Parapente Passion 06


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2009

Biplace

Le plaisir du vol à deux mille neuf



11 Juillet 2009 à la Colmiane: Vols biplace avec Laetitia, Sandrine et Pauline
C'est une journée de parapente que j'ai choisi de partager avec l'amie Laetitia accompagnée de Sandrine et Pauline. La météo s'annonce ensoleillé et sans vent. La matinée devrait bien se passer mais rien n'est certain l'après-midi. Il me faut donc assurer les 3 biplaces dans la matinée afin que chacune d'entre elles aient pu faire son baptême de l'air en parapente. Nous nous sommes donné rendez-vous à Soun Dal Pra pour 9h30. Ce fut un grand plaisir de revoir Laetitia car cela faisait un petit moment que nous nous étions plus rencontrés. Le baptême de l'air allait pouvoir enfin se faire pour Laetitia. Le courage lui avait jusque là manqué pour s'envoler et c'est avec moi qu'elle a décidé de dépasser sa peur. Il est 10h quand nous nous retrouvons sur le Pic de la Colmiane (lieu de décollage). Hormis Laetitia qui connaissait déjà le coin par le biais de mon ami Brice, Sandrine et Pauline découvrent la pente herbeuse. Je m'emploie à leur expliquer le déroulement des 3 phases d'un vol biplace: le décollage, le vol et l'atterrissage. J'insiste sur leur participation au déco et à l'atterro (phase active du passager). Entre les deux, c'est le vol où elles auront loisir d'apprécier les sensations plus ou moins douces du vol et le paysage qui s'ouvrira à leurs yeux. C'est Laetitia qui sera la première à s'envoler. Elle préfère décoller assez tôt pour ne pas risquer de se faire chahuter par des conditions aérologiques qui vont s'animer progressivement au rythme de la convection. La brise de pente étant peu installée, j'opte pour la technique Dos-voile pour décoller. Sa participation au décollage fut parfaite, les conditions de vol furent douces et l'atterrissage s'est fait sur les pieds. Durant le vol, j'ai senti Laetitia assez détendu même s'il y avait de l'inquiétude mélangée à une certaine joie de voler (ça me rappelle mon premier vol que j'ai fais en biplace et à Cervione (Corse). Il y avait aussi chez Laetitia, une fierté d'avoir pu enfin voler !! J'ai partagé avec elle ces moments qui me satisfaisaient aussi. Finalement, c'est un peu grâce à moi qu'elle a pu faire, ce jour là, ce qu'elle n'arrivait pas à faire depuis quelques années. Bravo Laetitia !! Il fallait maintenant faire le deuxième vol. Sandrine s'emploie à nous servir en assurant la navette pour les deux premiers vols. C'est donc Pauline qui prend la position 2. Explications faites, c'est avec un face voile que nous allons prendre l'air car la pente est animée d'une brise plus soutenue que lors du premier envol. Bien à l'écoute des conseils d'avant vol, Pauline assure une parfaite participation à la phase active de l'envol, ce qui facilite bien le décollage. Nous voila, Pauline et moi, à voler au gré des vents. Avec des conditions plus dynamique, je fais avec Pauline un vol plus performant au point de survoler le déco... Un petit tour au pied du Caïre Gros, petite fermeture d'un bout d'aile ce qui fait claquer le tissu et apporte un peu d'adrénaline à l'amie Pauline qui savoure, un peu crispée ce grand moment que peut être un baptême en parapente. J'ai profité, durant le vol d'enclencher quelques virages 360 en douceur afin de lui apporter des sensations autre que la douceur du plané. Ce fut pour elle le moment le plus excitant. Cette phase fut animée de ses cris qui aident à libérer les tensions internes. Voila une manière sympa et acceptable de faire crier les jolies filles hihihi. Après les 360, c'est le retour au vol tranquille et je sens Pauline bien plus détendue qu'au début. Le posé fut très hasardeux de part mon mauvais choix de vouloir à tout prix poser face au vent. L'absence de finale digne de ce nom m'a valu de poser Pauline sur les fesses de façon un peu abrupte. Heureusement pas de bobo pour ma passagère. Pauline me transmet sa joie, que je partage bien volontiers. Sandrine continue à faire la navette pour remonter au déco mais ce qui change, c'est que c'est pour son décollage cette fois-ci. Nous refaisons les préparatifs de pré vol, Sandrine se montre très active pour comprendre et mettre en place l'aile sur la pente herbeuse du déco. Les conditions sont également soutenues mais de l'Ouest se fait sentir au déco. C'est une brise travers droit qui ventile le déco. Le face-voile s'impose, nous montons bien l'aile mais celle-ci se déplace vers la droite. Au moment où je veux corriger la dérive, je découvre que la drisse du frein gauche est prise entre deux suspentes, m'empêchant de ce fait de porter une quelconque correction.... je n'ai aucune liberté de manœuvre. Je prends la décision d'interrompre l'envol en donnant l'ordre à Sandrine d'interrompre la course d'envol puis je laisse l'aile s'affaler sur notre droite. Nous remontons l'aile dans la pente pour une deuxième tentative en prenant bien soin d'avoir les commandes bien libres. Cette fois-ci tout se déroule comme il faut et nous voila en l'air après une excellente participation de la passagère pour l'envol. Mes 3 passagères m'ont prouvé qu'elles avaient une bonne maitrise de leur émotion et se sont montrées parfaites au déco. Il faut dire qu'elles sont toutes sportives ce qui aident bien dans la compréhension et l'application des consignes techniques. Le vol fut moins facile que les deux précédents de par un ouest qui s'est renforcé, agitant de ce fait l'aérologie. Une masse d'air désorganisée ne me permettait pas de trouver des ascendances exploitables sans se faire secouer comme un prunier. La portance était dégradée par les turbulences bien perceptibles sous l'aile qui bougeait un peu dans tous les sens. Je n'ai pu enclencher correctement des 360 en douceur. Voyant cela, je n'insiste pas et prévient ma passagère qu'il valait mieux aller poser tranquille. Cette fois-ci, je m'oblige à être plus rigoureux pour poser Sandrine sur ses pieds et en douceur. Je me rends bien compte l'importance de voler régulièrement en biplace afin d'acquérir les subtilités de pilotage que requiert le vol biplace afin de poser comme en aile solo. Après ces vols, on s'est retrouvé autour d'une bonne table d'un restaurant de la Colmiane. J'ai pu apprécier, une bonne Pietra (bière Corse) et un Tian de légumes offerts par les filles pour me remercier des sensations que je leur ai procuré. C'est ainsi que ma journée Parapente s'est terminée en présence de 3 sympathiques nanas que je ferai revoler volontiers.



1er Mai 2009 sur Gréolières: Vol biplace avec Patricia Chalier
La journée s'annonce belle sur le plan météorologie mais reste à découvrir l'aérologie locale de Gréolières. C'est en famille et amis (Emilie, Clément, Patrick, Jacqueline et Bricoloup) que nous rejoignons Gréolières village. Pour cette occasion, j'ai pris ma voile de site et mon biplace. Sur place les conditions aérologiques ne sont pas géniales. La manche à air à l'attero se gonfle avec de l'Ouest et au déco c'est du Sud-Est. Sur les coups de 11h nous prenons la navette de l'école Cumulus afin de monter au 300. C'est avec Patricia que je vais faire ce vol, tandis que Patrick "le Belge" et Bricoloup vont s'élancer avec leur aile de site. Je décolle en premier avec un bon 25 km/h en Sud-Est à la pente mais il y avait aussi de l'Ouest qui soufflait d'où un certain désordre aérologique. Mon premier essai s'est soldé par un contrôle raté de mon aile biplace. J'avais oublié de dire à ma passagère quelques conseils pour amortir la montée dynamique de l'aile. Ceci nous a valu d'être tracté en arrière et déporté vers l'Ouest après avoir trébuché à tour de rôle. Un coup Est, un coup Ouest, l'aile ne savait plus de quelle côté elle devait se tourner, c'est dire combien c'est compliqué pour le pilote d'un biplace. Le vent s'est joué de nous et l'aile nous a tracté sur quelques mètres ....ce qui n'est pas des plus académiques comme tentative d'envol. Bref, Patricia ne se démonte pas pour tenter de nouveau un levé d'aile mais cette fois-ci propre afin d'envisager de nous élancer vers le vide. Cette fois-ci, pas d'embrouille, tout se passe bien et c'est très bien ainsi. Nous avons la surprise d'une aérologie assez brouillonne occasionnée par des mases d'air différente et du thermique qui anime un peu plus l'ensemble. Un coup ça monte très bien et ensuite grosse dégueulante. Il fallait tenir l'aile car la coquine ne demandait qu'à réagir à tout cela. Pas bien sympa de voler dans ces conditions avec une passagère qui est en train de faire son baptême. Je me dis que les conditions pouvaient en rester là ou bien s'amplifier. Je prends alors l'option d'aller poser ce qui m'amena bien entendu à écourter ce vol. Redescendre n'était pas des plus compliqué car les grosses dégueulantes que j'ai rencontrées m'ont permis d'être même trop court pour préparer correctement mon approche au terrain afin d'espérer faire une finale et un posé relativement propre. Atterrissage sur le cul, ma passagère n'a pas pour autant désapprécié le vol. Elle en garde malgré cela un sentiment et sensations agréables. C'est pour moi l'essentiel. A un prochain vol avec une masse d'air bien mieux organisé pour profiter pleinement de ce que procure le vol libre. En ce qui concerne Bricoloup et Patrick le Belge, ils ont décollé également du 300 pour un vol peu sympa également. Pourtant il y avait de quoi faire mais il aurait fallu serrer trop les fesses. Il y aura certainement des jours meilleurs pour notre niveau et motivation hé ....




27 Mars 2009 à Roquebrune Cap Martin: Vol biplace avec Karine Larvi
C'est un biplace avec ma filleule Karine qui est prévu ce jour. C'est un grand plaisir pour moi de faire voler Karine d'autant que le ciel est d'un bleu pur et la mer s'anime et brille par ses mouvements et reflets scintillants. Pour monter au déco, nous montons avec la navette de 10 heures. A la descente du bus, il nous reste une marche d'au moins 20 minutes en étant chargé comme une mule. Le trajet à pieds qui nous reste à faire, nous impose de passer devant la propriété de la famille princière de Monaco dénommé Rocagel. A cet instant même, le portail est ouvert par un gardien pour laisser sortir deux véhicules. Dans la première, c'était le prince Albert qui était au volant, il n'a pas manqué de nous saluer au passage. Ce fut la surprise du jour en quelque sorte. La marche reprise et une fois arrivés sur la moquette, nous observons une biroute qui tourne un peu dans tous les sens avec une brise de Nord dominante jusqu'à 12h. Nous avons du patienter une bonne heure, avec l'aile étalée... (Je n'aime pas me préparer dans la précipitation). Ma devise est d'être prêt le plus tôt possible afin de répondre présent dès qu'un créneau favorable pour l'envol s'ouvre. C'est avec du Sud Est que, Karine et moi, nous nous sommes élancés pour nous envoler. Le décollage fut impeccable, le vol fut chahuté par un flux d'Est et de Nord et donc peu apprécié par Karine et moi ... quant au posé, il fut fait avec douceur grâce à une bonne brise d'Est (15 à 20 km/h) et à une excellente participation de Karine qui commence à être experte en la matière. Si Karine a préféré le style de vol calme de son premier vol, cette fois-ci, je pense qu'elle a pu apprécier le décollage et l'atterrissage du vol de ce jour... Une petite vidéo et des photos on pu être faites afin d'immortaliser ces instants. Il est à noter le décrochage de mes deux caméras sur le casque lors de la course d'envol quand j'ai pris appuis sur ma passagère pour forcer la course et prendre mes appuis !




14 Mars 2009 à Roquebrune Cap Martin: Vol biplace avec Philippe Poglio
A défaut de pouvoir aller faire du ski en famille à cause de ma petite forme, c'est sur le site de Roquebrune que je me rends avec mon aile biplace. Il est question de voler avec mon ami Fifou. Le rendez-vous a été fixé à 10h45 près de la plage de Cabbé où je dois rejoindre mon ami Bricoloup. Il y avait déjà des ailes qui volaient dans une masse d'air relativement porteuse mais le temps que nous montions au déco, les conditions aérologiques avaient changé de manière négativement. La brume a pris place au pourtour du déco et parfois sur le déco, rendant le décollage peu sûr et compromettaient sérieusement l'envol. C'est une attente de plus de deux heures avec remballement du matériel puis re-étalement de l'aile car il y avait des cycles d'éclaircie qui se présentaient à nous. De plus, la brise qui facilite les décollages n'était pas établi rendant ainsi un peu plus aléatoire un envol en biplace. Je ne désespère pas pour autant et finalement, contre tous conseils de plier bagage, je finis par me décider à m'envoler avec un gros bébé de plus d'1,85m pour la taille et 110 kg pour le poids. Ce gros bébé est un pilote expérimenté ce qui, pour moi, est un facteur favorisant pour réaliser un décollage qui s'annonce assez difficile dans de telles conditions de non brise. Il va falloir assurer une bonne course d'envol pour offrir de la vitesse à l'aile afin qu'elle nous prenne en charge. Pour ce qui est de la brume, j'avais prévu que celle-ci collerait au relief mais qu'une fois dégagé de celui-ci, nous devrions retrouver une vision de terre, mer et ciel. Ce fut le cas mais pour cela, il fallut attendre une bonne centaine de mètres au devant du déco ce qui nous a valu une traversée dans le néant donnant ainsi une drôle de sensation de solitude, mais quel régal de retrouver la vue !!!! Le vol fut assez court dans l'ensemble et le posé s'est fait avec une certaine vitesse. Fifou a très bien géré le posé en foulant le sable pour ne pas se retrouver le cul au sol. Ce vol était en quelque sorte, un baptême de l'air pour Fifou et moi, puisque nous n'avions jamais volé ensemble sous la même aile. Mon ami Bricoloup a préféré rester au sol en regard de cette brume peu rassurante au décollage. Pour ma part, je suis très heureux d'avoir fait ce vol d'une part, parce que j'ai partagé ce vol avec un ami et d'autre part, parce que ce fut vraiment magique de passer d'un monde matérialisé par les reliefs terrestres et ses annexes à un monde qui ne vous offre aucun repère (hormis la perception d'un taux d'humidité très important), que l'on appelle " nuages". Ces passages aussi rapides relèvent un peu du rêve surtout lorsque du néant vous redécouvrez terre, mer et ciel dans un même temps.



Malgré cette brume, avec Fifou en passager, on décollera ....




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