Parapente Passion 06


Aller au contenu

Menu principal:


2007

Rando-vols

Mes Rando-vols du cru 2007



Tête du Giaron - 13 Décembre 2007: 8h30 - Brico et moi, du parking de carrefour, nous partons pour Beuil. Nous y laisserons un véhicule à contrebas du village et prendrons la direction du sentier qui mène à la Tête du Giaron. C'est une marche de près de 2 heures qui nous attend avec le ferme espoir de décoller. J'ai décidé de m'équiper de l'Aspen 2 pour cette occasion (l'ultralight est restée dans la voiture à Brico) et hop...., la rando est partie. Sur le sentier de VTT et de ski de fond, il y avait des plaques de neige bien tolées qui nous faisaient par moment glisser sur le sentier. Je manque d'entrainement à porter un sac de 18 kg sur le dos. De ce fait, je peine un peu dans les portions pentues mais bon ... je savais que l'objectif je l'atteindrai malgré tout. Durant le parcours et en levant la tête vers le ciel, j'apercevois des cirrus lenticulaires qui matérialisent un fort vent en altitude mais pour l'instant, rien ne nous laisse ressentir cela à l'endroit où nous sommes. Jean-Paul qui était sur valberg, nous informe du vent et ses rafales qu'il ressent d'où il est, il nous invite à être très vigilants et prudents. C'est juste avant la tête du Giaron que nous ressentons que le vent est présent. Nous sommes à cet instant, très perplexe quant à la possibilité de nous envoler. Nous décidons de déballer le matos pour faire du gonflage histoire de nous amuser un peu et n'être montés pour rien jusqu'à cet endroit. Brico s'amuse comme un jeune loup et moi, je me contente de le filmer dans ses oeuvres. Le temps que je le filme, le vent est tombé. On se dit qu'il ne reste plus grand chose pour atteindre la tête du Giaron et de ce fait, on plie les ailes et nous repartons pour un peu plus d'un quart d'heure de marche. Une fois arrivés, on redéballe le matos pour lever nos ailes afin de sonder la masse d'air à partir du sol. Il y a quelques mouvements d'Est et Nord-Est. On se dit que dans ces conditions on peut décoller ... c 'est Brico qui décolle en premier. En regard de ce que je vois, je me dis que nous sommes sous le vent (on peut le constater aisément à travers la vidéo). Malgré cela, je décolle quelques instants après en cherchant une aile orange mais point d'aile à l'horizon. Je suis inquiet en regard du décollage que j'ai pu observer. Je suis dans le mélodrame et je projette mon ami bricoloup dans un scénario catastrophe. A partir de là, je ne pense qu'à une chose, c'est de poser au plus vite et m'enquérir de la situation de mon ami Brico. Une fois posé, à l'arrache mais posé, je m'empresse de l'appeler et je tombe sur son répondeur après quelques sonneries. Il me rapelle et me rassure qu'il a posé dans le lit du Cians. Ouf .... bon ben, j'ai donc prématurément posé et il ne me reste plus qu'à plier l'aile pour repartir à pieds jusqu'au véhicule. Fallait-il encore que je retrouve le chemin. Cette recherche m'a valu une bonne éraflure de loeil par une branche de mélèse que j'ai très mal géré. A 5 minutes près nous nous sommes retrouvé au véhicule. Comme d'accoutumé, nous nous sommes retrouvés à boire un panaché pour Brico et un demi pour moi. A la suite de cela, nous avons retrouvés Jean-paul pour papoter un instant à Beuil mais le froid a écourté la discussion. Nice était à ce moment là notre point de mire. Nous avons vite fait pour nous retrouver dans nos voiture respective pour rentrer chacun chez soi avec un souvenir qui restera quelque peu dans notre mémoire (je l'espère ...).


Bernard Roggiolani dit Bricoloup



Le Brec du Petoumier - 30 novembre 2007: J'ai rendez-vous avec Bernard Roggiolani dit "Bricolo" pour une randonnée vol. L'objectif premier est de rejoindre le Caïre Gros mais finalement, nous décidons de rejoindre le Brec du Petoumier car la journée s'annonce belle et, à priori, il ne devrait pas y avoir de problème pour voler. A 9h35, nous foulons nos premiers pas en direction de l'objectif fixé et à midi nous atteignons le sommet du Brec. La neige était encore là et il y avait du Nord Ouest qui se faisait sentir aussi (ça c'est moins bien). Je n'ai pas réussi à décoller malgré mes deux tentatives. En effet, dans la course et tout près à quitter le sol, je m'enfonce dans la neige au point de m'écrouler et ne plus pouvoir réenclencher la course pour m'envoler. Las de cela et un tantinet énervé, je décide de redescendre dans la pente pour ne plus subir ce Nord qui m'empêche de m'envoler. Bricolo préfère aller voir plus haut et me propose de rejoindre le Mont Petoumier. Mon choix est de m'éloigner du Nord afin de ne plus le subir, lui qui contrarie mes envies. Après quelques tentatives qui échouent, au gré de ma descente, je finis par prendre la poudre d'estampette par les airs et je profite de ce fabuleux vol tant désiré. La tentative de Brico à rejoindre le Mont Petoumier fut un échec et il mît un certain temps pour se mettre en l'air car il dût redescendre bien plus bas que moi pour s'envoler à son tour. Suite à cela, c'est un deuxième vol qui partit de la Balme en prenant la navette de Gaby. C'est Gaby qui se met en l'air en premier avec sa Synergie 3 avec la technique face-voile. Il fût le premier prêt et donc le premier servi en bonne brise. Ensuite, la brise est tombée et il fallait courir pour décoller... le dos-voile était de mise. Gaby, Stephane et moi sommes allés faire un petit tour du côté de Veillos en longeant le relief qui mène au Brec du Petoumier. Nous n'avions rien trouvé qui permettait de prendre de l'altitude. Nous sommes donc revenus sur la Balme. Fifou quand à lui était resté du côté des rochers de la Balme. Bernard, Pierre et Christine n'avait toujours pas décollé. Finalement seul Pierre décollera en versant Ouest. L'inversion de brise obligea Bernard et Christine d'aller voir du côté Est. Christine arrivera, tant bien que mal et avec une bonne course à pieds, à se mettre en l'air sous l'oeil bienveillant de Jean-Christophe. Bernard a aussi tenté de s'envoler mais, après une tentative avortée dût aux mauvaises conditions pour assurer correctement l'envol, il préféra plier son aile pour rejoindre à l'attero de Soun Dal Pra en 4x4. Certains jours, il faut accepter de renoncer plutôt que regretter .....




Le Mont Pommier - 16 novembre 2007 - La météo n'est pas bonne car c'est du Nord fort et avec rafales qui est annoncé. Ceci dit, une accalmie est prévue pour le début d'après midi. Nous décidons, Bernard et moi d'aller faire une rando jusqu'au Mont Pommier pour nous envoler si l'aérologie nous le permet (optimisme jusqu'au bout). En parcourant le chemin, je découvre un décor fantastique de par ses vallées concomittantes et ses reliefs qui l'entourent. J'eus même la très agréable surprise de découvrir sous d'autres angles, La cime Négre, le Mont Mounier, le Mont Giraut, le Mont Pépoiri, le Mont Petoumier, le Baüs de la Fréma, la vallée de valdebore. Le parcours fut d'une durée de 2 heures pour arriver au sommet du Mont Pommier. C'est un relief avec herbes rases que je découvre dont les décollages possibles sont en face Nord et Est (Brico en a fait l'expérience). Mais c'est aussi du vent, des rafales et de bons nuages lenticulaires (signes de vent très fort en haute altitude) que l'on peut observer dans le ciel. D'emblée, Brico fait grise mine et n'y croit pas trop pour le vol en regard de tout cela. Malgré mon optimisme, une fois arrivés au sommet, nous ne pouvions que constater que ce vent n'était pas du tout en baisse. L'avancée dans l'heure nous démontre qu'au lieu de faiblir "Eole" à tendance à se renforcer. Après pissaladière et tarte aux pommes, que nous avons dégusté au sommet du Mont Pommier, nous prîmes la décision de redescendre car l'espoir de voler n'était plus de mise. Sur le retour, nous nous sommes abrités un instant pour se protéger de ce vent Nordique très glacial. Mais tout cela, n'enlevait pas la beauté du paysage et d'ailleurs ni mon espoir que peut-être, la force du vent faiblirait pour que nous puissions gonfler nos ailes histoire de jouer un peu . Mal m'en pris de croire en cela quand un certain moment, l'aérologie me fît croire que l'accalmie était gagnée. Je déploie mon aile pour faire du gonflage quand une bourrasque soudaine vient emplir les caissons et de ce fait, tirer mon aile au moment où j'allais me mettre dans la sellette. Je n'eus pas le temps de saisir les suspentes pour l'affaler. J'ai bien tenté de la retenir, mais à cet instant, l'aile était bien plus forte que moi. L'aile m'emportait avec elle et je sentais le danger....je pris la décision de lacher le matériel qui s'en allait libre au gré du vent. Brico, bien veillant, couru aussitôt vers l'aile pour s'allonger desssus afin qu'elle cesse de se dérober au sol et son propriétaire. Une fois récupérée, nous sommes partis nous abroter des rafales en se plaçant derrière des mélèzes pour "fourguer" l'aile dans son sac sellette. Sur cet intermède, nous reprenons le chemin du retour pour nous éloigner de cette tourmente hivernale qui fouette les reliefs du coin. C'est à Beuil que nous avions, selon nos habitudes, savouré notre boisson favorite (Panaché pour Brico et pression pour bibi). Quand on s'est quitté, nous nous sommes dit que le décollage du Mont Pommier sera pour une prochaine fois. Celui-là, il faut qu'on se le fasse ensemble en lui disant coucou d'en haut.


Petite pose photo



Le Mont St Honorat - 06 novembre 2007: Encore une très belle journée de prévue par météo France aussi, avec mon ami Bricolo, nous avions envisagé de gravir le Mont St Honorat pour s'envoler juste en dessous de son sommet. De la Pinéa (environ 1400 m d'altitude) nous entamons le long sentier qui doit nous mener au sommet à 2520 m en passant par la bergerie des Collets où se trouvaient tout près des chevaux puis, bien plus en hauteur, la cabane de Daluis (2083m) et ensuite nous avons à suivre la crête de Corpatas qui nous mène au Mont Saint Honorat. Nous avons mis plus de 3 heures pour atteindre l'objectif fixé qui est constitué de plaques de rocs siliceux. Une fois arrivés, on constate que son point culminant est décoré. Nous prîmes quelques photos des environs puis, inous devions redescendre en parapente. Le Nord qui ventilait au sommet contrariait notre projet. Nous dûmes redescendre bien plus bas pour trouver un coin à l'abri de ce vent météo qui induisait des remous aérologiques incompatibles pour nos ailes. Il fallait donc chercher un endroit où nous puissions décoller sans danger. Ces recherches furent à plusieurs reprises infructueuses. En effet, à chaque fois que nous pensions avoir trouvé l'endroit adéquates pour nous envoler, il y avait toujours des coups de vents tournants qui nous disaient: "pas ici ... c'est pas bon du tout ...". Alors nous remballions nos ailes avec toutes les difficultés pour la plier proprement d'où le fourgage de l'aile dans nos sacs sellettes. A chaque fois, nous repartions toujours un peu plus déçu de ne point voler mais nous nous réconfortions en nous disant qu'il était préférable de rester au sol plutôt que de se retrouver au tapis avec l'aile comme chapeau ou linceul. Finalement, à force de descendre et à prospecter tout au long de la crête, l'aérologie s'en trouvait plus calme. C'est à la crête de Pra Balou à 1993 m que nous trouvons une composante aérologie et déco adéquate (lieu de décollage) pour nous mettre en l'air.avec un très léger vent de cul. Le sol était noirci par un écobuage récemment effectué par le berger du coin. De cet endroit, ce sont 600 mètres de dénivelé qui sont à descendre en volant avec plusieurs terrains qui peuvent servir pour poser au sol. Il y en avait un qui était juste à côté du véhicule .. pas top ça ?. On ne réfléchit plus et l'on étale une nouvelle et dernière fois nos ailes. Brico s'envole le premier avec une très légère brise arrière droit. Le décollage se fait sans aucun problème grace à cette pente suffisamment longue et régulière pour que la prise de vitesse permette une prise en charge progressive. Bricolo s'amusa un temps dans cette masse d'air enfin calme pour finalement faire son approche au terrain pour poser sans problème. Quant à moi, avec mon aile posée légèrement plus haut et touchant le sol noircit par les herbes brûlées, je me dois également d'assurer un décollage avec un très léger vent de cul. C'est la raison pour laquelle je m'étais mis un peu plus haut que mon ami, afin d'avoir plus de marge de manoeuvre et d'élan avec mon aile plus petite et moins porteuse que la Bohème de Brico. Ce rallongement de distance, pour assurer un envol sans soucis, m'a bien était utile. C'est un petit vol de découverte que nous avons assuré. Bricolo pose sur le terrain pendant que moi, je suis encore en vol pour un tout petit moment. Mon posé s'est fait sur le même terrain que Brico mais sur les fesses avec la sellete Oxygene d'Ozone. C'est pas bien jolie cette méthode beurk.


Sommet du Mont St Honorat




La Balme - 14 août 2007: J'ai rendez-vous à 7h à l'atterro avec Bricolo. Je suis à la bourre car le réveil ne s'est pas fait comme prévu. Il est 5h40 quand j'ouvre les yeux waouhh .... je saute dans la douche et hop je m'arrache de chez moi au point d'en oublier l'aile montagne. C'est sur la route que je me rends compte de l'oublie dû à ma précipitation. Il était écrit que ce serait une mauvaise journée pour moi.... c'est toujours comme ça, quand ça commence mal généralement ça continue dans la journée. Bref, j'arrive au rendez-vous à l'heure, Bricolo était là. Je charge mon aile (le mastodonte) dans la benne de son petit camion et nous filons au plus haut chemin carossable. Nous avons mis 1h15 pour atteindre le déco de la Balme. Il est 8h30 lorsque nous posâmes nos ailes au sol, la brise est assez bien installée (10 à 15 km/h), on fait du gonflage au sol un petit moment mais j'ai souvenir de deux randos/vol qui n'avaient pas aboutis à cause d'une aérologie non compatible (fortes rafales) à 9h30 alors qu'à 9h tout paraissait calme et rien nous laisser entrevoir que ça allait dégénérer . Je n'avais pas envie de revivre une troisième fois cette "expérience". Il est 9h45 quand finalement, Bricolo s'élance pour le premier vol de la journée, je le regarde quelques instants pour une appréciation visuelle du comportement de l'aile dans la masse d'air imperceptible àet doi c imprévisible à l'oeil nu en si basse couche. Tout parait calme et sain, je m'élance à mon tour et je me tente vers le Brec du Petoumier mais .... no bueno !! alors je reviens au devant du déco pour basculer sur le versant Sud de la Balme. C'est le calme plat, de l'huile ou du miel selon ses gouts... l'aile glisse dans la masse d'air et l'on entend le bruit très régulier du vent relatif. Du pur bonheur de voler dans ces conditions mais voila, tout moment agréable a tendance à être relativement assez court et il fallait penser à poser. C'est ici que je vais m'amuser à rester dans le coin en exploitant les masses d'air :montantes (Bullettes thermiques) afin de ne pas faire un tas. Il y avait au grè du temps du thermique qui s'installait et qui me permettait de prendre du gaz progressivement. Une nouvelle fois j'en sors volontairement (refus de monter) pour basculer sur le Suc, vers le Pic et ensuite poser mon aile sur l'herbe mouillée du terrain d'atterrissage. Bricolo semblait avoir une pointe de regret d'avoir précipité le décollage au détriment de conditions plus fortes et donc d'un vol plus long. Je lui rappelle, que cette fois-ci nous avons volé et que ce miel de vol était un délice. Il faut savoir prendre ce qui est à prendre. Il est toujours temps de revoler dans la journée. C'est ce qui va se passer quand Gaby nous propose de monter à la Balme. Nous nous engoufrons donc dans son 4x4 pour un deuxième vol de la Balme. Les conditions au décollage sont effectivement plus fortes., le face voile s'impose pour tous ou presque car les élèves de l'école Imagin'@air ne maitrise pas encore cette technique et ont besoin d'aide pour décoller. Décollage fait, je m'en vais sur la droite en direction du Brec du Petoumier en espérant trouver quelque chose pour prendre du Gaz mais peine perdu, je m'en repars au devant du déco pour prendre le cap des rochers de la Via ferreta. C'est dans ce coin que je vais m'amuser à virevolter avec essentiellement des S pour éviter de percuter la masse très dure des rochers. J'ai exploiter tout ce qui passait par là pour rester en l'air et au fil du temps les thermiques forcissaient ce qui rendaient plus faciles les prises d'ascenseur. J'en trouvais au rythme de mes passages mais le refus de me confronter aux thermiques fort de la Balme qui me permettraient de me hisser bien au-dessus de la table d'orientation qui culmine le Baüs de la Frema était toujours présent dans ma tête. Fidèle à ne pas voler pour les autres mais pour moi, je ne cherche pas à dépasser mes craintes (ce qui me limite bien sur dans l'évolution de mes vols) et je fais donc un vol qui reste bien sympathique pour moi. Ceci me vaut quelques railleries de mes potes mais .. je laisse dire et je reste mettre de ma destinée et de mes choix. Un troisième vol se pointe à l'horizon. Il part du Pic cette fois-ci en fin de matinée. Je décolle après une rafale vent de cul qui fait dégringoler toutes les ailes déployées sur le déco. On se dit que si on avait décollé juste avant cela aurait fait drôle pour celui qui se serait mis en l'air juste un peu avant .... J'attend un peu pour voir si la brise de pente ne me jouerait pas de tour de ce style et hop .... je décolle et j'exploite un peu de thermo-dynamique pour me retrouver en léger gain d'altitude par rapport au déco. Ensuite je décide de quitter ce lieu pour voir un peu ailleurs si l'aérologie est plus généreuse. La générosité n'étant plus ce qu'elle était, je pose quelques instants après. Voila mon récit de la journée. Rien de fantastique, pas d'exploit mais que du bonheur simple !!





Le Brec du Petoumier - 21 juillet 2007: Ras-le-bol de mal voler sous l'Aspen 2 car je suis trop frileux pour m'attaquer aux thermiques d'été,. Je décide donc d'aller voler sous mon aile montagne au petit matin. Je laisse ma voiture au parking du col et hop .. je charge mon dos de mon aile selette à 4200 grammes afin de rejoindre le déco de la Balme. 7h55 c'est le point de départ de mes premiers pas qui commencent sur le bitume de la route. J'arrive à la Balme vers 9h30 .. la brise n'est pas encore installée, je décide alors de continuer mon bonhomme de chemin vers le Brec du Petoumier. J'y entends les cris des marmottes quand je passe près de leurs terriers, elles se calment dès que je m'en éloigne. A l'approche du Brec, la vue sur la vallée est magnifique, la brise se manifeste parfois en Sud et parfois en ouest. Je continue mon chemin .... et arrivé au Brec du Petoumier, je scrute l'horizon, puis j'étale mon aile et me prépare à décoller mais surtout à avoir une brise un peu plus régulière. Il est 10h environ quand je lève pour la dernière fois mon aile afin de décoller. Ca bougeotte un peu .. je m'éfforce de contrer les mouvements d'aile à la selette. La masse d'air est assez calme malgré quelques déclenchements de thermique. Je prends le cap du Pic en prenant soin de m'éloigner du relief de la Balme. Je suis assez impressionné de la finesse sol que j'obtiens avec cette aile. J'atteins le relief du Pic avec une altitude remarquable. Des ailes de l'école Imagin'air étaient déployées sur le déco du Pic de la Colmiane ainsi que celles de deux toulousains venus découvrir le domaine de vol. Ce fut un vol fort agréable que j'ai bien mérité après une rando de 2 heures. Une fois atterri, je me fais plaisir à prendre en photo un vol Bi-place de Gaby .... il y avait du monde à l'atterro. Le deuxième vol est parti de Veillos avec Fifou, les deux Toulousains et Jean-Jacques. C'est avec l'Aspen 2 cette fois-ci que je fais ce vol. Les conditions étaient plus fortes et ma frilosité à prendre du gaz repris le dessus. Ceci m'a empêché de suivre Fifou qui est monté avec un plaf à 3400 en survolant le Giraut. Mon plaf n'a pas dépassé les 2276 mètres pour un vol de 27 minutes avec un vario qui a enregistré du + 6.2 m/s mais qui a noter du - 6,4 m/s;, c'est dire les dégueulantes que je me suis tapé. J'ai donc pris seulement 270 m de gain dans ce vol avec un max de 970m de dénivelé quand j'ai posé à l'attero. Le vol du soir tant attendu, ne fut qu'un vol agité.



Le Mont Pépoiri - 7 mai 2007: C'est à la Colmiane que j'ai rendez-vous avec mon ami Bernard dit Bricolo pour un vol rando en partant du Col de la Colmiane pour rejoindre le sommet du Muey Pepouiri (Mont Pépoiri). Il est 7h21 quand nous avons commencé, à pieds et aile sur le dos, l'ascension vers l'objectif. C'est à 11h15 que je suis à l'applomb du sommet (en compagnie de Bernard) après une marche pas si évidente que cela car nous avons rencontré une bonne couche de neige. Sans équipement, nous nous enfoncions parfois jusqu'aux genoux voire jusqu'aux cuisses. J'ai même failli y laisser mon genoux gauche car mon pied s'est retrouvé coincé dans un trou sous un rocher de pierrier vers le Pépoiri. Il y avait du Nord quand nous sommes arrivés au sommet puis, patientant un peu, l'Est prenait le pas. Ceci arrangea nos affaires pour l'envol car pas question de décoller en Nord du Pépoiri. Je propose à Bernard de décoller en premier mais il préféra que je le précède afin que je fasse le fusible et donc lui donner des indications concrètes de vol surtout après le déco. Il y avait entre 20 et 25 km/h sinon plus. Je fais un prégonflage de mon aile montagne afin de bien vérifier si tout est ok. L'aile se tend et a une bonne tendance à me tracter. Je n'allais pas jouer à ce petit jeu bien longtemps pour m'éviter de redescendre l'aile ... et surtout de ne pas me coller sur les antenne gla gla .... alors je lève définitivement mon aile et je temporise pour bien la contrôler, la ramener vers moi en jouant sur les freins sans trop me déplacer... je la stabilise au-dessus de ma tête... mon aile est propre à voler aussi je me retourne tranquille et je fais quelques pas vers la pente. Mon aile ne demande qu'à me porter et à voler .. alors je lui donne les informations mécaniques pour un vol si désiré et mérité. Dès le décollage, je suis hissé vers le haut, je peux donc virer à ma droite pour me diriger comme la fois précédente vers le Val de Veillos. Je file à grande vitesse car j'ai le vent de cul mais j'ai un taux de chute très correct. A cet instant, je pense à Bernard qui doit se débrouiller seul pour lever l'aile et s'envoler. La masse d'air est stable et ne devrait pas nous réserver de surprise cahotique. Je continue mon vol et je contourne le Petoumier en direction de la Raya. La Raya atteinte, il y a du thermique qui tire vers le haut mon aile ... j'enroule et je monte tranquille pour prendre quelques dizaines de mètres. Mon intention n'est pas d'exploiter les thermiques surtout à cette heure là avec cette aile. D'ailleurs, elle me rappela que j'étais sous une voile très légère et qu'elle était très sensible aux fermetures. En effet, mon aile a claqué au moins trois fois aux abords d'un thermiques assez puissants. Ne voulant pas jouer au téméraire, je quitte ce lieu propice aux ascenseurs pour aller plus en vallée et m'amuser paisblement avec mon aile. J'enroulais un peu en vallée et testais mon aile aux oreilles. Entre temps, les conditions avaient changé et Bernard préféra redescendre à pieds ce qu'il avait grimpé plutôt que se mettre dans des conditions qu'il ne sentait pas. C'est ça aussi le parapente ... savoir dire non. Humilité oblige pour ne pas aller au devant de situations que l'on pourrait regretter très chèrement après. Un vrai parapentiste est un parapentiste conscient et capable de réajuster à l'instant. Les conditions peuvent être bonnes pour le précédent puis.... ne plus l'être pour soi.




Le Breithorn
(Vallée d'Aoste) - 28 et 29 avril 2007: C'est un week-end en haute montagne avec comme objectif marcher jusqu'au Breithorn et décoller de ce sommet pour atterrir à Breuil Cervinia. Ceci a été imaginé par Thierry Guillard le cafiste et conjointement organisé avec Pierre Lauzière du club de Gréolières. Le groupe était composé de 17 personnes (3 nanas et 14 gus). 15 personnes ont pris la route le samedi matin et 2 étaient déjà sur place. Le rendez-vous sur le parking du monastère était à 6h45. Nous prîmes la route avec seulement 4 voitures et sommes arrivés à Breuil Cervinia en fin de matinée. Après un petit tour dans le village, nous prîmes la télécabine qui nous monta tout prêt du Refuge Teodule où nous passerons la nuit. Nous avons le choix de faire d'emblée une rando ou se détendre. 16 personnes sur 17 prirent la décision de marcher et pourquoi pas voler si les conditions s'y prêtent. La marche fut difficile pour moi .. j'étais à la peine .. le bon dernier qui fermait la marche car ma condition physique ne me permettait pas d'être à la tête ou même dans le peloton. Cette marche m'a permis de voir l'étendue du domaine skiable et la beauté de ce site avec ses multiples reliefs, de penser aussi au lendemain et savoir ce qui m'attendait car la rando du dimanche sera plus longue donc plus difficile que celle que nous étions en train de faire. J'avais un avant goût de la galère qui m'attendait mais je m'accrochais à poursuivre et peut-être décoller. La marche se termina à un endroit que nous avions jugé interessant pour l'envol. Les conditions n'étaient pas top car au fil de notre progression une forte brume locale s'installait et nous empêchait de nous mettre en l'air. Malgré cela Jerome prépara son aile pour décoller dès qu'une ouverture se présenterait à lui. C'est ce qu'il fit et posa à contrebas et au-devant du refuge. Nous le suivîmes des yeux et aussitôt ça se rebâchait encore plus intensément. Les plus optimistes (dont je faisais parti) pensaient qu'un autre créneau allait s'offrir à eux mais il fallait attendre. Certains avaient pris la décision de redescendre en marchant car ils n'y croyaient plus ou pour ne pas rentrer trop tard au refuge. Personnellement, j'y croyais à ce vol car sur le versant EST et derrière nous ça s'éclaircissait. Manu était resté aussi à espérer. La patience et l'espoir nous a donné raison, progressivement ça se débâchait et nous avons pu faire notre envol malgré un léger vent de cul (quelques photos du vol pas mal non ? ici Manu en vol et à l'attero ). Je suis arrivé fracassé au refuge ... la fatigue et l'altitude ne m'a pas ouvert l'appétit mais m'a rendu plutôt nauséeux. Comme je ne m'étais pas alimenté, ni hydraté et en regard des efforts physiques que j'avais fourni, je devais m'alimenter et surtout boire tant soit peu pour demain le grand jour. Céphalées, nausées, intense fatigue.... c'est dans cet état que je me suis retrouvé dans le dortoir à trouver une place pour dormir. Dormir ... quel bien grand mot ! Je ne pense pas avoir honoré ce mot .. nuit blanche est plus de circonstance. Pour combler la nuit, j'avais eu de grosses difficultés à m'oxygéner à cause de problèmes de sinus et pour couronner le tout, j'avais eu droit à des débuts de crampes qui venaient me titiller .. heureusement que j'étais sous régime "Asprine Ph 8" depuis 3 jours sinon bonjour les dégâts. Bref, le "réveil" était pour 6 heures avec départ à 7 heures. Petit déjeuner pris avec la face "enfarinée" nous partîmes à l'assaut du Breithorn. J'étais le dernier à être prêt, certains étaient déjà parti 10 minutes avant. Je ferme la marche avec Ariane .. quel bonheur qu'elle soit avec moi .. sa présence m'apportait un soutien psychologique. Notre objectif commun était d'aller jusqu'au bout, à notre rythme. Je n'avais pas omis cette fois d'emporter avec moi une bouteille d'eau. Je m'hydratais régulièrement en faisant de petites pauses pour récupérer et faire baisser le rythme cardiaque. Sur le parcours, la tige qui règle mes crampons casse ... je dois les ôter et marcher sans accroche ce qui me contraint à fournir des efforts supplémentaires par l'effet de glisse. Ariane me sera d'un grand secours au bout d'un certain temps en me prêtant ses bâtons pour faciliter l'avancée vers le Breithorn. Tant bien que mal, avec souffrance mais sans décrocher mentalement je suis tout prêt du but .. juste en dessous et à une centaine de mètres du sommet et de ceux qui avaient déjà étalé leur voile. Exténué mais avec volonté j'y crois encore, je m'accroche, je suis les pas d'Ariane, je prends le temps de bien respirer profondément, nous doublons même des gars du groupe qui posaient pour souffler tout en tentant de persuader un gars qui lâchait physiquement et mentalement. Il ne reprit d'ailleurs jamais la marche vers le haut alors qu'il était si prêt du but. Pour moi ce n'était pas encore gagné et ça se compliquait avec cette dernière bosse à gravir et qui était de plus en plus verglacée. Je glissais de plus en plus souvent avec le risque de dévaler la pente. Si jusque là, les batons m'ont été très précieux, ils ne suffisaient plus. Voyant cela, Ariane m'a encore une fois été très solidaire et utile en me traçant le passage avec ses crampons pour que je puisse y mettre mes pieds. Très proche du déco, je vois mon ami Manu qui décolle sous les encouragements de Thierry. Enfin !!!... Ariane et moi arrivons au sommet.... Ariane est ovationnée par les organisateurs (Thierry et Pierre) parce qu'elle avait atteint l'objectif. Moi, dans ma tête, je lui dédiais cette ovation pour ce qu'elle m'avait apporté. Si j'ai atteint le sommet, c'était en grande partie grâce à elle. Dès notre arrivée, nous étions sollicités à vite déplier l'aile et à se mettre en l'air pour profiter des conditions encore acceptables (le risque était que ça forcisse trop et que ça ne devienne plus possible de décoller sans se mettre en vrac). Le vent était travers gauche et par moment s'était fort. Je déplie mon aile... elle se met à glisser dans la pente. J'avais à contrôler les suspentes et vérifier s'il y avait des tours de sellettes. Je n'y arrivais pas .. l'aile n'arrêtait pas de glisser et je ne pouvais rien contrôler. J'avais la pression de me préparer vite pour ne pas décoller trop tard. Je glissais sur la pente avec mes chaussures. Je n'avais pas d'expérience de ces conditions d'autant qu'il fallait en plus gérer le sac de portage qui était à mettre par dessus le sac sellette. Je m'y prends comme un manche, je m'énerve...... Thierry me vient en aide et me fait entendre que je m'étais très mal préparé avec le matériel (je ne devais pas laisser les crampons accrochés en extérieur du sac. Il me donna des conseils de base comme me mettre dans la sellette pour que je puisse contrôler l'aile car il y avait de gros risque qu'elle s'envole sans moi. Il me rangea les crampons dans le sac, il me garda le piolet qui s'était détaché aussi de mon sac ... le vrai bordel quoi (je n'ose pas imaginer le piolet qui se détache en vol pour finir sur une piste de ski ...). Il m'aide à contrôler l'aile et à me placer pour décoller dos à la voile, la tentative est désastreuse. Je ne le sentais pas du tout ce déco dos voile car je n'étais pas en état de contrôler quoi que ce soit sur ce sommet glissant et ce vent de travers .... d'autant que physiquement j'étais au bout et psychiquement je ne supportais plus la difficulté (j'étais en perte de contrôle). Ma solution était de me mettre en face voile.... il fallait que je vois ce qui se passe.... je le dis à Thierry qui entend, comprend ... il m'assiste en me tenant le bord d'attaque. Il me demande d'être plus Zen et d'attendre le moment le plus propice à décoller. Il m'est d'un soutien mental et se montre sécurisant. Avec la technique face voile je me sens plus serein et une technique plus adaptée pour ce type de décollage dans ces conditions. J'attends le moment plus calme en aérologie. Je sens le moment propice pour décoller, je l'annonce à Thierry qui me tient toujours le bord d'attaque .. j'ai mes élévateurs avants dans la paume de mes mains et les freins en dragonne autour de mes poignées ... je bascule mon corps légèrement en arrière tout en tirant légèrement les élévateurs, l'aile se lève d'une grande facilité .. je m'acance légèrement vers elle et je mets du frein pour la ralentir, je me tourne aussitôt pour descendre la pente avec l'aile au dessus de ma tête... j'entends la voix de Thierry qui m'encourage à continuer tout en me rassurant que tout est ok et que c'est très bien Youpi !!!!!!! ça y est .... je suis sous "aile" (ultralite de chez ozone). Il me reste à gérer mon vol pour atteindre l'ultime but: l'atterrissage. Entre temps, il faut faire des choix, j'ai changé de cap 2 ou 3 fois pour éviter cables ou autres obstacles. Je suis très mal dans ma sellette à cause du poids de mon sac de portage qui me déséquilibre en arrière et m'impose une position très inconfortable. J'ai mal au dos car je lutte .. je suis obligé de me tenir aux élévateurs avants pour basculer vers l'avant et être dans une position de pilotage plus académique. Ces conditions de vol ne m'ont empêché d'apprécier pleinement ce fabuleux vol de plus de 2000 mètres de dénivelé. Encore une fois c'est ma faute, la veille on m'avait donné conseils d'utiliser deux mousquetons pour relier mon sac de portage à la sellette afin que ce soit l'aile qui porte le sac et non mon corps. Je ne l'avais pas fait car j'ai été préoccupé à autres choses qu'à cela. C'est une expérience qui me permettra, je pense, d'être plus autonome et surtout plus pratique dans ce type d'aventure. Finalement je pose sur un terrain qui comporte quelques obstacles rocailleux. Ce ne fut pas le meilleur des choix mais j'ai bien géré pour poser comme une plume en prenant soin d'éviter ces obstacles qui m'auraient fait un accueil traumatisant. Certains pilotes avaient décollé après moi, j'ai pu prendre quelques photos de Pierre en approche posera tranquille), Ariane en approche, s'aligne et pose, Thierry flane près du relief pour ensuite poser. La journée se termine autour d'une pizza géante et un peu de bière au pourtour d'un attero improvisé par certains. Finalement, il était l'heure de se dire aurevoir. Chacun repris le chemin du retour heureux semble t-il d'avoir vécu ces moments forts. Sur le retour, Thierry nous a parlé de ses épopées et projets aventureux. Manu et moi avons exprimé notre grande satisfaction d'avoir été là, ce week end avec eux. Ce fut une réussite dans l'organisation (jamais simple avec autant de participants). L'ambiance fut très bonne, avec beaucoup de simplicité. Il va falloir que je m'entraine sérieusement pour pouvoir prétendre à faire d'autres sorties en haute montagne avec une équipe pareille. Merci à tous !!



En avant vers le Breithorn les ailes sur le dos et derrière nous le Cervin




Le Mont Pépoiri - 23 avril 2007: Réveil à 5h du matin avec comme objectif une randonnée jusqu'au Petoumier voire le Pepoiri. Cela va dépendre de mes ressentis et ma condition physique mais .. mon intention est de pousser un peu plus mes limites en pensant à la sortie haute montagne du 28 au 29 avril (Breithorn). Quand j'arrive à la Colmiane, il y a un très léger voile blanc dans le ciel qui est certainement un résidu du ciel orageux de la veille. Le ciel n'est donc pas d'un bleu azur pur. Quand je laisse ma voiture sur le chemin qui mène au parking de la Via ferrata il est un peu moins de 7 heures. Je choisi de mettre des chaussures de jogging plutôt que de rando car je veux à tout prix éviter des problèmes de lésions cutanées. Je prends mon sac sellette qui contient mon aile montagne, mon casque cycliste, mon appareil photos et hop ... c'est parti pour la rando. Il est à peine 7 heures et quelques minutes quand je fais mes premiers pas vers une cime qui n'est pas encore vraiment déterminée dans ma tête ... Petoumier ou Pepoiri ? je le saurai dans quelques heures en attendant, je dois marcher et encore marcher tout en profitant de la beauté naturelle qui m'entoure. Au fil de la marche et très rapidement le ciel devient très pur .. apparemment, c'est une très belle matinée qui s'annonce. Sur le chemin qui mène à la Balme, je rencontre de nouveau des chamois (je me dis que ça doit être leur coin car ils sont systématiquement là le matin), le rocher qui obstruait le passage a été mis sur le côté (j'ai su par la suite que c'est Gaby qui l'a déplacé). Vers 8h30, je dépasse le déco de la Balme pour atteindre, sans mal, le Brec du Petoumier, mais je me dis qu'il faut que j'aille plus loin d'autant qu'il est tôt, que le ciel est bleu et qu'il n'y a pas de vent ..... tout pour faire une belle randonnée avec vol si ça continue comme ça. Il est 9h30 environ quand j'atteinds le Brec du Petoumier. Quelques Barbules commencent à se former mais il se désagrègent au fur et à mesure. Je décide de rejoindre le Mont Petoumier ... c'est la première fois que je foule ce sommet et je temporise un peu sur ce sommet pour apprécier les différentes vues panoramiques et scruter le ciel (vue panoramique). Les nuages se forment gentiment .. il n'y a pas de vent en altitude, il n'y a pas de Nord qui rentre .. tout parait calme et propice pour la suite (continuer la rando et ensuite un vol de récompense). J'hésite pour rejoindre le Pepoiri mais finalement je me décide à aller vers lui. Je me dis que de toute manière, je peux toujours réajuster ma décision et revenir sur mes pas si problème il y a. Il doit être 10 heures 30 environ quand je prends le cap du Pepoiri. Il y a des névés dans le coin et des passages délicats pour moi avec mes baskets. Il y avait des traces de cervidés, j'en profite pour y mettre mes pieds pour éviter de glisser sur le névé en dévers. Au fil de la marche, je retrouve le sentier qui mène au Pépoiri mais je dois le quitter par moment pour du pierrier car des plaques de neige glacée le recouvre et le rend impraticale avec mon équipement désuet. Finalement j'atteinds le sommet du Pepoiri. Je suis content d'être là ... il doit être environ 11h30 .. je ne sais pas ... j'ai oublié de regarder l'heure. L'heure n'était plus ma préoccupation car seule la vue en 360 autour du Pepoiri captivait mon esprit. C'est magnifique !!! j'étais heureux d'être venu jusque là, de voir les capteurs solaires et les antennes qui culminent le sommet du Pepoiri, d'avoir une vision aussi magnifique que constituent les reliefs et horizons qui l'entourent. Je prends bien sur des photos afin d'en garder souvenir mais aussi pour partager ce que je vois. Une fois fait, il est temps que je me préoccupe du vol. Je scrute alors le sol, le ciel, les reliefs des alentours .. , j'essaye de sentir l'air qui vient ou pas me caresser mon visage ou ma nuque...., tous mes sens sont en exergues pour faire les bons choix.. pour étaler mon aile au sol. Finalement, je déplie mon aile en versant Sud. Il y avait par moments une petite brise Sud qui alternait avec un peu d'Ouest et parfois rien mais il n'y avait jamais de Nord. C'est tout bon me dis-je !!! Entre temps, les nuages se formaient et sépaississaient, faisant par moment de l'ombre sur le relief que je squattais pour un tout petit moment. Quand le Pépoiri passait à l'ombre, il n'y avait plus de brise. J'avais en face de moi, le Mont Petoumier et ses reliefs... J'étais finalement très proches des reliefs du Petoumier. Il n'était pas question que j'aille coller dessus, il n'était pas question que je me loupe. Mon idée était de décoller et de rester plus vers le Pepoiri pour me dégager ensuite dans la vallée du Veillos. Je m'habille et je m'installe dans mon sac sellette. Je fais un prégonflage afin de mettre le bord d'attaque en bonne forme pour être prêt à engloutir la masse d'air au décollage. Je me retourne face à la pente pour attendre la bouffée d'air qui va faciliter la levée d'aile et mon décollage. C'est parti .. je lève l'aile, je cherche à bien la sentir et à répondre à ses réactions... je la freine tout en mettant du poids sous celle-ci par la ventrale, je la stabilise, je me centre et finalement je m'élance avec aile dans les airs pour un vol que j'espère sublime. Ca bougeotte légèrement après avoir décoller, je n'oublie pas que je suis derrière un gros relief. J'applique ce que je m'etais dit: rester près du relief ensoleillé du Pepoiri pour m'écarter ensuite dans le val de Veillos. Le vol devient un délice ... c'est du miel .. je lache les commandes et je fais des vidéos avec mon appareil photo. Il y a un mélange de bonheur et de stress de l'inconnu ce qui rend ce vol d'autant plus beau et palpitant. Je longe le versant ouest du Mont Petoumier en direction de la Balme tout en restant écarté du relief. C'est super calme .. j'en profite un max de cette fluidité. Je m'approche de la Balme, et l'aile est ballotée par les thermiques. Ne recherchant pas cela, je m'en écarte pour n'avoir de souvenir que d'un vol très calme et délicieux comme du miel. Une fois la Balme dépassé, je prends cap sur le pic de la Colmiane mais, un peu trop bas, je reste au devant de ce dernier en vallée pour ensuite me poser à l'attero. Voila mon vol .. tranquille mais avec de gros efforts physiques que je ne regrette pas. J'espère que cette rando m'a un peu mieux préparé pour le week-end du 28 et 29 avril 2007.



Le Brec du Petoumier - 22 avril 2007: Je monte à la Colmiane pour m'entrainer à la marche en montagne avec parapente sur le dos afin d'être plus ou moins prêt à être un équipier de cordée supportable pour l'ascension du Breithorn occidental (4 164 m) dans le Valais Suisse (sortie montagne organisée par Thierry Guillard du CAF et Pierre Lauzière du club de Gréolières). Il est un peu moins de 8h30 quand je laisse la voiture un peu au-dessus du col de la Colmiane et je m'équipe montagne (chaussure, sac sellette et parapente Ultralite d'Ozone) avec comme objectif: atteindre au minimum le Brec du Petoumier. Sur le chemin je rencontre deux Chamois qui se montrent curieux et me regardent paisiblement faire mon bonhomme de chemin. Le ciel est bleu azur mais je sais que cela ne va pas durer car il est prévu de l'orage en montagne après midi. Je redoute de me faire des ampoules au pieds car je n'y échappe pas lorsque je fais un parcours ayant plus ou moins de distance. Je suis tranquillement le sentier 4x4 où je rencontre un gros rocher tombé du talus et qui fait obstruction à tout véhicule désirant passé par ici. La neige qui recouvrait il y a si peu le chemin n'est plus. Je gère mes efforts, je me désaltère contrairement à mes habitudes car il n'est pas question que je garde des stigmates de cette sortie .... j'ai bien l'intention de remettre cela demain. Le paysage est magnifique .... (vue panoramique) doucement mais surement, je m'approche de la Balme, puis du Brec du Petoumier. Je vois dans mon champ visuel le sommet du Pepoiri. J'ai des ressources et j'ai envie de rejoindre le Petoumier puis pourquoi pas le Pepoiri histoire de manger de la marche pour être plus affuté ce week end. Je lève les yeux et le ciel bleu pur n'est plus et plus je réfléchis à ce que je vais faire et plus les nuages s'épaississent et s'assombrissent. Je me dis que le temps de rejoindre le Petoumier (qui est à l'ombre du nuage) je risque de me retrouver dans des conditions orageuses et donc ne plus pouvoir voler. Je prends la décision de décoller dans le coin et j'étale mon aile. IL y avait un peu de brise de face avant d'étaler mais le temps que je finisse l'installation, le bord d'attaque s'écroule par des coups de brises descendente. Hummmm .... pas bonne l'affaire là d'autant que le soleil n'est plus où je me trouve (les nuages ...). D'ailleurs les nuages des versants Nord se déplacent en Nord Ouest et ceux qui sont en aval (Sud-Est) aval stagnent et grossissent. Si je reste là, ça ne va pas faire..... aussi, je décide de redescendre dans la pente pour trouver une surface plane qui soit bien exposée à une brise montante. A quelque chose près, je décolle du même endroit que Samedi. Je fais un prégonflage, je vérifie mon aile et suspentes tendues, je lève mon aile, je la temporise et je me retourne pour enfin m'envoler. Quelles drôles de sensations cette aile si légère .... j'ai vraiment l'impression qu'elle flotte au gré de l'air et j'ai beaucoup de mal à la laisser voler. Il faut que je m'habitue. En l'air c'est assez doux et le nuage en Est ne me tire pas. je ne cherche pas à aller dessous, je longe classiquement le relief en Ouest et je me dirige vers le Baüs de la Fréma en versant Ouest. Je reste écarté du relief et je contourne les Rochers, je me dirige vers le col et je vais en direction Est pour dépasser à son dessus le col (c'est ensoleillé). J'ai sur la tête un casque de VTT (très léger) et je ressens bien plus le vent relatif au niveau des oreilles ce qui provoque une perception sonore et sensorielle bien plus forte et inhabituelle. Ceci a pour effet de me rendre plus sensible à ce qui se passe, mais je savoure ce vol qui, finalement est sain (la masse d'air). Je transite vers le Pic de la Colmiane, je n'arrive pas à passer à son dessus, alors je vole au-dessus des arbres et finalement, je rentre plus en vallée pour aller poser. D'en haut, je vois des parapentistes près de leur véhicule, c'étaient Joseph et Stephane. Le temps que je fasse mon approche et mon atterrissage, ils étaient partis s'envoler à leur tour. Une fois posé, j'en profite pour bien vérifier mon aile et j'y ajoute des petits ruban de tissus prévu pour cette aile et qui sont à mettre sur l'extrados en vu, semble t-il, d'éliminer les vibrations de l'aile (notice en anglais et je ne pige rien). Mon aile bien repliée et rangée dans mon sac sellette, me voila reparti à marcher pour récupérer mon véhicule. Mes amis du club avaient entre temps décollé du pic et posé. Voila une très bonne matinée composée de marche et d'un vol bien sympathique. Je dois dire que lorsque j'ai récupéré mon véhicule, la fatigue s'est fait ressentir. Content, je m'en retourne sur Nice avec l'idée de revenir demain.



Le Brec du Petoumier - 21 avril 2007: J'attendais cette journée de pied ferme. Je m'équipe Montagne (sac sellette et ultralite d'Ozone) pour m'attaquer à rejoindre le Brec du Petoumier. C'est avec Bernard Roggiolani que je fais l'ascension. Bernard est bien plus chargé que moi , il fait preuve d'une très bonne condition physique et surtout, d'un fort désir de gravir les montagnes pour son plus grand plaisir afin d'apprécier à l'état pur le vol libre. Vers les deux tiers du parcours, le talon de mon pied droit me fait souffrir par une ampoule qui s'est formé en réaction aux frottements de la chaussures sur mon pied. Je dois modifier ma façon de marcher afin de réduire au maximum le frottement de la chaussure sur ma peau. Une halte au déco de la Balme m'a permis de déchausser et de constater la cloque ... j'en ai profité de reposer ma peau sur le sol terreux et humide afin de rafraichir un peu l'échauffement. Quelque minutes à se reposer et hop ... je rechausse et l'on s'en repars pour finir le parcours. Une fois arrivé sur place (à la pointe du petit Petoumier, je constate qu'un gros nuage s'était formé progressivement au rythme de notre ascension. Nous étions dans l'ombre du nuage .. un nuage qui s'assombrissait doucement mais surement. La brise n'était pas perceptible sur le visage et je cherchais dans les alentour à quel endroit j'allais poser mon aile pour me préparer. J'avais beau cherchais mais je ne trouvais rien dans les parages du Brec du Petoumier. Bernard avait quand à lui, posé son aile sur le tout petit espace assez plane pour se préparer et envisager ensuite de décoller. Ma place, je ne l'ai jamais trouvé .. un place propice au décollage, il y en avait pas selon mes analyses. Finalement, je déconseille Bernard de tenter de décoller de son endroit car il y avait en amont de lui du Nord Ouest qui rentrait faiblement mais aussi plus à sa droite de l'Ouest. Le déplacement des nuages en altitude démontraient une confrontation des masses d'air. Personnellement , je décide de redescendre en amont pour trouver de meilleures conditions de décollage pour assurer ma sécurité. Finalement je trouve un bon endroit qui était alimenté de face (versant Ouest entre le décollage de la Balme et celui de Veillos. Je me prépare, je fais un prégonflage, je lève l'aile et hop, je me retourne sans me jeter vers l'avant. L'aile reste en suspension dans l'air, je ne mets pas encore d'appui à ma sellette, l'aile reste au dessus de ma tête et ne demande qu'à voler. Je mets de l'appui ventrale et j'accélère ma course progressivement pour une prise en charge de mon poids tout aussi progressive. Finalement, je sens très bien l'envol alors je m'élance corps et âme pour le vol. Une fois en l'air j'ai toujours cette sensation que mon aile est très excitable par la masse d'air et bougeotte, je la bride avec mes commandes mais je me souviens des mots de Patrick Husson qui me disait .. laisse la voler ce qui avait pour conséquence de me rassurer. Je me dirige vers le Baüs de la Fréma côté Ouest tout en flirtant avec la crête à son dessus. Je sentais qu'il y avait de quoi restait en l'air mais les nuages bien gris me dissuadaient de rester en l'air longtemps. Je continue mon vol en direction des rochers de la Balme et je passe ce relief pour basculer vers le col de la Colmiane. Je m'amuse un petit peu par là et ensuite je décide de survoiler le terrain et voir un peu comment se comportent les manches à air. Il n'y avait pas de brise de vallée. Il y avait un gros nuage gris qui pouvait devenir très vite menaçant au-dessus du conquet. Je ne cherche pas à descendre systématiquement mais je laisse voler mon aile avec à l'idée de finir mon vol. Quelques minutes plus tard je pose à l'attero où il y avait Sauveur et son ami "poussette". Ils avaient, eux, décollé de Veillos. Ils étaient un peu étonné que je n'avais pas cherché à rester dans le ciel du côté du Brec. Ils étaient un peu déçu des petites conditions et ont même parlé de machine à laver en faisant allusion aux différentes masses d'air qu'ils avaient rencontré au cours de leur vol. Ils s'en repartirent récupérer leur véhicule à Veillos quant à moi, je lève les yeux au ciel pour trouver l'aile de Bernard. Il n'avait toujours pas décollé. Au téléphone, il me dit qu'il était en train de rejoindre l'endroit où j'avais décollé. Quelques minutes plus tard, je le vois longer la crête en faisant le même plan de vol que moi. Il me rappella un moment plus tard pour le dire qu'il avait poser près de la cabane de la Balme car il était très inquiet des nuages épais qui semblaient l'aspirer. Il me fait part de ses intentions de redescendre la Balme à pieds. Entre temps, il y avait Fifou et Marc qui avaient décollé de Veillos et qui passaient bien au-dessus du relief où se trouvait Bernard. Bernard me rapelle et me semblait plus rassuré de voir des ailes en l'air et me fit part de son intention de se remettre en l'air. Finalement, il ne le fit jamais. Quelques temps plus tard, il tomba de grosses gouttes de pluie suivies de grelons. Le temps était à l'orage. Personnellement, cela confirme l'analyse que j'avais eu en l'air: il ne fallait pas rester dans le ciel très longtemps. Il avait eu raison lui aussi. En parapente, il faut savoir dire NON ou STOP pour le plus grand plaisir des prochains vols.



La Balme - 7 avril 2007: A 8h30, je rejoins Bernard qui est déjà là à m'attendre. Nous montons le plus haut posssible avec sa voiture après avoir pris la précaution de laisser un véhicule à l'attero. Bernard est chargé de plus de 15 kg alors que moi, j'ai mon aile montagne Ultralite d'Ozone de 2 850 grammes et son sac selette à 1 400 grames ce qui fait un poids à porter de moins de 5 kilos. En fin de parcours, il y avait de la neige sur le sentier. Une fois arrivé au déco de la Balme, je me dois de vérifier le matériel car je n'ai pas encore déplié l'aile une seule fois. J'étale donc mon aile sur le versant Ouest du déco et je la lie à la sellette en prenant bien soin de bien placer les élévateurs qui se présentent différemment d'une aile classique. Il est 10 heures et la brise de pente n'est pas encore installée sur ce versant. Avec Bernard on constate que la tendance est encore Est. Je mets en choux mon aile et je me dirige sur le versant Est pour faire un prégonflage pour la vérif de tout le cone de suspentage. Je lève donc mon aile pour la contrôler au-dessus de ma tête et je vérifie toutes les lignes de suspentage. Le profil de l'aile ne présente pas de malformation et l'aile répond aux actions des commandes. Je décide alors de me retourner pour faire face à la pente et j'engage quelques pas pour préparer mon envol. Je sens bien mon aile au-dessus de ma tête, je la freine tout en mettant du poids en ventrale. Ne percevant aucun problème, je décide de m'envoler en accélérant l'allure pour donner de la vitesse à mon aile afin de réunir les conditions qui me permettent de décoller. Hop ... me voila rapidement en l'air. L'aile est moins stable que mon aile classique.... ça bougeotte beaucoup plus car mon aile (très légère et plus petite) est beaucoup plus sensible aux mouvements de la masse d'air. J'évite donc de m'amuser trop près du relief et je fais de ce vol un simple vol balistique histoire de faire connaissance avec et ce avec toutes les précautions que je m'impose. Finalement je pose assez rapidement alors que Bernard poursuit son ascension via le Brec du petoumier.



La Balme
- 13 mars 2007: Je monte à la Colmiane rejoindre Sebastien, Joseph, Stephane, Gaby pour bien sûr voler à tire d'aile. Avec Sebastien nous décidons de monter à la Balme bien qu'il y ait de l'Est qui rentre au col. Je pense qu'avec cette belle journée ensoleillée, la brise de vallée prendra le pas sur le léger météo d'EST. Gaby confirme mon hypothèse dans le meilleur des cas.... c'est dire toute la réserve qui est posée en regard de l'aérologie de ces derniers jours avec Eole qui a fait encore des siennes pour contrarier nos pauvres PUL et pilotes de parapente que nous sommes. Plus d'une heure et demi de marche avec efforts pour atteindre (Seb et moi) le déco de la Balme. Ce que j'avais prévu (ou espéré) en terme d'aérologie se confirma: la brise de vallée commencait à prendre le dessus du météo Est vers 12h30. Nous nous préparâmes et décollâmes. Seb avec son Alpha 3 (Adwance) et moi avec du matérel montagne (sac sellette Ozone et parapente Airlight de Dudek). Seb fît un grand vol, quant à moi je fis un vol des plus rassurant car voler avec une aile de montagne me refoidissait un peu pour taquiner les thermo-dynamiques qui se présentaient à moi. Bref, pas si à l'aise que ça dans un sac sellette que j'avais pas suffisamment désserré. Le changement avec une aile de montagne est bien perceptible (ça bouge plus et je me sens moins en sécurité). Le deuxième envol, je le fais avec l'Aspen 2 pour optimiser le vol afin de rester plus longtemps dans les airs du Valdeblore. Cette fois-ci, nous sommes 4 pilotes à se rendre au déco du Pic de la Colmiane (Gaby, Nathalie, Sebastien et moi). Je fais là, un super vol qui dura 90 minutes à mon plus grand plaisir. J'ai rencontré du thermo-dynamiques et thermiques qui m'ont propulsé à près de 2850 m. Le gain d'altitude m'a permis de faire un bon grand tour après être parti du Pic de la Colmiane (1790 m) ... Baüs de la Fréma (2246 m), Petoumier (2604 m). A cet endroit, j'ai failli me jeter vers la cime Mont du Pépoiri (2674 m) mais des coups de vent m'ont dissuadé d'y aller pourtant, mes yeux étaient pleins d'envies. Je continue mon petit cross en survolant Veillos 2 puis la Raya, la Balme, le Pic de la Colmiane. Là, c'est le Caïre Gros qui m'inspire mais j'hésite encore et finalement je fais le choix de ne pas y aller. Pour continuer à voler je retourne sur la Balme etc .. je me suis amusé et surtout ... je m'apprivoise avec ma nouvelle aile (j'avance tranquille avec elle et avec ma tête). Aux prochains vols YES !!!!!










Revenir au contenu | Revenir au menu