Parapente Passion 06


Aller au contenu

Menu principal:


2009

Rando-vols

Mes rando-vols en parapente cru 2009

L'année 2009 se solde avec 22 rando-vols ....





Sur le Dôme du Barrot (2100m)

19 décembre 2009: J'avais très envie de faire ce rando-vol avec l'équipe d'Augrédel'air. La neige tombée dans la nuit m'a fait hésiter mais cette hésitation a peu duré car je me suis rappelé que lorsqu'il neige sur le littoral il ne neige pas en montagne car, généralement le grand froid empêche les précipitations. Il ne me restait qu'à affronter les difficultés de la route de départ. Je file donc, en direction de Daluis pour être à 10h au rendez-vous de l'atterro. Ensuite nous montons à sept dans le véhicule d'Ariane équipée de pneus "neige" pour rejoindre le village d'Auvare en passant par Puget Thenier. Nous démarrons la rando vers 11h40 à près de 1100m pour atteindre le sommet du Dôme du Barrot qui pointe à 2100m. Je me dis que 1000m c'est dans mes cordes, sans trop de difficulté et pourtant .... c'était sans compter sur la longueur de la rando et du froid qui nous accompagnait tout au long du parcours (déshydratation). Je suis arrivé au sommet éreinté avec en prime des crampes au niveau de l'ischio-jambier gauche sur les dernières dizaines de mètres. Je pense que je n'étais pas le seul à être arrivé dans cet état de fatigue .... Au sommet, Luc nous fait un plan de vol puis nous invite à rebrousser chemin pour un déco plus adapté pour décoller. Certains sont restés sur le sommet du Dôme du Barrot et d'autres comme moi, ont suivi les conseils Luquéen qui faisait référence à une brise plus adaptée à contre bas pour faciliter le décollage. Après analyse des conditions que nous avions pour décoller, il aurait été plus sage de rester au sommet du Dôme. Bref, la fatigue étant, pas question de remonter ce que je venais de redescendre. Mon premier essai d'envol s'est soldé par un échec avec ma tentative de face à la voile. Mon deuxième essai d'envol se fait avec la technique dos-voile car cela me parait de toute évidence la technique qui s'impose dans les conditions aérologiques du moment (absence de brise voir des rentrées de cul par moment). Cette technqiue s'avère efficace et me voila à voler avec toutes les hésitations et le stress d'avant cet envol quelque peu périlleuse si je me loupais au déco car la pente est vraiment très courte, très abrupte, avec une épaisse couche de neige (où je me suis enfoncé lors du premier essai) puis c'est immédiatement la falaise. Une fois en vol, il ne me retait plus qu'à assurer le passage d'un col qui ouvrait la voie au vallon qui mène à la vallée qui contient le lit du Var (lieu du posé). Le passage de ce col ne fut pas gagné, je dois donc longer le relief en interne de la vallée que nous venions d'arpenter pour arrivée au déco. Je pense alors à un terrain de secours avec un retour à pieds d'une partie de notre rando mais je gardais espoir d'un ultime col caché par les reliefs qui me permettrait de basculer dans le bon versant pour poser dans le lit du Var. Ca s'annonçait mal, très mal et pourtant, je trouve un passage dans la dernière portion de ma transition avant de chercher à poser au terrain de secours.... ouaissss euréka, c'est gagné !!! Le décor est vu autrement maintenant ... je bascule donc à ma droite pour aller chercher à rejoindre la bonne vallée. Je voius l'aile de Laurent qui a eu également la même difficulté que moi et il me dira par la suite qu'il a vécu les mêmes craintes et a pris la même issue (trop fort ce Laurent .... il n'a que 60 vols). Finalement, j'arrive dans la vallée et découvre le Var recouvert de neige et de glace. La vue est fantastique ... il faut le voir pour l'imaginer. Le posé se fait avec beaucoup de pièges matérialisés parde pierres et branches dans le lit du Var. Sur les 11 participants, 9 ont pu prendre envol .. et 3 ont fait le retour à pieds dont Luc Armant pour assurer le retour à la frontale.






Sur le Mont Joia (2366m)

17 décembre 2009: J'avais comme projet d'aller fouler le sommet du Mont Archas (2526m) se situant à l'Est du Mont Petoumier afin d'y décoller et de poser à Saint Dalmas de Valdeblore (1300m) en passant par le col Saint Martin (1500m). Ariane est venue au rendez-vous que j'avais fixé au parking de Carrefour Lingostière et point d'autre personne. Nous prenons donc la route pour la Tinée bien qu'Ariane s'était posé la question "est-ce qu'il y a assez de dénivelé pour aller poser tranquille à l'objectif Attero ?". A cette question, je lui avais répondu qu'à priori ça devrait se faire sans problème à moins que .... une grosse dégueulante ... puis à l'approche du carrefour des deux vallées, je change de plan avec comme autres objectifs "le déco de la cime de la Valette de Prals ou du Mont Joia" et "l'attero de Roquebilière". Ce plan là assure un dénivelé plus que conséquent. Ariane est ok pour cette option... nous prenons alors la route de la vallée de la Vésubie. Une voiture laissée au stade et avec l'autre, nous rejoignons le départ de la rando qui se trouve au flan Ouest de la crête de Bermonnet. Le soleil est là .. la neige aussi mais au fil de la rando il se forme des nuages de basse couche. Ces derniers nous inquiètent car ça commence à bacher grave dans les vallées alors qu'en altitude, le ciel est bleu azur. Cette évolution, nous oblige à abandonner l'idée de rejoindre la cime de la Valette de Prals et nous nous pressons à atteindre le sommet du Mont Joia pour étaler au plus vite nos ailes pour décoller avant que tout soit bâché. Les 25 à 30 km/h de Nord Ouest prévu par les météorolgues en ce lieu n'était pas au rendez-vous. Seul, un petit 5 à 7 km/h alimentait le déco en Nord Ouest. Une fois tous les deux fins prêts, je décolle en premier avec la technique dos/voile. L'aile monte sans difficulté et après quelques pas, je me retrouve à voler dans une masse d'air calme. Ariane a de suite enchainée derrière moi. Nous évitons les nuages bas pour surfer dans une masse d'air calme rendant le vol bien agréable et doux. Le posé, je l'ai fait sur de la boue ce qui a sali mon aile grrrrrrrr alors qu'Ariane a posé comme un hélicoptère, c'est à dire sur le cercle prévu pour eux (il n'y avait pas de boue ... bravo !!). Nous avons donc fait une rando d'un dénivelé relativement facile avec environ 600m à gravir et un dénivelé de vol de près de 1800m. Ce rando-vol s'est terminé dans un resto "La Trappa" du village Saint Martin Vésubie où nous avons dégusté du foie Gras, suivi d'une viande de biche avec une sauce succulente et de la Pollenta.... miam mian ce fût un régal !!


Ariane Pascalie sur le Mont Joia



Sur le Berceau

5 décembre 2009: Avec Alex, nous sommes partis de la plage des Sablettes avec comme objectif d'atteindre le décollage du berceau sis à 1100m. Nous avons pris le chemin qui grimpe au Plan de Lion (720m) puis nous sommes redescendus d'une trentaine de mètres afin de récupérer le sentier qui nous achemine au col du Berceau. Il fait beau et point d'entrées maritimes en vue ou menaçantes cette fois-ci pour contrarier notre objectif final: envol du Berceau. Une fois arrivés au sommet, je constate une aérologie calme. Ce jour, j'ai à essayer mon nouveau matériel tout récemment acheté (aile Ozone modèle Ultralite 2 et sellette Supair Escape air bag). Je prends le temps de déballer tout ça pour les unir et monter l'accélérateur. Le temps passe et le Nord pointe son nez ce qui est égal à vent de cul au déco. Arf !!! ça commence !!! Alex et moi patientons durant près de deux heures. Voyant que ça ne se calme pas voire que ça forcit, je propose à Alex le plan du Lion. Au moment où nous commençons à remballer notre matériel le Nord s'assagit. Allez hop, je prends mon aile et m'installe au déco pour attendre la plus petite des conditions correctes qui s'offre à moi pour décoller avec Cap sur la mer. Durant mon vol, j'ai senti une masse d'air musclée où des forces se confrontaient rendant certains instants cahotiques mais gérables toutefois. Pas question d'aller faire joujou sur les refliefs ... je file droit sur la mer et mon idée était d'aller poser avant que ça dégénère un peu trop. Je fais ma perte d'altitude au-dessus de la mer et du port. Un drapeau sur la plage me montre de l'est mais en l'air l'Ouest tente apparemment de faire sa place. Une fois assez bas, je longe la plage en direction de l'Italie. Le posé se fait sur l'air bag car trop enfoncé dans la sellette je ne suis pas parvenu à en sortir. Une fois posé, j'ai immédiatement corrigé cela par des ajustement que j'aurai à essayer de nouveau. En remballant mon matériel, je lève les yeux vers le haut et voit mon ami Alex avancer péniblement. Les conditions forcisseent avec de l'Ouest, et le drapeau qui m'a servi comme indication pour le posé est péssé d'Est en Ouest. Alex n'avance presque plus malgré l'usage de son accélérateur. Il n'arrive pas à avancer jusqu'à la plage des Sablettes et se doit de poser avant celle-ci, en descendant comme un ascenseur. Il était temps qu'il pose .... Hormis cette fin plus que limite pour Alex, cette sortie m'a permis de faire la rando dans sa totalité (sans utiliser de voiture). La rando est interessante et le vol offre une magnifique vue sur le litooral Mentonnais et Italien.



Sur le sommet du Mont Joia

28 novembre 2009 : Une nouvelle fois le sommet du Mont Joia est lorgné non pas parce que je n'aime pas découvrir ou aller voir ailleurs mais simplement parce que c'est une rando assez facile, qu'il y avait de l'Ouest annoncé (le Joia semble aimer ça) mais aussi parce je n'étais pas seul et que Christophe faisait sa vraie première rando de plus de 1h30 de marche ce qui imposait d'assurer de bonnes conditions de marche et de vol .... le Mont Joia c'est tout ça. A ce rendez-vous, Jacques a répondu également présent. Après présentation (je ne le connaissais pas), nous voila partis vers le Joia tout d'abord en voiture puis à pieds. C'est avec quelques difficultés mais avec volonté que Christophe a atteint le sommet alors que Jacques se montre en grande forme morale et physique caractérisée par de petites foulées alternées sur la pente du sommet. Jacques est, de toute évidence, bien affutée physiquement et la montagne ne lui est pas un étranger.... Une fois arrivés au déco, je déballe vite fait l'aile de Christophe que j'avais pris en charge à la moitié de la rando afin de l'aider à gravir plus facilement la deuxième partie et gagner du temps. Au sommet, je récupère mon aile Ultralite pour faire du gonflage, sentir la masse d'air et évaluer la faisabilité du vol ou pas. C'est du Nord Ouest qui nous a acceuilli au sommet. Un vent assez dynamique mais qui laissait la place à un envol. Au grè du temps ce nord-ouest a faibli sans pour autant laisser sa place à l'ouest tant annoncé. C'est donc dans des conditions relativement calmes que chacun d'entre nous s'est mis en l'air. La portance espérée n'était pas à la hauteur de mes attentes, le vol fut assuré dans une masse d'air plus que tranquille. Celui qui prît le plus d'hauteur fut Jacques. Une fois posés, c'est avec enthousisme que nous avons relaté notre plaisir pris au cours de ce rando-vol. En regard du temps restant, je leur propose de rejoindre la Colmiane pour un autre vol. Après s'être restauré au col Saint Martin avec un beefteak, frites, tarte maison et café (sans parler d'une leffe bien fraiche), nous rejoignons le déco de Veillos. Celui-ci est bien alimenté par de l'Ouest. Je pensais déjà soaring sur cette pente bien large, profonde et pentue. Et c'est ce qui se réalisa lorsque je me suis mis en l'air avec mon aile Aspen2 que j'avais laissé dans son sac depuis mon accident de moto en juillet. Un vol que j'ai apprécié sans toutefois chercher à grapiller de l'altitude car le vent météo ne m'inspire guère et que c'est une reprise sous cette aile. Après avoir survolé la Raya pendant que Christophe s'essaye avec l'ultralite, je file vers le Baüs de la Fréma afin de taquiner le thermo-dynamique que les parois rocheuses dégagent par réflection. Puis c'est sur le conquet et ensuite vers le pic de la Colmiane que je dérive pour me préparer à poser transquillement. Tranquillement est un bien grand mot car dans la cuvette de valdeblore au pourtour du terrain d'atterrissage j'ai du m'adapter à piloter avec une masse d'air turbulente qui faisait un peu machine à laver à cette heure assez tardive. La brise de terre commençait à faire son travail. Christophe content d'avoir voler avec mon aile montagne est décidé à la garder. Jacques était ravi d'avoir profité d'une journée vol libre en montagne. Quant à moi, j'étais également très satisfait. Des journées comme cela, on en redemande. J'ai passé une excellente journée avec des gars bien sympathiques.



En compagnie de Christophe et Jacques



Sur le sommet du Mont Joia
25 novembre 2009 : La météo annonce beau temps mais avec du vent en altitude. Je décide de maintenir mon rando-vol comme prévu et je verrai bien sur place. De toute manière, c'est selon moi le meilleur plan pour le vol libre car les entrées maritimes seront de la fête. C'est avec Eric Blanc que je vais partager ces moments montagnards. Les points de rendez-vous sont Carrefour Lingistière, puis le stade de Roquebilière et ensuite le départ de la rando bien au-dessus de Belvédère pour rejoindre le sommet du Mont Joia. En préalable c'était la cime de la Valette de Prals qui était mon objectif mais Eric n'a jamais volé dans ce coin et j'ai préféré assuré avec une rando que je connais bien et qui offre plusieurs posés. Au gré de notre avancée, le vent faisait son apparution. Il forcissait sur la pente du Mont Joia et une fois arrivés au sommet nous constatons qu'il y a un bon 30 km/h d'Ouest.





Sur la Cîme de la Valette de Prals (2496m)

21 novembre 2009: J'avais lancé l'idée de faire un rando-vol pour partager ces moments si fabuleux que procure ce type d'activité mais personne ne s'est présenté aux rendez-vous que j'avais proposé alors... c'est donc avec moi que je suis monté à la cîme de la Valette de Prals. J'ai démarré la rando à partir de la réserve d'eau de la Cabane (1450m). Le soleil était au rendez-vous et le vent n'était en ce lieu non perceptible. C'est seulement sur la pente du Mont Joia que je commence à sentir une brise venant d'Ouest et qui forcissait au fil de la montée (7 à 1o km/h). Au sommet celle-ci était plus soutenue avec un 15km/h environ à 10h30. Je poursuis pour autant mon avancée vers l'objectif qui ne quitte pas mon esprit et qui pointe à 2496m. Il me reste du dénivelé à gravir mais, avec un pas tranquille et sûr je m'y rends. Entre les deux sommets, je me cale mon sandwich à la tomate, scarolle et oignons. Oohh ... qu'il était bon ce pain aux légumes sans gras ... d'autant que je n'avais pas pris d'eau afin d'alléger le sac à dos. Bref, une fois arrivée à la croix qui sert de borne, il y avait un groupe de vétérans bien sympathiques avec qui, j'ai échangé bien volontiers et pris quelques photos en échangeant nos appareils photos pour que tout le monde puisse être en même temps dans un décor et panoramique sublime. Alors qu'ils s'installent pour pique-niquer, je m'en redescends aussi traquille que je suis monté car le zef approchait trop les limites de mon aile pour que j'envisage d'étaler mon aile et décoller sans une marge de sécurité suffisante (c'est une histoire de limite de vitesse d'aile et de turbulences et de flux qui en découlent au contact du relief et de la tpographie des lieux comme les crêtes et vallons). Je file donc plus bas en prenant le chemin que je venais d'emprunter pour l'aller. Mon ide est de tester l'aérologie au pourtour du Mont Joia. A ma grande satisaction le zef est bien plus docile .. du coup je déballe mon matériel et hop, je fais voler mon aile en statique histoire de jouer avec aile avant de m'envoler sous aile. Le flux d'ouest s'est toujours montré laminaire et de ce fait, assez rassurant. Les 10 à 15 km/h qui viennent alimenter le relief me suffisent pour me décider de prendre l'air afin de poser à contrebas du sommet du Mont Joia. J'ai fait mon approche au vent et posé en crabe pour faire face à l'Ouest afin de poser doux. Un fois les pieds au sol et aporès avoir guider mon aile au sol, il ne me restait plus qu'à emballer mon aile dans son sac et hop, retour au véhicule.


Randonneurs au sommet de la Valette de Prals




Sur le Mont Capelet inférieur (2419m)

11 Novembre 2009: Nous devions démarrer la rando au dessus des Adrets (env 1200m) pour viser le Mont Capelet Supérieur mais c'est du Pont de Frene (984m) que la marche a débuté ce qui rallonge considérablement le parcours en partant de si bas. Pour autant, tout au long de la marche nous découvrons un paysage qui progresse d'un décor de vallonverdoyant où il fait frais et humide, à un décor de forêt aux couleurs de feu, puis de plateau avant de rencontrer un paysage de haute montagne où rochers et pentes herbeuses très pronvoncées recouvertes de ses premières neiges d'avant hiver. La rencontre avec la faune et animaux d'élevage n'a pas été évitée à notre grand bonheur. Troupeau de moutons puis de chevaux aussi beaux que noirs et rablés, ensuite de gros volatiles que l'on trouvent à cette altitude animent ce décor déjà si beau. Ariane est allée à la rencontre d'un bouquetin dont-elle a pu prendre en photo comme si celui-ci avait posé pour elle afin de la récompenser de cet effort. Le temps que nous avons mis pour atteindre le sommet du Capelet Inférieur ne nous permettait pas de continuer chemin jusqu'à son grand frère. Mais pour dire tout, je ne crois pas que j'en aurai eu la force. A 2419m, j'étais au bout du rouleau. J'ai failli "gerber" par la fatigue et les douleurs insupportables me disaient que j'avais atteint mes limites du jour. Les antibiotiques ont aussi eu raison de mon appareil digestif et il était temps que je trouve un coin tranquille. Bref, beaucoup de plaisir à faire, à être et à partager avec les personnes qui formaient l'équipe (Ariane, Yannick, Bob, Sylvain, Ghyslain et Benoit). Ariane, Benoit et Bob, ont pris une petite pause pour récupérer physiquement et profiter surtout de la vue avant d'envisager à décoller. Quand à moi, à peine arrivé, je me suis employé à parer au plus pressé.... et ensuite à bien préparer mon aile. Les autres amis, ont préféré écourter la rando en posant une centaine de mètres plus bas. C'est Yannick qui ouvre le bal des décollages en utilisant la brise de pente existante. Je décolle en second et assez rapidement.... je sens une masse d'air quelque peu agitée à l'endroit où je me trouvais. Je suis resté en milieu de vallée pour survoler tout ce que nous venions de gravir avec Cap sur Belvédère. Je ne me sentais pas à aller chercher à grapiller de l'altitude.... Je survole donc dans un premier temps le Crouset puis les terres rouges tout en ayant la crête de Bermonnet à ma droite et à ma gauche la cime de Tuor, la tête de Ruger et la crète des Coules qui mène au Mont Pela qui surplombre Belvédère. Me faisant brasser, il me fallait un peu piloter sans exagérer (ne faut-il pas laisser voler l'aile ?) Je contre juste les gros mouvements de l'aile pour ne pas lui donner trop d'inertie afin d'éviter des surprises. J'eus l'idée d'aller taper sur le relief à ma droite qui est exposé au soleil mais j'ai préféré filer tout droit vu que je n'avais pas de perte significative de mon altitude. J'accepte donc de me faire balloter avec mes mains engourdies et douloureuses par le froid. Ah ... c'est départ de vol sans gant pour bien sentir les commandes .... quand le froid vous a pris les doigts, il est déjà trop tard et on a beau mettre ce qu'il faut en vol, c'est foutu !! Je n'ai pris aucune photo en l'air, seule la caméra que je n'avais pas oublié d'allumer cette fois-ci faisait son travail. Pour couronner le tout, voici que les crampes s'invitent au niveau de la face interne des cuisses.... et dans ces cas là, il n'y a rien à faire hormis les supporter. A l'approche de Belvédère, je glisse vers la droite pour rejoindre le relief ensoleillé. J'entends le Bip de mon vario sonner positivement. Je n'ai cherché à monter le temps de quelques secondes mais j'ai vite abdiqué car mon souhait était de descendre. En vol, je sentais que j'étais contré par du Sud-Ouest et il fallait que mon approche de ne soit pas trop en arrière du terrain aussi, c'est légèrement en amont de Roquebilière que je fais ma perte d'altitude. Je vois bien les feuilles des arbustes s'agitaient par une brise montante. Je pensais à ne pas être court au terrain et pourtant j'ai trop tardé à faire ma finale et quand j'ai aligné en voulant oter la trajectoire de la barrière, j'ai subi une belle dégueulante qui a failli m'empêcher de passer au-dessus du mur qui sépare la ricvière de la Vésubie au terrain. Ouf, c'est joué à une trentaine de centimètres sur ce coup-ci. Content d'avoir posé. Sylvain s'est également fait surprendre par cette baisse rapidement d'altitude (il a fait une approche similaire à la mienne) et a failli se faire surprendre également. Quand à Ghyslain, c'est avec un traumatisme à l'auriculaire de sa main droite et à sa cheville, suite à un mauvais décollage, qu'il a posé proprement sur le terrain. Pour les autres aucun soucis. Nous nous sommes tous retrouvés (hormis Ghyslain le blessé) autour d'un verre au village de Roquebilière pour partager ses ressentis de cette fabuleuse journée. Ce sont 1435m de dénivelé que nous avons gravi à pieds pour atteindre le sommet du Capelet inférieur. C'est un vol de 1889m de gaz à brûler pour aller poser au stade de Roquebilière. Benoit et Sylvain on fait mieux en allant taper sur le Mont Capelet Supérieur waouhhhh !




Sur le Mont Joye
7 Novembre 2009: 7h05, je quitte le parking de Carrefour Lingostière en direction de la vallée Vésubie avec comme objectif atteindre la cime du Mont Joye (2366m). Le but ultime est de décoller de ce sommet ce qui donnerait la qualificatif de rando-vol à cette sortie. Mais le décollage dépendra forcément des conditions aérologiques et météorologiques locales. L'accueil reste donc un inconnu durant le temps que je gravis les centaines de mètres de dénivelé que je me suis proposé en laissant le véhicule bien au-dessus du village de Belvédère (à 14 km de l'embranchement Roquebilière/Belvédère). Il fait froid (-1° dans la vallée de la Vésubie), la terre du sentier est taulé par le froid de la nuit et le givre est présent sur le sol. Le temps est magnifique par un ciel bleu pur et un soleil éclatant de tous ses rayons. J'entends des coups de feu de chasseurs et des aboiements de chiens de chasse. J'éprouve un réel plaisir d'être parmi la nature. Je ne ressens pas de vent durant l'ascension et je ne peux me fier aux nuages qui sont absent pour avoir une idée de ce qui se passent en altitude en ce qui concerne les flux d'air. En approche du sommet, j'apperçois deux rapaces qui enroulent en versant Est (le versant ensoleillé) et toujours point de vent perçu. Ce n'est qu'au dernier tiers de la dernière bosse que je ressens enfin un flux d'air venant du Nord-Ouest. Ce flux là faiblit au moment où j'atteins le sommet. Pour autant, je prépare mon aile en face Nord-Ouest (le sommet présente deux face de décollage: N-O et S SE). Je prends le temps de bien me préparer, de mettre mon aile Ultralite d'Ozone en corolle comme si j'allais décoller en dos-voile et je ml'installe dans mon sac-sellette Ozone. La bouffe que j'attends ne vient pas alors je déclenche ce qu'il faut pour lever l'aile en face voile et me retourne pour m'élancer (donner de la vitesse à l'aile) afin de décoller. Décollage sans encombre, je longe le relief qui pointe en direction de Belvédère puis je le survole assez prêt du relief. Mon intention était de poser juste à contre bas de cette crête, sur une planche entretenu par le berger mais c'était sans compter d'une dégueulante (après avoir basculé sur le versant Est) qui m'obligea à poser avant. Le temps de ce vol, le ciel s'obscurcit rapidement et je pouvais voir des averses en horizon d'Ouest. Je plie mon aile et m'en redescends ce que je venais de monter afin de récupérer le véhicule et rentré à la "maioun" de la même manière que je suis venu: seul mais satisfait. Yep !!


Sur le Mont Gros
28 Octobre 2009: Pour continuer à me dégourdir les jambes et à tenter de retrouver un minimum de condition physique afin d'être prêt à m'aventurer à gravir pentes et sommets enneigés, j'essaye de faire le maximum de rando. Aujourd'hui, c'est le Mont gros que je vise en partant de la gare SNCF de Roquebrune Cap Martin. La rando commence par des escaliers et ce n'est qu'à partir du vieux village de Roquebrune que nous trouvons sentiers et tronçons de route à piétiner pour enfin n'être plus que sur un sentier qui nous mène jusqu'au décollage. Le ciel n'est pas totalement bleu et le soleil est plus ou moins voilé avec une tendance ouest qui n'est pas des plus favorables pour le vol libre dans ce coin. La boucle à pieds s'est terminé en 1h45 ce qui veut dire que le rythme a été assez soutenu dans l'ensemble sans que je ressente trop d'essoufflement ... pour moi c'est de bonne augure et qui me satisfait quelque peu.


Sur le Mont Mangiabo
25 Octobre 2009: Avec Raymond, Yannick et Alex nous nous sommes donnés rendez-vous à 7h30 à l'ancienne coopérative de Sospel (350m) mais la rando, nous la faisons démarrer de près d'Agaisen (environ 750m d'altitude). L'objectif étant le Mont Mangiabo (1821m), c'est un peu plus de 1100m de dénivelé que nous avons à gravir. Je suis quelque peu sceptique sur mes capacités à aller jusqu'au bout mais je me tente à cela pour savoir où en j'en suis physiquement. Finalement, j'ai eu besoin d'un peu moins de 3 heures pour arriver à destination, fatigué mais arrivé !! Arrivé en bon dernier, quelque peu exténué, encouragé par Alex, je déplie mon aile en regard de l'aérologie topissime pour un test-reprise et me refaire un moral pour les jours à venir. Alex a fait le fusible ce qui me permet de voir le comportement de son aile dans la masse d'air et avoir une idée de l'aérologie que je soupçonne très calme à cette heure de fin de matinée malgré un bon ensoleillement. J'ai décollé en troisième position avec une bristette de face (très léger travers gauche) et le bal des envols est cloturé par Raymond à ma demande afin qu'il garde un oeil préventif sur mon décollage (ça rassure ..). Décollage à 1821m, atterrissage à 340m, c'est un vol de 1481m au cours duquel j'ai eu à me laisser planer et me sentir très léger. Le posé fut aussi agréable que le décollage. Rien que du bon pour un vol reprise.


avec Yannick Cosnefroy et Raymond Pesce



Sur le Mont des Moulines (2083m)
12 Juillet 2009: Après ma journée biplace du 11 juillet, avec mon épouse nous rejoignons mon ami Bernard et Patricia. Ils ont eu l'extrême gentillesse de nous inviter dans leur joli chalet de Valberg. Au programme, il y a un rando-vol au Mont des Moulines prévu pour le 12. Ce sera l'édition 2, car ce rando-vol, Brico et moi, l'avions déjà fait le 29 octobre 2007. Réveil programmé pour 6h00 et départ du chalet 6h30. La rando commence à 7h20. Le dénivelé est très progressif, sans trop forcer nous rejoignons vers 9h30 le Mont des Moulines qui pointe à 2083m. A cet endroit des dizaines de vautours viennent se donner rendez-vous sur un rocher du Mont des Moulines. Derrière, en Nord, il y a le Mont Mounier... c'est le parc du Mercantour. Nous voulons attendre 11h pour nous envoler. Il nous reste du temps devant nous et de ce fait, on prend le temps de découvrir le coin qui se montre généreux en reliefs et paturâges. D'une calme plat au niveau aérologie, on passe à une aérologie qui se montre perturbée par de l'Ouest voire Nord-Ouest qui rentre de plus en plus fort. Il est temps de décoller avant que cela ne devienne plus possible dans ce coin. Bricoloup doit décoller en premier mais une clé dans ses suspentes l'empêche de s'envoler. Il perd du temps à dénouer ce noeud qui s'est bien resserré lors du levé d'aile. Je bataille moi aussi avec mes suspentes qui s'insérent entre les pierres qui restent accrochées au sol avec le risque de casser les suspentes si je tirent trop fort. Finalement, j'arrive à lever l'aile et à contrôler l'ensemble pour voir si tout est ok. C'est le cas, alors je décide de m'envoler en engageant la foulée pour donner de la vitesse à l'aile tout en me disant que Bricoloup suivra derrière. Ce ne fut pas le cas .... contrarié par du Nord-Ouest devenu bien trop fort, Brico n'a pu s'envoler et resta au sol. J'ai pu donc décoller mais ce fut limite si j'avais attendu. Une fois en l'air, je sens bien une masse d'air agitée car j'étais quelque peu sous le vent. Ce n'est que devant le Mont des Moulines que je trouve une masse d'air plus calme. Je cherche d'ailleurs à enrouler du thermique mais l'Ouest se renforçant, je préfère m'éloigner vers Beuil. C'est d'ailleurs juste un peu avant le village que je choisi de poser. Un posé au même endroit que lors de mon premier vol ici même. Bricoloup a cherché un endroit abrité du vent météo mais en vain. Du coup, il prit la décision de redescendre à pieds.



Sur la Cîme de Pépin (2344m)
07 Juillet 2009: Cette fois-ci, c'est avec mon ami Bricoloup que je vais faire la rando de Cagnourine jusqu'à la Cîme de Pépin afin de m'envoler. Pour la circonstance, Bricoloup me prête son matériel car il était prévu du vent et je me voyais mal me mettre dans des conditions soutenues avec mon aile montagne Ultralite. La rando a démarrée à 7h10 précise et nous sommes arrivée sur la Cîmes de Pépin à 10h40. Nous avons bouclé les 1200m de dénivelé en 3h30. Le décot est magnifique dans ce coin. Nous sommes donc passés près du Mont Court (1719m), puis Baisse de Lagouna (1677m), Cîme de Tavan (1912m), le Fort Tabourde (1982m) où paturaient un gros troupeau de moutons juste à son dessus, Vallon La Vallette (2044m) où j'ai ai vu des Marmottes et un lièvre qui nous surveillaient de loin et enfin, la Cîme de Pépin (2344m) qui surplombre le Fort Pépin (2284m). Lors de l'ascension, dans le vallon de La Vallette nous ressentions une forte brise en provenance du Nord-Est. Celle-ci était renforcée sur les crêtes avec un bon 35 à 40km/h ce qui ne nous permettait pas s'hasarder à se mettre en l'air. L'ensoleillement était assez faible de par un ciel laiteux qui filtrait les rayons solaires empêchant de ce fait une bonne convection. Mon ami Bricoloup se montre pessimiste et se voit déjà redescendre à pieds. Pour ma part, je me montre plus optimiste avec l'espoir que l'aérologie locale allait changer pour des conditions plus compatible pour un possible envol. Progressivement, le Nord-Est se montre moins soutenu et laisse place par moment à des accalmies laissant penser qu'une brise de vallées plus en Sud prendraient le pas sur le Nord-Est. Il est 11heures, le Nord-Est est toujours là même s'il s'anime de manière moins constante. Je décide m'envoler au cours d'une période d'accalmie. Bricoloup en fît autant quelques minutes après moi. Après mon décollage, je passe au-dessus du fort Pépin. la masse d'air se montre un peu agitée ce qui m'oblige à être attentif des réactions de mon aile. Je contre au maximum à la sellette. Le vario me dit que je dégueule autant que je monte. Les thermiques sont là mais j'ai du météo dans le dos et avec "aile" je fais rodéo. Ceci dura un temps puis, en m'éloignant du site d'envol pour être plus en vallée entre les rochers de Gata et la Cime de Tavan, l'aérologie se montre plus docile. Deux ou trois virages en 360 pour admirer le paysage qui m'entoure et ensuite je file en direction du village de Tende pour ne pas tarder à poser ensuite. La brise était faible au déco de cagnourine à cette heure pourtant prometteuse de brise forte (12h) ce qui me demanda d'adapter mon approche. Finalement, c'est plus facile de poser avec une brise soutenue que lorsqu'il n'y en a pas ou trop peu.



Mon ami Bricoloup et la Cîme de Pépin



Sur la Tête de Travers (2161m)
02 Juillet 2009: Pour ce jeudi, Brico et moi avions programmé un rando-vol dans le Daluis. Le programme était de laisser un véhicule en bordure du Var à hauteur de Eriez puis de rejoindre le col de Fa (1340m) avec un deuxième véhicule pour y démarrer la randonnée afin de rejoindre le sommet de la Tête de Travers (2161m). Les 900m de dénivelé ont été avalé en 2h20. Il y a déjà à 10h30 une brise plus ou moins régulière qui ventile la face Est du sommet. Le ciel est bleu sans nuage, le soleil brille de tous ses rayons sans être à son Zénith à cette heure-ci. Quelques déclenchements de thermiques accélèrent la brise et agitent les herbes sur la pente. Nous déployons nos ailes tranquillement et préparons notre envol. C'est toujours un moment excitant cet instant. Ce sont les prémisces qui préparent le moment magique qu'est l'envol .... Brico fera le fusible en décollant le premier mais j'enclenche illico presto derrière lui. Si Brico se retrouve assez vite haut, pour ma part je n'arrive pas à accrocher une masse d'air ascendante. Il semblerait que je n'ai pas suffisamment pris cap sur le relief de droite où j'ai pu observer que Brico montait comme une balle par moment. Bref, voyant que je m'étais raté dès le départ et que j'étais dans une masse d'air du moment peu porteuse, j'ai préféré m'écarter du relief pour m'avancer plus en vallée afin de ne pas me retrouver court pour le posé. Je préfère assurer plutôt que d'avoir de mauvaises surprises. Durant mon vol, je n'ai pas trouvé de thermique organisé ce qui m'a valu à chercher de ne pas trop perdre de gaz. De ce fait, mon cap était d'aller voler en périphérie du lieu d'atterrissage. Durant ce parcours, j'ai pu voler au-dessus de deux rapaces, de survoler le village Castellet les Sausses avant de fouiner un peu à droite, un peu à gauche pour ensuite chercher une zone d'atterrissage dans le lit du Var. Tout cela pendant que Brico flane bien au-dessus de moi pour profiter un max de ce vol qui, de toute évidence, nous rendait heureux. En approche, je me rendais bien compte que je n'étais contré nulle part. En finale, j'ai levé bien haut mes mains pour avoir la vitesse qui me permettrait d'arrondir au mieux pour un posé assez doux. Une fois posé sur les pieds, je constate que dans le lit du var il n'y avait aucune brise en plein été. C'est rassurant pour les prochains vols dans le coin. Un gros merci à Brico pour m'avoir fait connaitre ce coin magique en l'an 2008.


Sur la Cîme de Pépin

13 Juin 2009: Nous devions faire le rando-vol à trois mais c'est seulement à deux que nous allons rejoindre la Cîme de Pépin car mon ami Bricoloup s'est désisté au dernier moment à son et mon grand regret. Je suis sûr qu'il aurait très apprécié cette escapade. C'est donc avec Bob que je pars à l'aventure pour cette première avec un peu plus de 1200m de dénivelé à gravir pour ensuite les redescendre en volant. Après avoir plus ou moins fait le Pitou le matin au déco de Cagnourine nous nous sommes restaurés puis, nous avons attaqué la rando. Il est 13h45 quand nous prenons le GR 54A avec comme objectif de décoller vers 18h. Au final, cette marge d'un peu plus de 4 heures aura été calculé au plus juste. Ce n'est que vers 18h15 que nous déployons nos ailes sur le déco improvisé. Ce fut une grosse rando, difficile par la charge à porter et par la chaleur dégagée au cours de ces heures quelque peu tardives pour marcher en cette période chaude mais bon ... on l'a fait jusquau bout et nous ne le regrettons pas. Au déco improvisé, il n'y a pas de brise et c'est donc avec la technique de décollage dos-voile que j'envisage à donner de l'air à mon aile. Je choisi de décoller en premier après attente que la brume qui englue le déco et le vallon disparaisse. Ce n'est que sur les coups de 18h30 que nous nous envolons avec des conditions de vol à vue. Je décolle donc en premier en guise d'ouvreur pour Bob afin de lui donner des indications pour le cap à tenir et poser à bon port. Bob décolle en second et se fait surprendre par une fermeture asymétrique juste après avoir décollé. Cela lui a vallu une bonne frayeur car le retour à la pente fut éviter de justesse. Le vol quant à lui, n'avait rien de spécial hormis qu'il fallait arriver à bon port. Cela fut fait de manière aisée. Après avoir longé la pente du versant Ouest de la cime de pépin, je survole les rochers de Gata, puis je prends Cap vers le Sud Ouest en direction du Mont Court sans toutefois le survoler car je bifurque en Sud pour survoler une crête de résineux afin de bénéficier d'une éventuelle confluence. Une crête qui va me mener jusqu'à la Pyramide. Jusque là, mon vario n'a cessé de biper en continue en me signalant que je perdais, doucement mais surement, de l'altitude. Mon taux de chute restait raisonnable ce qui m'a permis de rester bien haut à l'approche du dernier relief à passer pour appercevoir l'atterro de Cagnourine. Ce n'est qu'après avoir passé la Pyramide que mon vario m'indiquait du positif. Ce fut à partir de là, une petite lutte pour descendre. J'ai atterri sur les planches habituelles sans problème particulier. Avec cette brise de vallée encore bien soutenue vers les 19 heures, mon approche s'est faire aux oreilles. Le posé s'est obtenu en pompant avec les freins pour poser à la verticale. Bob a posé au pourtour du déco et n'a pas eu à tergiverser pour poser. Personnellement et concernant la rando, j'ai eu à serrer les dents pour atteindre l'objectif convoité. Je suis allé jusqu'au bout de moi-même pour ensuite goûter au bonheur du vol mérité et ce, dans un endroit inconnu.


Le Mont Pépoiri (2674m)

03 Juin 2009: Les prévisions météorologiques sont favorables pour le vol libre pour cette journée du 3 juin. Je me rends dans le Valdeblore sans avoir réellement décidé sur quel sommet je vais fouler le sol pour un envol. Je n'ai rendez-vous avec personne pour cette sortie et je me dois de bien calculer mon coup pour ce qui est du retour vers la voiture. Alors, quel sommet ? Caïre Gros ? Mont Petoumier ? Mont Archas ? Mont Giraut ? Mont Pépoiri ? ....finalement, j'opte pour le Mont Petoumier (2604m) et si l'enneigement restant le permet, je continuerai jusqu'au Mont Pépoiri (2674m). Je laisse mon véhicule sur le parking du Col Saint Martin et mes premiers pas de la rando débutent à 7h30. Je suis équipé de batons de marche, de mon sac sellette/aile, d'un short et ... de basket car je ne supporte pas encore les chaussures de rando à cause d'un problème aux orteils (perte de revêtements cutanées lors du rando-vol du 28 Mai). Au fil de la rando, je redécouvre le chemin que l'on emprunte régulièrement en 4x4 de l'école Imagin'air pour s'envoler de la Balme. Il y a encore un gros névé dans un virage ne permettant pas d'accéder au déco en véhicule. Je passe la Balme à 9h après avoir pris le temps de prendre des photos ou séquences vidéo. La première étape (la Balme) étant atteinte, je continue le chemin tranquillement en direction du Mont Petoumier mais en versant Est à son contre-bas. Arrivée à la hauteur du Brec, je pense de plus en plus fortement à me rendre sur le Mont Pepoiri. La seule chose qui pourrait m'empêcher de m'y rendre, c'est l'état de la couche neigeuse restante par endroit. Lorsque finalement, j'apperçois le Mont Pépoiri, je découvre un accès peu enneigé. A cet instant, l'espoir d'attreindre le Pépoiri devient presque réalité en évitant au maximum les névés restant.Et lorsque c'est inévitable, il conviendra que la consistance du névé supporte assez bien mon poids car en basket ....... Je continue à me diriger vers le Mont Petoumier et à quelques dizaines de mètres de son sommet je bifurque en Est pour passer un col tout enneigé afin d'atteindre l'arête qui mène au sommet du Pépoiri. C'est à cet endroit que cela se corse un peu mais après étude du terrain et du choix de mes passages, j'atteinds enfin le sommet. Je prends le temps d'observer en 360, le paysage magique qui s'offre à moi. Je perçois aussi un léger vent de Nord. La pente pour le décollage est en versant Sud. Le ciel se présente avec des nuages qui matérialisent les reliefs. Le soleil joue à cache-cache et les pentes sont ensoleillées en fonction de ce jeu là. J'étale mon aile et me prépare pour tenter de m'envoler. Le Nord se fait sentir dans la pente quand le versant est à l'ombre, à l'inverse, quand le soleil rayonne, ce petit vent de cul disparait pour laisser une très timide brisette qui ne permet pas de lever les caissons sans une action de traction sur les élévateurs. Ma première tentative de décollage en dos voile a été avorté car l'aile ne me portait pas et prenait la forme d'un chiffon. Ma seconde tentativefut la bonne en prenant bien soin de faire une belle corolle, d'attendre le bon moment (brisette sur la nuque car face-voile cette fois-ci) pour lever l'aile. Une fois l'aile levée, j'ai assez rapidement fait mon demi-tour afin d'assurer une course d'envol adaptée en cas de besoin. Me voila décollé, envolé pour un vol pas encore bien déterminé. Mon envie était de passer par le vallon en Est (jamais fait) pour rester en Est jusqu'au col pour passer le col St Martin afin de survoler le Conquet en direction du Pic de la Colmiane. En vol, j'ai du modifier mon plan de vol car le Nord-Ouest me mettait sous le vent. L'aile ballotait pas mal, je sentais bien que c'était turbulent et peu porteur bien évidemment (plutôt descendant d'ailleurs). Il fallait que je prenne une décision rapide: soit basculer plus en Est afin de m'éloigner des turbulences en me mettant plus dans le vallon, soit coller plus au relief pour tenter de passer par dessus celui-ci. Finalement, en me rapprochant du relief, je bénéficiais de quelques thermiques qui déclenchaient sous le vent. Au niveau de la balise, j'arrive à me placer au-dessus du relief puis à basculer, péniblement, en Ouest (j'étais à deux doigt de sortir l'accélérateur). La masse d'air tent à me projeter sur le Baüs de la Fréma de par l'Ouest Nord-Ouest présent dans ce coin. Je contre tantôt à la sellette, tantôt au frein droit. Je me déplace en crabe tout en avançant avec Cap sur la Raya pour éviter les Roches péteuses du Baüs de la Fréma (pas envie de me faire taper avec cette aile). Je parviens à me retrouver en vallée de Valdeblore près du Col, je prends cap vers le Pic de la Colmiane où vole une aile. Mon idée est de poser et je vaque à cela. Le posé se fait normalement (brise montante) et je pose content de ce rando-vol qui a pu se faire dans des conditions assez saines.


Mont Archas (2526m)

01 Juin 2009: C'est avec mon ami et compagnon des rando-vols que je vais tenter de m'envoler du Mont Archas avec mon aile tout récemment réparée. La météo ne se montre pas terrible avec son ciel laiteux et nuageux par endroit. Il y a un fort taux d'humidité dû à l'orage qui a sévi cette nuit en montagne. La météo n'a rien à voir avec celle du 28 Mai où l'aérologie s'était montrée douce et généreuse en thermiques. La rando a démarré à 7h15 à 1400m d'altitude. Nous avons un dénivelé d'environ 1100m à gravir. Brico est motivé pour passer cette fois-ci par le vallon et rejoindre un col enneigé qui se trouve en versant ouest du Mont Archas. Je le suis un temps mais il a fallu que je passe plus en Sud car je ne suis pas équipé à braver la neige (basket et short). On se retrouvera donc au sommet. Durant la montée, nous avons eu le grand plaisir de croiser sanglier et chamois. Le sanglier nous fut assez surprenant car il se montra quelque peu sociabilisé. Au sommet, arrivé en premier, je constate que le Nord que nous commencions à ressentir au fil de la rando s'avère bien présent et tonique avec un bon 30 km/h (la pente du déco est exposé Sud-Est). J'arrive sur le sommet frigorifié et grelotant, j'enfile ma combinaison ITV noire pour tenter de me réchauffer et profiter des moufles qui sont incorporées. J'ai les mains saisies par le froid, j'ai des secousses créé par le froid qu'il fait à cette altitude et n'étant plus en mouvement. Pour éviter de m'exposer au vent glacial, j'opte à m'installer derrière un monticule de pierres créé par les randonneurs. J'attends que Bricoloup arrive à son tour. Une fois moins frigorifié, je pense à gonfler mon aile pour vérifier la bonne forme du profil ainsi que les lignes de suspentage. J'attends une accalmie d'Eole pour cela et j'espère fortement. Finalement, le vent baisse. Je cherche un endroit pour étaler l'aile afin de procéder au gonflage et vérifier l'ensemble. Si le vent de Nord a bien baissé, il reste tant bien même présent ce qui ne permet pas d'envisager de décoller en face Sud comme cela devrait être (Brise de vallée). Finalement, je me dis que le Nord n'est pas gênant si celui-ci reste faible. Il suffit de décoller en face Nord et de contourner le relief pour se mettrre face à la vallée. C'est ce que je fis tout en m'attendant de me faire brasser dès le relief passé car je serai dans les turbulences du relief. La transition de la vallée Vésubie à la vallée de Valdeblore passe par le col Saint Martin car je n'avais pas suffisamment de hauteur pour passer au-dessus du relief de la Balme. J'avoue que je n'avais pas chercher à trop rester en l'air avec ce Nord. D'ailleurs j'ai bien fait car celui-ci s'est renforcé par la suite. Une fois le col St Martin franchi, j'étais dans une masse d'air agitée par l'Est qui rentre au Col. Je me retrouve à voler dans des turbulences bien compréhensive ce qui me motiva à poser assez rapidement. Bricoloup quant à lui, a préféré ne pas s'envoler dans de telles conditions et s'en est redescendu à pieds comme je l'avais d'ailleurs fait lors de notre dernière sortie pour les deux caissons décousus après l'avoir accroché au sol.


Le Mont Mangiabo (1821m)

21 Mai 2009: C'est un rando-vol qui est prévu avec le club Roquebrun'ailes. Le rendez-vous est fixé pour 6h15 à l'ancienne coopérative de Sospel. Nous sommes 7 pilotes (Brico, Philippe, Jean-Michel, Patrick, Raymond, Alex et moi). Deux groupes se constituent en fonction des capacités physiquement de chacun et le départ de la rando ne sera pas le même pour chacun des groupe. Le groupe le plus sportif, composé de Raymond Pesce et Patrick Calcagno, démarre du village de Sospel. Mon groupe a décidé de raccourcir considérablement le parcours en montant avec un véhicule jusqu'à 900 m de dénivelé par le Brouis. Le sommet du Mont Mangiabo culmine à 1821 m ce qui fait environ 900 m de dénivelé à gravir alors que pour le groupe des deux plus vaillants, ce sont près de 1500m à arpenter. Nous arrivons sur le sommet du Mangiabo en premier mais le groupe sportif à l'extrême arriva une demi-heure après nous... bravo à Patrick et Raymond pour l'exploit. Ce qui m'a surpris le plus c'est l'état de fraicheur dans lequel ils sont arrivés. Ils auraient pu continuer sans problème. Maintenant, il convient de penser à l'envol et ce qui conditionne cela, c'est évidemment l'aérologie locale. La pente est en Sud et l'alimentation vient par derrière. Quelques petits déclenchement de thermiques se manifestent tout comme d'ailleurs quelques Dust qui enroulent certaines ailes étalées sur le déco improvisait.Alex est motivé pour décoller en premier, il connait le coin, ensuite je sens Philippe prêt à enchainer derrière.... les autres ne semblent pas pressés. Pour ma part, j'avais envisagé de décoller après Brico afin de filmer son déco mais ... les conditions aérologiques très aléatoires ne me permettent pas de respecter cette première idée. Les deux à trois tentives d'Alex ont échoué à cause d'une brise arrière et de cet Ouest qui fout un peu le bordel sur le déco de surcroit des petits dusts étaient égalementde la partie. Nous espérons tous que cela change avec une brise de face puisse s'installer grâce à l'ensoleillement, mais rien n'y fît. Je n'espérais qu'un petit cycle pour que je puisse lever l'aile et décoller aussitôt. J'étais prêt, une soufflette continue et de face s'anime, je lève l'aile et je profite de cette aubaine. J'ai décollé, une fois écarté du relief, l'aérologie se montre saine, je file droit devant en espérant ne pas rencontrer de dégueulante car l'objectif, malgré tout est assez loin du lieu de décollage. J'arrive assez au-dessus des reliefs pour finalement atteindre l'objectif et poser sur un terrain bien alimenté par une brise de vallée. Au final, nous avons tous pu décoller et non sans difficulté pour certains à cause d'une aérologie bien capricieuse.


Le Mont Petoumier (2604m)

26 Mars 2009: Comme prévu, je me rends à l'atterro de Soun Dal Pra pour rejoindre mon ami Bricolo. Notre objectif est de glaner un des monts qui surplombent le Val de Blore. Nous pensons aller du côté du Mont Petoumier (2604m) et si tout va bien, on pourrait continuer vers le Mont Pepoiri (2674m) avec l'optique d'y décoller. La faisabilité de ce rando-vol dépend de plusieurs paramères comme, la consistance de la couche neigeuse, la météo et l'aérologie locale. A priori, la météo est excellente. Question aérologie, il est trop tôt pour tirer des plans sur la comète mais, nous avons gardé en mémoire que les prévisions météorologiques annonçaient un vent de 100 km/h en altitude ce qui pourrait contrarier la faisabilité du vol si cela en était ainsi. C'est de la station à 1500m d'altitude que nous démarrons la rando. Notre objectif est d'atteindre au moins le Mont Petoumier et au mieux, selon les conditions, le Mont Pepoiri. Le ciel est bleu azur et la température est fraîche mais pas glaciale. La neige, nous la rencontrons dès le départ et celle-ci se montre assez consistante pour tenir à notre passage. Nous ne rencontrons pas de difficulté majeure au cours de notre ascension vers les cîmes. Arrivés au niveau du décollage de la balme, les conditions aérologiques pour le vol libre sont bonnes. Le vent tant redouté ne s'est pas encore manifesté. Nous continuons notre chemin en direction du Mont Petoumier. Une cime que nous connaissons bien mais sur laquelle nous n'avons jamais décoller de ce point culminant. Arrivés sur ce sommet, nous constatons que les conditions aérologiques sont toujours aussi favorables. Le vent ne s'est toujours pas levé, le ciel est toujours aussi bleu azur et le socle neigeux, nous porte toujours aussi bien et, ne sert pas de patinoire. Les conditions nous sont favorables aujourd'hui, aussi, nous voulons en profiter, c'est la raison pour laquelle nous continuons notre chemin pour tenter de rejoindre le sommet du Mont Pepoiri. Arrivés à son pied, nous empruntons l'arête qui nous mène à sa cime, mais au bout d'une cinquantaine de mètres nous prenons la décision de tourner les talons car le risque de chute par glissade est beaucoup trop important. En effet, nous ne sommes pas équipés de crampons. Nous rebroussons chemin pour s'en retourner sur le Mont Petoumier. C'est de ce sommet qui culmine à 2604m que nous décollons. A l'endroit où je me suis placé (sur le petit Dôme), il y a à peine la surface pour étaler mon aile. Cela a suffit pour que je fasse un prégonflage, puis à lever l'aile pour m'envoler. Merci brise de Sud-Ouest de 15 km/h !!. Elle m'a rendu l'envol possible à cet endroit. Après avoir levé l'aile pour sentir la masse d'air et après 2 essais, la 3ième levée fut la bonne pour l'envol.. J'ai volé durant 23 minutes, en ayant pris le cap sur la Balme tout en survolant la crête qui m'y emmène et que nous venions de gravir à la force de nos mollets. Je suis passé tout près du Brec du Petoumier (2520m). Après être passé au-devant du Baüs de la Fréma sur son versant Ouest, je suis allé survoler le Conquet puis le Pic de la Colmiane. A cet endroit, l'aérologie est assez malsaine à cause du Sud qui rentre et qui me met sous le vent. Durant le vol, j'ai ressenti des thermiques qui déclenchaient un peu partout et rendant la masse d'air assez agitée, mon aile réagit volontier avec du tangage et du roulis. Je ne m'obstinais pas à la contrer afin de la laisser un peu voler au gré du vent. Je pars du principe qu'une aile est vivante dans une masse d'air et qu'il est tout à fait normal qu'elle cherche sa vitesse de vol, il convient pour autant de ne pas lui donner la possibilité de prendre trop d'inertie au risque de l'aider à s'emballer un peu trop avec les mouvements pendulaires que provoque le poids du pilote dans le mouvement de compensation. Ma devise est de donner de la vitesse à l'aile ce qui revient à dire que je vole plutôt bras haut.



Le Mont Capelet supérieur (2637m)

18 Mars 2009: En ce mercredi, Brico et moi avions décidé de s'offrir un rando-vol et pas des moindres puisqu'en regard des prévisions météorologiques, le Mont Capelet Supérieur devrait nous être accessible cette fois-ci. L'objectif du jour est d'aller fouler ce sommet qui culmine à 2637m. Pour la circonstance, nous nous sommes équipés de bâtons rétractables et d'un piolet (merci Bricoloup pour le prêt). De l'endroit où nous avons démarré la rando, c'est plus de 1400 m de dénivelé qui restent à gravir pour atteindre l'objectif. Il nous a fallu précisément 5 heures de marche avec une neige bien présente, plus ou moins molle selon les endroits et la couche était encore bien épaisse ... surtout sur les sommets. Nous avons suivi les traces de raquettes et de ski pour nous éviter de trop nous enfoncer dans cette neige de printemps tendant à fondre au soleil. Les conditions climatiques sont douces et le rayonnement solaire aura été rude au cours de cette journée. C'est à 7h58 que nous avons commencé à fouler nos premiers pas pour rejoindre la cime du mont Capelet supérieur tant désiré. A 10h30, nous étions au pied du Mont Capelet inférieur (2419m). Il nous aura fallu 50 minutes (11h20) pour venir à bout de ce Mont sur lequel nous avions, Bricoloup et moi, eu le plaisir de décoller il y a quelques temps. Sur ce point culminant, nous avons fait une petite pause d'une dizaine de minutes afin de nous restaurer et se reposer des efforts fournis jusqu'ici. A 11h30, nous reprenons notre marche en direction du col qui sépare l'inférieur au supérieur. La neige n'est pas vierge, on y trouve des traces de skis mais aussi de loups qui longent l'arête qui amène à l'objectif. Pour venir à bout de ce sommet, il nous a fallu 90 minutes et dans sa dernière portion, même si la neige n'était pas dure, le piolet nous a bien servi pour s'aider à gravir un fort pourcentage de pente que j'évalue avec un bon 60% de dénivelé. Nous avons eu la chance d'avoir une neige non verglacée car nous n'avions pas les crampons mais le risque de glisser existait tout de même et notre attention était particulièrement fixé sur ce risque car rien n'aurait pu nous retenir afin de ne pas dégringoler au plus bas de la pente avec les conséquences que cela comporte. C'est à 12h59 précisément que je touche la plaque solaire qui surpplombre ce sommet. C'est un vent météo de Nord de 15 km/h environ avec rafales (25 à 30 km/h) qui s'anime sur ce sommet. Cette aérologie est peu compatible pour un décollage sur un sommet qui présente, pour nous libéristes, une seule pente en versant Ouest. Il fallait donc attendre pour espérer décoller avec l'espoir qu'une brise de pente en face ouest vienne contrer ce Nord bien gênant. Dans le pire des cas, j'avais déjà dans la tête de décoller en crabe car je me voyais mal redescendre à pieds ce que nous venions de monter..... d'autant que la neige doit être une véritable soupe. Après une bonne heure d'attente, des périodes d'accalmies se faisaient sentir et Bricoloup choisit ce moment là, pour décoller. Bien que les conditions ne sont pas des plus favorables, Bricoloup s'élance face à la pente avec un dos/voile pour la circonstance. Le décollage ne fut pas des plus aisé mais mon ami Brico a su gérer une aile qui a eu beaucoup de mal à monter et à se mettre au-dessus de sa tête. J'ai pu observer chez mon ami, une certaine maitrise d'une situation compliquée. Quant à moi, il m'a fallu tenter plusieurs décollages car le Nord reprenait de plus belle. Finalement, je décolle avec du Nord avec une prise de vitesse en crabe. Mon vol s'est terminé à Roquebilière même si je m'attendais à me faire contrer en vallée du fait du fort ensoleillement, de la saison et de l'endroit qui favorisent l'effet venturi. Après hésitation, j'avais pris la décision de poser dans un endroit que je connaissais bien et après avoir évaluer la force de la brise de vallée. Celle-ci, me permettait d'avancer et donc, à priori, de poser sans encombre. Il est vrai qu'il m'a fallu tenir l'aile car la biroute annonçait clairement une brise soutenue à l'endoit du posé et l'aérologie était assez pertubée. Je retiens de ce vol, un vol où il ne fallait pas rester inactif afin de gerder l'aile dans un domaine de vol. Il m'était nécessaire de bien percevoir lesréactions de mon aile et être particulièrement à l'écoute de l'aérologie pour donner des réponses adaptées tant aux commandes qu'à la sellette. En effet, l'aérologie était mal saine de par une masse d'air très instable et des thermiques qui déclenchaient de par le fort ensoleillement qui avait sévi durant toute la matinée. J'ai subi de bonnes dégeulantes et des remontées à gérer sans parler de mon aile qui était dominé par les mouvements agités de cette masse d'air pertuirbée que j'avais à gérer. Le posé près du terrain de football fut sans encombre en ayant assez bien anticipé le risque de reculer en cas de forte brise de vallée. Quant à mon ami Bricolo, inquiet de par trop d'inconnus, a préféré poser en amont afin de ne pas subir l'éventuel effet venturi tant redouté. Son posé fut fait tout près de l'endroit où nous avions laissé un véhicule. Le traditionnel rendez-vous au bar pour savourer biere ou panaché s'est fait au village de Roquebilière afin de fêter les 1400m de déniv gravis en 5 heures ainsi qu'un peu moins de 2100m de dénivelé qu'offre cette rando.


Sur le Mont Capelet inférieur (2419m)

28 Janvier 2009 - Aller vers et sur la cime du Mont Capelet Supérieur qui pointe à 2639 m d'altitude est un de nos projets en cours. Pour Brico et moi, ce sommet est un de nos objectifs majeurs. En cette belle journée ensoleillée et présumée sans vent ou de force faible par Météo France, nous nous rendons à Roquebilière (Vallée de la vésubie) pour y laisser un véhicule. Ensuite, nous prenons la route en direction du village Belvédère que nous traversons et prenons le chemin qui va nous mener où nous commencerons la rando. Nous la commençons à un peu moins de 1200 m d'altitude et il nous reste à gravir un peu plus de 1400 m de dénivelé pour atteindre le sommet du Mont Capelet supérieur (2637m). Pour cette occasion, j'emmene avec moi une paire de raquette à neige que je mets au bout d'une heure de marche. D'emblée, on gravit une bosse d'un dénivelé conséquent, donnant ainsi le ton aux mollets qui se durcissent et au coeur qui tachycarde quelque peu avec les efforts déployés durant cette phase. Une fois fait, nous avons à fouler une crête, arborée de mélèzes, qui se dessine avec peu de dénivelé ce qui nous permet, de souffler un peu. Il y a des traces de skieurs de randonnée que nous suivons volontier. Nous avons d'ailleurs en vue, devant nous, deus skieurs qui semblent se diriger vers les sommets du Mont Capelet. Nous avançons à petits pas pour gérer au mieux nos efforts car le chemin nous le savons long, très long avant d'atteindre un objectif que nous n'avons jamais réalisé. Au fil de notre avancée, nous appercevons enfin le Mont Capelet inférieur et le Mont Capelet Supérieur. Quand je lève les yeux, mon regard n'a comme seul point de mire le sommet le plus haut. L'idée de décoller de cette cîme me vient assez souvent à l'esprit, tout en pensant à l'équipe de Gréo emmené par Luc Armand quelques jours auparavant. L'itinéraire que nous avons élu n'est pas le même, ils étaient arrivés en Sud si je ne me trompe pas et nous, nous le convoitons en avançant vers lui sur sa face Ouest. A mi-parcours, la couche de neige est très épaisse et mes raquettes me sont utiles pour ne pas m'enfoncer pourtant, je me suis retrouvé à devoir sortir d'un trou dans lequel je suis tombé jusqu'aux épaules. J'aurai pu même descendre plus bas si je n'avais pas, par réflexe, écarté les bras pour m'accrocher aux pourtours de ce trou béant. La profondeur du trou était d'au moins deux mètres, j'ai échappé de justesse à un incident de parcours qui aurait pu me clouer là. Après cette mésaventure, Brico et moi reprenons la marche pour s'attaquer à la deuxième difficulté du parcours pour passer un nouveau raidillon. J'y laisse quelques forces en cherchant des appuis avec mes raquettes sur cette pente très enneigée. Je suis satisfait d'avoir passé cette bosse car je découvre devant moi et pas loin, le Mont Capelet inférieur. Il se présente comme un dôme et propose une surface idéale pour s'élancer et décoller avec nos parapentes. Juste derrière et à sa droite, il y a son grand frère: le Mont Capelet Supérieur. Celui-ci, se montre plus abrupt et moins acceuillant pour les randonneurs. On devine d'emblée qu'il ne se veut pas facile. Dans mon esprit, son ascension n'est pas gagné d'autant que nous ne sommes pas encore arrivés sur le petit frère après 3 heures de marche. La troisième difficulté de la rando s'impose à nous, elle n'est rien d'autre que d''arriver sur le sommet du Mont Capelet inférieur qui culmine à 2419 m. Nous sommes quasiment à son pied et pourtant, il nous a fallu près de deux heures d'efforts pour arriver au monticule de pierres garnies de petites stalactites qui surplombent ce sommet. La difficulté est matérialisée par un manteau neigeux constitué de plaques verglacées craquant sous nos pas et se détachant par endroit au point de rendre l'ascension périlleuse. J'ai dû d'ailleurs oter mes raquettes devenues plus dangereuses qu'aidantes en regard d'une pente prononcée et glissante. Avec la pointe de mes chaussures, je dois marquer une empreinte qui me permet de prendre appuis à chacun de mes pas. Le piolet, de mon ami bricolo qui est passé devant pour la circonstance, à bien servi également. Ce simple sommet si acceuillant d'apparence, nous demande de nous adapter à sa topographie et c'est au bout de 5 heures de randonnée que nous arrivons enfin sur sa cime. A cet endroit, le sommet du Mont Supérieur (2637 m) est vraiment tout prêt. On a l'impression de pouvoir le toucher mais quand on regarde l'arête qui est à gravir, celui-ci se montre intouchable sans équipement spécifique que sont les crampons et piolet que nous n'avons pas. Ce n'est donc pas pour aujourd'hui l'envol à 2637 m d'autant que dans le dernier raidillon, des contractures involontaires appelées plus communément crampes se manifestent allègrement. Elles me signalent mon manque de conditions physiques et surtout, que j'avais quelque peu puisé dans mes ressources physiques et physiologiques. Il est à noter deux départs en glissade qui auraient pu ne pas être contrôlées et se terminer en catastrophe. Avec mon ami Bricoloup, nous abdiquons de convoiter le haut sommet pour nous contenter de décoller de ces 2419m. L'objectif N°1 sera pour une prochaine fois. Nous étalons nos ailes sur ce dôme bien blanc et reluisant par les rayons de soleil qui viennent se projeter. Un léger vent de Nord souffle à cet endroit ce qui nous fait deviner un décollage en crabe. Après avoir troqué mes vêtements humidifiés par la sueur pour des vêtements secs, j'équipe mon casque d'une caméra Panasonic HD-SD9, je fixe mon secours light en ventrale, je mets mes gants de VTT d'hiver pour être fin prêt à décoller. Je lève par deux fois mon aile pour vérifier la bonne présentation des choses. Vérifications faites, je marche puis m'élance face au vent et me déplace en crabe jusqu'à ce que l'aile me prenne en charge. Finalement, je vole en laissant Bricoloup seul sur ce dôme. Tous ces efforts pour un vol qui reste assez simple sur le plan technique mais qui est d'une saveur exquise car il est la récompense de tant d'énergie déployée. Ce vol se termine à "l'atterro" de Roquebilière où j'ai fait un posé un peu court (devant la barrière) mais doux et sur les pieds. Brico se montre plus précis que moi. Il avait pu avoir lecture de mon approche et de mon posé pour comprendre qu'il y avait un peu de brise montante. Comme de coutume, un panaché pour Brico et une pression pour Polo arrosa nos gosiers pour cloturer ces moments forts du vol libre comme nous le concevons.



Rando-Vol du Mont Capelet Supérieur
17 Janvier 2009 - Avec mon ami Bricoloup, nous pensions que les conditions étaient réunies pour tenter de rejoindre le Mont Capelet Supérieur afin de faire notre premier décollage de ce point culminant. Nous avions choisi d'attaquer la rando à partir de la vallée de la Gordolasque tout près de Saint Gras. Le versant à gravir pour arriver sur une des crêtes est à l'abri du soleil. Dès le départ (9h15), il y a une épaisseur de neige bien conséquente. Je m'équipe d'emblée de mes raquettes de neige. Les conditions de cette rando s'annoncent difficiles et seront comme telles d'ailleurs. Nous avons mis 2h15 pour seulement 200 mètres de dénivelé arpentées. En dernière portion de l'ascension qui nous aurait permis de basculer sur la crête qui surplombre le village de St Gras, nous n'arrivions pratiquement plus à avancer sans y perdre 90% de nos forces. La partie à gravir s'imposait à nous avec 60% de pente. Je m'enfonçais dans la poudreuse jusqu'aux genoux malgré les raquettes. Le risque de dévaler la pente ou simplement dévaler avec (si vous voyez ce que je veux dire) était grand. C'était devenu perilleux de continuer dans ces conditions d'autant que les seules traces que nous apercevions étaient celles de cervidés. Nous étions en pleine rando sauvage sans réellement savoir ce qui nous attendait. C'est donc au pieds de gros rochers qui ne nous permettaient pas de deviner le profil du terrain à fouler que nous prîmes, après réflexions et hésitations, la décision de retourner au véhicule. Les 1300 m qui restaient à gravir pour atteindre le sommet que nous visions n'était plus de la partie. Il faut savoir abdiquait parfois pour mieux y revenir et atteindre l'objectif sans mise en danger qui ce jour, est de toute évidence bien présente. L'atteinte du sommet du Mont Capelet supérieur est remis à vendredi si la météo est bonne. Le tracé de la rando ne sera pas la même. Nous tenterons ce jour là, de passer par un versant ensoleillé et donc moins neigeux.


Sur le Brec du Petoumier (2566m)

12 Janvier 2009 - C'est mon premier rando-vol de l'année. Météo-France avait annoncé une superbe journée dans le département et nos chaines montagneuses n'y ont pas échappée. Le seul Hic c'est qu'un vent de Nord est prévu pour toute la journée mais faiblissant dans sa deuxième partie, c'est à dire dans l'après midi. Bricoloup et moi décidons de partir tout de même en randonnée et pour ce qui sera du vol, on avisera sur place. Après avoir laissé une voiture à l'attérro de Soun Dal Pra (1300m), c'est de la station de la Colmiane (1500m) que nous commençons la rando. C'est une rando de 1066m de dénivelé qui se présente à nous pour parvenir jusqu'au sommet du Brec du Petoumier (2566m). Le terrain de marche est recouvert d'un épais manteau neigeux et pour la circonstance, je m'équipe de raquettes, de bâtons et de mon sac sellette qui contient également mon aile Ultralite d'Ozone. Brico fait le choix de laisser les raquettes dans le véhicule car selon lui, le parcours est très fréquenté par les randonneurs. Leurs traces devraient avoir tassé la couche de neige, ce qui devrait éviter à Brico de s'enfoncer à chacun de ses pas. Effectivement, l'analyse de mister Bricoloup s'avère juste. Je ne regrette pas pour autant d'être équipé, ceci me permet de me familiariser à marcher raquette au pieds. Durant le parcours, nous croisons des randonneurs qui s'adonnent au plaisir du ski de randonnée. Certains sont partis bien avant nous et se régalent à dévaler la pente en skiant. Nous concernant, notre rando a démarré à 9 heures et l'objectif est atteint à 12h15. Au grè de notre avancée, nous avons rencontré des difficultés physique surtout dans la dernière portion où le dénivelé était le plus important, mais nous sommes allés jusqu'au bout rien qu'en pensant au 1366m de descente en volant sous notre chère aile adorée !!!!!. Une fois arrivés sur le sommet du Brec, c'est un vent du Nord-Nord Est bien soutenu mais laminaire (un bon 35 km/h) qui nous accueille et nous dit "mes petits, c'est pas maintenant que vous allez pouvoir décoller". Effectivement, dans ce coin, il n'est pas question de prendre l'envol avec du Nord. Le maitre mot sera donc "Patience" et pour cela, nous nous mettons à l'abri de vent glacial en se plaçant derrière une crête en face Ouest et où nous pouvons apprécier un panorama sur plus de 280 degré. Vue sur l'Est, Sud et Ouest. Nous nous sommes cachés seulement du Nord et l'on peut imaginer pourquoi. A l'inverse, pas un seul nuage... seul un ciel bleu plus bleu que bleu domine nos têtes. Ah si, un petit nuage par effet de foehn me semble t-il, réside derrière le Gelas. Pour attendre une accalmie et espérer voler, nous avons fait une pause, allongés à même le sol blanc durant le temps nécessaire et ce temps, ne fut qu'une petite demi-heure. Finalement, le vent est assez vite tombée. Bricoloup, ne tarde pas à rejoindre de nouveau le sommet du Brec situé à une trentaine de mêtres où nous avions posé. De l'abri j'avais perçu que le vent était tombé mais je vérifie cela en demandant à bricoloup de confirmer, ce qu'il ne manque pas de faire. Quand je dis qu'en montagne tout va très vite ..... cela confirme la règle. Je me dépêche à le rejoindre pour étaler m voile mais voila, mon aile est détachée de la sellette et c'est le bordel dans les suspentes et les élévateurs. Aidé par mo ami, le problème est assez vite résolu. Il n'y a plus de vent et même pas de brise,... tiens donc ! une petite brise ce serait cool quand même pour vérifier mon cône de suspentage avant de tenter de décoller. La brisette finit par venir mais mon aile est moins bien exposée que celle de Brico ce qui complique un peu les choses. Je tire les "Avants" pour mettre en forme le bord d'attaque de mon aile ultra légère. La brisette est suffisante pour redresser les caissons et déployer le haut de mon aile à l'horizontale. Je recule pour lever mon aile mais je m'enfonce dans la neige provoquant ainsi ma chute. Toutefois, je n'ai pas laché des yeux l'aile qui s'élevait afin de profiter de ce temps pour inspecter le cone de suspentage. Tout est ok. l'aile est restée assez en forme quand elle est retombée au sol. je me relève et je réitère la tentative de levée d'aile tout en me méfiant de la chute. l'aile vient en applomb de ma tête, je me retourne et je fais quelques pas pour l'envol. C'est gagné, je vole après une toute petite foulée...., une foulée rendue légère grâce à la portance de mon parapente. Le décollage s'est face à l'Est, et je suis resté sur ce versant jusqu'à la Balme en contournant le Baüs de la Fréma par le col St Martin. Il y avait du thermique au devant des parois rocheuses de la Balme en face Sud, mais l'aérologie était peu saine dans ce coin. Je décide de m'écarter des paroies pour aller au-dessus du Suquet, puis vers le Pic de la Colmiane. A cet endroit j'étais sous le vent d'un Sud-Est léger mais suffisant pour me descendre plus vite que de moyenne. L'atterrissage était donc imminent. La manche à air tourne tantôt Sud, tantôt est. Je choisi de poser face au Sud et le poser fut tranquille sur une bonne couche de 25 cm de neige à l'atterro. Le temps de mon vol fut court (12 à 13') mais ce n'est pas important pour moi, ce qui compte c'est l'ensemble de cette sortie et cette beauté majestueuse que nous offre la nature. Brico quant à lui, a décollé et posé après moi. Son vol dura un peu plus longtemps que moi et son posé fut différent du mien en posant face à l'Ouest. J'ai posé quelque peu fatigué de la randonnée ce qui me fait dire que je manque de physique. Il va falloir faire plus de rando-vol pour combler cette lacune !! Le rando-vol s'est terminé autour d'un panaché pour Brico et d'une Pietra pour moi Glou glou glou ....






Revenir au contenu | Revenir au menu