Parapente Passion 06


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2011

Rando-vols

2011, l'envie d'échappées terre/air ....





Baou de la Gaude

22 Décembre 2011 - Il est 5h30 quand je pars en direction de la Vallée de la Vésubie pour me hisser au-dessus de Belvédère pour me lancer dans une randonnée qui est censée me mener au Mont Capelet inférieur. Le seul problème c'est que je me suis rendu compte que j'avais oublié mes chaussures de marche. Je zone donc dans le coin avec mon Nissan afin de voir les différentes possibilités de parcours. Puis je m'en vais voir comment l'atterro de Roquebilière se présente (repérage) pour une prochaine fois. Je file ensuite sur Nice pour ensuite prendre la direction de gattières. Un petit rando-vol est à faire mais fallait faire vite car le temps presse si je veux décoller. Les conditions au décollage sont très faible quand j'arrive sur le déco et de travers droit. le temps que je me prépare, ça rentre légèrement de derrière. Je crains de devoir plier l'aile pour la ranger dans son sac mais je ne désespère pas. Il m'a fallu trois tentatives pour finalement décoller avec la technique dos à l'aile. Le vol fut court. Il m'a fallu ensuite monter jusqu'à la voiture laissée à Gattières.



Mont Bertrand

4 décembre 2011 - C'est à trois que nous allons faire cette sortie dans la Haute Roya. Gilles dit "Dgilou" et Jacques sont bien au rendez-vous avec comme objectif le sommet du Mont Bertrand (2492m). Nous passons par la Brigue, puis Morignole pour atteindre la baisse de Dugaïl où nous laissons le Nissan et démarrons la rando à 9h05. Le sommet ne sera jamais atteint pour cause de non praticabilité dû à la neige glacé qui recouvre le haut des reliefs. Il nous manquait les crampons. C'est donc au pied du Mont Bertrand que nous allons décoller pour poser ensuite dans la vallée de la Pia. Le fait d'avoir décoller le premier m'a permis de lever l'aile avec une bonne brise de face. Mes compagnons n'ont pas eu les mêmes conditions et ont eu du mal à décoller. Les conditions en montagne peuvent changer très vite. Mais l'essentiel fut fait, nous avons pu tous décollé et poser sans problème.



Mont Pépoiri
(2674m)

27 Novembre 2011 - Mes rando-vols n'arrivent pas à me rassasier, j'en veux toujours et encore .... la montagne me gagne encore et encore alors, pas de perte de temps. J'y vais dès que je peux y aller. Hier, le Mont Démant, aujourd'hui, en ce dernier dimanche du mois de novembre, je me rends vers le Mont Pépoiri avec l'idée que, si je manque de temps, je m'arrêterai sur le Mont Petoumier. Je force un peu l'allure pour avoir le temps de rejoindre le sommet du Mont Pépoiri. Il est moins d'onze heures quand j'atteins le sommet du Mont Pépoiri, je suis heureux de cela. Je déballe vite mon aile sur un sommet pas totalement blanc de neige. Par endroit, le revêtement blanc est très dur et glissant. Je suis sans équipement et je glisse facilement me posant ainsi des problèmes pour ma sécurité. Je dois choisir l'endroit où je m'expose le moins à la glissade et donc aux risques. Mon premier déco, se solde par un échec malgré une course d'envol assez longue. Je suis dans l'obligation d'abandonner l'idée de décoller du sommet. Je me tente alors à l'ante sommet mais là aussi, ma tentative est un échec. Je pense au temps que je perds et j'ai même un doute de la faisabilité de m'envoler de ce versant. Je suis à la recherche, d'un endroit mieux exposé au semblant de brise. C'est une journée sans vent, le soleil brille mais il ne faut pas espérer de convection dans un milieu plutôt refroidit par l'enneigement résiduel. Je tente une troisième fois un décollage et là encore, c'est un échec. Pour autant, mon aile se pose assez proprement sur le relief. Voyant mon bord d'attaque assez bien déployé je me dis qu'il n'y a plus qu'à y aller une quatrième fois. Je me dis qu'il ne me reste plus qu'à tenter de nouveau de lever l'aile, courir sous aile et pourquoi pas, si madame veut bien me porter, décoller. Ma pugnacité et mon entêtement à décoller, m'a permis de réaliser ce décollage. Je survole le vallon où se trouvent les lacs de Mille fonts. Mon envol réussi, je ressens en moi une grande satisfaction et un sentiment de bonheur à voler sous mon aile de montagne. Je suis bien plus haut que le déco de Veillos 2, je survole la pente du Mont Petoumier en face Ouest. Je jubile de plaisirs à travers le vol libre et la liberté que cette activité procure. Au fil de mon vol, je me rapproche de la Raya pour ensuite survoler les rochers de l'école d'escalade. Et comme tout a une bonne fin, je me rapproche du terrain de Soun Dal Pra pour faire mon approche afin de poser le mieux que possible. Une fois posé, c'est au tour de mon ami Thierry Diméo qui vient atterrir en toute douceur sur ce même terrain. Une fois posé, il me dira qu'il avait décollé du Mont Petoumier après m'avoir entendu pester quand ça se passait mal puis les cris du bonheur une fois le décollage réussi.



Mont Démant
(2450m)


26 novembre 2011 - C'est un rando-vol qui devait s'effectuer pour se rendre au petit Mounier mais finalement, nous avons faits retour sur nos pas pour trouver un espace de décollage avec un léger flux d'ouest afin de décoller face à la brise. Le décollage n'était pas évident ... il ne fallait pas se louper car nous étions sur les barres du Démant. C'est la brise présente qui m'a assuré que ça décollerait, à priori, sans problème mais il convient de ne pas commettre d'erreur lors de la course de décollage. Je préviens mon passager que nous allons décoller mais je ne lui donne pas d'indications hormis d'aller tout droit. Je ne lui dis même pas de ne pas s'assoir, mon passager en est à son 6ième vol biplace avec moi et a intégré tout ce qui est important à savoir et surtout à faire. Finalement, ce qui m'a ennuyé le plus fut les pierres saillantes qui jonchaient sur le sol. Des suspentes viennent se coincer dans les espaces que ces pierres laissent entre elles et le sol. Ceci me déplait beaucoup car elles vont retenir les suspentes au cours de la montée de l'aile et va contrarier la bonne montée de l'aile ce qui impose de porter les modifications qui s'imposent pour que l'aile se présente dans les meilleures conditions pour envisager de décoller. J'attends une bonne bouffe d'air et je demande à mon passager d'entamer la course vers l'avant afin que je puisse à mon tour reculer et actionner mes avants (dans la main droite) pour que le bord d'attaque morde la masse d'air et s'élève pour l'amener au-dessus de notre tête. Les pierres qui coincent quelques suspentes cèdent sous la pression des suspentes qui se tendent sous la force de la traction. L'aile monte et se place sous notre tête. A cet instant, je me retourne pour m'élancer vers l'avant, vers le cap que nous nous étions fixé avec quelques réaménagements pour être bien sous l'aile et face au vent. Nous nous apprêtons à décoller au-dessus des barres du Démant. La hauteur de ces barres est impressionnante. En qualité de pilote, je suis très concentré pour ressentir mon aile au cours de notre corse d'envol et aux réactions de l'aile. En ce qui concerne mon passager, il accompli tellement bien son rôle de tracteur que j'ai aucune indication corrective à lui apporter. Tout se passe à merveille, alors il ne reste plus qu'à aller jusqu'au décollage. Ce décollage se fait à merveille et je peux vous dire qu'une fois en train de voler, mes tensions se relâchent pour ressentir que le plaisir de voler à deux, de partager ces fabuleux moments forts, intenses et agréables à la fois et qui vous fait dire que voler n'est que pur bonheur. En tandem, ce bonheur est partagé. Pour moi, il n'y a rien d'égal ... normal, le parapente c'est ma passion. Alors voilà, nous sommes en train de voler... je me préoccupe à ce que mon passager soit bien installé dans sa sellette. Une fois fait, je m'installe moi-même au mieux que je peux afin que ce vol me soit des plus confortables et surtout que je sois bien dispo pour mieux appréhender ce qui se passe avec mon aile et l'aérologie. Je sens mon passager un peu tendu, il me dira quelques instants plus tard, en vol, qu'il avait eu une forte appréhension de décoller ... une forme de crainte, de peur ... et ce depuis qu'il a pris conscience que l'aile réagit en fonction de la dynamique des masses d'air. Il convient alors d'apporter le pilotage adapté afin d'éviter un quelconque incident de vol. Notre vol se passe bien en débit de vol, je propose à mon passager de faire un petit tour au-devant des barres du Démant Ouest. Une fois fait, et pour ne pas attendre d'être trop bas pour rentrer, je reviens au-devant d'où nous venions de décoller avec un cap Est. Avec ce cap, nous nous dirigeons vers le Mont des Moulines. A cet endroit, et en dessous de nous, nous avons l'agréable surprise de découvrir un énorme troupeau de cervidés, très certainement des Chamois. Ce n'est que bonheur et nous profitons de ce que la nature offre à nos yeux et à nos têtes. Une fois le Mont Moulines survolés, je me prends à jouer à son devant et à jouer avec du petit thermique que je rencontre au cours de ce vol. Je m'amuse à virer en 360 mais ce n'est pas pour cela que je prends du gaz. Juste auparavant Mon passager me signale un troupeau de cervidés (très certainement des chamois), il y en avait par dizaines ... waouh que j'adore la vie sauvage !!!!



Mont Grosso (Sospel) et Baou de la Gaude


18.11.2011 - C'est un vol rando qui est parti de Sospel à 8 heures pour Alex, Pierre et moi. Les autres amis que sont Eric, Christophe, Fabrice et Jacques, ont fait le choix de se rapprocher de l'objectif avec un véhicule. Nous les avons rattrapés un peu avant le Col de Levens. C'est Alex qui décolle en premier et nous apporte ainsi de précieuses indications au niveau de l'aérologie. J'enchaine derrière quelques minutes après puis s'est Christophe, Eric .... En ce qui me concerne et pour retracer mon vécu sur ce déco, à l'arrivée, je découvre un déco assez spacieux pouvant accueillir plusieurs ailes déployées. J'installe mon aile en vérifiant bien le cône de suspentage qu'il soit bien déployé, sans clé. J'attache ensuite l'ensemble de mon aile aux mousquetons qui servent d'attachent qui relie l'aile à la sellette. Puis je me prépare à l'envol. la brise est présente de face. Elle est légère mais suffisamment soutenue pour décoller sans avoir vraiment à courir ... d'ailleurs, je prends le temps de temporiser allègrement en avançant très très doucement puis, quand je décide de vraiment décoller, je m'élance avec deux pas et me voilà pris en charge par mon aile qui ne demande alors qu'à me porter entre ciel et terre. A l'aise dans une masse d'air aussi docile, je prends le plus grand plaisir à titiller mes poignées de freins pour donner quelques mouvements à l'aile. Je m'amuse avec l'aile et la masse d'air. Durant le vol, il m'arrive de rencontrer quelques turbulences assez dynamiques qui ne sont autres que des thermiques qui viennent agiter l'air. Dans ces moments, il suffit de contrer à la sellette ou aux freins les réactions de l'aile. Je me dirige vers l'Agaisen pour le survoler ensuite. Au-devant du déco de l'Agaisen je m'amuse à virer en 360 d'un côté, puis de l'autre comme si j'étais sur un manège aérien. Que du bonheur tout ça !!!! Puis, comme toute bonne chose a une fin, je pose un peu durement sur le sol. Le vol terminé, il reste à plier l'aile pour la fourguer dans son sac sellette. La bière m'attend ... elle sera prise dans un restaurant brasserie de Sospel en compagnie d'Alex et Christophe. Ensuite, c'est la direction de Gattières que je prends. Avec Alex, Christophe et Cindy et après avoir laissé un véhicule tout près du terrain d'atterrissage, nous attaquons la rando à partir du cimetière de Gattières pour atteindre le Baou de la Gaude après 1h30 de marche. Au cours de cette rando, Christophe ressent une fatigue qui l'oblige à ralentir très sensiblement la cadence et lui impose plusieurs petites haltes pour atteindre l'objectif. Quand à Cindy, elle nous montre qu'elle a la patate et étant toujours devant et en s'obligeant de ne jamais cesser son avancée pour garder le bon rythme qui lui permet d'être toujours devant. Je m'oblige de faire le lien entre le premier et le dernier afin de garder une certaine homogénéité dans le groupe de quatre que nous sommes. Pour autant, en fin de parcours, nous arrivons tous ensemble. Du groupe, je suis le seul à connaitre le site, c'est aussi la raison pour laquelle, nous nous sommes attendus. Arrivés au déco, nous découvrons une toute petite brise de face. Je m'empresse d'étaler l'aile biplace mais je perds du temps à remettre en place les élévateurs avant de les reliés à l'aile par le biais de mousquetons. Le temps passe, car il fallait aussi s'habiller. La brise a faibli pour ne ressentir presque plus rien. Mes amis attendaient. IL y avait à peine de brise pour assurer un décollage pour une aile solo. Je rabats le côté droit de l'aile pour laisser place à Alex et Christophe. Alex décolle en premier et décolle avec peine (prise en charge tardive) et s'éloigne du relief sans problème. C'est au tour de Christophe qui n'a toujours pas son aile reliée à sa sellette. En regard de défaut de brise, il fait le choix de décoller dos à la voile, ce qu'il fit très bien et s'envola sans problème. Il ne reste plus que Cindy et moi. L'âme en peine de voir que la brise n'était plus du tout mais je me mets à rêver de penser qu'il pourrait y avoir encore une petite bouffe et qu'il ne fallait pas la louper celle-là, alors j'invite Cindy à venir me rejoindre pour nous attacher aux écarteurs souples de l'aile montagne biplace. Nous attendons un brin de brise. Je demande à Cindy si elle ressent quelque chose. Elle finit par me dire "là, je sens un petit peu de brise ..." alors je l'invite à avancer et je m'empresse de reculer dans un même temps. Un peu trop pressé, je m'accroche à un pied des pieds de Cindy ce qui a pour conséquence de faire tomber Cindy. Sans mal, sans gravité, nous nous retrouvons tous deux au sol et l'aile s'écroule au sol, presque sur nous. Il ne me reste plus qu'à rassembler l'aile en boule pour remonter l'aile sur la surface plane qui ne peut abriter qu'une aile, afin de la plier, la ranger dans son sac sellette et s'en repartir à pieds. N'avoir pu m'envoler ne m'a dérangé en rien. Je préfère cela plutôt que d'insister au risque de se blesser sérieusement. Savoir rester au sol et abandonner l'idée de voler fait partie du jeu dans le domaine du vol libre en parapente. Il fallait juste de se dépêcher pour ne pas que la nuit nous tombe de suite trop vite. Au retour, je me trompe de chemin et je me rends compte un peu tardivement que le sentier pris ne nous amène pas dans le bon versant. Nous corrigeons cela en coupant à travers relief afin de tenter de ne pas trop perdre de temps. Le pas est accéléré au mieux que l'on peut mais nous n'échappons pas de marcher à le lumière de notre portable. C'est comme cela... nous en sommes à poser nos pieds avec précautions pour ne pas risquer de nous tordre une cheville ou autres. Finalement, cette fin de rando devient aventure ... et finissons à atteindre nos véhicules sans bobos mais quelque peu fatigués et déshydratés. Il n'était pas question de ne pas m'avaler une bonne bière bien fraîche (même deux), nous sommes tombé alors dans un resto pour nous abreuver et parler de notre ressenti dans une telle rando sans vol qui inclut la frustration de ne pas avoir pu voler. Le vol sera pour une prochaine fois.



Mont Bertrand

22.10.2011 - C'est un vol rando qui a animé cette journée vol libre. Cette échappée en montagne, a la particularité de se faire avec une aile montagne de parapente biplace (light). L'aile est de marque Gin, prêtée par le club de Roquebrun'ailes et ce, pour les amoureux de la marche en montagne que je suis. Le sommet visé est celui qui culmine en Est-Sud-Est la vallée de la Pia et fait face à la Cîme de Pépin. Ce sommet, le Mont Bertrand (2482m), fait guise de frontière entre la France et l'Italie. Ce rando-vol nécessite une navette assez longue et impose d'avoir deux véhicules. Arrivés à la nuit, nous avons eu tout le temps de nous préparer en laissant un véhicule proche du lieu où nous sommes censés finir le vol (terrain d'atterrissage) en bordure du Réfrei (rivière). Ensuite, nous nous rendons au Col de Dugaïl (1392m) pour nous attaquer à notre itinéraire de marche. Nous démarrons la rando avec pour objectif le sommet du Mont Bertrand. Cet itinéraire pédestre nous impose un dénivelé à gravir de près de 1100m à 2 mètres près. Le sommet est atteint après plusieurs heures de marche. Si je n'ai ressenti ni de vent, ni de brise au cours de l'ascension dans la première moitié du parcours. Plus haut que la Baisse de Crouseta (1677m), l'aérologie commençait à être plus active. Je commençais à ressentir un peu d'Est jusqu'à ce que l'on atteigne le sommet où là, l'aérologie était devenue soudainement calme, sans brise ni vent perceptible. Des randonneurs italiens étaient arrivés légèrement avant nous. Le vent météo estompé, je me dis que c'est tout bon. On ne se presse pas trop alors, le temps passe. Il est 14h passé. Matériel déplié et presque arrimé à ma sellette, le Nord vient, par moments, titiller le sommet. Hum .... je ressens une certaine inquiétude en moi car, je me dis qu'il peut forcir à tout moment. Je m'empresse à être prêt à décoller après vérification des points de sécurité pour les deux humains volants que nous sommes. Je fais face à l'aile alors que mon passager est face à la pente avec l'indication de prendre cap droit devant. Je tire sur l'élévateur droit et gauche des avants pour faire monter l'aile. L'aile, en montant, nous fait dynamiquement reculer. Ceci me fait penser, en instantanée, que l'aérologie est assez tonique. Je vais vers l'aile pour amortir cette énergie afin de ne pas être dépassés par l'aile parapente au moment où nous allons nous retrouver tous les deux face à la pente pour enclencher la course d'envol s'il y a lieu. Mon passager se montre assez surpris de cette force qui nous fait remonter la pente et ce, sans pouvoir s'y opposer. Le rôle du passager et alors de se laisser reculer tout en maintenant une certaine résistance, sans tomber afin de pouvoir courir vers la pente dès que la force opposante faiblit. Une fois être allés vers l'aile pour amortir cette énergie, je me retourne pour faire face à la pente en levant les bras. Je me dois de donner un coup de frein de manière symétrique pour ne pas nous laisser dépasser par l'aile qui, sous la dynamique du poids que nous lui avions apporté, ne demandait qu'à prendre de la vitesse et nous dépasser allègrement (je me dis à cet instant que mon passager à jouer son rôle à merveille en ne s'écroulant à aucun moment (quand il s'est senti tiré vers l'arrière) et en ne cédant aucune force quand il fallait aller vers de l'avant, face à la pente, pour suivre l'aile afin de nous envoler. Une fois cela fait, je lâche les brides pour laisser voler l'aile. Nous ressentons pratiquement pas de perte d'altitude dès l'envol.... bien au contraire, on est tiré vers le haut. Je me dis à cet instant que ce ne sera pas un vol tranquille. Loin du relief et au niveau du col de Dugaïl, je dois tenir l'aile car elle s'anime au gré de la dynamique de l'aérologie locale. Je sens bien le vent météo faire son travail sur notre aéronef bien fragile par, comme seule structure, du tissus enduits. Je tente de faire les oreilles pour atténuer les mouvements d'aile et descendre un peu mais celles-ci, sont très difficiles à faire, je n'arrive pas à prendre les suspentes suffisamment haut. Je m'oblige alors à guider l'aile par rapport à ses réactions pour casser toute dynamique désordonnée ... En clair, je pilote activement. Je cherche à m'éloigner de cette zone ou probablement une confluence des deux vallées vient agiter la masse d'air. En effet, une fois éloignée de cet endroit, l'aile se montre plus calme malgré la persistante d'un vent météo de Nord-Ouest. Je prends cap vers Cagnourine sans pour autant rejoindre ce site. Ma perte d'altitude, je l'a fait au-dessus de la vallée de la Pia et en amont du terrain d'atterrissage. Plus proche du sol, je me rapproche de la falaise qui fait opposition à la ligne électrique (j'applique là, les consignes des frères Baldi). Il y a une brise de vallée montante qui n'est pas linéaire. On fait un peu le yoyo alors je suis très concentré à notre avancée vers le terrain pour n'être ni trop court ni trop long. Car parfois la brise nous freine et nous scotche un peu puis, nous avançons sans peine quand la brise. Finalement, nous passons entre une haie d'arbres pour poser sur le terrain à une quarantaine de mètres plus loin. Je suis très content d'avoir réussi mon premier posé sur ce terrain. Je suis content d'avoir fait mon premier envol en biplace du sommet du Mont Bertrand. Je suis content d'avoir posé et partagé ce moment avec mon passager qui, tout comme moi, a ressenti un certain malaise quand nous étions dans la "moïse". Tout est bien qui finit bien, voila une excellente expérience dans un domaine de vol que je connaissais déjà pour m'être envolé par deux fois de ce sommet avec mon aile montagne Ultralite. Il ne restait plus qu'à refaire la navette pour la récup du véhicule que nous avions laissé au col de Dugaïl. Je venais de faire mon 100 ième vol biplace. (trace du vol)




Mont Férion

19.10.2011 - Avec Jacques Allemand, j'ai rendez-vous à Levens au pré des cavaliers. Nous devions être plusieurs mais la météo semble avoir démobilisé des pilotes puisque nous nous sommes retrouvés qu'à deux. Mon ami Alex a craint une aérologie trop venté mais finalement, il en fut rien. Ceci nous a permis de nous envoler. Après avoir démarré la rando à 9h13, il nous a fallu moins de deux heures pour atteindre le déco non officiel du Mont Férion. Nous avons démarré sur un sentier puis au 3/4 du parcours, nous avons suivi un certain temps une piste pour récupérer le sentier puis de nouveau la piste pour enfin arriver à l'endroit où se trouve le déco, à contre-bas de la piste. Comme d'habitude je ne tarde pas à déballer pour être rapidement prêt à décoller. C'est une de mes devises à respecter quand il s'agit de m'envoler ... je veux avoir du temps devant moi. Jacques quand à lui se montre moins pressé et prépare son matériel tranquillement, la fleur au fusil. A chacun son tempérament, le mien est plutôt anxieux et je me rassure avec l'idée de gagner du temps pour avoir du temps en n'étant pas pris par le temps.Voila, je suis prêt à décoller en ayant les élévateurs avants dans les maines avec les feins, L'aérologie est faible alors qu'il était prévu du vent d'ouest assez soutenu. La brise de pente est quasi nulle et je dois attendre que les flemmeches remontent un peu dans la pente pour décider de m'envoler.Je suis prêt pas jacques, j'attends le bon moment et hop, je fais les premiers pas pour lever l'aile et me voila à enclencher la course d'envol, c'est mou, je dois relancer du pied en approche d'une roche qui sort de la terre et qui peut être un danger. C'est à ce niveau que je relance ma course pour ne pas me louper. Et c'est à cet instant que je sens bien l'aile me porter. Il ne me reste plus qu'à passer entre deux arbres et voila, je suis sorti du bordel pour enfin voler sans rien devant. Le cap que je maintiens n'a pour seul objectif, le grand prè des cavaliers.




Baou de la Gaude

04.10.2011 - C'est parti pour un rando-vol avec comme objectif d'attendre le Baou de la Gaude sans oublier de rendre visite au Gos chêne. J'ai démarré la rando tôt pour ne pas souffrir de la chaleur après avoir laissé mon véhicule tout près du lieu d'atterrissage en bordure de route de la baronne au quartier Saint Estève. Pour atteindre le Gros Chêne et le déco il m'a fallu 1h45 en marchant tranquillement.


05.09.2011 - C'est un rando-vol qui a animé ma journée et ce, à partir de 15h30. J'ai démarré la rando sur la route de la Baronne à hauteur de la ZAC Sainte Estève. C'est une route qui longe le Var. A une centaine de mètres j'emprunte le sentier qui va me mener au village de Gattières pour ensuite m'enfoncer dans la garrigue qui matérialise le relief que j'ai à gravir et qui conduit au Gros Chêne. Il fait beau ... il fait chaud, je suis chargé de mon aile de site Golden 2, celle que je viens de racheter à mon ami Brico qui boude le vol libre depuis qu'il a psychoté à lire la nécrologie du vol parapente.... Je suis donc un peu plus chargé que si j'avais pris mon aile de montagne mais le sentier, je me le fais à mon rythme .. tranquille. Finalement, j'arrive au sommet en 1h40 environ. La brisette frissonne encore au devant du déco. C'est bon ça !!!! même si elle est faible, elle est là .... Je relie l'aile à la sellette, je m'équipe de ma combi et me voila prêt à décoller. Il est environ 18h, je fais un face voile et hop me voila en quelques secondes en train de voler. J'arrive à m'élever au-dessus du relief qui m'a acceuilli pour l'envol. Je m'amuse à profiter des restants de thermique pour voloeter à tire de Golden 2. Puis comme toute bonne chose a une fin, je m'éloigne du relief pour me rapprocher du terrain d'atterrissage de la ZAC de Sainte Estève. Je suis obligé de sortir l'accélérateur et m'en servir car l'aile a du mal à pénétrer la masse d'air encore assez dynamique en vallée du var. Finalement, j'arrive à bon port. Un lopeu de gradient me fait poser les pieds un peu durement mais sans encombre. C'était bon tout ça !!!!!!!!!!




Mont Denier

09.07.2011 - Je suis au camping du Mont Denier a peu de kilomètres du site de décollage si l'on prend le 4x4 pour y accéder. Mais au décours d'une soirée entre amis, je fais la connaissance de Jean-Charles, un jeune de 19 ans qui se montre désireux de faire un vol baptême en parapente. Je lui propose donc de voler le matin et pour cela, il faut se lever tôt en tout cas démarrer très tôt la randonnée pédestre. J'avais pris pour l'occasion l'aile montagne biplace pour aller fouiner sur les reliefs de cet endroit que je ne connais que très peu pour y être allé qu'une semaine en 2007. Sur ce coup ci, nous partons avec l'idée de rejoindre le Mont Denier tout d'abord et ensuite, si les lieux et conditions s'y prêtent il serait judicieux de trouver une aire de décollage pour la cerise sur le gateau. Mais au fil de notre ascension, nous percevons un petit vent de Nord qui, s'il persiste, espérer décoller du Mont Denier serait une érésie. Sur cette impression là, après des efforts déjà bien fournies, je ne me vois pas aller chercher le Mont Denier sans que j'y puisse y décoller. En effet, le retour à pieds serait bien trop risqué pour mes problèmes de douleurs dorsales sans oublier l'épaule gauche qui recommence à me jouer des tours. Je trouve alors un compromis en me posant sur un sommet en Nord du déco officiel et en Est de la crête qui mène au Mont Denier. Ce sera d'ici que je vais, avec Jean-Charles, tenter de décoller et ce par 4 fois pour enfin prendre les airs sous les yeux de Claude.




Baou de la Gaude

05.07.2011 - Un vol rando de fin de journée avec Jean-Christophe Meyran. Nous sommes partis à pieds de Gattières à 3h35 pour rejoindre le déco sauvage du coin. Jean-Christophe n'a pas l'habitude de randonner et n'avait même pas de chaussure pour cette rando. Il a du aller en acheter une paire en soldes au Galeries Lafayette m'a t-il dit . Je le récupère au pont de la Manda et hop nous montons jusqu'au village de Gattières où j'y laisse le 4x4 pour chausser et démarrer la rando pédestre. La chaleur est là même si le ciel est au gris d'un côté et bleu de l'autre. L'espoir de voler est bien présent mais il reste une inconnue, celui de l'aérologie au moment de notre arrivée au déco. L'envol n'a pu se faire que vers 18h après avoir dégagée les suspentes de l'aile qui s'étaient empêtrées dans les branches d'un petit chêne suite à un décollage raté. Mais l'histoire ne commence pas ainsi .... Ce vol rando était un vieil objectif avec Jean-Christophe. Depuis le temps qu'on en parle, nous sommes en phase de réaliser le vol tant pensé mais cela sera effectif qu'une fois que nous aurons décollés et ça, ce n'est pas gagné. La rando faite, avec plus ou moins de fatigue selon l'entrainement de chacun, nous arrivons sur le déco. Celui-ci se montre très peu alimenté et je me dis que ce sera chaud de décoller avec ces conditions aérologiques. C'est une journée avec un peu d'ouest mais à l'endroit où le déco se trouve, nous sommes à l'abri de la brise arrière. Nous percevons qu'une très petite brisette travers droit que nous allons avoir beaucoup de mal à faire avec. La première tentative de décollage se solde par un échec où les suspentes des élévateurs gauche se sont affalées sur un petit chêne. Ceci nous impose de dégager les suspentes prises afin de remonter l'aile afin de renouveler la tentative. Le dégagement nous a pris un certain temps et les minutes défilaient. A force de patience et de volonté nous sommes parvenus à remettre en place l'aile sur le petit espace plat que le lieu nous offre. Cet échec de décollage, nous remotive à réussir l'envol cette fois-ci car nous pensons que ce serait la dernière chance de pouvoir décoller. Nous installons au mieux le bord d'attaque pour optimiser la prise d'air et la mise en forme de l'aile dès que j'aurai à actionner les élévateurs avant.




Mont Alpet (2563m)


01.07.2011 - Cela faisait un moment que je lorgnais le sommet du Mont Aunos avec Alex Dordor. Nous lui avions même rendu visite un jour où la force du vent nous a contraint de redescendre à pieds. Cette fois-ci, malgré un 15km/h de Nord-Ouest annoncé par météociel à 3000, je préviens Alex que je me tente de faire de nouveau le rando-vol avec un puissant espoir de décoller. Alex se joint à moi ainsi que Nicola Ferraud à qui je prête une sellette plus légère que la sienne car sinon il est bien trop chargé. Ce n'est pas le Mont Aunos (2514m) que nous visons cette fois-ci mais un mont qui se trouve à quelques centaines de mêtres plus en Ouest: le
Mont Alpet (2563m). Pour se faire, nous nous sommes données rezndez-vous à 3h30 sur un parking d'une grande surface qui longe la 6202. Nous arrivons à Saint Etienne de Tinée à la nuit et démarrons la rando à la frontale à 5h05.Il fait frais mais le petit gilet n'est pas franchement nécessaire. C'est donc en polo manche courte et culotte courte que je démarre et cela sera ainsi jusqu'au sommet. La rando a duré un peu moins de 4h. La fin s'est effectuée avec un peu d'escalade ce qui a agrémenté notre parcours. Durant le trajet, Nicolas a apperçu deux cerfs mais ils étaient bien trop loin pour que je puisse les distinguées quand je les ai vu. Arrivés sur le Mont Alpet, nous avons silloné des yeux les environs pour trouver une aire de lancement à nos engins volant (nos ailes) mieux exposée qu'à l'endroit où nous nous trouvions même si cela était faisable. C'est plus en Ouest et très légèrement plus bas que nous trouvons ce qu'il nous faut. Une belle pente herbeuse nous tend les bras. J'aide Nicolas à déméler suspentes et élévateurs tandis qu'Alex se concentre à se préparer sans perdre de temps car en montagne, plus vite on est prêt mieux c'est d'autant que l'on perçoit déjà de l'activité. C'est Alex qui décolle en premier sans problème même si son aile ne le prend pas immédiatement en charge (il a du courrir un peu). Nicolas est prêt à décoller mais il m'attend car on va essayer de décoller ensemble. Une fois que je suis prêt on se donne le signal pour la course d'envol en doublette. Nicolas à ma droite, je le surveille un peu histoire de ne pas se gêner et nous voila aussitôt en l'air à voler. J'ai pour l'occasion mis ma caméra sur le casque pour filmer et garder souvenir de ce vol et de ses instants. Vous pourrez trouver le vol en image animée sur le site et ce, dès que je l'aurai uploadé. Le décollage s'est effectué vers 8h50 et le posé à 9h10. ce ne fut que du bonheur à partager ces instants entre amis. Nous avions tous la banane après le vol.




Baou de la Gaude


18.06.2011 - Les jours de vols sont rares en ce mois de juin soit pluvieux, soit gris ou soit venté. Malagré un ciel gris mais sans vent et sans pluie, je me décide en milieu de cette journée d'aller marcher jusqu'au décollage sauvage du baou de la Gaude. J'ai laissé ma voiture au bord de la route de la baronne tout près du terrain d'atterrissage non officiel également mais bien long pour poser en toute tranquillité. Mon seul soucis, c'est d'arriver au déco avec un brise arrière ce qui compromettrait le décollage avec la sécurité nécessaire sur un déco bien petit et un relief nourrit de petits arbustes et de buissons. Quand je démarre la rando, il est 15h37. Je fais le parcours naturel en longeant la route pour rejoindre le parcours balisé qui conduit au Gros chêne. Au bout d'une petite demi-heure, j'arrive et je traverse le village de gattières. Je passe devant le cimetière et le longe dans sa longueur pour attaquer ensuite un chemin terreux et pierreux qui traverse un relief constitué essentiellement d'épineux, buissons, arbustes et résineux tels que les pins. J'arrive sur le plateau en un peu moins d'une heure trente minutes. La brume qui envahit la crête se déplace d'ouest en Est ce qui me fait craindre un petit vent arrière au déco mais je ne désespère pas et je me dis que je verrai bien sur place. Le déco est atteint en 1h45 et j'ai le plaisir de voir que la brise arrière n'atteint pas le déco. Je perçois même, par moment, un travers droit de face. Je me dépêche pour être prêt à décoller. Je fixe le secours que j'ai rpis le soin d'emmener avec moi histoire de me familiariser avec ce poids supplémentaire à porter. Mais auparavant, la grande précaution que j'avais prise, était de bien mettre le bord d'attaque en une belle corrolle avec les caissons bien ouverts pour faciliter la prise d'air et la mise en forme de l'aile au moment du lever d'aile. C'est un décollage avec la technique dos/voile que j'exécute. Mes premiers pas sont pour lever l'aile au-dessus de ma tête puis j'accélère la course avec de grandes enjambées. La portée fut assez rapide finalement ce qui m'a évité de piétiner les buisson qui compose la petite pente qui se trouve juste au devant de l'espace où je venais de déposer mon aile (aire de décollage). C'est sous un ciel bien gris que je venais de m'envoler. Je vire assez rapidement vers le Sud-Ouest mais rien ne porte alors, je prends cap assez rapidement vers le lit du Var pour le rapprocher du terrain d'atterrissage. Le vol n'a duré que 12 minutes mais j'étaismalgré cela, heureux de voler et survoler les terriens locaux.



Baou de la Gaude

29.05.2011 - C'est parti pour un rando-vol. celui-ci a été décidé au dernier moment en regard de la météo et de ce que j'étais en train de faire c'est à dire pas grand chose hormis me reposer. Comme d'habitude, je démarre la rando de la zone industrielle de St Esteve. L'itinéraire est le même en passant par Gattières et en suivant le GR. Parti à 15h02 et arrivé à 17h08, j'ai mis un peu plus de deux heures mais cette fois-ci, je n'ai pas souffert comme la dernière fois il m'a fallut m'arrêter plusieurs fois pour que je récupère. ma technique du jour, a été de démarrer la rando tranquille de manière à éviter d'engorger le système cardo-vasculo-musculaire.


26.05.2011 - C'est après une journée de travail et après analyse aéro-météorologique que je me décide de faire un rando-vol et comme d'habitude le démarrage de ma rando en solitaire se fait de la zone d'acitivté de Saint Estève.



Crête de Balaï


08.04.2011 - Je suis parti assez tard de Nice pour rejoindre Saint Etienne de Tinée afin d'aller randonner et pourquoi pas voler si c'est possible. Je démarre la rando à 9h34 en laissant le Nissan en bordure de route. Il fait super beau et la journée s'annonce chaude avec peu de vent. Dans la première portion de la rando, je longe durant un très court moment le torrent Tenibre, puis je bascule plus en Nod-Est par un sentier bien marqué. Comme le plus souvent en montagne, je passe tout près de granges qui servaient autrefois aux bergers et à plus de 2000m, je trouve des vestiges d'anciens pylones en bois qui constituaient les remontées mécaniques. C'est à cet endroit que j'ai emprunté une crête pour tenter de découvrir la zone du Tenibre. Poursuivre cette crête était agréable et demandait parfois d'escalader des zones rocheuses. J'apperçois au deux tiers de la crête, deux mouflons qui, comme moi, se baladent dans ce coin si paisible. Ils m'ont regardé un temps puis, il se sont éloignés de mon approche en dévalant la pente en face Sud. Cela faisait très longtemps que je n'avais plus apperçu de mouflon. Je me rappelle que la dernière fois était au-dessus de Castérino mais ça remonte à des années alors, cette rencontre m'a apporté du bonheur. Je continue également mon chemin et en allant au plus loin et au plus haut que je peux sur cette crête nommée "
crête de Balaï". Je n'ai pu aller au bout car pratiquement à sa fin, il y avait deux petits sommets bien rocheux séparés d'un petit col enseveli par la neige qui m'a empêché de continuer à sa plus haute terminaison (2746). J'ai donc rebroussé chemin d'une trentaine de mètres environ, et comme il y avait un léger Nord-Est qui se faisait sentir, je suis descendu de quelques mètres en face Sud de la pente qui constitue la crête, pour me mettre à l'abri de ce petit vent tout en espérant une petite bouffe de face grâce à l'ensoleillement. Cette petite bouffe vint au bout de quelques minutes après avoir préparé tout le matériel pour m'envoler. Les Avants en main, j'attends de ressentir la brisette de face. Cette brisette perçue, j'enclenche mon premier pas vers l'avant car c'est avec la technique dos à la voile que j'ai choisi de décoller. Il a fallu que j'accélère un peu pour être pris en charge totalement mais j'ai décollé assez rapidement pour enfin voler après un peu moins de 5 heures de randonnée. Le début du vol se montre calme où seul, le bruit du vent relatif vient s'additionner au plaisir qu'est de voler sous mon aile et au-dessus du relief. Mais au bout d'un certain temps, en prenant cap sur la vallée, je sens des accélérations éoliennes, mon aile s'agite et prend des mouvements de roulis que j'ai du mal à contrer à la sellette. De toute évidence, la masse d'air est dynamique et me secoue. Je suis balloté dans ma sellette. Pour calmer cela, je fais les oreilles mais le mouvement de roulis persiste. De temps en temps, je rouvre la totalité de mon aile, mais cela rend mon aile plus sensible. Je décide de maintenir les oreilles pour perdre de l'altitude et me rapprocher du temps d'atterrissage. J'envisage même de poser avant d'arriver sur la vallée car je ne sais pas ce qui m'attend en bas. J'ai droit à une fermeture d'une bonne partie de l'aile malgré les oreilles, et je me sens partir en arrière dans ma sellette. Je crains un nouvel incident de vol de plus grande importance alors j'ai tous mes sens en exergue pour être à l'écoute totale des réactions de mon aile afin de réagir vite et éviter un éventuel départ dynamique de mon aile qui m'entrainerait dans une situation hors vol. Ces conditions de vol me semblent induites par l'heure tardive à laquelle j'ai décollé. En effet, le soleil a fait son effet de réchauffement et des thermiques associé au flux de Nord-Est, rendent la masse d'air instable et agitée. L'aile, sensible aux mouvements désordonnées de la masse d'air, réagit vivement malgré que ce soit une aile qui amortit bien. Je suis en train de vivre un vol un peu rodéo. Je suis assez pressé de passer ces grosses turbulences. Je décide alors de changer de versant en prenant cap Ouest. Ce choix s'avéra judicueux puisque passé de l'autre côté de la rivière, l'aile volait plus calmement. J'étais du coup plus serein mais l'idée d'aller poser reste dans mon objectif. En basse couche, la brise de vallée était assez forte mais j'arrivais à avancer quand même. J'ai posé pied à la limite du terrain et content d'avoir posé. Une bonne bière à la Cave à bière s'impose pour me remettre de mes émotions quelque peu stressantes. C'est une Pelforth blonde qui a su assouvi mon envie de bière.


La crête de Balaï




Roche Nègre

02 avril 2011 - Les prévisions météorologiques sont favorables à une échappée en montagne avec un petit flux d'Ouest pour ce samedi 2 avril 2011. J'ai prévu un rando-vol du côté de la Haute Tinée en pensant au Mont Tenibre ou le Mont Corborant. Ce sont deux sommets que je ne connais pas et je n'ai emprunté le sentier qui devrait me conduire au refuge du Rabuons qu'une seule fois, il y a fort longtemps ... c'était justement pour aller à son au Lac. Après avoir lancé l'infos sur les forums d'Augredelair et de Roquebrun'ailes, pour piocher éventuellement des personnes interessées, c'est en marcheur solitaire que je vais tenter de rejoindre le Lac du Rabuons pour ensuite et peut-être me diriger vers un de ces deux sommets. Le choix sera induit par ce que je verrai sur place en prenant en considération la topographie des lieux et du parcours possible. Réveil réglé à 4h30, celui-ci a bien sonné mais je me suis rendormi ... Bref, c'est après un départ de Nice un peu tardif que j'arrive à Saint Etienne de Tinée encore sous la nuit. Ce retard m'amènera à démarrer la rando de Saint Etienne de Tinée à 6h55, le jour se pointe à l'horizon et commence à éclairer l'endroit où je me trouve. Quand je démarre la rando, mon objectif numéro 1 est d'atteindre le Lac du Rabuons, je foule mes premiers pas dans cet esprit là en démarrant de la Balise 100, qui se trouve en bordure de route en Est du Village. Je dois passer par la balise 101, puis 102 et enfin la 103 (2382m). A la balise 103, ce sera la dernière portion à parcourir pour arriver au Lac et son refuge. Si jusqu'ici, j'avais eu à mettre et à enlever les raquettes 3 à 4 fois, le chemin de l'énergie n'est recouvert que partiellement de neige plus ou moins glacée. Parfois, je n'ai de place que pour mettre la largeur de mon pied sur ce sentier plus ou moins terreux mais bien humide. Dans cette portion de sentier, il y a à mon côté gauche des paroies rocheuses et à ma droite le ravin. Mais il y a aussi des ravines qui surplombent et traversesnt le sentier. Ceci a favorisé des coulées de neige. Je n'ai d'autres solutions que de les traverser avec une attention extrême si je veux continuer jusqu'au Lac que j'aperçois juste devant moi avec ses chutes d'eau qui se font bien entendre par son bruit sourd. De ces ravines emplies de coulées de neige, j'en passe 3. Entre la fatigue et le stress, la fringale me gagne. Je décide de finir mon sandwich jambon-Cornichons que j'avais commencé auparavant. Je me dis que ce qui est pris et pris et je finis, par la même occasion, ma grande bouteille de Saint Yorre tout en pensant que, si je me casse la gueule, je me serai fait plaisir avant une éventuelle chute. Continuant mon bonhomme de chemin, je me retrouve face à une autre coulée, une coulée plus importante et beaucoup plus risquée que les précédentes. Ne voyant pas le reste du chemin, je me dis qu'il est fort probable que ce sentier va rencontrer encore et encore ce phénomène favorisé par la topographie du lieu où je me trouve (forte pente, très rocailleuse avec des ravines). Cette quatrième coulée me faisant barrage, continu jusqu'à rupture de pente très abrupte. Celle-ci me fait tourner les talons d'autant que je ne sais pas ce que le sentier me réserve encore. C'est bien parfois d'avoir peur, ça peut sauver une vie tiens donc .... Je m'en retourne donc dans ce chemin dénommé énergie en quête d'une aire de lancement. Je lève la tête pour ne voir que des paroies rocheuses ou gros rochers qui demandent à ce que je sois plutôt pratiquant d'escalade que de vol libre. Je continue donc jusqu'à ce que trouve une pente certes bien pentue mais praticable pour un bipède humain. Il y a un fort pourcentage en dénivelé, je dois poser régulièrement pour rester lucide et avoir le pas sûr. Finalement, je rejoins une crête enneigée et rocheuse. Cette crête plonge dans le vide sur son versant Nord-Ouest et prolonge jusqu'à la Roche Nègre. Il ne fallait donc surtout pas marcher sur son applomb mais en sa face Sud-Est jusqu'à ce que je trouve de quoi étaler mon aile. Et avant cela, il m'a fallu oter mon sac sellette et jeter mes batons pour escalader à la descente de gros rochers. Le tout bien géré je finis par trouver l'espace qui m'est utile pour préparer mon aile et moi afin de prendre l'air ou plutôt l'air me prendre avec mon ultralite. L'espace est assez exigu et un peu pentu mais super bien fait finalement pour garder mon aile sans qu'elle glisse sur la neige. il y avait un espace de terre et de pierre pour elle. Je déballe, je prépare, je vérifie, je m'habille, je fixe ma caméra sur le casque et mon instrument de vol sur ma cuisse gauche et je rentre dans ma sellette après avoir fourguer raquettes, batons et babioles dans la sellette. Quand j'étais arrivé sur ce lieu, je ne sentais que très peu de brise et ne venant pas toujours du même côté. Le temps de la prépa, la brise semble s'être installée et légèrement renforcée. Tout est bon pourt un lever d'aile face à la voile. Je passe à l'action après avoir bien vérifier que je n'ai pas de tour de frein (je m'agace avec ça) et ni de clé dans les suspentes. L'aile montée, je la temporise et me retourne face à la pente .. enfin disons plutôt face à une pente ravin. La brise est bonne et linéaire, j'en profite pour mettre de la ventrale et je démarre ma course. En 4 passements de jambes, je vole..... je suis heureux ... c'est le temps que je préfère dans mon activité parapente. Le décollage pour moi c'est un instant magique. Autant je ne suis pas forcément à l'aise quand je vole dès que ça bouge un peu mais autant quand je décolle, j'ai l'impression de faire unité avec mon aile et l'environnement (terre et masse d'air). J'en profite d'ailleurs à remercier l'école Ascendance de Patrick Husson et Eric Bordon pour m'avoir éduqué à décoller comme une plume et non comme un bourrin. Merci aussi à l'école Imagin'air de Gabriel Guirao pour m'avoir enseigné quelques détails qui permettent d'améliorer sa technique avec ses variantes. Pour en revenir, à ce rando-vol, cette étape d'envol se passe extrêmement bien. Dès le décollage, je me colle au relief pour profiter du petit dynamique qui s'y trouve. Mon bipeur m'indique que par moment je suis dans une ascendance. L'aile bougeotte allégrement par du thermique qui vient tirer mon aile vers le haut et relacher l'aile quand j'en sors d'où un pilotage quelque peu actif pour éviter les mouvements désordonnés de mon aile, ainsi que ses cabrages et petites abattées. Je sens une masse d'air dynamique selon des cycles. Je ne me sens pas très à l'aise et je pilote pour ne pas monter. Mon objectif est d'aller poser déjà bien content d'avoir pu m'envoler même si je n'ai pu atteindre l'objectif rando. Par deux fois, je fais les oreilles pour écourter mon vol et poser en toute tranquillité au terrain bien connu de ceux qui fréquentent le site d'Auron. Une fois posé, je ne tarde pas à plier bagage afin d'aller rejoindre une brasserie du village pour rester fidèle à mes bonnes habitudes: savourer une bonne bière. C'est à la cave à bière que je vais éponger ma soif et satisfaire mon désir. Au prochain rando-vol......



Mont Saint Honorat

24 Mars 2011 - J'avais pour objectif de manger du dénivelé en partant d'une altitude de 600m (Daluis) pour atteindre un sommet à 2520m mais une lombalgie m'a obligé à réviser cet objectf. J'ai donc été obligé de revoir à la baisse mon projet en décidant de rejoindre la Pinée (1400m) en auto afin qu'il ne me reste plus que 1100m à gravir pour atteindre le sommet du Mont Saint Honorat. Gilles Jacqueline, s'est associé à ce rando-vol. Pour se faire, nous avons dû monter avec deux véhicules. Un pour le laisser près de l'atterro afin de l'utiliser pour la récupération du véhicule qui nous aura laissé à la Pinée (lieu de démarrage de la randonnée). C'est vers 8 heures environ que nous foulons nos premiers pas et le sommet est atteint vers 12h. La rando s'est faite en avançant tranquillement entrecoupée de petites pauses pour ne pas aggraver des douleurs que je ressens de nouveau au bas de mon Dos (lombalgie). Nous sommes passés d'un décor verdoyant, à un décor sec essentiellement dû à un terrain très pierreux, puis à un décor de blanc par son épaisse couche de neige qu'a retenu la crête qui mène vers le Mont Saint Honorat. Tout au long de cette randonnée, le soleil nous a ccompagné. Il a brillé de tous ses rayons, dans un ciel bleu dépourvu de nuage. Au niveau aérologie, ce n'est qu'en approche du sommet que nous nous sommes rendus compte qu'il y avait un peu de vent de Nord-Est. Arrivés au sommet, nous ressentons un vent météo de 10 à 15 km/h plutôt de Nord. En fait, le Nord-Est que l'on avait ressenti n'était autre que le Nord qui contournait le relief. Une fois l'analyse faite, perchés sur l'ante du sommet du Saint Honorat, nous nous sommes attardés sur notre estomac en manque de satiété. Gilles cale sa faim avec une boite à base de thon et moi, je sors de son amballage alu, un sandwich jambon cornichon moutarde. Ils n'ont fait qu'un pli et hop .... il était l'heure d'en découdre au décollage avec nos ailes, la neige, la pente et la masse d'air locale. Chacun se prépare tranquillement, je suis comme d'habitude le premier à sortir l'aile de son sac-sellette. Je m'applique à vérifier le cône de suspentage afin de ne pas décoller avec une sellette twistée ou avec une clé dans les suspentes qui ne me permettrait pas de piloter mon aile à ma guise. Une fois cette étape bien exécutée, je suis fin prêt à la phase décollage. J'avais pour intention de décoller ensemble pour le fun mais ce désir s'annonce difficile à exécuter car les conditions aérologiques ne s'y prêtent pas (pas de brise de face). C'était forcément un peu technique et donc pas forcément simple. Gilles lève en premier l'aile et cette dernière se détourne de la pente pour se placer face à la brise, c'est ce qu'on appelle "l'effet girouette" classique. Gilles laisse retomber sa voile après avoir profiter de vérifier l'ensemble de son aile en vieux baroudeur qu'il est. C'est à cet instant que je décide à engager mes premiers pas de course d'envol. Durant cette phase, il a fallu que je temporise un temps pour que l'aile vienne se placer au-dessus de moi puis, j'ai remis de l'énergie pour lui donner de la vitesse tout en me déplaçant en crabe pour prendre cap vers la pente qui fait face au Sud. L'accentuation de la pente devrait pouvoir m'aider à ce que l'aile me prenne en charge mais à un certain moment, l'aile, en recherche de vitesse, a plongé. Mon idée étant de mettre du poids par la ventrale, je me retrouve à plat ventre en train de glisser sur la neige un laps de temps. Ce moment là, fut peu académique, c'est le moins qu'on puisse dire mais ce fut bien joué selon moi car à aucun moment mon aile n'est devenue molle aux commandes. Une fois cela fait, la prise en charge de mon poids par mon aile fut totale ... je vole bel et bien. Le vol a été quelque peu compliqué pour moi, car j'avais pris peu d'altitude en approche des reliefs avoisinants après traversé du vallon qui sépare la crête que nous venions de monter et la crête où se trouve la tête de Travers que j'avais bien survolé en vol biplace il y a quelque temps. J'ai dû quelque peu me battre pour basculer en Ouest afin d'être dans le bon vallon qui laisse l'espoir de posé à Enriez où nous avions laissé le premier véhicule. Grosse bataille, en ce qui me concerne pour ne pas poser sur un terrain de secours. Finalement, bon atterrissage sur l'objectif Enriez. Je suis heureux comme un pape tout comme Gilles à qui j'ai fait découvrir ce rando-vol.




Mont Mangiabo

10 mars 2011 - C'est un rando-vol partant de Sospel jusqu'au Mont Mangiabo (Haut Sospel), qui devrait me permettre de m'envoler d'un sommet, qui est prévu. Avec Pierre Lauzière, Gilles Jacqueline et Christian Feuvre, nous sommes tombés d'accord pour aller randonner du côté de Sospel en visant le Mont Mangiabo. Si Pierre et Gilles font le choix de se rapprocher du sommet pour raccourcir un peu la rando en ce qui me concerne, je décide de démarrer la rando à partir du village de Sospel histoire de m'évaluer et m'entrainer pour un proche objectif: le Mont Corborant (+3000m). Pour se faire, tardivement la veille au soir après être rentré du travail, j'ai réglé le réveil sur 5h30. Il se peut que je fasse cavalier seul jusqu'au sommet sauf si je suis rattrappé par ceux qui démarreront la rando après moi. Je démarre la balade de Sospel à 7h28. N'ayant pas la carte IGN, et n'ayant jamais fait ce trajet en partant de Sospel je me risque de me tromper de chemin. Ceci ne manque pas, et c'est par deux fois que je dois rebrousser chemin pour finalement prendre un sentier qui ne va pas être des plus courts. Tout d'abord, je fais l'erreur d'aller au sommet de l'Agaisen en suivant le GR. Une fois sur l'Agaisen, je cherche la bonne piste. Je me loupe et je descends en contournant l'Agaisen sur sa face Est. Je comprends que ce n'est pas le bon plan. Je remonte ce que je viens de descendre pour me retrouver de nouveau sur le site d'envol de l'Agaisen. Je perds du temps, j'appelle Pierre Lauziere pour qu'il m'apporte quelques renseignements de l'itinéraire que j'ai à suivre. Malheureusement, la discussion s'écourte pour cause de batterie low. Je vais donc chercher ailleurs, un sentier sensé être le bon. Plus en ouest et à contre-bas de l'Agaisen, j'en trouve un. Un panneau indique Baisse Figuiera, baisse de Levens mais point de Mangiabo. J'évalue l'endroit où je me trouve et le cap de l'objectif Mangiabo. Pas évident car d'où je suis je ne peux que l'imaginer. Je prends la direction de la Baisse de Figuiera mais après avoir gravi plusieurs dizaines de mètres de dénivelé, je ne sens pas cet itinéraire qui prend cap, selon moi trop en Ouest et pourtant ..... Je décide de tourner les talons une nouvelle fois pour aller chercher le sentier qui mène vers la baisse de Levens. Un temps plus lointain me fera comprendre que cet itinéraire va m'amèner vers le Mont Gros (un autre site de décollage pour parapentiste). Je suis descendu bien trop bas vers le vallon de Callécastagne pour remonter ce que je venais de descendre avec une grosse perte de dénivelé. A cet instant, je me dis que ce qui est fait est fait, et qu'il me faille aller jusqu'au bout car sinon, je vais finir par aller nulle part. Je continue donc à m'enfoncer dans le vallon pour ensuite me retrouver dans le vallon de Levens. Sur cet intinéraire, je dois traverser un ruisseau qui va me faire basculer sur le versant Nord du Mont Gros. Après avoir traversé un chemin goudronné, quelques dizaines de mètres plus haut j'arrive enfin sur un petit plateau sous le sommet du Mont Gros. J'y trouve des panneaux qui pointent diverses directions. Le Mangiabo est indiqué avec 2h15 pour l'atteindre. Waouhhh y a encore de la marche à faire... va falloir que je gère cela par une marche tranquille, une hydratation et alimentation régulière afin de ne pas me retrouver désydraté et éviter les possibles crampes ou autres phénomènes qui pourraient m'empêcher de continuer voir me mettre en danger pour un éventuel retour à pieds. Le temps d'une photo des lieux pour souvenir imagé, je m'hydrate, m'alimente vite fait et hop, me voila reparti pour un itinéraire bien plus précis... je suis maintenant sur un bon chemin. Je suis rassuré de pouvoir enfin penser que je vais réellement vers le Mont Mangiabo. Mais le chemin est encore long, j'y ai laissé des forces et c'est en faisant le vide dans ma tête que je grapille mètre par mètre le sentier qui va me mener au sommet. En approche du sommet, j'apperçois des randonneurs. Je les siffle pensant que ce sont mes amis radonneurs-parapentistes. Pourtant j'ai un doute car je ne pense pas qu'ils aient choisis de passer par l'Est. Une fois arrivés au sommet, mes amis sont bien là ainsi que deux randonneurs italiens. C'était certainement ceux que j'avais apperçu et sifflé pour leur indiquer que j'arrivais aussi. Bref ... bien content d'arriver, même dans un état de fatigue avancé avec une avancée assez bien gérée pour aller au bout. Je salue mes potes complices à partager ces moments bien particuliers que sont les rando-vols. Christian qui était parti également plus bas que Pierre et Gilles, les avaient rattrapé en se montrant bien affuté à la marche. Sur le déco, il y a un très léger Nord-Ouest Nous étalons nos ailes face à cette tendance. Pierre tente de décoller e premier mais son aile a du mal à prendre forme et se rabat au sol. Se tente derrière Pierre, Christian qui connait les mêmes déboires. Se place alors Gilles qui d'un premier levée d'aile contrôle son aile et se tourne face à la pente pour enclencher la petite course d'envol. Pierre décolle à son tour puis Christian. J'enclenche mon levé d'aile jusqte derrière lui mais mon aile se déporte trop sur ma droite. Je fais le choix de la laisser s'affaler au sol pour un nouveau gonflage. Ce deuxième levé d'aile est le bon. Je suis dans le sillon de Christian. Gilles est parti beaucoup plus en Ouest pour rejoindre une autre crête. Christian et Pierre ont pris cap lègèrement en Ouest mais garde cap sur l'AGAISEN. Pour ma part, je regarde l'évolution de chacun d'eux tout en gardant un plan de vol entre eux, plus en ouest de l'Agaisen. Christian part llus en est et s'enfonce quelque peu. Il se retrouve assez rapidement bien plus bas que moi. Pierre quant à lui tente d'exploiter du thermique et se retrouve à gagner du plaf. L'aérologie est quelque peu bougeante par un flux dominant d'Ouest mais titillait par différents courants de Nord mais aussi de l'influence des différentes vallées qui viennent rejoindre le village de Sospel. En basse couche ça remonte en Est. Cet ensemble de mouvement des différentes masses d'air vient, par différentes confluences, provoquer, en Nord, et derrière l'Agaisen une certaine agitation de la masse d'air qui vient remuer, allégrement mon aile que je dois quel peu contrer ses mouvements à coups de selette ou de commandes tout en lui laissant de la vitesse car pour moi, la vitesse corrobore avec sécurité. Donner de la vitesse c'est donner du poids, de la force à une aile dans la dynamique d'une masse d'air mouvante. Dans ce contexte, je pense qu'être surtoilé n'est pas conseillé voire à proscrire. Il faut savoir qu'une aile de montagne, plus petite, se montre vive et réactive aux mouvements de l'air. cela demande donc à tenir l'aile afin de ne pas lui laisser trop de mouvements parasites. Le dosage aux commandes doit rester bien entendu fin, juste pour casser les mouvements désordonnés de la bête. Bref, des passages pas tranquille par moment et sous mon aile mais faut accepter le rodéo que me propose la masse d'air du moment afin de transiter et profiter de ce vol magnifique et partager par des amis amoureux du rando-vol et du vol libre. Christian pose en pôle position, je pose quelques minutes après lui. Une fois au sol, je lève les yeux pour chercher les deux nomades du ciel mais, ils ne se laissent pas voir comme cela, les bigres. Ils sont encore dans les cieux et un peu nulle part d'où je suis. Finalement l'aile de Pierre se laisse découvrir quand il passe au-dessus du site de décollage de l'Agaisen. Il prépare son approche au terrain quelques minutes plus tard. S'approche ensuite Gilles qui a cherché du thermique du côté Sud mais en vain. Comme nous, il se pose un peu lourdement à cause d'un effet gradian à un peu plus d'un mètre du sol. La banane était sur tous les visages en regard de la générosité météorologique. Ce rando-vol s'est terminé dans un bar de Sospel autour d'une bière suave et bien fraîche. Trace GPS du vol



Sommet du Mont Mangiabo




Baou de la Gaude

6 mars 2011 - Après hésitation entre Roquebrune Cap Martin et le Baou de la Gaude, je décide de refaire le rando-vol du 25 février mais à la différence c'est que cette fois-ci, je serai seul et du coup, il va me falloir que j'exploite ma mémoire tout en espérant avoir bien mémorisé le trajet. Je laisse donc mon véhicule au même endroit que le 25 du mois dernier et je démarre la rando à 11h52 très exactement. Je retrouve assez facilement le départ de la rando où un panneau m'indique Gattières mais à un certain moment, je prends un passage qui ne correspond pas à l'itinéraire à suivre. Proche d'une maison, une personne me regarde derrière sa fenêtre. Me dirigeant vers elle, celle-ci ouvre la fenêtre car elle a bien vu que je voulais me renseigner auprès d'elle tout en étant dans sa propriété. Finalement, elle m'indique de retrousser chemin et de prendre un sentier quelques dizaines de mètres plus bas. Le bon chemin repris, je m'égare une nouvelle fois au cours d'une croisée de chemin mais, après refléxion, je ne me vois pas être passé par là. Alors, je retourne sur mes pas pour prendre un autre chemin plus à droite. Là aussi, je retrouve quelques images qui sont restées dans ma mémoire et finalement, je trouve les balises qui m'indiquent que je suis sur le bon chemin. Bref, tout doucement, je suis le chemin vers l'endroit que je dois me rendre. Au cours de la rando, je rencontre des randonneurs sur le chemin. certains descendent, d'autres montent et que je double. Il y a également un groupe de jeunes qui font setting tout près du vieux et gros chêne. Je ne m'arrête pas, je file directement vers le déco pour arriver à 12h52 à l'endroit où je vais étaler mon aile avant de décoller. Il y a une petite brisette tantôt en Sud-Est et tantôt en Ouest. Je déballe rapidement mon matériel et je décolle tout aussi promptement après avoir allumer mon GPS pour garder simplement la trace et ma caméra en souvenir du vol. Une fos en l'air, je sens une aérologie qui me fait bouger l'aile. Il y a semble t-il, plusieurs courants qui se mélangent d'où le ressentis de turbulences. A cela, je ressens un problème quand je joue avec mon frein gauche. Je lève les yeux et je vois une déformation du bord de fuite. Une clé est présente que je n'arrive pas à oter. Va falloir que je fasse avec, et bien sûr, je ne cherche pas à faire perdurer mon vol. Je m'éloigne du relief et je laisse voler mo aile au grè du vent tout en me rapprochant du lieu prévu pour l'atterrissage. L'aile avance assez péniblement dans la masse d'air avec un cap Sud-Est. En bas, je vois une fumée qui indique une tendance Est assez forte puisque la fumée est assez couchée. Je vérifie bien le déplacement de mon aile et sa dérive, en vitesse max (bras haut). Mon aile avance avec peine mais sans accélérateur et sans se décaler. Tout est rassurant donc pour poser au point B déterminé. Le point A était pour moi, le point de décollage. En résumé, ma rando est partie à e de mon vol se résume à un décollage et à un atterrissage et tout cela se fait tout avec douceur. Je tenterai de faire mieux la prochaine fois avec une aérologie plus ordonnée et sans clé dans les suspentes.





Baou de la Gaude

25 février 2011 - J'avais prévu ou espéré un rando-vol en altitude en ce vendredi. Finalement, point de montagne car trop de Nord. Après avoir hésité entre Roquebrune et rejoindre Pierre Lauzières qui me proposait d'aller voler sur St Jeannet, je me décide à aller tester un site que je connais. C'est donc un rando-vol qui m'attend du côté de Gattières et Saint Jeannet. Il est 9h45 quand j'arrive au rendez-vous à la ZAC de Saint Estève fixé par Pierre Lauzière. De cet endroit, Gilles, Pierre et moi, nous démarrons la rando en longeant tout d'abord la route de la Baronne en direction Nord pour récupérer le sentier balisé qui va nous mener jusqu'à l'endroit souhaité: Le Gros Chêne puis le Baou de la Gaude pour tenter de nous envoler. Nous récupérons au passage, à hauteur de Gattières, Jean-Marie. De trio, nous devenons un quatuor de marcheurs. Jean-Marie, a un gros sac et lourd. Gilles le soulage du parachute de secours en l'otant pour qu'il le laisse dans le coffre devéhicule de JMV. Il nous aura fallu un peu moins de deux heures pour arriver au déco. Ce temps aurait pu être réduit si Gilles et moi n'avions pas pris un sentier qui nous a mené trop en Nord. Pierre et Jean-Marie avait, quant à eux, pris un autre chemin, c'est à dire le bon sentier. Ceci leur a permis d'être en avance sur nous. Pour autant, après qu'ils nous aient attendu, nous arrivons ensemble au lieu où se trouve le Gros chêne (Alt. 813m). Une petite pause photos s'impose devant ce chêne millénaire qui s'impose par son tronc démesuré. Après cela, et non loin de là, nous arrivons sur le déco du Baou de la Gaude (Alt. 796m) que je découvre avec émerveillement. Le déco se montre petit pour étaler les ailes. Nous déployons d'ailleurs qu'une aile à la fois et c'est pour s'envoler. Comme à mon habitude, je suis le premier à sortir mon aile pour me rassurer que tout est sans problème. Puis, je mets mon aile en boule pour laisser place aux autres. C'est Pierre qui se prépare à son tour et se propose de faire le fusible afin de nous apporter quelques indications de l'aérologie du moment. Une fois Pierre parti, je prends sa place pour décoller à mon tour. Je me dois de faire un pré-gonflage mais finalement, quand je lève l'aile, je me rends compte qu'elle monte bien et que le cône de suspentage be présente aucune anomalie. Une fois l'aile au-dessus de moi, je temporise et me retourne pour faire face à la vallée du Var afin de commencer la course d'envol. Quelques pas ont suffit pour me retrouver pris en charge par l'aile et en train de voler. Je regarde et j'imite un peu l'ami Pierre qui connait le coin. Je me retrouve même au-dessus de lui à un certain moment. L'endroit au-devant et au pourtour du déco est porteur. Je fais un peu l'essuie glace devant le déco puis, je me décide d'aller voir plus en Nord. Cette escapade, va déclencher une perte d'altitude et modifier radicalement mon plan de vol en m'obligeant à quitter, par sécurité, l'idée de rester dans les parages au risque de compliquer mon retour vers l'atterro. Je veux me garder une bonne marge de sécurité et du coup, ben je pense à me rapprocher du lieu d'atterrissage afin de ne pas être surpris par de mauvaises appréciations d'altitudes. C'est en direction du village de gattières que je vais aller jouer. Je profite de la vue très dégagée de la Vallée du Var. J'écoute les bruits qui montent. J'entends des sifflements, j'entends le soufflement du vent relatif qui me dit que j'ai une vitesse dans la masse d'air que je suis en train de traverser. J'observe les véhicules qui se déplacent sur la route de la Baronne, j'observe les maisons, hangars, serres et parcelles de terres cultivées ou non .... je découvre un décor qui ne m'est pas familié. Que du plaisir, le plaisir de l'inconnu que je découvre en live et pour lequel je compose avec. Mais toute bonne chose a une fin et voila qu'il me faut découvrir l'atterrissage avec tout d'abord une approche au terrain dans le bon sens (face au vent ou brise). Mais pas de surprise, à cette heure de fin de matinée, le soleil a fait son effet de réchauffement ... la brise de vallée monte. Je fais face à la mer et me rapproche de la terre pour poser pieds avec une extrême douceur. Je marche plusieurs dizaines de mêtres avec l'aile au-dessus de ma tête pour aller chercher en bout de planche un espace vert dépourvu d'obstacles peu acceuillantes pour mon aile. Ce n'est que dans cet espace vert et propre que je dépose mon aile pour la plier et la remettre dans son sac de portage. Mon rando-vol s'est terminé à cet instant mais ma tête est encore dans le ciel pour regarder mes amis volants qui continuent à savourer leur vol. De par leur connaissance et leur capacité à mieux exploiter l'environnement, ils optimisent leur vol de manière à faire durer le plaisir de voler comme un oiseau. Gilles a disparu, car il est allé rejoindre Gourdon par les airs puis à tenter de revenir sans y parvenir mais déjà, là, c'est grandiose. Quant à Pierre et Jean-Marie, ils ont posé quelques dizaines de minutes après moi avec la même banane que moi, heureux ... d'avoir vécu ce que nous venions de vivre.



Roche d'Abysse (2755m)

11 février 2011 - C'est vendredi et j'ai 3 jours de repos. Le réveil a sonné à 4h du matin. J'ai un peu de mal à me réveiller et quitter le lit, mais l'envie de me faire le rando-vol pensé depuis plus de deux ans m'arrache du lit. Je m'empresse à allumer mon pc pour avoir les dernières prévisions météorologiques sur météociel. Celles-ci m'indiquent que l'Ouest prévu les jours précédents est moins soutenu. Ceci me booste en me disant que les éléments m'invitent à rejoindre le relief Roche de l'Abisse où son sommet pointe à 2755m d'altitude... cela, ne se refuse pas. Equipé du matériel nécessaire, je prends la route à 5h pour me rendre à Castérino. A 6h40, j'arrive à l'endroit où je vais démarrer la rando. Il fait nuit. le ciel est chargé d'étoiles mais point de lueur de lune. Dans cette nuit noire, je préfère attendre les premières lueurs du jour. Il est 7h04 quand je démarre la rando. Je commence par passer un petit pont recouvert d'une neige glacée. En suivant le chemin, je rencontre un panneau qui m'indique que je suis sur le bon chemin. Malheureusement, je finis par perdre assez rapidement le sentier balisé pour un chemin qui va me mener à un ranch. Dans l'enclos qui garde les chevaux, je cherche en vain un sentier qui continu. C'est à cet endroit que je me rends compte que j'ai perdu l'itinéraire. Après réfléxion, je décide de ne point revenir sur mes pas afin de ne pas perdre le bénéfice de mon avancée et par conséquent, de temps. Du point où je me trouve je me fie, à mon sens de l'orientation et à mon côté aventurier pour tenter d'avancer vers la Baisse de Peïrefique. Mais pour cela, je me dois d'enjamber la cloture qui garde les chevaux en ce lieu et m'attaquer au dénivelé du relief sur lequel je me trouve. Je suis dans un bois constitué de mélèzes et de sapins. J'avance avec précautions et attention car, dans ce bois, il y a des plaques verglacées recouvertes d'aiguilles à mélèzes. Après 2 glissades, je m'équipe des raquettes afin d'éviter de me blesser. Elles me servent également à passer d'épaisses couches de neige tendre où je m'enfonce allègrement par endroit. Mais la neige ne recouvre pas totalement l'ensemble du sous-bois et j'ai dû les oter par deux fois. A force d'avancer vers l'amont du relief, je finis par trouver un chemin bien large, recouvert d'une neige dure et très glissante par endroits. Je l'emprunte et le suis tout en me disant que c'est peut-être le chemin que je n'aurais jamais du quitter. Ce qui est sûr en tout cas, c'est qu'il semble me mener dans la bonne direction. Je l'ai espéré jusqu'à la croisée de chemins dont une direction mène à Castérino et l'autre vers la Baisse de Peïrefique. Euréka !!! Je continue en direction Nord-Est jusqu'à la Baisse de Peïrefique (2040m d'altitude). Un panneau m'indique la balise 370 avec la direction des Lacs de Peïrefique. A cette balise, je me pose la question s'il est bien sage de suivre le sentier qui va me mener à la Roche d'Abisse car je me souviens qu'il conduit vers un vallon et qu'après celui-ci, il y a un sentier escarpé que j'évalue très délicat en condition enneigée. Un endroit où j'imagine que le risque d'avalanches est bien présent tellement c'est pentu. J'inspecte alors visuellement les reliefs susceptibles de me mener vers la Roche de l'Abisse en évitant ce coin. Je trouve, en Nord-Est, un relief constitué d'une pente relativement progressive qui mène au Fort de Giaure. Je décide alors de me diriger vers ces lieux en descendant vers le vallon de Caramagne. Au bout de quelques minutes, je trouve que je descends trop et je remonte la pente tout en me dirigeant vers le relief de transition élu. Je découvre alors un autre panneau qui mentionne la balise 376 et oriente vers la Roche d'Abisse, le col du Sabion et les Lacs de Peirefique. Continuant le chemin blanc de neige dure, je passe devant les anciennes casernes de Peirefique. Je continue jusqu'au Pont de Peirefique et quelques dizaines de mètres plus loin, en Nord-Est, je m'attaque à gravir le relief senser me mener au fort. J'avance progressivement avec des pauses de plus en plus rapprochées pour récupérer de mes efforts. Je fais cela, pour aller au bout de ma randonnée, pour ne pas me mettre dans le rouge et ne plus pouvoir atteindre mon objectif principal qui est de me rapprocher au plus près du sommet Roche d'Abisse. Tout en sachant, que de ce sommet là, il est impossible d'y décoller. Ma balade doit également rester un plaisir alors, je m'emploie à gèrer mes douleurs qui deviennent de plus en plus envahissantes. Je me dois de faire quelques exercices d'étirement et de décontractions musculaires pour réduire ces algies. Mes efforts pugnaces, me font atteindre le Fort de Giaure (2254m) à 11h00. L'objectif du fort atteint, je passe à un autre objectif, celui de trouver une belle bosse qui va me permettre de m'élancer dans les airs avec mon aile. Pour cela, je dois continuer ma progression vers la Roche d'Abisse. J'avale, pas à pas, mètre par mètre, le dénivelé restant. La météo qui m'accompagne est au beau fixe et je ne ressens aucunement de vent qui s'anime pour l'instant. Les conditions semblent idéales pour mon envol. Je progresse ainsi jusqu'à appercevoir un endroit qui me semble acceuillant pour l'ensemble aile/pilote. Pour l'atteindre, il ne me reste que quelques dizaines de mètres à gravir mais sont plus pentus. Des crampes viennent envahir la face interne (adducteurs) de ma cuisse droite. Je dois poser en pleine inclinaison. je m'hydrate, fais des mouvements de décontraction de la jambe titillée. Ces contractures douloureuses ont du mal à disparaitre. C'est avec volonté que j'arrive au point visé ... un petit plateau légèrement pentu où je pense pouvoir déposer mon aile sans qu'elle glisse vers le bas. A cet endroit, le sommet de Roche d'Abisse me chappote en Nord. Il me faudrait plus d'une heure pour atteindre cette cîme mais, ce il n'est pas mon objectif. Mon objectif numéro 3, est de décoller. Pour se faire, je dois préparer mon matériel. Un très léger Ouest-Nord-Ouest se fait sentir par moment. il est assez sensible pour faire dévaler mon aile qui fait face à l'Est. Etant dans l'obligation de vérifier l'ensemble de l'aile avec son cône de suspentes et m'assurer que la sellette ne soit pas twistée, je laisse glisser l'aile en aval de la pente. Une fois l'ensemble vérifié, je mets l'aile en boule pour la replacer en amont en la déposant ainsi. Les conditions aérologiques m'imposent la technique dos-voile. J'attends de ne point percevoir de brisette arrière pour lancer ma course d'envol, raquettes aux pieds. L'aile monte assez rapidement et en regard de l'inclinaison de la pente, je me retrouve aussi rapidement porté par l'aile. Je vole....., je vire à droite pour prendre cap sur le relief qui se trouve en Ouest et qui me sépare de la vallée qui abrite Castérino. Juste après avoir viré à droite pour aller survoler le vallon qui s'intercale entre les deux crêtes qui se font face, je me dois de sortir de ma sellette pour relancer la course raquettes aux pieds afin de toujours faire voler l'ultralite qui est au-dessus de ma tête. Une fois le relief quitté etr survolant le vallon, je prends cap vers la crête qui mène à la cime de Barchenzane (2410m). Cette crête s'impose comme une barrière que je me dois de passer en son dessus et cela, ce n'est pas gagné d'avance. Passer la crête est devenu mon objectif numéro 4. Je m'emploi à cela, en me rassemblant le plus que je peux afin de réduire au maximum la trainée de forme pour un aerodynamisme le plus performant possible avec l'idée de perdre le moins possible d'altitude. Mais dans le cas où je ne pourrais pas passer la crête, je me suis réservé un petit col plus en aval et pour lequel, je ne devrais pas avoir de problème pour basculer vers Castérino. L'objectif numéro 4 est également atteint en passant la crête en son dessus à quelques mètres seulement. A peine l'obstacle passé que j'apperçois un troupeau d'au moins 20 chamois. Je n'avais jamais vu un groupe de chamois aussi important. Je sors mon appareil à photo pour immortaliser cela. J'ai même vu des chamois lever la tête pour regarder le drôle d'oiseau que j'étais pour eux... c'était énorme. En parallèle, mon aile se fait secouer par un thermique et par une aérologie un peu remuante. Je reprends les commandes pour tenir l'aile. L'aérologie a changé et c'est un peu moins calme. Pour autant, je profite de la vue que m'offre la nature et le coin. J'admire le paysage, la vallée qui abrite Castérino et ses reliefs qui l'entourent. Je suis à la recherche de zones montantes afin de faire durer un peu le vol mais en vain. Ces zones là sont trop petites et j'en sors trop vite. Alors je laisse voler mon aile pour mon plus grand plaisir dans la même direction que coulent les ruisseaux de Castérino. je suis déjà en repérage d'une zone d'atterrisage en aval mais les zones généreuses et dépourvues de fils ou de cables pour acceuillir mon atterrrissage sont plus en amont. Je rebrousse "chemin aérien" pour aller poser dans un espace dégagé. J'y fait un beau posé raquettes grâce à une brise montante qui, par moments, s'agite de petits coups de vents facilement gérables. Je viens de faire là, mon premier rando-vol de Roche d'Abisse avec mon premier posé à Castérino (environ 1543m). Je suis heureux d'avoir vécu cet évènement terre/air/terre. Je plie l'aile avec une grande satisfaction d'avoir fait et je me dis .... au prochain rando-vol !!



Sommet de Roche d'Abisse vu de la Baisse de Peyrefique




Le Mont Pépori (2674m)

26 janvier 2011 - Je me suis donné rendez-vous tout seul car ce n'est seulement hier soir vers 20h30, en regardant la météo, que je me suis décidé sinon j'aurais passé le message ... surtout à Alex.
Réveil mis pour 5h, pour finalement, ne partir qu'à 6h car j'ai trainé les pantoufles. A 7h35, je démarrai la rando en laissant mon véhicule sur la route qui mène à la Via Ferrata. Il y avait de grandes plaques de neige verglacée sur cette route mais je suis tout de même arrivé à l'embranchement qui me fait récupérer le sentier qui mène à la Balme. J'arrive sur le plateau bien enneigé qui est en contrebas du Baüs de la Fréma à 8h30 et j'atteins la Balme à 9h (en 1h30). Je n'ai toujours pas chaussé mes raquettes Je continue le chemin en direction du Brec afin de prendre la trace qui mène au Mont Petoumier. Il fait froid et à ce niveau, c'est un peu venté par un Nord-Est qui augmente la perception de ce froid glacial qui rend mes mains très douloureuses ... je n'avais pas les gants grrrrrrrrrrr. Je continue le chemin, comme j'avais habitude de dire avec une pointe d'humour quand j'étais accompagné de mon ami Brico.... Je ne vais pas fouler le sommet du Mon Petoumier pour être plus direct vers le Pépoiri. Jusqu'ici, je n'ai rencontré personne .... j'ai l'impression d'être seul au monde mais ça ne me stress pas pour autant...
Je vais à mon rythme, tranquillou avec la ferme intention d'aller au bout ... aux antennes qui culminent le sommet élu. Je continue donc le chemin par le col, puis l'arête en suivant des traces de crampons. La trace est étroite, même très étroite à un certain endroit ... fallait avoir le pied sûr et surtout faire en sorte d'éviter de déclencher un quelconque décollement de plaque ... enfin ... disons que c'était une crainte car ça parait bien solide...., bien glacéeça c'est sûr . Il n'était pas question de monter sans équipement. J'en ai fait l'expérience au Brec, où j'ai glissé et me suis fait une petite frayeur. C'est à cet endroit que j'ai chaussé d'ailleurs !
Sur l'arète qui mène au Mont Pépoiri, je suis passé à côté d'un très beau trou ....... Suis-je sur un gruyère ???? gla gla....
Bref, finalement, tant bien que mal, je ficelle la rando au bout de 4 heures pile quand j'arrive aux antennes ... il est 11h33 ..... comme elles sont belles les plaques photovoltaïques
Je ne tarde pas à déballer le matos et m'équiper pour le vol sans oublier la cam pour le petit film et le GPS juste pour récupérer ma trace du vol. Pendant le prépa, j'entends du bruits ... c'était un skieur qui venait d'arriver. Il est parti de Veillos. On discute et me dit qu'il avait failli, il y a une vingtaine d'année, faire du parapente ..... Il se montre interessé de ce que je fais et me viendra d'ailleurs en aide pour décoller en me replaçant l'aile par trois fois. Jamais deux sans trois, la troisième fut la bonne et hop me voila en l'air avec raquettes aux pieds .... Je suis sur le versant Est, je le longe car j'arrive pas à trouver de quoi monter ... juste de quoi glisser le long du relief. A trop vouloir jouer avec le relief et vouloiir surfer avec lui à quelques petits mètres, je me vois obliger de poser juste au-dessus du déco de la Balme. Tiens donc ... vais-je pouvoir redécoller car là, pas de brise du tout ... c'est le calme plat. Pour autant je tente le coup, et me revoila dans les airs à me taquiner par quelques thermiques du côté du Baüs de la Fréma .... J'avoue que je ne les cherche pas, je ne cherche pas à jouer avec ... je m'écarte. Je me rapproche un peu du Col Saint Martin sans le passer car je sentais une certaine aminamtion de la masse d'air. Je vais plus en vallée pour ensuite aller poser. Pour poser, je pense à lever les jambes enfin disons les raquettes mais voila que tout se présente bien avec la ressource que j'enclenche juste avant de toucher le sol pour poser pieds raquettes aux pieds ... que du bonheur !!!!!




Le Petit Mounier (2727m)

16 janvier 2011 - Bon... point d'aigle en vue et en vol, mais superbe journée avec très bonne météo où un ciel bleu pur et soleil radieu ont accompagné notre jolie balade mais quelque peu éprouvante physiquement.
Jacques Allemand en ski rando, Lolive et moi en raquettes. Les raquettes, nous les avons mises le plus tard que nous avons pu (près du col des Moulines). Finalement, cette rando, nous l'avons fait à 4. En effet, un skieur rando, nous a accompagné une grande partie de la rando et l'a poursuivi jusqu'au Mont Mounier (2817m). Je l'ai quitté de vue sur l'arète Ouest du Mounier quand je me suis envolé du Petit Mounier (2727m).
Pour notre part, nous avons démarré la rando à 7h15 de Cougne (1450m) en direction du Mont des Moulines, à la frontale car il faisait encore nuit. Au bout de quelques minutes, le jour se pointe et les frontales deviennent inutiles et sont rangées. A ce propos, je remercie Jacques de m'avoir équipé de cette luciole qui m'éclairait le chemin (je ne manquerai pas d'en faire un prochain achat). Nous avons longé le vallon où se trouve le cours d'eau du Cians, puis traversé le champ de tir de beuil (1679) pour passer sous la tête de Pierrous pointant à notre droite. Nous arrivons où se trouve une petite baisse qui nous mène au col du refuge. Nous sommes en train de contourner le Mont des Moulines en son versant Est. A ce niveau là, nous sommes à 2022m et venons de rejoindre le GR5. Nous continuons le chemin bien blanc en direction Ouest où se dresse le Mont Démant à 2450m. Je commence à ressentir de bonnes douleurs au bas du dos avec une belle pointe à gauche sus fessier... hum ... pas bon signe tout ça, malgré ma prise d'antalgiques et anti-inflammatoires au lever. Pour autant, je ne me résigne pas et j'avance en gérant cela. Sur le Mont Démant, Jacques arrive en premier, puis Lolive accompagné du skieur randonneur. J'arrive à leur niveau après 5 bonnes minutes. Mes amis m'informent qu'ils décolleront de cet endroit. Ma motivation, me fait continuer mon chemin avec la ferme intention d'aller jusqu'au bout... je ne m'était pas lever tôt pour décoller du Mont Démant comme la semaine dernière. Lolive avait sa dose (ll avait fait la veille une rando jusqu'au Petoumier avec l'équipe de Gréo). Quant à Jacques, il a déjà bien donné pour une reprise du ski rando. Je m'amène donc jusqu'au pied du reliefs de la stèle Valette (. Je me motive pour atteindre le sommet où se trouve la Stèle Valette (2662m) pas sans mal dans le sens propre que figuré mais j'y suis parvenu tranquillement. Avant de rejoindre le Petit Mounier, il me reste à longer la crête qui mène au Petit Mounier (2727m) en passant par le Col Crousette. Si sur le Mont Démant il y avait pratiquement point de vent météo, sur le versant qui mène à Stèle Valette, l'Ouest se fait sentir. Il laisse présager un vent météo assez tonique plus haut. Sur la dernière portion qu'est l'arète qui mène au petit Mounier, que je longe avec peine comme un petit vieux, le vent vient réfrigérer l'hémisphère facial gauche de mon visage. Là, je me pose la question s'il est vraiment sérieux d'aller jusqu'au bout ... J'hésite un temps mais, comme il est encore assez tôt (12h30), je me dis que ce serait trop frustrant de ne pas aller jusqu'au bout puisque je suis tout près et que je verrai bien comment cela va évouluer. La dernière pente qui mène à 2727m est verglacée. Le skieur troque ses skis avec les crampons mais celui-ci s'enfonce à chacun de ses pas. Je me dis que mes raquettes me font très bien affaire même si parfois des petites plaques se décrochent et me font monter le stress en pensant à une éventuelle plaque qui pourrait se décrochait. J'essaye de gérer cela en plus. Fatigué, j'avance en comptant 10 pas et 3 respi en guise de pose, d'autant qu'apparaissent les crampes au niveau des cuisses intérieures. Je souffre, je gère, je m'accroche pour continuer tout doucement mais surement mon échappée en solitaire en direction de l'objectif que je m'étais fixé. Je m'approche enfin de l'observatoire en ruine, je le dépasse pour me retrouver à l'endroit où j'avais décollé l'année dernière. La dernière fois, il y avait du Nord-Est qui venait caresser ce sommet. cedtte fois-ci, c'est de l'Ouest et bien plus tonique. Je reviens un peu sur mes pas pour trouver un endroit où Eole se fait moins subir. Heureusement que de temps en temps, Eole fait quelques pauses aussi... s'essouflerait-il aussi ?? J'en profite pour sortir mon aile et j'ote mes raquettes. A cet instant, j'ai vraiment eu peur en voyant mes deux pieds glisser sur la glace qu'est le sommet. Mon salut a été que j'étais en limite avec une zone accrocheuse légèrement plus haut. En effet, j'ai eu le réflexe d'aller chercher, avec mon pied gauche, cette zone qui m'a éviter de glisser certainement vers le vide. Ouf .... j'ai aussitôt remis mes raquettes en réalisant la bêtise que je venais de faire et l'envolée que j'aurai pu faire sans aile.... merci sainte chance ... Amen !
Quand je déballe mon materiel ... j'ai la désagréable surprise de voir que mon aile est désolidarisée de ma sellette. Il faut que je relie les élévateurs aux mousquetons qui se trouvent ur la sellettes. J'espère que l'aile mise à plat le sol, ne soit pas trop titiller par le vent sinon c'est la galère avec le risque qu'elle m'échappe en s'envolant. Une fois reliée correctement (la première fois, j'avais monté un élévateur en position vissée, que je dû corriger), je finalise la préparation du matériel en reconnectant l'accélérateur en me disant que je pourrai en avoir besoin. Pour finir, je m'installe dans la sellette pour vérifier si tout est ok puis, je bloque mes raquettes par l'arrière afin d'être fin prêt à la course d'envol et au décollage. Quand je lève l'aile, je jette un dernier coup d'oeil pour une dernière vérification puis je me retourne pratiquement face à l'Ouest tout en engageant une course en crabbe pour décoller. L'aile a du mal à me prendre en charge... je continue ma course avec l'aile bien au-dessus de ma tête mais mes pieds sont toujours au sol. Avant d'arriver à la rupture, je lève les jambes pour donner du poids à l'aile afin de lui donner de la vitesse et de la faire voler. Cette technique a effcetivement permis à l'aile de mordre la masse d'air et de me prendre en charge avant la rupture de pente qui se poursuit par les barres rocheuses. Ouf !!!! Vient maintenant, la perception d'une passe d'air agitée par le fait que je suis sous le vent de la crête que je venais de gravir. Je dois tenir l'aile tant soit peu mais ça vole. J'essaye de me dégager de ce lieu mouvementé en m'écartant vers ma gauche en direction du Mont Démant mais je ne veux pas non plus trop insister vers ce cap car, si je perds trop d'altitude je risque de ne pas pouvoir passer ce relief. Je prends cap vers la Baisse du Mont Démant. Celui-ci me laisse assez de hauteur pour passer et me retrouver en face Sud-Ouest du Mont Démant. C'est gagné, je suis passé ... maintenant je n'est plus qu'à longer les barres en direction des Mont des Moulines. Je file à vitesse grand V dans cette direction. L'ouest me pousse bel et bien. C'est un vol plouf en direction de beuil où je vais poser sans éviter des branches d'arbes juste avan,t le poser de mes pieds. Lolive avait déjà posé suite à son déco du Mont Démant et Jacques était en train de redescendre en ski après avoir raté son décollage. Au prochain rando-vol !!



Petit Mounier et Mont Mounier vu du Mont Demant




Le Mont Démant


3 janvier 2011 - Putain c'est mon premier rando-vol ... on est déjà le 3.... mais je faiblis grand dieu .......... Ouaip, Jacques forfait pour ce rdv, avec Gaby et Thierry nous nous organisons pour un rando-vol où, selon la météo, les conditons devraient se montrer favorables pour ce type d'activité. J'ai bien évidemment tenu compte des préviz météorologiques pour élire un objectif. Je propose donc le sommet du Petit Mounier (2727m) à mon ami Gaby. On tombe d'accord démarrer la rando à Beuil sous le coup de 8h. Le réveil réglé pour 5h30, je prends la route à 6h, pour rouler tranquille. Sur la route, le brouillard assez épais m'accompagne un certain temps. Arrivé à Beuil le premier, je m'équipe de chaussures de marche, de guêtres, de bâtons et je fixe raquettes et crampons au sac-sellette. Je me vêt de mon blouson polaire que je me traine depuis quelques années déjà. Puis je rajoute dans mon sac-sellette, 2 bouteilles d'eau (une plate, une gazeuse), de quatre barres de céréales et de mon instrument de vol qui fait alti-vario et GPS histoire de récupérer la trace de mon vol. Comme j'ai oublié la radio et la caméra, je me trouve allégé de cela. Mon appareil photo, je le fourgue dans une poche du blouson. Une fois fin prêt, Gaby arrive à 8h05 et Thierry quelques minutes après. Avant qu'ils soient équipés à leur tour, je prends le large histoire de bénéficier de cette avancée temporelle tout en leur disant .. "vous me rattrapperez ...". J'avais idée que je trainerai la patte au cours des efforts fournis et des tiraillements musculaires avec actions délétères sur mon axe central qu'est ma colonne vertébrale. Je démarre donc la rando du point Cougne (envir 1450m) où je longe le cians dans son versant Ouest pour ensuite gravir le premier relief qui se pointe à ma gauche après avoir dépassé le ruisseau du vallon de l'Isclas. Ce premier sommet se pointe à 1817m. De là, j'emprunte la crête de Croisette (2011m) pour atteindre le sommet du Mont des Moulines (2083m). C'est sur la crête que Gaby et Thierry chaussent les raquettes et me rejoignent. Pour ma part, ce n'est qu'au pied du sommet du Mont des Moulines que j'équipe mes semmelles afin ne pas trop m'enfoncer à chacun de mes pas. En effet, à cette altitude, l'épais manteau blanc se fait ressentir plus souple. Arrivé au sommet du Mont des Moulines et suivis de mes deux compères, je trace à gauche en direction du Mont du Démant. Nous sommes à la limite du Parc du Mercantour. Le petit Mounier et le Mont Mounier se trouvent alors à ma droite (Nord). Nous avons à gravir le Mont Démant pour continuer vers le Petit Mounier qui est notre objectif principal. Au fil de notre avancée, nous pouvons voir que l'horizon en Sud se charge d'une épaisse couche de nuages. Cette couche, avance en notre direction et commence à avaler certains reliefs sudistes. Pour l'instant, à l'endroit où nous nous trouvons, le ciel est bien dégagé, et les reliefs en Nord (Petit Mounier et Mounier) sont chapotés d'un ciel bleu et pur. Nous continuons notre ascension pour finalement atteindre le Mont Démant avec un objectif que nous devons revoir à la baisse. En effet, l'objectif reste ehcore assez loin mais les nuages, sont quant à eux, bien plus proches et commence à envahir la vallée du Cians. Sagement et après réflexion, nous prenons la décision, de rester sur le Mont Démant pour tenter de faire prendre l'air à nos ailes. C'est en face Ouest que nous déployons notre bord d'attaque. Dans un premier temps, c'est parallèle à la pointe blanche (2473m) que j'étale mon aile pour tenter de m'envoler. Ma première tentative se solde en échec par manque de brise et par une couche de neige bien trop fraîche pour supporter le poids de mes pas de course pour l'envol. Je me décide alors de trouver une position de lancement plus favorable à une prise d'air pour mon aile. Durant ma deuxième installation, juste en face de la Baisse du Mont Démant et faisant face à Stéle Valette (2585m) avec un cap plus proche d'un Sud-Ouest, je perçois une bristette plus propice à l'envol. Je me presse à être prêt pour enclencher la course d'envol avec un dos voile. Une brisette se fait toujours sentir alors je n'hésite pas ... pendant que la brume s'apprête à saisir le relief où l'on se trouve, je m'élance à grand pas tout en cherchant à lever mon aile au-dessus de ma tête. L'aile monte progressivement... je l'attends un peu pour qu'elle se positionne au-dessus de moi et là, juste un peu de poids sur mes freins pour sentir l'aile, je m'efforce à courir tout en espérant ne pas m'enfoncer de trop à chacun de mes pas pour ne pas m'écrouler ce qui imposerait un arrêt brutal de cette course d'envol. Je sens l'aile mordre dans la masse d'air. Mes pieds ne touchent plus le sol mais pour autant, je rase le sol sans l'avoir vraiment quitter. J'ai du même relancer la course au moment où l'aile s'est montrée moins porteuse et puis, grâce à une rupture de pente prononcée, presque en applomb des barres rocheuses, l'aile s'est mise vraiment à voler par le poids apporté. Cet instant ne fut que du bonheur. Un bonheur si mérité après tant d'efforts. J'ai pratiquement d'emblé, flirté avec la brume que j'ai traversé un temps. C'est tout à la fois un moment stressant et grisant. Je suis en train de survoler la Barre Sud-Ouest du Mounier (20404m). Je me grise aussi de voler tout près des barres qui longent les reliefs que je nous venions de gravir, Gaby, Thierry et moi. Là, je n'avais plus d'effort physique à déployer mais plutôt à savourer le plaisir de surfer dans cette masse d'air certe froide mais oh combien docile pour mon aile et moi-même. Je sentais bien quelques mouvements d'air mais ceux-ci étaient organisés et m'offraient le loisir de flirté avec les parois. Je me suis autorisé même à flirter avec mes pieds la neige qui recouvrait le relief qand je suis repassé au-dessus des barres. En vol, je percevais un flux d'air en provenance Est, ce qui affirme mon analyse d'échec de ma première tentative de décollage. Mon vol se poursuit en direction du col des Moulines. A cet endroit, je perçois une masse d'air portante que je pouvais exploiter pour tenter de rester un temps, sans entendre mon instrument me signalant que je descendait inexorablement. Bien au contraire, il confirme ma perception de grimper dans cette masse d'air jusqu'ici calme. Je joue avec elle, et je grapille quelques mètres. Puis, à ne pas trop vouloir jouer avec la planète terre, je m'écarte du relief pour prendre cap sur Beuil pour me rapprocher de l'atterrissage. Quelques minutes plus tard, c'est le jeu de l'approche au terrain et du posé qui se joue. Un posé assez tranquille sur une longue planche blanche de neige qui m'acceuille. Mon rando-vol vient à ce moment là de se terminer si ce n'est qu'il m'a fallu attendre deux bonnes heures pour retrouver mes compagnons de sortie. En effet, ils n'avaient pas eu la même faciliter de décoller que moi ou de passer les reliefs avec autant d'aisance. Entre mon décollage et le leur, les conditions aérologiques avaient changé et la brume avait saisi le sommet ce qui les a obligé à retrouver un lieu de décollage propice à l'envol. Et oui, les conditions aérologiques avaient soudainement changé. En montagne, ça va si vite .......





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