Parapente Passion 06


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2008

Parapente


2008 l'année des plaisirs variés


Roquebrune Cap Martin

23 Décembre 2008 - Je suis seuvré de vol en parapente depuis près d'un mois et malgré mon manque de forme à cause d'un refroidissement qui ne me quitte pas, j'ai enfin repris les commandes de mon aile Aspen 2 pour décoller du Mont Gros. C'est avec Bricoloup que je retrouve le chemin de l'air et de ses courants. Peu de monde au décollage hormis quelques français venus d'ailleurs .... La brise est très faible voire descendante par moments. Sur la mer, la tendance est Ouest. Il est bon de tenter le chateau pour du soaring. Si j'ai décollé en Sud-Ouest, j'ai vite fait à prendre le cap du vieux village de Roquebrune afin de faire la mouette au pourtour de la vieille ville. Que du bonheur de zoner dans ce coin durant une 30'. Comme tout a une fin, je me décide d'aller sur la mer et rejoindre mon ami Bricoloup en train de jouer avec son aile (brise S-O de 20 km/h). Avec une brise laminaire de 15 à 20 km/h, je me suis posé sur la pointe des pieds et joué avec aile pour le fun, le plaisir de sentir mon aile flirter avec l'air. Nous étions en totale communion (aile-air-pilote) pour une sacrée union le temps d'un nouveau vol.



Cime de la Vallette de Prals (2496m)

27 novembre 2008 - La Cime de la Vallette de Prals est un sommet à 2496m que nous visons avec Brico depuis quelques temps mais à chaque fois, les conditions météorologiques n'étaient pas favorables. Cette fois-ci, la météo nous sourit. Rien ne semble pouvoir contrarier notre projet. C'est avec Gaby et Brico que je vais vivre cette aventure. Le rdv de 8h est respecté et après avoir mis en place une flammèche à l'attero de Roquebilière, nous montons dans le 4x4 de Gaby pour rejoindre le point de départ de la rando. Si la rando est assurée, l'envol dépendra des conditions que nous trouverons au sommet. En montagne, nous craignons toujours la présence d'un vent météo nous interdisant la cerise sur le gateau. Gaby s'est montré performant en atteignant le sommet en 3 h. Pour ma part, j'ai pratiquement toujours fermé la marche pour éviter de me mettre dans le rouge. Je suis le seul à être équipé de raquettes car j'avais prévu une épaisse couche de poudreuse à proximité des cimes. Les raquettes me sont utiles mais par inhabitude, elles deviennent lourdes et me provoquent une lombalgie. A l'approche du sommet, la neige est suffisamment dure pour m'éviter de m'enfoncer à chacun de mes pas. Le sommet atteint, j'écoute l'aérologie. Celle-ci nous donne des indications favorables pour l'envol. Le sommet a une face d'envol sur trois versants: Est, Sud et Ouest et il y a un léger SE. Nous étalons nos ailes sur la Face Sud. Je m'empresse d'étaler mon aile car j'ai à fixer les élévateurs à la sellette (ouf ! pas de vent sinon, ça aurait été le merdier). Mes compères sont prêts à décoller. Brico s'envole avec un dos-voile. Il nous apporte des indications sur la masse d'air en le regardant évoluer. Gaby, dos à la voile, s'élance à son tour. Je regarde et apprécie les deux envolés et m'élance à mon tour avec un face-voile malgré l'absence de brise de face. Avec cette technique, je lève la voile en reculant, puis je me retourne face à la pente pour la course d'envol. Par manque de brise, l'aile met du temps à me prendre en charge. C'est 2000m de dénivelé à survoler. Je partage le ciel avec des aigles qui se montrent intrigués de ma présence dans leur aire. La masse d'air est saine avec des thermiques qui secouent mon aile par moment. Gaby et Brico, plus haut que moi tire un meilleur profit du vol. Je ne cherche pas à profiter des ascenseurs qui se présentent à moi. Malgré les moufles de ma combinaison, le froid rend mes doigts de ma main gauche douloureux. A la limite du supportable, je ne prends que quelques photos. Après une bonne demi-heure de planer, je me pose à Roquebilière comme prévu et rate une nouvelle fois, mon posé. C'est vraiment pas agréable de poser ses fesses et son aile dans un terrain boueux. Contrairement à moi, mes amis ont très bien posé. Un de mes prochains objectifs sera de poser pieds au sol en restant debout. Merci Brico et Gaby pour votre enrichissante compagnie. Vive l'effort et le plaisir qui en découle !!


Du sommet de la Vallette de Prals



Sur Roquebrune

26 Novembre 2008 - Vols biplace prévus avec Nathalie et Leatitia. Beau temps, ciel pur et quelques nuages sur les reliefs. Pour le premier vol, il y a une brise de 15 km/h en Ouest. Avec Nathalie, on décolle et l'on prend 100 m au-dessus du déco. Je prends cap sur le vieux Roquebrune et planons sur le cap et la mer avant de poser sur la plage de Cabbé. Suite à ce vol, je remonte au déco avec Leatitia qui avait déjà volé à Sospel. Il faut attendre car la girouette pointe vers le Nord à 14h. J'en profite pour vider les caissons du sable introduit lors du posé. Entre temps, les conditions s'améliorent. On se prépare en 10 minutes nous sommes prêts à décoller. C'est avec la même technique que je lève mon aile et l'envol est sans encombre. Finalement, mes deux passagères ont bien assuré. Nous ne survolons pas le déco mais la mer. Il est difficile de redescendre car l'ouest s'est renforcé et nous maintient aisément en l'air. je fais les oreilles et de timides 360 que Leatitia apprécie pour les sensations que ça procure. Pour le posé, la brise est plus dynamique qu'au premier vol. Je briefe Let et lui propose le deal de rester debout au posé avec comme objectif secondaire de marcher en gardant l'aile au-dessus de nos têtes. Ce challenge réussit nous apporte plus de satisfaction.





Cîme du Mont JOYE (2366m)

18 Novembre 2008 - Je l'attendais ce jour malgré une météo très incertaine. Nous devions randonner aux Cîmes de la Valette de Prals pour y décoller et poser à Roquebilière ou tenter de basculer dans le Valdeblore en survolant le col  Saint Martin. Cela relève d'un rêve car c'est un ciel bien bas et gris qui nous accueillent  Le vol peut être facilement compromis mais la rando reste bel et bien au menu. Nous sommes 6 au rdv de 8h près de l'atterro de Roquebilière. Nous attaquons la rando au-dessus de Belvédère. Le pessimisme nous fait changer d'objectif et visons un sommet plus proche: la Cime Joia. Gaby atteint la cime 30' avant nous. Brume, nuages, vent et chute de  neige, inspire qguère gaby qui rebrousse chemin après nous avoir attendu au sommet. Nous n'étions qu'au pied de la cime de Joia lorsqu'il nous croise, il nous donne ses impressions pour l'abandon de l'envol. Je continue à grimper pour atteindre monn premier objectif (le sommet). Le reste du groupe fait de même et l'on constate la beauté des lieux. Les conditions météorologiques sont vraiment mauvaises. Patrick, Jean-Claude et Nadine abadonnent l'idée de décoller du sommet et redescendent comme l'a fait Gaby. Seul Brico est resté avec moi. Le vent froid et les précipitations de neige viennent se projeter sur nous, pour autant, je déballe mon ultralite pour jouer avec. L'aérologie est franchement dynamique ... je bataille à gérer l'aile qui s'agite tel un étalon fougeux. Le taux d'humidité est tellement important que la vallée se bâche. La vision est très opaque, d'épais nuages se forment, s'amoncellent pour donner un ciel bien gris et sombre. Qui peut penser qu'on décollera ? Pour moi, la seule possibilité est d'attendre. En montagne ça va si vite !!! Malgré ce que la nature me montre, il me semble judicieux d'attendre une petite heure et je ne suis pas motivé à redescendre. Le problème, c'est que le froid refroidit les espoirs de Brico ... En attendant, je m'amuse à faire voler mon aile en défiant l'aérologie. Mon optimisme et attitude défiants paraissent pathétiques car à l'instant même que je fais voler mon aile, vouloir décoller est impensable. Il n'est pas question que je m'envole, mais de patienter en jouant. Brico, saisit par le froid, veut quitter le sommet venté. J'abdique et remballe à la sauvette mon aile car difficile à plier avec le vent. Avec regrets, je suis Brico et son souhait de redescendre mais je n'abandonne pas l'idée que ça peut encore changer pendant que mes pas m'amènent vers le retour. Pendant ce temps, mes sens, sont à l'écoute de ce qui se passe autour de moi. J'attends un clin d'oeil de la nature dont je suis venu voir avec effort pour m'envoler. J'espère dur comme fer que d'un coup de baguette magique, il y aura un changement d'aérologie pour laisser place à notre vol. Tout en redescendant, je ne cesse de faire comprendre à Brico que l'on pourra voler si l'on se montre un peu patient. Il en a fallu des stimulations et motivations pour qu'enfin Brico, avec la venue d'un rayon de soleil et un vent moins virulent à deux cent mètres du décollage, ravise sa décision pour retrouver espoir d'un vol de 1800 m de dénivelé. C'est gagné ! Brico et moi remontons jusqu'au sommet. Au déco, on apperçoit nos amis qui ont fait halte aussi 300m pus bas sur une portion de relief qui peut servir de déco. Des vautours sont également de sortie et cherche à enrouler en versant Ouest du déco. Je redéballe mon aile, Brico sort la sienne. Après une âpre bataille avec mon aile qui s'excite sous les titillements du vent, je réussis enfin à la monter correctement au-dessus de ma tête pour la contrôler et défier cette aérologie dynamiquement musclée encore présente. Beaucoup d'hésitations pour Bricoloup à décider de décoller mais finalement, il arrive à  rester maitre de la situation et décollera après moi. Il me dit d'y aller ... j'enclenche les pas pour l'envol. Le vent vient frapper la face Ouest du relief avec un léger Nord. J'opte pour un décollage en crabe tout en bridant l'aile pour éviter une fermeture frontale soudaine comme elle avait fait il y a quelques minutes quand je m'amusais avec aile. Je recherche l'osmose en restant à l'écoute des réactions de mon aile pour la gérer. J'assure un bon décollage et je vole. Je pense à Brico .. , je le cherche des yeux. Je fais un demi tour avec mon aile et je l'apperçois avec sa Géo 2 au-dessus de sa tête. A ce moment là, je sais qu'il va décoller. Il décolle à quelques minutes près, juste après moi. Nos amis, à contre-bas, on leur aile déployée sur la neige et nous regarde. Ils sont prêts à passer à l'action. A l'approche de l'endroit où ils se trouvent, une aile décolle puis s'ensuivront les deux autres pour un vol que chacun de nous appréciera selon ses ressentis. En vol, l'aérologie est vraiment top. Du dynamique nous permet de rester au-devant le relief. Bricoloup choisit d'aller sur le versant Ouest tandis que moi, j'opte pour le versant Est pour découvrir le vallon de Graus vu d'en haut. Ensuite, c'est le survol de Belvédère et Roquebilière. Après cela, il me reste à poser ... C'est d'ailleurs la surprise du jour pour moi, l'atterrissage se fait avec un beau loupé au moment de mettre pieds au sol. J'ai décollé en premier, je pose en premier. J'ai la sensation d'avoir été utile en faisant le fusible au déco et à l'atterro. Si le décollage a été sans bavure, ce n'est pas le cas pour l'atterro. J'ai freiné trop tôt et manqué de vitesse pour l'arrondi. On en apprend tous les jours et chaque décollage, atterrissage est unique donc réflexion et analyse. Ce rando-vol s'est terminé dans une brasserie. Merci Gaby pour la navette.


Au décollage de la Cîme de Mont Joia




Le Mont Gros (Roquebrune Cap Martin)

16 Novembre 2008 - Après le Taf, je file au Mont Gros et Brico me prête une de ses ailes (la Golden 2) car je n'avais pu prendre mon matériel pour aller voler. Brico a fait une rando de la plage de cabbé au déco. A mon arrivée, Brico était prêt. Je déballe vite fait l'aile. Entre temps Brico décolle et prend le large vers le vieux Roquebrune. J'enchaine derrière car la brise ne sera pas plus soutenue (brise de 5km/h en S-O). Mon aile est orientée Ouest au sol. Je tends les élévateurs, je lève l'aile et je l'oriente plus en Sud-Ouest pour décoller. Une fois bien orientée, je me retourne et j'enchaine les pas pour la course d'envol. Je vole et me dirige illico-presto vers le vieux village de Roquebrune. J'y vais m'amuseer à faire l'oiseau environ 15' avec l'aérologie du coin. Puis je me dirige vers la mer, ensuite sur le cap Martin. Je m'amuse à rester en vol au maximum de mes possibilités en restant en harmonie avec la masse d'air. Dans un périmètre restreint, je m'éclate entre ciel et terre. J'exploite au maximum la moindre ascendance. Comme toute bonne chose à une fin, je pense à poser. A une quarantaine de mètres du sol, je fais ma finale et pose avec un grand sourire à côté de Brico. Grace à lui j'ai pu faire ce vol plaisant après une journée de travail. Merci Brico pour la Golden 2.




Roquebrune Cap Martin

9 Novembre 2008 : Je déballe l'aile Orca pour faire voler Patrick Chalier qui attend ce moment depuis 15 ans. 13h30, de la Gare de Roquebrune Cap Martin nous montons au déco en voiture pour éviter la cohue de la navette et arriver avant elle pour s'installer paisiblement. Mon objectif est d'éviter le sans gêne des touristes étrangers. Pas question de stresser de trop avant un envol en biplace. Dès notre arrivée, je déballe mon matériel pour être rapidement prêt à faire voler Patrick. Mon passager fut briefé dans le véhicule et au déco. Le feed-back ok, il ne nous reste plus qu'à mettre en application. Une brise de pente de 10 km/h prédomine en O S-O. Cela me satisfait amplement pour décoller. J'ajuste la sellette du passager, j'attends qu'il mette gants et casque et je l'accroche aux écarteurs. Avec un face-voile, je demande à Patrick de faire les premiers pas vers la pente et je recule pour tendre les suspentes et dresser le bord d'attaque de l'aile vers le haut. Je suis obligé de stimuler mon passager pour qu'il continue à poursuivre la traction car il avait interrompu cette action alors que l'aile était au deux tiers de sa montée. Je continue mon action jusqu'à ce que l'aile soit au-dessus de ma tête, puis je me retourne en demandant à mon passager d'accélérer le pas. Je m'appuis sur Patrick et je corrige le cap au frein gauche. Hop !... nous voila pris en charge par l'aile après 6 à 7 mètres de course. Mon passager est costaud avec ses 185 cm et ses 94 kg. Au bout de quelques secondes de vol, j'aide mon passager à s'enfoncer dans la sellette. Je glisse en Ouest vers les rochers de Laï Barraï ensuite je vise le vieux Roquebrune. Je pressens que ça tiendra un choua et mon pressentiment me donne raison. Nous arrivons bien au-dessus du village. Trouver de quoi rester n'était pas si évident que cela. En fouinant la masse d'air dans le coin, je me rends compte qu'il y a une zone ascendante tout près de la vieille ville. Je me suis amusé avec elle pour remonter dans la masse d'air au point de surprendre Patrick par le gain d'altitude que j'arrive à prendre. Nous nous sommes amusés à cela un bon quart d'heure. Ensuite, nous filons sur la mer. Patrick est enjoué et grisé par le calme que le vol en parapente procure. Il me parle lui aussi de liberté j'ai l'impression que l'on peut aller où l'on veut sans que l'on soit emmerdé... on est attendu en bas et bien on va de l'autre côté .... De toute évidence c'est un sentiment d'évasion non ? Pour le posé, nous nous étions fait le deal de posé pieds et de marcher l'aile sur la tête. Ce deal n'a pu être rempli car Patrick n'a pu rester debout alors qu'il avait fait le plus gros en posant debout mais s'est écroulé quand j'ai touché sol. Il parlera d'effet surpise et a du subir une force qui l'a tiré vers l'arrière à la retombée de l'aile. Ce sera pour une prochaine fois, la marche avec aile sur la plage de Cabbé. Patrick se montre enchanté de ce baptême de l'air pensé depuis tant d'années.


Patrick Chalier sous mon aile Orca




Le Mont Lapassé (2351m)

8 Novembre 2008 - Nous avions pour objectif d'atteindre le Mont Joia version Hiver mais ce projet a été avorté car nous avions raté un embranchement. L'épais manteau neigeux qui recouvre le paysage nous a fait perdre des repères. Nous nous étions trop enfoncés dans le vallon et l'on s'en est rendu compte quand on s'est retrouvé face à une bergerie. On a le choix de revenir sur nos pas ou bien continuer pour un autre objectif. Dans ce contexte nous avons préféré choisir un autre sommet. L'heureux élu fut le Mont Lapassé qui se trouve à notre gauche (en Ouest) alors que le MOnt Joia se trouve à droite. Niveau météorologie, le ciel est bleu et sans vent. On se dit que l'envol ne devrait rencontrer aucune embûche mais en montagne, ça va si vite... Durant notre rando, nous apprécions les diverses facettes que nous offre la montagne. Facettes évolutives au fil de l'ascension. La pureté de l'air dénuée de toute condensation nous permet de scruter l'horizon et appercevoir clairement une partie de la baie des anges. Vue imprenable d'ici. Le départ s'est fait avec gants et bonnet mais au fil des efforts je me retrouvre en T-shirt et crâne au soleil. Le parcours n'est pas difficile hormis la portion finale où le dénivelé s'accentue brusquement. Parfois, on s'enfoncons dans l'épaisse couche de neige. Nous n'étions pas équipé de raquettes à neige. Dans la dernière portion à gravir, je scrute ciel, reliefs et vallées pour avoir une idée de l'évolution possible des conditions qui auraient un lien avec la phase vol. Je constate qu'il y a une légère dominance Ouest du côté Valdeblore qui rabat d'épais nuages sur les bords supérieurs Ouest de la vallée de la Vésubie que nous avons à survoler. A cet instant, je me dis qu'il ne faudrait pas que cette évolution s'amplifie. Finalement, le problème viendra plutôt de l'action du soleil. Le soleil également au rendez-vous, réchauffe la terre et restitue de la brume par évaporation. Cet effet s'active assez soudainement et nous surprend un peu même si c'était prévisible. Les premières montées de brumes prenaient d'assaut progressivement la dernière bosse qui nous restait à gravir. Cette situation s'est quelque peu généralisée au point de ne plus voir à une centaine de mètre. L'envol était très compromis mais je reste optimiste pour une amélioration. Cette levée d'air très humide devrait disparaitre en basse couche une fois que la réaction de la convection se serait aménuisée. Nous continuons notre chemin dans une moiteur blanchâtre et atteigons le sommet du Mont Lapassé. Avec mon ami Bricoloup, on pose et analysons la situation. Je propose de déballer le matériel pour être prêt à décoller dès que l'opportunité se présente. Notre optimisme fut récompensé par une très belle éclaircie. C'est d'un très bel effet de voir le décor d'une vallée s'ouvrir à nos yeux de cette manière. C'est presque comme un rêve cette levée de voile blanc. Comme d'accoutumé, je suis le premier à être opérationnel pour l'envol. Je stimule Bricoloup pour qu'il ne traine pas car cette éclaircie peu disparaitre aussi vite qu'elle est venue et je décolle. La neige ne s'est pas dérobée sous le poids de chacun de mes pas ce qui m'a permis de continuer la course d'envol afin d'aider mon aile à se placer au-dessus de moi. Oh qu'elle a eu du mal à se placer et à me prndre en charge !!  vive l'accentuation de la pente car elle m'a donné un bon coup de main. Il faut dire que j'ai placé mon aile à un endroit bien trop plat. Je finis par décoller et voler au-dessus du manteau neigeux. Point d'ascendance hormis quelques bip bip de mon GPS qui me dit que par endroit ça ne dégueule pas trop. Je frôle les pentes pour le fun car point de vent, point de danger selon moi. J'ai failli d'ailleurs faire un touch'and Go sur une arête pentue d'un sommet. Brico me suit de très près sans que je le sache. Il me dira qu'il avait enchainé juste derrière moi. Il me semblait bien avoir entendu sa voix lorsque j'avais traversé une épaisse couche d'air condensée. J'évoluait dans un milieu très opaque. C'était comme si j'étais dans le néant ... quelle impression de solitude. A cet instant, je pense faire demi tour pour retrouver un cap visuel mais il y a le risque de faire une mauvaise rencontre car je ne localise pas Brico. Finalement, je redécouvre une image très détaillée des lieux dans lequel j'évolue. J'aperçois Brico qui vole à ma gauche à une centaine de mètres. J'en profite pour le prendre en photo et diriger ma caméra sur lui afin d'immortaliser ces instants. Le reste du vol n'est plus aventure puisque c'est un remake du dernier rando-vol fait au Mont Joia. Seul l'approche et l'atterrisage fut véritablemnt new look. La brise est descendante et l'approche se fait en aval du terrain. Un peu plus compliqué que la fois précédente mais sans embuche. Je me suis enrichi de cette expérience.



En attente de décollage, je suis sur le Mont Lapassé ....



Le Mont Joia (2366m)

25 Octobre 2008 - C'est un rando-vol qui est prévu pour ce jour. Avec Bricoloup, le rendez-vous a été fixé pour 8h à Roquebilière pour y laisser une voiture. Notre objectif est d'atteindre le sommet du Mont Joia. Il se trouve entre les vallées de la Vésubie et de la Gordolasque. De ce sommet est prévu l'envol et le posé au pourtour du stade de foot qui se trouve dans le lit de la Vésubie. De l'endroit où nous laissons le deuxième véhicule, il reste à randonner environ 2 h pour atteindre la zone de décollage. Au fil de notre ascension, c'est un décor magnifique aux couleurs de feu que nous offre l'automne. Sur le sentier, des bouzes de vache énormes laissent penser que les vaches sont d'un autre monde .. un monde grandiose mais il y a aussi un vent météo d'Est que nous ressentons très bien laissant plâner une forte incertitude pour l'envol. D'ailleurs, la force du vent qui se situe entre 25 et 30 km/heure nous fait pressentir qu'il y aura de la frustration à gérer. Ce n'est pas pour autant que je désespère car, la nature est parfois pleine de surprises. Le ciel est gris, il y a même des nuages très étirés ayant, à quelque chose près, la forme lenticulaire. Ceci n'est pas pour nous rassurer, d'autant que le vent d'Est devenant par la suite Nord  est d'une force qui ne nous permet pas de tenter le décollage. En effet, la pente où nous nous trouvons est exposée Sud essentiellement. Un petit travers n'est pas dommageable mais là, pas question de se leurrer: le vent est de cul comme on dit dans notre jargon. Pour patienter et analyser l'évolution aérologique, je m'amuse à faire du gonflage sur un petit plateau qui surplombre la zone de décollage élue par les deux drôles d'oiseaux que nous sommes. Une fois l'aile levée, j'avais du mal à avancer. Mon aile arrive est à la limite de reculer face au vent malgré mes commandes au plus haut pour atteindre la vitesse max de mon aile et résisiter à la vitesse du vent.. Bricoloup se montre très pessimiste... quant à moi, je garde une lueur d'espoir. Notre salut, pourrait provenir du soleil, lui qui est caché par les nuages ce qui empêche toute convection donc toute brise possible qui permettrait de contrer ce satané vent. Je me mets donc à espérer, que le ciel vienne à s'éclaircir pour laisser le travail de réchauffement au soleil et pourquoi pas une situation locale positive pour décoler. Ce sont deux heures de temps, de patience, d'espoir qui s'écoulent ainsi. Pendant que Brico perd espoir et pense edescndre à pieds, moi je continue à rêver en me voyant redescendre sous aile. Finalement, ce que j'espérais arriva. L'accalmie fut annoncée par deux raffales de vent de Nord espacées d'un bon quart d'heure. Entre ces deux coquines, l'accalmie. j'installe mon aile pour décoller mais vent météo n'a pas dit son dernier mot et me défle en me rabbatant mon aile ultralight sur mes pieds. Je serre les dents pour ne pas m'avouer vaincu et je me dis que ce sont les derniers sursauts de cette masse d'air contrariante. L'expérience que j'ai pu acquérir sur les décos et l'écoute de l'évolution des différentes aérologies, me permette de droire ce type d'analyse. Après la tempête, le calme. Ces derniers sursauts venté éraient un signe d'adieu. C'est le vent qui nous quitte pour laisser place à la brise. Mon analyse aérologique m'a donné raison. Une fois l'aile réinstallée au haut de la pente, je stimule Brico pour s'apprêter  à décoller car la brise de pente commençait à s'animer. Dans ma tête, l'espoir est devenu réalité. Le décollage est imminent. Je lève l'aile pour en faire démonstration et surtout rassurer mon ami d'escapades. L'aile bien montée, Brico m'invite à décoller. C'est ce que je fais, avec à l'esprit de faire le fusible pour mon ami et lui apporter des indications de vol. Dans la course d'envol, je prends la précaution de lui indiquer de ne pas trop attendre pour s'envoler. Ce qu'il faut surtout, c'est profiter des conditions qui sont devenues correctes pour assurer un décollage sans risque. Une fois en l'air ce qui nous a gêné jusqu'à alors au déco ne l'est plus en volant. Une fois en vol, j'apprécie les conditions calmes de l'aérologie. Le vol est paisible ... que du bonheur. Bricoloup décolle assez rapidement derrière moi. Pour une fois, il n'a pas tergiversé comme de coutumes. En effet, il y a des créneaux que parfois il ne vaut mieux pas rater pour éviter de faire la rando en aller-retour. Le vol fut subblime avec près de 1600 m de dénivelé. En effet, l'atterrissage se trouve à moins de 600m et notre décollage à près de 2200m. La vue en vol est dominatrice sur la vallée de Vésubie et de la Gordolasque. Le survol du village de Belvédère et de Roquebilière est fantastique. En vol, je regarde bien comment se déplacent les fumées de cheminées et autres pour avoir une indication de l'aérologie en vallée. Elles me montrent que c'est calme avec une très légère brise de vallée montante. Le vol a duré 22 minutes et s'est terminé avec un posé au mètre près. Il ne fallait pas rater son approche car globalement, s'est truffé de pièges qui peuvent être très dommageables pour l'aile et surtout le pilote (grillage, barrière, mur de pierres, rivière, ....). Une fois posé pieds, j'étais très satisfait de mon vol et de moi . C'était une première ce vol dans ce coin. Brico a posé quelques minutes après moi et dès qu'il posa pieds au sol, il s'empressa de me faire état de ses ressentis. C'était du pur bonheur qui extériorise. Brico est spontanée dans l'expression de ses joies. Moi, ça reste intériorisé mais ma satisfaction est tout aussi grande. Voila encore un nouveau décollage de fait. Nous pensons déjà à d'autres sommets dans le coin. Nos yeux ont déjà scruté d'autres reliefs et certains sont déjà dans nos projets. Merci Bricoloup de ta présence pour partager ces moments forts et surtout ton côté aventurier qui me fait avancer et découvrir des coins perdus.



Jeu d'aile en position allongée sur le Mont Joia


Le Caïre Gros (2087m)

20 Octobre 2008 - Au programme, un rando-vol pour atteindre une cîme surplombant le Valdeblore pour y décoller, voler et poser sur l'atterrissage officiel à Saint Dalmas de Valdeblore. Malgré un levé tardif, je prends la route pour rejoindre la Colmiane pour le rando-vol prévu. Le temps n'est pas au beau, le ciel est sombre mais de belles éclaircies étaient prévues sur le Mercantour par Météo France. Toujours un peu optimiste pour voler, je m'enfonce dans la vallée du Var puis de la Tinée avec l'espoir de voir le ciel s'éclaircir. Arrivé au parking de la Colmiane, je rencontre Gaby qui s'apprête à avaler 16 km de cross à pieds sur les sentiers battus. Il me dit qu'il passera par le Caïre Gros et me propose de faire le rando-vol vers le Caïre Gros car Veillos est trop chargé en humidité. Mon plan d'origine était le Mt Petoumier et ses alentours mais la brume épaisse de ce versant me décide à viser un relief dégagé. Je choisi le sommet du Caïre Gros (2087m) pour y décoller si l'aérologie le permet. Chacun de nous deux prenons une direction différente pour finalement transiter au même endroit. Le départ de ma rando se fait à partir du col St Martin à 9h50 et j'atteinds le col des deux Caïres (1900m) à 11h10. Le sommet du Caïre Gros alterne entre enfouissement et dégagement de nuages. Leurs déplacements me font présager un certain vent météo pouvant atteindre les 30 km/h ce qui ne m'encourage pas à décoller. Je me dis que je verrais bien une fois que je suis sur place et avec le temps écoulé, les conditions peuvent changer. Une fois au col des deux Caïres, il ne reste plus que la dernère partie d'environ 100m de dénivelé à gravir pour être au sommet. Le sommet atteint, je remarque une aérologie assez dynamique (15 à 20 km/h de Ouest Nord-Ouest). J'observe les différentes vallée (Tinée, Vésubie, Valdeblore) que surplombe ce sommet et j'évalue la probabilité du décollage. Il va falloir que je sois prêt pour m'élancer au moment d'une éclaircie de Brume car celle-ci s'implante de plus en plus. Du temps que je finisse de me préparer, j'entends une voix qui m'interpelle .. Gaby qui fait son cross. Une dizaine de minutes après son passage, je décolle bien que la brume n'est pas totalement dissipée au devant du déco. Une fois en l'air, je me dirigie vers la vallée de Valdeblore pour m'échapper de cette brume collante au relief. L'aérologie est calme et saine hormis un petit passage sous le vent qui remua un peu mon aile. J'ai pris plaisir à voler durant une dizaine de minutes. Le posé fut sans encombre avec une petite brisette de vallée.



La Colmiane

17 Octobre 2008 - C'est une journée biplace familiale que j'ai mis en place pour remplacer le rando-vol que j'avais prévu. En effet, un mal au dos persistant depuis deux jours m'a obligé de revoir mes prévisions. Avec ma fille Aurélie et Nabil nous montons à la Colmiane. Le temps est au beau avec point de vent météo. Nabil s'est transformé en passager Sherpa pour monter le sac le plus lourd afin de ménager mon dos. C'est avec Aurélie que je fais mon premier envol biplace de la journée. Passagère exemplaire malgré une anxiété qui s'est dissipée rapidement une fois en l'air, pour ne laisser place ensuite qu'au plaisir que le vol procure. L'aérologie très saine et calme nous a permis de voler qu'un quart d'heure mais le plaisir est tout de même là. Le posé est aussi bien réalisé que le décollage. Un posé préalablement préparé avec une bonne ressource et une fois les pieds posés, nous sommes restés debout comme il se doit pour rester propre dans le pilotage. Avec Nabil (Nabilou pour les intimes) je fais mon deuxième biplace. Nous espérions des conditions plus soutenues mais celles-ci ne venaient pas. Le déco fut parfait, toujours en dos-voile en regard du manque de brise de pente. Le vol fut aussi doux que le premier et sa durée proche du pécédent. L'atterrissage a été réalisé en restant debout. Cela fait plaisir à tout le monde et surtout à moi. Après ces deux vols, nous avons fait une escapade à la Serena, le resto qui est accolé à l'école de parapente Imagin'air. Merguez, salade verte et bière m'ont fait l'affaire et nous voila reparti pour un deuxième vol pour chacun des passagers. Aurélie remet cela en premier. Il est environ 15h, la brise n'est toujours pas véritablement installée malgré un ensoleillement adéquate. Décollage, vol et attero furent similaires au premier vol hormis que le décollage fut fait avec un face-voile avec une brise de pente. Je profita d'une bouffe pour utiliser et décoller avec cette technique. Aurélie se montre très satisfaite du vol ce qui ne manqua pas de me faire plaisir. La journée vol se termine sur le deuxième vol pour Nabil. Décollage en face voile mais un vol qui dura un peu plus longtemps grace à des déclenchements de thermiques qui nous permettaient de regrimper un peu sur les mélèzes. Nous avons joué à faire du radada au-dessus des cîmes comme j'affectionne. Nabil et moi avons pris plaisir à jouer avec la masse d'air qui permettait cela. Pour l'atterro, je pose un challenge à Nabil. L'objectif est de rester debout au posé et maintenir l'aile au-dessus de nos têtes. Pour cela ben, il faut lui donner de la vitesse. Comme il y avait un peu de brise au sol, on pose tranquille en résistant de ne pas s'assoir et l'on continue à avancer pour garder l'aile au-dessus de nous. Nous poussons le bouchon plus loin en me retournant pour faire face à l'aile tout en demandant à Nabil de faire de même et de garder de la vitesse en avançant en marche arrière. Tout fonctionne à merveille alors on fait de nouveau un demi tour pour nous retrouver à marcher tranquille en guidant l'aile. On joue un temps puis je laisse l'aile s'affaler au sol.



Cagnourine (Tende)

11 et 12 Octobre 2008 : Mon objectif n'est pas de voler mais de finir un réseau d'eau fiable pour alimenter mon chabotou de la Vallée de la Pia. Comme de coutumes, mon aile est dans le coffre de ma 307 au cas où..... Il fait très très beau en ce samedi et les conditions s'annoncent exceptionnelles pour voler. Je passe la matinée à jouer au bricoleur. Finalement, en début d'après-midi, le travail est pratiquement terminé. A 15 heures, je prends mon aile et je file au déco sous un soleil radieux et un ciel bleu comme j'adore. Quand j'arrive à Cagnourine, le 4x4 de Maurice Baldi est garé tout prêt du panneau FFVL. Pas de doute, il doit être en train de faire le grand tour de vallée comme il a pour habitude de faire. Quand j'étale mon aile, Lucien (propriétaire des lieux) vient me parler en m'ayant pris pour un de ses amis parapentistes. Cela ne nous a pas empêcher de taper la causette. Il est en attente de l'arrivée de Maurice pour changer quelques suspentes de son aile. Il est 15h30 quand je me mets en l'air et je pose 1h30 après. Durant ce vol, je n'ai pas tardé à rejoindre la pyramide. Je commence à l'aimer celle là et elle me le rend bien !! Bien que.... dans ce coin des claquements de bouts d'ailes se font entendre et ressentir suite a de petites fermetures occasionnées par une aérologie encore bien dynamique. Mon vol a commencé par une petite bagarre pour m'élever jusqu'à hauteur de la cime de la pyramide. Ce ne fut pas aisé mais j'y suis parvenu. C'est à partir de là que les choses se sont rendues plus aisées pour grimper. Après avoir fait du radada tout prêt du relief et cimes de mélèzes pour atteindre le sommet du premier relief, le vol en en thermique a pris le relais pour me propulser bien au-dessus de la ¨Pyramide. Je pense alors à me rapprocher du mont Court. Incursion faite sans toutefois avoir survoler son sommet, Je profite de ce gain d'altitude pour aller m'enfoncer dans la vallée de la Pia en son versant Nord. Je prends cap Est avec comme objectif d'appercevoir mon Chabotou.  En m'avançant vers le fond de vallée, je finis par appercevoir ma petite habitation qui nous rend bien service lorsqu'on a envie de séjourner dans le coin. Une fois rassasié de cette vision, je file vers le déco et comme j'avais encore beaucoup de hauteur, je me dirige vers le relief de "crouchetta". C'est la première fois que je suis aussi près de lui. Voyant que dans ce coin, la perte d'altitude est assez importante, je m'en retourne vers le déco pour cette fois-ci me bagarrer avec la portance qui m'empêche de poser. Oreilles, oreilles accélérées, Wing Over, 360 ont été des techniques utilisées pour perdre de l'altitude. Entre temps, Maurice arrive également bien haut et cherche à descendre rapidement. Ma première tentative d'approche et de poser s'avère un échec. Je décide alors de laisser la place à Maurice car je sais qu'il ne tergiversera pas comme moi pour mettre pieds à terre et plier son aile. Sa première tentative fut la bonne. Quant à moi, il m'aura fallu 4 tenttives pour poser l'aile au sol. En effet, lors de la troisième, je pose pieds et je joue à garder l'aile au dessus de ma tête. Ceci m'a valu un deuxième décollage en montant à la verticale. Je ne me suis pas laissé surprendre lors de ma dernière tentative de poser car dès le contact au sol, j'ai tiré efficacement les freins pour que l'aile s'écroule. Ce fut un vol magique et du pur bonheur à voler de cette sorte avec comme sensation d'avoir apprivoisé aile et masse d'air. Le lendemain dimanche, le ciel n'était pas aussi bleu et je suis arrivé un peu plus tôt (vers 14h00) pour décoller comme Maurice l'avait fait le samedi. La brise n'était pas là ou plutôt trop faible pour avoir du dynamique. J'ai joué avec mon aile au sol et tenter de décoller pour voir si la masse d'air était porteuse mais en vain. Ce que j'ai pu ressentir m'a indiqué de rester au sol. Ce ne fut qu'au moment où j'ai plié l'aile que le brise commençait à être plus soutenu. Il était 15h00, mais je n'ai pas pour autant redéballé le matériel. ce sera pour une prochaine fois.



Le Mont Archas (2506m)

7 Octobre 2008: C'est mardi, il fait beau et sans vent météo. Avec Brico, nous avons pour objectif de randonner avec nos ailes jusqu'au sommet du Mont Archas (2506m) afin d'y décoller. Cette rando est une première pour nous c'est donc un peu l'aventure. Nous nous sommes donnés rendez-vous à l'attero Soun Dal Pra pour 7h30, où nous y laisserons un véhicule pour la récup. Nous avons comme première intention de venir poser dans la vallée de valdeblore mais si nous y arrivons pas, ce sera en vallée de la Vésubie que nous poserons pieds une fois que nous nous serons mis en l'air. La randonnée pédestre s'annonce assez longue (entre 3 heure et 4 heures). Nous mettrons finalement 3 heures pour 1100 m de dénivelé à partir du point de départ (1400m) qui se trouve bien en aval du Mont Archas en vallée de la Vésubie. J'ai eu du mal à trouver le bon souffle au départ mais cela s'est arrangé au grè de la montée. Une ascension assez raide, qui nous essoufle facilement au grè de la montée. A cet endroit, nous sommes dans le Boréon. De multiples petites haltes m'ont été nécessaire afin de retrouver un rythme cardiaque pas trop élevé sur un temps trop long et aussi pour soulager un peu mes mollets. Si j'ai eu du mal durant la première moitié du parcours, le deuxième tronçon et surtout dans sa dernière partie, je me suis senti assez bien. Dès que je suis arrivé au sommet, mon obsession a été de préparer rapidement mon matériel afin d'être prêt fin pour le décollage dans le cas où il fallait précipiter les choses (en montagne ça va tellement vite parfois). Comme notre ojectif de vol était d'aller poser à Saint Dalmas de Valdeblore, il nous fallait passer le col de St Martin (1500 m). Nous avions 1000 m de dénivelé de marge mais cela n'était pas gagné d'autant que la brise d'Est qui était présente durant une bonne partie de l'ascension, se faisait de plus en plus rare pour laisser place à un léger Ouest qui nous met quelque peu sous le vent du relief de la Balme et du Col. Tout cela est du en grande partie à l'avancée du soleil qui réchauffe progressivement d'autres orientations de versants d'où les variations de brise de vallée et de pente. Dès le décollage, je ne tarde pas à virer sur ma droite pour aller taper sur le relief afin d'exploiter au mieux la convection que le soleil levée en est est venu réchauffer. C'était ce que j'avais cru ou espérer, mais cela ne s'est pas passé ainsi. Durant ma transition, une perte progressive mais quasi continuelle me faisait perdre de l'altitude au point de penser à poser en vallée de la Vésubie au cas où ça ne passerait pas. J'ai fait du rase cimes de mélèzes par moment mais finalement, l'objectif de passer le col fut atteint. A cet instant, Bricoloup n'avait toujours pas décoller car les bouffées de brise de pente qui était encore présent à mon décollage se sont aussitôt tuent, obligeant Brico à déplacer son aile plus en Ouest. Il ne passera pas le col et cela s'est joué de quelques mètres seulement. Avec un peu de culot et moins d'inconnus, il serait passé. Nous restons toutefois très satisfait de cette randonnée sportive et vol aventure que cela a occasionné. En effet, une première est toujours une grande aventure et c'est cela que nous aimons et c'est la raison pour laquelle nous faisons. Après s'être posé et retrouvé, nous sommes aller déguster la Pizza au resto de Charly et Simone afin de se requinquer un peu. Un deuxième vol s'ensuivra quelques temps après en décollant du Pic. Gaby, Virginie, Brico et moi avons occupé le ciel un temps. Pour ce vol, j'ai volé sous la géo 2 de Brico. J'ai trouvé cette aile sensationnelle et j'ai eu plaisir à voler sous elle.



Polo et Bricoloup




Roquebrune Cap Martin

5 Octobre 2008 : Pour moi, c'est le jour de la reprise pour le vol libre sur le site de Roquebrune. Depuis mercredi dernier, l'activité parapente a retrouvé presque son plein temps sur ce fabuleux endroit bien connu par les amoureux du plané et autres manoeuvres un peu plus scabreuses que l'on peut faire sous nos chères ailes. Avec Brico et Eric, nous nous sommes donnés rendez-vous au déco du Mont Gros pour 15 heures. Dès 14h30, après avoir travaillé, je jonche ma moto pour me rendre au déco du Mont gros. Je n'ai point d'aile avec moi car  Brico me prête sa golden 2 et son sac sellette. Il y aurait eu du vent météo en Nord-Est sur les dires de Dédé que je rencontre au moment de mon arrivée sur le parking du Mont Gros. Arrivé sur la moquette verte, Brico me fait part de ses impressions négativées par les souvenirs de notre escapade sur St André des Alpes. Effectivement, le déco était ventilé par de l'Ouest soutenu (20 km/heure) avec quelques accélérations par moment. Les quelques ailes qui volent encore, nous témoignent d'une aérologie saine. A priori, il n'y a pas de raison de rester au sol. Je déballe le matériel prêté par Brico, tout en incitant mes amis de faire de même. Il suffit de faire quelques gonflage et jouer avec l'aile au sol pour se rassurer qu'il n'y a pas de lézard et que les conditions sont propices pour faire un vol plutot sympa en utilsant justement le thermo dynamique certainement encore présent. Il est 15h30, quand je lève l'aile en face voile et que je contrôle l'aile en surplace. A cet instant je suis tourné face à Monaco. Je joue avec l'aile comme je le ferai au sol sur attero avec une masse d'air dynamique. A ce jeu là, il ne s'est passé qu'une vingtaine de secondes que me voiula en l'air soulevé à la verticale par une masse d'air plus dynamique et chaude. Finalement, décoller et très aisé dans ces conditions. C'est donc parti pour mon premier vol de la saison 2009 sur ce site à horizon bien bleu de la mer au firmament. Je m'apperçois assez vite que ferai un vol peu confortable non pas à cause de l'aérologie mais par un positionnement dans la sellette qui ne me convient pas du tout. J'suis trop en arrière ce qui m'empêche de réagir à la sellette comme je le souhaiterai. Je me dégage assez rapidement du devant du déco car l'endroit est un peu sous le vent quand il y a de l'Ouest et après quelques instants de sondage de la masse d'air au-dessus du Vista aéro, je prends la décision d'aller faire le Condor au-dessus du vieux village de Roquebrune. La tendance pure est O-SO. Ceci est de de bonne augure pour  planer dans ce coin en utilsant le dynamique induit par la force du vent qui reflète sur les reliefs. Je lève les yeux vers le déco mais je n'apperçois ni Brico, ni Eric. Ils décollent un bon quart d'heure après moi. Ceci m'oblige à les attendre au dessus des remparts car j'avais envie de partager ce vol avec eux. J'espère fortement qu'ils viennent voler dans ce coin qui n'était que pur bonheur. Au bout d'une bonne demi-heure, je vois deux ailes s'avancer dans ma direction. Brico et sa Géo 2 était le premier à arriver et était bien haut par rapport à moi, suivi d'Eric avec sa Bohème. Je me lance un défi: remonter au minimum à leur hauteur sinon mieux. En l'espace d'un petit quart d'heure je suis au-dessus d'eux grace à l'exploitation optimisé du dynamique que créé le relief. La satisfaction devait se lire sur mon visage d'autant que je suis autant heureux pour mes amis qui, de toute évidence, prenne également leur pied (je pense que les mauvais souvenirs sont à cet instant, effacés). Mon vol c'est 1h30 de bonheur avec les fesses en l'air comme dirait Dutronc. Fatigué de cette position inconfortable, je décide d'aller poser sans oublier d'aller survoler les flots marins et engagé deux 360 moyennement engagés. L'aile répond assez rapidement, les 360 sont aisés à faire et l'aile se montre très saine. Brico doit vraiment s'amuser sous elle. A l'attero, la brise était bien présente ce qui facilite un posé souple. La plage est habitée par les pratiquant de la bronzette et de la détente. Il fallait faire attention de ne pas piétiner ces oisifs humains ayant un regard amusé de voir ces hommes volant mettre un terme à leur escapade aérienne. Le posé fut d'une douceur extrême. Je me rends compte là, qu'expérience et progrès dans l'utilisation de plages de vitesse se font ressentir. C'est un jeu très amusant de vivre son atterrissage ainsi. Je viens à peine de poser que je scrute les hauteurs du chateau pour appercevoir mes amis qui continuent à voler. Ce n'est qu'un bon quart d'heure après mon posé qu'ils foulent à leur tour galets et sable. Le bonheur est unanime à notre plus grand plaisir.



Saint André les Alpes


27 et 28 septembre 2008: Week-end de vol libre prévu à Saint André les Alpes avec mon ami Bricoloup, Eric dit le Savoyard, Alex Dordor et les amis de Roquebrun'ailes. A peine arrivés à l'atterro sur les coups de 9h45, que nous bous affairons à faire nos emplettes pour le casse-croûte de midi. Dans le super marché du coin j'y rencontre, à ma grande surprise et satisfaction, l'ami Pierrick qui prépare son casse-dalle pour partir faire une quarantaine de bornes en VTT. Ensuite, nous montons tous au décollage de Moriez pour y faire notre vol du matin. Ce sera mon troisième envol sur ce site. En effet, en été 2005 Pierrick m'avait fait découvrir le site en y faisant 2 vols dans une journée. Ce jour là, le matin j'avais décollé du déco Sud de Moriez pour un plouf. A contrario, le vol du soir du déco Ouest, j'y avais fait un fabuleux vol d'au moins 1 heure grâce à la restition (chaleur emmagazinée dans la journée et restituée en soirée). C'est d'ailleurs sur ce déco que nous rendons tous pour nous envoler. Quand nous arrivons en troupe, il y a des ailes étalées attendant des conditions plus généreuses pour décoller. Le soleil est voilé et la brise est tendance Sud. Au déco la brise est travers gauche. Un 15 km/h qui tend à forcir progressivement en fin de matinée. C'est ce moment là que nous avons, Brico et moi, choisi de tenter de nous envoler. Comme souvent, je me prépare en premier sur la pente pour décoller en face-voile. Cette technique s'impose maintenant par un bon 20 km/h. Je prégonfle puis je lève l'aile avec temporisation face voile. Bien stabilisée, je me retourne avec tranquillité. je perçois bien que je maitrise chaque mouvement et ce n'est que pur bonheur de s'apprêter à décoller dans ces conditions. Ceci est facilité par une brise soutenue mais régulière. Je fais quelques pas et me voila en l'air pour mon premier vol de l'année sur ce site. Je mets assez rapidement cap vers le déco Sud tout en restant dans un premier temps assez éloigné du relief; histoire de percevoir les subtilités de la masse d'air locale. Cette dernière me parait saine ... je me rapproche du relief dès que je suis en approche de la face sud. J'avais pris soin d'éviter d'être trop sous le vent. Une fois au-devant du déco, je comprends vite que je suis au bon endroit pour jouer avec les thermiques. J'exploite de mon mieux ces derniers pour me retrouver assez rapidement bien au-dessus du déco. Malheureusement, mon plaf ne dépasse pas les 1850 m. Las de zoner dans ce coin et voyant des ailes être aussi haut que moi mais en vallée de Moriez, je me tente d'aller vers eux. Ceci m'a valu de perdre du gain et de retrousser chemin. A partir de ce moment là, je n'arrive plus à me refaire un plaf d'où ma décision d'aller poser. Le ciel est devenu sombre et les éclaircis au sol ne sont plus qu'ombre. C'est d'ailleurs la raison de mon impossibilité à trouver du thermique qui aurait pu me permettre de reprendre du gaz. J'en déduis que je suis parti au mauvais moment pour aller voir ailleurs. Du coup ben ... quelques minutes après, je pose à l'atterro tout en me laissant quelque peu surprendre par la brise de vallée. Mon posé est très doux grace à cette brise d'un bon 25 à 30 km/h mais j'avais failli être hors terrain. Une fois posés, nous avons profité de cette brise assez régulière pour s'amuser à jouer avec nos ailes jusqu'à plus soif. Par la suite, un incident grave de parapente nous a fait tomber le moral au plus bas. Je ne détaillerai pas ici les causes et circonstances de cet évènement dramatique mais je me dis que sous un parapente, la sagesse doit être de rigueur afin de continuer à goûter aux joies de cette fabuleuse activité qu'est le parapente. Nous sommes rentrés sur Nice l'âme en peine mais nous sommes toutefois revenus le lendemain pour se remettre en l'air sur ce site que nous connaissons à peine. La météo avait annoncé grand beau et c'est grande brume matinale qui nous accueille à 10h. Celle-ci a du mal à se dissiper. Ce n'est que sur les coups de midi que nous nous sommes mis en l'air. La brise s'est à peine installée que nos ailes sont déjà déployées sur le déco ouest de Moriez. Au bout d'une demi heure d'attente, les décollages se sont succédés. C'est Eric qui décollé le premier, puis moi et Brico ferme l'envol des trois lascars que nous sommes. Eric a préféré décoller dos-voile,  pour moi ce sera la technique face-voile. J'ai fait ce choix pour une meilleure vision du cone de suspentage et pour m'entrainer à bien temporiser en pente de décollage (comme pour jouer avec l'aile). Quand je décide de me retourner, la transition s'est faite très paisiblement afin de bien sentir et contrôler l'aile durant toute la succession de mouvements qui m'ont amené à me retrouver face à la pente. Le reste s'est fait à la ventrale jusqu'au décollage. Une fois en l'air, j'ai bien senti que la portance ne sera pas celle d'hier. J'ai fait du rase motte sans pouvoir trouver une quelconque possibilité qui m'aurait permis de prendre du gaz afin de me retrouver au sommet du relief qui fait face au terrain d'atterrissage. Bien au contraire, ça dégueulait à volonté, ce qui m'a valu de rentrer au terrain sans devoir perdre trop de temps. J'étais en fait sous le vent du Nord-Ouest qui s'animait en l'air. J'ai posé d'ailleurs avec le Lac de Castillon dans le dos à 12h20. Nous avons décollé bien trop tôt par rapport à d'autres pilotes qui ont eu la sagesse d'attendre au minimum 1 heure de plus pour ensuite se retrouver en l'air et partir en cross sans difficulté. Le ciel s'était progressivement chargé de nuages bien gris et certains faisaient les oreilles pour éviter d'aller aux nuages menaçants. Ne désirant plus nous mettre en l'air, nous avons  attendu un temps interminable pour récupérer nos véhicules. Ce n'est qu'en fin d'après-midi que nous sommes redescendus sur Nice avec comme impression d'avoir vécu un week-end peu enthousiaste. Nous espérons remonter le printemps prochain pour espérer un sentiment meilleur.


Déco de Moriez (st André des Alpes)



Gréolières

10 septembre 2008: Météorologie pas favorable de par un ciel laiteux et une atmosphère lourde avec brume épaisse en basse et moyenne couches, bloquant ainsi la convection créateur de thermiques tant apprécié des parapentistes. J'ai rendez-vous pour 9h l'attero de Gréolières avec mon ami Bricoloup. L'objectif étant de décoller du 700 de Gréolières. Avec ces conditions, longer la
crête du Cheiron sera certainement pour une autrefois. L'atteinte du déco 700, se fait en partie avec une rando d'au moins 50 minutes (c'est le meilleur temps que nous avons pu faire en laissant le véhicule à la station Gréolières des neiges). Pour cette fois, nous essayons un autre chemin sensé être un raccourci. Une simple erreur de direction nous a valu de rallonger cet hypothétique raccourci de 20 minutes. Finalement, nous arrivons tant bien que mal au décollage. Il y avait du Nord-Ouest à 11h. Il n'était pas question de se mettre en l'air avec cette aérologie. Il fallu attendre midi pour que la brise de vallée s'installe timidement. Nous pouvons maintenant décoller, je propose à Bricoloup de faire le fusible afin que je puisse filmer son 200 ième envol. Il fit cela avec une étonnante maitrise de l'aile bien marquée par un temps de temporisation qui permet de fixer l'aile au-dessus de sa tête, se retourner tranquillement comme un pro et engranger quelques pas pour un doux envol. Une fois les images prises, je me mets dans la sellette et hop ... je décolle à mon tour pour un petit vol de 20 minutes en allant raser le pied et flanc du Cheiron. Rien ne permettait de gagner de l'altitude car la brise était trop faible. Je suis revenu au-dessus du déco du 300 pour planer un instant dans le coin avant d'aller poser. Bricoloup avait posé quand je décide de faire de même par la force des choses. A l'atterro s'était égelemnt calme par une brisette qui permet de poser doux sans trop courir. Le deuxième vol se fera de la même manière à part que nous avons corriger notre erreur de bifurcation pour éviter de descendre dans un vallon qui rallonge considérablement notre randonnée. Ampoule au talon gauche, je serre les dents poiur finir ce parcours du conbattant. Au décollage, à 15h30 la brise avait plus que faiblit au point que par moment, les flemmèches pointaient vers le sol. Il fallait attendre la bonne bouffe d'air pour décoller du 700 dont la distance à la rupture de pente est plus que restreinte. Je décolle cette fois-ci en premier et le vol ne dura que 12 minutes après avoir survoler ruines et village de Gréolière avant de poser une nouvelle fois avec douceur. Cette journée de vol libre représente 30 minutes de vol au total des 2 vols pour 2h20 de marche à pieds, beaucoup de temps passé dans une voiture et un écureuil écrasé. le tout, s'est terminée au resto du village pour partager un moment convivial avec nos épouses. Le cadre du resto était chaud et l'assiette provençale que nous avions élus comme plat principal nous a fait bien saliver nos papilles. Voila une journée bien sympathique qui a eu le mérite de concilier vol libre et vie de couple.



Tende

8 septembre 2008 - Il fait beau en ce lundi quand j'ouvre la porte du chabotou. Le ciel est bleu provence et le soleil brille en faisant suite à une nuit toute étoilée de milliards d'étoiles scintillantes. Il est 10h45 quand je monte au déco de Cagnourine.. 11h15, l'aile est dépliée sur la planche de décollage. La :manche à air est animée mais la brise n'est pas complètement installée. La veille, la station de météo France avait annoncé du 20 km/h en Sud .. de ce fait, je prends la précaution de consulter la météo locale par le biais de mon portable avant de me mettre en l'air. Celle-ci indique un régime brise installée mais pas de vent en perspective. Rassuré, je ne tarde pas à me mettre en l'air pour un vol d'une trentaine de minutes avec au départ, une brise pas encore totalement installée, où j'ai failli devoir reposer mais finalement je m'en suis sorti finement. Le deuxième envol s'est fait quelques minutes après mon premier atterrissage qui s'est fait assez aisément. Au bout d'un petit quart d'heure, les conditions aérologiques n'étaient plus aussi calmes. Les cimes des résineux s'agitaient et témoignent d'une brise assez forte (30 km/h environ). Je suis en l'air, descendre n'est plus aussi aisé ... je m'attends à une lutte pour reposer pieds sans embûche. Il est 13h10 quand je dis à ma femme que je cherche à poser alors que les conditions sont favorables pour partir en cross. Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui car ma femme est au déco avec Attila et puis seul, j'avoue que cela ne m'emballe pas.... je ne m'appelle pas Maurice (pilote local qui connait les coins et recoins des reliefs comme sa poche). Le jour où je ferai ce qu'il fait, les poules auront peut-être des dents et en attendant, je reste sage. Mon objectif est de reposer sans bobos aussi bien pour moi que pour mon matériel. Pas question de reposer mon aile sur un buisson épineux ou tout autre obstacle qui pourrait endommager mon aile d'autant que je n'ai pas de sécateur comme mon ami Bricoloup pour dégager suspentes et aile. Ce deuxième vol a duré 40 minutes avec au moins dix minutes pour poser. Ce fut une super matinée de vol en solitaire sous mon aspen 2 qui frétille sous les stimuli dynamiques de l'aérologies.



30 août 2008 - Je suis à Tende depuis le 29 au soir pour y passer le week-end. Les prévisions météorologiques sont très bonnes pour le samedi. Avec Brico et Eric, on s'est donné rendez-vous pour le samedi 10h30 au décollage de Cagnourine. Si Bricoloup est familiarisé à décoller et atterrir sur ce décollage, ce n'est pas le cas pour Eric. J'ai prévu une deuxième radio afin de pouvoir lui apporter des conseils si cela s'avérait utile pour un posé sans casse. Décoller et poser à Cagnourine n'est pas une mince affaire. Le samedi matin, je me rends au déco avec une 1/2 h d'avance. 10h15, la manche s'agite déjà avec une brise de pente régulière. Le beau temps est là, la journée s'annonce bonne pour le vol libre. Impatient, je me mets en l'air pour sonder la masse d'air en attendant l'arrivée de Brico et Eric. Malheureusement, le vol ne dura que 3'30 avec un posé à contre-bas de la manche à air, sur la dernière bosse avant de ne plus rien trouver pour poser sans ennui. Les pieds à terre et l'aile affalée au sol, une partie du conne de suspentage se trouve dans les branches d'un petit résineux. Je dégage les suspentes prises, je replie mon aile et hop .. c'est reparti pour rejoindre le déco. Quand j'arrive, Bricoloup et Eric s'affairent à se préparer. Je constate que depuis mon envol, la brise est plus forte. Je tente de redécoller pour voir si c'est bon pour Eric mais c'est la cata pour moi, il a fallu que je m'y reprenne à 4 fois.  Bref, la journée commence mal et le doute se pointe dans mon esprit. Il a fallu que je me ressaisisse pour que je retrouve une certaine sérennité et réussir enfin à m'envoler proprement. Une fois en l'air, je trouve une masse d'air très agréable et porteuse pour du soaring à donf. J'invite mes accolytes à décoller. Seul Eric se mettra en l'air car Bricoloup ne se sentait pas à décoller dans des conditions un peu trop fortes à son goût. Perso, j'ai fait un vol d'une bonne trentaine de minutes. Je n'ai pu faire que du  soaring à cette heure encore matinale sur ce site (12h). En une demi heure, les conditions se renforcent. Je cherche à poser, je pose mais l'aile s'écroule sur un églantiers. Bricoloup vient à ma rescousse pour dégager les suspentes prises  (décidemment, c'est la journée ....) dans les branches épineuses. Entre temps, je prends Eric en radio car il est en difficultés pour poser. Après tout cela, c'est au chabotou de la Pia que nous nous rendons pour déjeuner. Jacqueline, nous avait concocté un petit repas bien sympa. Une grosse pause pour ensuite repartir vers 16h sur le déco. Cette fois-ci, nous nous sommes tous mis en l'air bien que ce fut très difficile. Je décolle en premier avec dans les mains les A et B pour amortir la levée d'aile. En effet, avec seulement les A, je me suis vite retrouvé au tapis (assis avec l'aile au-dessus de ma tête) mais sans pouvoir me relever avant que l'aile ne s'affale arf !!!! Finalement, avec l'aide de Maurice (aide psychologique ?) je me suis retrouvé à décoller péniblement mais surement (l'aile avait du mal à avancer). Il y avait un bon 30 à 35 km/h au déco. Une fois en l'air, je me suis vite apperçu que l'accélérateur me serait utile si je m'hasarde à être en retrait du déco. En effet, j'étais scotché en applomb de la planche qui sert de décollage. Au bout d'un certain temps, c'est au tour d'Eric à se mettre en l'air puis, à Bricoloup. Un Brico qui vole sage, qui se montre patient et qui n'hésite pas à dire non s'il ne le sent pas et c'est là toute la sagesse d'un pratiquant du vol libre pour s'assurer une certaine longétivité dans la discipline qui nous passionne. Bricoloup, c'est la force tranquille. Je me dis là qu'Eric devrait faire attention à ne pas trop s'emballer au risque de se mettre en insécurité. Pour ma part, j'ai fait un vol qui m'a apporté beaucoup de plaisirs.  D'une part, pour avoir partager ces moments entre amis et ensuite pour ce que le vol m'a apporté au niveau de l'analyse du vol, du comportement de l'aile et du pilote (moi). J'ai d'ailleurs fait l'expérience d'un départ en autorotation en approche au terrain. J'ai évité la catastrophe à mon sens en corrigeant rapidement l'incident qui s'était enclenché. J'ai effectivement et rapidement apporté la correction qui s'imposait pour que mon aile ne m'échappe à tout contrôle suite à un virage un peu trop accéléré (commande trop abaissée) accentué par une accélération de la masse d'air que j'ai bien ressenti (c'est celle-ci qui m'a mis aux aguets). Ouf ... le sol n'était pas très loin et l'accélération subit du virage m'a fait réagir aussi promptement. J'ai continué à voler tout en me rappelant que voler avait des règles élémentaires à connaitre et respecter afin de composer avec celles-ci pour poser sans embûches dramatiques. Après avoir faite le plein de soaring, j'avais envie d'aller voir ailleurs. Je prends comme objectif de rejoindre le relief que nous appelons Pyramide. Je l'atteins progressivement en jouant avec les vitesses de mon aile et avec des 8 en utilkisant le dynamique que le relief et la force du vent offre. J'atteins comme cela, le sommet du rocher et les 1492 m d'altitude (données GPS), je longe la crête pour tenter de monter encore plus haut mais je me résigne à cela. j'invite Brico à me rejoindre et le fait sans soucis. Il fera d'ailleurs le plaf le plus élevé de nous deux (+1580m). Bricoloup était plus qu'heureux de s'être aventuré hors des limites qu'il connait maintenant bien. Une fois tous posé (93' de vol pour moi et 80' pour Brico et Eric), nous avons fait état de nos ressentis de ce vol.



Roquebrune Cap Martin

27 août 2008 - C'est un vol du soir qui est prévu à Roquebrune. Nous devions être trois volants mais Bricoloup, ennuyé par un état grippal a préféré s'en retourner chez lui et remettre le vol à une autrefois. Eric et moi, nous nous rendons au déco du Mont Gros qui surplombe l'hôtel Vista Palace. Nous foulons la pelouse synthétique vers 18h30. La biroute est ventilée par une brise en Ouest Sud-Ouest vascillant entre un 7 à 10 km/h. Je déploie assez rapidement mon aile pour être fin prêt un peu avant 19h afin de profiter de cette brise pour jouer avec elle en statique. Ce type de jeu permet de bien ressentir les mouvements et jouer avec les vitesse de l'aile afin de rester au sol dans un périmètre des plus restreints. Le but étant de faire du surplace et éventuellement reculer tout en gardant l'aile en applomb au-dessus de soi. Ceci m'a permis d'attendre l'ami Eric qui n'avait pas fini sa préparation. C'est Eric qui décolle en premier avec son aile Dudek Bohème. Il fait un décollage dos-voile sans problème. J'enchaine juste derrière lui et je cherche un  endroit porteur dès ma sortie du décollage mais point de cela. Sans trop perdre de gaz, je pars sur le Vista Palace et comme rien ne donnait, j'ai pris cap sur le Cap en survolant la mer. J'ai choisi cette option car il était ensoleillé. J'arrive au-dessus des terres avec 200m de gaz par rapport au relief. Je m'en repars ensuite sur la mer en direction de Monaco pour me rapprocher de la plage de Cabbé et à proximité, j'engage des 360 engagés pour une poerte rapide d'altitude. Voyant le niveau de la mer se rapprocher vitesse grand V, je sors brutalement mais volontairement de la spirale avec bien sur une grosse abbatée à contrôler. Chose faite, je vais vite survoler la plage avec, comme exploit, une action au frein pour faire cabrer l'aile en vu de passer des barricades du resto. Cela m'a valu un bon piquet de l'aile avec un posé fort mais debout et sans conséquence à la manière d'un kamikaze. J'ai eu l'agréable surprise de rencontrer mon ami Brice de Cabris (parapentiste en convalescence suite à un incident de vol) qui profitait de la douceur de l'air marin de fin de journée sur la plage de Cabbé. Après échanges amicaux et narrations de souvenirs, je plie l'aile pour repartir avec Eric chercher le véhicule laissé au déco.


Gourdon

25 août 2008 - J'avais prévu de faire une rando-vol en solitaire sur la Colmiane mais finalement, c'est à Gourdon que je me rends. Sur le Déco, j'y rencontre Eric Bordon et Patrick Husson de l'école professionnelle Ascendance   Après cette rencontre, je monte au déco supérieur pour y étaler ma voile au sommet de la pente. C'est de cet endroit que je fais le prégonflage pour ensuite lever la voile et traverser tout le déco afin de quitter le sol bien avant la rupture de par la brise qui alimente cet endroit où tant de pilotes et d'élèves on pu s'envoler. Une fois en l'air, au bout d'un certain temps qui m'a permis de sonder la masse d'air pour comprendre que l'aérologie était saine,, je me décide à rejoindre la boule blanche en prenant un peu de gaz à cet endroit. J'y fait d'ailleurs mon plaf  à 1582 m sans insister pour finalement découvrir un horizon fabuleux en Nord. Plus en Est, je découvre au loin la crête du Chiaron et ses grandes antennes. Une fois cela bien observé, je me laisse glisser vers Cavillore mais dans cette direction, je perdais trop de gaz. En conséquence de cela, je suis revenu en Ouest pour resurvoler le déco et m'enfoncer légèrement en arrière de celui-ci pour faire un touch and Go et repartir de plus belle pour continuer le vol en retournant vers la boule. Au bout d'un certain temps, je repose de nouveau en arrière du déco afin de me faire un petit cross aile au-dessus de ma tête au déco et poser l'aile. Je ne tarde pas à regonflr l'aile afin de repartir pour un deuxième envol. Après m'être amuser à faire le yoyo et gagner la bataille pour reposer au déco, je finis par déposer l'aile définitivement et la ranger dans son sac. Je dois dire que j'ai très apprécié cette matinée qui, de toute évidence; était une bonne journée de vol libre malgré un vent météo qui avait tendance à forcir en Ouest. Quand je suis remonté dans ma voiture, j'ai pu observer dans le ciel des cum en pleine formation laissant présager une bonne activité thermique tant apprécié des pilotes chevronnés avides d'altitude pour partir en cross. Je dois dire aussi que j'ai eu grand plaisir à revoir Eric et Patrick, car ils ont su me faire progresser sagement dans cette fabuleuse activité aérienne.



Roquebrune Cap Martin

24 août 2008 - En fin de journée, après une matinée de travail je me rends au déco du Mont Gros pour faire un vol en compagnie de Bricoloup et Eric le Savoyard niçois. Les conditions aérologiques n'était des plus fastes surtout pour le décollage. En effet, la tendance et Nord et .. ce n'est pas trop compatible sur ce décollage pour faire un décollage normal. Je me tente à décoller mais il aura fallu trois tentative pour que je décolle correctemet malgré ce Nord à 5 km/h environ. J'ouvre donc le bal, Eric enchaine derrière moi et Brico ferme le banc. Mon vol fut court (8 minutes). Il fut raccourci par des 360 engagés à -15 m/s au-dessus de la mer. Je commence à bien aimer me faire centifugé d'autant que je commence à bien gérer mes sorties.



La Colmiane

20 août 2008: Une grande journée s'annonce et ce, sur la Colmiane. Avec mon ami Bricoloup, nous nous rendons avec un véhicule au Pic de la Colmiane alors qu'il est seulement 10 heures. A 10h30, il est question de faire un vol de mise en bouche. Il n'est pas sérieux d'espérer rester bien longtemps en l'air. Ce vol ne dure d'ailleurs que 8 minutes mais, un envol est déjà grandiose alors je ne m'en prive pas. Le deuxième vol fut beaucoup plus sympathique puisque il dure une bonne heure avec un plaf à 2233m. En terme de puissance des thermiques, le vario indique du +6.3 m/s. Un plaf que je n'ai pas cherché à optimiser car il y a du vent météo en altitude. J'ai toutefois pris le temps de m'amuser avec les thermiques sur ce vol que je veux garder sympathique. 13h00 - C'est la fin des vols de la matinée. Pour faire le break, nous allons Brico et moi, faire un coucou aux amis commerçants du Col de St Martin et allons assouvir notre faim au resto de Simone et Charly. Après une bonne tartiflette et 50 cl d'un "goûteux" vin rouge en Côte de Rrovence (oups là... j'suis pompette !) je m'en vais rendre visite à Arthur de retour de clinique ce jour suite à une fracture du péroné au niveau de la malléole externe. On papote et bien-sûr je reviens sur l'incident pour lui exprimer toute ma désolation et regret que ce vol se soit terminé de cette façon alors que mon objectif était de lui faire plaisir. 16h30, je m'en repars retrouver Bricoloup pour un vol de Veillos. Ce vol sera mon 600ième ... C'est un évènement et de plus je le sentais grave ce vol en regard de ce que je ressentais et percevais quand je regardais le ciel ... j'en appelle d'ailleurs Gaby pour faire un peu le point de la situation et lui exprimer que je me voyais bien faire un vol plus que sympa. Gaby me donne l'indication qu'au col, il y a de l'est qui rentre mais à priori en face ouest des reliefs de la crête qui mène au Petoumier la brise de vallée devrait bien faire son travail. C'est bien ainsi que je perçois la chose. C'est à 17 heures que brico et moi sommes fins prêts à décoller. La manhe à air du déco de Veillos nous indique une brise de face soutenue et régulière. J'invite Bricoloup à me suivre pour tenter de faire un tour de vallée si possible mais en tout cas avec la ferme intention de prendre du gaz. Je décolle en premier et à ma surprise, j'suis obligé de faire un touche and Go sur la pente herbeuse du déco. Tiens donc .... il faut la jouer fine pour gagner la bataille que je me suis fixé. Je m'en pars vers la pompe à gaby mais ce n'est pas à cet endroit que je trouve mon bonheur. C'est juste au-devant et en arrière du déco de Veillos 2 que je trouve un thermo-dynamique haché. Je ne trouve pas de colonne d'air chaud suffisamment organisé pour espérer prendre suffisamment d'altitude pour rejoindre le Mont Giraud. Voyant que je ne peux pas monter très haut, je prends la décision d'aller sur le flanc Ouest du Petoumier. C'est du rase motte que je fais pour me retrouver, centimètres par centimètres puis mètres par mètres, au-dessus de la crête entre le Brec et le sommet du petoumier. Et là .. tout devient facile en utilisant lthermiques et confluence des deux versants. Je prends rapidement du gaz au point d'atteindre l2913 mètres d'altitude. Sur un plan horizontal, je me dis que je suis au-dessus de tous les sommets que j'ai déjà survolé (Raya, Pic de la Colmiane, Baûs de la Fréman, Caïre gros, Conquet, Mont Petoumier, Mont Pépoiri, Mont Giraud). Bien en applomb du sommet du Petoumier, je pense à survoler celui du Pepoiri où s'érige les deux antennes que Brico et moi connaissons bien à travers les rando-vols. Je commence à saliver de plaisir .. mummm qu'il est beau ce sommet.....ce n'est pas tous les jours que je le survole celui-là allez hop ! c'est parti. Je perds peu d'altitude etme retrouve à le survoler. Je cherche alors un autre thermique pour prendre du gaz avec l'idée d'aller en direction du Mont Giraud car celui-là, j'aimerai bien me le faire également.... malheureusement, je ne trouve rien dans ce coin. Je ne m'ote pas l'objectif de tenter de me rendre en sa direction. Je me tente au col Férrière mais je m'enfonce grave et je me vois survoler les lacs des mille-fonts à basse altitude. Si je continue à perséver vers le Giraud je vais me retrouver sur un versant à l'ombre et un posé d'urgence s'imposera. Si je reviens sur ma gauche (versant Nord du Pépoiri) j'ai une chance de gagner la bataille pour m'extirper de ce piège dans lequel je m'étais mis. J'opte pour la deuxième solution qui me parait de toute évidence la meilleure. Finalement, je m'en sors bien et je m'en vais de nouveau survoler le déco de Veillos 2 afin de reprendre un peu de gaz et repartir sur le flanc ouest du Petoumier. Me voila de nouveau au-dessus de la crête qui mène à la Balme. Les conditions sont bien plus douces mais l'aérologie a également changé. L'est à pris le pas sur les crêtes en m'approchant de la Balme. Quand j'arrive vers le Baüs de la Fréma, je suis à deux doigts de Basculer en Est mais finalement, je fais le choix d'aller en Ouest avec Cap sur la Raya. A cet instant, je me retrouve sous le vent et je dois tenir mon aile pour ne pas me faire secouer comme un cocotier. Je contourne la via ferrata, je zone vers le Col et je file sur le Pic de la Colmiane. A cet endroit, je pige vite que je suis encore sous le vent  et ma tentative de cap sur le Caïre Gros a du être avorté. Mon idée était de poser et je pensais que Brico qui avait selon moi déjà posé depuis un certain temps. A ma grande surprise, j'apperçois mon ami Bricoloup en pleine vallée, venir faire son approche au terrain. Je pose juste après lui, après un vol interessant et qui me motive à travailler le gain d'altitude lors des prochains vols si conditions propices.


17 août 2008: La veille, les prévisions météorologiques annonçaient un vent moyen à fort à partir de 2000 m d'altitide en montagne (Mercantour) mais le jour J, la météo se montrait bien plus clémente et le soleil devait être radieux en matinée, puis des cumulus bourgeonnants sur les reliefs en milieu de journée et retrouver le soleil en fin de journée. Ni une ni deux, je me prépare pour me rendre à la Colmiane afin de rejoindre Gaby and C° pour passer une journée agréable dans les airs et pourquoi pas faire une petite perf en faisant le tour de vallée. Avec Fifou, nous montons à la Balme en navette de l'école Imagin'air qui avait des biplaces Pros à faire. Le vol du matin laissait prévoir un vol sympathique avec du thermiques qui nous permettraient de monter haut en altitude. Il y a toujours de l'espoir et c'est bien cela qui fait avancer. Après les pros qui vaquaient à leurs occupations professionnelles, ce fut notre tour de nous mettre en l'air mais pour cela, nous avons attendu le moment que nous croyons opportun pour profiter des ascendances. Je décolle en premier et trouver de suite de quoi monter en me collant au relief mais je n'arrivais pas à trouver le thermique qui allait me propulser suffisamment haut pour atteindre au moins la cime du Brec du Petoumier. Je reviens vers la balme et je vois Fifou en live pour le décollage. Il s'essaye lui aussi dans ce coin mais finalement, je le vois quelques instants plus tard contourner le Baüs de la Fréma en versant Sud. Je fais de même en espérant profiter de son expérience pour trouver le ou les fameux thermiques qui vont ,ous faire voire les cîmes d'en haut. mal m'en pris car au moment où j'arrivais, Fifou cherchait justement en dégager de ce lieu pour retourner à l'endroit où nous étions au début (la relief qui mène au Brec du petoumier). Ce fut un vol où je me suis planté en n'étant pas suffisamment patient vers le Brec du Petoumier. A contrario, je me suis étonné de ma pugnacité à me bagarrer pour grapiller mètre par mètre sur les mélèzes afin de me retrouver au-dessus du déco du Pic de la Colmiane. Indications GPS Compétino: Durée du vol = 1:19:48 - Alt Max = 2278 - Max vario + 6.3 m/s. Tracé du vol.  Pour cloturer la journée vol libre, il était question de faire un vol de soir à la Balme. Toujours autant friand à voler en biplace pour partager ma passion, j'invite Arthur à voler avec moi. Le proprio de la boutique Ferrata Sport" ne s'est pas fait prier et c'est avec la navette de Gaby que nous avons rejoint le déco de la Balme. Malheureusement les conditions aérologiques soutenues à cet endroit nous a empêché de prendre la décision de nous envoler. Pour pallier à cela, nous sommes allés au Pic de la Colmiane pour faire l'envol. Après préparation du matériel, équipement du passager et briefing d'avant vol, nous voila à faire nos premiers pas pour lancer l'aile vers le haut afin qu'elle se retrouve au-dessus de nos têtes. C'est à ce moment là que je demande à mon passager de mettre les gaz tout en donnant du frein à mon aile pour qu'elle ne nous dépasse pas. L'envol fut pafait et le jeu d'aile dans la masse d'air à faire du soaring au-devant du déco fut assez sympa. Je perçois Arthur assez satisfait des sensations que ce vol procure car, si on ne prend pas de gaz, on s'amuse à zéroter en périphérie restreinte de l'endroit où nous venions de décoller. Des trois biplaces en l'air, nous fûmes les premiers à aller poser car si j'aime bien frôler les cîmes des mélèzes avec mon aile solo, il n'est pas question de jouer à cela avec un passager. Quand il fut le moment de rentrer, je n'hésita pas à faire mon approche au terrain mais il fallait la jouer fine car les biroutes de l'atterro m'indiquent que les brises sont tournantes. Je suis attentiste à cela et finalement je me prépare à poser en brise descente. je fais une longue finale détrimée pour avoir de la vitesse en vue d'obtenir une bonne ressource pour un posé à la verticale. C'est tout à fait ce que j'ai obtenu quand j'ai finalement enfoncé les commandes au plus bas à 30 cm du sol environ. Le posé fut pratiquement fit en applomb de la verticale mais mon passager a été surpris de cette manoeuvre et sa perception du sol n'a pas été anticipée, ce qui ne lui a pas permis de se positionner correctement au niveau des pieds pour le retour à la terre. La conséquence fut un appui incliné d'un pied au contact du sol et la sanction tombe radicalement: blessure de la cheville (malléole externe). Ceci a finalement et quelque peu gâcher tout le plaisir que nous avions pu obtenir durant le vol.


16 août 2008 - 8h30, c'est à la Colmiane que je me rends pour voler malgré des prévisions météorologiques blafardes. Une fois arrivé à Saint Dalmas de Valdeblore, je constate qu'il n'y a pas de vent en basse couche. Mon premier vol du matin part de la Balme après être monté avec le 4x4 de l'école de parapente de la Colmiane (Imaginair). C'est Stephane qui fait le fusible et je le suis. Les conditions sont soutenues ce qui permet de rester à voleter au-dessus du déco. Bricoloup et les autres pilotes décollent aussi. Tout était pour le meilleur des mondes dans un premier temps où j'avais choisi de faire l'oiseau entre le déco et le Brec du Petoumier. Je veux tenter de voler en vallée de Valdeblore et pour ce, je glisse vers les rochers de la Balme pour ensuite tenter de taper vers le Pic de la Colmiane. Mal m'en pris d'avoir fait ce choix. Je me suis vite rendu compte que le Pic de la Colmiane est sous le vent du Sud Sud-Est. La masse d'air est agitée dans ce coin... je fais le choix alors de me tester au 360, ce qui me fait perdre rapidement de l'altitude mais j'avais déjà envie de poser pieds donc .. pas de regret. Après une grande pause Pan bagnat et demi, je remonte à la Balme vers 17 heures. La brise au déco se manifeste peu puis l'Est prend le pas. C'est en Est que je décolle pendant que la troupe s'installe tranquillement. Après avoir décollé, je quitte rapidement ce versant pour retrouver le plan de vol classique pour me retrouver au-dessus de la Raya. Je m'amuse sur ce relief que je longe par ailleurs en cap ouest. Ceci me vaut de perdre considérablement de l'altitude. Cette excursion me fait vacher sur une parcelle de luzerne d'une propriété. Je retourne à pieds jusqu'au col pour récupérer ma voiture et donner fin à cette journée de vol libre.



Roquebrune Cap Martin

14 août 2008 - En ce 14 aout 2008, il est question que je fasse un vol biplace avec Karine (ma nièce et filleule). Ce vol sera un baptême de l'air pour la première de la lignée de mes nièces. Compte tenu de la météo, je ne m'hasarde pas de faire ce vol en montagne mais plutôt en bord de mer et pour cela, c'est à Roquebrune que j'envisage d'aller voler en fin de journée après un première partie de la journée animée par ma vie professionnelle. C'est à 17h30 que j'ai rendez-vous à la Turbie avec Karine. On dépose nos voitures près de l'atterro et Brico nous ramasse pour monter au déco du Mont Gros. La biroute ne s'agite pas et la girouette nous démontre que le Nord amène sa brise de terre car le soleil ne brille plus que pour les cirrus et des alto-cumulus. Ciel voilé donc et pas de réchauffement au sol pour enclencher une brise bien orientée pour décoller en biplace. Je ne désespère pas pour autant et je prépare mon matériel comme si ...... Ce n'est qu'au bout d'un certain temps d'attente que le soleil vient de nouveau se pointer timidement et sufisamment pour décle,cher une petite brisette venant d'Est. J'accélère les choses en demandant à Karine de venir s'accrocher aux écarteurs afin d'être prêts pour décoller au cas où les conditions se prêtent même timidement. Finalement, nous parvenons à s'élancer pour le décollage en donnant les instructions les plus élémentaires afin de ne pas perturber ma passagère avce de multiples consignes qui vous empêchent de penser à l'essentiel: courir et rester debout jusqu'à éloignement de la terre. Je donne l'ordre de s'alencer et Karine y va de ce pas de manière volontaire. je sentais bien une certaine confiance en elle avec aussi une certaine détermination pour assurer l'essentiel: décoller sans compromission !  Le décollage mêle s'il fut bien mollasson de part la prise d'air de mon aile s'est exécuté parfaitement pour nous retrouver en l'air afin de voler, planer un laps de temps suffisant pour ressentir un certain bonheur de quitter terre pour autre chose bien plus paisible et tranquille sans vouloir faire de pléonasme. C'est juste une accentuation de la chose pour bien marquer l'évènement vécu comme tel. Le vol fut essentiellement fait au-dessus des flots marins et après une petite excursion vers le cap martin et le survol de la voir ferrée, il était temps de penser à reposer sur la plage de Cabbé. L'atterrissage ne fut pas de splus doux puisque nous avons atterri sur les airbags de nos sellettes et sur le sable. Il faut dire que le brise au moment de posé était plein Sud et qu'elle a viré aussi sec en Est donc brise de cul comme on dit dans notre jargon. Une fois posés, Karine me fait par de ses sensations et si je résume bien, le décollage fut pour elle un grand moment de libération et le vol un grand plaisir de planer dans une masse d'air d'une douceur extrême. Ce retour de ressentis exprimé par ma filleule me gratifie d'avoir pu apporter à ma filleule ces moments si particuliers difficilement descriptibles. Il convient de lz vivre soi même pour comprendre de quoi il s'agit. Au prochain vol Karine !



Gréolières

12 août 2008: C'est une journée vol libre un peu surprise car rien n'était prévu pour cette journée hormis que si la météo était propice il était clair que je serai dans les airs. Il est tôt dans la matinée et il fallait que je sache ce que j'allais faire sans oublier mon ami Bricoloup. Il est à peine 7h45 que je lui bigophone. On se met d'accord pour aller voler à Gréolières en regard de la météo qui annonce finalement du beau temps et en plus une aérologie compatible au vol libre sur ce site (Sud sud-est). Arrivés à Gréo, on laisse un véhicule à l'attéro et on file à Gréolières les neiges pour décoller du 700. Cela veut dire que nous avons une petite heure de marche avec une bonne cadence, aile sur le dos que nous atteignons le déco. Il est un peu plus de 11h et la brise est très soutenue avec un bon 20 à 25 km/h. Bricolo se montre frileux à décoller dans ces conditions, pour ma part, cela est gérable et après quelques ratés, je finis par m'envoler pour un vol en thermo-dynamique de 50 minutes (autant de montée à pieds que de vol). ce fut un vol écourté de mon propre chef. Bricoloup a préféré s'envoler du 600 pour un décollage plus serein. Une fois posé pieds, il fallait se restaurer et s'hydrater avant de se projeter pour le vol de fin de journée. Une fois restaurés, une petite sieste sur la camion de mon ami Brico nous fît passer le temps. C'est avec un couple Stephanois (Anne et Fred) venu pour voler sur le site que nous refaisons le même itinéraire que le matin. Vers 17 heures nous sommes donc sur le déco du 700 avec une brise encore plus soutenue que celle que nous avions pu apprécier quelques heures avant. Après une temporisation afin d'avoir une petite accalmie du 30 à 35 km.h que nous avions constaté, je m'élance en premier pour faire le fusible puisque j'étais l'homme volant le plus expérimenté du quatuor. Si mon vol n'a pas été plus long dans la durée que le précédent, celui-ci a pris une toute autre dimension en m'hasardant pour la première fois à longer le crête du Chairon jusqu'à la dernière antenne. J'ai pu apprécier la longeur de la crête qui mène jusqu'à Coursegoules que j'ai pu appercevoir par la même occasion. Il me faudra, lors d'un prochain vol et avec des conditions aussi favorables, me donner l'objectif d'aller jusqu'au bout de la crête pour me rapprocher au plus près de Coursegoules et pourquoi pas revenir jusqu'au lieu de décollage.



Cagnourine (Tende)

9 et 10 août 2008: Après une semaine de travail bien remplie, je quitte Nice pour Tende le vendredi soir en compagnie de mon épouse et de la troupe animale (Attila notre chien, Thérèse et Rocco nos deux tortues) sans oublier mon aile pour que je puisse faire l'oiseau si dame météo se montre docile. Ce sont donc deux journées qui s'annoncent tranquilles et au vert pour ce week end. Au petit matin du samedi, on décide d'aller prendre notre déjeuner à Limone (station de ski piémontaise. De retour de cette escapade, nous nous rendons à cagnourine pour faire le vol de fin de journée. En altitude, il y a du Nord-ouest matérialisé par le déplacement des nuages mais sur le site en basse couche, c'est la brise de vallée qui anime dynamiquement le décollage de Cagnourine. Sous le regard bien veillant et intermittent de madame et du cagnoutou Attila, je prépare mon aile pour le prégonflage et hop .. je lève l'aile avec la ferme intention de me mettre en l'air par un décollage bien contrôlé. Avant le décollage, je m'emploie à faire du jeu d'aile pour me donner une idée de ce qui m'attend une fois en l'air. Tout parait bien accueillant et c'est un soaring à n'en plus finir qui s'annonce. Il est 17 heures quand je m'élance progressivement dans la masse d'air pour ne pas dire le vide. J'ai fait l'oiseau local durant 1 heure en sillonant les pourtours devant, de côté, en arrière) du déco. Je me suis amusé à faire des wing-over, à jouer avec la plage de vitesse de mon aile, à bien sentir la masse d'air et les réactions de mon aile tout en contrant celle-ci rien qu'avec la sellette..... que du bonheur !. Puis des 360 en pauffiant les sorties, du vol accéléré en jouant avec l'accélérateur et du plané avec les oreilles. Du jeu aussi à frôler la terre en prenant de la vitesse. je me rends compte que progressivement je connais de mieux en mieux mon aile, que mon aile gagne ma confiance et que je prends plaisir à jouer avec celle-ci pour lancer des défis à trois (la masse d'air, mon aile et moi). J'étais, à cet instant, seul au monde dans un paradis. Au bout de cette heure écoulée, je pense à poser pour repartir aussitôt. Ce fut un peu la lutte comme d'accoutumé sur ce site mais finalement, un certain moment d'accalmie me facilita la tâche pour poser. A peine posé, je cherche déjà à m'envoler. C'est rigolo car le temps écoulé entre le posé et l'envol me fait découvrir un tout autre vol. Il m'a fallu cette fois-ci, me bagarrer durant 15 bonnes minutes pour prendre de la hauteur ou du moins garder suffisamment d'hauteur pour espérer reposer au déco. Je n'y suis d'ailleurs pas parvenu et ce n'est qu'à contre-bas de la route que j'ai mis pieds au sol. Un vol dont j'ai mis un terme assez rapidement quand je me suis rendu compte que peut-être la brise ne redeviendrait plus ce qu'elle était il y avait à peine un peu plus d'un quart d'heure. Finalement après avoir plié mon aile, la brise avait repris le dessus en l'espace d'une petite demi-heure comme quoi ..... Bref, j'ai mis un terme au vol libre pour remettre cela au lendemain matin cette fois-ci. Après une nuit étoilée de millions de points scintillant dans le ciel, le matin arrive ainsi que le ciel de nouveau bleu azur et le soleil radieux chauffé à blanc la terre du coin. Il est 11 heures au moment ou je déballe mon aile sur la planche habituelle qui surplombe la route qui mène au déco de Cagnourine. C'est à 11h15, que je m'élance dans la masse d'air qui vient agiter herbes, buissons et cimes des arbres avec un bon 20 à 25 km/h. Il n'y a apas de changement en altitude par un nord-ouest dominant mais toujours de la brise de vallée. Il fallait que je fasse attention à ce que ça ne forcisse pas trop tout de même. Donc vigilance en vol. Hop ... une foius l'aile levée par un face voile qui s'impose, c'est un vol de 45 minutes que je me fais avec cette fois-ci une échappée vers la pyramide qui se trouve en arrière du décollage. C'est par là que l'on s'échappe pour tenter un tour de vallée. Je suis toutefois resté en local car j'étais seul en l'air et la tendance Nord-Ouest m'inspirait guère à tenter l'aventure de m'échapper du coin. Le posé fut fait parfaitement en jouant avec la basse vitesse afin de ne plus avancer une fois au-dessus de la planche élu pour posé et obtenir un taux de chute suffisant pour glisser vers le bas afin de mettre pieds au sol. Satisfait de cela, je plie l'aile et m'en retourne à mon chabotou tout heureux d'avoir fait mon vol du matin. C'est ainsi que mon week end vol libre s'est terminé juste un peu avant que les conditions forcissent trop à mon goût. Une petite pensée pour mon ami Bricoloup qui aurait certainement apprécié ce type de vol et l'instant passé dans ce lieu bien verdoyant. Ce n'est que partie remise en me disant au prochain vol !



La Colmiane


5 août 2008 - Après une journée de travail et avec une météo où le soleil est roi, l'envie d'aller voler me prend. Je récupère mon aile solo et biplace si l'occasion se présente pour faire un vol à deux. Il est 17h00 quand j'arrive à l'attero et que je vois Alain s'employer à faire travailler 3 élèves. C'est vers 18h00 que nous montons au déco du Pic de la Colmiane. Les conditions aérologiques sont calmes... trop calmes. C'est un constat qui se reconduit de jour en jour avec du Nord qui rentre en altitude et qui inquiète quelque peu le paraentiste que je suis. Bref .. de toute façon après mettre mis en l'air sous mon aile, j'ai bien compris qu'en décollant du pic ce ne sera pas une grande fin de journée mais ... cela ne m'a pas oter le plaisir de voleter et pour ce qui est des conditions plus soutenues pour des vols plus grandioses ce sera une prochaine fois.


3 août 2008 - Je me rends seul à la Colmiane car Bricoloup vole rarement le dimanche hormis le soir. Je suis sur la route au niveau de la Bolline quand Fifou me fait part de sa présence sur veillos et me donne l'indication d'un calme plat bien trop plat. Il est en attente de conditions plus soutenues afin d'éviter un vol plouf. Pour ma part, je rejoins l'école Imagin'air pour faire un vol du Pic de la Colmiane. Un petit vol bien sympathique et bien calme. Après une grande pause, je profite de la montée de l'école Imaginair à la Balme pour faire un vol biplace avec Titouan. Voler sous un parapente, est une première pour lui. C'est aussi un baptême pour moi aussi puisque je n'ai, à ce jour, pas encore fait voler un enfant. Pour cette occasion, Gaby me prête le matériel adéquate car mon biplace a une fourchette de poids trop élevé. Le décollage fut sans problème grâce à une bonne petite brise de pente. Une fois que nous avons décollé, j'ai pris cap sur la droite en direction du Brec du petoumier. Malheureusement je n'ai pas trouvé de masse d'air ascendante donc j'ai fait un retour vers la Balme. Titouan était discret et observateur avec ses yeux d'enfant qu'il est. J'essaye d'enrouler les thermiques que je rencontre au décours de mon vol mais je n'ai pu prendre du gain pour remonter aussi haut que l'endroit où nous avions décollé. Je contourne donc les rochers de la Balme pour se retrouver en face Sud, puis une petite excursion vers la raya et longeant sa crête en Ouest afin d'agrémenter le vol. Au fil du vol nous perdoins de l'altitude, et le momenty de penser à poser s'approche et devient même inéluctable au bout de 35 minutes de vol. Approche propre et finale encore un peu courte nous a permis de poser assez reanquillement et en restant debout. Titouan me fait part du plaisir qu'il a eu à voler et l'on s'est dit au prochain vol.



2 août 2008: Avec Bricoloup, nous avons hésité entre Gréolières et la Colmiane. Les prévisions météorologiques annoncées du mistral de force moyenne. Cette annonce nous a conduit jusqu'à la Colmiane (pour ma part, pas question de voler avec de l'ouest à Gréolières). Nous arrivons au col St Martin pour prendre un café en attente de voir Gaby et pendre quelques infos. Nous nous rendons ensuite au décollage du Pic en prenant la nevette école sur le coup des 10h. Une fois arrivés au déco, les conditions étaient bien trop calmes ce qui nous obligea à patienter un bon moment .. le temps d'une deuxième rotation de l'école. Ce n'est pas pour cela que les conditions aérologiques se sont montrées plus musclés. Il y avait Salva et Francis dit Poussette qui étaient également en attente de conditions moins mollassones. On se met tout de même en l'air et je me fais un petit vol rase cime de mélèzes afin de rester un petit peu en l'air. Les thermiques étaient hachés ce qui ne facilitaient pas la tâche pour prendre du Gaz. Au bout d'une trentaine de minutes, nous étions plus ou moins tous posés pour ne pas dire tombés. Francis, Poussette et d'autres pilotes avaient fait le choix de rejoindre le déco de Veillos. Pour ma part, je signe pour de nouveau remonter au pic. Le deuxième vol qui s'ensuit fut pour moi bien plus interessant et excitant car, cette fois-ci, il fallait s'accrocher et tenir les thermiques rencontrés. Ce n'est qu'au terme d'une lutte acharnée pour m'élever dans le ciel que j'ai réussi enfin à me retrouver à plus de 2300 m. C'était gateau pour continuer à gagner de l'altitude en me décalant vers le Conquet. Il fallait que je me laisse décaler vers le Sud Est (Vésubie). Il y avait des nuages en formation ce qui laissait présager que ça monterait encore et encore .. mais j'ai fait le choix de ne pas aller jusqu'aux nuages. Je me suis tenté d'aller vers la balme mais dans la transition je me suis rendu compte que ce n'étais pas bien porteur en regard de l'altitude perdu. Il me semblait être sous le vent d'un Nord-ouest qui soufflait en altitude. Je suis donc revenu entre le Conquet le pic de la Colmiane où de nouveau je retrouvai les ascendances. Las de voler dans ce coin, je suis parti vers le Caïre Gros sans pour autant chercher à le survoler. Je m'amusais donc à perdre de l'altitude pour en gagner de nouveau ce qui m'a permis de faire un excellent travail pour chercher les thermiques et les exploiter au mieux.


30 juillet 2008: Journée calme et beau soleil. Je monte à la Colmiane en ce jour de repos isolé en milieu de semaine. C'est une journée où je fais deux vols en solitaire sous mon aile Aspen en décollant du Pic de la Colmiane et un vol du soir à la Balme en décollant en biplace avec Stéphanie qui fait là son baptême de l'air. C'est donc une premiere pour elle et je dois assurer un vol sympa pour que le souvenir lui soit agréable. Il est question de faire plaisir mais aussi de promouvoir le vol libre et en particulier le Parapente. Je crois avoir réussi en regard de ce que j'ai pu observé sur le visage de Stéphanie. Pour être plus dans le détail, nous sommes montés à la Balme dans le 4x4 de l'école de parapente de la Colmiane (Imagin'air) qui fonctionne sous la houlette de Gabriel Guirao et d'Alain Nocéra. La navette était pleine d'amis parapentistes tel que Pascal et son fiston Allan, Stéphane dit l'indien de Valdeblore, Jean-Jacques dit le Papé, 2 élèves de l'école, Stéphanie, ... et Yo tambien. Arrivé au déco de la Balme je constate un bon 25 km/h. C'est Gaby qui se met en l'air en premier. Il est suivi de Stéphane, de Jean-Jacques et de Pascal qui fait un biplace avec son fils qui adore voler (un futur pilote le gamin). C'est à notre tour de nous envoler. Une fois bien équipé et harnaché, Alain vient nous prêter main forte pour le décollage afin que l'on ne se fasse pas estirasser en arrière par la brise soutenue. C'est avec un face voile que je vais lever l'aile tandis que Stéphanie fait déjà face à la pente. Je préviens Alain que je vais y aller et je recule d'un pas pour tendre les suspentes avant et commencer à lever l'aile. L'aile prend aussitôt l'air qui s'engouffre et gonfle la voilure. ceci a pour conséquence de nous tirer vers l'aile. C'est là qu'intervient Alain en empêchant Stéphanie de trop reculer tandis que moi je cherche à faire monter l'aile au-dessus de nos têtes pour la freiner en suite afin de me retourner dans la direction du cap que nous étions fixé afin de décoller proprement. La course fut très très courte et Stéphanie assura très séreusement et efficacement les consignes préalablement énoncées pour un parfait décollage. Une fois en l'air, il était question que mon passager soit bien installé et une fois fait, c'est parti pour un tour bien sympathique en direction du Brec du Pétoumier, puis vers la Balme que nous avons contourné jusqu'en versant est au niveau du Col de St Martin. Une fois fait, c'est en direction de la pour longer sa crête en direction de Rimplas. Mais nous perdions du gaz. Pourt palier à cela, nous sommes revenus en direction de la balme et avons survoler les rochers de l'école d'escalade. NOus étions bas, ce qui nous obligea à préparer notre approche. L'atterrissage fut pour ma part assez propre bien que je n'ai pas réussi à atteindre l'objectif fixé: posé et continuer à aller vers l'avant avec l'aile au-dessus de nos têtes, car j'ai trop enfoncé les commandes et l'aile a décroché à environ 50 cm du sol ... dommage mais ce sera pour une prochaine fois. A un prochain vol Stéphanie pour un posé plus doux et un passage des commandes en plein vol !


5 juillet 2008: Il est déjà 9h45 et je n'ai pas décollé de chez moi. J'avais pris le soin d'appeler Gaby pour avoir des infos aérologiques locales. Ce n'est pas brillant mais ça devrait faire.à priori au moins pour la matinée. Ni une ni deux, je prnds la route en direction du Col de St Martin afin de rejoindre l'équipe d'autant que je sais que Nicolas sera là. Il y avait également Gaby avec un biplace test de chez Sol et Alain avec son Orca pour accomplir leur taf: des biplaces pros. Ils se sont mis en l'air avant nous. Pour la circonstance, je fais mon premier vol en qualité de passager pour aider mon ami Nicolas à préparer sa qualif biplace. Je lui prête mon aile et ce sera l'occasion pour lui de se tester sous une aile qu'il ne connait pas. Le décollage fut parfait ainsi que le vol et l'atterrissage hormis que je suis resté debout lors du posé alors que mon pilote a posé sur le sol herbeux avec ses fesses hihihihi. Par la suite on a enchainé le vol biplace par un vol en solo où chacun de nous deux a volé sous son aile de site. Nicolas avec son Energy 2 et moi sous mon aspen 2. Les conditions aérologiques étaient assez spéciales en regard de ce que l'on pouvait voir dans le ciel et l'évolution des nuages qui matérialisent et indiquent plus concrètement ce qui s'y passe. Bref .. par moment, ça rentre par derrière et il faudra donc prendre en considération cette donne pour choisir le moment de décoller. C'est Nicolas qui décolle en premier par un face-voile. Pour ma part, mon déco s'est fait avec un dos-voile histoire de garder une certaine maitrise de cette technique bien utile en biplace quand la brise n'est pas de la partie.. Si Nicolas a fait le choix d'aller plus en vallée moi, je tire de suite sur la droite vu qu'il y a du Sud Sud-ouest qui entre afin de m'éloigner du Caïre Gros qui me laisse suspecter une masse d'air turbulente du fait qu'il est fort probable qu'à cet endroit on est sous le vent. Je file donc en direction du Suc où effectivement, j'y trouve un certain bonheur à monter grâce à du thermo-dynamique assez bien organisé et qui fait bien sûr penser à une confluence des deux vallées concomittantes (Valdeblore - Vésubie). Toutefois après avoir pensé rejoindre le massif rocher de la Balme, je révise cette idée au point de ne pas m'hasarder dans ce coin vu la perception de la masse d'air que j'en avais en live et en levant les yeux vers le ciel qui me démontre qu'il y avait en altitude du Nord-Est. Je m'en retourne donc vers le Pic de la Colmiane pour m'amuser entre celui-ci et le Suc. Ce jeu dura une bonne vingtaine de minutes. En regard de la hauteur que j'avais 1997 m je me teste aux virages engagés et aux wings pour perdre de l'altitude afin d'aller poser. Une fois le matos plié, on s'en cale au col de St martin pour se restaurer en attendant l'heure des deux rotations prévies par l'école Imagin'air pour la Balme (17h et 18h). Malheureusement, la météo en a décidé autrement par un ciel bien orageux et menaçant sur ces reliefs. L'attente dura kusqu'à 18 h. L'évolutiion n'étant pas optimiste, je décide de rentrer à la maioun (maison) nissarda.


19 juillet 2008: Après une semaine de taf assez éreintante, le repos est bien mérité. Avec Bricoloup, on s'est donné rendez-vous à la Colmiane pour voler en décollant de la balme. Cette fois-ci, c'est avec la navette de l'école de parapente Imagin'air que nous rejoignons le déco. Dans la navette, il y avait Gaby le directeur moniteur de l'école, Alain Nocera (moniteur de parapente), Salvatore, Max et son fiston, Maxime, Bricoloup et un pilote que je ne connais pas. Une fois arrivé au déco, les conditions étaient correctes pour décoller en face Ouest mais déjà les cimes des reliefs étaient déjà prises par les nuages. C'est Gaby qui décolle en premier après avoir attendu un certain temps Salvatore qui n'en finissait pas de se faire attendre. Le second à décoller, c'est moi après avoir attendu que mon ami Bricoloup soit prêt à décoller aussi. Derrière moi, je ne sais pas qui a décollé car dès le décollage, j'ai longé le relief à ma droite en direction du Brec du Petoumier jusqu'aux ravines qui avoisient le déco de Veillos. A ce niveau, j'avais perdu pas mal de gaz. Je reviens donc en direction de la Balme en longeant le relief et j'essaye d'enrouler les bouffes ascendantes que je rencontrai durant le vol. C'est à la balme en m'approchant de ses rochers que je trouve des pompes qui agitent l'air et font cabrer mon aile. J'apperçois Plus haut que moi, j'apperçois Bricoloup en direction du Col St Martin tandis que Salvatore zonait et enroulait du thermique au-dessus du vallon qui sépare la Raya et la crête qui mène au Brec du Petoumier. Pour rejoindre Bricoloup, j'exploite tout ce qui peut me monter tout afin d'arriver au minimum à sa hauteur. Les thermiques sont assez bien organisés devant la face Sud de la Balme mais je rste un tantinet en retrait de ses reliefs (une quarantaine de mêtres au plus près). Une fois arrivé bien au-dessus du col, il y a toujours de quoi faire monter mon aile ...., je me rapproche de plus en plus du Baüs de la Fréma toutefois, il y avait du Nord-Est qui rentrait légèrement à ce niveau. Je fais le choix de ne pas chercher à continuer à grimper pour éviter de faire du rodéo dans ma sellette (il y avait de forte chance que je rencontre de bonnes turbulences et j'en avais pas envie de lutter contre ça. Je choisi la sagesse qui est de continuer à voler dans le coin mais en revenant en avant du col de St martin côté Valdeblore. Je vois Bricoloup qui finit par quitter sa zone de jeu en prenant cap vers le Sud (Pic de la Colmiane), tandis que Gaby et Salvatore reste en versant Ouest de la Balme. Quand à Max et Maxime se font plaisir à voleter pour devenir de plus en plus autonome. Pour ma part, je vole dans un espace que j'ai à partager avec Salvatore du côté de la Raya. Au bout d'un certain temps l'idée d'aller faire un tour vers le Pic de la Colmiane se construit au point de me fixer cet objectif mais, j'étais un peu trop bas pour cela. Je fais le choix de m'en retourner vers les rochers de la Balme en direction du col pour prendre un peu de gaz afin d'avoir une possibilité d'atteindre le sommet du Pic de la Colmiane en traficotant avec tout ce que je trouver de porteur. Je me tente au-devant du Suc pendant la transition mais rien de bien porteur. je joue donc avec mon aile et la masse d'aile pour passer les abords des reliefs garnis de mélèzes pour me rapprocher du Pic de la Colmiane. C'est une lutte que je mène entre les masses d'air descendantes et montantes pour, au pire rester en l'air et au mieux monter afin de me retrouver au-dessus du Pic. Rien n'y fera pourtant je trouvais de quoi continuer à voler. Je n'étais pas loin d'atteindre mon objectif mais je n'y suis pas arrivé. Finalement, je m'en retourne vers le Suc pour transiter de nouveau vers la Balme mais arrivais au col, je me suis trouvais dans une dégueulante m'empêchant de joindre la base du relief de la Balme au-dessus de la route. Je m'en repars vers le Suc pour tenter de me retrouver au-devant du Pic mais la aussi, je n'arrivais plus à atteindre l'altitude que j'avais précédemment atteint (environ 1750 m). Je me risquais à gratter les cimes des mélèzes jusqu'au moment où, dans un rouleur d'un thermique, mon aile se ferme à sa droite avec un taux de chute assez important. Heureusement, l'aile s'est réouverte instantanément pour éviter de me transformer de l'oiseau en écureuil. Finalement, après avoir fait quelques rotations et va-et-vients dans le coin, je finis par aller poser juste derrière Salvatore. Bricoloup était en train de plier son aile pendant que Max, aidé de Gaby, de Maxime et de Salva, s'emploie à dégager les suspentes de son aile d'un arbuste qui est aux abords du terrain d'atterrisage. Ce fut pour ma part un bonheur d'avoir voler dutant 45 minutes dans ces conditions et en ma bagarrant pour rester en l'air. J'aurai pu mieux faire pour atteindre un plaf plus conséquent mais je respecte mon choix d'avoir chercher à assurer un vol tranquille plutôt qu'un vol qui m'aurait peut-être apporté plus de stress que de détente. Pour finir la matinée, avec Bricoloup nous avons rejoint le resto de Cathy pout y manger un pan Bagnat. la boisson fut offerte par Salvatore qui tenait à fêter ses dix ans de pratique au vol libre. Je souhaite à Salvatore encore plein de bons vols et de plaisirs sous son parapente !!



Roquebrune Cap Martin

15 juillet 20008 - Je bosse le matin et j'ai rendez-vous pour faire un biplace avec Sandra. Le point de rencontre a été fixé sur la plage de Cabbé afin de profiter du beau temps et d'un bain salé dans la grande bleu localisée dans le golfe Bleu de Roquebrune. Pourquoi s'en priver ?. Il est 17h45 quand Sandra arrive, pour ma partt j'étais là déjà depuis belle lurette et j'avais déjà bien profité de nager avec des aller retour vers les bouées et la rive histoire de faire du sport et surtout de me déconnecter de cette matinée bien éreintante de travail. Sandra ne tarde pas à se mettre à l'eau aussi et apprécier le bien être que l'eau fraiche apporte alors que le soleil tape assez fort malgré l'heure un peu tardive. Après un bon quart d'heure de bain pour Sandra, hop direction le Mont Gros où l'on y décollera vers les 19h15 après avoir raté un premier décollage car l'aile s'était mise de travers et je n'avais pu corriger l'aile du fait d'une commande bloquée qui m'empêchait d'apporter la correction nécessaire pour continuer la course d'envol. Il eut fallu remettre l'aile en meilleure place avec un bord d'attaque bien présentable. Sandra fit cela très correctement. Nous étions donc un peu plus face à l'Ouest en attendant une petite brisette qui facilietra bien la tâche pour décoller. Tout se passe à merveille et nous nous retrouvâmes en l'air en quelques secondes. Pour agrémenter le vol, je propose les commandes à Sandra qui les accepta bien volontiers malgré une fébrilité bien perceptible. Si le vol ne fut pas très long, l'accueil que nous a réservé le ciel fut d'une extrême douceur au point de se tenter à faire des virages serrés et quelques wing pour ressentir des sensations nouvelles et plus fortes qu'habituellement. Tout fut fait au-dessus de l'eau bien sur et l'atterrissage fut d'une extrême douceur également. J'avais bien pensé aux conseil d'Alain afin de parfaire mes atterrissage afin de ma finir sur le cul comme j'avais pris comme habitude ces derniers temps. En finale, prise de vitesse jusqu'à prêt du sol sans avoir oublier de détrimer mon aile pour augmenter enore la vitesse. Cette vitesse aura pour objectif d'avoir une force supplémentaire pour une ressource plus efficace. Cet atterrissage se termina finalement avec un posé à la verticale à 10 cm du sable malgré un très léger vent de cul c'est dire que la ressource par min freinage fut très efficace. Matériel rangé, c'est le retour illico presto vers le mont gros pour récupérer ma voitureafin de ne pas rentrer trop tard à la maïoun.



La Colmiane

14 juillet 2008: Pas décidé d'aller voler car la météo ne s'annonce pas bonne et pourtant ... un appel de mon ami Bricoloup qui me dit qu'il monte à la Colmiane pour 9 heures en précisant qu'il y a la présence d'Eric le Savoyard. Ni une ni deux, je me prépare et je les rejoins. Eric avait déjà fait un vol en décollant du Pic de la Colmiane pour essayer sa nouvelle voile montagne de chez Dudek car il a pour objectif de pratiquer le rando-vol et souhaite faire cela avec Bricoloup et moi en vous accompagnant dans nos raids de montagne. C'est avec Gaby, dans sa navette école ,que je rejoins le Pic de la Colmiane. La première intention était de monter à  la Balme sur les coups de 10 heures mais cela a dû être abandonné à cause de l'aérologie qui s'anime sur ses reliefs. En effet, sur ces reliefs, il y avait du Nord Nord-Ouest, de l'Est, de l'Ouest ... bref rien de bien excitant ou rassurant pour monter jusqu'à ce déco. Je monte donc avec Gaby, Alex et Pierrot en prépa à la qualif biplace, Pascal et sa passagère pour un biplace au déco du Pic. Eric et Bricoloup, nous rejoignent au moment où nous étalions nos ailes sur la pente herbeuse. Alex va voler en qualité de pilote pour le biplace. Il y avait un peu d'est derrière le déco qui rentrait mais on percevait tout de même un peu de brise de face sans être pour autant le résultat d'un rouleau qu'on pouvait penser. Tout le monde demandait un fusible.... je m'étais porté volontaire et c'est avec un face-voile pratiquement sans brise que je préconise mon envol. Cela va me permettre de gérer ma course en marche arrière pour lever l'aile aiinsi que le transfert de mon poids lors de la phase de retournement tout en reculant afin de me retrouver face à la pente sans qu'il y ait cassure de tension au niveau des suspentes pour éviter une femeture frontale. Tout se déroulement bien, je m'envole et cherche à trouver quelque chose de portant. J'ai de suite pris à droite du déco pour y trouver quelque chose qui me permettait d'espérer de ne pas faire un plouf. Entre temps, Alex avait décollé derrière moi et cherchait de quoi monter. Je ne m'étais pas rendu compte qu'il tentait d'enrouler une masse ascendante et comme j'avais le relief à ma droite, je l'ai croisé l'obligeant (sans le vouloir) à quitter le thermique qu'il avait trouvé. Quant à moi, je suis allé vers le Suc où il y avait de quoi monter. Je n'ai malheureusement pas insisté suffisamment pour prendee suffisamment de gaz et élargir mon aire de jeu. J'ai basculé sur la Balme mais j'ai réjoins difficilement l'école d'escalade pour y faire quelques va-et-vients et hop direction le terrain d'atterrissage. Soun Dal Pra. Le biplace avait déjà posé ainsi que mon ami Eric avec sa Light de Dudek. Eric a eu quelques soucis avec sa sellette qu'il trouve trop grande. Finalement, on remonte pour un deuxième vol toujours au Pic de la Colmiane. J'ai décollé après le biplace où cette fois-ci s'était Pierrot qui était aux commandes. Il a fallu qu'ils assurent une bonne course car les conditions étaient encore bien moins bonnes que le premier vol. j'ai enchainé ensuite derrière eux et après Eric pour un vol moins interessant que le premier. A contrario, Sauveur qui nous avait rejoint et Bricoloup qui avaiit pris le temps de filmer le décollage de chacun a décollé en dernier. Ce sont les seuls à être resté en l'air car en ayant décollé en dernier, l'aérologie avait qulque peu changé en devenant plus généreuse mais aussi plus développeuse de nuages. Ils ont fait un vol sous les nuages (Bricoloup) et on fait le choix de poser volontairement quand ils se sont apperçus qu'il y avait une précipitation de pluie venant par le Nord-Est. Pour notre part, la troisième rotation a été avorté alors que nous étions pourtant tout près du déco. Redescendus au col de St Martin (La Colmiane), des gouttes de pluie commencaient déjà à tomber avec une accélération du vent quelques temps après. C'est après dégustation d'un bon Pan Bagnat et d'une bière consommés chez Cathy et ce, en compagnie de mes amis Bricoloup et d'Eric que nous nous sommes quités pour s'en redescendre en ville. J'espère que la prochaine journée vol libre sera plus généreuse en thermique afin que je puisse profiter d'un temps de vol plus conséquent et faire l'oiseau aux quatres coins de la vallée de Valdeblore.


10 juillet 2008: Une journée bien remplie en perspective question vol libre avec mon ami Bricoloup mais aussi avec l'ami Eric Boisgard (l'ami d'internet) où nous échangions depuis des lustres sans vraiment se connaitre. Pour la rando-vol, Nous nous sommes (Bricoloup et moi) donné rendez-vous à 6h30 près de l'attero Soun dal Pra pour monter au parling de Veillos afin de rejoindre la cime du Giraut (2606 m) en passant par le col Ferrieres (+ de 2400). La rando pédestre avec nos ailes sur le dos à démarrer du parking à 7h05 et s'est terminée au pied de la croix à 9h55. C'est donc 3 heures de marche qui a débuté avec de la fraicheur de l'aube et terminée sous la chaleur fournit par l'effort et le soleil qui commençait à se rapproché du zénith. Au cours de cette traversée, nous avons pu voir cours d'eau et petit lac, bergerie, Trous de marmottes, et troupeau de chamois (5 adultes et 2 bébés) qui traversaient avec grande facilité ce que nous nous gravissions avec difficultés. Nous y avons vu aussi l'évolution aérologiques et le développement des nuages qui étaient brossés en altitude. Ce n'est pas la promenade des anglais ici ... seulement deux randonneurs au départ de la rando où nous avons pratiquement fait le chemin à quelques mètres des uns et des autres jusqu'au premier lac. C'est à cet endroit que nous sommes quittés car ils se sont posé à cet endroit alors que nous, nous avons continué le chemin.  D'ailleurs nous avons fait l'erreur d'avoir pris un sentier qui nous a éloigné de l'objectif. Ce n'est qu'au bout d'un certain temps que bricoloup se rend compte que nous éloignons plus que nous nous rapprochons du Mont Giraut. Obligation de bifurquer vers la gauche afin de retrouver le sentier qui mène au col Ferrieres. Arrivé au Col Ferrières, il est question de longer la crête qui va nous mener à l'objectif: la cime d'où l'on va décoller. Sur le trajet, nous percevons une brise soutenu d'Est mais au fil de notre avancée, on sent bien que le soleil met en place des modifications d'aérologie et tantôt c'est de l'Est, tantôt du Sud. Une fois arrivés à la croix donc au sommet, j'invite Bricoloup à déballer le matériel pour être assez rapidement prêt à réagir pour l'envol si l'occasion  se présente (occasion = condition favorable au décollage). Ce ne fut pas simple car, ce jour là et à cette heure ci, rien n'étiit bien installé. Pour couronner le tout, nous avons pu voir nos ailes au sol tournoyée sur place faisant démonstration de 3 petits Dust qui nous indiquent qu'il y a réchauffement mais qu'aucune brise prend le dessus sur l'autre (c'est comme cela que j'interpère la situation. L'est est là, le Sud est là, l'Ouest se manifeste un peu et le Nord, tout fraichement parti n'est pas bien loin pour nous dire qu'il existe aussi ..... Je ne laisse pas Bricoloup décompressé et manger tranquillement la pissaladière qu'il s'est monté depuis St Martin Vésubie et qu'il aurait tellement voulu la savourer sur cette cime. Perso, j'étais loin de penser à cela car j'avoue que je suis assez craintif des caprices de la haute montagne... on ne sait jamais ce qu'elle nous réserve (ça peut arriver si brutalement). Mon idée était de décoller après Bricoloup, il a bien tenté de décoller mais la faiblesse de la brise à avorter par deux fois ses tentavives pour décoller. Je ronge mon frein tout en restant calme et patient car il n'y avait pas le feu au lac mais ..... il ne faut pas trop rester oisif ou attentiste non plus. Il est 11h, toujours pas de brise alors que météo France annonçait 20 km/h de Sud. On le cherche le Sud (ce vent de face qui nous faciliterait le déco). Bricoloup se montre indécis et surtout demandeur de brise saine et installée (c'est comme cela que je le ressens) mais rien de tout cela. Je me sens préssé par le temps car je crains la montagne, alors finalement, dès que l'occasion c'est représenté je n'ai pas hésité à lever l'aile et à y croire à ce décollage. Hop là ... la course d'envol est lancée malgré un ressenti d'une aile qui avait du mal à prendre pleinement sa forme ... j'accélère donc ma vitesse et là je sens mon aile qui me prend en charge correctement. C'est parti pour le vol ... Bricoloup enchaine derrière moi et nous voila en l'air à tester la masse d'air qui se montre bien calme. Pour ma part, je passe ntre Veillos 2 et le pied du Pétoumier car il y a souvent un thermique qui déclenche dans ce coin mais là, rien. Je décide d'aller coller au relief à ma gauche (déco de Veillos) mais la aussi, il n'y a rien de bien dynamique pour espérer prendre du gaz pour envisager de remonter à la crête de ce relief. Je prends donc la décision de revenir plus en ouest pour suivre plutôt la crête qui mène au sommet de la Raya. J'étais déjà bien bas et cette crête était sous mes pieds. Je suis à l'écoute de tout ce qui est porteur ou monteur. Je percevais de plus en plus le Sud. Bricoloup était devant moi, bien plus haut. Le passage de la Raya n'était pas gagné pour moi... je devais vraiment assurer et prendre tout ce qui pouvait être ascendant pour être sur de passer la Raya sans problème. Je pense avoir fait ce qu'il fallait c'est à dire assurer le minimum. C'est avec une bonne cinquataine de mètre que je passe au-dessus du relief de la raya et à cet endroit, je me suis amusé à jouer avec quelques thermiques sans trop insister car, je n'utilise pas cette aile pour monter (bien qu'elle est capable de le faire) mais plutôt à transiter d'un coin à un autre (je vole sans secours) et avec un sac sellette sans aucune protection. Bref, après un petit tour du côté de l'école de l'escalade et en direction du col de st martin, je file vers le suv afin de préparer mon appproche pour poser. Le vol se finit au bout de 22 minutes. Pour l'après midi, il est question que je fasse voler Eric. le rendez-vous est pour 17 heures. L'idée était de monter à la Balme pour faire le grand vol avec l'équipe imagin'air. Une fois arrivés au déco de la Balme, c'est du 40 km/heure qui nous acceuille. Aïe aïe .... pas question de décoller avec ses conditions d'autant qu'il y avait coriine l'épouse d'Eric et Alizée leur fille de 10 ans. On décide alors d'aller au pic e la Colmiane où là; il était quasi sur que nous pourrions décoller. Après un temps d'analyse de la situation aérologique dans ce coin, c'est Gaby qui lance le bal des décollage avec Madame Corinne puis c'est au tour d'Alain de faire voler Alizée. Il y avait du météo et c'était assez dynamique au déco. C'était volable sans problème mais j'ai donné un petit coup de main à Alain pour tenir Alizée afin d'avorter un quelconque recul à la levée de l'aile. Eric s'emploi à filmer tout cela. Mais comme tout arrive, c'est à son tour de se préparer à faire l'envol. Il range sa caméra dans sa poche et je le prépare avec casque et sellette. Solidarisé aux écarteurs de mon bi, je lui demande de rester face à la pente pendant que moi je fais face à l'aile pour sa levée et son contrôle; Toutes les consignes sont données à Eric afin qu'il n'y ait aucun problème de décollage et hop, Eric fait les premiers pas vers la pente pendant que moi je me focalise à monter l'aile et vérifier si tout est ok. Auparavant, j'avais demandé à Bricoloup de s'envoler après moi au cas où la tentative de décollage devait être avortée (idée de se faire aider à remettre tout en place pour une deuxième tentative). Eric a bien assuré son rôle ... et l'envol fut parfait. Nous avons fait un tour du petit bocal en passant par le Suc et la via ferrata pour finir vers les rochers d'escalade et enfinn aller poser à l'atterro. C'est un atterrissage sur les fesses que j'ai assuré .... c'est devenu une habitude tellement je suis mauvais hihihihi non je déconne j'suis trop bon et oui, c'est un sport de glisse non ? Et voila, tout le onde est content bien que c'est toujours bien trop court en temps si c'est un vol de moins de 30 minutes. Pour ce vol amical, Eric m'a offert deux bonnes bouteilles de pinard de sa région en guise de remerciement. Ce fut une surprise pour moi car je ne m'y attendais pas. La journée de vol libre s'est terminée entre amis en se disant tout le plaisir de se revoir. Ce fut pour moi, une journée super sympa et j'espère qu'elle le fut aussi pour ceux qui ont partagé ces instants.




Tende

6 juillet 2008: Week-end à Tende avec comme objectif premier le débroussaillage du pourtour de notre Chabotou. Arrivés le vendredi en fin journée et après une nuit fraîche et bien tranquille, le jour se lève avec un ciel bien clair et ensoleillé. Le ciel est bien bleu, mais je remarque un vent météo de Nord qui chasse les nuages vers le Sud. Hum ... rien de très bon dans le ciel pour voler dans le coin. De toute façon, je n'étais pas venu pour cela. Je passe la journée à faire tourner la débroussailleuse et son rotor monté de fils. Celui-ci, fait siffler l'air en même temps qu'il coupe herbes et ronces. Comme il fait chaud, une petite escapade au village de Tende nous dirige (ma femme et moi) au bar des Sports où je retrouve Maurice Baldi qui se rappelle bien de m'avoir guidé jusqu'au Fort Pépin et de Nicolas qui avait posé à Viévola. Maurice et son frère sont des personnages bien connu dans le monde du vol libre à Tende. Avec mon épouse nous y avons savouré une boisson fraîche (une pression pour moi comme toujours) au bar des sports après avoir fait nos courses pour assurer les barbecues qui vont s'enchainer durant le week end. Donc, pas de vol le samedimais seulement du débroussaillage oups.... Le Dimanche, au matin le soleil est encore au rendez-vous mais .... la journée semble ne pas être la même que la veille. Cette fois-ci, en regard des nuages qui se déplacent, c'est de l'Ouest qui anime l'altitude et sa masse d'air. les nuages vont vers l'Est mais si je regarde dans la vallée de la Pia, c'est du Nord qui ventile cet espace aérien et si regarde plus en Sud, c'est le Sud qui s'anime. Wouarf ... rien de bien installé, mais comme j'ai fini mon premier objectif la veille, je me dirige sur les coups de 11h vers le déco de Cagnourine malgré tout ce que j'ai pu observer de mon chabotou. Quand j'arrive au déco, je constate une biroute qui m'indique que la brise de vallée s'anime aussi mais rien de costaud. J'étale mon aile sur la planche herbeuse habituelle pour me préparer et gonfler l'aile avant de m'envoler. L'air est calme à cet endroit, il y a donc pas ou très peu de dynamique. Je me tente tout de même à lever l'aile en prenant cap vers le village de Tende. Il n'y a rien qui m'indique de c'est porteur pourtant, en continuant à avancer, une bouffe d'air me soulève et me fait décoller de la planche. je laisse parler mon aile au point de me retrouver à voler.... mais malheureusement, rien de bien portant au point de reposer à contre-bas du décollage sur une parcelle de terre dégarni d'arbustes ou de bussoins épineux. je n'avais voler que 2 minutes et trente sept secondes. Il était important que pose rapidement car il est clair que jamais je n'aurais posé plus du fait que j'étais dans une aérologie sous le vent d'un vent d'Ouest assez soutenu en regard de la vitesse du déplacement des nuages. Le fait d'avoir pensé que la brise de vallée m'aurait permis de rester en cette zone a été une erreur. Je dois toutefois reconnaitre que je l'ai joué assez fine en regard de l'endroit où j'ai choisi de posé car il n'y avait à peine l'espace d'y déposer mon aile et moi-même. j'ai d'ailleurs eu droit à quelques suspentes accroché à un églantier .....J'ai pris le temps de les libérer des épines qui les retenaient et ensuite, j'ai remonté le tout sur la planche où se trouve la biroute pour ranger le matériel et m'en retourner à mon chabotou tout content d'avoir réussi à reposer suffisamment haut et sans dégâts. Il y a des jours où il faut savoir renoncer. Je n'ai pas su le faire entièrement. mais je sais maintenant qu'avec de l'Ouest soutenu c'est pas la meine de se mettre en l'air. Au prochain envol sur Cagnourine et peut être pour un bon tour de vallée qui sait .......... d'autant que mon idée était d'aller jusqu'au Fort pépin une nouvelle fois mais en solitaire.



Roquebrune

2 juillet 2008: Vol du soir sur Roquebrune après s'être retrouvés près de la plage de Cabbé avec Mathieu et Bricoloup afin de laisser un véhicule pour le posé afin de faire la récup du véhicule laissé près du déco. Sur le site de décollage du mont Gros, rien ne semble propice pour décoller en biplace car la brise est déjo très faible voire bulle à 17h00 alors on imagine mal une amélioration pour 19h00 (heure légale de décollage à cette période). Mais optimiste car pour voler j'y crois même quand c'est gris de chez noir lol (l'espoir fait vivre non ?). Berf, inquiet d'attendre l'heure légale et de voir que la girouette bascule en Nord. Seul une baisse de chaleur et la dissolution du nuage qui est venu éffacer les rayons de soleil ne pourrait que relancer une petite activité convective qui permttrait , peut-être, de retrouver une brisette plus tassurante pour décoller d'un endroit un peu technique sans vent. Et ben mon souhait a été écouté et l'envol a pu se faire avec mon passager qui n'est autre que mon neveu et filleul. Il a savouré l'envol et si le vol ne dura qu'un peu plus de 10 minutes, le simple fait d'avoir fait l'oiseau nous a rendu quelque peu euphorique grâce à cette sensation bien particulière que le vol libre procure (le plané .. le vol quoi). L'atterriissage fut très doux mais Mathieu a préféré assuré avec les jambes en avant afin de se préserver d'un quelconque risque de blessure à son genou opéré il y a 2 ans et qui ne le laisse tranquille que depuis peu. Bricolo quant à lui s'est fait son vol en solitaire sous sa gradient Golden 2 comme une hirondelle qui tournoyait déjà au déco. Ce fut une excellente fin de journée comme on peut l'imaginer .....



Colmiane

28 et 29 juin 2008: Le 28 juin s'était journée biplace pour faire voler Maxime (mon neveu) et sa petite amie Sandra. Cette journée fut bien remplie et le fait d'avoir fait voler mon neveur et Sandra me procura une grande satisfaction. Les deux vols sont partis de la Balme et ce, dans des conditions tout à fait différentes car le premier fut celui du matin et l'autre celui de fin de journée (deux vols bien sympas et tranquille). Le 29, c'est avec ma voile solo que j'ai volé. Le premier vol est parti du Pic de la Colmiane où se trouvait Antares et Fifou. Sur ce vol j'ai gratté un maximum au relief vers les rochers de l'école d'escalade en espérant pouvoir trouver une ascendance qui me monterait plus haut et prendre du gaz afin de faire un petit tour de vallée mais je ne suis pas arrivé à faire celat. Le deuxième vol, après une invitation à casser la croûte chez mon ami Fifou et Angéla, nous avons rejoint le déco de Veillos avec le club des Aigles du Mercantour. Jean-Paul, Georges, Nicolas, Fifou, Joseph, Virginie, Amandine, Jean-Jacques et moi, étions arrivés au déco de Veillos avec l'espoir de voler malgré un ciel bien gris, ... Jean-Paul avait à faire un biplace avec Amandine. Malgré des conditions trés incertaines du fait de la présence d'un énorme cunimb qui s'alimentait en versant ouest et et se faisait entendre par des tonnerresque nous entendions péter au loin, une éclaircie nous a offert l'espoir de retrouver des conditions dites normales. Jean-Päul part en premier avec un ciel qui s'était éclairci. Mais le ciel s'assombrit beaucoup plus rapidement que le temp qu'il fallut attendre pour retrouver un ciel laissant passer les rayons de soleil venant de nouveau réchauffer la planète. Je prends la ferme décision de décoller de suite avant que tout redevienne aussi gris qu'auparavant. Virginie enchaina ensuite tandis que le reste de la bande a choisi de: replier bagage car l'orage allait de manière évidente, déverser sur terre son accumulation d'humidité et chaleur. Ce vol, je me suis empressé de l'écourté au plus vite en m'éloignant de l'ouest pour être au plus loin de ce nuage sombre bien inquiétant. Oreille et 360 engagés pour poser plus rapidementet avant la pluie. Les gouttes de pluie n'ont d'ailleurs pas tarder à venir rejoindre la végétation du sol de Soun Dal Pra. Un vol de trop ou inutile à mon avis car trop d'incertitudes a accompagné ce vol. Un type de décision ou de vol à ne pas refaire dans les conditions qui annonçaient bien clairement. Ce n'était un moment à se mettre en l'air. Quelques heures ensuite tout était rentré dans l'ordre (un ciel clair) mais bien trop tard. Je n'ai pas été bien sage !!!



Tête de Travers

25 juin 2008: La mise au vert une nouvelle fois mais cette fois-ci, elle commence par une randonnée pédestre de 2 heures pour atteindre un sommet que Bricoloup avait depuis quelques temps en point de mire: La Tête de Travers avec son sommet à 2161 m d'altitude (en versant Est, on y apperçoit le Mont St Honorat). L'idée est d'y décoller et d'atterrir dans le lit du Var (550m). Avec un plan de vol pareil, c'est un dénivelé total de 1600 m à redescendre en volant. Pour ce faire, nous avons laissé un véhicule près du Var et se rapprocher au plus près des reliefs à gravir avec un autre véhicule. Il nous restait à gravir pas à pas 900 m de dénivelé pour atteindre le sommet du jour à convoiter. La rando démarre à 8h30 pour arriver finalement à 10h30 environ. Au cours de l'ascension , une brise d'Est se faisait sentir ce qui engendrait en nous une certaine perplexité mais, nous restions optimistes car nous savions qu'en regard des prévisions météorologiques et le rayonnement solaire il y aura naissance d'une brise de pente bien plus adaptéee pour décoller et voler (Sud Sud-Ouest ou ouest). Il est encore tôt et laissons donc le temps (dans le sens propre et figuré) faire les choses. L'optimisme était donc là. Effectivement, au gré de ces temps notre analyse s'avéra juste et la brise qui s'installe vient du Sud. Au fil de notre avancée, nous avons rencontré un paysage très agréable à traverser, des moutons bêlant à tue-tête, des Patous aboyant à notre vue, des fossiles et même une belle barrière électrisée qu'il fallut enjamber. Le troupeau nous rappela qu'il y avait vie et que de ce coin des personnes en vivaient. Une fois arrivés au sommet .. enfin!!!! la brise était assez soutenue mais bien orientée et après quelques sondages de la masse d'air au sol en jouant avec nos ailes, nous nous sommes mis en l'air sans trop attendre le surchauffement de la terre dû au rayonnement solaire qui pouvait rendre la masse d'air un peu trop turbulente. C'est Bricoloup qui ouvre le vol. On a pu constater que les levées d'ailes étaient vives et dynamiques mais une fois en vol, ce n'était que du laminaire. Peu de rencontre avec des courants ascendants consécutifs à une activité pas encore bien active (11h). Les déclenchements thermiques étaient bien timides et l'on n'en demandait pas plus pour un premier vol dans ce coin. Le vol et la traversée jusqu'au lit du Var se sont fait en toute tranquillité. Je me suis amusé à changer les piles de mon appareil à photo qui m'annonçait que les accus étaient déchargés, c'est dire la tranquillité que la masse d'air nous offrait. Villages, vallons, cotoiement des reliefs de proximité pour un vol d'une vingtaine de minute et ensuite un posé dans le lit du Var nous a laissé une agréable sensation de liberté et de joie à avoir jouer avec nos ailes dans un coin que nous courtisions pour la première fois. Commes les habitudes reviennent vites, c'est dans une brasserie d'Entrevaux que nous nous sommes restaurés et désaltérés (un panaché pour Bricoloup et un demi pour moi). Fin d'une très bonne matinée.



Tende

21 juin 2008 La mise au vert était prévue avec mon épouse dans notre chabotou de Tende. Bricoloup, vient nous rejoindre pour voler à Cagnourine dans la journée du samedi. La journée semble similaire au 19 mais, sur le site de décollage, les conditions qui nous permettent de voler tardent un peu à venir. Une fois que la première aile a quitter le sol,  une seule demi-heure de vol soaring a suffit pour comprendre que si l'atterrissage tardait un peu trop à se faire de grosses difficultés à poser seraient rencontré pour reposer.. A 13 heures, nous étions de retour au chabotou pour se restaurer, s'hydrater et faire notre petite sieste après avoir papoter un certains temps. Après le café, 16h on se dit qu'il est temps de retourner au décollage de Cagnourine pour profiter des conditions encore assez fortes pour rester en l'air à plaisir. Le constat est différent du 19 une nouvelle fois. La brise se montre plus douce en comparaison et nous nous empressons de nous préparer pour profiter au max des conditions de vol. ce sont 90 minutes de soaring avec des jeux de poser et de redécollages immédiats pour agrémenter et améliorer notre technique de contrôle au contact du sol  afin de redécoller avec un envol immédiat (sans reposer l'aile). Une journée que je pense inoubliable pour mon ami Bricoloup qui retiendra de cette journée la douceur du vol du soir à Cagnourine et surtout son vol le plus long depuis qu'il se prend pour un oiseau sous une drôle et unique aile.



19 juin 2008 - Fabuleuse journée en prévision sur le plan météorologique mais nous avions, avec mon ami Bricoloup, hésités dans quels coins nous irions nous détendre et voler dans le calme loin de toutes tracasseries que nous impose la vie parfois. Finalement, Tende fut notre choix privilégié car nous savions que des amis étaient sur place ....l'école Imagin'air avec ses élèves et ses fidèles. Mon ami Nicolas VINCENT avec qui j'ai passé de supers moments en 2006 que ce soit en l'air que sur terre est de la partie de bande. Nous avons partagés ensemble des moments simples et parfois bien chauds en plein été n'est-ce pas Nico ? et tout cela était exempt d'une quelconque concurence de "mâles" qui se tirent la bourre et que l'on rencontre parfois dans ce milieu dit du vol libre. Avec mon ami Bricoloup, on rejoint nos amis cités ci-dessus pour partager cette journée, un moment de notre vie, des moments de bonheur et d'échanges amicaux où chacun essayent d'apporter quelque chose à l'autre si besoin. Thierry, Max, Nicolas, Gaby, Alain, Bernard et moi, étions là, sur ce site de décollage qui culmine le village de Tende (Cagnourine) à partager un espace de terre et cette masse d'air si particulière dans ce coin. Nous étions là, à jouer, à regarder, à sentir, à écouter, à percevoir dans ce milieu si peu connu finalement (la masse d'air). Si décoller pour quitter la terre n'est plus une problématique en soi pour certains, la masse d'air peut nous réserver, on le sait bien, des moments bien particuliers et les réactions que nous avons à apporter en réponse à cela doivent être au plus juste pour rester en osmose avec celles-ci (masse d'air et aile). Les décollages et aterrissages se succèdent aussi bien le matin qu'en fin de journée pour faire du soring à s'en gaver. Mais à l'heure où il est bon de décoller pour partir en cross, nous avons tous posé nos ailes pour déguster pissaladière, fougas, pan bagnat ou autres sandwiches qui vous calent bien l'estomac afin de repartir en vol après que l'aérologie explosive de 13 à 16 heures ce soit un peu calmée. Partir en cross de Cagnourine je l'ai eu fait avec Nicolas sous les conseils de Gaby et Maurice qui nous acompagnait en l'air pour nous montrer le tracé. Perso j'étais allé jusqu'au Fort Pépin alors que Nico, plus motivé à poursuivre la virée, a suivi Maurice Baldi pour taper sur d'autres reliefs afin d'allr plus loin. C'était une ouverture de guilllements nostalgique .. je ferme donc les guillements pour revenir en cette journée du 19 juin 2008 ou notre plaisir sera trouvé dans le seul jeu de soaring avec son aile pour mieux l'apprivoiser. Pour jouer avec la masse d'air locale animée par du thermo-dynamique au pourtour du déco. Le travail est aussi accès sur la maitrise de l'approche pour un posé rendu difficile par un déco qui reste alimenté de manière bien soutenue tout près du sol (vous croyez poser pieds et vous voila reparti pour plusieurs mètres au-dessus du sol. Qui ne s'est pas payé un arbuste d'églantines ? Le posé est donc très technique à Cagnourine et se fait avec patience, un bon contrôle de son aile et de soi. Pas question de poser à l'arrache sinon, la sanction peu être sévère. Voila une journée donc bien formatrice, agrémentée de bons souvenirs entre amis et copains.





Roquebrune

18 juin 2008 - Les prévisions météo sont bonnes et avec mon amie Nathalie ont s'organise pour qu'elle puisse faire enfin, son baptême de l'air sous un parapente. Nous laissons une voiture près de la plage de Cabbé et nous montons rejoindre le déco du Mont Gros. Un point culminant qui domine du cap ferrat jusqu'à Ventimille. La brise est assez faible et les conditions pour faireun biplace ne sont pas les plus propice. A notre arrivée, il y avait un pilote touriste qui attendait patiemment sur la moquette verte du déco le temps autorisé pour décoller. Pour ma part, je n'aime pas me précipiter dans la préparation du matériel alors, je m'emploie tranquillement à déployer mon aile et sortir tout le matériel dont j'avais besoin pour attacher mon passager afin de nous envoler en toute sécurité. Finalement et après avoir donner conseil de ne surtout pas s'assoir sans lui en avoir donner l'ordre et quand je lui disais d'avancer c'était d"vanacer vers l'avant et non en arrière comme on peut le voir trop souvent en bi-place, le décollage se passa très bien. Nathalie a su avoir confiance en moi et en elle ce qui donna un déco progressif et uen passagère bien à l'écoute des cosignes que je lui avais donné (ne pas s'assoir même si on avait l'impression que nous étions plus sur terre avec toujoutrs à l'idée que le mouvement de l'aile pouvait redescendre et nous obliger à redonner quelques pas vers l'vant pour faire revoler l'aile. Bien meen pris de lui avoir donner ses conseils car, les conditions nous ont obligé à aplliquer la relance afin e décoller définitivement. Il fallut un certain temps à Nathalie pour se déécontracter et apprécier le vol. Finalement, quand elle commença à se détendre, il fallut en quelque sorte se préparer à poser. Un posé un peu brut de coffrage (sur les fesses pour la passagère) mais sans bobos. C'est pas cool ça ?


10 juin 2008 - Malgré une prévision météorologique exécrable, c'est grand soleil au matin. Il semblerait que les météorologues ne s'y reconnaissent plus. Le ciel est resté clair toute la journée et le vent n'est pas là. Avec Brico on décide d'aller faire un tour sur le Mont Gros afin de voir si un petit vol est possible. Lui avec sa Golden 2 et moi l'Aspen 2. Il n'y a pas de brise au déco voir un très léger travers droit à peine perceptible de temps en temps. C'est Brico qui décolle en premier et j'enchaine aussitôt derrière. Le vol ne dura qu'un quart d'heure mais la douceur et le survol du village du vieux Roquebrune où des gens qui profitaient des abords d'une piscine privée nous faisaient de grands gestes pour nous saluer fut savouré. Le posé sur la plage avec une petite brisette en Sud Sud-Ouest fut sympa. Il commence à faire chaud .....





Le Mont PEPOIRI

31 mai 2008 - C'est une rando-vol qui est prévue à la Colmiane avec Brico. Arrivés à 7h30 à St Dalmas; on décide de se rapprocher de Veillos en véhicule. En passant sous le décollage de Veillos, nous sommes encore indécis du choix du Mont à atteindre... Mont Petoumier 2604m ou Mont Pépoiri 2674 m ?? Finalement, c'est le Pépoiri qui a eu notre faveur. Nos laissons donc le véhicule en bord de route face au chemin qui va nous conduire à notre objectif. Nous nous équipons de notre sac-sellette contenant notre aile montagne (le poids de mon materiel ne dépasse pas les 4kg200 à savoir 2800 gr l'aile et 1400 gr la sellette) et nous voila parti pour gravir le dénivelé qui nous sépare du véhicule au sommet du Mont Pepoiri. Pas très bien dans mes baskets actuellement, au 2 tiers du parcours, j'ai eu toutes les peines à atteindre le sommet. Quand le moral n'est pas là le reste suit dans le même sens et c'est vraiment avec difficultés que j'ai rejoint Brico qui avait atteint le sommet bien avant moi. Je ne voulais pas y aller et ce n'est que sous les stimulations de mon ami que j'ai jonché le sommet pour finalement rejoindre les deux antennes qui s'y trouvent et avoir un panorama en 360 degré de tous les reliefs qui entoure cet endroit. Il y avait au sommet du Nord Nord-Ouest qui soufflait légèrement donc pas question de décoller en face Sud. Nous décidons de redescendre environ 50 m plus bas en face ouest où là, la pente herbeuse clairsemée de rocailles était alimentée d'une brise Oeust Nord-Ouest. Préparatifs faits, nous sommes tous deux prêts à décoller. Je décolle en premier. Après mon décollage, je ne tarde pas à subir une légère fermeture côté droit de mon aile hummm !!!! est-ce les prémisces d'une aérologie mal saine ? je pense avoir reçu un petit coup de vent du Nord ouest qui s'animait encore dans ce coin. Par la suite au-dessus du vallon des lacs de Mille fonds, il fallait quand même jouer des commandes pour tenir l'aile due par une masse d'air quelque peu perturbée par des courants d'air différents qui animaient la masse globale d'air dans ce coin (un peu de face, un peu de cul, un peu de travers....) tout cela jusqu'au moment où je commence à m'approcher du carrefour de vallée qui sépare le val des milles fonds du val de Veillos et en m'apprêtant à contourner le massif du Mont Petoumier en versant Ouest. A cet endroit la masse d'air se fait sentir plus stable et organisée. J'avais le choix entre suivre le flanc du massif qui mène à la Balme ou me diriger vers la crête qui mène à la Raya. J'ai choisi l'option 2 pour éviter les forts déclenchement de thermique que l'on rencontre souvent entre le flan du Brec du Petoumier à la Balme. Je n'ai pas envie de jouer à cela avec mon aile montagne sans aucune protection et sans secours d'autant que le mental n'est pas là. Ce que je recherche c'est de voler tranquille, planer, avoir du plaisir pour éviter les tracas de la vie quotidienne si tant soit peu, on savait tous s'écouter un peu, entendre l'autre, comprendre .... et oublier de chercher querelle à l'autre pour oublier sa propre misère. Pour en revenir au vol libre, je cherche du regard si Brico était en l'air mais toujours pas d'aile Bohème en l'air ... je me dis qu'une nouvelle fois, Brico prend tout son temps et qu'il n'est pas des plus rapide à chercher à s'envoler ... ) en attendant, je rejoins sans difficulté le dessus de la crête de la Raya et où je rencontre des mouivements de masses d'air ascendante que je cherche plus ou moins à enrouler sans réelle volonté finalement de prendre du gaz (pourquoi se sentir obliger de faire les choses ?) alors que je cherche à voler paisible .... je quitte ce coin de la Raya pour survoler les rocher de l'école d'escalade et longer le flan de la Balme où effectivement les thermique sont là, à proximité du col, ça ne demande qu'à monter je m'échappe alors pour traverser le Valdeblore juste devant le Suquet en direction du Pic de la Colmiane pour faire le corbeau à voleter au-dessus des cimes de mélèzes (un de ces jours, je m'en paye un ..) et ensuite faire mon appproche pour poser sans difficulté (la brise montante est installée). A cet instant, je lève les yeux pour chercher mon camarade de vol , et je vois enfin El Gitano del cielo en altitude passer bien au-dessus le massif de la Raya. Je l'ai suivi un bon moment du regard afin d'immortaliser cet instant par ma caméra embarquée. malheureusement, la caméra a rendu une vidéo floue et pas agréable à visionner sans que je sache le pourquoi. Une fois que brico a atterri, Gaby, nous propose de nous remonter au Pic de la Colmiane. C'est de ce sommet que nous refaisons un deuxième et dernier vol. les conditions étaient plus soutenues et le lieu à ne pas quitter pour rester en l'air était le pourtour du Pic. La fatigue étant, le besoin de poser se faisant sentir, je m'en vais reposer mes pieds sur le sol herbeux du terrain d'atterrissage avec un fond de lassitude pesante mais je m'oblige à garder tant soit peu le sourire vis à vis des amis que je rencontre dans ces endroits où l'on fini par connaitre du monde. C'est autour d'une table pour avaler une pizza chez Simone et Charly que la journée vol libre se termine. Avec Brico, on se disait que cela faisait longtemps que l'on ne volait plus et que la météo à veir ne s'annonçait pas des meilleures pour le vol libre. A suivre donc ....





La Colmiane et Roquebrune Cap Martin

04 mai 2008: Grande journée aujourd'hui car c'est les retrouvailles avec un ami que je n'avais plus vu depuis quelques années (la vie impose cela parfois). C'est un ancien camarade de dojo mais aussi du vol libre car anciennement il était pilote de parapente et volait sur St André (site réputé sur ses conditions fortes). C'est d'ailleurs lui, qui en discutant de parapente m'a en quelque sorte propulsé à vouloir apprendre de par les discussions que nous avions eu dans les vestiaires après les cours d'arts martiaux bien mouillés de sueurs (il ne s'en oouvient peut-être pas mais moi oui). Alors voila, retrouvaille sur un parking et hop ... direction la Colmaine. Gaby se propose de nous faire une navette pour nous conduire au déco du Pic de la Colmiane et regarder notre décollage. Laurent Dallo, mon ami passager et quelque peu anxieux mais il ne le montre pas et se montre parfait pour le décollage. Un petit vol car conditions nulles pour se retrouver dans unquelconque asceneur pouvant nous permettre de gratter quelques dizaines de mètres. Le résultat est synonyme de plouf mais oh combien agréable !!. Ne recherchons nous pas d'abord à nous faire plaisir ? ben voila, un déco, un petit vol très paisible et quelques dizaines de minutes après, les pieds sont posés au sol. Cela me suffit amplement parfois (il faut bien faire avec ce qui est à faire et surtout en toute simplicité). Voila ma philosophie et pour le reste, je laisse le soin aux gros couillus de chercher à faire des plafs à tout prix au risque de passer un mauvais quart d'heure (question de choix et surtout je fais quoi pour qui ?). Dans le domaine des oiseaux, je reste assez méfiant et je fais avec mes capacités, mes compétences et surtout avec mes limites et celles du plaisir entre autre. Je crois que c'est comme cela que je continuerai à faire du parapente. Ceci ne veut pas dire que je me suis pas frotter à des thermiques entre +8 et + 10 jusqu'au jour où .... la nature m'a rappelé que je me suis invité dans un domaine qui n'est pas à priori le mien. Par respect et par humilité face à la nature, je l'écoute un peu plus et j'entends ce qu'elle me dit parfois à travers ses manifestations ou celles qu'elle prépare parfois de manière très soudainement. Pour en revenir à mon ami Laurent, après ce vol, nous sommes allés déguster une boisson bien fraîche puis une bonne salade montagnarde pour moi et une aux chèvres chauds pour Lolo au resto de chez Cathy Froifond. Par la suite, nous aurions pu rejoindre les drôles d'oiseaux voletants dans le ciel (parapente) mais, notre envie n'était pas celle-ci alors nous sommes, Laurent et moi, restés au sol à papoter. Milieu d'après midi, c'est la direction du Mont Gros pour un vol biplace pour faire voler Sandra. C'est un baptème de l'air pour elle, et elle est très confiante envers son pilote que je suis. C'est gratifiant et flatteur tout ça ...  non non .. mes chevilles ne sont pas encore gonflées et je ferai en sorte qu'elle reste comme elles sont hihihihi. Le premier déco en dos voile est raté Arf... l'aile se met complètement de travers ... je me fais surprendre et je ne porte aucune correction alors que ma passagère reste bien debout et s'emploie à toujours tracter vers le cap que je lui avait donné. Dur dur d'arrêter Sandra quand elle a démarré lol ... Brico m'aide à remonter l'aile pendant que Patricia s'emploie à filmer le décollage et le vol ... La deuxième tentative se fait avec une autre stratégie de décollage par un face voile pour mieux contrôler et corriger d'emblée les mouvements d'aile. C'est le bon choix avec pourtant une brisette qui ne dépasse pas les 8 à 10 km/h. l'aile montée sur nos têtes, hop .. je me retourne et je pousse Sandra vers l'avant en m'appuyant sur elle pour qu'elle comprenne qui faut y aller maintenant avec un peu de vitesse. Elle joua bien le jeu et nous nous sommes retrouvés assez rapidement les pieds en l'air et à voler comme deux gros oiseaux jumelés. Petit survol du Vista palace puis come pas d'ascenseur (il est tard: 18 heures), je lui propose d'aller survoler le vieux village de Roquebrune malgré que nous étions un peu bas. J'arrive à survoler le vieux village et après un aller-retour sur les toits des maisons, via la mer pour que ma passagère puisse apprécier le survol marin. L'atterrissage se rapproche alors je m'évertue à faire une approche propre tout en évitant au posé le ruisseau qui coupe la plage en deux. Une fois posé, Sandra m'aide à plier l'aile avec beaucoup de coopération et me fait part de ses appréciations qui restent élogieuses pour le vol libre. Je lui dis à une prochaine si l'envie lui en dit. Je pense avoir fait un bon ambassadeur du parapente ............


03 mai 2008: La saison est quasiment terminée sur Roquebrune car on ne peut y voler que tard dans la journée alors c'est essentiellement sur le site de la Colmiane que je retourne voler ou marcher. Le temps est au beau mais les nuages en altitude sont brossés. J' y rencontre l'école d'Imagin'air (école de parapente de la Colmiane) et ses élèves (Max, Maxime, Thierry, Stéphane) mais aussi des amis volants comme Salvatore dit Salva et Francis dit Poussette. Quand j'arrive sur le parking du col, ils sont sur le point de partir, une place m'est offerte dans le véhicule d'Alain (en avant du véhicule de son 4x4) et j'avais dans mes bras mon sac de parapente (pas de blonde, ni de brune et encore moins une rousse). J'avais seulement ma chérie qui va me permettre de m'envoyer en l'air de manière insolite pour les néophytes. Démarrage en direction du Pic. Au déco, les conditions sont bonnes pour les élèves. Ils ont tous fait un décollage parfait. J'enchaine ensuite avec les mêmes conditions sans espoir de prendre un quelconque ascenseur ou pompe comme on le dit dans notre jargon. Un petit vol pour un posé tranquille c'est déjà , pour moi, du bonheur. Je suis attendu pour remonter et cette fois-ci, c'est dans le véhicule de Francis que je m'engouffre. Le site de décollage est encore le Pic de la Colmiane (1790m). Les nuages entre temps se sont formés sur les reliefs, mais l'aérologie est particulière. Sur le Pic, il y a tantôt de l'Ouest, puis du Sud. En face, sur les reliefs plus au Nord (Petoumier, Giraud, Pépoiri et meême la Balme), on remarque de l'Ouest, Nord-Ouest, parfois du Nord bref .... on sent que le chaud et le froid agite l'ensemble rend la masse d'air. locale particulière et les ascenseurs tant attendu peu propice à cotoyer voir à trouver. Sur le déco, c'est l'ombre d'un soleil caché par un nuage en applomb du sommet mais lég_rement décalé vers le Sud qui nous ennui un peu. Si les élèves ont tous décollé, Salva, Poussette et moi patientons que le soleil revienne réchauffer le sol afin d'avoir des conditions nois faisant espérer d'alloonger le vol et pourquoi pas élargir le domaine de vol du précédent. L'attente m'est un peu pénible, et je n'y crois pas trop. Je décolle alors quer Salva et Poussette préfère attendre encore un peu. En vol, je m'apperçois que ça commence à s'animer un peu plus et de manière plus dynamique que lors du premier vol mais en vain de pouvoir prendre du gaz pour m'échapper sur la Balme. Une fois posé sur le terrain Poussette, puis Salva font un peu mieux que moi et arrive à rejoindre le flanc Sud de la Balme mais sans pour autant arriver à grapilller pour passer au-dessus du Baüs de la Fréma (Salva et Poussette diront qu'ils étaient sous le vent). Alors pour moi ce fut mon dernier vol de la journée. Mon aile était bouclée à 12h00 pour m'en redescendre assez tôt sur Nice afin d'être au rendez-vous avec les aiglons au stade du Ray pour le match OGCNice - Lyon.


01 Mai 2008 - En ce jeudi de l'ascension et du 1er Mai (fête du travail), je monte à la Colmiane rejoindre mon ami Brico pour se faire une rando-vol jusqu'à la Balme ou au Pétoumier. Sur le sentier enneigé qui nous mène à la Balme on piétine une bonne couche de neige où la fraiche fait épaisseur de quelques centimètres. Plus on monte et plus la couche s'épaissit. Le paysage est magnifique et nous foulons là une neige vierge de tout pas humain hormis ceux d'animaux sauvages. D'ailleurs, nous avons pu rencontrer lièvres et écureuils, ainsi que des traces de cervidés. Nous avons aussi pu voir de petites fleurs qui jaillissaient de ce sol si blanc et froid. . La neige fraichement tombée nous donnait envie de la gouter et au fur et à mesure de notre avancée, nous l'utilisâmes pour nous rafraichir un peu mais surtout pour gouter à cette beauté. Notre chemin nous mena jusqu'à la table d'orientation du Baüs de la Fréma, puis au déco de la Balme. Le vent météo d'Est et parfois Nord manifestait sa force en décollant la poudreuse qui recouvrait le manteau blanc des reliefs. Si cela était beau à voir, les conditions nous disaient aussi, qu'elles n'étaient pas compatible au vol libre. Seul le temps pouvait arranger les choses... soit ça se calmerait soit ça pouvait empirer. Nous prîmes la décision de continuer à grimper en direction du sommet du Brec d'une part pour poursuivre notre effort et ensuite pour apprécier l'évolution de l'aérologie locale. le sommet atteint, ce sont des rafales du Nord qui gonflaient nos voiles. Pas question de décoller dans ces lieux dans de telles conditions. L'idée fut de redescendre plus bas et de voir venir. Le vent météo en altitude nous montrer que c'était de l'Ouest qui animait cette couche, mais en basse, le Nord sur les crètes était prédominant. Toutefois, un certaine accalmie se faisait sentir. Le simple fait de redescendre sous le Brec du Petoumier de plusieurs dizaines de mètres nous fît sentir une brisette de Sud ouest. Ah ah ... peut être qu'il faudrait se lancer et surtout ne pas monter. Pour moi, pas question de descendre plus bas... un décollage dos voile devrait faire l'affaire pour rejoindre la vallée de Valdeblore et sortir de ce Nord qui était en train de se faire contrer par le Sud-Ouest. Le bon flair et la bonne analyse ? peut-être ! en tout cas, le décollage se fit sans problème et le cap que je m'étais fixé ainsi que l'idée de ne point prendre d'altitude me donna raison. Un vol simple, court mais qui nous a permis de voleter et de poser sur le terrain officiel sans problème.


27 avril 2008 - Le vol était prévu le samedi 26, mais les conditons météorologiques ne permettaient pas cette escapade de drôles d'oiseaux. La décision de remettre cela au lendemain fut des plus sage et le dimanches 27, nous nous somms retrouvés, Brico, Fabien et moi à la barrière verte du "parkin"g du Mont Gros afin que je sois aidé par Fabien à porter une partie du matériel du biplace. Il est 15 heures quand nous arrivons au site de décollage coiffé d'un revêtement synthétique de couleur bien verte et qui fait office de pelouse qui n'est pas utile d'arroser. Ces instants que je suis en train de vivre font suite à une matinée de travail quelque peu agitée. Là, c'est l'aérologie qui se montre animée par du 15 à 25 km/h de vent en Ouest. Une direction de vent que j'aime guère sur ce décollage. Alors je préfère attendre pour voir comment ça va evoluer. En effet, un petit 5 de moins m'irait très bien pour que je m'élance avec fabien pour un vol en tandem. Fabien a déjà volé une fois en parapente. Le coimmandant de bord était gaby et la piste de lancement était la Balme. Changement de décor pour Fabien qui découvre donc le site de Roquebrune ainsi que la vue qui reste imprenable du haut des 687 m d'altitude. Du déco, on peut voir la piste d'atterrissage (la plage de cabbé) qui commence à être encombrée par les capteurs solaires humains qui, pour certains, passent du blanc au rouge. Sur le déco, j'ai pu rencontrer des amis comme Alex, Gaby, Alain, Lalou, Laurette ... mais aussi Pascal (le moniteur de Signes) qui s'empoie à faire décoller ses élèves pour un SIV et aussi Fred que j'ai connu à Signes le jour où j'ai passé ma qualification Biplace et avec qui nous étions mutuellement binome. La petite copine de fabien était là aussi et tentera d'immortaliser l'évènement en filmant le décollage et le vol. Quant à mon ami Brico, il est venu avec son aile Golden 2 pour voler. Nous avons attendu un bon moment pour déplier mon aile et dire à mon passager que nous allons y aller. En effet, je trouvais le déco un peu trop alimenté et agité par des petits coups de vent qui ne me plaisait pas. Ces petits coups de vents qui me rendaient frileux ce se sont quelque peu calmés. Je prends alors la décision d'attacher Fabien aux écarteurs après avoir pris le soin de me placer au bas du décollage pour éviter de nous faire arracher par la force du vent. Je sens monpassager bien décidé et tonique pour décoller. Je lui donne les instructions de cap et surtout rester debout tant que nous ne sommes pas éloigné du relief une fois décollé. Ensuite, il m'a fallu un premier lever d'aile puis un second pour que nous retrouvions à voler avec seulement 2 ou 3 pas en direction de Monaco. Brico nous a suivi dans la foulée et nous volâmes dans la même zone et de la même manière afin de voler ensemble et partager ces moments. Pas vraiment de grandes possibilités à rester en l'air car le bon coup aurait été de décoller de Laï Barraï (en Ouest ca fait bien). Alors c'est un vol classique et tranquille comme j'ai l'habitude de faire: un peu au-dessus du Vistaéro, un peu audessus du village, un peu sur la mer et de passage sur la plage pour poser. Dur dur d'ailleurs pour poser sans marcher ou éviter de prendre ceux qui prennent un bain de soleil sur la plage ... aujourd'hui j'ai pris dans mes suspentes deux couples qui se sont montrés pacifiques en acceptant sans grimaces d'avoir été les objets du piège involontaire de mon aile qui s'est affalée sur le sol et par dessus eux. Quant à mon passager Fabien fut ravi d'avoir voler sur Roquebrune, lui qui avait déjà volé sur la Colmiane de la Balme avec Gaby. Un heureux de plus d'autant qu'il se projette à suivre une formation au pilotage !!! Peut-être un pilote de plus aussi .....


25 avril 2008 - Ce jour là, j'ai fait deux vols dont le premier fut un biplace et le second un vol en solo avec mon aile Aspen 2. La journée à commencer par un café pris en terrasse d'une brasserie de la Turbie avec Aurélia et son copain Dany sur le coup de 9h15. 9h30, hop dans nos voitures respectives pour prendre la navette de 10h00 à Roquebrune. Plusieurs parapentistes étaient en attente de la navette dont Alex, Salvatore, Patrick, ... Une fois arrivés au déco, on constate qu'il y a une brisette venant du Sud-Est. Aurélia était surprise de cette vue qui s'offrent aux yeux et qui est imprenable. La première aile à se mettre en l'air est un biplace. cela tombe très bien car cela m'a permis de montrer comment un décollage en biplace s'opérait. Le regard d'Aurélia était très interessé et émerveillé quand les deux bipèdes que nous sommes, se retrouvèrent en sustentation dans la masse d'air. Les autres pilotes s'étaient bien tranquillement installés sur la moquette synthétique en attendant des conditions plus généreuses. Perso, je sors mon aile et le matériel qui va avec pour faire une prévol soigneuse. Pendant ce temps, le déco s'alimentait plus en Sud. L'aile déployée déjà sur la pelouse fut orientée en fonction de  cela sous les conseils bienveillants de Salvatore (pilote toujours prêt à donner des conseils et indications pertinents). L'aile prête, j'équipe ma passagère (sellette, casque, gants) et je l'arime aux écarteurs rigides. Nous sommes prêts pour décoller. Après quelques conseils préalablement donnés pour ceux qui lui sera à assumer, j'attends la bonne bouffe d'air pour lui dire qu'on y va ... alllez .... plus à gauche .... super .... et une fois en vol "t'es bien installée ?" ok ... Aurélia pose des questions, fait part de ses émotions durant le vol. Je lui propose les commandes, qu'elle accepte et la voila un moment pilote. En approche, elle reprend une position hors sellette et debout pour se préparer à poser et à courir si besoin. L'arrivée au sol est un peu rapide et surprise, au contact du sol, Aurélia a le réflexe de s'assoir ce qui rend l'atterrissage pas très joli à voir mais bon ... on ne peut pas être performant dans tous les domaines. Pour une première c'est très bien. Aurélia est satisfaite et c'est ce qui importe non ? Je lui propose un deuxième vol mais le temps qui lui est imparti ne lui permet pas de remettre cela. Ce sera pour une prochaine fois à la Colmiane ou après 18 heures sur Roquebrune. Je remonte au déco en voiture pour rejoindre Brico et c'est un vol avec l'Aspen qui va se faire. Arrivée au parking, Brico est là, entrain de sortir le matériel de sa voiture. On rejoint le déco ensemble, on déplie les ailes et hop ! on se retrouve en l'air avec des conditions tout aussi petite que le vol du matin malgré un ciel qui s'éclaircit de bleu contraitrement à la couleur laiteuse d'auparavant. Après un vol d'un peu moins de 15' et un posé doux. Brico et moi, nous nous donnons rendez-vous à samedi pour voler de nouveau sur le coup de 15h (il n'y aura pas de vol car du vent en Nord-Est). Alors à dimanche !! pour Bernard et son fils (2 tandems en prévision donc).



Tende

19-20 avril 2008 - C'est à Tende et en famille que je suis allé passer le week-end. L'espoir de voler relève du rêve mais bon ... j'ai pris quand même ma voile, sait-on jamais. Le vendredi en fin de journée on s'installe dans notre chabotou. La nuit est étoilée et le lendemain samedi, il fait beau mais trop venté.... je ronge donc mon frein ce qui ne m'empêche pas d'apprécier d'être au vert en pleine nature. Je monte toute de même jusqu'au déco pour voir ce que ça donne en lieu et place et je constate que l'aérologie est costaud par ce satané vent. Alors qu'il était prévu une détérioration météorologique, au petit matin dominicale, j'ai l'agréable surprise de me réveiller avec un ciel clair et ensoleillé. Ni une, ni deux, en fin de matinée, je remonte au déco de Cagnorina pour évaluer la faisabilité d'un vol. Hélas, les nuages se forment vitesse grand V et c'est un ciel gris opaque qui m'acceuille au déco... c'est dire la rapidité de l'évolution en montagne. Je déplie tout de même mon aile car, il y a un peu de vent et cela me permet de lever l'aile afin de jouer au sol. Les conditions aérologiques sont zarbis. Le vent tourne en Est et Ouest (pourtant ce n'était pas orageux). Je fais quelques gonflages mais je n'insiste pas d'autant que j'ai pu voir un dust soulever le sable du sentier routier qui mène au site. Bref, je suis retourné au chabotou sans regret. Ce n'est que partie remise.



Roquebrune

13 avril 2008: Après un réveil à 5h30 et une matinée de travail, à 14h je quitte mon service pour rejoindre le déco du Mont Gros pour un biplace avec Bernard (VTTtiste) et partager le domaine des oiseaux avec mon ami Brico. Il fallait être optimiste pour penser que ça aller voler. Au déco, il y a l'école Imagin'air avec des éléves. Malgré la brume, je déplie mon aile et m'installe comme si le décollage allait se faire (cela pour être prêt si ....). Finalement, le décollage se fait. Bernard, en bon passager, assure l'essentiel. L'aile nous prend rapidement en charge. On connait un moment de solitude quand nous traversons un nuage qui ne nous permet pas de voir où nous allions. Je fais les oreilles pour ne pas rester dans cet écran blanc opaque. La vue de la mer en avant de nos pieds me rassure. Un petit tour vers le vieux village et ensuite la mer pour perdre de l'altitude afin de préparer l'atterrissage à Cabbé. Ravi, Bernard ne refuse ma proposition de faire un deuxième vol. Les conditions ne sont plus les mêmes et la pente n'est plus alimenté d'une brise. Ceci complique l'envol et j'en fait part à Bernard. Il faudra plus de vitesse pour la course et l'aile risque de plonger donc nécessité peut-être de relenacer la course. pas questiuon de s'assoir avant d'être loin du relief. En effet, l'aile ne nous a pris en charge plus tardivement que lors du premier vol. En vol, on s'amuse à exploiter la masse ascendante qui est installée entre le Vistaero et le décollage. Nous attendons que Brico décolle pour aller survoler le vieux village de Roquebrune ensoleillé. Ensuite, nous survolons les flots marins à côtés de Brico avec une dizaine de mètres. C'était magnifique de voir Brico en sustentation dans cette masse d'air calme et agréable à vivre. Le posé est peu plus rude que le premier vol par absence de brise. quand il n'y a pas de brise, les décos et les attéro sont plus compliqués.



Greolières

5 avril 2008 - J'accompagne Brico à Gréolières car Pierre VERRIER doit lui remettre la Golden 2 toute neuve. C'est un grand jour pour Brico et je voulais être de ces instants pour partager cela avec lui. Réception faite, Brico s'emploie à monter l'aile sur la sellette (AltiRando) également toute neuve afin de faire quelques gonflages et vérifier la bonne longeur des freins. Je m'essaie avec elle aussi en travail au sol par du gonflage et du guidage histoire de voir comment elle réagit. C'est une aile légère et facile à monter au-dessus de la tête, qui réagit bien aux commandes et à mon avis se doit être du pur bonheur à voler sous aile. Entre temps, la navette est de retour . De ce fait nous nous précipitons à ranger le matériel pour monter au déco avec le Toyota de Pierre. Finalement, pour des raisons de sécurité, nous sommes montés à pieds jusqu'au déco qui est, à 11 heures, fortement alimenté. C'est Brico qui s'envole en premier et prend du gaz d'entrée sans rien faire. Je ne suis pas encore prêt, et je ne décolle qu'un bon quart d'heure après. Je suatte quelques instant au-devant du déco en jouant avec la vitesse de mon aile et du vent. Je ne tarde pas en vol, car ma tête n'est pas vraiment conditionner à voler. Je pose sur le terrain quelques instants après en prenant toutes les précautions qui s'imposent pour poser sur ce terrain à une heure où c'est quelque peu agité. Brico pensait que j'allais resté bien plus longtemps dans le ciel et me demande pourquoi j'ai posé si rapidement. Non .. je n'avait pas envie lui répondis-je, je n'ai pas trop la tête à ça et vu que ça forcit en l'air, j'ai préféré poser !. J'ai une devise en parapente: ne pas se forcer ou insister si l'envie n'est pas là. Je range donc mon matos tout comme Brico et on file boire un verre au Vival. Pot offert par Brico à l'occasion de la réception de sa belle et neuve aile !!! A mon grand désolement, ma Cam n'a pas fonctionné donc pas de vidéo de Brico en l'air sous sa Golden2 mais il y aura d'autres occasion pour immortaliser un vol sous sa nouvelle bête. Perso, ce n'était pas un bon jour pour moi. Des tracasseries m'ont empêché d'avoir ma tête dispo ... dommageeeeeeeeeee.



Colmiane


28 mars 2008 - Je me rends à la Colmiane rejoindre Brico et Gaby pour un rando-vol. En préalable, nous avons pris le soin de laisser un véhicule à l'attero. Nous choisissons l'itinéraire Balme et démarrons la marche de la station. Ce sont près de 700m de dénivelé qu'on à gravir. La neige est tombée la veille. Sous nos pas, elle craque. Il fait froid mais le soleil nous accompagne. La chaleur corporelle augmentant avec l'effort, m'invite à me découvrir. Je ne veux pas arriver trempé de sueurs. Plus on monte et plus la couche de neige s'épaissit. J'avais les guettres dans le coffre de la voiture pensant qu'elles ne me seraient pas utiles. Ce fut là une erreur car sur une partie du trajet que j'avais choisi, je m'enfonçais jusqu'aux mollets. La neige dans les grôles n'est pas vraiment agréable d'autant que ça fond. Une fois le déco atteint, Brico est assez emballé pour, comme je le dis souvent avec humour, continuer le chemiiiiinnnn .... Gaby et moi en avons assez d'autant que le Nord et l'Est se font par moment sentir, peuvent être un paramètre nous empêchant de nous envoler plus haut. Nous faisons le choix de mettre un terme à la marche pour décoller de la Balme pour assurer l'envol. Soleil et froid conjugué réunissent les conditions pour créer des thermiques. Une fois en l'air, je me rends compte qu'il y a de quoi monter mais je ne m'hasarde pas à taquiner les ascenseurs avec cette aile. Je cherche simplement à voler paisible. Gaby est celui qui prend le plus de gaz et écourte son vol pour nous retrouver au sol. Ailes pliées, on va se désaltérer chez Simone et Charlie. Après cela, Brico et moi sommes décidés de refaire un vol en rejoingnant à pieds, le Pic de la Colmiane. Je charge mon dos de l'aspen 2 et hop c'est parti. Plus chargé, je peine pour rejoindre l'objectif. Les 300 m de dénivelé à gravir se font difficiles mais bon ... Sur le déco, je déballe aussitôt et ne tarde pas à me mettre en l'air. En vol, je resens des rafales d'Ouest. L'aérologie est agitée dans le coin. Dans ces conditions, je ne cherche pas à zoner pour monter mais plutôt à descendre pour poser. Pas question de prendre de risque avec le vent météo qui peut à tout moment se renforcer et rendre l'avancée de mon aile plus que délicat. JMa devise en parapente est de garder une bonne marge de manoeuvre d'au moins 15km/h par rapport à la vitesse de mon aile. Brico a décollé après moi et s'est posé , lui aussi, assez rapidement pour les mêmes raisons d'autant que nous partageons la même philosophie: voler pour
son plaisir.


17 mars 2008: Avec Brico nous montons à la Colmiane pour reprendre un peu du poil de la bête en nous tapant un rando-vol. Nous hésitions entre le Caïre Gros ou la Balme. C'est la Balme qui a eu notre choix. La neige est là, sur une grande partie du sentier qui nous mene au déco de la Balme. Le vent se fait sentir sur le versant Est. Le doute s'installe pour la possibilité de voler, mais une fois arrivés au déco, le vent s'atténue légèrement et l'espoir de voler renaît. Nous déplions nos voiles, la Géo 2 pour Brico et l'Ultralite for me. Nous jouons avec nos ailes pour temporiser et apprécier si se mettre en l'air est une bonne idée. L'aérologie devient plus calme et la décision de prendre l'envol est prise. L'idée est de nous envoler en même temps. C'est Brico qui s'élance en premier et j'enchaine aussitôt. C'est assez rigolo de se voir vivre le même moment pour la même chose avec comme seule différence les sensations que l'on peut éprouver. Le décollage se fait sans problème mais une fois en l'air, la perception de la masse d'air nous fait dire qu'elle est relativement agitée surtout du côté de la Balme. Des rafales de vent agitent nos ailes que nous avons à tenir. Mon Ultralite, de par sa petite taille me renvoit comme information qu'elle est nerveuse et sensible aux mouvements désordonnés de la masse d'air. Alors je m'emploie à tenir mon bout de tissu au-dessus de ma tête. En vallée, à mon grand soulagement, c'est plus calme. C'est un vol d'un quart d'heure où j'ai eu à me méfier des pièges aérologiques qui pouvaient surgir à tout moment. Une fois posé, Brico et moi étions contents d'avoir posé sans problème. Avant de ranger nos ailes,  nous nous sommes amusés à taquiner la masse d'air qui arrivait par rafales, entrecoupée d'accalmies. Nous nous sommes amusés à des jeux ludiques et pédagogiques.



Roquebrune Cap Martin

23 et 24 Février 2008 - C'est un Week-End spécial SIV. Nous étions un groupe de 8 stagiaires (Yann, Olivier, Pascal, Maxime, Georges, Bernard, Nicolas et moi pour le samedi et Yann, Martin, Olivier, Georges, Virginie, Brico, Pascal et moi pour le dimanche). Le samedi, nous n'avions pu faire que deux rotations pour cause de brume sur le déco. Le programme était de faire les B, fermeture frontale, Wing Over et 360 engagé. Après briefing, mises en situation et débriefing, Brico et moi avons quitté nos camarades du jour pour faire un vol du soir. Nous avons une nouvelle fois fait fermeture en étant les derniers en l'air et quitter la page. Ce vol, nous a permis de retrouver dans l'immensité du ciel, seul à savourer le calme des vols de soir. Un vol plus que paisible après les vols du SIV qui génèrent stress et excitation. Le dimanche, ce sont 4 rotations pour se familiariser avec la fermeture assymétrique, le tangage, l'évitement Hongrois, le départ en Vrille et encore des 360 engagés pour améliorer la sortie et ne pas subir d'abattée. Au programme de la quatrième rotation était prévu le décrochage mais j'ai préféré voler calme (vol hors SIV). Voila un week end bien fatigant et stressant que tous les stagiaires y compris mon ami Brico qui était aussi frileux que moi, ont apprécié. Ce stage fut super et a bien rempli ces deux jours. Il est à noter que l'ambiance fut excellente.et j'en profite pour remercier Christian VIDAL pour la qualité de son stage et sa pédagogie. Merci aussi à Jean-Paul PEREZ pour sa disponibilité et sa volonté de mettre en place ce SIV pour plus de sécurité pour les pilotes. Quand on connait sa voile et ses limites on vole mieux sous aile et dans sa tête.


15 Février 2008: La journée s'annonce aussi belle qu'hier mais est-ce que les conditions sont aussi généreuses ? Ce jour, j'ai rendez-vous avec Salvatore pour qu'il essaye une deuxième fois mon Aspen2 pour se faire idée de l'aile à sa juste valeur. Mais pour cela, il faut que les conditions soient plus fortes que l'essai précédent (on ne peut se faire une idée sur le comportement d'une aile dans des conditions trop calmes). Pour l'occasion, mon ami Brico a accepté de me prêter son aile Prymus 2 afin que je puisse voler durant le vol de Salva. Au programme de la journée, il y a le vol en biplace avec Véronique vers 15 heures. En attendant, je fais mon vol sous la Prymus 2..... l'aile est béton mais malgré cela, je me fais un peu balloter par quelques déclenchements de thermiques. Le changement d'aile et de sellette me perturbe quelque peu ce qui ne m'encourage pas à chercher à enrouler. Le simple fait de me mettre en l'air, de voleter et d'aller poser me suffit. Prendre le soleil sur la plage et regarder les atterrissages successifs des autres pilotes me satisfait. Finalement, je pensais au vol à partager avec Véronique mais j'étais soucieux de la faisabilité du vol en regardant les conditions aérologiques bien particulières où, un Nord-Est se fait sentir par moment et, selon les dires des pilotes en l'air à un certain niveau d'altitude, le Nord rentre fort et créer des cisaillements au niveau des couches de masses d'air distinctes. Une fois que Salvatore et Philippe ont posé et les ailes pliées, Philippe me remonte à mon véhicule laissé près du déco. Salvatore se propose de la descendre à l'attero afin de m'assurer un véhicule pour le retour après le vol en biplace. Je monte le matos jusqu'au déco et prépare mon aile en attendant l'arrivée de Véronique mais, les très molles conditions aérologiques me rendent pessimiste pour faire le vol. L'observation de plusieurs décollages successifs de certains pilotes solo renforcent quelque peu l'idée que le décollage en biplace sera impossible et que seule une très hypothétique brisette pouvant alimenter suffisamment le déco pourra nous permettre de nous envoler. Il fallait pour cela être prêt au bon moment. Entre temps, Véronique arrive et je l'informe des conditions et du possible report du vol à un autre jour. Malgré cela, véronique est partante pour s'essayer à s'envoler si l'occasion se présente. A partir de là, je lui donne le casque, l'aide à mettre la sellette et je l'attache aux écarteurs. Je me dis que c'est avec un face voile que je décolle sinon rien et nous attendons la petite bouffe qui va me permettre de lever l'Orca. Je donne bien les consignes à Véro pour le rôle qu'elle a à assurer et qui est de rester face voile de reculer au moment du signal et de maintenir une traction toujours vers la pente et que lorsqu'elle se retournera pour faire face à la mer, elle doit toujours maintenir cette pression. Le moment est de passer à l'acte quand je sens la brise me caressser la nuque. je donne le signal de reculer et nous reculons, en parallèle, je tends les élévateurs avant que je tiens dans ma main droite alors que la gauche tient le frein gauche et la suspente de frein droit. L'aile se lève progressivement et quand elle vient se loger au-dessus de nos têtes elle prend le cap ouest. J'essaye de lui redonner un cap vers Monaco tout en se retournant pour engager la course d'envol. Elle nous tire vers la droite (Ouest), nous nous recentrons sous l'aile tout en courant. Finalement, l'aile a pris son cap pour sa vitesse, j'avais compris qu'il ne fallair pas trop la contrer au frein au risque d'être en sous vitesse. Ma passagère à très très bien assuré la course. J'ai senti là une participation très active avec une réelle envie de voler. La course ne pouvait plus être interrompue car l'aile nous serait passée devant avec le risque de se faire tracter vers l'avant. La course est donc poursuivit pour un envol imminent. Ce fut un vrai plaisir de nous retrouver en l'air, à voler, à sentir le vent relatif sur le visage avec ses accélérations par moment de par les quelques petits thermiques qui déclenchent encore et bougent l'aile. Des mouvements d'ailes qui créent des sensations chez Véronique. Le vol fut court mais bon à vivre. Le survol de la mer est si tranquille que l'on aimerait arrêter le temps. Les bons moments n'ont qu'un temps et la fin du vol s'approche. On sent cela quand on voit la mer se rapprocher de nos pieds. Véronique me prévient que c'est l'atterrissage qu'elle redoute.... j'essaye d'être le plus rassurant possible en trouvant des mots qui devrait diminuer son inquiétude tout en entendant ce qu'elle me dit. Je m'éfforce de faire une finale suffisamment longue pour donner de la vitesse à l'aile afin d'avoir la ressouce nécessaire pour freiner correctement l'aile. La vitesse qui est encore recherché à l'approche du sol fait dire à Véro qu'on va vite. T'inquiète pas ça va aller ... on va ralentir cela ! et hop à 1,50 m du sol je commence à enfoncer les commandes progressivement car il n'y a pas de brise de face à l'attero. L'aile cabre, la vitesse ralentit et le toucher au sol est un peu dur mais nous sommes restés debout comme des grands !! éh éh éh .... Voilà un bon moment passé à deux. C'est cela que j'aime dans le vol en tandem .. partager ma passion, offrir du plaisir, faire découvrir et ce, avec des sensations douces et intenses à la fois.


14 Février 2008 - C'est la Saint Valentin. Le beau temps persiste grâce à un anticyclone présent depuis quelques jours et qui devrait être actif durant une bonne semaine. Les pressions atmosphériques mesurées en hectopascal sont assez élevées. Ceci, est sensé nous empêcher d'avoir de bons plafs. Mais cela ne nous a pas empêché de bien voler en cette journée magnifique. Avec Brico on prend la navette de 10h. C'est avec Maxime et Brico que je vole tranquille. Le premier vol est sympa mais je j'ai pu rester en l'air longtemps. Le deuxième, est un vol biplace avec Brico qui a accepté de faire le passager pour me faire plaisir ... et oui ! j'aime voler à deux. Le déco est alimenté ce qui facilite le décollage. Avec ce 10 km/h en S-O je lève l'aile en face-voile en reculant légèrement avec mon passager pour faire traction sur les élévateurs avant. L'aile monte en se déplaçant vers sa gauche. Nous devons nous replacer sous aile et je la contre au frein tout en la stabilisant au-dessus de nos têtes. Après temporisation, nous nous retournons et faisons quelques pas en avant pour garder la charge, puis nous accélérons la course pour donner de la vitesse à l'aile. La prise en charge est rapide et nous volons. Je me tente d'aller vers les rochers en direction de Laï Barraï mais en me rapprochant des rochers, j'ai senti Brico frileux de voler aussi prêt du relief. Je quitte les lieux à sa demande car pas question de lui rendre ce vol désagréable. La suite du vol fut moins mouvementé mais quelques déclenchements de thermiques secouent un peu l'aile. On part survoler le vieux village pour le survoler mais brico Brico est craintif de survoler la zone urbaine. Cap sur la mer et ensuite la plage pour un posé doux. Après vidage du sable dans des caissons, nous repartons pour un troisième vol. C'est le vol le plus généreux, car les thermiques sont bien organisés. Nous survolons le déco aisément. C'est une première pour Brico, ce qui le rend très joyeux et content de lui. Pour ma part, ce n'est que la deuxième fois que je survole le Mont gros et c'est également un très grand plaisir d'être parmi les autres ailes qui enroulent aussi cette colonne d'air chaud si prisé des veltistes. Au bout d'une demi heure j'étais las de rester dans le même coin; je m'échappe vers le vieux village pour y faire un peu l'essuie glace un temps et ensuite, c'est sur la plage que nous nous retrouvons pour laisser éclater notre bonne humeur et satisfaction. Pour finir la journée de vol libre, nous sommes allés, Brico et moi, éponger notre soif dans une brasserie du village de la Turbie.


10 Février 2008: Le beau ciel bleu azur m'attire une nouvelle fois pour aller voler sur le bord de mer. J'ai également travaillé ce jour et de matin. Il me reste donc du temps pour voler dans la deuxième partie de la journée. Brico est encore partant pour remettre un ou deux vols en ce dimanche. Le rendez-vous est donné pour 15h15 au plus tard afin de prendre la navette ce qui nous permet de laisser les 2 voitures à disposition pour remonter au déco si l'envie se présentait. Le premier vol fut fantastique pour moi. En effet les conditions même si elles étaient peu fortes à cette heure un peu tardive, j'ai trouvé moyen de survoler le déco et m'amuser une bonne quarantaine de minutes sans forcer. Brico quant à lui a fait l'erreur de rejoindre le vieux village de Roquebrune car il s'est retrouvé vite sous le vent de l'ouest en versant Est du déco. Ceci lui a valu de "ploufer" et de poser trop rapidement sur la plage. J'ai écourté volontairement mon vol pour le rejoindre afin de remonter pour le deuxième vol. Certains diraient que j'ai sacrifié un vol ... moi, je vois les choses différemment en pensant que l'on peut rester solidaire même dans le cadre du vol libre et que reposer pour revoler dans un esprit de partage ce n'est pas un sacrifice. Le deuxième vol fut un vol de fin de journée .. calme de chez calme. Nous avons fait cloture du ciel. J'ai posé en dernier éh éh éh ....


9 Fevrier 2008: Après une journée de travail c'est à Roquebrune que je rejoins mon ami Brico pour faire un vol entre terre et mer. Un seul vol mais il m'a permis de décompresser de ma matinée de travail. J'arrive au déco vers 14h45 et c'est après une bonne demi-heure d'attente que je vois arrivée Brico avec son aile de voyage sur le dos .... il venait de gravir les 780 mètres de dénivelé qui sépare le décollage du Mont Gros de la plage d'atterrisage dénommée Cabbe.. D'un décollage bien alimentée à mon arrivée, la brise s'est nettement affaiblit au moment où Brico po,ita son nez. J'étais un peu pressé qu'il déploie son aile afin de ne pas trop tarder mais, c'était trop demander car il avait besoin de récupérer un peu de ses efforts physiques. Durant cette attente, j'ai eu l'occasion de papoter avec Thierry Guillard qui venait de voler et reposer au déco du Mont Gros. J'y ai vu aussi Jean-Paul accompagné de Virginie pour un biplace, Dédé, Patrick, Alex et bien d'autres volants que je connaissais bien. Brico finalement prêt, nous nous envolâmes pour un vol très sympa mais trop court pour ce vol unique de la journée. On pense à demain déjà.



7 Fevrier 2008 - Rando-vol en partant de la plage de Cabbé pour rejoindre le décollage à pieds. Ce sont un peu moins de 800 mètres de dénivelé que j'ai gravi dont la moitié est faite, dans sa première partie, que d'escaliers. C'est chaud d'attaquer d'emblée le plus dur. La deuxième partie, se fait à travers terre avec comme décor les stigmates du feu qui a ravagé ce qui donnait verdure cet été. Mon pantalon a gardé des traces de suie des buissons calcinés. A l'approche du déco, quelques ailes s'étaient mises en l'air. Nous avons croisé un couple de marcheurs septagénaires avec qui nous avons échangé nos impressions sur le plaisir de la marche en milieu naturel. J'ai dnc volé ce jour là avec mon aile de montagne. Ce fut un vol calme et sans thermique mais il est si agréable de voler dans ce coin que même si le vol ne dure pas longtemps, le simple fait d'être en l'air et de se faire caresser le visage par le vent relatif crée par la vitesse de l'air dans la masse d'air n'est que pur bonheur. Ensuite, j'ai volé par deux fois avec mon aile Aspen 2. La brise au déco est restée très faible toute la journée, les conditions de vol furent du même registre que le premier vol: tranquille.



29 Janvier 2008 - C'est avec mon ami Brico que je vais randonner jusqu'à la Balme en partant de la Station de la Colmiane. Il y a beaucoup de neige mais heureusement qu'elle est suffisamment dure pour que nous nous enfoncions pas à chaque pas. En effet, nous n'étions pas équipé de raquettes. Le temps est au beau et la température assez clémente. Nous nous sommes assez rapidement débarassé des blouson, pullover et autres affaires qui amplifiaient l'accumulation de chaleur organique par les efforts physiques que nous fournissions pour gravier le dénivelé qui nous sépare de la Colmaine à l'objectif visé. Le chemin était jonché d'arbres qui avait cédé sous le poids de la neige. La montée se fait ressentir plus difficile en cette période où la ,eige ne facilite pas l'ascension mais une fois arrivée au déco de la Balme, Brico a encore envie d'avancer pour aller plus loin en altitude et l'objectif devient autre: atteindre le Brec du Petoumier. Malgré la fatigue, celle-ci n'altère pas mon mental de perdurer dans l'effort et nous voila reparti après une brève pause au déco de la Balme. Nous dépassons la cabane du berger et voyons au loin des marcheurs qui sont proches du sommet que nous visons. Apparemment, ils sont équipés de raquettes. Leur passage nous facilitent la poursuite car ils tassent la neige à chacun de leur pas. S'ils poursuivirent leur randonnée, nous, nous nous sommes arrêtés juste sous le Brec du Petoumier (car plus nous montions et plus nous ressentions un vent météo Nord) pour décoller avec une brise assez forte en Ouest Nord-Ouest. Je décolle en premier après avoir difficilement démêlé les suspentes de part la brise très soutenu à cet endroit. Je prends cap milieu du vallon. Quant à Brico, il enchaine juste après moi pour un plan de vol différent du mien en longeant de très près le relief pour se retrouver au-desus de la crête qui mène à la Balme. Perso, je me suis retrouvé à contourner la raya par l'école d'escalade et à longer le relief de la Raya en son versant Sud pour trouver un thermique en ouest de sa crête. Il avait l'air pas mal du tout en puissance mais avec cette aile je ne cherche pas à enrouler, je cherche à voler paisible et donc forcément pas longtemps. Quelques temps après le déco (15 minutes environ) nous voila posé à Soun Dal Pra tout heureux d'avoir mérité ce vol. Brico me régale d'une bonne pissaladière à l'attero et ensuite une bonne bière chez Charlie. éh éh ... c'est comme ça qu'on voit la fin d'une rando-vol Hic ...


La Balme et le Baüs de la Fréma (Colmiane)




Roquebrune Cap Martin

24 Janvier 2008 - Avec mon ami Brico, nous nous retrouvons pour 10h au parking de la navette de Roquebrune pour voler sur le site du Mont Gros. Alex est là et nous échangeons amicalement avant de rejoinde le déco pour notre premier vol. Les conditions sont plus que stables avec un ciel et un soleil radieux. La mer est miroir et l'air est simplement frais donc doux pour la saison. J'utilise pour la première fois ma MiniCam de chez Archos. Pour le premier vol, la cam s'est coupée par le simple fait qu'il y a eu déconnexion en vol. Mais pour les vols suivant les traces des vols en vidéo ont pu s'effectuer. Le vol le plus sympathique de la journée fut celui du soir. Seuls (Brico et moi) en l'air avec traversée de la masse d'air aussi doux que du miel. En résumé, c'est une journée sans thermique donc sans ascendance (plouf garantie) sauf pour le deuxième vol où je me suis un peu amusé sur le vieux village de Roquebrune en croisant par ci et par là Nicole. A noter tout de même que le vol du soir fut interessant par le fait de rester assez correctement en sustentation dans l'air.



19 et 20 Janvier 2008: C'est un week end de vol à Roquebrune où je retrouve Bernard et Patricia mais aussi, Pierrick et Christine. Pierrick vient retrouver les plaisirs du vol libre et sa reprise avec la masse d'air sous un parapente, passe par le biplace. Pierrick aux commandes et Christophe en passager. Le décollage est nickel avec une petite brise qui tend à faiblir plutôt que forcir. Brico est venu avec son pote Michel que je vais faire voler en tandem. Je prépare mon biplace et nous voila prêt à décoller. La brise a faibli et les conditions ne sont pas favorables pour un décollage tranquille. Nous devons donc assurer une bonne course d'envol. Le passager prévenu, une très légère brisette perçue je me dis qu'il est temps de décoller pour assurer le vol. Michel assure une bonne course sur le déco .. quant à moi, je me laisse, une fois encore, surprendre par mon impatience à décoller et par ce fait, je n'attends pas mon aile venir au-dessus de ma tête. A la rupture de pente, mon aile est encore légèrement en arrière ce qui a pour effet de rendre mon décollage très aléatoire et dangereux. Bref ... après un bon raclage du sol avec pieds et selette, nous volons enfin mais ce fut vraiment limite. Finalement le reste du vol fut bien sympa et l'atterrissage plus ou moins bien réussi car mon passager s'est assis au toucher du sol. Bernard a eu un peu chaud pour nous mais fut rassuré ensuite. Le soir, nous nous sommes tous retrouvés à la Coupole pour déguster une pizza. Christophe nous a raconté sa passion pour la navigation en mer, Pierrick sa satisfaction de revoler et Bernard tout ouïe des narrations des uns et des autres, nous témoignent de son fort interêt au vol libre découvert depuis que Patricia et Emilie sa fille lui ont offert un stage initiation au parapente il y a 2 ans. En fin de soirée, nous nous donnons de nouveau rdv au déco du Mont Gros. Je prends mon aile solo Aspen 2 et le biplace pour voler avec Pierrick, mais les conditions ne sont pas favorables pour s'élancer avec un bi. Je vole en solo et ne fait qu'un seul vol.




13 Janvier 2008: Après une journée de travail, c'est sur le déco du Mont Gros que je me retrouve, accompagné de ma femme et d'Attila. Bernard, Patricia et Sally sont également de la partie pour profiter de cette journée assez bien ensoleillée.. Comme Bernard, je suis venu voler avec mon aile solo. Dès notre arrivée sur le déco, nous déployons nos ailes sur la pelouse synthétique malgré le monde qui zonait sur le déco où des pilotes décollaient ou reposaient. Après nous être préparé rapidement, je trouve le moment le plus opportun pour décoller (brise de Sud-Ouest 15 km/h). Bernard me suis de quelques minutes. Je zonais devant le déco pour l'attendre afin de voler un peu ensemble. Pour ce faire, j'utilisais le dynamique que le vent de Sud-Ouest générait. Une fois Bernard en l'air, nous partîmes plus vers la mer. Voyant que je ne resterai pas en l'air de cette façon, je décide de suivre le biplace de Christian qui mis cap sur le vieux viallage de Roquebrune. J'y ai trouvé mon bonheur. Je me suis amusé à exploiter le dynamique également présent à cet endroit pour faire un vol d'une durée totale de 45 minutes. A maintes reprises avec Christian et sa passagère, nous nous sommes croisés et j'ai eu la chance de bénéficier d'une photo prise par sa passagère (voila que ce cliché immortalise cet instant). Au bout d'un certain tem:lps je me suis lassé de zoner toujours au même endroit et je prends la décision d'aller poser et rejoindre bernard., Bernard sur la plage de Cabbé. Une fois posés et ailes repliées, nous sommes remontés au déco pour un deuxième et dernier vol de la journée. Nous avons pressé le pas pour arriver au déco encore ensoleillé à cette comennçant à être tardive. Les pas étaient plus de course que de marche, nous avions compris qu'il fallait faire vite pour bénéficier encore un peu de la brisette Ouest et de décoller dans de bonnes conditions. Il n'y avait plus qu'un couple qui admirait le soleil qui entamait son coucher d'ici peu. Nous étions donc les derniers à se mettre en l'air.... le ciel serait donc à nous tout seul. Rien que pour cela nous étions quelque peu excité. Nous savions que la nature allait nous offrir quelque chose de grandiose: voler avec le coucher du soleil. Je crois que nous n'avons pas mis 6 minutes pour déballer l'aile et décoller. Une fois en l'air, je me suis amusé à raser la terre en utilisant le dynamique qui était encore un présent par moment. Ensuite, j'ai rejoint Brico qui volait tranquille entre mer et terre. La plage et toute la rade était bien sombre. Il y avait des mouvements d'accélération de masses d'air par moments certainement provoqué par des inversions de brise. Sur la mer, nous ne perdions presque rien voire nous montions par moment. Le posé à la plage s'est fait avec de la brise de terre. Une fois posé nous avons échangé notre enchantement d'avoir effectué un tel vol. Un grand merci à nos dames qui nous ont assuré l'acompagnement et fait la navette pour que nous puissions jouir de notre passion.



06 Janvier 2008 - Journée biplace avec ma fille Aurélie ou Nabil et Emilie la fille de Brico. Les mauvaises prévisions météorologiques sont finalement acceptables pour voler. Après la visite de l'atterro, je rejoins le déco du Mont Gros pour préparer le matériel. Ma fille et Nabil arriveront plus tard. Le temps passe et les conditions se ramollissent. Brico et family accusent un retard. Quand ils arrivent, j'exprime mon désarroi de voir les conditions changer en si peu de temps (les rentrées Nord prennent le pas sur la brise de face) d'autant que le soleil est caché par des nuages qui s'épaississent.  Finalement, le soleil réapparait. Je dis à Emilie de se préparer car l'ensoleillement est notre salut. Finalement, la brise de pente s'est remise à s'activer un court instant, et entre deux aérologies bien merdiques nous avons pu décoller. Fallait oser, nous l'avons fait. Avec Emilie nous avons pu apprécier un vol sympa. je dois dire qu'elle a su jouer son rôle de passagère à la perfection aussi bien au déco qu'à l'attéro. Emilie a la graine d'un volatile et peut, à mon avis, apprendre à voler pour son plus grand plaisir. Bref,  le vol au-dessus de la mer nous a fait ressentir un vent d'Est assez fort, j'ai d'ailleurs détrimée complètement mon aile pour avoir la vitesse maximale afin de ne pas reculer. La perte d'altitude s'est faite au-dessus de la mer et quand j'ai senti que la hauteur était suffisamment basse j'ai enclenché une finale correcte après avoir dit à ma passagère de sortir de la sellette. Nous étions à ce moment là au-dessus de la plage. Le vent était suffisamment fort pour nous poser très délicatement sur le sable. La consigne donnée à Emilie était de continuer à courir pour garder l'aile au-dessus de nos têtes afin de poser l'aile sur les galets d'après le ruisseau d'eau. Je pensais que le passage du cours d'eau était suffisant mais quand j'ai reposé l'aile au sol, la force du vent a fini par faire reculer une partie de l'aile dans le ruisseau. Avant de la plier, il fallut la faire un peu sécher et une fois tout remballé dans le sac, nous sommes remontés au déco pour un deuxième vol car le ciel était réapparu bien bleu. Brico n'avait toujours pas voler et je le croise sur le chemin du retour alors que je rejoins le déco. Me voyant très décidé à tenter de refaire un vol pour faire voler ma fille ou Nabil, il revient étaler son aile pour l'envol. Finalement, c'est avec Nabil que je tente de décoller mais l'essai fut un échec et j'en étais quelque peu déçu mais bon, les conditions n'étaient vraiment plus favorable (brise 0) et comme l'aile était humide, le décollage n'en fut pas facilité. Je décide alors d'abandonner l'envol. Brico, prêt pour décoller, s'élance avec sa voile solo pour lever l'aile au-dessus de sa tête. Il eut quelques difficultés à garder un cap de sécurité et s'avança assez dangereusement vers un rocher saillant à gauche de la pente verte. Il dut s'employer à manoeuvrer au tout dernier moment pour éviter de percuter la masse rocheuse. Plus de peur que de mal pour Brico, qui a poursuit son vol sans problème et pu profiter de ces instants si fabuleux. A de prochains vols .....


La Colmiane

01 Janvier 2008 - Une nouvelle année commence et comme prévu, nous faisons un rando-vol de la St Sylvestre. La météo est bonne et l'aérologie saine. Le rdv de 10h30 est respecté par l'ensemble du groupe hormis l'ami Steph qui n'a pas trouvé les ressources pour se motiver à monter jusqu'au Caïre Gros un lendemain de réveillon. C'est avec ma femme Jacqueline, Nathalie of the Gaby, Joseph, Jean-Paul et Brico que je foule le sentier qui grimpe jusqu'au sommet. Jean-Paul, Brico et moi  étions équipés de matériel léger (entre 4,5 kg à 7 kg) ce qui facilite considérablement la randonnée. Nathalie et Joseph avaient, quant à eux, du matériel standard (entre 11 et 15 kg de sac à porter) pour atteindre la crête du Caïre Gros. Une fois arrivés au sommet, nous pouvions constater que l'aérologie n'allait pas contrarier notre objectif final: Voler. De ce sommet (2087 m), une photo de groupe s'imposait pour immortaliser l'évènement puis, il était question de nous préparer pour l'envol. Quant à Jacqueline, elle n'avait comme seul moyen que d'utiliser ses jambes et son courage pour redescendre ce qu'elle venait de monter. ceci dit, elle su apprécier le panorama et paysage qui s'offrait à nos yeux et n'eut que plaisir à gravir cette montagne. Elle prit d'ailleurs le chemin du retour avant même que nous nous envolions. Les parapentistes randonneurs que nous sommes devions déballer nos ailes afin de les préparer à prendre l'envol. Je fus le premier prêt mais je suis parti en troisième position. C'est Brico qui a fait le fusible, ensuite il a été suivi de Nathalie, de moi, de Jean-Paul et enfin, bien après nous de Joseph. Le vol s'il fut assez court dans la durée nous procura un téel plaisir de survoler ce que nous avions gravi. Chacun à reposer pieds sur le terrain Soun Dal Pra avec douceur (Stéphane était là pour nous accueillir). Seul Joseph, s'est fait attendre car il n'avait pas encore alors que nous étions déjà à terre. Il prend son temps notre ami Jo. Il s'est offert le luxe de se taper un sandwich au sommet avant de décoller .... vraiment pépère l'ancien !! Ensuite, pour la plupart d'entre nous; nous nous sommes rettrouvés autour d'une table chez Simone et Charlie pour nous restaurer avec une pizza pour certain et gnocchi pour d'autres. Après papotage, nous nous sommes quittés en se donnant rendez-vous aux prochains vols. Nous prîmes le chemin du retour pour retrouver notre quotidien avec, il faut le dire, la tête un peu dans les choux ...








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