Eric est la plupart du temps devant, avec Psylvia, je suis. Une fois le Mont Démant atteint, c'est en direction du petit Mounier que nous poursuivons notre ascension. Le petit Mounier est atteint vers 9 heures. Il y a du vent météo au petit Mounier. Cela refroidit un peu notre ardeur. Dans ces conditions là, Eric et Psylvia ne veulent pas décoller. J'espère que ce vent baisse un peu. Nous nous protégeons dans un premier temps de ce vent, pour s'alimenter et s'hydrater. Pour ma part, j'ai à relier mon aile à la sellette. Au bout d'une petite demi heure de pause, je cherche un plateau pour étaler mon aile. Eric et Psylvia viennent m'y rejoindre. Ils ne sortent pas leur aile même pour faire du gonflage comme je leur proposais de faire. Je m'amuse un temps. Eric me demande si j'avais l'intention de décoller. J'étais ambivalent pour répondre mais je choisis la voix de la sagesse en leur disant non non ... je reste avec vous pour redescendre sur le sentier afin de trouver un endroit moins exposé à ce vent météo qui sévit entre 2500 et 2700 m. Finalement c'est jusqu'au mont Démant que nous redescendons. Nous cherchons à décoller du Mont Démant mais, là, la brise se fait à peine sentir. Eric ne le sent pas et s'en redescend à pieds jusqu'à Beuil. Psylvia et moi persévérons à trouver un endroit décollable. C'est Psylvia qui décolle en premier après avoir comme moi chercher un lieu favorable sans oublier de pester par énervement A ce niveau là, il ne me manque rien pour raler et pester et la persévérance m'amène à trouver aussi le moment pour décoller. Si Psylvia a choisi d'aller poser au large terrain de Beuil moi, je préfère éviter de poser au même endroit. E, effet, j'avais facilement pris plus d'une demi heure pour décoller derriere elle (je me demande même si c'est pas près d'une heure). L'aérologie avait forci et quand je me suis approché du terrain, je me faisais trop balloter pour moi. Je choisi finalement à aller poser à ma planche habituelle juste après le village de Beuil. Finalement, on se retrouve tous les trois pour se taper la mérenda chez Psylvia entre Beuil et Valberg. Nous avons eu raison, Eric et moi, d'une bouteille de desperados accompagné d'un peu de rosée. Le poulet grillé a souffert de nos coups de dents aussi. Merci Psylvia pour cette invitation bien sympathique.


Jeux d'aile sans décollage sur le plateau du Petit Mounier



Balme (2050m)

28 juin 2012 - Un rando-vol parti un peu tard (9h20) à partir de dessus de la Colmiane, avant d'arriver au parking de la Via Ferrata. Nous avons mis 1h15 pour atteindre le déco, ma passagère et moi. Nous n'avons pas tardé à sortir tout le materiel pour se préparer à s'envoler car les conditions semblaient se dégrader à vue d'oeil. En préalable, j'appelle Gaby (le moniteur de l'école de parapente Imaginair) pour avoir des infos en live afin de prendre la décision de décoller. Il me retourne des infos de conditions favorables pour le vol libre. Quand les sellettes sont reliées aux écarteurs souples de l'aile, je fais face à l'aile et demande à ma passagère d'avancer vers la pente. Dès que je tire sur les avants en reculant , l'aile monte et se place bien sur nos têtes. La course d'envol est lancée et hop, nous voila rapidement en sustentation dans la masse d'air. J'évite d'aller vers le Baüs de la Fréma car je ne cherche pas à monter. Les nuages gris qui se forment et se développent m'inspire guère. Alors je prends cap en vallée. J'ai à ma droite la Raya et à ma gauche le Caïre Gros. J'enclenche quelques virages un peu serré et déjà les sensations fortes se pointent. Je n'insiste pas car ce n'est pas le lieu et ni le moment. Le posé se fait avec une approche tranquille mais comme la brise est de travers, je m'efforce de faire une belle finale et le freinage par palier mais ce ne fut pas efficace donc un posé sur les airbags fessiers. Au prochain vol biplace.



Mont Mounier (2817m)

18 juin 2012 - J'avais sollicité Psylvia, Eric et Jacques pour faire un rando-vol en visant le sommet du Mont Mounier mais seul Jacques a pu se rendre dispo. Comme d'habitude nous nous donnons rendez-vous très tôt (4h30) pour démarrer la rando à partir de Beuil. Il est précisémment 5h40 quand nous foulons nos premiers pas de la rando pédestre. Je m'oblige à suivre le sentier balisé car habituellement, je cherche toujours à couper les trajectoires afin de gagner un peu de temps mais bon ... je me demande si au final on gagne vraiment du temps car on y laisse des forces et on s'essoufle. Notre premier objectif est d'atteindre le Col des Moulines. Celui-ci est atteint en 1 heure. A partir de là, c'est le Mont Démant qui est visé puis, le Petit Mounier et pour finir le Mont Mounier. J'avais pour intention de décoller du Mounier mais je n'avais pas mon aile lié à la sellette. Je fais une pause sur le plateau du petit Mounier pour y sortir aile et sellette afin de les relier. Une fois fait, me voila reparti pour arpenter la crête qui mène au Mont Mounier. Le sommet y abrite une très belle croix en métal. Je scrute le sol et je trouve qu'un décollage est possible avec comme orientation le Sud-Est et le Sud, mais voila, il y a un léger Nord qui vient contrarier mon projet de décoller du sommet du Mont Mounier. Il est 10h, Jacques veut patienter pour que la brise prenne le pas grâce à un soleil qui rayonne timidement. Personnellement, je n'y crois pas trop .... à moins d'attendre un réel réchauffement mais, je n'ai pas l'intention de décoller du Mont Mounier avec une activité trop importante. Je n'ai pas envie de me faire chahuter en l'air par d'éventuels thermiques teigneux. Je prends donc la décision de retourner sur le Petit Mounier afin d'y étaler mon aile afin de prendre mon envol. Une fois sur le Petit Mounier, j'oriente mon aile face à l'Ouest. C'est un travers gauche que je ressens. Jacques, à juste titre, me fait remarquer que mon exposition n'est pas des plus judicieuses. Mon aile en boule, je me dirige face au Sud pour étaler une nouvelle fois mon aile avec la ferme intention de décoller cette fois-ci. Tout d'abord un gonflage de l'aile, puis une timide tentative de lever d'aile mais comme la brise est trop faible, je ne sens pas mon aile se mettre en forme pour me porter rapidement. En effet, je n'ai pas trop de pente face à moi pour courir d'autant que c'est de la pierre qui fait tapis. Comme de "coutumes", Jacques prend tout son temps alors que moi, un peu fébrile, je ne demande qu'à décoller. Je lève une nouvelle fois mon aile et cette fois, celle-ci monte comme je le veux et se déploie assez bien. Je me retourne pour faire face au cap à prendre et hop, je mets de la ventrale (du poids à l'aile) pour bien la sentir (sentir une portance). En quelques pas, je quitte la terre pour un vol très agréable. Je prends cap sur la Stèle de la Valette, puis les barres du Démant, le Mont des Moulines. En passant devant les Barres du Démant, je vois un troupeau de chamois, puis des randonneurs. Je me fais un peu balloter par des déclenchements de thermiques, mais tout cela est très acceptable. Puis je file vers le terrain d'atterrissage habituel, une planche herbeuse qui longe une route et pour lequel j'ai habitude de m'y poser. Le posé se fait à travers planche sans encombre puis s'est au tour de Jacques de poser quelques minutes après moi. Quand j'ai posé, Jacques était en approche. Les ailes pliées, nous partons à la brasserie de Beuil pour y consommer deux demi pour moi, un demi et un blanc pour Jacques. C'est ainsi que notre rando-vol se termine ... au bar.


Sommet du Mont Mounier (2817m)




Cîme de Pépin (2344m)

14 juin 2012 - C'est avec Jacques que j'ai rendez-vous pour faire un rando-vol sur les hauteurs de Tende. Nous ne sommes que deux car Psylvia n'a pas voulu faire l'effort de se lever du fait que la veille elle n'avais pratiquement pas dormi. Moi sur Tende et Jacques sur Nice, nous nous sommes tout de même retrouvés au déco de Cagnourine vers 5h45. J'avais en préalable, l'aile du club à relier à ma sellette rando. La rando a démarré à 6h12 précisemment. C'est en moins de 3 heures que nous nous retrouvons sur le point culminant de la Cîme de Pépin avec, en son avant, le Fort Pépin. Sur la fin de partie de la rando, il y avait beaucoup de brume qui envahissait vallon et crête. Cette brume provenant d'une masse d'air froide en provenance de l'Italie et pour le quel un flux de Nord venait la projeter sur le versant français. Ceci nous empêchait pas de progresser pour atteindre la crête de la cîme de pépin et une fois sur celle-ci, le soleil se pointait de plus en plus pour finalement, faire disparaitre cette masse d'air humide et froide. Il est 9h10, nous avons mis 3 heures pour atteindre la Cîme de Pépin (2344m) en partant de 1110m (Cagnourine) pour un peu plus de 1200m de dénivelé. D'une approche pessimiste en regard de la brume qui envahissait vallon et relief, nous sommes passé à l'optimisme. En effet, pendant que nous foulions de nos pas la crête qui nous mène sur notre objectif, la masse d'air locale très humide laisse progressivement appercevoir soleil et ciel qui devient de plus en plus bleu. Jacques découvre le déco sauvage qui offre des envols en face Est et Ouest. Le Flux aérologique ressenti est d'EST. face à l'Est, nous avons le Fort Pépin à notre droite. A l'endroit où l'on se trouve, nous surplombons le Fort. Après une brève visite visuelle des différents horizons, j'étale mon aile sur la pente herbeuse. Jacques fait assez rapidement de même cette fois-ci en me disant qu'il opte pour cette organisation à savoir être prêt pour mieux voir venir. J'aime bien cette philosophe ..... Il est vrai que je suis un anxieux avant de décoller et que je suis totalement absorbé par l'idée d'être prêt au plus vite. Mon aile déployée, j'attends que Jacques soit fin prêt pour me décider à décoller ... y a pas à dire j'aurai toujours un temps d'avance pour cela. Bref comme tout arrive, Jacques est enfin prêt et tente de lever l'aile pour décoller mais celle-ci se déporte sur sa gauche au moment du retourné et l'envoit au tapis. Je contemple cette scène assez rigolotte finalement. Jacques se relève pour refaire face à sa voile afin de tenter un nouvel envol. Pendant ce même temps, je tire sur mes avants afin de lever l'aile et celle-ci s'élève illico presto. Une fois retourné face à la pente, je fais deux pas et voila que mes pieds ne touchent plus sol, je vole. Je me suis envolé sans en avoir décidé pour autant c'est parti pour un vol sympa je pense. Sous l'aile montagne du club, je suis surtoilé ce qui ne me plait guère mais bon, vu qu'il n'y a pas de vent ça se passe bien. Après avoir survolé le Fort pépin, je me rapproche des Rochers de gata par la droite, puis je file droit en direction du lac de la Pia où se trouve mon Chabotou. A son approche, je siffle en espérant faire lever les yeux de mon épouse qui prend le soleil. J'apprendrai à mon retour qu'elle a entendu des sifflements mais ne savait pas d'où cela venait. Une fois au-dessus de la Vallée de la Pia, je me dirige vers Cagnourine. C'est à cet endroit que j'envisage d'aller poser. Jacques fait son vol plus en Ouest que moi. Il posera juste avant moi et de manière plus propre. En effet, pour ne pas se gêner en approche pour l'atterrissage, je suis resté en avant à gauche du déco. Je suis arrivé vers la planche pour posé en étant trop bas ce qui m'a valu de me faire le talu plutôt que la planche. Pas de mal pour autant, je plie l'aile pour rejoindre Jacques qui s'est amusé à faire quelques gonflages en m'attendant. Voila donc une superbe rando pliée en 3 heures et un super vol qui a duré une petite demi heure dans une aérologie calme et sécurisante. Au prochain rando-vol.


Jacques sur la Cîme de Pépin





Mont Pépoiri (2674m)

10 juin 2012 - C'est avec Jacques et Laure, à 6h30, que nous avons tenté un rando-vol du côté de Valdeblore mais bien trop de vent pour espérer faire le retour dans les airs. Les ailes sont restées dans le coffre de la voiture. Seule la rando qui a durée 7 heures a pu se faire sous un vent très fort dans sa première partie. ( cf Randonnée).


Sur le Mont Pépoiri



Mont Capelet Supérieur (2637m)

1er Juin 2012 - J'accuse un petit retard au rendez-vous de 4h30 au parking de Carrefour Lingostière, c'est donc sur la route en direction du plan du var que je retrouve Jacques Allemand. Nous nous retrouvons à Roquebilière pour y laisser un véhicule et nous montons à la balise 257 (La Festola Granges) à 1628m. C'est de cet endroit que nous démarrons la rando. Au cours de la rando, nous passons assez rapidement dans le parc du Mercantour. Assez rapidement aussi, Jacques préfère aller plus à droite que moi. Nous faisons la rando en solitaire en quelque sorte. J'arrive au sommet peu de temps avant lui. Nous avons mis à peu près 2h30 pour atteindre le sommet du Mont Capelet Supérieur (2637m) avec le gravissement d'un dénivelé de 1009 m. Après avoir fait le tour des antennes pour visiter à 360 degré les différents horizons qui s'offrent à nous, je m'interesse à l'aérologie qui me dit qu'il y a un très léger Nord Est dominant et suffisant pour compromettre un décollage sur un site qui offre peu de possibilités d'orientation pour décoller. L'aérologie étant de cul, mes diverses tentatives finissent par me faire arracher 3 suspentes qui gèrent le centre droit du bord de fuite de mon aile. Malgré mais diverses tentatives de décollages, je finis par abdiquer. Jacques, quant à lui, décolle bien et posera sans problème à Roquebilière (587m) après un vol de 2050m de dénivelé pendant que moi, je redescends à pieds ce que je venais de monter mais un bel échauffement de mon talon droit. C'est ainsi ... le vol libre aussi.



Du Mont Capelet Supérieur




Cîme Vallette de Prals (2496m)



29.05.2012 - C'est mardi matin, avec un lever à 3h45 pour être au rendez-vous de 4h30 à Carrefour Lingostière. C'est un rando-vol qui va animer ma matinée vol libre avec un départ de St Gras pour la rando et un décollage de la Cîme de valette de Prals. L'atterrissage s'est fait près du stade de Roquebilière (596m).C'est avec Jacques que je vais randonner. L'itinéraire a été choisi par lui avec l'idée de découvrir le sentier pour du ski rando. A 4h35, nous étions sur la route en direction de Roquebilière, lieu où nous laisserons un véhicule à côté de l'atterrissage afin de pouvoir faire la récupération du véhicule qui va nous monter dans la vallée de la Gordolasque jusqu'à Saint Gras. C'est à partir de Saint Gras et à 6h20 que nous démarrons la rando et à partir de la balise 275 qui se trouve environ à 1600m ce qui donne un peu moins de 900 m de dénivelé à gravir puisque le sommet de la Cîme de Valette de Prals culmine à 2496m avec en son dessus une croix en métal. La cîme est atteinte 2h28 après avec un pas de marche tranquilleet de petites pauses qui nous permettent d'apprécier et d'épiloguer sur les reliefs environnant. Il est donc 8h52 quand j'arrive à la croix. Je déballe aussitôt l'aile en attendant Jacques qui arrive juste après moi. Je prends quelques photos et je me prépare pour l'envol. Jacques ne semble pas pressé et semble attendre un peu plus d'ensoleillement. Quand nous étions arrivés au déco, nous ressentions un flux d'Est puis au fil du temps qui passe, du Sud se fait ressentir ce qui nous arrange puisque la pente est orienté plus Sud qu'Est. C'est Jacques qui décolle en premier. Je le regadre décoller puis j'enchaine derrière lui. La masse d'air est calme à cette heure matinale mais quelques thermiques se font déjà ressentir. En l'air, je sens mon aile tourner à gauche et ma drisse de frein dure à ma droite. je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche. J'inspecte mon aile et je ne trouve rien d'anormal. Je continue à voler en contrant à la sellette puis j'inspecte mon hanarchement ... je constate que j'ai attaché l'attache de la cuissarde droite à la ventrale. J'ai donc compris le comment du pourquoi sauf que ce genre d'anomalie ne devrait pas arriver. C'est de toute évidence un manque de concentration et de préparation adéquate avant un envol. Je m'en veux mais je fais face à la problématique qui s'est imposée à moi et à cause de ma négligence probablement induite par une certaine fatigue accumulée de ces derniers jours. Bref, je fais mon vol mais je ne cherche pas du tout à y rester alors, dans cet état d'esprit, je finis par poser à l'endroit prévu où se trouve tout près, le véhicule de Jacques ... à côté du stade de foot.



Cîme de la valette de Prals



Mont Démant (2520m)

04.05.2012 - C'est un rando-vol décidé un peu au dernier moment que nous allons faire Jacques, Eric et moi. Jacques m'avait laissé gérer le choix du sommet et j'avais pensé soit le Mont capelet supérieur ou bien le Mont Giraud. Comme Eric était sur Peone et qu'il n'avait que la matinée, finalement, le sommet que nous allons gravir est dans un premier temps le Mont des Moulines en partant de Beuil. Une fois arrivé sur le Mont des Moulines, nous continuons jusqu'au Mont Démant. Eric était sceptique car, selon lui, une fois sur le Démant on voudra rejoindre le petit Mounier. Nous avons rassuré l'ami Eric qu'il serait à l'heure pour l'apéro. Quant à la neige, elle se montre présente par névés sur le Mont Démant. Ce n'est qu'à partir de la crête qui mène au petit Mounier que la neige est plus constante. Finalement, on fnit par arrivés sur le Mont Démant. On y cherche un endroit décollable et j'y dépose le premier mon sac sellette sur le sol. Je sors l'aile de son sac et je me prépare. Eric annonce que de ce lieu il n'y décollera pas car il est impressionné à devoir décoller au-dessus des barres. Le brise de face est présente mais très très faible. Bon ça n'arrive pas de derrière ... c'est déjà ça. Jacques quant à lui, se montre attentiste. Finalement, je me déplace de quelques mètres plus en Ouest pour avoir une toute petite pente enneigé histoire de pouvoir relancer si éventuellement si l'aile plonge un peu au moment de la rupture. Je fais mon premier lever d'aile mais je ne sens pas mon aile tirer les suspentes. De ce fait j'interrompts mon avancée vers le vide. Jacques m'aide à remonter l'aile. Je lui demande de placer l'aile un peu plus en profondeur pour avoir plus de longuer au niveau de la course d'envol afin que je puisse avoir plus de temps à attendre que mon aile se place bien au-dessus de ma tête d'autant que la brise est quasi nulle (4 à 5 km/h de face). En fait, même avec aussi peu de brisette, je fait face à la voile pour la faire monter. Pour ce faire, je recule sans interruption jusqu'à ce que l'aile soit quasiment au-dessus de ma tête. Ce n'est qu'à ce moment là et sans interrompre la course qui va de l'avant avec Cap face au déco. Une fois retourné, avec un temps de contrôle et de temprisation très court, je maintiens la course avec un bon appuis ventral. je sens mon aile bien enforme et tirer sur le cône de suspentage. Je suis presqu'au bord de la rupture de pente (le vide). je mets là toute mon envie de décoller .... sentant bien mon aile au bout de mes drisses de frein et de la ventrale, j'envois. Je m'élance alors vers le vide. Aussitôt je suis pris en charge par mon aile ... je vole. Quand je me suis envolé, j'ai tourné la tête pour appercevoir l'ami jacques. Celui-ci va chercher un endroit plus haut avec l'espoir de trouver un meilleur et plus sécurisant lieu de décollage. Il ne le trouvera pas. De plus, avec le temps qui passe, le météo se met à rentrer en Ouest. Il s'en redescend vers le Mont des Moulines où il y décollera. Jacques a posé sur les grands près de Beuil alors que moi, j'ai posé sur la planche habituelle de derrière le village. Eric n'a pas voulu insister pour décoller et s'est rendu à pieds au village de Beuil. Traditionnelle bière prise dans un resto de Beuil pour bien garder les bonnes habitudes en guise du verre de l'amitié et pour lequel on se retrace la journée vol libre en attendant la prochaine.




Mont Saint Honorat (2525m)

19.03.2012 - Avec Eric Blanc et Psylvia, nous devions faire le Mont Saint Honorat mais Psylvia ne sera pas au rendez-vous pour des raisons professionnelles. Eric, qui s'est levé plus tôt que prévu, se rend directement à Enriez pour m'y attendre. Je le rejoins après avoir pris la route à 5h00. A Enriez, nous y laissons un véhicule pour nous rendre ensuite à la Pinée avec le véhicule 2. C'est de cet endroit, à plus de 1400 m d'altitude, que nous attaquons la rando. Crêtes et sommets sont recouverts d'un gilet blanc déposé la veille par une perturbation météorologique. Au fil de l'ascension, nous percevons une brise descendante plus ou moins soutenue(vent météo ?). Celle-ci ne faiblira part bien au contraire. Nous la ressentons bien plus dynamique sur les crêtes et venant du Nord. Ce vent nous glace et frappe notre visage au point de le rendre douloureux. Je me couvre les maisn et me protège au mieux mon visage pour continuer sans trop souffrir. L'ante, avec Eric nous voulons l'atteindre et nous l'atteindrons. Une fois arrivés en 3heures de marches, nous cherchons à nous protéger du vent et du froid. Dans ce coin prottéger, nous y avalons notre sandwich sans difficulté ( nous avions l'appétit very open) en attendant une accalmie eolienne. cette accalmie arrive progressivement. Celle-ci, me stimule à préparer mon aile. En effet, il me faut relier l'aile à la sellette. Une fois fait, il me fallut recommencer car, le vent a fait dévaler l'aile par dessus la sellette ce qui a bien foutu le bordel dans les suspentes. Tout remis dans l'ordre avec l'aide d'Eric, je me mets dans ma sellette pour être prêt à décoller. J'attends de ne plus percevoir de brise arrière et je m'élance pour la course d'envol. Je n'arrive pas à faire monter l'aile au-dessus de ma tête et reste à 45° environ derrière moi. Ne voulant pas insister pour éviter de décoller à l'arrache avec le risque très important de ne pas maitriser ce décollage, je stoppe tout. Eric m'aide à remonter l'aile pour la repositionner plus haut et plus en Est car la tendance Ouest se fait ressentir. Comme le dos-voile n'a pas fonctionné, je me tente pour ce deuxième essai à décoller avec un face-voile ce qui m'oblige a bien faire monter l'aile au-dessus de ma tête avant de me retourner. Pour cela, il m'a fallu attendre le moment le plus propice (absence de perception de brise arrière) pour reculer tout en tractant les élévateurs avants et surtout en accélérant la course dos à la pente. Je finis par amener l'aile à la verticale et tout en reculant, je pivote mon corps pour faire face à la pente sans interruption de course afin de ne pas casser la vitesse que l'aile venait de prendre.Face à la pente j'accélère ma course tout en essayant de bien sentir l'aile au frein et avec appuis ventrale. L'aile me prends en charge et je vole à fleur de pente. Je ne peux encore me dégager du relief, et le risque tant redouter arriva. Je sens l'aile plonger rapprochant dangereusement le cul de la sellette vers le sol. Je veux bien compter sur l'air bag mais là, avec la vitesse que l'aile engage pour voler du fait que je suis sous le vent .... j'oublie que j'en ai un. Je me vois obliger de faire une grande ressource pour éviter le sol rocailleux. Une fois fait, je ne tarde pas à virer à droite pour me dégager de ce relief. Je viens de vivre un instant plutôt chaud....ouf !! Bref, me voila en train de voler et à traverser le vallon pour tenter de rejoindre en Ouest la crête de la tête de Travers. Je n'y parviens pas car dans le vallon c'est loin d'être porteur, je dirai même que je suis dans des dégueulantes consécutifs à l'aérologie du coin. Si je suis trop loin du relief, je me fais ballotter alors je me dis qu'en me rapprochant du relief, je serai plus protégé de ses remous aérodynamiques puisque je suis sous le vent. En effet, plus au relief, je longe la crête en direction du Var avec une aile qui s'en trouve moins agitée. Pour autant, je dois par moment tenir mon aile avec appuis sellette et freins. M'approchant du bout de la crête, je pense à basculer dans un autre vallon en Ouest pour aller prendre ensuite Cap sur le village de Castellet-lès-Sausses. A cet ebdroit, je rencontre une aérologie remuante où thermiqes et météo viennent dynamiser mon aile. Je suis en pilotage très actif en ce lieu au point d'ailleurs de faire les oreilles mais, vu le météo, je ne tarde pas à les lacher car finalement, je ne me sens pas pour autant plus à l'aise bien au contraire puisque je n'ai pas la maitrise du cap que je veux imposer à celle qui me fait voyager dans une masse d'air perturbée. Finalement, je finis par changer de cap pour survoler un espace bien plus évasé que des reliefs qui sont organiser par divers vallons, plateaux et que sais-je encore. Mon choix fut le bon puisque mon aile a retrouver une certaine paisibilité tout autant que son pilote. Je me rapproche alors du Var et de sa large vallée, tout en me rapprochant du village pour ne pas rester trop éloigné du lieu d'atterrissage. En effet, dans la vallée, je perçois aisément une aerologie dynamique qui tend à pousser mon aile vers Daluis. Je me dis que la lutte n'est pas encore terminée ... bien lon de ça car je devine une force encore plus élevée en bas dans le lit du Var, lieu de mon poser. Je zone entre le lit du Var et le village de Castellet-lès-Sausses pour perdre de l'altitude. J'en fais mon lieu d'approche pour finalement me rapprocher du terrain afin de m'y poser. J'ai la chance d'avoir un feu qui, de par sa fumée, m'indique que le vent est assez fort et à une direction travers terrain. Une indication précieuse. Mais la fumée n'est pas la seule à m'indiquer que c'estr assez fort en bas. De petits arbes devenus des instruments à vent me soufflent qu'il va falloir que je gère la symphonie éolienne. Il va falloir que j'en devienne un musicien de flute de pan pour m'intriquer sans demi-mesure dans ce concert débuté sans moi. A l'écoute de mon instrument qui peine à se faire entendre et à rentrer dans la partition, je m'appuis de mon accélérateur que je pourrai imaginer comme un archet venant appuyer et frotter ses cordes piur qu'en sorte un son pénétrant. A un vingtaine de mètres du sol, je fais face au vent tout en gérant mes avancées et recul pour enfin poser à la verticale. Les pieds au sol, je suis heureux d'avoir participer à cette symphonie improvisée pour laquelle je n'attendais pas vraiment. Belle impro et belle fin de symphonie qui m'a fait vraiment vibrer au point de donner le dernier son avec ma bouche en soufflant un bon OUF !


Eric et moi "Aigle chanteur"



Ospedaletti

14.03.2012 - Pour cette journée où le vent n'était pas annoncé, j'avais comme motivation de retenter le Mont Saint Honorat pour faire la descente en volant cette fois-ci. Pour autant, j'avais laissé la main à Alex pour le choix du site. Pour Alex, son envie était d'aller faire un rando-vol à Ospédaletti. Le rendez-vous est fixé sur un parking tout près du domicile D'alex DORDOR (président du club Roquebrun'ailes mon club) à 8h15 pour un départ à 8h30. Quand j'arrive au rdv, il y avait Alex, Jacques et John. Viendra ensuite Jean-Claude et Nadine. Covoiturage mis en place, nous prenons la route pour la direction plage d'Ospedaletti où nous laisserons les véhicules afin de démarrer la rando pédestre à 9h30. Nous avons mis 1h50 pour atteindre le déco. Dès le déco atteint, je me place au meilleur endroit et j'y déballe mon matériel, j'y déplie l'aile montagne et je me prépare sans oublié mon passager qui va découvrir le plaisir du vol libre puisqu'il n'a jamais volé. Mes accolytes, quant à eux se posent un peu. Alex ne tarde pas également à trouver sa place sur le déco et va s'employer à faire le fusible pour nous apporter des indications aérologiques en le regardant évoluer. Le décollage fut assez mou pour Alex. Il fut à l'image de très légère brisette qui vient animer le déco. Voyant cela, je me dis qu'il va vraiment choisir le moment le plus dynamique pour décoller plus facilement et sans trop de risque de devoir aller courir dans les buissons qui ornent la fin de la "piste de lancement" pour nos ailes. Pilotes et passager prêts, recommandations faites (rester debout pour courir en disant au passager que c'est lui le moteur, cap donné ....), j'attends le bon moment pour que le passager s'élance et tracte l'ensemble vers l'avant. Le passager fait face à la pente alors que je fais face à la voile. C'est ma technique préférée car ceci me permet de bien contrôler la montée de mon aile avec un retournement au moment de la temporisation. L'aile bien placée sur nos têtes, je stimule mon passager à continuer à aller de l'avant avec plus de vitesse. Il fallut courir un certain temps, mais l'aile a fini par nous prendre en charge avant d'atteindre les buissons ce qui facilita un bon décollage sans risque de chuter. L'envol s'est donc très bien passé à mon plus grand plaisir et soulagement aussi. En vol, nous avons eu une aérologie très calme et peu porteuse à l'heure où nous nous sommes envolés. Quelques thermiques nous ont permis de zoner un peu au-devant du déco. Ensuite, nous sommes allés rejoindre Jacques qui était bien avancé et à notre droite. Nous l'avons d'ailleurs survolé alors qu'il s'apprêtait à passer la ligne haute tension qui traversait le vallon. Nous nous rapprochons du bord de mer. Je vais d'ailleurs faire découvrir le survol de la mer méditterranée version italienne. Un vrai plaisir, une vraie beauté vu dans haut, .... mais il faut, à un moment donné, penser à atterrir et cela impose une préparation. Une préparation que je n'ai pu faire comme je l'aurai souhaité afin de me présenter dans de bonnes conditions à survoler la plage en guise de finale. Une préparation gêné par la présence d'une aile qui vient face à moi, à l'opposé de mon cap et qui me perturbe quand on ne sait pas comment cette aile va se comporter en terme de direction et de manoeuvre. Un inconnu difficile à gérer quand je m'apprête à poser. Tout cela, peut être mal géré par moi-même ne m'a pas permis de poser en toute quiétude et surtout en toute douceur. Les gros cailloux qui font guise de galets s'en souviennent encore et nous aussi ... Ceci ne nous a pas empêcher d'apprécier le vol. John me remercie de ce vol et c'est autour d'une bonne table où bière et pasta sont venus combler ce bonheur.



Aigle chanteur (Polo) et John




Mont Saint Honorat (2520m)

03.03.2012 - C'est un Rando-vol qui est prévu avec des préviz météorologiques qui devraient nous combler. Un rendez-vous est fixé devant les pompes du Carrefour de Lingostière pour 5h. J'accuse un petit retard de 10' qui inquiéta mes amis Alex et Jacques. La route est prise à 5h15 et arrivons à Enriez où nous laissons un véhicule vers 6h30. De là, nous partons avec le deuxième véhicule en direction de Daluis puis la Pinée (1430m) où nous démarrons la rando pour rejoindre le sommet du Mont Honorat (2520m). Il est 7h quant nous foulons nos premiers pas tranquillement vers l'objectif et il nous reste du chemin (1100m de dénivelé à gravir). Nous partons et arrivons tranquillement pour chacun d'entre nous. Le ciel est très bleu et sans nuage lors de l'ascension mais, il y avait du vent météo qui glaçait visages et mains. Nous savons qu'avec cette agitation eolienne, nous ne pourrons nous envoler mais voila, l'espoir est toujours là..... on ne sait pas encore que jamais, nous nous envolerons. Arrivés sur l'ante sommet, nous choisissons un endroit qui nous abrite du vent en versant Est derrière de gros rochers. J'y déballe mon sandwich jambon pâté cornichon .... muuuummmm qu'il était bon ... puis on attend un peu. Le vent ne faiblissant pas, j'invite Alex et Jacques à atteindre le sommet du Saint Honorat. Il faut pour cela, faire un peu d'escalade. On y trouve de la neige en épaisses couches par endroits. Alex nous suit mais ne nous accompagnera pas jusqu'au plus haut du sommet. Quant à Jacques, en vrai baroudeur des cîmes, prendra plaisir à y faire une petite pause. Ce sommet est assez particulier et spécial, car il est fait de gros rochers empilés de manière anarchique. Il est également orné d'une guirlande érodée de chiffons colorés. Le temps et ses différentes saisons ... chaud, froid, soleil ..... a fait ses effets néfates. Passé un petit temps sur la pointe du sommet, nous nous en redescendons pour rejoindre l'ante sommet où nous avions laissé nos sacs sellettes. On y fait une "pause sieste" avec l'espoir que le vent faiblisse. On se donne une heure butoire d'attente car si ça ne vole pas, il faut penser à la redescente jusqu'à la Pinée où le véhicule d'Alex est en stationnement. Jusqu'au dernier moment nous avions espéré mais il fallait se rendre à l'évidence que ce ne sont pas les petites accalmies qui nous permettront de nous envoler. C'est vers 13h45 que nous décidons de redescendre après avoir remis nos sacs sur le dos. Une descente tranquille et sereine malgré notre frustration de n'avoir pu nous envoler. C'est ainsi, dans le domaine du vol libre il faut savoir renoncer afin de garder la marge de sécurité pour faire un bon vieux parapentiste. Arrivés à Enriez pour la récup du NIssan, Alex sort d'un sac des boissons bien fraîches pour notre plus grand plaisir. Nous trinquons en toute amitié tout en pensant à une prochaine sortie pour ici ou ailleurs.



Le Mont Saint Honorat



Petit Mounier (2727m)

24.02.2012 - Rando-vol avec Jacques Allemand, Eric Blanc, Psylvia. Notre objectif est d'atteindre le sommet du petit Mounier (2727m) et pour se faire, nous avons à gravir un dénivelé dépassant à peine 1000m. C'est à hauteur de Burlet (environ 1730m) que nous démarrons la rando à 7h15. A partir de là, nous avons à suivre le sentier qui mène à la Colle (1787m). Ensuite, nous suivons le sentier qui nous dirige vers la Barre des Passes du Cloutet (limites du parc du Mercantour). Nous avons à passer cette barre pour nous retrouver sur le Mont Démant (2412m). A cet endroit nous empruntons le GR5 et passons par la baisse du Démant afin de s'attaquer au relief qui est coiffé de la stèle Valette qui se trouve 2585m (une stèle scellée en la mémoire d'un chasseur alpin portant le nom de Valette qui a perdu sa vie en ces lieux). A ce niveau , il nous restait encore à suivre la crête qui nous dirige tout d'abord au niveau du Col de Crousette (2662m). Au niveau du col, le dernier effort reste à faire pour atteindre le Petit Mounier. Nous sommes sur un replat recouvert de neige glacée rendant nos pas hasardeux car le risque de glisser est fort présent. Il nous reste à gravir la dernière pente qui nous mène sir le plateau du petit Mounier et son sommet. Cette dernière portion est rendue très glissante par la présence d'une couche de neige très verglacée. J'ai deux paires de crampons dans mon sac sellette, mais la couche de neige n'étant pas lisse, nous pouvons poser nos pas dans des petits creux qui permettent l'accroche de nos semelles. Nous avançons ainsi jusqu'au sommet du Petit Mounier. Objectif atteint en un peu plus de 3 heures pour Jacques et un peu moins de 3h30 pour Eric, Psylvia et moi. Jacques, qui avait commencé la rando tranquillement, s'est montré en jambe avec un évident besoin de se dépenser tout en gardant un rythme très régulier avec son matos ultra léger sur le dos. Il a fait sa vie à mi-chemin, car il savait bien que nous atteindrons le sommet qui va se transformer un laps de temps en une zone de décollage. Quatre parapentistes qui aiment et respectent la montagne, la nature et tout ce qui la compose (flores et faunes). Quatre parapentistes qui vont s'envoler avec seulement 3 ailes. Nous retenons que nous avons eu avec nous, une excellente météo qui s'est distinguée par un ciel bleu et pur (sans nuage) où un soleil radieux nous a fait oublier que nous étions encore en hiver. La sueur a été une constante durant le parcours, ce qui nous imposa d'assurer une assez bonne hydratation pour éviter une déshydratation qui aurait pu nous poser problème au fil de nos efforts. Au cours de l'ascension, la sueur m'avait piqué les yeux. Si Jacques avait pris de l'avance, Psylvia qui en était à son premier rando-vol digne de ce nom, fut un peu à la traîne du groupe mais se montra volontaire en gérant ses efforts pour aller au bout. Le vent météo n'était pas au rendez-vous et là était aussi notre bonheur. Seul un très léger Nord-Est se faisait sentir sur le petit sommet. L'idéal aurait être un peu de sud que ce soit en est ou en Ouest mais voila, c'était carrément le contraire alors fallait bien faire avec et si besoin abandonner l'idée de s'envoler mais nous n'en étions pas là car il était tellement faible ce Nord-Ouest, qu'il nous fallait seulement trouver le bon endroit pour décoller. Le seul problème dans cette configuration, c'est que le peu de neige présente était tellement glacée qu'il n'y avait pas possibilité d'imaginer s'élancer et interrompre la course d'envol si cela s'avérait nécessaire. Toute la question était là pour moi, moi qui avait à assurer un vol biplace. Seul, je prends le risque de glisser, tomber et contrôler l'aile dans un même mouvement mais là, pas question d'imaginer cette scène périlleuse. Alors voila, j'étais à rôder sur ce sommet pour trouver le lieu, l'endroit où peut s'opérer un lancement d'aile sans risque de le rater. Finalement, quoi de mieux que d'avoir ne serait qu'un tout petit vent si faible soit-il mais de face ? et ben non, nous n'avons pas cela. Finalement, c'est face au Mont Mounier (2817m) que nous allons nous élancer. C'est le seul endroit où j'ai trouvé une zone de neige non verglacée et en terme d'aérologie, il y a un petit travers gauche qui devrait nous offrir la possibilité de nous envoler de cet endroit là. En tout cas, aucun problème pour s'élancer avec des ailes montagnes qui ne demandent qu'à prendre l'air. Un peu plus compliqué pour moi qui ait à gérer une aile biplace et le passager et pourtant, je ne me vois pas ne pas essayer avec Eric. Ce qui m'a définitvement décidé de tenter l'envol, c'est la consistance de la couche de neige précisémment à cet endroit (face Est). La neige était de consistance type printemps où l'on pouvait un peu s'enfoncer et ne pas glisser. Et si besoin, interrompre sans risque la course d'envol. C'est finalement cette condition qui m'a permis de dire à Eric "on y va !!! t'es ok ?" Eric partant, on se relie tous les deux à l'aile et on attend, on attend le moment le plus propice qui est d'une part ne pas avoir de brise de dos (on le perçoit par moment) et d'autre part, de lever l'aile quand je ressens la petite brisette de travers qui va m'aider à la lever sans trop de problème tout en la contrôlant avec un peu de frein à gauche puis courir et courir encore pour lui apporter de la vitesse nécessaire afin qu'elle, avec la pente, nous prenne en charge. Eric à assurer l'essentiel, courir, tenir debout et courir encore et encore jusqu'au moment où il n'était plus utile de faire d'effort avec nos jambes, pieds et tête car nous étions en train de voler. Il ne restait plus qu'à apprécier les moments du vol. Dès l'envol, je ne quitte pas le relief afin de le contourner vers son versant Sud-Ouest afin de me diriger vers la Stèle Valette avec l'optique de passer par dessus le petit col qui sépare le Mont Démant et la Stèle. Mais la hauteur me permet d'aller taper sur le relief surplombé par la stèle. Ceci nous permet de passer aisément du côté des barres du Démant que allons d'ailleurs frôler avec le stabilo gauche du Yeti. Un couple d'aigles était en train de voler encore plus près des barres que nous. A notre approche, ils s'élèvent au-dessus du relief alors que nous, sommes condamnés à faire en fonction de la générosité ou non de l'aérologie. Nous ne rencontrons que de petits courants d'air chaud qui nous donnent l'impression de monter mais nous en sortons rapidement. Ceci nous empêche pas de longer les barres en nous rapprochant du mont des Moulines sans pour autant le survoler. En effet, je fais le choix de prendre cap vers Beuil avant de perdre trop d'altitude. Je ne veux pas prendre le risque d'être trop court pour aller poser au terrain des Condamines à Beuil. Dans cette zone, il convient de gérer deux obstacles matérialisés par deux lignes électriques. Psylvia est déjà posée, Jacques s'apprête à poser sur la planche que nous utilisons habituellement. Quant à Eric et moi, notre objectif est d'aller poser où a atterri Psylvia sur les terrains des Condamines à Beuil village. Je ne connais pas cet atterro alors j'écoute les conseils d'Eric qui me concentre sur une ligne électrique qui traverse les terrains et une autre qui les longe. L'approche se fait sans problème et la finale, je me la joue travers terrain. Cette trajectoire m'a permis de m'assurer du champ devant moi après avoir éviter les écueils. Eric à poser pieds (posé debout) quant à moi, comme d'habitude, je pose le cul par terre (parait qu'il suffit de tendre les jambes.....). Le tout s'est terminé au bar avec un demi à la main offert par Psylvia pour nous remercier de l'avoir aidé à découvrir l'activité Rando-vol.


Psylvia au décollage ouvre le bal des envols face au Mont Mounier



Mont Férion

15.02.2012 - Petite rando de deux heures où, Jacques, Eric, Christophe et moi, partons des grands près de Levens pour rejoindre le déco du Mont férion exposé Ouest. En milieu de parcours, le groupe de quatre s'est séparé en deux. Christophe avec Jacques et Eric avec moi. Nous avons préfré prendrre un sentier plus abrupte (senier pédestre balisé) alors que jacques a préféré soutenir Christophe en restant avec lui sur la piste qui avait un dénivelé moins prononcé ce qui facilitait les efforts à notre ami Christophe. Avec Eric, après avoir atteint la balise 272 du col du Dragon (1111m), nous prenons un sentier qui va nous mener jusqu'à la Balise 273 (1394m) nous venons pratiquement d'atteindre le sommet du Mont férion qui pointe nui à 1412m). A la balise 273, nous avons à suivre une miste qui nous fait perdre du dénivelé afin de rejoindre le déco qui se trouve un peu plus bas et à contre bas du sentier que nous sommes entrain de descendre (une centaine de mètres plus bas en terme d'altitude pour rejoindre le déco). Nous y arrivons les premier et je ne tarde pas à sortir mon aile pour la déplier et la relié à ma sellette. Eric lui, découvre le site, le déco et la vu qui s'offre à nous avec comme objectif l'atteinte du grand prè que l'on voit au loin. Eric se pose d'ailleurs la question si nous avons assez de finesse pour atteindre l'atterro. De ce point de vu là, je le rassure mais je n'exclu pas une éventuelle aérologie qui engendrerait des dégueulante qui pourrait ne pas permettre d'y parvenir (rien n'st impossible). Mais bon ...., à ce moment là, il faut corriger en vol e revoir l'objectif atterrissage pour ne pas se retrouver dans la cata. Bref, en ce qui me concerne je suis prêt à décoller alors qu'Eric lui, m'a tracé la trace de lancement à mon devant pour que je puisse avoir une neige quelque peu tassé afin que je ne m'enfonce pas de trop à chacun de mes pas. ceci m'oblige donc à contrôler mon cap au cours de la phase "course d'envol". Les élévateurs dans les mains et tout prête à décoller, arrive alors mon ami Jacques qui a bien remarqué mon envié précoce de prendre mon envol sans entendre l'ensemble du groupe. il se prête même à vouloir m'aider avec Eric à présenter mon bord d'attaque à la prise d'air pour faciliter la levée d'aile pendant que moi, j'attends la petite brisette plus ou moins de face (car c'est le plus souvent de travers). Sentant une petite brisette de face, je signale à mes deux amis que je démarre la course d'envol. Dos à la voile, je me projette vers l'avant en maintenant bien symétriquement les avants dans mes mains pour que l'aile monte le plus proprement possible. Il me faut maintenir une petite course pour enfin être pris en charge par mon aile et voler. Une fois en l'air, j'envois un petit salut à mes amis restés au sol. Ils vont se préparer à leur tour pour faire de même. Je savoure ce moment tant attendu et mérité à travers ma rando pédestre pour atteindre le déco et cet instant... ce vol. Je prends cap sur le terrain d'atterrissage "le Grand Prè" de levens. Je ne traine pas trop en l'air car la distance qui sépare le déco de l'atterrissage est assez importante. Mon objectif est de voler bien sûr mais aussi de poser sur un lieu accueillant pour éviter tout incident désagréable. En approche du grand prè Quand j'arrive au-dessus du grand prè, je suis encore assez haut me permettant ainsi de planer dans tous les sens du terme. J'en oublie d'ailleurs de vérifier dans quel sens la brise provient par rapport au terrain. Ma finale se fait vent de cul. Une arrivée au sol avec une vitesse qui ne me permet pas de poser mes pieds tranquillement. C'est un atterrissage aérolglissé qui sera opéré en frottant l'airbag de la sellette sur la pelouse humide du grand Prè. Une fois posé , je scrupte le ciel et je ne vois aucune aile dans le ciel. Par le biais du telephone, Jacques me signale qu'Eric a décollé et qu'il est en phase de faire de même alors que Christophe n'a toujours pas pointé son bout de nez. Finalement, ils décolleront tous et poserons au même endroit avec la seule différence qu'eux, ils poseront dans le bon sens face à la brise après leur avoir indiqué d'où venait la brise par un jeu d'aile au sol et à bout de bras.



Décollage du Mont Ferion



Gattières/Baou de la Gaude

07.02.2012 - En solitaire parce que les prévisions ne favorisaient l'espoir d'aller voler alors qu'il était question d'aller voler sur le site de Gourdon avec Nicolas Ferraud. La matinée passe et je me rends compte que finalement, le vent météo de Nord Nord-Est annoncé ne semblait pas s'animer outre mesure. Que faire sinon que d'aller marcher et voir sur place (sur les crêtes ... là, il n'est pas question d'être sous le vent et ne pas sentir l'aérologie). Je pars de Gattières et hop, aile sur le dos, je refais ce chemin que j'ai déjà fait maintes fois depuis que Pierre Lauzières m'a fait connaitre ce site dit "sauvage"(non déclaré FFVL). Au déco, je constate une aérologie qui rentre par la droite (Ouest) mais de temps en temps la bouffe vient de face. Je ne me pose plus de question et je déballe le matos sur un déco dépourvu de neige sauf à ma gauche. J'allume mon GPS non pas pour avoir les ascendances mais juste pour avoir la trace et le temps de vol que je connais déjà comme un petit temps dans le temps (plouf). Décollage face-voile et hop, me voila envolé pour tirer tout droit sur le terrain d'atterrissage. Auparavant, j'avais maté les fumées qui m'indiquaient qu'en bas, il y avait de l'ouest qui alimentait les basses couches. Après la forte envie de dépasser le Var pour aller poser du côté de la rive Est, je me ravise pour poser sur le terrain habituel afin de m'éviter de remonter jusqu'au pont de la Manda afin de récupérer le 4x4 à Gattières. Mon ressenti: petit vol mais grand bonheur.




Saint Jeannet/Baou de la Gaude

02.02.2012 - Mon deuxième rando-vol de l'année c'est avec Jacques Allemand qu'il s'opère. Il y a du Nord-Est annoncé un peu partout sur nos reliefs mais je me dis qu'au Baou de la gaude ça pourrait faire et puis, de toute manière, même si je ne ferai que marcher, cela me fera beaucoup de bien pour ma tête quelque peu perturbé en ce moment. Sur le parcours, il y a de la neige tombée il y a peu. Le décor est agréable à regarder d'autant que je ne suis pas habitué à trouver ces lieux sous un petit manteau neigeux. Nous nous rendons directement au déco sans passer par le Gros Chêne que tout promeneur qui zone dans le coin, va visiter. Au déco, nous avons le plaisir de voir qu'il est correctement alimenté. C'est une aubaine, car normalement ça devrait être travers gauche en regard du Nord-Est annoncé . Je ne tarde pas de déballer mes affaires et ailes pour m'apprêter à décoller dès que possible. Ce temps vient vite car il est fort rare que je "trainouille" sur un déco lorsque les conditions sont favorables. Bien équipé, bien harnaché, je lève mon aile en face voile et hop, un demi tour pour me retrouver face à la pe,te afin de m'élancer dans la masse d'air. En l'air, ça bougeotte un peu, les fumées indique effectivement de l'Est avec un léger Nord Est. Je tombe assez vite et je me rapproche du terrain d'atterrissage pour aller poser. Il u a du Nord qui descend en vallée du var, c'est une première fois que je vais m'appréter à poser face aux montagnes alors qu'habituellement, c'est face à la mer que je fais ma perte d'altitude au-dessus du terrain . Bref, une fois posé, j'étais content de l'avoir fait car finalement, je n'avais pas trop la tête à voler même si cela m'a apporté un peu de détente.



Sur le déco du baou de la Gaude




Gattières/Baou de la Gaude


16 janvier 2012 - Mon premier rando-vol de l'année c'est avec Eric Blanc que je le fais. Après réflexion, c'est le Baou de la Gaude qui sera notre objectif avec du Nord-Est en prévision météorologique. Pour Eric, c'est une première et découvrira donc ce site. Pour autant, il connait le vieux Gros Chêne en l'ayant visité par un itinéraire qui part de St Jeannet. Pour cette rando, je lui propose de passer par le village de Gattières. Après le rdv à 9h sur le parking de carrefour, nous rejoignons la zone de Sainte Estève à la route de la Baronne. De là, et comme d'accoutumé pour moi, nous démarrons la rando après avoir laissé les deux véhicules tout prêt du lieu d'atterrissage. Nous avons atteint tout d'abord le village de Gattières que nous traversons pour continuer le sentier pédestre en direction du Gros Chêne qui se situe à 813m pour finir ensuite la rando sur le Baou de la Gaude (796m) où se trouve le petit décollage qui fait face à la vallée du Var. Eric découvre le déco qui ne peut acceuillir qu'une seule aile déployée. Le décollage est animée par une aérologie à tendance Nord-Est (travers gauche) mais petit à petit, les flemmèches nous indiquent une aérologie plus de face ce qui devrait faciliter le décollage. Je me prépare pour décoller en premier afin d'apporter quelques indications en live de la masse d'air à mon ami Eric. Le temps de vol est assez limité car il n'y a rien de portant mais il est toujours agréable de décoller d'un point A pour aller poser à un point B. Eric décolle quelques minutes après moi. Je l'apperçois quand je suis en approche du terrain. Quelques minutes plus tard je me préoccupe à faire des S pour la perte d'altitude qui me rapproche du temps "alignement" pour faire une finale que je vais faire sur la longueur du terrain. J'ai un léger vent de cul qui ne va pas favoriserun posé doux mais malgré tout sur les pieds. Seule mon aile n'a pas du apprécier son posé car ce sont des ronces qui l'ont accueilli. Ceci m'a pris un certain temps pour la dégager des épines. Eric, lui, a fait sa finale à l'opposé de moi et a fait un posé plus doux. Je me demande si je n'ai pas passer plus de temps à défaire mon aile des griffes des épineux que de voler mais bon ... je n'avais qu'à mieux calculer ma trajectoire et composer plus justement avec la dégradation du taux de chute que provoque le rappochement au sol.



S
ur la crête qui mène au Gros Chêne







Escapades en montagne ou ailleurs mais pourvu que je change d'air et voler


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