Parapente Passion 06


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2011

Biplace

Vol à deux .... mille 11


Mardi 27 décembre 2011 - Sospel

Comme toujours, dès que je peux faire un vol à deux je le fais. Alors me voila à vouloir rejoindre le déco de l'Agaisen pour m'envoler à deux sur le site de Sospel. Sur le déco, il y a une brise de Sud-Ouest qui alimente le déco et qui permettra de pouvoir lever l'aile sans difficulté et permettre un décollage sans encombre si le passager ne fait pas de "bourde". En effet, le rôle du passager a une importance capitale pour la réalisation d'un décollage sans danger . C'est une des phases actives pour le passager où il doit participer en cohésion avec le pilote. Une fois décollés, nous essayons de tenir en sustentation en l'air. Cela se fait sur le côté droit du déco et à l'endroit de la croix. J'avais bien senti que ce coin là était salutaire pour nous mais à vouloir chercher ailleurs, je finis par perdre du gaz et donc à ne plus pouvoir reprendre l'altitude perdue afin de faire perdurer le vol. Le vol se termine donc sur le grand terrain de Sospel où se trouve le pigeonnier. Une fois posé, Philippe qui était également au déco, et qui s'est envolé après nous n'a pas tardé à atterrir ensuite. Pour nos amis partis en rando-vol, ils ont pu faire un vol de plus d'une heure pour certains et de plus d'une heure trente pour d'autres. C'est comme cela ...



Jeudi 1er décembre 2011 -
Peille

Envol avec Cindy sur le site sauvage de
Peille. Ce vol là sera mon 895 ième et 7ième pour Cindy. Ma passagère a vraiment pris le virus du vol libre et dès qu'elle le peut, elle se montre partante pour voler. Cindy est dans l'attente de suivre une formation afin de voler de ses propres ailes. Après avoir laissé un véhicule près de l'atterro du stade de foot de la Grave de Peille, nous montons au décollage. Quand nous arrivons sur les coups de 15h30, il y a une bonne brise de face. Le temps que je me prépare, le déco se fait envahir par une brume qui nous ferme la vue et rend impossible le décollage. Mais je suis optimiste quand il s'agit de voler alors je crois, avec des doutes, mais je crois toujours ... je suis harnachais à ma sellette qui elle est reliée à l'aile biplace. Cindy n'est pas prête, je la booste à le faire car il faut être prêt au bon moment: le moment d'ouverture (absence de brume qui permet de voir devant pour décoller). Ce temps qui arrive nous est signalé par notre ami Christophe. Nous sommes prêts à décoller. Christophe nous rejoint pour nous aider à décoller en retenant Cindy afin qu'elle ne recule pas trop si la brise, quelque peu dynamique, alimenterait un peu trop l'aile et nous tirerait trop en arrière. L'aile monte bien, je la contrôle sans problème et je me permets de temporiser l'aile au-dessus de nos têtes un certain moment afin d'apprécier ce temps là pour décider ensuite de lacher l'aile pour nous élancer afin de voler. Il nous a fallu que deux pas pour voler. Une fois en vol, nous nous dirigeons rapidement à droite pour échapper à la brume qui revient engloutir coin du décollage... un coinrisqué si pas de vue. Le vol fut ensuite très doux mais pas très long (une vingtaime de minutes au max) pour ensuite poser sur le terrain de foot avec une certaine vitesse qui nous obligea à lever les jambes. Sur le terrain, il n'y avait aucune brise. Nous posâmes heureux de ce vol qui était à priori très incertain. Nous l'avons voulu ce vol, nous l'avons fait et c'est cela que nous retenons: La volonté de faire et d'en vouloir.




Samedi 26 Novembre 2011 - Mont Demant

Suite à un rando-vol, Cindy et moi nous nous retrouvons sur le
Mont Démant après avoir lorgné le petit Mounier mais pour lequel nous avions abandonné l'idée de rejoindre son petit sommet malgré notre grande envie d'y aller. Nous avançons bien trop doucement pour tenter le petit Mounier d'autant que Cindy a fourni un bel effort déjà et il ne serait pas sérieux de trop pousser la machine humaine au risque de coincer dans l'ascension. Alors nous restons humble et déjà heureux d'être parvenus jusque sur ce sommet sur lequel j'ai déjà fait un envol en biplace avec Karen la Texane. Sur ce sommet assez vaste et peu pentu, nous recherchons un emplacement pour décoller proprement et sans risque important. Il faut aussi trouver un lieu où il n'y ait pas trop de pierres surgissant du sol d'autant que les pierres qui constituent la croute du sol sont assez inquiétantes de par leur formes saillante et accrocheuse de suspentes. Je recherche donc un bel espace qui me permettrait aussi de me placer face à la brise qui vient de l'Ouest. Cet emplacement, je le trouve mais il y aura un temps important à bien gérer... celui du décollage qui est à réussir à tout prix car l'envol se fera juste au-dessus des barres du Démant. Ce temps se fait en deux temps. Un temps pour bien mettre l'aile en place après avoir fait un pré-gonflage avec l'aide de Cindy qui avance pour m'aider à tendre les suspentes et à tirer sur les avants. Puis, je donne l'infos de courir à Cindy pour enfin monter l'aile au-dessus de notre tête afin de passer à la phase "envol". L'aile monte bien, je la stabilise au-dessus de notre tête un laps de temps et hop, le signal est lâché pour entamer l'envol. Un envol qui s'est effectué rapidement (voir la vidéo). Nous voila à passer au-dessus des barres dès que l'aile nous prend en charge. Quel bonheur cette impression de "laché de ballon" !!!! Quel moment fort ces décollages .... c'est vraiment l'étape que je savoure le plus dans le vol libre. Et après .... quelle sensation de liberté au grè du vent où tu dois piloter l'aile. Une aile qui glisse dans une masse invisible: la masse d'air. Et ensuite, choisir son cap soit pour lécher les reliefs soit pour traverser la masse d'air en recherchant les zones porteuses voire ascendantes pour prendre de l'altitude afin de prolonger le vol ou transiter d'un coin à un autre. Nous, nous sommes resté près du relief en passant devant les différentes barres qui composent le mont Démant dans ses versants Ouest et Sud. Puis c'est le Mont Moulines que je m'apprête à survoler. En s'y approchant, Cindy me signale, un troupeau de Chamois qui gambade. Le troupeau est énorme ... La montagne nous témoigne sa beauté que nous apprécions d'en haut. Il fil de notre vol, nous perdons de l'altitude. Il convient de nous rapprocher de l'endroit où nous souhaitons poser. Sur un terrain que je connais assez bien puisque c'est à cet endroit que je pose chaque fois que je m'envole dans ce coin. Le moment de poser arrive tout doucement mais surement et c'est avec un peu trop de vitesse que nous nous apprêtons à poser pieds.... Cindy lève les pieds et fait frotter son air bag sur l'herbe bouzeuse (terrain clairsemé de bouzes). La fin du vol est atteint, nous nous sommes posés sans casse et nos visages en disent longs sur le bonheur que nous vivons d'avoir fait ce vol après une rando bien sympathique partie tout prêt de l'endroit où nous venions de poser. Nous nous disons "A un prochain rando-vol ..."






Samedi 22 Octobre 2011 -
Mont Bertrand.

Ce vol biplace est mon centième vol à deux. Ce vol là, s'est montré dynamique par un vent météo qui s'est installé assez rapidement et m'a, en quelque sorte, surpris. Le posé s'est fait sur le terrain d'atterrissage officiel en début de la Vallée de la Pia. Sur ce sommet, ce fut mon premier vol biplace et sur cette aire d'atterrissage, ce fut mon premier posé et à deux. J'ai vécu un peu de stress en vol par ce petit vent météo de Nord bien froid qui est venu agiter agiter mon aile en survolant les alentours du col de Dugaïl qui sépare deux vallées, celles de Morignole et de la vallée de la Pia (
cf rando-vol).



Jeudi 29 Septembre 2011 - Avec mon ami Jacques Allemand nous avions projeté d'aller faire un rando-vol du côté de Gréolières mais, la météo annonce du Nord-Est le matin. En regard de cela, je propose de faire le rando-vol du
Baou de la Gaude. Jacques s'adapte aisément aux changements de plans. De ce fait, nous décidons de laisser un véhicule sur le parking de Carrefour Lingostière pour n'utiliser qu'un voiture. Nous rejoignons donc le terrain d'atterrissage de la ZAC Ste Estève et c'est à partir de là, que nous démarrons la rando en nous dirigeant vers le village de Gattières pour le traverser afin de continuer notre bonhomme de chemin qui va nous mener au Vieux et gros chêne pour ensuite se diriger vers le déco sauvage qui fait face à la vallée du Var (exposition Est). Quand nous arrivons au déo, il y avait un couple sexagénaire qui contemplait le paysage et leur regard plongeait sur la vallée du var et à l'horizon Sud, sur la mer. A peine arrivé, et comme d'habitude, je ne perd pas de temps à sortir mon matériel pour étaler mon aile et me préparer pour l'envol. Il y a une petite brise de face que j'aime bien. Je suis assez rapidement prêt alors que mon ami Jacques, ne semble pas avoir les mêmes motivations. Jacques préfère se la jouer cool en savourant son sandwich tout en me proposant de faire la pause casse dalle. Ne l'entendant pas de la même façon, je stimule Jacques de se soucier de l'aérologie risquant de se forcir. Il est 11h, et je crains que si l'on attend trop, dans la vallée du Var ça risque de booster au point de ne plus pouvoir avancer face à la vent. Je ne sais pas si ce sera comme ça mais, ça rste ma crainte. Dans ce contexte, je continue à me préparer au point d'être fin prêt à décoller avec mes avants dans mes mains. Je remarque que mon ami jacques tourne autour de sa sellette et s'interroge. IL en résulte que l'absence de mousquetons va rendre impossible l'envol pour mon ami. Son retour se fera donc à pieds. Mon plaisir à moi et bien sûr de redescendre par les airs et, je ne vais pas m'en priver. Je décolle donc avec l'idée de le récupérer par la suite une fois posé.



Lundi 26 Septembre 2011 -
Peille

Nous déposons un véhicule près du terrain d'atterrissage puis nous rejoignons le déco qui se trouve au-dessus de Peillon, près des grandes antennes. Quand nous arrivons la brise bien présente est animée de face. Ceci revient à dire que les conditions sont optimales pour décoller. Je me prépare rapidement comme d'habitude afin d'être près au plus vite. Jacques Allemand arrive sur le déco et se propose de mettre en place le bord d'attaque en corolle pour une meilleure prise d'air ce qui facilite la levée d'aile. J'utilise la technique face-voile aussi facilement qu'avec mon aile solo. Je demande simplement à mon passager de faire facer à la pente et quand je lui donnerai l'ordre d'y aller, il devra le faire en maintenant toujours une traction ventrale. Il devra accélérer dès qu'il sentira du mou. L'orde donné, je recule donc vers la pente tout en tendant les élévateurs avants. L'aile monte et se place sous notre tête. A cet instant et après avoir donné du frein pour marquer le temps de temporisation, je me retourne pour me retrouver face à la pente et derrière ma passagère.



Samedi 24 Septembre 2011 -
Colmiane

Aujourd'hui, c'est grande matinée biplace. En effet, je dois faire voler les grandes filles de Dominique de la Carosserie de la Ginestière. J'avais déjà fait voler Gabriella son épouse cet été. Ajourd'hui c'est Lucile, Laurianne et Rebecca qui m'accompagneront en vol. Lucile se décide la première à voler, c'est donc avec elle que je vais faire mon premier vol de la matinée. Il est tôt, le viel n'est pas vraiment au grand bleu. Il est environ 10h au déco du Pic de la Colmiane caractérisé par sa pente bien herbeuse et mouillée de sa rosée issue de l'humidité nocturne. De ces trois baptêmes de l'air, nous allons donc prendre l'air, Lucile et moi, dans des conditons aérologiques plus que calmes. Je briefe Lucile pour qu'elle ne soit pas un boulet pour moi au moment du décollage. Certes, il y a la pente qu'il faut pour arriver à décoller mais bon ... vaut mieux ne pas mélanger les pinceaux au moment de la course d'envol comme cela, ça fera moins désordre et en plus, le décollage se passera bien à deux. J'attends un pêt de mouche de face pour donner le signal de courrir à Lucile. Il arriva ce pêt de mouche ... alors ni une ni deux, on démarre. Lucile assure à merveille toutes les consignes qui s'impose dans cette phase active pour elle. Une fois décollé, elle poussa un cri de joie .... que c'est bon d'entendre ça ... cette libération énergétique qui caractérise la joie dans le stress. En vol, j'entends Lucile pousser des petits sons qui laissent deviner qu'elle ressent une très grande satisfaction et de plaisir à voler. Si le vol n'aura pas duré bien longtemps à cause ds petites conditions, lorsque nous avions posé (sans encombre) ma passagère se montre très heureuse et me le verbalise à sa manière. Ce vol fait, voilà qu'il me faut penser au suivant. Matériel rangé dans son sac, j'en appelle à la prochaine. C'est Laurianne qui se présente à moi pour voler à son tour. Dominique le Papa assure le rôle de Navetier et de l'oeil bien veillant au décollage alors que Gabriella son épouse est au terrain d'atterrissage pour voir les filles atterrir. Laurianne une fois au déco me verbalise qu'elle a peur. ceci me rassure car le contraire serait plutôt pas adapté mais je savais cette envie de vivre ce vol chez laurianne. Je lui raconte vite fait mon premier vol de parapente et en passager à Cervione. A mon baptême de l'air, j'avais ressenti une grand anxiété de m'envoler et une grande joie de vivre cela ...




Vendredi 23 Septembre 2011 -
Peille

Il fait beau mais il est annoncé du Sud. le Sud sur cette aire de décollage n'est pas une bonne chose mais, à une heure un peu tardive, le Sud a baissé et la brise de pente prend le relais ce qui permet finalement de décoller. J'ai décollé pour un vol biplace avec Cindy, cet oisillon humain qui n'a pas encore ses propres ailes pour voler. Cet oisillon ne peut voler que par procuration (en biplace) en attendant le moment pour apprendre dans une école de parapente. Pour calmer cette frustration Cindillarde, je lui avais dit qu'elle pouvait compter sur moi pour voler si elle le désirait ... ben voila, nous sommes sur le déco sauvage de Peille avec comme préoccupation de combler plus ou moins son manque. Le premier décollage a foiré à cause d'une mauvaise préparation (tour de frein) mais la deuxième tentative fut réalisé avec brio. Le vol fut doux est un peu porteur durant un certain temps. Puis, nous avons du aller poser sur le terrain de foot. Je me suis trouvé un peu long mais bon, on a posé avant le grillage quand même.



Vendredi 16 Septembre 2011 - Peille

Je monte à Peille en compagnie de Cindy pour y effectuer un vol biplace. Les conditions aérologiques se montrent très bonnes pour décoller avec ma grande aile dénommée ORCA. Nous devons même patienter car la brise est un peu trop soutenue. Sentant une légère baisse de la brise, je prépare mon aile pendant que ma passagère s'équipe. Des amis volants doivent également venir pour voler mais à l'heure où nous nous apprêtons à décoller toujours personne n'est en vue. Nous n'attendons pas car les conditions peuvent assez rapidement se ramollir et je préfère que le déco soit alimenté afin de faciliter le décollage. En effet, le déco est pourvu de pierres et insuffisamment pentu. J'indique le cap à maintenir pendant la course, de ne pas s'assoir surtout au moment de la course d'envol. Après ces consignes, je me concentre à mon décollage. Pour la circonstance, je choisi le décollage face voile. J'attends que le déco soit assez bien alimenté pour dire à Cindy d'y aller. Quand je tracte les avants, l'aile monte et nous, nous sommes tirés par sa force. Nous reculons donc un peu et hop, quand l'aile est au-dessus de notre tête, je me retourne pour faire face à la pente afin d'enclencher la course d'envol. Nous n'avions même pas eu besoin de faire trois pas que nous étions tiré vers le ciel au grand étonnement de ma passagère et qui lâche "oh putain de merde". Pourtant, j'ai eu du mal à prendre du gaz au devant du déco et avant d'être trop bas , je fais glisser mon aile plus en ouest pour trouver des conditions plus porteuses. Il y avait à cet endroit ce qui fallait pour voleter sans perdre du gaz. Je me sens heureux de faire découvrir ce site à mon aile mais aussi à ma passagère qui se montre très curieuse de ce qu'elle survole pendant que moi je joue avec mon milieu: la masse d'air ... cet élément invisible qui ne peut être que ressenti ou pressenti si l'on veut anticiper pour mieux l'exploiter. Ma passagère voudrait avoir plus de gaz sous ses pieds. Ce n'est pas vraiment ma façon de voler moi qui aime froler reliefs et végétation mais, de toute façon on y échappera pas quand il va s'agir de traverser la vallée de Peille pour se rapprocher du terrain de football. Nous n'irons pas survoler le village de Peillon, nous le regardons seulement de loin. ce n'est qu'ensuite que j'ai appris qu'il ne faut pas se rapprocher du village car les gens se plaignent de nos survol pourtant, on ne fait pas de bruit. Ils ont peut-être peur qu'on leur tombe dessus ralalala les gens .... s'ils savaient comme ils seront bien dans leur cimetière ! Bref, cela ne nous empêche pas de voler même si ça réduit un peu notre aire de vol. A tournoyer par ci par là, je me décide à quitter le coin pour aller taper sur un relief qui se trouve face à nous et qui, généralement, se montre généreux. A l'approche de celui-ci, effectivement, je sens bien que ça s'agite. Très probablement du à une confluence qui se dégage d'un petit col qui se trouve au pied de se relief. Je persiste un temps à vouloir rester dans ce coin pour tenter de gagner de l'altitude afin de survoler cette grosse bute terrestre mais, l'agitation de mon aile me fait fuir cet endroit mouvementé. Je vais donc plus en vallée pour retrouver un certain calme aérologique. La masse d'air plus stable, je propose les commandes à Cindy qu'elle prend d'ailleurs volontiers tout en étant à mon écoute de ce qui est à faire avec l'intelligence de comprendre. Un petit virage par-ci et un petite virage par-là, je reprends les comandes. le but était qu'elle comprenne le comportement de l'aile en réaction au pilotage. Après cette phase de vol, il était question de préparer son approche pour un atterrissage digne de ce nom. Je fais donc la perte d'altitude en amont du terrain de foot. Ma crainte était de raté l'intro au terrain car trop haut c'est le rsqiue de faire un hors terrain avec les conséquences qui en découlent ou d'être trop bas et ne pas pouvoir éviter le grillage qui entoure le terrain. Bingo, ma prépa fut suffisamment bien faite pour quasiment posé en milieu de terrain. Ouf ..... je suis posé content après avoir serré les fesses durant quelques minutes. Ma passagère me fait part de son bonheur d'avoir volé et sa satisfaction d'avoir eu plus de gaz sous les pieds que lors de ses deux précédents vols à la Colmiane. Elle me parle aussi, d'une sensation de fatigue après chaque vol. Ceci semble être dû au relâchement des tensions intrinsèques que nous avons tous quand on est bien. Après avoir rangé mon aile dans son sac, Dédé vient poser à son tour quelques minutes après nous. Pour notre part, il nous restait à aller chercher le véhicule qui était resté proche du déco sauvage bien agréable pour nos envolées. Voila que je suis déjà à penser au prochain vol !!




Vendredi 2 septembre 2011 -
Colmiane

Journée vol libre à la Colmiane. Dans cette journée que j'ai consacré entièrement à ma passion pour le parapente, j'ai eu le plaisir de faire voler par deux fois Cindy qui avait eu l'occasion de faire un saut en parachute mais qui n'avait jamais gouté au plaisir du vol sous une aile de parapente. Ce jour là, c'est l'occasion pour moi de lui montrer qu'une aile de parapente n'a rien à voir avec un parachute même si ce dernier a bien évolué depuis. C'est au pic de la Colmiane, que j'envisage de décoller pour la première fois avec Cindy. Ma passagère ne se montre point craintive mais par contre, elle est en demande d'informations pour savoir ce qu'elle a à faire et surtout ce qu'elle a à ne pas faire afin de ne pas être un boulet pour le pilote. A partir de là, l'idée est simple pour Cindy ... réussir le décollage en ne gênant d'aucune manière, la maniabilité de l'aile pour la réussite de l'envol. Préparations faites, nous sommes prêts à décoller. La brise de vallée est quasi nuelle et la brise de pente est faiblarde mais bon..... elle est de face donc on ne s'en plaint pas. Je choisi de décoller avec la technique dos-voile. les avants dans les mains et le reste des élévateurs sur les avant-bras, j'attends ... j'attends le bon moment pour dire à ma passagère de foncer sur un cap que j'avais préalablement indiqué avec toutes les instructions qui concerne la phase active de la passagère. Le top donné, Cindy s'élance vers l'avant. M'étant placé vers sa droite pour le temps de la course afin de ne pas nous gêner avec nos jambes et assurer du poids sous l'aile, je me vois dans l'obligation de faire un transfert sur sa gauche pour avoir de meilleur appuis et resté maitre de la situation pour ne pas la subir et décoller à l'emporte pièce. Cindy, joue à merveille son rôle en appliquant les consignes activement et correctement. Voila un passager rassurant .... nous voila en l'air. Pour la passagère, il ne lui reste plus qu'à bien s'assoir et profiter du vol. Un vol certe court en terme de temps de vol à cause des conditions aérologiques bien trop calmes mais un vol effectué dans une masse d'air presque de miel. Ceci dit, nous avons profiter de cette mase d'air docile pour voler au-dessus des cîmes de mélèzes ce qui provoqua chez ma passagère quelques moments d'incertitudes à toucher ou pas avec les pieds ces pointes épineuses. Le temps d'aller poser arrive trop vite. Les explications en approche pour l'atterrissage s'imposent. Elles sont données en live. je m'efforce de faire une finale digne de son nom et m'efforce à poser de manière la plus douce car au terrain, point de brise de vallée digne de ce nom qui puisse ralentir ma machine volante. Je pense à appliquer ce que j'ai appris lors de mon stage de biplaceur... à savoir faire un premier pallier au niveau de la vitesse avant d'enfoncer complètement les commandes juste avant le posé des pieds de ma passagère. Finalement, même si le posé se fait correctement, je demande à ma passagère de lever les pieds. C'est ainsi, sur les fesses que ma passagère à posé alors que moi je me suis écroulé pour ne pas me démonter le dos. La satisfaction de Cindy est grande de ce qu'elle venait de vivre. Les mercis fusaient au point d'en être gêné. Devant tant d'ardeur et de plaisirs verbalisés, il ne restait plus qu'à remettre cela. Nous voila donc repartis vers le déco du Pic de la Colmiane mais cette fois-ci avec des conditions moins avantageuses pour réussir à nous envoler. En effet, la brise rentre de dos (vésubie) et ce n'est pas bon ça. Nous patientons pour voir un peu comment les choses évoluent. je constate que par moment la biroute du sommet indique que ça passe aussi par Valdeblore... C'est bon ça !!!! J'attends donc ce temps là pour nous lancer dans une nouvelle course d'envol afin de réussir ce temps de décollage qui reste pour moi un grand moment. Pas de problème donc pour nous retrouver en l'air et à voler tel un oiseau. La masse d'air semble plus porteuse. Je me dirige donc vers le Conquet. dans cette transition, nous survolons deux petits rapaces, puis c'est le Conquet que nous survolons, à grande peine certe, mais que nous survolons. Petit ballottement au niveau du col puis on rejoint le relief de la via ferrata. Ce sera ce versant qui va servir de bataille pour tenter de faire perdurer le vol. Finalement je trouve quelques petits courants ascendants du côté du rocher d'escalade en son dessus et par endroit plus en amont au-dessus des mélèzes qui décorent ce versant. Au rocher d'escalade, j'apperçois mon ami Stephane et son fils Paco. Les coucous ne manquent pas de s'effectuer pour finalement se dire aurevoir car la perte d'altitude s'opère malgré tous les efforts pour retarder ce temps là. A l'altitude que nous nous trouvions, il était temps d'aller rejoindre l'aire d'atterrissage. Mêmes consignes données à ma passagère mais avec l'idée cette fois-ci de poser les pieds au sol pour rester debout. Magnifique Cindy !! nous avons posé comme nous l'avions projeté. En parfaite passagère, elle ne manquait de me témoigner son bonheur d'avoir connu les sensations agréables que le parapente peut apporter dans des conditions de vol très calmes. A refaire donc à volonté et avec grand plaisir !




Vendredi 26 aout 2011 -
Gourdon

Dans le cadre du vol libre, l'objectif de cette journée et d'assurer un Baptême en parapente avec Maurice. Maurice est le petit ami sénégalais de mon amie Annie. Annie est une ancienne collègue de travail de l'époque SIPADienne. Dans cette structure, nous avions connu des moments forts où la cohésion d'une équipe et d'une solidarité exemplaire dans le cadre des conduites professionnelles à tenir étaient d'une importance capitale pour ne pas être anéantie par ces adolescents dits difficiles.. Nous nous sommes éloignés par la force des choses mais l'amitié est restée intacte même si l'on ne se voyait qu'au décours des allé-venus dans l'hôpital. Pour moi, revoir physiquement mon amie Annie est un grand plaisir. Ce plaisir est également accompagnée d'une certainement fierté du fait qu'elle m'accorde sa confiance pour faire voler son ami sénégalais actuellement en France pour ses vacances. C'est la première fois que je vais m'envoler avec un black. Nous devions nous rendre pour l'évènement vol libre à la station de la Colmiane. Le rdv est a 9h30. Tout le monde est au rdv sauf le soleil sur les reliefs du Mercantour. Je cherche à joindre les amis qui sont sur place afin d'avoir des infos in live mais je n'arrive à avoir personne. Je prends la décision d'aller plus vers le sud en pensant à Gourdon. De ce côté là, le ciel est bleu. Arrivés à Gourdon, j'y rencontre Eric de l'école professionnelle de parapente " Ascendance ". Nous montons au déco 2. Il y a déjà une bonne brise de Sud-Est. Ma crainte est que la brise forcisse par un peu de météo annoncée. Je me prépare en sortant rapidement le matériel puis, j'équipe Maurice de la sellette et je l'attache aux écarteurs. Je fais un prégonflage pour m'assurer qu'il n'y a pas de " lézards " au niveau du cône de suspentage. Décoller avec une clé n'est pas des plus rassurant en vol. Après de brèves consignes et dont la plus importante " ne pas s'assoir tant qu'on n'est pas loin du relief, je tente un premier décollage sous le regard bienveillant d'ANNIE... Celui ci se solde par un échec à cause d'un travers gauche mal géré. On remonte l'aile pour une deuxième tentative d. Cette fois-ci, la tentative s'avère concluante. Maurice assure mieux le maintien de la pression qui est à exercer par la ventrale. En quelques pas nous sommes en train de voler mais avant cela, une dégueulante juste après avoir quitté le relief m'a fait quelque peu inquiéter. Nous étions sous le vent du relief et l'aile a cherché sa vitesse en plongeant. Il a fallu apporter à l'aile une ressource pour ne pas se risquer à toucher le sol. Les conditions aérologiques sont suffisamment toniques pour rester en l'air et passer bien au-dessus du deco. Je fais l'essuie glace le long de la barre rocheuse. je fais le choix de m'amuser plus en ouest du coté de la boule blanche. Il y a du thermique et du dynamique. On monte et on descend. Cela procure des sensations que Maurice a du mal çà encaisser. Il me dit qu'il ressent des nausées. J'espère que cela va passer mais, l'état nauséeux persiste. Voyant cela, je demande à Maurice s'il veut écourter le vol.... il acquiesse. je tente de reposer au déco mais je suis trop long. La bataille à regagner de l'altitude pour retenter un nouvel atterrissage serait trop long. Je décide d'aller poser à l'atterro officiel. J'en perds le casque, Maurice Gerbe en l'air. Finalement on pose à l'arrache en se cratérisant au sol. En effet je n'ai pas fait la manoeuvre la plus adaptée pour poser doux. Faire les oreilles à une dizaine de mètres du sol ça ne se fait pas surtout en biplace mais la crainte d'être hors terrain m'a quelque peu fait prendre cette décision à la con. La réouverture de la totalité de l'aile s'est opérée trop tard ce qui m'a fait arriver trop vite vers le sol. Merci airbag !!! Tout cela sous les yeux de Patrick Husson qui est venu me saluer quand il a vu que le " fouales " c'était moi. Il est venu aussi me parler de mon casque que je n'avais plus sur la tête et qu'il a vu tombé du ciel. Je ne m'en étais même pas rendu compte. Je l'avais perdu en approche du terrain certainement lorsque je cherchais à virer à plat en me penchant de côté dans ma sellette. Ce vol s'est torché en 12 minutes, temps de vol écourté volontairement pour abréger les souffrances nauséeuses de Maurice.




10 juillet 2011 - Vol biplace avec Hélène à partir du déco du Mont Denier. Nous avons utilisé la navette de l'école locale accompagné de mon aile Orca de Dudek. Quand nous sommes arrivés au déco, les conditions commençaient à s'installer. Nus avons attendu que très peu pour tenter de décoller. J'avais demùandé à Daniel dit Caillou de nous assisté si au moment de lever l'aile, la brise serait un peu trop forte. Finalement, j'ai choisi le moment où la brise ne se manifestait pas trop pour lever l'aile. Daniel n'a pas eu à vraiment intervenir. L'aile bien montée sur nos têtes, je demande à Hélène d'accélérer la course. Dans cette phase, ma passagère n'a pas vraiment bien assuré au décollage en interrompant sa lancée avant que l'aile nous prenne en charge définitivement. Elle n'a donc pas appliqué la consigne de ne point s'assoir tant que je n'en lui donnerai pas l'ordre. Malgré cette encombre, le décollage s'est effectué sans incident et le vol a duré un peu plus d'une demi heure. Un vol écourté volontairement afin d'éviter d'être trop secoué en l'air mais aussi, de pouvoir poser dans des conditions pas trop "thermo-nucléaires". Malgré cette précaution prise, le posé fut une véritable lutte. Je pense que nous avons mis autant de temps à voler que de chercher à poser. Un posé qui s'est effectué avec une grande préparation au niveau de la perte d'altitude tellement que ça demandait qu'à monter. Cette perte d'altitude n'a pu s'opérer qu'avec les oreilles et virages aux oreilles. Encore un posé au parfum de lavande .... Encore un excellent souvenir chère hélène and C° !


Jean-Charles et Aigle Chanteur



05 juillet 2011 -
Baou de la Gaude

1 rando-vol en biplace et un envol du déco sauvage du Baou de la Gaude avec mon ami Jean-Christophe Meyran. Nous sommes partis du village de Gattières pour arriver au tout petit déco du Baou de la Gaude. Il n'y avait quasiment point de brise de pente ce qui a bien compliqué le décollage. Mais avec Jean-Christophe, rien ne semble nous arrêter avec une toute petite once d'espoir à faire mais bon .... fallait tout de même oser et avec JC, on l'a fait. En deux tentatives, nous nous sommes retouvés en l'air pour faire ce vol biplace tant pensé et attendu. Cela a valu bien sûr un bon demi .. je dirai même deux ... que nous avons dégusté au village de Gattières une fois le 4x4 récupéré. C'est une expérience à refaire ! n'est-ce pas Jean-Christophe ??


Jean-Christophe et Aigle Chanteur




22 juin 2011 - 1 vol biplace avec Mireille Torre-Deï qui est en fait le cadre de santé du service dans lequel j'exerce le métier d'infirmier. Nous avions eu maintes occasions de parler de ma passion au parapente et de son désir de connaitre les sensations que peut procurer cette discipline. Le vol libre pour elle, n'est pas inconnu car elle a déjà volé en ULM (engin volant ultra léger motorisé). La décision est prise de voler pour Mireille. Le rendez-vous fixé pour voler est donc maintenu grâce à une météo favorable. C'est du site de décollage du Mont Gros, que nous allons nous envoler pour poser sur la plage de Cabbé. L'envol se fait à 18h10. Aucun encombre pour décoller même si la brise de face nous fait défaut. Mireille respecte bien les consignes que je lui avais auparavant énumérées. Il a fallu courrir un petit peu et au bout de la moquette verte, nous voila en train de voler. Comme ça porté pas trop, je me dirige directement sur le village de Roquebrune Cap Martin où pointe une petite forteresse avec un drapeau qui flotte peu par manque d'aérologie dynamique. cela laisse présager un vol court mais, les conditions très calmes, permettent d'apprécier la douceur d'un vol sous une aile de parapente. Ne pouvant pas prendre d'ascendance, à part quelques bullettes, nous nous dirigeons vars la grande bleu afin de survoler cette masse d'eau bien bleu et calme. Nous nous approchons des bateaux en rade et au large puis nous enclenchons un virage engagé que l'on appelle 360. Un coup à droite, puis un coup à gauche. L'aile prend plus de vitesse pour le deuxième 360 ce qui fait dire à Moreille de mettre un terme à cette force qui nous centrifuge et nous colle à nos sellettes respectives. Une fois fait avec un peu de décharge d'adrénaline, il est question de penser à se rapprocher de la plage pour aller poser. je me tente auparavant quelques wagas légers histoire piloter plus activement mon aile. Puis c'est le moment de faire une finale, pour une bonne prise de vitesse lors du survol de la plage à quelques mètres à son dessus. Je vise la parcelle de sable afin d'amortir un éventuel posé un peu rude. Mais le posé fut finalement assez doux. Les pieds posés, nous sommes écroulés dans le sable, ce qui a imposé à l'aile de nous dépasser et d'aller mordre le sable par son bord d'attaque. Il ne me restait plus alors, que de vider le sable qui s'était infiltré par les caissons puis à plier l'aile pour un prochain tandem Flight.



6 juin 2011 - Vol biplace avec Gregory un collègue de travail qui s'est montré très enthousiaste de pouvoir voler sous mon aile biplace. Cela faisait quelques semaines que nous en discutions mais il avait compris qu'il ne suffisait pas de décider quand et où. Il savait que c'est surtout la météo qui décide dans ce type d'activité. Dès que l'occasion se présenterait, avais-je dis, on ira et ben .... voila c'est fait. Nous avons volé à Roquebrune Cap Martin en fin de journée et après une journée de travail. Pourtant, le vol n'était pas gagné car la météo se montre actuellement très capricieuse voire coléreuse depuis quelques jours. Les nuages, qui coiffaient le Mont Agel quand je suis sorti du travail, avaient pour moi signé une journée sans vol. Mais il fallait compter sur la pugnacité de mon ami D'Gilou qui m'a appelé sur les coups de 16h pour comprendre que le vol était possible car en bord de mer, la brume s'était bien levée avec un retrait vers terre d'environ 500m ce qui était suffisant pour la visibilté et décoller.



28 Mai 2011 - Depuis plus d'un mois, j'ai à faire voler deux nénettes, Leatitia et Gabriella mais à chaque fois, les conditions météorologiques n'étaient pas au rendez-vous. Cette fois-ci, la météo se montre clémente en prévision. Ni une, ni deux, on se donne rendez-vous sur l'atterro de Saint Dalmas de Valdeblore pour 10 heures afin de rejoindre le Pic de la Colmiane histoire de voler dans une masse d'air tranquille. Le soleil est au rendez-vous et le vent météo semble s'être calmé par rapport à la veille où celui-ci faisait rage. C'est avec Leatitia, la plus légère des deux passagères, que je fais mon premier vol biplace sur le coup de 10h30. Bien à l'écoute de mes consignes et malgré du stress verbalisé par Leatitia, le décollage s'est très bien passé. mais en ce qui concerne le vol, les conditions bien trop faibles ne nous ont pas permis de rester plus d'un quart d'heure en l'air. L'atterrissage s'est effectué sur les fesses ou plutôt sur l'air bag malgré une petite brise de vallée montante. Le deuxième envol avec Gabriella, s'est effectué avec à peu près les mêmes conditions, hormis une pointe de forcissement que l'on ne ressent que par épisode. J'ai fait le même type de vol mais avec un poil plus haut que le précédent. Le posé du mêlme accabit mais un peu plus dur car Gabriella, qui avait des nausées, a posé ses pieds trop fermement comme pour arrêter d'un coup l'atterrissage. Pas de bobo à relever, ce qui est déjà pas mal pour mes passagères qui venaient d'effectuer leur baptême de l'air à la Colmiane.



Gabriela et Aigle Chanteur



6 février 2011 - C'est le jour où j'ai volé en biplace avec mon ami Gilles Grossi. Ce vol biplace avait la particularité d'être un baptême de l'air en parapente pour Gilles. Gilles avait eu l'occasion de connaitre les sensations du vol libre il y a une vingtaine d'années et ce, en Deltaplane biplace sur ce même décollage dénommé Mont Gros. Pour ce faire, nous nous étions donné rendez-vous à la Turbie pour 12h. Nous nous sommes organisés à laisser un véhicule près de l'atterro et monter avec le deuxième près du site de décollage. Il y a un peu de brume sur les horizons en Sud mais pas sur les reliefs. Comme l'aérologie peut vite évoluer parfois, je redoute que la brume gagne la terre. Nous montons au déco avec la crainte de voir les conditions se dégrader au point de ne pouvoir voler. Ceci n'arrivera pas .. bien au contraire, au fil du temps les horizons s'éclaircissent. Quand on arrive au déco, il y a du monde qui attend pour décoller, et la moquette verte se libèrera que progressivement. Pour ma part, je m'emploie à mettre de l'ordre dans les suspentes et écarteurs car, niveau cône de suspentage, c'est le vrai bordel. Une fois le ménage fait, je me rends compte que j'ai oublié mon casque dans la voiture de Gilles. Gilles a du aller le récupérer afin de l'équiper d'une caméra spécialement apporté pour l'évènement. Bref, une fois l'aile bien préparée, j'aide Gilles à s'équiper de la sellette passager. C'est ensuite mon tour de rentrer dans ma sellette et de relier l'ensemble aile/pilotes par les biais des écrateurs. Avec l'aérologie très calme et sans brise de pente, c'est avec la technique Dos-voile que je décide de décoller. J'attends un certains temps avec l'espoir d'avoir une petite bouffe d'air qui faciliterait le décollage mais cette bouffe ne semble pas être décidée à venir. Jean-Paul Baudouin, avec son rôle de régulateur du site, m'apporte quelques indications qui vont m'aider à faire le choix de patienter ou de m'élancer pour la course d'envol. Je regarde les flemmèches de bas de pente qui s'agitent timidement et je me dis qu'il faut y aller. L'ordre de commencer la course d'envol est donné. Gilles s'emploi à cela ... moi je m'emploi à sentir mon aile monter au-dessus de nos têtes. Une fois l'aile au-dessus de nous, il faut accélérer et je le demande. Gilles accélère et moi je me cale derrière et à droite de Gilles pour éviter les pieds de Gilles et pour mieux accélérer. Je perçois qu'il y a un petit blème juste avant de quitter le sol au niveau de l'aile gauche puis ça cède d'un coup et l'on se sent soulever vers le haut .. l'aile vole et nous avec. Gilles a du mal à s'installer dans sa sellette, je tente de l'aider .. il y parviendra à s'enfoncer correctement qu'au bout d'un certains temps. J'avais oublié de faire démarrer mon GPS pour avoir la trace du vol et en garder souvenir. Je cherche à l'allumer et je me rends compte qu'une partie du GPS où passe la sangle jambière s'est cassée. Je comprends mieux la sensation d'avant le décollage où l'aile était molle à gauche ... une ou deux suspentes avait dû s'interposer entre ma cuisse et l'appareil. La force de tractage a fait céder cette partie en plastique. heureusement d'ailleurs car ça a permis de libérer le profil de l'aile pour qu'elle s'envole normalement. Je comprends mieux aussi pourquoi j'avais à enfoncer la commande à droite pour contrer le déplacement de l'aile vers la gauche .... Faudra, la prochaine fois que je me méfie de cette possibilité bien ennuyeuse qui pourrait me jouer un mauvais tour au déco. Bref ... vu l'aérologie mollasse dans le coin et qu'il y avait un léger Ouest voire Sud-Ouest, je prends cap sur le vieux village assez rapidement afin de ne pas arriver trop bas. Une fois sur le village, c'est à cet endroit que je vais jouer à rester un certains temps en l'air. Le deal est d'exploiter le plus petit "pêt" ou dynamique. Nous avons faits quelques beaux virages et roulis en amont du village et du cimetière. Las de cela, je me tente d'aller voir plus en Ouest duvillage. 2 virages j'ai pu faire et basta. Voyant que je perds de l'altitude, je prends cap sur la mer et refile les commandes un laps de temps à Gilles. J'ai du les récupérer un peu hativement car il y avait une aile en approche de la plage et comme nous étions trop bas, il me fallait faire également l'approche pour aller poser. Le deal est, à ce moment là, d'éviter la collision a vec l'autre parapentiste.... ça ferait très désordre et beaucoup mal. Finalement le pilote solo se place en finale pour poser. Nous pouvons tranquillement faire à notre tour la finale qui nous permettra de poser à notre tour, Gilles debout et moi assis en m'affalant au sol après que Gilles et eu la ressource de se redresser sur ses jambes une fois le sol touché. Et oui .... je me suis écroulé derrière mon passager. Le pilote tout aussi content que le passager pense à ranger son aile mais en préalable, il y a les caissons qui sont à vider de sable introduit par le bord d'attaque qui est venu mordre le sol quand celle-ci est venu se rabattre sur le sol. Une fois l'aile pliée, nous sommes allés trinquer à ce vol bien sympa... baptême pour l'ami Gilles et premier biplace 2011 pour moi. Pour ce qui est de la vidéo ben .... y en n'aura pas car batterie low arf !!!!!


Petite pause photo sur la plage de Cabbé avec Gilles Grossi



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