Parapente Passion 06


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2010

Rando-vols

Mes rando-vols 2010



20 rando-vols dont 7 au Mont Gros, 1 au Mont Archas, 1 au Mont Bertrand, 1 au Mont Giraud, 1 à la Tête de la Tranche, 1 au Mont Démant, 1 au Petit Mounier, 1 au Mont Macaron, 1 à Mourre Frey, 1 à la Balme, 1 à la Tête de Travers, 2 au Mont Saint Honorat et 1 au Mont des Moulines.


Mont Gros

27 décembre 2010 - Après avoir démêlé les suspentes sur la plage de Cabbé, j'ai pris la direction du Mont Gros en rando. Je suis passé devant la gare SNCF à 9h31 et je suis arrivé au décollage du Mont Gros à 11h46. J'ai mis très exactement 1h15 ce qui est pour moi, un bon temps malgré mes douleurs au niveau du bas du dos. Au cours de mon acheminement, j'ai mis 20 minutes pour arriver au centre du vieux village. Cette rando me fait mal aux mollets si je pars trop vite alors je gère l'ascension des escaliers avec un rythme qui me permet de ne pas trop engorger mes mollets. Au grè de mon avancée, je me fixe une cadence de croisière pour éviter les arrêts qui font perdre du temps. Je me suis imposé un empattement plus grand entre chaque pas lorsque c'était possible afin d'avancer plus vite sans accélérer le pas. Ainsi, je pense avoir gagner quelques précieuses minutes sans pour autant être défait à l'arrivée. Voila pour la rando. En ce qui concerne le vol, je me suis assez rapidement préparé pour l'envol. Matériel déballé, je me suis dirigé vars la face Est car le déco est alimenté par de l'Est Sud-Est. Alors que ciel était illuminé par un beau soleil radieu au début de ma rando, progressivement le ciel s'est voilé de cirrus. Cela me rappelle que la météo avait prévu un ciel couvert pour l'après-midi. Il y avait de toute évidence un bon créneau pour les ascendances que certains pilotes ont pu bien exploiter pendan,t que d'autre ramaient à rester en l'air. C'est donc avec un ciel moins étincelant que je vais mordre la masse d'air avec le bord d'attaque de mon aile montagne. Je fais quelues allers-retours au-devant du déco puis, voyant qu'il y avait bien trop de monde à mon goût dans le ciel, je me suis échappée vers le vieux village malgré la tendance Est pourt aller poser ensuite sur le plage de Cabbé en faisant mo approche du côté Ouest. Un rando-vol sympa qui m'a permis de bouger un peu car les bonnes journées pour mettre le nez dehors, sont rares en ce moment.




Mont Archas (2526m)

11 décembre 2010: C'est avec Jacques Allemand que je vais retrouver ma chère montagne azuréenne en cette belle journée ensoleillée où il devrait y avoir un flux de Nord selon les préviz météorologiques. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais plus rendu sur une montagne enneigée et je m'attends à souffrir un peu. Pour cette reprise, nous avons élu le Mont Archas pour tenter d'y décoller. Je laisse le 4x4 à l'altitude 1453m pour démarrer la rando avec comme équipement, les raquettes à neige (que je mettrai dès que cela s'avèrera nécessaire), une caméra HD, un appareil photo, mon casque, mon sac sellette et son aile montagne dedans, mon instrument de vol GPS alti-variomètre, un sandwich jambon beurre cornichons, des barres de céréales mais point d'eau. Et oui, j'ai oublié quasiment l'essentiel me dis-je .... C'est donc à partir de 1450 m que Jacques et moi démarrons la rando pour un sommet qui pointe à 2526m. La neige étant dure, nous commençons à gravir les dénivelés sans les raquettes. Au grès de notre avancée, le décor change pour devenir de plus en plus montagneux et enneigé. Nous passons d'un terrain en planche à une zone très boisée de mélèzes et autres résineux. Puis, nous attaquons le dernier tiers de la rando... l'étage supérieur du relief qui fait culminer le sommet Archas. Il n'y a plus d'arbres ici et l'horizon nous offre un décor fabuleux en 360. Nous pouvons continuer sans les raquettes en suivant la trace d'un snowboard. Ce tracé à la particularité de nous offrir une neige plus dure. Ceci nous permet d'éviter de s'équiper des raquettes. Ce n'est qu'au pied du sommet, sdans la dernière partie du dernier tiers du parcours que nous les fixons sous nos chaussures de montagne. En effet, à cette altitude, la neige s'est peu transformée et à chacun de nos pas, nous nous enfonçons allégrement. De plus, c'est l'endroit du plus fort pourcentage de pente. Les raquettes vont nous éviter de glisser grâce à ses accroches et griffes. Cet équipement nous permet aussi de fournir moins d'efforts à extraire nos pieds enfoncés dans cette couche épaisse de neige. A ce décor bien montagneux qui s'offre à nous, un troupeau de 7 chamois de 7 vient nous faire un pied de nez en nous montrant qu'ils sont bien plus à l'aise que nous dans cet environnement. Pour autant, ils agrémente notre échappée. J'en profite pour faire une pose photos mais aussi pour tenter de récupérer car, physiquement, je sens bien que je suis dans le rouge. En effet, la condition physique n'est pas au rendez-vous et je je m'essoufle en plus en plus facilement ce qui m'impose de fréquents arrêts pour calmer les battements de mon coeur. Pour arriver au sommet, il m'aura fallu 4 heures de marche. Physiquement, je retiens que j'ai souffert du début jusqu'à la fin. Au début, ce sont mes mollets qui étaient douloureux, puis se fut le bas du dos. Ensuite une fatigue intense m'a envahi ... très probablement consécutif à une difficulté à m'oxygéner correctement. Ce qui m'a valu bien évidemment une perte de temps considérable pour atteindre le sommet du Mont Archas. Arrivé au sommet exténué, je me suis assez vite remis après avoir déguster mon sandwich et je déploie mon aile malgré un flux de Nord relativement tonique. En effet, sur déco improvisé, il y a du Nord qui souffle .. oh pas beaucoup mais suffisamment pour faire claquer l'aile qui se laisse titiller par éole. Elle s'envolerait bien l'aile mais voila, celle-ci relié par ses suspentes à son pilote qui cherche à calmer la bête volatile, a son point d'ancrage. Elle ne s'envolera que si je le décide ... à moins qu'eune forte rafale vienne m'arracher du sol .... Nenni, c'est moi qui décide de l'envol mais avant cela, je m'amuse à jouer un temps avec elle au sol et à la contrôler pour calmer la bête. Finalement, je remonte mes mains et je fais quelques pas en avant afin de m'envoler. Ma première intention fut d'aller poser à Saint Dalmas de Valdeblore mais au fil du vol, je change de zone d'atterrisage. J'opte pour un posé au plus bas du relief afin de me rapprocher du véhicule. En approche du terrain, je me fais balloté par une masse d'air agité du fait que je suis sous le vent. Mon posé se fait à l'arrache et mon aile me dépasse pour aller se loger derrière un petit résineux qui retiendra la quasi totalité des suspentes. Me voila à devoir libérer mon aile de ce petit arbre plein d'aiguille .. quelle joie !!!


Mont Archas



Mont Gros

4 décembre 2010: Après une journée de travail, je me rends au déco du site du Mont Gros pour faire un vol puis une rando après avoir posé sur la page de cabbé avec comme objectif de récupérer mon véhicule laissé près du sommet d'où j'aurai préalablement décollé. Quand j'arrive sur les coups des 15h, je perçois une aérologie soutenue par de l'Ouest. Je ne tarde pas à me préparer et à m'envoler. Une fois en l'air je me tente de faire du soaring devant la pente du décollage mais, finalement, je m'éloigne du relief pour tenter d'aller sur voler le vieux village de Roquebrune. Une fois dans ce coin, l'Ouest m'empêche d'avancer sans que je sorte l'accélérateur. la crainte que l'Ouest se renforce et me scotche dans la masse d'air voire me reculer, je m'éloigne du vieux village pour aller plus en Ouest et vers la mer. A partir de là, en voyant des moutons en formation je m'éforce d'aller poser en utilisant l'accélérateur pour être en aval de la plage de Cabbé et en faisant les oreilles pour écourter le temps qui précède l'atterrissage. Une fois posé, et après avoir salué les amis volants, je remballe mon aile dans mon sac sellette pour démarrer ensuite la rando. Cette rando où je vais traverser le vieux village de Roquebrune a pour but de me faire bouger et entretenir un minimum de forme physique (j'en ai bien besoin) mais aussi d'aller récupérer le véhicule que j'ai laissé en préalable près du site de décollage. J'ai mis environ 1h40 de marche pour un vol d'une vingtaine de minutes. C'est toujours ça de pris en terme de plaisirs.





Mont Gros

19 novembre 2010: Après m'être envolé du site de décollage du Mont Gros, je me suis régalé avec un vol de 23 minutes sous mon aile montagne Ultralite d'Ozone. Dès l'envol, j'ai pris cap vers les falaises de Laï Barraï mais ça portait peu alors à mi-chemin , j'ai fait le choix de ne pas insister dans cette direction. Pour moi et mon aile, les conditions aérologiques au moment où je passais n'étaient pas très favorables. J'ai donc retroussé chemin en direction du décollage mais juste avant de quitter les roches, j'ai senti une masse d'air qui pouvait me porter en enroulant tant bien que mal. Je suis resté un petit peu dans ce coin pour m'amuser. Pour autant, je n'ai rien trouvé de très ascendant pour que je puisses passer sur les barres afin de rejoindre le déco de Laï Barraï. J'ai fini par aller vers l'hôtel Vista Palace. C'est sur ce relief que j'ai trouvé de quoi me remonter presqu'au même niveau que le déco du Mont Gros. J'ai pris de plaisir à jouer dans ce coin en enroulant du thermique puis, commençant à me faire baloter, j'ai préféré m'éloigner en prenant cap sur la mer. A hauteur du milieu du Cap, j'ai pris la direction du village où rien ne porta. Finalement, je suis allé poser au bout de 23 minutes. Une fois le matos plié, il ne me restait plus qu'à récupérer le véhicule. Mais pour cela, il fallait que je remonte le dénivelé que je venais de griller en volant. J'ai quitté la plage de Cabbé et pris la direction de la gare SNCF pour attaquer les escaliers qui vont me mener au vieux village. Une fois le vieux village traverser, je passe par le versant Est pour rejoindre le mont Gros; J'ai fini par rejoindre mon Nissan 4x4 que j'avais laissé presqu'à hauteur de Rocagel.






Mont Gros
(Roquebrune Cap Martin)

3 novembre 2010 - J'ai fait le choix d'aller marcher un peu avec mon aile sur le dos pour ensuite avoir le grand plaisir de m'envoler. J'ai laissé mon 4x4 devant la gare SNCF de Roquebrune Cap Martin pour attaquer les escaliers et le chemin qui vont me guider vers le vieux village de Roquebrune. Une fois le village traverser, je m'enfonce un peu dans les reliefs arborés de pins et autres résineux qui se situent sur le versant Est de l'objectif que j'ai à atteindre: le Mont Gros. Il m'a fallu environ 1h30 donc un peu plus de temps qu'habituellement.... faut dire que j'ai eu un peu de peine à manger le dénivelé sans souffrir. L'excès de poids et le manque d'entrainement y sont pour quelque chose. Il est grand temps que je me mette au régime et que je fasse plus d'efforts physiques sinon c'est l'encroûtement assuré et donc vieillissement prématuré. Mais bon ... l'envie de trousser chemin seul est toujours là, à la prochaine randonnée me dis-je. Pour ce qui est du vol, rien de transcendant... un vol ballistique et un posé super cool avec pliage des bagages et retour à la casa pour retrouver ma chérie d'amour.





Mont Bertrand (2482m)

15 Septembre 2010 - C'est en partant à 6h10 de mon Chabotou que nous allons, Jacques et moi, rejoindre en premier lieu sur le site de Cagnourine pour y laisser un véhicule puis, nous nous rendons à la Baisse d'Ugaï en passant par Morignole. A 7h25 nous démarrons la rando avec une altitude de 1392m (Baisse d'Ugaï). Nous arrivons au sommet du Mont Bertrand à 10h30. Le sommet est occupé par deux randonneurs italiens. Ceux deux randonneurs venaient d'un village ligurien. Après avoir échangé quelques mots plus ou moins compris, je trouve la place pour étendre mon aile de montagne afin de me préparer pour l'envol. Cette préparation se fait sous les regards de ces deux italiens qui se montrent curieux et satisfait de savoir que nous allons décoller devant leur yeux. Quelques vérifications, quelques gonflages dans une aérologie bien calme avec une petite brise qui s'installe progressivement. Le ciel est d'un bleu pur et sans nuage. Pas de vent météo, un sommet comprenant pierres et herbes avec une pente plus ou moins herbeuse sur la plupart des orientations... dans ces conditions, pas de quoi se plaindre d'autant que la brise qui s'installe fait face à mon aile étalée qui, elle même, fait face à la cime de pépin. Nous sommes face au Nord et c'est dansc ette direction que je vais décoller si rien ne change. Comme d'accoutumé, je suis le premier à être prêt. Comme toujours, ma priorité est de préparer mon matériel ... ensuite, je fais une analyse plus précise de l'aérologie locale puis plus générale en fonction du soleil et de la topographie des lieux. L'ensemble me permet d'établir mon plan de vol ... un plan de vol qui peut, plus ou moins changer en cours de vol. J'attends que mon compagnon de marche et de vol soit prêt à son tour pour m'envoler. Nous sommes équipés de radio au cas où ... il y aurait besoin de se donner des informations pendant le vol. Pour moi, tout est prêt. Il est 11 heures, je n'attends plus que mon ressenti me dise d'y aller. Les commandes à la main, je fais face à ma voile et j'attends ... j'attends une brisette. C'est le calme plat puis, je sens un peu d'air sur ma nuque. C'est à cet instant que je recule pour tendre les suspentes des élévateurs avants afin de faire mordre le bord d'attaque la masse d'air pour qu'elle s'élève au-dessus de ma tête. Dans un même temps, j'enchaîne un retourné pour faire face à la pente et engagé la course d'envol. Pour que mon aile se mette à voler et me prenne en charge, je dois courir un peu tout en mettant du poids à la ventrale. Une dizaine de mètres ont suffit pour entendre le vent relatif me dire que je traverse la masse d'air en volant. Cet instant magique me rappelle tout le plaisir que le vol libre, sous un parapente, m'apporte. Le décor qui s'offre à moi en survolant les reliefs (cîmes, crêtes, vallons et vallées) est magnifique. Je suis en train de vivre un moment fort, d'autant que je suis en train d'accomplir un vol que j'avais imaginé depuis près de deux ans. En ce 15 septembre 2010, je le réalise. La crainte que j'avais de ne point atteindre le lieu d'atterrissage se dissipe assez rapidement. En effet, mon aile vole bien, dans une aérologie calme et peu soumise à des dégeulantes. Au fil de mon vol, je perds peu d'altitude. Pour autant, je garde mon plan de vol qui est de traverser la vallée de la pia dans un premier temps afin d'assurer la transition avec une hauteur suffisamment élevée pour ne poas risqué d'être cours. Arrivé presqu'en milieu de parcours, je fais un virage large en 360 pour tenter d'appercevoir mon compagnon mais je ne vois personne. Jacques, n'a toujours pas décollé. Pour faute de mauvaise préparation, avec des freins inversés, il a raté son décollage.... Ce type d'ennui, m'est déjà arrivé et peu s'avérer très ennuyeux selon les conditions aérologiques au moment de décoller. Ce n'est qu'un moment plus tard que j'apperçois enfin Jacques avec son aile rouge et blanche. Il a décollé un bon quart d'heure après moi. Pour ma part, je suis toujours dans une masse d'air calme et je profite un max de ces conditions agréables et rassurantes. J'apprécie à fond de mon vol sous mon aile montagne. Celle que j'ai plaisir à trimballer sur mon dos pour aller chercher le sommet qui va me permettre de m'élancer. Devant moi, légèrement à ma droite, j'ai les rochers de Gata que je ne cherche pas à rejoindre. Je préfère me rapprocher du Mont Court sans pour autant chercher à le survoler. Je préfère voler au-dessus du petit massif surnommé "Pyramide". Je fais ma perte d'altitude à cet endroit puis je vais au devant du déco de Cagnourine pour faire mon approche en vu de poser. Il est 11h20, quand je dépose mon aile sur la planche du déco/atterro de Cagnourine. Je lève les yeux pour trouver mon compagnon qui est en train de se diriger vers la pyramide. Il pose quelques minutes après moi content de ce vol tout en m'expliquant ses déboires au moment du décollage. En conclusion, il nous aura fallu 3 heures de marche pour atteindre le sommet et une vingtaine minutes de vol pour poser tranquillment au déco de Cagnourine dans une aérologie calme car la brise de vallée n'est pas encore franchement installée. Au prochain rando-vol.





Mont Giraud (2606m)

31 aout 2010: Mont Giraut - C'est avec Jacques Allemand que je prends la route en direction de la Colmiane. Il est 5h du mat, nous roulons à la nuit pour arriver à Saint Dalmas de Valdeblore vers 6h. La lueur du jour se laisse à peine deviner quand nous nous équipons de chaussures de marche, bâtons, sac-sellette contenant aile, eau, céréales et glucides pour démarrer la rando en visant le sommet du Mont Giraud (2606m). Mon sac est plus lourd que d'habitude car j'emporte avec moi le parachute de secours de montagne. Nous passons par le vallon de Veillos, puis passons à l'ouest du vallon des mille-fonts pour rejoindre le Col Ferrière. Du col Ferrière, nous commençons à attaquer la bute assez raide qui va nous conduire jusqu'à la crête qui va nous conduire en direction du Mont Giraud. C'est au bout de 5 heures de marche que nous atteignons le sommet. Sur cette crête nous avons ressentis une brise de Nord plus ou moins soutenu qui ne nous permettait pas de décoller. Mais par la grâce de dieu ou plus probablement grâce à la brise de vallée qui s'installe par l'action chaude du soleil qui brille, vers 11h30, il y a une petite inversion des brises qui s'opèrent. Un Sud-Ouest s'installe à la pente ce qui améliore très nettement les conditions d'envol. Je sors mon aile de mon sac sellette, je la déploie sur la pente et l'attache à la sellette par des mousquetons d'attache rapide. Je m'habille de ma combinaison noire habituelle, je fixe ma caméra Panasonic HD et je fais un prégonflage pour vérifier l'ensemble du cône de suspentes. En parallèle, Jacques se prépare également mais semble moins pressé que moi et me demande s'il est utile de se préparer. A cette question, je lui rappelle qu'il vaut mieux prendre son temps une fois que tout est prêt... au moins, pas de surprise. Une fois installé dans ma sellette, les élévateurs avant dans les mains, j'attends la brisette qui va faciliter la levée de l'aile et surtout la course d'envol. La brisette venant assez rapidement, me voilà lancé pour un vol d'un grand quart d'heure. En vol, je sens une masse d'air perturbé par ce flux de Nord qui passe entre les sommets et s'engoufrant dans les vallons. Durant le vol, je subis quelques belles dégueulantes qui me laissent douter sur le passage de la crête de la Raya. Je m'éfforce de ne pas trop perdre de gain en faisant des virages inutiles ceci en vue de m'assurer un posé au terrain de Soun Dal Pra. Ce n'est seulement sur le sommet de la raya que je rencontre enfin une vrai porteuse positive avec du termique que j'ose à enrouler avec ma petite aile. Je n'insiste pas pour autant pour prendre la décision d'aller poser en regard d'une aérologie que je ne sentais pas propre. Il s'avéra par la suite que l'Ouest rentra très fort dans l'après-midi. A 12h30, j'étais posé. Jacques fît une transition plus aisée que moi en terme d'altitude au point de lui demander si son aile n'avait pas un meilleur plané que la mienne (c'est aussi une Ultralite mais la sienne est rouge et blanche).






Mont Macaron (800m)

05.07.2010 - Je n'avais jamais décollé sur le site de Cantaron et plus précisément du Mont Macaron. Avec Alex, Nadine et Jean-Claude, nous nous sommes donné rendez-vous pour 8h en bordure de la pénétrante qui mène vers la pointe de Contes afin de nous rendre à pieds jusqu'au déco officiel depuis peu. Il nous a fallu un peu moins de 2 heures pour gravir les 700m de dénivelé..... Une fois arrivé à l'endroit où nous allons sous peu décoller, je découvre un lieu qui ne laisse pas prévoir qu'un c'est un site de décollage. Cet endroit demande à être rafraichi pour laisser un espace bien dégagé de tout obstacles à nos suspentes et garantir un peu plus de sécurité lors des décollages. Ceci dit, Alex s'est bien envolé et volé en passant bien au-dessus des lignes haute tension qui s'érigent en aval et au-devant du déco.



Tête de la Tranche (2626m)

03.07.2010 - Nous devions être trois et nous partîmes qu'à deux car Alex avait une obligation de dernière minute pourtant, nous étions bien trois au rendez-vous de 4h45 à Carrefour Lingostière. Alex a pris la direction d'Auron alors que Jacques et moi étions celle de la Colmiane pour le Mont Giraud. Il est 6h30, quand nous démarrons la rando à 1380m d'altitude entre Soun Dal Pra et le pied de la Raya. Il y a un peu moins de 1300m de dénivelé qui nous sépare à vol d'oiseau du Mont Giraud. Notre itinéraire est de passer par le Col de Veillos, le petit Lac (lac des Milles fonds), col de Ferrière. Notre duo se sépara à hauteur du Col de Veillos car Jacques avait l'inquiétude de ne pas rentrer suffisamment tôt pour une oblgation de famille. Il avait douter un instant de la faisabilité de mon parcours et dans le doute, il vaut mieux s'abstenir. Il est vrai que j'avais failli à la rigueur que les puristes s'imposent à eux-mêmes: connaitre les moindres détails pour ne laisser place à aucune improvisation. Mon défaut et qu'il y a toujours un peu d'improvisation pour garder sous la manche un soupçon d'aventure ... ça a ses avantages et ses inconvénients... et insconsciemment je dois faire en sorte que cela se passe comme cela. Bref, Jcaque sd'un côté et moi de l'autre, chacun se retrouve du coup dans sa propre aventure. La mienne est en tout cas d'atteindre à tout prix le versant du Mont Giraud. Je suis dans le flou le plus artistique et erre un temps pour retrouver le chemin qui va me mener au col Ferrière. Je retrouve le Petit Lac où se logent à son pourtour deux tentes qui, de toute évidence, on abrité des pêcheurs qui vaquent à leur passion avec leur canne. Je prends un chemin balisé par des marques roses fluo qui va m'amener dans une direction n'est pas celle celle du col de ferrière. Je reprends donc une direction qui pointe vers le col Ferrière mais sans chemin. Je traverse pratiquement droit les différentes bosses, petits vallons et cours d'eau pour enfin trouiver le chemin qui va me mener au Col Ferrière. Soulagé mais quelque peu fatigué (pas de bouteilles d'eau pour m'hydrater), je passe le col pour rejoindre la crête qui mène au Mont Giraud. Ce sera avant d'arriver au Mont Giraud que je dépose l'aile sur le sol. La bosse sur lequel j'étale mon aile s'appelle la Tête de la Tranche et se situe plus en Nord du Mont Giraud à quelques centaines de mètres. L'envol s'est très bien passé et le vol s'est effectué dans une masse d'air relativement calme et sans surprise pour aller poser sur le terrain de Saint Dalmas de Valdeblore. Un vol qui a duré une petite demi-heure.



Mont Démant (2450m)

07.06.2010 - Un rando-vol biplace est prévu depuis quelques jours en vue de faire découvrir l'activité à Karen. Jacques, Karen et moi sommes les 3 larrons qui vont en découdre avec le dénivelé à gravir pour atteindre un sommet mais lequel ?.... Dans un premier Temps, l'objectif était de rejoindre la Tête de Travers (Haut Var) en démarrant la rando du Col de Fa. Mais en regard de la météo quelque peu pourrie en prévision, il me semble préférable d'aller tenter de voler du côté de Beuil (Haute Tinée). J'arrive le premier au rendez-vous de 5h, Jacques quelques minutes après et Jean-Christophe, qui amène Karen à bon port, me prévient qu'ils accusent un petit retard. Une fois tous réunis, je propose à Jacques mon idée d'aller plutôt vers Beuil.... cela semble convenir à tous. Nous voila parti vers les gorges du Cians après avoir dit aurevoir à JC qui doit aller bosser. Arrivés à Beuil, nous laissons les véhicules à l'endroit habituel. Chacun à son sac à porter, Karen l'aile biplace montagne GIN, Jacques son aile de montagne et moi, les deux sellettes. Au bout d'une petite heure de marche, Karen rencontre des problèmes physiques. Un échange de sac s'opère entre Karen et Jacques qui a un sac plus léger. Tant bien que mal Karen avance avec une belle ampoule à un talon. Nous avons dépassé le Mont des Moulines pour se diriger vers le Mont Démant avec comme objectif d'atteindre le petit Mounier. La cadence faiblit car le pied entamé de Karen la fait souffrir... Les objectifs sont donc révisés à la baisse et c'est le Mont Démant qui devient notre ultime convoitise. De ce mont, dont le sol est matérialisé de pierres grises, plates et rugueuses, nous nous envolerons avec un peu de brume qui se matérialise en approche des reliefs. Après un vol tranquille d'une bonne demi-heure, nous avons posé du côté de Beuil.



Mont Saint Honorat (2520m)

03.06.2010 - Ce n'était pas le Mont Saint Honorat (2520m) qui était visé au départ de la rando mais la Cime Fourchias (2504m) qui se trouve juste à son côté Nord-Ouest et pourtant, il a été préférable que nous avortions cette idée au moment où nous avions atteint le sommet du Saint Honorat en regard de l'aérologie du moment. Il y avait du Nord qui soufflait légèrement et la brise de pente avait du mal à s'animer pour contrer ce flux de Nord gênant pour un décollage en biplace. Tout d'abord, pour commencer par le commencement, nous nous sommes retrouvés sur le parking de Carrefour Lingostière à 5h du matin. Nous étions 4 ... Jacques, Philippe, Eric et moi. L'objectif de rejoindre la Cime Fourchias était mon envie, mon idée et l'itinéraire de la rando était née des recherches de Jacques sur Geoportail. La motivation de Jacques était de découvrir un nouvel endroit qui nous amenerait jusqu'au Mont Saint honorat par le côté Nord-Est pour ensuite continuer par le col et la petite crête qui nous améneraient à la cîme Fourchias. Une fois arrivés à Enriez, on y laisse le véhicule d'Eric. L'atterrissage est à environ 560m d'altitude. Nous montons tous dans le véhicule de Jacques cette fois-ci afin de rejoindre l'endroit où nous comptons démarrer la rando. Nous montons tout d'abord jusqu'au village de Guillaumes que nous traversons pour aller rejoindre la D76 qui mène à Sauze mais nous irons pas jusque-là. A une bifurcation c'est la D176 que nous prenons pour aller au bout de cette voie à une altitude de 1302m où se trouve un petit parking et la borne 74. C'est de cet endroit que nous nous préparons pour débuter la rando dans un lieu bien vert et entouré de reliefs. Il est 7h15 quand nous enclenchons nos premiers pas pour un sommet. On se dirige vers la borne 75 et nous prenons à droite pour traverser un espace très verdoyant recouvert de petites fleurs jaunes puis blanches dans la zone Pra Farina. De là, c'est la borne 76 qui surplombe la Barre du plan à 2210m. C'est de cet endroit que nous suivons une crête qui ne porte pas de nom mais qui se trouve en face de la crête Corpatas à son Nord-Est. Cette petite crête nous amène au sommet du Mont Saint Honorat. Le materiel bien que dit "léger" commence à être un peu lourd pour mon dos qui souffre d'un point algique en fosse lombaire droite me faisant penser à un pincement discal. Ceci ne m'empêche pas de serrer les dents pour continuer afin de m'envoler avec mon passager si l'aérologie le permettra. Une fois arrivés au point culminant de la rando (2520m), se pose la question "est-ce que l'on continue bers la cime Fourchias qui est tout près mais qui demande à descendre pour prendre le col qui sépare les deux sommets. Celui-ci est enneigé et une fois sur le col, il faudra faire le dernier effort pour monter la crête qui va nous mener sur le sommet de la Cîme Fourchias. Je suis fatigué, plus fatigué par la douleur que par l'effort physique bien que nous venions de gravir 1200m de dénivelé en 3h. La douleur qui s'accentuait à chaque levée de jambe droite a eu raison de mon objectif primaire: la cîme Fourchias. Quant à mon passager, il souffrait de crampes au niveau des quadriceps jambiers et demandait de souffler. Jacques n'était pas chaud de rejoindre Fourchias car le flux de Nord était selon lu, incompatible à ce sommet. Je me laisse aller à réfléchir pour choir du sommet final et ce, en me projetant dans différentes configurations de plausibilités. Finalement, la destination Fourchias, est abandonnée après mûres réflexions entre moi-même et le groupe des 4 lascars. Le sommet du Saint Honorat est une nouvelle fois le lieu de notre envolée. Nous devons aller chercher un endroit propice pour étaler nos ailes et, connaissant déjà le coin pour l'avoir utiliser tout récemment, nous devons faire de l'escalade en descente pour basculer du côté Ouest du sommet. Ce n'est pas dans la facilité que je fais cela à cause de mon dos ... et avec du poids sur le dos, je prends bien toutes les précautions à chacun des mes appuis pour ne pas faire un louper et me retrouver en danger. A cet exercice, je suis le dernier mais finalement, je rejoins le groupe qui était déjà en train de se mettre en place. Eric et Jacques avaient déjà sortie le matériel. Ce sera Eric qui décollera le premier, ensuite Philippe et moi marqueront le deuxième décollage. Jacques terminera les envolées et posera le dernier après avoir attendu une vingtaine de minutes après notre envol.


Mont Saint Honorat




Mont Saint Honorat (2520m)

22 mai 2010 - Jacques Allemand m'avait proposé de faire le St Honorat par le Daluis mais comme j'avais à voler avec une aile biplace j'avais préféré qu'on aille du côté de la Tête de Travers afin de décoller d'un endroit que je connais bien.... Mais arrivé à l'embranchement qui mène au Village d'Enriez en direction du Col de Fa, je demande à Jacques s'il a bien le parcours pour rejoindre le Mont Saint Honorat. Je vois un petit sourire sur son visage qui en dit long.... ni une ni deux, hop, nous tournons le cul de la voiture pour nous diriger vers Daluis afin de prendre la route qui va nous rapprocher du Mont St Honorat. C'est à 1413 m d'altitude que nous laissons le véhicule pour la rando, à la Pinée plus exactement. Il est 7h15, quand nous développons nos premières enjambées avec l'espoir de rejoindre le sommet du Mont Saint Honorat et de nous envoler. Nous passons près de la cabane du Dalius sis à 2083m et longeons la crête de Corpatas qui nous fait prendre de l'altitude progressivement. A cet endroit, ils s'y trouvent des névés plus ou moins importants qui recouvrent suffisament le sol pour nous empêcher de les éviter par moments. Nous avons eu à monter quelques raidillons avant d'atteindre notre objectif: trouver un espace pour déployer nos ailes. C'est juste sous le sommet du Mont Honorat qui pointe à 2520m, environ une trentaine de mètres plus bas que nous posons nos sacs pour y sortir notre parapente.... il est 10h30 à ma montre. Le décor est magnifique et nous profitons pleinement de ces instants, de ce que nous dévoile la nature. De cette crête, nous contemplons combien d'autres !!! et une particulièrement: la Cîme Fourchias (2504m). Peut être un sommet à fouler très bientôt. Bref, une fois le paysage bien contemplé, j'essaye d'analyser l'aérologe locale. Je constate un vent de Nord-Est qui tend à se renforcer depuis que nous sommes arrivés. Le calcul de décoller en Est ne me plaît guère car avec un bi, je me dois d'assurer le passage en Ouest et là .... ce n'est vraiment pas gagné. Je me donne une petite attente et m'écarte du versant Nord-Est pour aller chercher plus en Ouest et je constate que le ce Nord-Est est moins perceptible... ceci qui me va assez bien pour tenter de décoller. C'est à cet endroit que je déballe et étale mon aile. J'ai donc en face de moi le lit du Var, à ma droite la Tête de Travers et derrière mon dos, les quelques mètres qui manquent pour être sur la cime (constituée de rocs jaillissant de la neige) du Mont Honorat. Je vérifie le matos et je tente un pré-gonflage qui m'étale et me tracte sur la neige ... J'attache le passager également et je me prédispose à décoller. Je retente un prégonflage, je fais monter l'aile... la montée est propre et l'aile aussi alors pourquoi attendre et en demander plus ? Je demande à Fabrice d'y aller et en quelques pas, nous voila en train de voler. Un vol qui va être marqué par la rencontre de bons thermiques et d'oiseaux de haute altitude. Le plan de vol est simple... quitter le déco et tirer droit sur le site d'atterrissage car nous sommes loin de l'endroit où j'ai l'intention de poser (Enriez). Mon GPS Vario m'indique que j'ai un taux de chute d'environ d'1m à 1,5 m/s. A priori l'objectif de posé est atteint mais je me méfie d'une quelconque grosse dégueulante aussi, je ne cherche pas trop à enrouler les petits thermiques que je trouvent sur mon passage sauf bien sur ceux qui se montreraient généreux. Ce fut le cas à 2 reprises. J'ai cherché à enrouler et effectivement, ça montait bien mais insufisamment organisé pour y restait sans en sortir avec un biplace qui a un rayon de braquage bien trop large.... donc quelque petits par ci et par là pour s'amuser un peu mais avec la précaution de ne pas perdre plus que ce qui a été gagné. par moments, l'aile se fait secouer, les thermiques s'installent progressivement avec un bel ensoleillement. L'aile claque ce qui a pour induire queluqes inquiétudes pour mon passager qui s'étonne de ce bruits et de ces mouvements. Pour ma part, je tient l'aile tout en allant vers ma comande qui se durçit afin de ne pas subir trpop de turbulences issues de la dégueulantes du thermique. Tout doucement mais surement, nous nous rapprochons du village perché s'appelant Castellet-les-Sausses. Juste avant de le survoler, nous appercevons, un chamois qui traverse le maquis ... je le montre à mon passager qui pense que c'est un lévrier. Je me rends compte que Fabrice a perdu la notion de l'effet de l'altitude. Après avoir survoler Castellet-les-Sausses, c'est au tour d'Enriez et quand on est à ce niveau, c'est le calcul de comment poser qui traverse l'esprit. Pas de manche à air au sol pour indiquer s'il y a une brise de vallée et surtout dans quelle direction elle s'anime. Là encore, pas de surprise, quand il n'y a pas de vent, il suffit d'aller dans le sens de l'eau qui coule dans le lit de la rivière. En ce lieu, point d'effet venturi remarqué depuis que je viens voler dans ce coin. Mon travail d'approche je le fais en amont du terrain pour enclencher une finale qui, malheureusement ne me permettra pas d'effet l'effet gradient que ce terrain bien vert d'herbe très hautes nous a réservé. C'est encore une fois sur les fesses que mon passager et moi-même avons atterrit. Mon ami Jacques s'est fait lui ausi avoir mais les air-bags nous aident bien à amortir le tape cul. Ce rando-vol bi-place fut pour moi, un grand évènement ... simple mais tellement bon et beau !!!!




Petit Mounier (2727m)

18 mai 2010 - C'est avec Jacques Allemand que j'ai rendez-vous à 5h sur le parking de Carrefour. Vite fait bien fait, on prend la route en direction de Beuil pour y démarrer la rando avec l'idée de rejoindre le Mont Mounier. La météo a de bonnes prévisions question ensoleillement et ce, jusqu'en début d'après-midi mais du vent de Nord-Est de 30 à 35 km/h devrait être de la partie dans ce coin. Je reste pour autant optimiste ne serait-ce que pour faire la rando et ensuite on verra bien sur place. Il est 6h30 quand on démarre la rando de Beuil (1450m) en direction du Mont des Moulines (2083m) que je connais maintenant bien car je décolle de ce sommet quand je viens ici. Le Mont des Moulines est atteint en 1h40. Nous le dépassons tranquille pour rejoindre le Mont Démant (2412m) puis nous continuons notre cheminement en direction du Petit Mounier (2727m) avec comme objectif d'atteindre le sommet du Mont Mounier (2817m). A partir de Mont Démant nous ressentions bien le vent de Nord avec une force de 20 km/h environ et au grès de notre avancée et du temps, le vent forcit pour atteindre un bon 30 km/h à 35 km/h sur les crêtes. J'étais en plein doute de la faisabilité d'un envol voire même d'un vol dans ce périmètre. Et pourtant, en approche du somet du petit Mounier, je ne ressentais plus de vent. Il s'était calmé comme par enchantement .... Je dépose mon sac sellette sur un espace bien blanc qui se prête bien à un décollage tout en me donnant un temps d'observation conséquent pour voire évoluer cette accalmie soudaine. Par moment, le vent se fait sentir suffisamment pour jouer avec mon aile et créer suffisamment de désordre au point de me méler les pinceaux dans les suspentes et mettre véritabelement le bordel même avec les élévateurs
. Après une bataille à démêler et remettre en orde l'ensemble du cone de suspentage, le temps a suffisamment passer pour me donner une idée des conditions aérologiques locales. Si parfois, il y a de petits coups de vent, l'envol et le vol me semble possible sans se mettre dans un bordel aérologique. Jacques et moi, nous décidons de nous mettre en position de départ.... il m'invite à y aller en premier. J'attends qu'il y ait une petite brise pour lever l'aile et hop voila mon aile au-dessus de ma tête. Je m'élance avec un cap en Est dans la neige et je ne sens pas l'aile me prendre en charge, je lève les yeux et l'aile se montre molle. J'accélère tout en me rapprochant d'une rupture de pente qui devrait faire l'affaire pour que je devienne un véritable poids afin de donner de la vitesse à l'aile et surtout poour qu'elle se mette à voler. C'est ce qui s'est passé .. il a fallu que j'aille au point de cette rupture (une pente beaucoup plus prononcée) pour que l'aile me prenne enfin en charge. A cet instant, je reste assez près du relief en le longeant sur ma droite pour ensuite prendre cap vers le Mont Démant. Là, je survole des reliefs bien blancs (ceux que nous venions de gravir). Je ressens quelques mouvements de masse d'air mais rien de méchant.... je suis en montagne et il faut accepter quelques confrontations de masses d'air différentes. Je survole ensuite tout en restant en bordures d'elles, les falaises du Mont Démants pour me rapprocher du Mont des Moulines. A cet endroit, j'apperçois deux rapaces qui sont bien au-dessus de moi et qui enroulent un thermique. Cet un moment magique où je partage l'espace qui est le leur. Je profite de cet instant pleinement puis je me reconcentre à mon vol pour continuer mon chemin ou plutôt mon plané puisque je vole. A cet endroit je sens bien qu'il y a du thermique car mon aile est un peu chahuté par les différentes masses d'air. Je ne cherche pas à monter car pour ma part, je suis déjà assez haut et que mon objectif n'est pas de transiter de reliefs en reliefs mais de traverser l'espace qui nous sépare le point A (départ de la rando) du point B (sommet du petit Mounier). Cette aventure aérienne aura duré en tout 25 minutes. Elle m'a apporté du bonheur mélangé à du stress .. mais le bon stresse qui vous fait comprendre que vous êtes en train de vivre un moment fabuleux, hors du commun et que rien, à ce moment, ne peut remplacer. Tout oucement, dans cet état d'esprit, je me rapproche du poiint final ... l'atterrissage. Le lieu d'atterrissage élu est celui que je connais assez bien pour l'avoir pratiquer 3 fois. Une petite surprise quand même .. le Gradient qui semble exister à cette époque plus chaude que lors des périodes hivernales. Une fois posé, je ressens bien la différence de mon état d'homme aérien que je venais de vivre à celui de terrien.... c'est ça aussi la magie !



Pointe du Mont Mounier



Balme (2050m)

14 Mai 2010 - C'est avec mon ami Bricolo que je me rends à la Colmiane où nous attend Gaby de l'école de parapente Imaginair pour une rando. Nous arrivons plus tôt que prévu. Gaby, pas encore prêt, nous invite à commencer la rando avec l'optique de nous rejoindre. Le connaissant assez performant, on y va sans se poser de question car on sait qu'il va nous rattraper à un moment donné. Bricolo n'a pris qu'un petit sac à dos ... point d'objectif de vol pour lui car il ne se sent pas de reprendre le vol libre pour l'instant. Quant à moi, je me suis équipé de mon sac sellette Supair qui contient mon aile Ultralite d'Ozone en vue de décoller si la météo le permettra. La météo du petit matin qui nous a fait découvrir un ciel bleu laissant point présager une quelconque dégradation se change assez rapidement au fil de l'ascension. A peine la rando débutée que j'apperçois déjà la formation de petits nuages qui laissent présager que le ciel bleu ne sera qu'éphémère. Le ciel se blanchit peu à peu, puis les nuages chapottent les cîmes pour les engloutir ensuite. Notre objectif de départ qui était le mont Pepoiri culminant à 2674m est révisé au Mont Pépoiri puis au déco de la Balme. En effet, une épaisse brume s'empare des reliefs alors que nous ne sommes même pas arrivés au déco de la Balme qui loge à 2050m d'altitude. La rando nous réserve pour autant d'agréables surprises comme les 2 chamois qui se pointent devant nous, qui sifflent presque comme des marmottes et nous regardent parcourir le sentier vers le haut. C'est ça aussi la magie d'une rando en montagne .... la rencontre avec la faune sauvage. Il y a aussi la surprise de voir que la neige est toujours là et bien là d'ailleurs par son épaisse et fraîche couche de poudre blanche qui recouvre le sol à partir de 1900 m environ. Plus on monte en altitude et plus on s'enfonce dans ce manteau blanc bien frais. A ce niveau, les skis de rando sont admis alors que nous ne sommes même pas arrivés à la Balme c'est dire ..... Jacques Allemand, s'il voyait ça, il serait content je pense. C'est au pied du Baüs de la Fréma que Gaby nous rejoint. Il est en forme le Gaby, il est affuté le bougre ! pas moi, moi qui peine à avancer et m'enfonce dans la poudreuse. je m'essouffle assez facilement et je dois gérer cela. Gaby, n'ayant pas pris le matos pour voler nous indique qu'il va tenter de rejoindre le sommet du Mont Petoumier.... il reprend sa vitesse de croisière tandis que nous, nous abdiquons et posons au déco de la Balme en regard de gros nuages qui ensevellissent l'horizon et le vallon versant Est de la Balme ... c'est juste là, derrière et à côté de nous. A l'endroit où nous sommes, le ciel est dégagé de toute brume ce qui laisse entrevoir la vallée de Valdeblore. Point de vent, le vol est possible mais il ne faut pas trop attendre car en montagne, ça va tellement vite ..... Je pose mon sac et je déballe mon aile que je dois attacher à la sellette (entre temps Gaby est revenu car il s'enfonçait trop car pas de raquettes aux pieds). Une fois fait, je vérifie le suspentage puis je m'installe dans la sellette. Freins et avants dans les mains, je suis prêt à m'élancer dans la petite pente douce du déco tout de blanc vêtu. Je sens l'aile se lever tranquillement, j'entends la vois de gaby me dire "elle est belle" et je vois Brico à ma gauche qui prend en photos ces instants qui restent pour moi magiques ... je ne me lasserai jamais de ces décollages qui m'apportent tant de joies, de plaisirs ... Pour moi, c'est instant là est le meilleur moment ... tous mes sens son en éveil pour ressentir le moment où je quiite la terre pour m'envoler vers et dans l'inconnu.... la masse d'air. Une fois en l'air, il me reste à gouter chaque instant, à écouter, à ressentir cette masse d'air qui m'apporte des sons dans mon unique oreille, qui me caresse le visage, qui me gèle aussi les doigts car il fait très froid en l'air (merci Bricolo pour la cagoule parce que sans casque ...). Le temps du vol n'a duré environ qu'un quart d'heure mais quel quart d'heure !!!! Puis vient le moment d'atterrir, de revenir sur terre, de retrouver le quotidien du terrien. Cet instant là, on cherche à le rendre le plus doux possible et c'est chose faite dans la direction du col car les manches à air m'indique que la "brise" est Est. Une fois posé, je me réchauffe un peu les mains, je garde la cagoule, la combi pour plier l'aile et la ranger dans son sac sellette. Il ne me reste plus qu'à retrourner au col Saint Martin pour rejoindre mes compères qui eux, s'en redescendent à pieds.


Gaby et moi



Mont Gros (681m)

15 avril 2010 - C'est avec Josiane que nous avons fait un rando-vol avec biplace de montagne sur le dos. Nous nous sommes décidés au tout dernier moment (ce n'était pas prévu) de prendre le chemin via le vieux village de Roquebrune plutôt que de monter dans la navette de 10h. Josiane n'a pas oser me dire non et je dois dire qu'elle a un peu souffert dans la première partie de la rando ... bien trop d'escaliers à monter d'emblée. Mais bon ... elle s'en est bien sortie et a fait preuve d'abnégation et de courage pour aller jusqu'au bout et sans râler. Une fois arrivés au déco, pendant que Josiane récupère, je m'emplois à préparer le materiel (aile) pour démêler les suspentes et remettre de l'ordre dans les élévateurs. Une fois fait, j'attache l'aile à ma sellette pour faire du prégonflage afin de vérifier l'ensemble et surtout son cone de suspentage (très impoortant). Tout ric et rac, j'appelle Jo pour qu'elle se prépare et vienne.



Mont Gros

6 janvier 2010 - Le temps est presqu'au grand beau sauf qu'il y a des cirrus qui voilent un peu le soleil, mais il faut s'en contenter
car les beaux et bons jours sont plutôt rares en ce moment. Bref, je saute sur l'occaz pour rejoindre avec mon véhicule la gare SNCF de Roquebrune cap Martin. J'ai pris mon matériel light afin d'y faire un petit rando-vol. En partant de la gare jusqu'au sommet du Mont Gros, j'ai mis 74 minutes. La rando se caractérise par une montée essentiellement aux escaliers pour arriver jusqu'au vieux village de Roquebrune. Après le village, je fais du sentier puis, je ne peux éviter de faire un peu de route pour retrouver du sentier qui va m'amener au site de décollage qui est recouvert d'une moquette verte. Le depart de la Gare s'est effectué à 10h45 et quand je mets les pieds sur la moquette, ma montre m'indique 11h59. Je n'ai gagné qu'un minute par rapport à ma dernière et même sortie. Alex, qui est déjà là ainsi que plusieurs amis du vol libre, m'accueille. Ils sont là, à attendre de meilleures conditons pour s'envoler car, il est vrai que c'est plutôt calme mais surtout que rien n'est installé au niveau aérologie. Un coup c'estr Ouest, un coup c'est Nord et un coup c'est Ouest puis Sud... avec ça ..... Comme eux, je patiente et en attendant on papote de tout et de rien mais forcément sur le vol libre. Sentant la brise de pente s'installer, je me dis qu'il est temps de se préparer en sortant l'aile de son sac-sellette. Vérification du matériel et du cone de suspentage, je fais quelques pré-gonflages avant d'effectuer la course d'envol qui va me mettre en l'air et voler. Je me suis amusé à faire quelques va-et-vient au devant du déco, car ça tenouillait un peu puis je me suis échappé sur la mer afin de profiter de cette mer calme et du décor qui va avec. Comme toute bonne chose à une fin, je me suis rapproché de la plage pour me préparer à poser pieds. C'est avec un cap Ouest que j'ai fait ma finale et poser sur le sable fin qui recouvrer une partie de la plage de Cabbé. Un vol bien sympa qui a couronné ma marche à pieds tranquille.



Mont Gros

23 mars 2010
- L'hiver a été rude et les jours volables au cours de mes dispos se sont fait assez rares dans l'ensemble par rapport aux années précédentes. Depuis peu c'est le printemps et j'espère qu'enfin de belles journées vont se présenter à moi. Aujourd'hui, le temps se montre assez clément pour le vol libre aussi, je ne tiens pas à rater cette journée pour le mettre en l'air. Je décide de prendre mon aile montagne pour faire un rando-vol avant de voler avec mon aile biplace avec Josiane. Je fais démarrer la rando à 10h15 et à partir de la gare de Roquebrune Cap Martin. Je suis équipé de mon aile Ultralite. J'ai marché 1h15 pour arriver à 11h30 au déco du Mont Gros où se trouvent des amis du vol libre dont certains sont prêt à décoller et d'autres papottent bon train en attendant des conditions plus fortes pour voler afin de mieux tenir en sustentation dans la masse d'air afin d'optimiser leur vol au maximum (notion de temps de vol). Que retenir de ce vol ? Que ce fut un vol des plus tranquille dans une masse d'air peu ascendante et calme. Le vol n'a duré qu'une vingtaine de minutes. Hormis la douceur du vol et du plaisir que l'on en retire, c'est l'ascension à pieds qui m'a fourni le plus de sensation physique et le travail d'endurance que cela procure. On bon petit rando-vol sur le littoral en fait. Après ce rando-vol s'est ensuivi deux vols biplaces avec mon amie Josiane Liautaud.



Tête de Travers (2161m)

31 Janvier 2010: Les préviz ne sont pas terribles ces derniers jours et surtout ne cessent de changer d'un jour à l'autre. D'un temps pourri pour dimanche, celle-ci se met au beau fixe mais avec du vent de Nord annoncé, alors je me mets à y croire. Avec Gilles et Christophe nous décidons d'aller du côté de Castellet-lès-Sausses (840m) pour tenter de décoller de la cime de la Tête de Travers (2161m). Gilles est venu avec son pote Jean-Philippe. Nous nous sommes rendus sur les lieux avec un seul véhicule du fait que Jean-Philippe, non volant, nous assure la navette. C'est donc une randonnée à raquettes que nous commençons dans le domaine de Fa (1300m) d'un peu plus bas que le col de Fa. Nous montons tout d'abord jusqu'au sommet de Mourre Frey (2027m) où nous posons pour une pause resucrage, hydratation et récupération afin de mieux repartir pour l'objectif 2 qu'est la Tête de Travers. Jean-Philippe et Christophe font le choix de rester sur l'objectif 1 (Mourre Frey) alors que Gilles et moi descendons la pente N-E du Mourre Frey pour s'attaquer et avaler les 200m de dénivelé de la pente Ouest de la Tête de Travers. Tout au long de cette rando, nous avons pu apprécier que le Nord était bien présent et que sur les crêtes, sa force est conséquente au point de nous gêner considérablement voir rendre impossible l'envol. Pas de surprise donc, le vent souffle bien en pur Nord et en vent de cul proprement dit. Gilles et moi, arrivés sur la Tête de Travers, prospections pour un endroit à l'abri du vent mais même plus bas, en face Sud, le Nord se faisait toujours sentir ce qui, évidemment, refroidit notre ardeur de nous envoler de la Tête de Travers. C'était jouable en face Nord mais nous avons préféré plus d'espace en retournant sur Mourre Frey où nous avions laissé Christophe et Jean-Philippe. De retour à Mourre Frey, il nous a fallu globalement plus d'une heure d'errence pour tenter de trouver un coin, bien plus bas que la crête, qui pouvait permettre à une Aspen 2 de décoller avec un vent de cul d'environ 10 km/h. Finalement, Gilles décollera le premier en face Sud grâce à un retour de Nord léchant le relief qu'il a contourné. Christophe quant à lui, a préféré faire face au Nord pour décoller, bien plus haut, dans un mouchoir de poche. Pour ma part, j'ai décollé en derrnier après maintes tentatives de décollage face à l'Ouest sur une pente qui ne voulait pas laisser mon aile en place ... celle-ci, à la moindre brisette de cul, me revenait dans mes pieds. Finalement, j'ai eu raison de ce décollage en levant l'aile face à la brise descendante pour décoller en crabe dans une partie déjà bien basse du sommet. Une fois en l'air, j'ai bien senti que la masse d'air été dynamisée par un vent soutenu de Nord avec des thermiques qui déclenchaient par ci et par là. Rodéo olé !! ça monte ... ça descend .. et ça descend plus que ça monte alors je me pose la question si je vais pouvoir passer le village de Castellet-lès-Sausses pour le retrouver dans la vallée où se trouve le terrain d'atterrissage. Voyant que ce serait bien trop juste, je me rapproche du relief qui est à ma droite (relief Ouest, face Est ensoleillé) et là .... je trouve un ascenseur qui me fait oublier tout calcul hypothétique du passage ou pas du dernier rempart pour aller poser dans le lit du Var. Ce sera d'ailleurs, par la suite, un problème pour redescendre. Le vent de Nord qui coulisse dans la vallée tient mon aile dynamiquement et l'empêche de perdre de l'altitude. Je m'emploie à faire les oreilles pour perdre du gaz avec comme objectif d'aller poser pour ne pas m'exposer avec le temps au risqque de renforcement du vent. Pieds posés, c'est avec un certain soulagement que je rabats mon aile sur le sol avec neige trnsformée. J'ai posé sous le regard de mes amis du jour qui commençaient à s'inquieter en ne me voyant pas en l'air alors qu'ils avaient posé depuis un certain temps. Pour nous qui sommes montés à la Tête de Travers ce sont 1200m de dénivelé positif que nous avons gravi en cette journée entre l'aller à la Tête de Travers. Christophe et Jean-Philippe ont eu à leur compteur un peu plus de 800m de dénivelé.




Mont Mourre Frey (2027m)

19 janvier 2010: Les rando-vols à skis c'est parti pour 2010. C'est mon deuxième Skis-Rando-Vol. Je dois dire que c'est vraiment galère au début mais je suis sûr que mes pieds apprendrons à encaisser. C'est avec Jacques Allemand et Eric Blanc que je pars randonner en ce jour annoncé ensoleillé avec un peu d'Ouest en altitude ne dépassant pas les 15 à 20 km/h à 3000m. Nous espérons tous que le manteau blanc soit généreux aussi bien au décollage qu'à l'atterrissage (en bordure du lit du var). Mon intention, comme celle de mes amis, est de m'envoler skis aux pieds. Nous démarrons la rando sur le coup de 10h à une centaine de mètres plus bas du Col de Fa (1500m). En première intention, notre souhait est d'atteindre le sommet de la Tête de Travers (2161m) mais comme la dernière fois, un échauffement à la voute plantaire interne de mes deux pieds modifie mes prétentions à la baisse. C'est donc le premier véritable sommet que nous élisons comme piste de lancement: Le Mont Mourre Froid (2027m). Si nous n'avons pas perçus de vent au cours de notre ascension, il se manifeste sur les crêtes en nous rappelant qu'il ne fallait pas compter sans lui. En eftet, en approche du sommet nous commençons à ressentir du vent de Nord-ouest et que celui-ci ne facilitera pas le décollage avec une pente qui fait face de Sud en Ouest. A force de chercher un emplacement abrité de ce flux contrariant, le flux de Nord-Ouest se calme progressivement pour ne laisser qu'un souffle qui ne doit plus nous inquiéter. C'est l'aubaine et les agréables surprises que la montagne peut parfois réserver en quelques minutes. Nous installons nos ailes face à la pente douce en Ouest. Eric se tente à 2 fois pour s'envoler et abandonne ensuite l'idée de décoller dans ce coin. De toute évidence, son aile est bien trop lourde pour mener à bien l'opération en skis sur une pente peu abrupte.... pourtant nous l'avons aidé à prendre de la vitesse en le tirant par la ventrale mais l'aile à refusé de se lever suffisamment. Je prends la position 2 pour m'envoler avec l'aide de Jacques Allemand qui se prend au jeu d'aidant afin de m'éviter de revivre les moments galères de ma dernière sortie (il m'avait fallu me reprendre à 4 fois pour réussir à m'envoler). Il est 14h40 ... je suis prêt à tenter de décoller. Mon premier essai est concluant et me voici à voler au-dessus d'un périmètre que je n'avais jamais survoler jusqu'ici. Je me suis payé le luxe de survoler mon ami Eric qui, appareil au poing et à quelques dizaines de mètres plus bas, filme mon déco. Une fois en l'air, je perçois une aérologie peu portante et une masse d'air remuée par ce flux Nordique. Au fil de mon avancée en direction du village de castellet-lès-Sausses, cela se calme et la portée est meilleure. La question de savoir si je dois poser avant le village ne se pose plus.... je suis suffisamment haut pour passer les derniers remparts qui auraient pu m'empêcher de rejoindre le lit du Var et la vallée qui le loge. En approche de celle-ci, tout est ric et rac ... j'ai tout loisirs à flaner et profiter de la vue de la vallée d'Est en Ouest. Avec la perte progressive d'altitude, il est temps que je prépare mon posé. Je fais mon approche au terrain en Est. Celui-ci est généreux en espace et sa topographie est idéale pour poser en skis (terrain plat et long). Un débutant n'aurait aucune peine à se risquer de poser sans aide. Le posé se fait sans encombre avec une glisse parfaite pour rester debout et continuer à glisser avec la voile au-dessus de la tête et prenant le rôle de moteur terrestre. Une journée fabuleuse où Jacques a décollé après moi et vient me rejoindre à l'atterro. Quant à Eric, avec son aile de plomb, n'a pu décoller. Il fit le chemin du retour en skis et beaucoup à pieds. Ce sera pour une prochaine fois pour Eric mais il faut à tout prix qu'il abandonne cette aile bien trop lourde à lever dans les circonstances enneigées.



Mont des Moulines (2083m)

6 janvier 2010 - Ce rando-vol est une première pour moi par le simple fait que c'est en skis de randonnée que j'ai à gravir un peu plus de 600m de dénivelé et si ça vole, ce sera mon premier envol de l'année 2010. L'objectif visé est le Mont des Moulines (2083m) et selon les conditions météorologiques et du terrain trouvé sur place à la condition que le physique suit, tenter de nous rapprocher du Mont Mounier en passant par le Mont Demant (2412m). Du parking de carrefour Lingostière où nous nous sommes donné rendez-vous, nous prenons la direction des Gorges du Cians à 8h10 pour arriver au-dessus de Beuil vers 9h30. C'est les roues dans la neige au pont de Cougne (1450m) que nous stoppons la voiture afin de débuter la rando. En effet, pour moi c'est une première à différents niveaux. Une première parce que ça devrait être le premier vol de l'année et une remière pour ma nouvelle manière d'atteindre le sommet. En effet, la veille j'ai acheté l'équipement pour gravir le dénivelé en rando-ski. C'est Jacques Allemand qui m'a amené en quelque sorte à cette variante de faire du vol libre et pourquoi pas, faire du rando-ski simplement avec le plaisir de glisse sur spatules lorsque l'aérologie ne permet âs de voler. Jacques est donc l'élément moteur dans cette sortie. Il m'apporte divers conseils pour mieux faire glisser mes skis afin de moins me fatiguer pour atteindre le but fixé. A mi parcours je sens qu'une ampoule est en train de se former au creux interne de la voute plantaire, puis c'est à l'autre pied que vient me titiller un échauffement dû très probablement au chaussure neuve et manque d'entrainement (les pieds doivent s'habituer à ces types de contraintes). Malgré la douleur, je m'interdis d'bandonner. L'envie d'arriver au sommet pour m'envoler et plus fort que d'interrompre cet inconfort algique. Je ferme la rando tout au long de celle-ci simplement parce que je sais bien que je suis le plus lent des trois et ceci me permet d'aller à mon rythme (ne dit-on pas "qui ménage sa monture va loin ?"). Je vois également Eric qui a du mal à avancer mais il s'accroche tout autant que moi. Son sac est plus lourd que le mien ... je n'ai donc pas à me plaindre. Quant à Jacques, il se montre à l'aise et attentif à notre évolution. Il se montre prévenant. Comme cela, dans cette ambiance chaleureuse et sportive, nous atteignons enfin le Mont des Moulines après être passé devant le Col des Moulines (1981m). En Ouest, tout près, nous avons le Mont Demant, en Nord nous avons le Mont Mounier (28..m). Le tapis blanc est assez épais et constitué de poudre. Compte tenu qu'il y avait une brise de 10km/h en Ouest, je choisis d'étaler mon aile en ce versant en faisant face au pied du Mont Demant. Eric et Jacques font de même et compte sur moi pour faire le fusible. Je prends le temps de me préparer correctement en présentant le bord d'attaque face au vent. Je m'installe dans la sellette et me positionne dos voile. Skis au pieds, je déclenche la prise de vitesse .. je sens mon aile monter mais mes skis ne glisse pas suffisamment ce qui m'oblige à mettre du frein à mon aile. Je la sens partir sur le côté droit. Décentré et l'aile qui tend à s'affaler au sol, je met un terme à ce premier essai sachant qu'au bout de la petite pente, il y a une petite falaise qui surplombe un vallon qui sépare le Mont des Moulines du Mont Demant. Je me dis que c'est trop dangereux pour retenter un deuxième essai dans cette topographie. Je quitte l'Ouest pour le Sud. Jacques se décale plus en Sud-Ouest pour une pente un peu plus longue et réussit son envol du premier coup. Je sens Eric hésitant mais s'emploie à gonfler l'aile qui n'avait plus voler avec depuis 5 ans. Face au Sud, je procède à ma deuxième tentative mais mon aile ne s'était même pas donné la peine de se lever (elle a glissé sur la neige)... faut dire que j'avais un brise travers droite mais je comptais sur la glisse de pente avec mes skis ... une glisse qui n'est jamais venu !! A mon troisième essai, j'arrive à lever l'aile mais je ne prends pas suffisamment de vitesse et mon envol est de nouveau raté. Je peste après mes skis qui ne semblent pas vouloir glisser. J'ai du remonter mes skis au sommet (une trentaine de mètres qui est égale aux mètres utilisés pour tenter de m'envoler) puis mon matériel de vol. Après ces efforts, je suis exténué et je me dis que je me retente un décollage pour la dernière fois après, ce sera la descente à skis car le temps passe et la tombée du jour ne va pas tarder à se pointer (il est 16h). Dans cette dernière préparation d'envol, je vérifie les skis et je constate que sur l'un deux, il y avait une botte de neige glacée collée sur la spatule. Et si c'était elle qui m'empêchait de prendre de la vitesse ? de toute évidence ça devrait être ça mais est-ce vraiment que cela. je nettoie mes skis puis je m'emploie à étaler mon aile avec une très belle corolle .. le bord d'attaque près à mordre l'air au moment où je vais tracter les élévateurs avants.L'iale mise en place, je remets les skis et je m'installe dans la sellette. Je me centre bien à 'aile", les skis parallèle à la pente pour attendre le bon moment (ne plus ressentir la moindre brisette venant d'Ouest) pour me donner toutes les chances de réussite pour l'envol. Entre temps, Eric se tente à décoller pour la première fois mais rate son décollage. Je m'élance aussitôt en plaçant la pointe des skis face à la pente pour la prise de vitesse. Je sens l'aile monter mais je peine à glisser car l'aile, à cet instant, me freine en pompant toute la force pour se lever. Sentant une nouvelle fois que si je ne donne pas du "jus" aux skis, ils ne prendront pas de vitesse... je tente de mettre un peu de force positive vers la descente en faisant des pas à la manière des skieurs nordiques ce qui effectivement, me permet d'assurer une certaine vitesse lors de la montée de mon aile. Une fois l'aile au-dessus de ma tête, je ne perçois plus de force d'opposition ce qui tend à laisser prendre de la vitesse par la glisse des skis. Concentré, je joue avec les freins pour harmoniser "vitesse air" et "vitesse sol" tant que je suis encore au sol. Tout ce calcul mis en application en instantanée n'est plus utile dès que l'aile me prend en charge et sans qu'il y ait de retour possible à un stade antérieur. Ma joie éclate et s'exprime par une certaine violence verbale comme pour libérer une tension interne contenue jusqu'à cet instant solvateur: le vol. C'est la gagne et non l'échec !! j'apprécie avec force cette réussite qui m'a permis de passer plusieurs écueils qui s'étaient présentés à moi. Je reconnais que c'est la gnac de l'envie et d'un mental de gagneur qui m'ont aidé à me retrouver à voler en quelque sorte. Heureux ? oui, mais je pense déjà à mon ami qui est resté au sommet. Il se retrouve seul, face à lui même, à son aile et à la pente... cette pente pas si évidente que cela par un certain manque de dénivelé pour décoller avec une neige trop fraiche, tendre .... Finalement Eric ratera son deuxième essai et changera de stratégie en décidant de redescendre à skis afin d'assurer une descente de jour. Pour ce qui est de mon posé, j'ai choisi le terrain habituel depuis que je décolle dans ce coin. C'est une planche en longueur qui longe la route menant au village de Beuil. Il est à environ 500m de l'endroit où nous avons laissé le véhicule. Le posé fut fait sur mes skis et en douceur. Jacques qui a posé depuis belle lurette, vient à ma rencontre pour me récupérer. Il avait en préalable posé sur un terrain beaucoup plus large, légèrement plus en amont et de l'autre côté de la route. Eric, quant à lui, nous a rejoint au bout d'une petite heure car le tiers du parcours final a du se faire à pieds par manque d'épaisseur de manteau blanc. C'est ainsi et dans la tombée du jour bien avancée, que nous nous sommes retrouvés tous les trois pour s'en redescendre sur Nice sans avoir pu prendre le temps de boire un coup sur Beuil en regard du soir déjà bien avancé. Ce sera pour une prochaine fois ce petit temps pris au chaud autour d'une boisson et d'une table où généralement les paroles ne manquent pas pour se refaire le film de la journée avec les ressentis de chacun ...




Mon équipement pour la pratique du ski rando:
- les skis: Völkl Mountain Norbert Joos 2004 en 170 cm avec fixation DYNAFIT TLT Speed
- Les chaussures: DYNAFIT ZZero3 PX-MF





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