Parapente Passion 06


Aller au contenu

Menu principal:


2009

Randonnées

Mes balades en montagne en 2009 ....


Rando du Berceau (1200m)

Mercredi 18 novembre 2009: Je n'avais fait la rando du Berceau (les hauts de Menton) et c'est mon ami Alex qui a pour charge de me faire découvrir celle-ci avec comme cerise sur le gateau, de nous envoler de ce point culminant du littoral mentonnais (altitude 1200m). Nous nous retrouvons 11 personnes à faire ce rando-vol, le point d'atterrissage est la page des sablettes à Menton. C'est de Castellar que nous commençons la rando. La rando démarre fort en dénivelé ce qui a pour conséquence de casser les mollets d'emblée si l'on ne prend pas garde à gérer les efforts. Certains comme Max, Marco, Christophe avaient à porter des sacs bien lestés (15 à 18 kg) et d'autres comme Alex et bien d'autres y compris moi étions équipés light avec notre matériel montagne. Le groupe fort a mis 65 minutes pour gravir les 750m de dénivelé qui séparent Castellar du Berceau. Pour ma part, j'avais pour idée de rester proche du groupe de queue. C'est donc avec 20 minutes après le premier que j'atteins le sommet où je découvre un sol verdoyant d'une herbe rase pour acceuillir nos ailes mais d'une surface qui ne peut accueillir qu'une aile à la fois pour décoller. C'est Alex qui fait le fusible alors que les entrées maritimes commençaient à se matérialiser par deux petits nuages en basse couche ce qui fait dire à Alain Nocera qu'il fallait accélérer les décollages avant que la brume nous bouche la vue complètement. Ce ne sont que 4 ailes qui ont pu s'envoler car ce qui était redouté arriva sans surprise. La brume s'est accumulée pour former de gros nuages nous empêchant de voler à vue. On a eu beau espérer, attendre, c'est à pieds que nous sommes repartis.... c'est à la nuit que nous arrivons, Alain, Christophe et moi aux véhicules où nous attendait Alex and C°.






Rando du Grand Coyer

Samedi 3 octobre 2009: Depuis le 13 juillet 2009 (date noire pour moi), je ne suis plus parti vadrouiller en montagne avec mon ami Bricoloup. En ce samedi, Brico et moi avons foulé le sol du haut Annot en direction du Grand Coyer (2693m). Au grès de notre marche, le décor change passant d'un paysage forestier à celui de pâturage et de haute montagne. Chaque étape à son charme et est subblime à regarder. Nous avons traversé un grand bois de châtaigniers puis de mélèzes. A cette altitude, plusieurs espèces de champignons jonchaient sur le sol. C'était l'endroit où nous ramassions les sanguins. Ensuite, nous découvrons un paysage de pâturage où un troupeau composé de brebis, de moutons, de chèvres vaquait à ses occupations paisibles, tandis que 4 patous étaient attentifs à ce qui se passait autour. Auparavant, juste avant d'arrriver au plateau, nous avons croisé des chasseurs puis le berger accompagnés de 3 mules. Ensuite, plus personne, nous n'entendions que les bruits que la nature propose en ces lieux. Mais la civilisation ne peut s'empêcher de se faire entendre par le bruit d'un avion qui traverse l'infini qu'est le ciel. Le sommet du Grand Coyerne sera regardé que de loin car je ne pouvais plus avancer par manque de condition physique mais aussi par l'arrrivée de douleurs devenant insupportables. L'atteinte du sommet sera pour une prochaine fois lorsque mon handicap ne sera plus que mauvais souvenir.







Rando du Col St Martin à la Balme

Samedi 5 septembre 2009: Plus question pour moi de voler, de faire du vélo et encore moins de la moto. Plus question simplement de me servir de mon bras gauche pour faire des efforts et ce, depuis mon accident de la voie publique du 13 juillet 2009. Qui a dit que le numéro 13 porte bonheur ? quoi que certains, disent que ça porte malheur alors.... je vous laisse deviner dans quel groupe je suis.Bref, la vie continue tiens donc !!! alors je fais quoi sans mon bras gauche peu utilisable dans son amplitude et surtout dans son incapacité à faire un quelconque effort digne de ce nom sans être macho ? . Ben il y a les jambes pardi !!Ah ouiiiii c'est vrai que mon fracas à moto avait oublié que j'avais deux jambes et une tête un peu écervelé parfois pour ne pas dire souvent (ça c'est depuis tout jeune qu'on me dit "Un jour, tu vas perdre ta tête ...). Je crains que ça va venir .. avec les années, ce n'est pas ce qui nous attend avec le temps et les années qui passent et qui, tranquillement mais surement, nous font perdre nos pauvres neurones qui nous ont fait tant dire de conneries dans notre pauvre petite vie d'être humain ? Ouais alors, avec ma femme, nous nous sommes dit que l'on pourrait se faire une petite, toute petite randonnée pédestre en partant de la Colmiane jusqu'au Pied du Baüs de la Fréma.- Le Baüs de la Fréma, c'est pas le point culminant de la via Ferrata de la Colmiane.... je l'ai fait plusieurs fois cette via .. et elle est sportive !! Elle n'est pas pour les fainéasses mais il y a aussi un décollage pour parapentistes et c'est de là que certains font leur décollage mais pour cela, il faut monter soit en 4x4 soit à pieds. Cette marche à pieds, je l'ai faite plusieurs fois avec mon parapente sur le dos. En ce samedi 5 septembre, il fait beau et avec ma femme, c'était une journée idéale pour aller randonner. Ce qui me va très bien par les temps qui courrent. Les jambes sont là et fonctionnelles, l'envie de m'aérer aussi et le moral devrait monter avec l'altitude si tout va bien. Pour ce qui est de la respiration et ben .. c'est le test après un pneumo-hémothorax. J'adore être accompagné de mon épouse pour la marche car vraiment elle fait les efforts qu'il faut, mais j'avoue que là, nous avions le même tempo et le même besoin de soufller. Finalement, nous arrivâmes au décollage de la Balme quelque peu fatigués. De cet endroit, je regarde le Mont Petoumier qui se pointe bien plus haut à + de 400m. L'envie d'y aller me chatouille l'esprit mais ma femme me ramène à la raison. j'avais oublié quelque peu qu'elle avait déjà fourni pas mal d'effort et que moi, de toute manière, je ne pouvais en faire plus. la descente fut bien plus délicate si elle était moins sollicitante au niveau cardio-vsculaire. 3 à 4 glissades aurait pu m'être fatal pour une chute. L'objectif de la descente était pour moi d'assurer chaque pas pour ne pas prendre le risque de tomber et d'aggraver mes traumatismes corporels récents. 3h30 de marche entre la montée et la descente m'ont permis de garder contact avec la nature et avec moi-même pour le sport mais je sais qu'il va falloir que je reste patient pour retrouver une condition physique qui me permettra de me remettre aux rando-vols qui agrémentent ma vie.






Le Mont Archas

28 Mai 2009: Avec Bricoloup et Gaby, nous avons élu le sommet du Mont Archas comme destination afin d'y décoller pour transiter de la vésubie à Valdeblore. Ce sont 2h45 de marche avec notre aile sur le dos. Quand nous laissons le camion pour attaquer la randonnée, nous découvrons un décor dévasté par une avalanche. Le petit pont de bois a été détruit. Nous nous employons à détourner le problème en passant à contrebas où se trouve un autre pont mais béton cette fois-ci. En approche du sommet, il y a encore de gros névés. Il est 10h quand nous foulons la cîme du Mont Archas. Il y a un gros congère qui nous rappelle qu'il y a eu ici, une importante épaisseur de neige. Après étude du terrain et de l'aérologie, chacun trouve sa place pour se préparer à l'envol. Il y a peu de brise à notre arrivée mais progressivement, les conditions se mettent en place. Je choisis de rester au sommet alors que Gaby et Brico font le choix de trouver un espace plus important pour avoir plus de marge à la course d'envol dans le cas où cela s'avérerait nécessaire. Gaby décolle en premier et prend aussitôt du gaz. La transition s'annonce très facile en regard de son gain d'altitude. Comme d'accoutumé, Brico se prépare tranquille quant à moi, je cherche un peu de brise pour lever l'aile. Je me déplace un tantinet afin d'être mieux exposé aux prises d'air pour mon aile. Point de brise pour lever l'aile facilement. Je tente alors de lever l'aile avec énergie alors que mon aile est restée en boule au sol. J'ai du interrompre la traction car il y avait quelque chose qui avait retenu une partie de mon aile au sol. J'ai cru que c'était une suspente mais enregardant de plus près, ce sont deux caissons qui sont restés accrochés à une pierre bien incrustée au sol. Les dégats étaient caractérisés par deux caissons décousus ce qui m'empêche d'envisager de voler. Je comprends de suite que la rando n'était pas terminée pour moi. Je rejoins Bricoloup qui n'avait pas encore décollé afin de me faire remettre les clès du camion. Une fois fait, Bricoloup après quelques soucis d'accrochage de ses suspentes au moment du levé d'aile, s'envole tranquille et prend également du gaz à quelques mètres du relief. Je prends le temps de filmer tout ça pour ensuite m'en redescendre jusqu'au camion. En prime, j'ai eu droit dans la descente, un échauffement sur un orteil de mon pied gauche et douleurs au genou droit, perte d'équilibre par glissage sur l'herbe ... il devait être écrit que ce jeudi 28 Mai ne serait un bon jour pour moi. Je perds le sentier balisé et me retrouve dans un bois de pins sylvestre dévasté certainement par le poids de la neige de cet hiver. De bipède humain, je me transforme en cervidé en train de crapahuté dans ce relief bien pentu où jonche sur le sol, branches et troncs cassés. Finalement, je me retrouve bien plus bas que le niveau où se trouve le camion. Je prends un sentier pour lequel j'espère qu'il me conduira à bonne destination. Heureusement que ce fut le cas car fatigue et douleurs sont de la partie. Dans un dernier virage, je vois mon ami Bricolo ... j'étais surpris et content de le voir ici, il m'expliqua qu'il était venu à pieds du col saint Martin (la Colmiane). 1 heure de marche me dit-il.



Gaby en pause énergie



De la Balme

14 Février 2009 - Brico et moi, étions partis sur la Colmiane au petit matin avec l'espoir de pratiquer l'activité rando-vol. De la Colmiane, nous avons démarré la rando avec aile sur le dos. Comme d'habitude, je suis équipé de raquettes de neige alors que Brico les a boudé une nouvelle fois. Il est vrai qu'au départ, le chemin est recouvert d'une couche de neige bien tassée par les multiples randonneurs qui l'empruntent. Le ciel est bleu et le soleil brille. Il fait très froid en vallée par du -9 degré de celsius pourtant, cela n'empêche pas mon corps de suer par les efforts physiques déployés pour gravir les 900 m de dénivelé qui nous séparent de l'objectif N°1 (le Brec). Selon ma forme du moment et les conditions locales, il se pourrait que j'aille tenter le Mont Pepoiri. Mais rien de cela car, arrivés à la hauteur de la Balme, un vent glacé de force moyenne (35 à 40 km/h) soulève la poudreuse et agresse les extrémités (mains, pieds, visage). Il fait -12, Brico m'annonce l'interruption de sa montée pour cause de douleurs insupportables généré par le vent qui accentue de surcroît le froid. J'ai du mal à me faire à l'idée d'interrompre la rando-vol et je persiste, seul, un moment vers le Brec. J'avais pour idée que le vent cesserait à un moment ou à un autre ce qui rendrait le décollage possible. Un moment d'accalmie de ce vent, a renforcé mon espoir et je continue le chemin en direction du Brec. Brico avait pour sa part tourné les talons. A hauteur de la cabane du berger, le vent se remet à souffler de plus belle, les nuages qui avançaient à la force du vent disparaissaient pour laisser un ciel bleu et pur, la poudreuse se décollaient de nouveau du sol, le froid sec et douloureux continuait à amplifier ses ravages. Dans ces conditions, je révise mon optimisme pour tourner mes talons à mon tour. Le Nord était bien trop fort..Finalement, je rejoins mon ami Brico. Le rando-vol sera pour une prochaine fois. Pour palier à la frustration de ne point voler, nous nous sommes amusés à pratiquer la descente sur neige poudreuse à grande vitesse avec nos pieds. 4 chutes pour moi qui était équipé de raquettes, 0 pour Brico qui n'était équipé que de ses après-skis seulement.






La suite à pieds en 2010 ...



Revenir au contenu | Revenir au menu