Parapente Passion 06


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2008

Rando-vols

Mes balades terre / Air en 2008





01 Janvier 2008 -
Caïre Gros: Une nouvelle année commence et comme prévu, nous faisons un rando-vol de la St Sylvestre. La météo est bonne et l'aérologie saine. Le rendez-vous de 10h30 est respecté par l'ensemble du groupe hormis l'ami Steph qui n'a pas trouvé les ressources pour se motiver à monter jusqu'au Caïre Gros un lendemain de réveillon. C'est avec ma femme Jacqueline, Nathalie of the Gaby, Joseph, Jean-Paul et Brico que je foule le sentier qui grimpe jusqu'au sommet. Jean-Paul, Brico et moi étions équipés de matériel léger (entre 4,5 kg à 7 kg) ce qui facilite considérablement la randonnée. Nathalie et Joseph avaient, quant à eux, du matériel standard (entre 11 et 15 kg de sac à porter) pour atteindre la crête du Caïre Gros. Une fois arrivés au sommet, nous pouvions constater que l'aérologie n'allait pas contrarier notre objectif final: Voler. De ce sommet (2087 m), une photo de groupe s'imposait pour immortaliser l'évènement puis, il était question de nous préparer pour l'envol. Quant à Jacqueline, elle n'avait comme seul moyen que d'utiliser ses jambes et son courage pour redescendre ce qu'elle venait de monter. ceci dit, elle su apprécier le panorama et paysage qui s'offrait à nos yeux et n'eut que plaisir à gravir cette montagne. Elle prit d'ailleurs le chemin du retour avant même que nous nous envolions. Les parapentistes randonneurs que nous sommes devions déballer nos ailes afin de les préparer à prendre l'envol. Je fus le premier prêt mais je suis parti en troisième position. C'est Brico qui a fait le fusible, ensuite il a été suivi de Nathalie, de moi, de Jean-Paul et enfin, bien après nous de Joseph. Le vol s'il fut assez court dans la durée nous procura un téel plaisir de survoler ce que nous avions gravi. Chacun à reposer pieds sur le terrain Soun Dal Pra avec douceur (Stéphane était là pour nous accueillir). Seul Joseph, s'est fait attendre car il n'avait pas encore alors que nous étions déjà à terre. Il prend son temps notre ami Jo. Il s'est offert le luxe de se taper un sandwich au sommet avant de décoller .... vraiment pépère l'ancien !! Ensuite, pour la plupart d'entre nous; nous nous sommes rettrouvés autour d'une table chez Simone et Charlie pour nous restaurer avec une pizza pour certain et gnocchi pour d'autres. Après papotage, nous nous sommes quittés en se donnant rendez-vous aux prochains vols. Nous prîmes le chemin du retour pour retrouver notre quotidien avec, il faut le dire, la tête un peu dans les choux ...




29 Janvier 2008: La Balme: C'est avec mon ami Brico que je vais randonner jusqu'à la Balme en partant de la Station de la Colmiane. Il y a beaucoup de neige mais heureusement qu'elle est suffisamment dure pour que nous nous enfoncions pas à chaque pas. En effet, nous n'étions pas équipé de raquettes. Le temps est au beau et la température assez clémente. Nous nous sommes assez rapidement débarassé des blouson, pullover et autres affaires qui amplifiaient l'accumulation de chaleur organique par les efforts physiques que nous fournissions pour gravier le dénivelé qui nous sépare de la Colmiane à l'objectif visé. Le chemin était jonché d'arbres qui avait cédé sous le poids de la neige. La montée se fait ressentir plus difficile en cette période où la neige ne facilite pas l'ascension mais une fois arrivée au déco de la Balme, Brico a encore envie d'avancer pour aller plus loin en altitude et l'objectif devient autre: atteindre le Brec du Petoumier. Malgré la fatigue, celle-ci n'altère pas mon mental de perdurer dans l'effort et nous voila reparti après une brève pause au déco de la Balme. Nous dépassons la cabane du berger et voyons au loin des marcheurs qui sont proches du sommet que nous visons. Apparemment, ils sont équipés de raquettes. Leur passage nous facilitent la poursuite car ils tassent la neige à chacun de leur pas. S'ils poursuivirent leur randonnée, nous, nous nous sommes arrêtés juste sous le Brec du Petoumier (car plus nous montions et plus nous ressentions un vent météo Nord) pour décoller avec une brise assez forte en Ouest Nord-Ouest. Je décolle en premier après avoir difficilement démêlé les suspentes de part la brise très soutenu à cet endroit. Je prends cap milieu du vallon. Quant à Brico, il enchaine juste après moi pour un plan de vol différent du mien en longeant de très près le relief pour se retrouver au-desus de la crêt qui mène à la Balme. Perso, je me suis retrouvé à contourner la raya par l'école d'escalade et à longer le relief de la Raya en son versant Sud pour trouver un thermique en ouest de sa crête. Il avait l'air pas mal du tout en puissance mais avec cette aile je ne cherche pas à enrouler , je cherche à voler paisible et donc forcément pas longtemps. Quelques temps après le déco (15 minutes environ) nous voila posé à Soun Dal Pra tout heureux d'avoir mérité ce vol. Brico me régale d'une bonne pissaladière à l'attero et d'une bonne bière chez Charlie. éh éh ... c'est comme ça qu'on voit la fin d'une rando-vol Hic ...



Baüs de la Frema



7 Fevrier 2008: Rando-vol sur Roquebrune en partant de la plage de Cabbé pour rejoindre le décollage à pieds. Ce sont un peu moins de 800 mètres de dénivelé que j'ai gravi dont la moitié est faite, dans sa première partie, que d'escaliers. C'est chaud d'attaquer d'emblée le plus dur. La deuxième partie, se fait à travers terre avec comme décor les stigmates du feu qui a ravagé ce qui donnait verdure cet été. Mon pantalon a gardé des traces de suie des buissons calcinés. A l'approche du déco, quelques ailes s'étaient mises en l'air. Nous avons croisé un couple de marcheurs septagénaires avec qui nous avons échangé nos impressions sur le plaisir de la marche en milieu naturel. J'ai dnc volé ce jour là avec mon aile de montagne. Ce fut un vol calme et sans thermique mais il est si agréable de voler dans ce coin que même si le vol ne dure pas longtemps, le simple fait d'être en l'air et de se faire caresser le visage par le vent relatif crée par la vitesse de l'air dans la masse d'air n'est que pur bonheur. Ensuite, j'ai volé par deux fois avec mon aile Aspen 2. La brise au déco est restée très faible toute la journée, les conditions de vol furent du même registre que le premier vol: tranquille.




17 mars 2008: Rando-vol à la Balme - Avec mon ami Brico nous montons à la Colmiane pour reprendre un peu du poil de la bête en nous tapant un rando-vol. Nous hésitions entre monter au Caïre Gros ou la Balme. C'est la Balme qui a eu notre choix. La neige est là; sur une grande partie du sentier qui va nous mener au site de décollage de la Balme. Le vent aussi est là et se fait sentir sur le versant Est. Le doute s'installe pour la possibilité de voler, mais une fois arrivée au déco, le vent s'est sensiblement atténué et l'espoir de voler renaît. Nous dépliânes nos voiles respectives, la Géo 2 pour Brico et l'Ultralight for me. Nous faisons quelques jeux d'aile au sol pour nous amuser et temporiser afin d'apprécier si se mettre en l'air était une bonne chose. L'aérologie semble être devenu plus calme et la décision de prendre l'envol est priseé. L'idée est de nous envoler quasiment en même temps. C'est Brico qui s'élance en premier et j'enchaine aussitôt. C'est assez rigolo de se voir vivre le même moment pour la même chose avec comme seule différence les sensations que l'on peut éprouver. Le décollage se fait sans problème mais une fois en l'air, la perception de la masse d'air nous fait dire qu'elle est relativement agitée surtout du côté de la Balme. Il est question de tenir nos ailes car des rafales de vent se font sentir par moment et secoue allègrement ce qui nous porte, nos ailes. Mon Ultralight, de par sa petite taille me renvoie comme information qu'elle est nerveuse et sensible aux mouvements désordonnés de la masse d'air. Alors je m'emploie à tenir mon bout de tissu au-dessus de ma tête. Une fois plus en vallée, à mon grand soulagement, c'est plus calme. C'est un vol d'un quart d'heure où j'ai eu à me méfier des pièges aérologiques qui pouvaient surgir à tout moment. Une fois posé, Brico et moi étions content d'avoir posé sans problème. Avant d'emballer nos ailes dans leur sac, nous nous sommes amusés à taquiner la masse d'air qui arrivait par rafales, entrecoupée d'accalmies qui nous obligeaient d'attendre le flux d'air susceptible de faire voler nos ailes. Nous nous sommes amusés à de petits jeux fortement ludiques et pédagogiques.





28 mars 2008: Rando-vol à la Balme - C'est à la Colmiane que je me rends afin de rejoindre Brico et Gaby pour une rando-vol dans le coin. En préalable, nous avons pris le soin de laisser un véhicule à l'attero pour ensuite se retrouver devant l'école Imagin'air et parler de l'itinéraire. Nous choisissons la direction de la Balme et démarrons la marche de la station. Ce sont 700m de dénivelé que nous avons à gravir. La neige est là, fraichement tombée la veille. A chacun de nos pas, elle craque sous nos pas. Il fait assez froid mais le soleil nous accompagne. La chaleur corporelle augmentant par l'effort, nous invite à quitter nos vêtements chauds afin de ne pas arriver trempé de sueurs. Plus nous montons et plus la couche de neige s'épaissit. Si à la station ce sont 10 cm, la couche s'épaissi au fil de notre montée. J'avais les guettre dans le coffre de la voiture pensant qu'elles ne me seraient pas utile. Ce fut là une erreur car sur une partie du trajet que j'avais choisi, je m'enfonçais allégrement jusqu'aux mollets. La neige dans les chaussures ce n'est pas vraiment agréable d'autant qu'au bout d'un certain temps, cela devient de l'eau. Une fois le déco atteint, Brico est assez emballé pour, comme je le dis souvent avec humour, "continuer le chemiiiiinnnn .... " Gaby et moi en avions suffisamment assez d'autant que le Nord et l'Est qui se faisaient par moment sentir, pouvaient être un paramètre qui nous empêcherait de nous envoler de plus haut. Nous faisons finalement le choix de mettre un terme à la marche pour décoller de la Balme afin d'assurer l'envol. Soleil et froid conjugué réunissent les conditions pour créer des thermiques. Une fois en l'air , je me rends compte qu'il y a de quoi monter mais je ne m'hasarde pas à taquiner les ascenseurs avec cette aile. Je cherche simplement à voler paisible et je vole ainsi. Gaby est celui qui a pris le plus de gaz et a écourté son vol pour nous retrouver au sol. Après bagage plié, c'est autour d'une boisson que nous retrouvons chez Simone et Charlie. Après cela, Brico et moi sommes décidés de refaire un vol en rejoingnant, toujours à pieds, le Pic de la Colmiane. C'est avec mon Aspen que je charge mon dos. Le matériel est bien plus lourd et je peine un peu pour rejoindre l'objectif. Les 300 m de dénivelé à gravir se font quelques peu difficile mais bon .. il n'y a pas le feu.... Une fois le Pic atteint, je déballe aussitôt et je ne tarde pas à me mettre en l'air. La masse d'air est secouée par des rafales de vent d'Ouest. L'aérologie est quelque peu agitée dans le coin. Dans ces conditions, je ne cherche pas à zoner pour monter mais plutôt à descendre pour poser. Pas question de prendre de risque avec le vent météo qui peut à tout moment se renforcer et rendre l'avancée de mon aile plus que délicat. J'ai une devise en parapente: garder une bonne marge de manoeuvre d'au moins 15 à 20 km/h par rapport à la vitesse de mon aile. Brico a décollé après moi et s'est posé , lui aussi, assez rapidement pour les mêmes raisons d'autant que nous partageons la même philosophie: voler pour son plaisir et seulement pour soi sans vouloir glaner d'exploit.



01 Mai 2008: Rando-vol au Brec du Petoumier - En ce jeudi de l'ascension et du 1er Mai (fête du travail), je monte à la Colmiane rejoindre mon ami Brico pour se faire une rando-vol jusqu'à la Balme ou au Pétoumier. Sur le sentier enneigé qui nous mène à la Balme on piétine une bonne couche de neige où la fraiche fait épaisseur de quelques centimètres. Plus on monte et plus la couche s'épaissit. Le paysage est magnifique et nous foulons là une neige vierge de tout pas humain hormis ceux d'animaux sauvages. D'ailleurs, nous avons pu rencontrer lièvres et écureuils, ainsi que des traces de cervidés. Nous avons aussi pu voir de petites fleurs qui jaillissaient de ce sol si blanc et froid. . La neige fraichement tombée nous donnait envie de la gouter et au fur et à mesure de notre avancée, nous l'utilisâmes pour nous rafraichir un peu mais surtout pour gouter à cette beauté. Notre chemin nous mena jusqu'à la table d'orientation du Baüs de la Fréma, puis au déco de la Balme. Le vent météo d'Est et parfois Nord manifestait sa force en décollant la poudreuse qui recouvrait le manteau blanc des reliefs. Si cela était beau à voir, les conditions nous disaient aussi, qu'elles n'étaient pas compatible au vol libre. Seul le temps pouvait arranger les choses... soit ça se calmerait soit ça pouvait empirer. Nous prîmes la décision de continuer à grimper en direction du sommet du Brec d'une part pour poursuivre notre effort et ensuite pour apprécier l'évolution de l'aérologie locale. le sommet atteint, ce sont des rafales du Nord qui gonflaient nos voiles. Pas question de décoller dans ces lieux dans de telles conditions. L'idée fut de redescendre plus bas et de voir venir. Le vent météo en altitude nous montrer que c'était de l'Ouest qui animait cette couche, mais en basse, le Nord sur les crètes était prédominant. Toutefois, un certaine accalmie se faisait sentir. Le simple fait de redescendre sous le Brec du Petoumier de plusieurs dizaines de mètres nous fît sentir une brisette de Sud ouest. Ah ah ... peut être qu'il faudrait se lancer et surtout ne pas monter. Pour moi, pas question de descendre plus bas... un décollage dos voile devrait faire l'affaire pour rejoindre la vallée de Valdeblore et sortir de ce Nord qui était en train de se faire contrer par le Sud-Ouest. Le bon flair et la bonne analyse ? peut-être ! en tout cas, le décollage se fit sans problème et le cap que je m'étais fixé ainsi que l'idée de ne point prendre d'altitude me donna raison. Un vol simple, court mais qui nous a permis de voleter et de poser sur le terrain officiel sans problème.






31 mai 2008: Rando-vol au Mont Pépoiri - Arrivés à 7h30 à St Dalmas; on décide de se rapprocher de Veillos en véhicule. En passant sous le décollage de Veillos, nous sommes encore indécis du choix du Mont à atteindre... Mont Petoumier 2604m ou Mont Pépoiri 2674 m ?? Finalement, c'est le Pépoiri qui a eu notre faveur. Nos laissons donc le véhicule en bord de route face au chemin qui va nous conduire à notre objectif. Nous nous équipons de notre sac-sellette contenant notre aile montagne (le poids de mon materiel ne dépasse pas les 4kg200 à savoir 2800 gr l'aile et 1400 gr la sellette) et nous voila parti pour gravir le dénivelé qui nous sépare du véhicule au sommet du Mont Pepoiri . Pas très bien dans mes baskets actuellement, au 2 tiers du parcours, j'ai eu toutes les peines à atteindre le sommet. Quand le moral n'est pas là le reste suit dans le même sens et c'est vraiment avec difficultés que j'ai rejoint Brico qui avait atteint le sommet bien avant moi. Je ne voulais pas y aller et ce n'est que sous les stimulations de mon ami que j'ai jonché le sommet pour finalement rejoindre les deux antennes qui s'y trouvent et avoir un panorama en 360 degré de tous les reliefs qui entoure cet endroit. Il y avait au sommet du Nord Nord-Ouest qui soufflait légèrement donc pas question de décoller en face Sud. Nous décidons de redescendre environ 50 m plus bas en face ouest où là, la pente herbeuse clairsemée de rocailles était alimentée d'une brise Ouest Nord-Ouest. Préparatifs faits, nous sommes tous deux prêts à décoller. Je décolle en premier. Après mon décollage, je ne tarde pas à subir une légère fermeture côté droit de mon aile hummm !!!! est-ce les prémisces d'une aérologie malsaine ? je pense avoir reçu un petit coup de vent du Nord ouest qui s'animait encore dans ce coin. Par la suite au-dessus du vallon des lacs de Mille fonds, il fallait quand même jouer des commandes pour tenir l'aile due par une masse d'air quelque peu perturbée par des courants d'air différents qui animaient la masse globale d'air dans ce coin (un peu de face, un peu de cul, un peu de travers....) tout cela jusqu'au moment où je commence à m'approcher du carrefour de vallée qui sépare le val des milles fonds du val de Veillos et en m'apprêtant à contourner le massif du Mont Petoumier en versant Ouest. A cet endroit la masse d'air se fait sentir plus stable et organisée. J'avais le choix entre suivre le flanc du massif qui mène à la Balme ou me diriger vers la crête qui mène à la Raya. J'ai choisi l'option 2 pour éviter les forts déclenchement de thermique que l'on rencontre souvent entre le flan du Brec du Petoumier à la Balme. Je n'ai pas envie de jouer à cela avec mon aile montagne sans aucune protection et sans secours d'autant que le mental n'est pas là. Ce que je recherche c'est de voler tranquille, planer, avoir du plaisir pour éviter les tracas de la vie quotidienne si tant soit peu , on savait tous s'écouter un peu, entendre l'autre, comprendre .... et oublier de chercher querelle à l'autre pour oublier sa propre misère. Pour en revenir au vol libre, je cherche du regard si Brico était en l'air mais toujours pas d'aile Bohème en l'air ... je me dis qu'une nouvelle fois, Brico prend tout son temps et qu'il n'est pas des plus rapide à chercher à s'envoler ... ) en attendant, je rejoins sans difficulté le dessus de la crête de la Raya et où je rencontre des mouivements de masses d'air ascendante que je cherche plus ou moins à enrouler sans réelle volonté finalement de prendre du gaz (pourquoi se sentir obliger de faire les choses ?) alors que je cherche à voler paisible .... je quitte ce coin de la Raya pour survoler les rocher de l'école d'escalade et longer le flan de la Balme où effectivement les thermique sont là, à proximité du col, ça ne demande qu'à monter je m'échappe alors pour traverser le Valdeblore juste devant le Suquet en direction du Pic de la Colmiane pour faire le "corbeau" à voleter au-dessus des cimes de mélèzes (un de ces jours, je m'en paye un ..) et ensuite faire mon appproche pour poser sans difficulté (la brise montante est installée). A cet instant, je lève les yeux pour chercher mon camarade de vol , et je vois enfin El Gitano del cielo en altitude passer bien au-dessus le massif de la Raya. Je l'ai suivi un bon moment du regard afin d'immortaliser cet instant par ma caméra embarquée. malheureusement, la caméra a rendu une vidéo floue et pas agréable à visionner sans que je sache le pourquoi. Une fois que brico a atterri, Gaby, nous propose de nous remonter au Pic de la Colmiane. C'est de ce sommet que nous refaisons un deuxième et dernier vol. les conditions étaient plus soutenues et le lieu à ne pas quitter pour rester en l'air était le pourtour du Pic. La fatigue étant, le besoin de poser se faisant sentir, je m'en vais reposer mes pieds sur le sol herbeux du terrain d'atterrissage avec un fond de lassitude pesante mais je m'oblige à garder tant soit peu le sourire vis à vis des amis que je rencontre dans ces endroits où l'on fini par connaitre du monde. C'est autour d'une table pour avaler une pizza chez Simone et Charly que la journée vol libre se termine. Avec Brico, on se disait que cela faisait longtemps que l'on ne volait plus et que la météo à veir ne s'annonçait pas des meilleures pour le vol libre. A suivre donc ....


au sommet du Mont Pépoiri




25 juin 2008: Rando-vol à la Tête de Travers - La mise au vert une nouvelle fois mais cette fois-ci, elle commence par une randonnée pédestre de 2 heures pour atteindre un sommet que Bricoloup avait depuis quelques temps en point de mire: "La Tête de Travers" avec son sommet à 2161 m d'altitude (en versant Est, on y apperçoit le Mont St Honorat). L'idée est d'y décoller et d'atterrir dans le lit du Var (550m). Avec un plan de vol pareil, c'est un dénivelé total de 1600 m à redescendre en volant. Pour ce faire, nous avons laissé un véhicule près du Var et se rapprocher au plus près des reliefs à gravir avec un autre véhicule. Il nous restait à gravir pas à pas 900 m de dénivelé pour atteindre le sommet du jour à convoiter. La rando démarre à 8h30 pour arriver finalement à 10h30 environ. Au cours de l'ascension , une brise d'Est se faisait sentir ce qui engendrait en nous une certaine perplexité mais, nous restions optimistes car nous savions qu'en regard des prévisions météorologiques et le rayonnement solaire il y aura naissance d'une brise de pente bien plus adaptéee pour décoller et voler (Sud Sud-Ouest ou ouest). Il est encore tôt et laissons donc le temps (dans le sens propre et figuré) faire les choses. L'optimisme était donc là. Effectivement, au gré de ces "temps", notre analyse s'avéra juste et la brise qui s'installe vient du Sud. Au fil de notre avancée, nous avons rencontré un paysage très agréable à traverser, des moutons bêlant à tue-tête, des Patous aboyant à notre vue, des fossiles et même une belle barrière électrisée qu'il fallut enjamber. Le troupeau nous rappela qu'il y avait vie et que de ce coin des personnes en vivaient. Une fois arrivés au sommet .. enfin!!!! la brise était assez soutenue mais bien orientée et après quelques sondages de la masse d'air au sol en jouant avec nos ailes, nous nous sommes mis en l'air sans trop attendre le surchauffement de la terre dû au rayonnement solaire qui pouvait rendre la masse d'air un peu trop turbulente. C'est Bricoloup qui ouvre le vol. On a pu constater que les levées d'ailes étaient vives et dynamiques mais une fois en vol, ce n'était que du laminaire. Peu de rencontre avec des courants ascendants consécutifs à une activité pas encore bien active (11h). Les déclenchements thermiques étaient bien timides et l'on n'en demandait pas plus pour un premier vol dans ce coin. Le vol et la traversée jusqu'au lit du Var se sont fait en toute tranquillité. Je me suis amusé à changer les piles de mon appareil à photo qui m'annonçait que les accus étaient déchargés, c'est dire la tranquillité que la masse d'air nous offrait. Villages, vallons, cotoiement des reliefs de proximité pour un vol d'une vingtaine de minute et ensuite un posé dans le lit du Var nous a laissé une agréable sensation de liberté et de joie à avoir jouer avec nos ailes dans un coin que nous courtisions pour la première fois. Commes les habitudes reviennent vites, c'est dans une brasserie d'Entrevaux que nous nous sommes restaurés et désaltérés (un panaché pour Bricoloup et un demi pour moi). Fin d'une très bonne matinée.



Bricoloup et sa Bohème




10 juillet 2008: Rando-vol au Mont Giraud - Une journée bien remplie en perspective question vol libre avec mon ami Bricoloup mais aussi avec l'ami Eric d'internet où nous échangions depuis des lustres sans vraiment se connaitre. Pour la rando-vol, nous nous sommes (Bricoloup et moi) donné rendez-vous à 6h30 près de l'attero Soun dal Pra pour monter au parling de Veillos afin de rejoindre la cime du Giraut (2606 m) en passant par le col Ferrieres (+ de 2400). La rando pédestre avec nos ailes sur le dos à démarrer du parking à 7h05 et s'est terminée au pied de la croix à 9h55. C'est donc 3 heures de marche qui a débuté avec de la fraicheur de l'aube et terminée sous la chaleur fournit par l'effort et le soleil qui commençait à se rapproché du zénith. Au cours de cette traversée, nous avons pu voir cours d'eau et petit lac, bergerie, Trous de marmottes, et troupeau de chamois (5 adultes et 2 bébés) qui traversaient avec grande facilité ce que nous nous gravissions avec difficultés. Nous y avons vu aussi l'évolution aérologiques et le développement des nuages qui étaient brossés en altitude.. Ce n'est pas la promenade des anglais ici ... seulement deux randonneurs au départ de la rando où nous avons pratiquement fait le chemin à quelques mètres des uns et des autres jusqu'au premier lac. C'est à cet endroit que nous sommes quittés car ils se sont posé à cet endroit alors que nous, nous avons continué le chemin. D'ailleurs nous avons fait l'erreur d'avoir pris un sentier qui nous a éloigné de l'objectif. Ce n'est qu'au bout d'un certain temps que bricoloup se rend compte que nous éloignons plus que nous nous rapprochons du Mont Giraut. Obligation de bifurquer vers la gauche afin de retrouver le sentier qui mène au col Ferrieres. Arrivé au Col Ferrières, il est question de longer la crête qui va nous mener à l'objectif: la cime d'où l'on va décoller. Sur le trajet, nous percevons une brise soutenu d'Est mais au fil de notre avancée, on sent bien que le soleil met en place des modifications d'aérologie et tantôt c'est de l'Est, tantôt du Sud. Une fois arrivés à la croix donc au sommet, j'invite Bricoloup à déballer le matériel pour être assez rapidement prêt à réagir pour l'envol si l'occasion se présente (occasion = condition favorable au décollage). ce ne fut pas simple car, ce jour là et à cette heure ci, rien n'étiit bien installé. Pour couronner le tout, nous avons pu voir nos ailes au sol tournoyée sur place faisant démonstration de 3 petits Dust qui nous indiquent qu'il y a réchauffement mais qu'aucune brise prend le dessus sur l'autre (c'est comme cela que j'interpère la situation. L'est est là, le Sud est là, l'Ouest se manifeste un peu et le Nord, tout fraichement parti n'est pas bien loin pour nous dire qu'il existe aussi ..... Je ne laisse pas Bricoloup décompressé et manger tranquillement la pissaladière qu'il s'est monté depuis St Martin Vésubie et qu'il aurait tellement voulu la savourer sur cette cime. Perso, j'étais loin de penser à cela car j'avoue que je suis assez craintif des caprices de la "haute montagne" .. on ne sait jamais ce qu'elle nous réserve (ça peut arriver si brutalement). Mon idée était de décoller après Bricoloup, il a bien tenté de décoller mais la faiblesse de la brise à avorter par deux fois ses tentavives pour décoller. Je ronge mon frein tout en restant calme et patient car il n'y avait pas le feu au lac mais ..... il ne faut pas trop rester oisif ou attentiste non plus. Il est 11h, toujours pas de brise alors que météo France annonçait 20 km/h de Sud. On le cherche le Sud (ce vent de face qui nous faciliterait le déco). Bricoloup se montre indécis et surtout demandeur de brise saine et installée (c'est comme cela que je le ressens) mais rien de tout cela. Je me sens préssé par le temps car je crains la montagne, alors finalement, dès que l'occasion c'est représenté je n'ai pas hésité à lever l'aile et à y croire à ce décollage. Hop là ... la course d'envol est lancée malgré un ressenti d'une aile qui avait du mal à prendre pleinement sa forme ... j'accélère donc ma vitesse et là je sens mon aile qui me prend en charge correctement. C'est parti pour le vol ... Bricoloup enchaine derrière moi et nous voila en l'air à tester la masse d'air qui se montre bien calme. Pour ma part, je passe ntre Veillos 2 et le pied du Pétoumier car il y a souvent un thermique qui déclenche dans ce coin mais là, rien. Je décide d'aller coller au relief à ma gauche (déco de Veillos) mais la aussi, il n'y a rien de bien dynamique pour espérer prendre du gaz pour envisager de remonter à la crête de ce relief. Je prends donc la décision de revenir plus en ouest pour suivre plutôt la crête qui mène au sommet de la Raya. J'étais déjà bien bas et cette crête était sous mes pieds. Je suis à l'écoute de tout ce qui est porteur ou monteur. Je percevais de plus en plus le Sud. Bricoloup était devant moi, bien plus haut. Le passage de la Raya n'était pas gagné pour moi... je devais vraiment assurer et prendre tout ce qui pouvait être ascendant pour être sur de passer la Raya sans problème. Je pense avoir fait ce qu'il fallait c'est à dire assurer le minimum. C'est avec une bonne cinquataine de mètre que je passe au-dessus du relief de la raya et à cet endroit, je me suis amusé à jouer avec quelques thermiques sans trop insister car, je n'utilise pas cette aile pour monter (bien qu'elle est capable de le faire) mais plutôt à transiter d'un coin à un autre (je vole sans secours) et avec un sac sellette sans aucune protection.



B
ricoloup sur le Mont Giraud




12 août 2008: Rando-vol du 700 de Gréolières - C'esr une journée vol libre un peu surprise car rien n'était prévu pour cette journée hormis que si la météo était propice il était clair que je serai dans les airs. Il est tôt dans la matinée et il fallait que je sache ce que j'allais faire sans oublier mon ami Bricoloup. Il est à peine 7h45 que je lui bigophone. On se met d'accord pour aller voler à Gréolières en regard de la météo qui annonce finalement du beau temps et en plus une aérologie compatible au vol libre sur ce site (Sud sud-est). Arrivés à Gréo, on laisse un véhicule à l'attéro et on file à Gréolières les neiges pour décoller du 700. Cela veut dire que nous avons une petite heure de marche avec une bonne cadence, aile sur le dos que nous atteignons le déco. Il est un peu plus de 11h et la brise est très soutenue avec un bon 20 à 25 km/h. Bricolo se montre frileux à décoller dans ces conditions, pour ma part, cela est gérable et après quelques ratés, je finis par m'envoler pour un vol en thermo-dynamique de 50 minutes (autant de montée à pieds que de vol). ce fut un vol écourté de mon propre chef. Bricoloup a préféré s'envoler du 600 pour un décollage plus serein. Une fois posé pieds, il fallait se restaurer et s'hydrater avant de se projeter pour le vol de fin de journée. Une fois restaurés, une petite sieste sur la camion de mon ami Brico nous fît passer le temps. C'est avec un couple Stephanois (Anne et Fred) venu pour voler sur le site que nous refaisons le même itinéraire que le matin. Vers 17 heures nous sommes donc sur le déco du 700 avec une brise encore plus soutenue que celle que nous avions pu apprécier quelques heures avant. Après une temporisation afin d'avoir une petite accalmie du 30 à 35 km.h que nous avions constaté, je m'élance en premier pour faire le fusible puisque j'étais l'homme volant le plus expérimenté du quatuor. Si mon vol n'a pas été plus long dans la durée que le précédent, celui-ci a pris une toute autre dimension en m'hasardant pour la première fois à longer le crête du Chairon jusqu'à la dernière antenne. J'ai pu apprécier la longeur de la crête qui mène jusqu'à Coursegoules que j'ai pu appercevoir par la même occasion. Il me faudra, lors d'un prochain vol et avec des conditions aussi favorables, me donner l'objectif d'aller jusqu'au bout de la crête pour me rapprocher au plus près de Coursegoules et pourquoi pas revenir jusqu'au lieu de décollage. Mes 2 vols en tracé GPS.



au déco du 700 de Gréolières



10 septembre 2008 : Rando-vol de Gréolières les neiges au 700 - Météorologie pas favorable de par un ciel laiteux et une atmosphère lourde avec brume épaisse en basse et moyenne couches, bloquant ainsi la convection créateur de thermiques tant apprécié des parapentistes. J'ai rendez-vous pour 9h l'attero de Gréolières avec mon ami Bricoloup. L'objectif étant de décoller du 700 de Gréolières. Avec ces conditions, longer la crête du Cheiron sera certainement pour une autrefois. L'atteinte du déco 700, se fait en partie avec une rando d'au moins 50 minutes (c'est le meilleur temps que nous avons pu faire en laissant le véhicule à la station Gréolières des neiges). Pour cette fois, nous essayons un autre chemin sensé être un raccourci. Une simple erreur de direction nous a vallu de rallonger cet hypothétique raccourci de 20 minutes. Finalement, nous arrivons tant bien que mal au décollage. Il y avait du Nord-Ouest à 11h. Il n'était pas question de se mettre en l'air avec cette aérologie. Il fallu attendre midi pour que la brise de vallée s'installe timidement. Nous pouvons maintenant décoller, je propose à Bricoloup de faire le fusible afin que je puisse filmer son 200 ième envol. Il fit cela avec une étonnante maitrise de l'aile bien marquée par un temps de temporisation qui permet de fixer l'aile au-dessus de sa tête, se retourner tranquillement comme un pro et engranger quelques pas pour un doux envol. Une fois les images prises, je me mets dans la sellette et hop ... je décolle à mon tour pour un petit vol de 20 minutes en allant raser le pied et flanc du Cheiron. Rien ne permettait de gagner de l'altitude car la brise était trop faible. Je suis revenu au-dessus du déco du 300 pour planer un instant dans le coin avant d'aller poser. Bricoloup avait posé quand je décide de faire de même par la force des choses. A l'atterro s'était égelemnt calme par une brisette qui permet de poser doux sans trop courir. Le deuxième vol se fera de la même manière à part que nous avons corriger notre erreur de bifurcation pour éviter de descendre dans un vallon qui rallonge considérablement notre randonnée. Ampoule au talon gauche, je serre les dents poiur finir ce parcours du conbattant. Au décollage, à 15h30 la brise avait plus que faiblit au point que par moment, les flemmèches pointaient vers le sol. Il fallait attendre la bonne bouffe d'air pour décoller du 700 dont la distance à la rupture de pente est plus que restreinte. Je décolle cette fois-ci en premier et le vol ne dura que 12 minutes après avoir survoler ruines et village de Gréolière avant de poser une nouvelle fois avec douceur. Cette journée de vol libre représente 30 minutes de vol au total des 2 vols pour 2h20 de marche à pieds, beaucoup de temps passé dans une voiture et un écureuil écrasé. le tout, s'est terminée au resto du village pour partager un moment convivial avec nos épouses. Le cadre du resto était chaud et l'assiette provençale que nous avions élus comme plat principal nous a fait bien saliver nos papilles. Voila une journée bien sympathique qui a eu le mérite de concilier vol libre et vie de couple.




8 Octobre 2008 : Rando-vol au Mont Archas - C'est mardi, il fait beau et sans vent météo. Avec Brico, nous avons pour objectif de randonner avec nos ailes jusqu'au sommet du Mont Archas (2506m) afin d'y décoller. Cette rando est une première pour nous c'est donc un peu l'aventure. Nous nous sommes donnés rendez-vous à l'attero Soun Dal Pra pour 7h30, où nous y laisserons un véhicule pour la récup. Nous avons comme première intention de venir poser dans la vallée de valdeblore mais si nous y arrivons pas, ce sera en vallée de la Vésubie que nous poserons pieds une fois que nous nous serons mis en l'air. La randonnée pédestre s'annonce assez longue (entre 3 heure et 4 heures). Nous mettrons finalement 3 heures pour 1100 m de dénivelé à partir du point de départ (1400m) qui se trouve bien en aval du Mont Archas en vallée de la Vésubie. J'ai eu du mal à trouver le bon souffle au départ mais cela s'est arrangé au grè de la montée. Une ascension assez raide, qui nous essoufle facilement au grè de la montée. A cet endroit, nous sommes dans le Boréon. De multiples petites haltes m'ont été nécessaire afin de retrouver un rythme cardiaque pas trop élevé sur un temps trop long et aussi pour soulager un peu mes mollets. Si j'ai eu du mal durant la première moitié du parcours, le deuxième tronçon et surtout dans sa dernière partie, je me suis senti assez bien. Dès que je suis arrivé au sommet, mon obsession a été de préparer rapidement mon matériel afin d'être prêt fin pour le décollage dans le cas où il fallait précipiter les choses (en montagne ça va tellement vite parfois). Comme notre ojectif de vol était d'aller poser à Saint Dalmas de Valdeblore, il nous fallait passer le col de St Martin (1500 m). Nous avions 1000 m de dénivelé de marge mais cela n'était pas gagné d'autant que la brise d'Est qui était présente durant une bonne partie de l'ascension, se faisait de plus en plus rare pour laisser place à un léger Ouest qui nous met quelque peu sous le vent du relief de la Balme et du Col. Tout cela est du en grande partie à l'avancée du soleil qui réchauffe progressivement d'autres orientations de versants d'où les variations de brise de vallée et de pente. Dès le décollage, je ne tarde pas à virer sur ma droite pour aller taper sur le relief afin d'exploiter au mieux la convection que le soleil levée en est est venu réchauffer. C'était ce que j'avais cru ou espérer, mais cela ne s'est pas passé ainsi. Durant ma transition, une perte progressive mais quasi continuelle me faisait perdre de l'altitude au point de penser à poser en vallée de la Vésubie au cas où ça ne passerait pas. J'ai fait du rase cimes de mélèzes par moment mais finalement, l'objectif de passer le col fut atteint. A cet instant, Bricoloup n'avait toujours pas décoller car les bouffées de brise de pente qui était encore présent à mon décollage se sont aussitôt tuent, obligeant Brico à déplacer son aile plus en Ouest. Il ne passera pas le col et cela s'est joué de quelques mètres seulement. Avec un peu de culot et moins d'inconnus, il serait passé. Nous restons toutefois très satisfait de cette randonnée sportive et vol aventure que cela a occasionné. En effet, une première est toujours une grande aventure et c'est cela que nous aimons et c'est la raison pour laquelle nous faisons. Après s'être posé et retrouvé, nous sommes allés déguster la Pizza au resto de Charly et Simone afin de se requinquer un peu. Un deuxième vol s'ensuivra quelques temps après en décollant du Pic. Gaby, Virginie, Brico et moi avons occupé le ciel un temps. Pour ce vol, j'ai volé sous la géo 2 de Brico. J'ai trouvé cette aile sensationnelle et j'ai eu plaisir à voler sous "aile".



Querne sur le Mont Archas




20 Octobre 2008 : Rando-vol au Caïre Gros - Je suis seul et j'avais pour idée d'atteindre une cîme qui surplombre le Valdeblore afin d'y décoller, voler et poser sur l'atterrissage officiel sis à Saint Dalmas de Valdeblore. Ce jour là, je me lève un peu tardivement mais malgré cela, je prends tout de même la route pour rejoindre la Colmiane et peut-être faire la randonnée-vol comme j'avais prévu. Le temps n'est vraiment pas au beau au matin, le ciel est assez sombre dans son ensemble mais de belles éclaircies avaient été annoncées sur les reliefs du Mercantour par Météo France. Toujours un peu optimiste pour voler, je m'enfonce dans la vallée du Var puis de la Tinée avec le ferme espoir de voir le ciel s'éclaircir. Arrivé au parking de la Colmiane, je rencontre Gaby qui s'apprête à avaler 16 km de cross à pieds sur les sentiers battus. Il me dit qu'il passera par le Caïre Gros et me propose de faire ma rando-vol par ce sommet car le versant Veillos était bien trop chargé en humidité. Ce n'était pas mon plan d'origine mais en regard de ce que je peux voir sur le Petoumier et ses alentours (brume épaisse), je me décide à viser un relief plus dégagé. Je choisi donc d'atteindre le sommet du Caïre Gros (2087m) pour y décoller si l'aérologie le permet. Chacun de nous deux prenons une direction différente pour finalement transiter au même endroit. Le départ de ma rando se fait à partir du col St Martin à 9h50 et j'atteinds le col des deux Caïres (1900m) à 11h10. Le sommet du Caïre Gros alterne entre enfouissement et dégagement de nuages. Leurs déplacements me font présager un certain vent météo pouvant atteindre les 30 km/h ce qui ne me rassure pour envisager de décoller. mais je me dis que je verrais bien une fois que je suis sur place et avec le temps écoulé, les choses auront peut-être changé..... Une fois au col des deux Caïre, il ne me reste plus que la dernère partie à gravir pour être au sommet, c'est à dire à peu près 100 m de dénivelé. Une bonne demi-heure devrait suffire. Le sommet atteint, je remarque une aérologie assez dynamique (entre 15 à 20 km/h de Ouest-Nord Ouest). J'observe les différentes vallées (Tinée, Vésubie, Valdeblore) que surplombre ce sommet et j'évalue la probabilité du décollage. Il va falloir que je sois prêt pour m'élancer au moment d'une éclaircie de Brume car celle-ci s'implante de plus en plus. Du temps que je fini de me préparer, j'entends une voix qui m'interpelle … c'était Gaby qui faisait son cross. Il était arrivé à son passage le plus culminant, il doit attaquer maintenant la descente. Un peu comme moi finalement, mais ce sera par les airs pour ma part. Une dizaine de minutes après son passage, je décolle enfin bien que la brume ne soit pas complètement dissipée au-devant du déco. Une fois en l'air, je ne tarde pas à voir plus clair et cela me rassure quelque peu bien sûr mais ... je savais que dans la vallée de Valdeblore, le paysage serait bien plus clair pour mes yeux. L'aérologie se dévoile calme et sain hormis un petit passage sous le vent qui remua un peu mon aile mais rien de bien notable. J'ai pris plaisir à voler durant une petite dizaine de minutes. Le posé fut sans encombre avec une petite brisette de vallée.




25 Octobre 2008 : Rando-vol au Mont Joia (2366m) - C'est un rando-vol qui est prévu pour ce jour. Avec Bricoloup, le rendez-vous a été fixé pour 8h à Roquebilière afin d'y laisser une voiture en vu de récupérer celle qui va nous mener au plus près de l'objectif à atteindre: le sommet du Mont Joia. Ce sommet se trouve entre la vallée de la Vésubie et la vallée de la Gordolasque. C'est de ce sommet que nous devrions décoller et le posé est prévu au pourtour du stade de football qui se trouve dans le lit de la Vésubie, juste en aval du cercle hélicoptère. Il est 8h15 quand nous prenons la direction pour la Gordolasque. De l'endroit où nous laissons le véhicule, il reste à randonner environ 2 heures pour atteindre la zone sensée nous permettre de décoller. Au fil de notre ascension, c'est un décor magnifique aux couleurs de feu que nous offre l'automne. Sur le sentier, des bouzes de vache énormes laissent penser que les vaches sont d'un autre monde .. un monde grandiose mais il y a aussi un vent météo d'Est que nous ressentons très bien laissant planer une forte incertitude pour l'envol. D'ailleurs, la force du vent qui se situe entre 25 et 30 km/heure nous fait pressentir qu'il y aura de la frustration à gérer. Ce n'est pas pour autant que je désespère car, la nature est parfois pleine de surprises. Le ciel est gris, il y a même des nuages très étirés ayant, à quelque chose près, la forme lenticulaire. Ceci n'est pas pour nous rassurer, d'autant que le vent d'Est devenant par la suite Nord est d'une force qui ne nous permet pas de tenter le décollage. En effet, la pente où nous nous trouvons est exposée Sud essentiellement. Un petit travers n'est pas dommageable mais là, pas question de se leurrer: le vent est de cul comme on dit dans notre jargon. Pour patienter et analyser l'évolution aérologique, je m'amuse à faire du gonflage sur un petit plateau qui surplombe la zone de décollage élue par les deux drôles d'oiseaux que nous sommes. Une fois l'aile levée, j'avais du mal à avancer. Mon aile arrive est à la limite de reculer face au vent malgré mes commandes au plus haut pour atteindre la vitesse max de mon aile et résister à la vitesse du vent … Bricoloup se montre très pessimiste... quant à moi, je garde une lueur d'espoir. Notre salut, pourrait provenir du soleil, lui qui est caché par les nuages ce qui empêche toute convection donc toute brise possible qui permettrait de contrer ce satané vent. Je me mets donc à espérer, que le ciel vienne à s'éclaircir pour laisser le travail de réchauffement au soleil et pourquoi pas une situation locale positive pour décoller. Ce sont deux heures de temps, de patience, d'espoir qui s'écoulent ainsi. Pendant que Brico perd espoir et pense edescndre à pieds, moi je continue à rêver en me voyant redescendre sous aile. Finalement, ce que j'espérais arriva. L'accalmie fut annoncée par deux raffales de vent de Nord espacées d'un bon quart d'heure. Entre ces deux coquines, l'accalmie. j'installe mon aile pour décoller mais vent météo n'a pas dit son dernier mot et me défie en me rabbatant mon aile ultralight sur mes pieds. Je serre les dents pour ne pas m'avouer vaincu et je me dis que ce sont les derniers sursauts de cette masse d'air contrariante. L'expérience que j'ai pu acquérir sur les décos et l'écoute de l'évolution des différentes aérologies, me permet de croire ce type d'analyse. Après la tempête, le calme. Ces derniers sursauts ventés étaient un signe d'adieu. C'est le vent qui nous quitte pour laisser place à la brise. Mon analyse aérologique m'a donné raison. Une fois l'aile réinstallée au haut de la pente, je stimule Brico pour qu'il s'apprête à décoller car la brise de pente commençait à s'animer. Dans ma tête, l'espoir est devenu réalité. Le décollage est imminent. Je lève l'aile pour en faire démonstration et surtout rassurer mon ami d'escapade. L'aile bien montée, Brico m'invite à décoller. C'est ce que je fais, avec à l'esprit de faire le fusible pour mon ami et lui apporter des indications de vol. Dans la course d'envol, je prends la précaution de lui indiquer de ne pas trop attendre pour s'envoler. Ce qu'il faut surtout, c'est profiter des conditions qui sont devenues correctes pour assurer un décollage sans risque. Une fois en l'air ce qui nous a gêné jusqu'à alors au déco ne l'est plus en volant. Une fois en vol, j'apprécie les conditions calmes de l'aérologie. Le vol est paisible ... que du bonheur. Bricoloup décolle assez rapidement derrière moi. Pour une fois, il n'a pas tergiversé comme de coutumes. En effet, il y a des créneaux que parfois il ne vaut mieux pas rater pour éviter de faire la rando en aller-retour. Le vol fut sublime avec près de 1600 m de dénivelé. En effet, l'atterrissage se trouve à moins de 600m et notre décollage à près de 2200m. La vue en vol est dominatrice sur la vallée de Vésubie et de la Gordolasque. Le survol du village de Belvédère et de Roquebilière est fantastique. En vol, je regarde bien comment se déplacent les fumées de cheminées et autres pour avoir une indication de l'aérologie en vallée. Elles me montrent que c'est calme avec une très légère brise de vallée montante. Le vol a duré 22 minutes et s'est terminé avec un posé au mètre près. Il ne fallait pas rater son approche car globalement, s'est truffé de pièges qui peuvent être très dommageables pour l'aile et surtout le pilote (grillage, barrière, mur de pierres, rivière, ....). Une fois posé pieds, j'étais très satisfait de mon vol et de moi . C'était une première ce vol dans ce coin. Brico a posé quelques minutes après moi et dès qu'il posa pieds au sol, il s'empressa de me faire état de ses ressentis. C'était du pur bonheur qui était extériorisé par lui. Brico est beaucoup plus spontanée dans l'expression de ses joies. Chez moi, c'est un peu plus interne, moins extériorisé et pourtant, ma satisfaction est aussi grande. Voilà encore un nouveau décollage de fait. Nous pensons déjà à d'autres sommets ce qui ne manque pas dans le coin. Nos yeux ont déjà scruté d'autres reliefs et certains sont déjà dans nos projets. Merci Bricoloup de ta présence pour partager ces moments forts et surtout ton côté aventurier qui me fait avancer et découvrir des coins perdus pour une autre manière de voler. YOUPI !!!



Plateau du Mont Joia




8 Novembre 2008 : Rando-vol au Mont Lapassé (2351m) - C'est un rando-vol pour le Mont Joia version Hiver. Mais ce projet a été avorté au cours de la rando quand nous nous sommes rendu compte que nous avions raté un embranchement. Le nouveau décor y est pour quelque chose. En effet l'épais manteau neigeux qui recouvre le paysage nous a fait perdre certains repères. Nous nous étions trop enfoncés dans le vallon et nous nous en sommes rendus compte lorsque nous nous sommes retrouvés face à une bergerie. Il y avait à ce moment deux choix: Revenir sur nos pas ou bien continuer cet itinéraire pour un autre objectif. Nous avons fait le choix de recourir à un autre sommet. Le nouvel objectif se nomme Mont Lapassé. Il se trouve à notre gauche (ouest) alors que le Mont Joia est en Est. Nous voilà donc dans une nouvelle aventure. Le ciel est au beau temps et sans vent. Nous nous disons que l'envol ne devrait rencontrer aucune embûche mais ... méfiance avec la montagne car ça va très vite. Durant notre randonnée, nous apprécions les diverses facettes que nous offre la montagne. Facettes évolutives au grès de notre ascension. La pureté de l'air dénué de toute condensation nous permet de scruter l'horizon et apercevoir clairement une partie de la baie des anges. Vue imprenable comme diraient les promoteurs immobiliers. La rando a débuté très fraichement avec gants et bonnet mais au fil des efforts physiques je me suis franchement découverts pour me retrouver en T-shirt et crâne au soleil. Le parcours n'est pas difficile hormis la portion terminale où le dénivelé s'accentue brusquement. Par moments, nous nous enfoncions dans l'épaisse couche de neige insuffisamment solide pour supporter notre poids. Heureusement que ce ne fut pas comme cela la plupart du temps car nous n'étions pas équipé de raquettes. Dans la dernière portion à gravir, je scrute ciel, reliefs et vallées pour avoir une idée de l'évolution possible des conditions qui auraient un lien avec la phase vol. Je constate qu'il y a une légère dominance Ouest du côté Valdeblore qui rabat d'épais nuages sur les bords supérieur Ouest de la vallée de la Vésubie que nous devrions survoler. A cet instant, je me dis qu'il ne faudrait pas que cette évolution s'amplifie. Finalement, le problème viendra plutôt de l'action du soleil. En effet, le soleil également au rendez-vous, réchauffe la terre qui restitue de la brume par évaporation. Cet effet s'est activé assez soudainement et nous quelque peu surpris mêle si c'était prévisible. Les premières montées de brume prenaient d'assaut de manière progressive la dernière bosse qui nous restait à gravir. Cette situation s'est quelque peu généralisée au point de ne plus pouvoir voir à une centaine de mètre. L'envol était à cet instant compromis mais je restais toutefois optimiste car je prévoyais une amélioration de la situation au fil du temps. Cette levée d'air très humide devrait disparaitre en basse couche une fois que la réaction de la convection se serait amenuisée. Nous continuons donc notre chemin dans une moiteur blanchâtre pour atteindre enfin le sommet du Mont Lapassé. Avec mon ami Bricoloup, on se pose là et l'on fait nos analyses aérologiques. Je propose d'ailleurs de déballer notre matériel afin d'être prêt pour décoller dès que l'opportunité se présenterait. Nous fîmes cela avec espoir. Notre optimisme fut récompensé par une très belle éclairci. C'est d'ailleurs d'un très bel effet de voir le décor d'une vallée s'ouvrir à nos yeux de cette manière. C'est presque comme un rêve de par cette levée de voile blanc. Comme d'accoutumé, je suis le premier à être opérationnel pour l'envol. Je stimule Bricoloup pour qu'il ne traine pas trop car ce magnifique éclairci peu disparaitre aussi vite qu'il est venu. L'idée est de décoller ensemble mais cela ne se fera pas une nouvelle fois mais brico enchaine aussitôt derrière moi. Le temps de course fut assez long pour que mon aile se mette à voler. La consistance de la neige ne s'est pas dérobée sous le poids de chacun de mes pas (effet que je redoutais) ce qui m'a permis de continuer la course d'envol afin d'aller mon aile à se placer au-dessus de moi. Oh qu'elle a eu du mal à se placer ainsi !! vive l'accentuation de la pente car elle m'a donné un bon coup de main. Il faut dire que j'ai placé mon aile à un endroit bien trop plat. Bref, je finis par décoller et voler au-dessus du manteau neigeux. Point d'ascendance trouvé hormis quelques bip bip de mon GPS qui me dit que par endroit ça ne dégueule pas trop. Je frôle les pentes pour le fun car point de vent, point de danger selon moi. J'ai failli d'ailleurs faire un touch and Go sur une arête pentue d'un sommet. Je me demandais ce que Brico faisait, je n'avais pas vu qu'il me suivait de très près. Il me dira qu'il avait enchainé juste derrière moi. Il me semblait bien avoir entendu sa voix lorsque j'avais traversé une épaisse couche d'air condensée. la vue était alors très opaque. C'était comme si j'étais dans le néant ... quelle impression de solitude. A cet instant, j'ai pensé à faire demi-tour pour retrouver un cap visuel mais il y avait le risque de faire une mauvaise rencontre car je ne savais pas où se trouvait Brico. Finalement, je redécouvre une image très détaillée des lieux dans lequel j'évolue et j'aperçois enfin Brico qui vole à ma gauche à une centaine de mètres de moi. J'en profite pour le prendre en photo et diriger ma caméra embarquée sur lui afin d'immortaliser ces instants bien fun. Le reste du vol n'était plus aventure puisque c'était un peu un remake du dernier rando-vol fait au Mont Joia. Seul l'approche et l'atterrissage fut véritablement nex look. En effet, la brise était inversée par rapport à l'autrefois. Elle était descendante et la perte d'altitude fut faite en aval du terrain. Un peu plus compliqué que la fois précédente mais sans embuche ou surprise. le posé fut très doux et encore une fois, je suis satisfait de moi. Je me suis enrichi de cette expérience. Brico pose juste après moi dans les mêmes conditions.






18 Novembre 2008 : Rando-vol au massif du Mont Joia - Je l'attendais ce jour malgré une météo très incertaine !. Nous devions fouler les Cîmes de la Valette de Prals pour y décoller et ensuite poser à Roquebilière, et si ciel bleu et soleil rayonnant je me serai posé le Deal de tenter de basculer dans le Valdeblore en survolant le col Saint Martin. Cela relevait d'un rêve car c'est grisaille et ciel bien bas qui nous accueille. Si le vol peut être facilement compromis en regard de ce que je vois, la rando est, quant à elle, bel et bien au menu. Nous sommes 6 pilotes à avoir répondu présent dont Gaby le moniteur de l'école de parapente du site de la Colmiane. Le rendez-vous à Roquebilière était pour 8h et j'y suis à 7h45. Une fois tous arrivés, Gaby nous propose de monter dans son 4x4 pour faire une partie du trajet en véhicule. L'objectif de monter à la Cîme de la Valette de Prals est abandonné car la météo est vraiment mauvaise. Concernant la rando, Gaby nous a mis une mine en atteignant le décollage sauvage avec une demi-heure d'avance. Avec cette météo à intempéries (brume, nuages, levée du vent et chute de neige) Gaby fait le choix de redescendre en randonnée. C'est sur la dernière bosse que Gaby nous croise après nous avoir attendu un bon moment au sommet. Serait-il venu essentiellement pour travailler son foncier ? en tout cas, il a le "caisson" l'ami Gaby !!. Pour en revenir au rando-vol, c'est du massif du Mont Joia que Brico et moi décollerons, Patrick, Jean-Claude et Nadine du groupe a décollé 300m plus bas. Il faut dire, que nous avons tous rebroussé chemin car la majorité avait baissé les bras pour le vol en regard de la météo du moment ....sauf moi (j'espère toujours pour voler). D'ailleurs, malgré un vent froid et la précipitation de cristaux de neige qui viennent se projeter obliquement au sol et sur nous, je ne me voyais pas repartir sans avoir déballer mon aile...., sans la faire voler ne serait-ce qu'un instant. C'est ce que je fais d'ailleurs ... l'aérologie est franchement dynamique ... je bataille à gérer l'aile qui s'agite tel un étalon vigoureux qui s'excite. Pour ce qui est de l'environnement, le taux d'humidité est tellement important que la vallée se bâche. Les pourtours où l'on se trouve sont très opaques, d'épais nuages se forment, s'amoncellent pour donner un ciel bien gris et sombre. Qui pouvait croire que nous allions nous envoler d'ici peu ? peut-être moi et encore. Pour voler, optimiste je suis mais là, j'étais en plein doute. Pour moi, la seule issue pour voler est d'attendre .... en montagne ça va si vite !!! Seul Brico et moi sommes restés sur le sommet un certain temps. Le reste du groupe (Patrick, Jean-Claude et sa femme) était déjà dans la phase descente en mode rando. Gaby avait belle lurette quitté ce lieu bien hostile pour le vol libre. Il s'était contenté finalement d'être parvenu au sommet bien avant nous et quand nous attaquions la dernière bosse il descendait déjà refroidit par ce qu'il avait perçu: une aérologie incompatible avec le vol libre. Pour ce qui me concerne, malgré ce que la nature me montre, j'espère encore ... après tout, je n'ai pas encore atteint le sommet et puis après, j'avise pour moi. Ce sera ma décision. Les conditions sont effectivement exécrables mais je ne suis pas motivé pour redescendre si vite. Dans ma tête, il serait judicieux d'attendre au moins une petite heure. Le problème, c'est qu'il fait froid ce qui tend à refroidir toute ardeur ... sauf les miennes peut-être. Alors que le reste du groupe avait déjà commencé à rebrousser chemin, je m'amusais à faire voler mon aile pour peut-être défier l'aérologie du moment. Mais mon optimisme et mon attitude défiants paraissaient bien pathétiques car à l'instant même que je faisais voler mon aile, vouloir décoller était synonyme d'irresponsabilité. Il était bien sûr pas question que je m'envole, il était question de patienter avec aile. Nous étions deux à ce moment là: Brico et moi. Brico, saisi par le froid, ne se voit pas rester là dans ces conditions. Moi, je ne me vois pas à insister, à rester alors que mon ami se gèle. Je finis par remballer à la sauvette mon aile dans son sac sellette (il était pratiquement impossible de plier l'aile avec ce vent laminaire mais bien tonique). Finalement, avec bien d'hésitations, je finis par suivre les conseils de mon ami Bricoloup qui se montre bien pessimiste et frileux. Pour ma part, je n'abandonne pas encore malgré mes pas qui me mènent vers la descente, le chemin du retour. Mes yeux, mes sens, sont à l'écoute de ce qui se passe autour de moi. J'attends un signal, un clin d'oeil de la nature dont je suis venu voir avec effort pour m'envoler tel un oiseau. J'y croyais comme fer que d'un coup de baguette magique, il y aurait un changement d'aérologie, la nature laisserait place à notre vol. Tout en redescendant, je ne cesse de faire comprendre à Brico que l'on pourra voler si l'on se montre un peu patient. Il en a fallu des stimulations et motivations pour qu'enfin Brico, avec la venue d'un rayon de soleil et un vent moins virulent à deux cent mètres du décollage, ravise sa décision pour retrouver espoir d'un vol de 1800 m de dénivelé. Ouais !!! c'est gagné !!! Brico et moi, remontons jusqu'au sommet. Au déco, nous apercevons nos amis qui avaient également fait de même. Ils resteront un peu plus bas sur une portion de relief qui peut très bien servir de décollage. Des vautours sont également de sortie et enroulent sans vraiment monter mais sans descendre non plus sur le versant Ouest du déco improvisé. Je redéballe mon aile et Brico sort enfin la sienne. Après une âpre bataille avec mon aile qui s'excite sous les titillements du vent, je réussis enfin à la monter correctement au-dessus de ma tête pour la contrôler un certain moment comme pour défier cette aérologie dynamique et bien musclée qui s'anime à cet endroit. Beaucoup d'hésitations à prendre la décision de s'envoler pour Bricoloup mais finalement, il arrive à rester maitre de la situation et sa décision de s'envoler est prise. Il me dit d'y aller ... je sentais qu'il allait suivre aussi, je me décide finalement à faire les pas pour l'envol. Le vent vient frapper la face Ouest du relief avec un léger Nord. J'opte pour un décollage en crabe tout en bridant l'aile pour éviter une fermeture frontale soudaine comme j'ai pu apprécier l'efficacité de ce type de fermeture il y a quelque minutes quand je m'amusais avec "aile". Il fallait rechercher l'osmose, être à l'écoute des réactions de mon aile mais surtout à anticiper. J'assure un bon décollage et j'en suis ravi. Je vole et je pense à Brico .. à cet instant, je le cherche des yeux. Je fais un demi-tour avec mon aile et je l'apperçois avec sa Géo 2 bien au-dessus de sa tête. A ce moment-là, je suis rassuré qu'il va bien décoller et c'est ce qu'il va faire. Il décolle à quelques minutes près, juste après moi. Nos amis, à contre-bas, on leur aile déployée sur la neige, prête à passer à l'action également. A l'approche de l'endroit où ils se trouvent, une aile décolle puis s'ensuivront les deux autres ailes pour un vol que chacun de nous appréciera en fonction de ses propres ressentis. En vol, l'aérologie est vraiment top. Du dynamique nous permet de rester au-devant et proche du relief. Bricoloup choisit d'aller sur le versant Ouest tandis que moi, j'opte pour le versant Est pour découvrir le vallon de Graus vu d'en haut. Ensuite, c'est le survol des deux villages du coin: Belvédère et Roquebilière. Après cela, il me reste à poser ... C'est d'ailleurs la surprise du jour pour moi, l'atterrissage se fait avec un beau louper au moment de mettre pieds au sol. J'ai décollé en premier, je pose en premier. J'ai la satisfaction d'avoir le sentiment d'avoir été utile en faisant le fusible au déco et à l'atterro. Si le décollage a été sans bavure, je ne peux en dire autant pour l'atterrissage. Voilà ce que c'est de freiner trop tôt et de manquer de vitesse piur l'arrondi. On en apprend tous les jours et surtout se dire que chaque décollage, chaque atterrissage est unique donc pas d'automatisme. Ce rando-vol s'est terminé dans une brasserie et devinez de quoi nous avons parlé ? Je remercie Gaby qui nous a assuré la navette, et a fait l'aller-retour en rando.






27 Novembre 2008 : Rando-vol à la cime de la Vallette de Prals - Un sommet de 2496m que nous visons, Brico et moi, depuis quelques temps mais à chaque fois, les conditions météorologiques n'étaient pas favorables pour le fouler. Cette fois-ci, la météo se montre très souriante en regard de la clarté du ciel au couleur bleu azur pur avec un soleil rayonnant. Rien ne semble pouvoir contrarier notre projet. C'est avec Gaby et Brico que je vais vivre cette aventure. Le rendez-vous de 8h a été respecté et après avoir mis en place une flammèche afin d'avoir des indications pour l'éventuel atterrissage, nous montons dans le 4x4 de Gaby afin de rejoindre le point de départ de notre rando. Si la rando est assurée, l'envol dépendra des conditions que nous trouverons au sommet. En montagne, nous craignons toujours la présence d'un vent météo nous interdisant la cerise sur le gâteau. Pour atteindre le sommet, Gaby s'est montré une nouvelle fois performant en l'atteignant en 3 heures. En ce qui me concerne, j'ai pratiquement toujours fermé la marche en bon dernier ceci, pour éviter de me mettre dans le rouge. J'étais le seul à avoir emporté avec moi des raquettes car je prévoyais une épaisse couche de poudreuse à proximité des cimes et ce fut le cas. Les raquettes m'ont bien servi mais j'ai dû les ôter pour cause de lombalgies. Il est vrai que je ne me suis pas montré très familier à marcher avec ce type de matériel. Celui-ci commençait à peser lourdement vers la fin. J'ai eu la chance que sur le dernier sommet, la neige était suffisamment dure pour m'éviter de m'enfoncer à chacun de mes pas. Le sommet atteint, nous étions à l'écoute de l'aérologie. Celle-ci nous donne des indications assez favorables pour l'envol. Il y avait de l'Est faible, le sommet a une face d'envol sur trois versants: Est, Sud et Ouest. Nous avons fait le choix d'étaler nos ailes sur la Face Sud. Je me suis empressé d'étaler mon aile car j'avais à rattacher les élévateurs à la sellette (heureusement qu'il n'y avait pas de vent sinon, bonjour le merdier). Mes compères étaient également prêts quelques minutes après. Brico s'envola le premier avec la technique dos-voile. Il nous apporta quelques indications sur la masse d'air en le regardant évoluer. Gaby, avec la même technique d'envol, s'élance à son tour. Je regarde et apprécie les deux envolés et m'élance à mon tour après un face-voile malgré l'absence de brise de face. Avec cette technique, il fallait que je lève la voile avec une course arrière, la course d'envol fut faite face à la pente. L'aile a pris un certain temps pour me prendre en charge et voler par manque de brise de face. Nous avons 2000m de dénivelé au minimum pour voler. Nous étions en l'air comme des oiseaux. D'ailleurs, il y avait des aigles qui partageaient le ciel avec nous ou plutôt nous avec eux. Ils se montraient intriguaient de ces drôles d'oiseaux que nous étions. La masse d'air se montre saine avec des thermiques qui venaient secouaient nos ailes par moment. Gaby et Brico en ont profité plus que moi (j'étais le plus bas). Je ne cherchais pas à profiter des ascenseurs qui se présentaient à moi et d'ailleurs et j'allais encore moins les chercher. Malgré les moufles de ma combinaison, le froid vient engourdir douloureusement les doigts de ma main gauche. C'était à la limite du supportable, je n'ai pris que quelques photos en l'air puis je ne me suis occupé que de mon vol et la guidance de mon aile. Après une bonne demi-heure de vol, je me suis posé à Roquebilière comme prévu et une nouvelle fois, l'atterrissage fut raté. C'est vraiment pas agréable de posé ses fesses et son aile dans un terrain boueux. Contrairement à moi, mes amis ont très bien posé ce qui me fait dire que l'un de mes prochains objectifs sera de posé pieds au sol en restant debout. Rando-vol terminé au bar pour savourer mon traditionnel demi. Merci Brico et Gaby pour votre enrichissante compagnie. Vive l'effort et le plaisir que la récompense procure !!



Aigle Chanteur et Gaby sur la Cîme de Valette de Prals





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