Parapente Passion 06


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2007

Parapente

Mes envolées 2017 en progression ...


Sur sur le site de Roquebrune (RCM)

31 décembre 2007: Avec cette belle journée ensoleillée, je ne me voyais pas boucler l'année sans voler. Bien que j'avais à travailler le matin, j'ai pris ma voile biplace pour rejoindre le déco du Mont Gros après le taf. Le passager est une charmante jeune fille qui s'appelle Véronique. Ce sera une troisième expérience pour Véro mais une première sur ce site. Une fois arrivé au déco, je déballe le matériel pendant que Véronique s'emploie à faire la distribution du café dont elle avait eu l'attention de nous garder dans un thermos pour que nous puissions le déguster chaud (merci Véro !). Pour ce qui était de l'aérologie, il y avait du Sud-Ouest qui soufflait sur le déco et quelques moutons qui disaient de faire attention à la force du vent. Jean-Paul avec Barbara, Christian et sa cliente avaient été plus prompt dans la préparation du matériel. Fin prêts, ils ont décollé juste avant nous. Nous enchainâmes derrière avec un raté au déco car j'avais inversé les prises de commandes. C'est bien la première fois que cela m'arrive mais bon ... ce ne fut pas un problème car j'ai laissé tomber l'aile pour remettre les choses bien en place (à chaque main sa commande) et hop, je lève une nouvelle fois l'aile avec la technique face-voile et ensuite, l'aile bien au-dessus de nos têtes, nous nous retournâmes pour faire face à la pente Sud-Ouest (direction Monaco). Il a fallu seulement quelques pas pour se faire soulever et nous envoler. C'esr un vol très sympathique, à deux qui dura près de 40 minutes. Nous avons exploité le dynamique qui était créé par la force du vent léchant le relief vers le vieux village de Roquebrune. Ensuite, pour le fun, nous sommes allés survoler les flots marins et Véronique a pris les commandes pour guider la bête que nous avions au-dessus de notre tête. Après un retour sur le relief afin de faire durer le vol, nous sommes revenus sur la mer afin de faire progressivement une approche tranquille et poser en douceur nos petits pieds sur la plage du golfe bleu. Tout le monde était content (pilotes et passagers) c'est pas beau ça ? Vive le vol libre et vive le tandem Flight !



Sur le site de RCM

27 décembre 2007: Il fait beau et vent nul. Je suis en manque de vol depuis près d'un mois alors, je prends mon aile solo pour rejoindre le déco du Mont Gros et renifler l'air marin. J'ai tout d'abord laissé mon véhicule au cap pour prendre la navette. Une fois arrivé au déco, il y avait du monde que je connaissais bien comme le Président du Club Roquebrun'ailes Alex, Jean -Michel, Salvatore, Dédé, Christian, ..... Brico doit me rejoindre sur les coups de 13h30. Comme il est tôt, je me prépare à faire un vol et une fois prêt, je m'élance pour l'envol en prenant le cap ouest pour rejoindre la plupart des pilotes déjà en l'air. Le vol dura 35 minutes. Une fois posé et le matos rangé, je prends des nouvelles de Brico... il me dit qu'il est au déco mais avec la ferme intention de ne point se mettre en l'air car trop de monde (le monde l'agace sur son terrain de jeu) mais que de toute manière il m'attend. Je prends la navette de 14h et je le rejoins au déco. Je le trouve assis, tranquille à regarder tout ce monde qui déploient et agitent leurs ailes. Je lui serre fermement la main et je l'invite aussitôt à me suivre pour tout déballer et nous mettre à notre tour dans les airs. Je le presse car derrière moi, c'est 25 personnes qui arrivent. En effet, dès que j'ai posé pieds à la sortie de la navette, j'ai pris mon aile au plus vite et j'ai fortement accéléré le pas pour atteindre seul et avec une bonne avance le décollage. Brico compris vite la situation et n'a plus hésité à déployer aile et la gonfler. Je crois que je n'ai jamais fait aussi vite. Je lui avais dit que je décollerai après lui mais, j'ai vraiment été très performant et je n'ai pas hésité à prndre place devant toux ces touristes qui flanaient un peu trop à mon goût. Brico était encore avec son aile en boule que je lève pour la première fois l'aspen 2 pour le prégonflage et je la rabat aussitôt sur le sol. Je jette un oeil sur Brico qui, à son tour, était en bonne voie dans sa préparation au lancement de sa Bohème. Je lève alors une deuxième fois mon aile, je la stabilise et voyant que tout est ok et qu'un pilote juste derrière moj aile attendait mon départ, je garde l'aile au-dessus de ma tête et je me retourne pour la course d'envol. Cette course est partie de quelques pas progressif avec une recherche à mettre du poids par la ventrale, puis progressivement j'accélère la course pour donner de la vitesse à l'aile car la brise est faible. L'aile ne demandait qu'à voler (tout comme moi) et je me suis assez vitre retrouver à voler suspendu dans ma sellette aux suspentes qui la relie à la voilure. Quel bonheur !!!! que c'est fantastique de quitter cette terre de cette façon. Je fais deux petits tours pour attendre Brico et en levant les yeux, j'apperçois son aile volant au-dessus de moi . Finalement, Bricolo a enquiller juste après moi. Il prend le cap de la mer puis du village. Je le suis et prends quelques clichés de lui et de sa voile de par dessus lui. La mer est belle, l'air est bon, le calme est là alors l'aile glisse dans les filets d'air que sépare le profil constitué de l'extrados et l'intrados. Je mets un petit coup d'accélérateur pour rejoindre le vieux village pendant que Brico, longe la côte du Cap Martin sans trop s'éloigner du rivahe de la plage où l'on pose. J'en profite pour faire quelques manoeuvre un peu sèches histoire d'utiliser l'inertie de l'aile et avoir quelques mouvements plus vifs de l'aile. Le posé s'est fait tranquille juste après Brico. Nous avons savouré cet instant bien que brico me verbalise son agacement à devoir surpporter le comportement nombriliste de certains pilotes quis e donnent le droit de tout parce qu'ils font des figures acrobatiques durant leur SIV. Ils oublient qu'ils ne sont pas les seuls et que l'espace aérien ne leur est pas réservé seulement pour eux. Comme d'accoutumé, une petite bière pression pour moi et un café crème pour Brico (tiens ... brico n'a pas pris son panaché cette fois) a donné cloture à ce moment de vol libre. Au prochain vol !



Sur la Tête du Giaron

13 Décembre 2007: 8h30 - Brico et moi ,du parking de carrefour, nous partons pour Beuil. Nous y laissons un véhicule à contre-bas du village et prenons la direction du sentier qui mène à la tête du Giaron. C'est une marche de près de 2 heures qui nous attend avec le ferme espoir de décoller. J'ai décidé de m'équiper de l'Aspen 2 pour cette occasion (l'ultralight est restée dans la voiture à Brico) et hop...., la rando est partie. Sur le sentier de VTT et de ski de fond, il y avait des plaques de neige bien tolées qui nous faisaient par moment glisser sur le sentier. Je manque d'entrainement à porter un sac de 18 kg sur le dos. De ce fait, je peine un peu dans les portions pentues mais bon ... je savais que l'objectif je l'atteindrait malgré tout. Durant le parcours et en levant la tête vers les cieux, nous avons pu apercevoir des cirrus lenticulaires qui dévoilent un fort vent en altitude mais pour l'instant, rien ne nous laisse ressentir cela. Jean-Paul qui était sur valberg, nous informe du vent et ses rafales qu'il ressent d'où il est, il nous averti d'être très vigilant et prudent. C'est juste avant la tête du Giaron que nous ressentons que le vent est présent. Nous sommes à cet instant, très perplexe quant à la possibilité de nous envoler. Nous décidons de déballer le matos pour faire du gonflage histoire de nous amuser un peu et n'être pas monter pour rien jusqu'à cet endroit. Brico s'amuse comme un jeune loup et moi, je me contente de le filmer dans ses oeuvres. Le temps que je le filme, le vent est tombé. On se dit qu'il ne reste plus grand chose pour atteindre la tête du Giaron et de ce fait, on plie les ailes et nous repartons pour un peu plus d'un quart d'heure de marche. Une fois arrivé, on redéballe le matos pour lever nos ailes afin de sonder lamasse d'air à partir du sol. Il y a quelques mouvements d'Est et Nord-Est. On se dit que dans ces conditions on peut décoller ... c 'est Brico qui décolle en premier. En regard de ce que je vois, je me dis que nous sommes sous le vent (on peut le constater aisément à travers la vidéo). Malgré cela, je décolle quelques instants après en cherchant une aile orage mais point d'aile à l'horizon. Je suis inquiet en regard du décollage que j'ai pu observer. Je suis dans le mélodrame et je projette mon ami brio dans un scénario catastrophe. A partir de là, je ne pense qu'à une chose, c'est de poser au plus vite et m'enquérir de la situation de mon ami Brico. Une fois posé, à l'arrache mais posé, je m'empresse de l'appeler et je tombe sur son répondeur après quelques sonnerie. Il me rapelle et me rassure qu'il aposé dans le lit du Cians. Ouf .... bon ben, j'ai donc prématurément posé et il ne me reste plus qu'à plier l'aile pour repartir à pieds jusqu'au véhicule. Fallait-il encore que je retrouve le chemin. Cette recherche m'a valu une bonne éraflure de loeil par une branche de mélèse que j'ai très mal géré. A 5 minutes près nous nous sommes retrouvé au véhicule. Comme d'accoutumé, nous nous sommes retrouvés à boire un panaché pour Brico et un demi pour moi. A la suite de cela, nous avons retrouvés Jean-paul pour papoter un instant à Beuil mais le froid a écourté la discussion. Nice était à ce moment là notre point de mire. Nous avons vite fait pour nous retrouver dans nos voiture respective pour rentrer chacun chez soi avec un souvenir qui restera quelque peu dans notre mémoire (je l'espère ...).


Bricoloup (Bernard Roggiolani)



La Colmiane

30 novembre 2007: J'ai rendez-vous avec Bernard Roggiolani dit "Bricolo" pour une randonnée vol. L'objectif premier est de rejoindre le Caïre Gros mais finalement, nous décidons de rejoindre le Brec du Petoumier car la journée s'annonce belle et, à priori, il ne devrait pas y avoir de problème pour voler. A 9h35, nous foulons nos premiers pas en direction de l'objectif fixé et à midi nous atteignons le sommet du Brec. La neige était encore là et il y avait du Nord Ouest qui se faisait sentir aussi (ça c'est moins bien). Je n'ai pas réussi à décoller malgré mes deux tentatives. En effet, dans la course et tout près à quitter le sol, je m'enfonce dans la neige au point de m'écrouler et ne plus pouvoir réenclencher la course pour m'envoler. Las de cela et un tantinet énervé, je décide de redescendre dans la pente pour ne plus subir ce Nord qui m'empêche de m'envoler. Bricolo préfère aller voir plus haut et me propose de rejoindre le Mont Petoumier. Mon choix et de m'élogner du Nord afin de ne plus le subir, lui qui contrarie mes envies. Après quelques tentatives qui échouent, au gré de ma descente, je finis par prendre la poudre d'estampette par les airs et je profite de ce fabuleux vol tant désiré. Le tentative de Brico de rejoindre le Mont Petoumier fut un échec et il mît un certain temps pour se mettre en l'air car il dût redescendre bien plus bas que moi pour s'envoler à son tour. Suite à cela, c'est un deuxième vol qui partit de la Balme en prenant la navette de Gaby. C'est Gaby qui se met en l'air en premier avec sa Synergie 3 avec la technique face-voile. Il fût le premier prêt et donc le premier servi en bonne brise. Ensuite, la brise est tombée et il fallait courir pour décoller... le dos-voile était de mise. Gaby, Stephane et moi sommes allés faire un petit tour du côté de Veillos en longeant le relief qui mène au Brec du Petoumier. Nous n'avions rien trouvé qui permettait de prendre de l'altitude. Nous sommes donc revenus sur la Balme. Fifou quand à lui était resté du côté des rochers de la Balme. Bernard, Pierre et Christine n'avait toujours pas décollé. Finalement seul Pierre décollera en versant Ouest. L'inversion de brise obligea Bernard et Christine d'aller voir du côté Est. Christine arrivera, tant bien que mal et avec une bonne course à pieds, à se mettre en l'air sous l'oeil bienveillant de Jean-Christophe. Bernard a aussi tenté de s'envoler mais, après une tentative avortée dût aux mauvaises conditions pour assurer correctement l'envol, il préféra plier son aile pour rejoindre à l'attero de Soun Dal Pra en 4x4. Il y a des jours où il vaut bien renoncer que de regretter .....



Sur le site de Roquebrune

26 novembre 2007: Jour spécial en ce lundi car Vol le matin et travail l'après-midi. C'est un biplace qui est prévu pour faire voler mon ami David. En parallèle, mon passager offre à sa mère (Patricia de Normandie) un baptême en tandem Flight. Une surprise que j'ai quelque peu gâchée par ma maladresse en lachant la phrase: alors qui vole ? Euh .... c'était une surprise lache François (le compagnon de l'heureuse élue) ... Arf ! comme d'hab, je ne sais pas garder un secret ... Bref .. nous arrivons à Roquebrune pour rejoindre Christian Vidal (un moniteur de parapente) et prendre la navette qui va nous conduire vers le Mont Gros. Christian prend en charge Patricia pendant que moi, je m'occupe de David. François quant à lui, est resté sur la plage du Golfe Bleu pour assister à l'attérrisage de sa bien aimée et prendre quelques photos de ces instants qui devraient être très agréables (on l'espère tous ...). Arrivés au déco, c'est un panorama magnifique qui s'offre au yeux de ce petit monde qui ne connait pas le coin. David est ravi de cette vue panoramique insaisissable avec comme fond une mer bleu scintillante, Patricia n'en est pas moins. pendant ce temps, Christian et moi nous daballons nos ailes pour préparer soigneusement le matériel afin de prendre en charge corrcetement nos passagers pour l'envol. C'est Patricia qui s'envole le premier et il est à noter une excellente participation de sa part (bonne application des consignes et bel engagement physique pour la course d'envol). David a pris quelques clichés qui immortalise ces instants. C'est à notre tour de nous envoler pour tenter de rejoindre Christian et Patricia qui font l'oiseau bien au dessus du décollage. David est arrimé aux écarteurs ... je lui rappelle les règles élémentaires pour le décollage (rester debout, courir en prolongeant la course même si on ne touche plus le sol, tenir le cap fixé, s'assoir loin du relief, ...). Le top est déclenché, David et moi faisons les premiers pas, l'aile monte et se déporte vers la gauche, on poursuit la course tout en tentant de se recentrer sous l'aile, l'aile ne porte toujours pas, on accélère notre course, l'aile ne nous prend pas totalement en charge et s'enfonce à la rupture de pente.Nos pieds retouche le sol et nous devons de nouveau relancer la course ce que David a très bien fait. Ouf !! nous volons enfin .... , les oiseaux précédents sont toujours aussi haut. L'idée était de se retrouver au même niveau pour se croiser et prendre quelques clichés mutuellement. Idée lumineuse que je n'ai pu point faire aboutir de par mes idées farfelues d'aller voir ailleurs (côté Est) comment ça porte alors que tout m'indiquer qu'à ma droite (côté Ouest) il y avait ce qu'il fallait pour monter. Pourquoi faire compliquer quand c'est simple ? Le compliqué m'a valu de ne jamais réussir à rejoindre Christian et Patricia. Voyant cela, je propose à David d'aller faire un tour sur les flots marins (la grande bleu) et c'est ce que nous fîmes. C'est ce survol qui semble avoir le plus enchanté mon ami. Je lui propose d'ailleurs de prendre les commandes pour le rendre actif et lui donner quelques sensations autres. Il accepte bien volontiers et se trouve agréablement surpris de guider cette aile immense au-dessus de nos têtes. Comme toute bonne chose à une fin, après avoir fait un petit tour vers le relief du cap Martin et survolé la voie ferrée, il est temps de penser à l'atterrissage sur le plage du Golfe Bleu où se trouve François. Nous sommes en approche, Patricia et Christian se rapproche également de cet instant et se trouvent un peu plus d'une centaine de mètres au-dessus de nous. j'ai le temps de bien me préparer sans être gênée. Altitude suffisamment basse, nous nous présentons pour la finale (ligne droite) et je donne de la vitesse (bras haut) à l'aile pour trouver ensuite une bonne ressource pour un posé doux. A l'approche du sol, l'aile prend de la vitesse et le taux de chute s'amplifie, c'est à cet instant que je commence à freiner progressivement. J'ai senti mon passager surpris et inquiété de cette vitesse d'approche au sol car cela laisse supposer à un contact au sol très fort. A un peu moins d'un mètre du sol, j'enfonce les commades et le contact au sol fut plus doux que prévu. Pieds dans le sable et bord d'attaque face au sol, il est temps que je désolidarise mon ami David. Nous eûmes du travail à vider les caissons qui se sont improvisé en bacs à sable. C'est ensuite Patricia et Christian qui sont en finale. Patricia est prête à courir au toucher de la terre. Elle assuma très bien cette étape et eût droit aux félicitationx de Mr Vidal aussi bien pour sa très brillante participation au décollage qu'à l'atterrissage. Aidé par David pour le pliage du matériel, casse dale et bière offerts, c'est sur cette note que je prends le chemin du travail et que nous nous disons au revoir car je taf en cette belle journée si bien commencée.






La Colmiane

25 novembre 2007: Une journée ensoleillée et sans vent est annoncée. Avec Fifou, nous montons à la Colmiane pour rejoindre le groupe d'amis volants que sont Joseph, Jean-Paul, Stéphane, Georges et Virginie. On fait fonctionner le covoiturage pour rejoindre le décollage de Veillos. Le manteau neigeux que nous appercevons sur les reliefs n'est présent qu'à partir de 2200 m environ. Le décollage n'est donc pas enneigé et les conditions aérologiques sont bien calmes. Snif snif ... ça sent le plouf d'autant que le ciel s'est voilé de nuages Altostratus. Je décide de monter assez haut sur le déco. Joseph et moi sommes côte à côte au décollage. les autres sont restés un peu plus bas dans la pente. C'est Fifou qui fait le fusible (le fusible est celui qui se met en premier en l'air) ce qui permet de donner quelques renseignements sur la masse d'air et sa portance. L'air est calme et les ascendances ne sont pas vraiment là. Tour à tour nous nous mettons en l'air. Pour ma part, je décolle juste avant celui qui ferme les envolées (Joseph). Je prends l'option, de coller de suite à ma gauche sur le relief qui conduit à la Balme. Joseph arrive plus haut que moi sur les rochers de la Via ferrata. Jean-Paul quant à lui, comme d'accoutumé est celui qui :montera le plus haut et volera le plus loin avec son Avax (Gradient) malgré qu'il aie décollé le plus bas (Performant le JPP ...). Le vol fut sympa mais relativement assez court. Cela faisait un certain temps que je ne volais plus sous mon Aspen 2 (Gradient) et j'ai eu plaisir à la retrouver pour voleter un certain temps au dessus des mélèses où se trouve l'école d'escalade en exploitant un certain Thermo-dynamique. Ce vol a duré selon mon GPS 24 minutes. Une fois posé, le ciel était redevenu bleu et laisse espérer un vol plus sympa. Nous remontons à Veillos. Virginie est arrivée entre temps et se joint à nous. A contrario, Georges et Joseph décident de ne plus voler. C'est donc à 5 que nous allons nous partager le ciel des alentours. Une fois arrivés au déco, les conditions sont encore plus calmes que lors du premier vol malgré un soleil plus rayonnant. Il rentre même du Nord Est que je ressens sur ma nuque quand je fus fin prêt pour le décollage avec la technique Dos voile. Fifou décolle une nouvelle fois le premier. le reste du groupe reste en attente pour de meilleures conditions. Monté une nouvelle fois le plus haut, j'attends que le léger vent de cul cesse pour décoller à mon tour. Je refais le même plan de vol que le précédent pour me retrouver entre le Baüs de la Fréma et la Raya à tenter de rester le plus longtemps possible en l'air. Nous avons tous fait pratiquement un tas même Jean-Paul a eu du mal à faire durer ce vol bien trop calme à notre goût mais ... un vol est un vol et le temps que nous sommes en l'air est toujours un moment de plaisir quand c'est calme. Voila donc une journée à la montagne, tout près des cimes enneigées mais pas encore survolées, mais .... ça viendra ....


Le Mont Pommier

16 novembre 2007: La météo n'est pas bonne car c'est du Nord fort et avec rafales qui est annoncé. Ceci dit, une accalmie est prévue pour le début d'après midi. Nous décidons, Bernard et moi d'aller faire une rando jusqu'au Mont Pommier pour nous envoler si l'aérologie nous le permet (optimisme jusqu'au bout). En parcourant le chemin, je découvre un décor fantastique de par ses vallées concomittantes et ses reliefs qui l'entourent. J'eus même la très agréable surprise de découvrir sous d'autres angles, La cime Négre, le Mont Mounier, le Mont Giraut, le Mont Pépoiri, le Mont Petoumier, le Baüs de la Fréma, la vallée de valdebore. Le parcours fut d'une durée de 2 heures pour arriver au sommet du Mont Pommier. C'est un relief avec herbes rases que je découvre dont les décollages possibles sont en face Nord et Est (Brico en a fait l'expérience). Mais c'est aussi du vent, des rafales et de bons nuages lenticulaires (signes de vent très fort en haute altitude) que l'on peut observer dans le ciel. D'emblée, Brico fait grise mine et n'y croit pas trop pour le vol en regard de tout cela. Malgré mon optimisme, une fois arrivés au sommet, nous ne pouvions que constater que ce vent n'était pas du tout en baisse. L'avancée dans l'heure nous démontre qu'au lieu de faiblir "Eole" à tendance à se renforcer. Après pissaladière et tarte aux pommes, que nous avons dégusté au sommet du Mont Pommier, nous prîmes la décision de redescendre car l'espoir de voler n'était plus de mise. Sur le retour, nous nous sommes abrités un instant pour se protéger de ce vent Nordique très glacial. Mais tout cela, n'enlevait pas la beauté du paysage et d'ailleurs ni mon espoir que peut-être, la force du vent faiblirait pour que nous puissions gonfler nos ailes histoire de jouer un peu . Mal m'en pris de croire en cela quand un certain moment, l'aérologie me fît croire que l'accalmie était gagnée. Je déploie mon aile pour faire du gonflage quand une bourrasque soudaine vient emplir les caissons et de ce fait, tirer mon aile au moment où j'allais me mettre dans la sellette. Je n'eus pas le temps de saisir les suspentes pour l'affaler. J'ai bien tenté de la retenir, mais à cet instant, l'aile était bien plus forte que moi. L'aile m'emportait avec elle et je sentais le danger....je pris la décision de lacher le matériel qui s'en allait libre au gré du vent. Brico, bien veillant, couru aussitôt vers l'aile pour s'allonger desssus afin qu'elle cesse de se dérober au sol et son propriétaire. Une fois récupérée, nous sommes partis nous abroter des rafales en se plaçant derrière des mélèzes pour "fourguer" l'aile dans son sac sellette. Sur cet intermède, nous reprenons le chemin du retour pour nous éloigner de cette tourmente hivernale qui fouette les reliefs du coin. C'est à Beuil que nous avions, selon nos habitudes, savouré notre boisson favorite (Panaché pour Brico et pression pour bibi). Quand on s'est quitté, nous nous sommes dit que le décollage du Mont Pommier sera pour une prochaine fois. Celui-là, il faut qu'on se le fasse ensemble en lui disant coucou d'en haut.






Roquebrune Cap Martin

11 novembre 2007: Contrairement à ce qu'annonçait météo France (ciel ensoleillé), c'est un ciel brumeux qui couvrait nos têtes dès le matin. Du Sud-Est 10km/h était annoncé sur le littoral et du Nord en montagne. Avec cette annonce, j'invite ma fille Emilie et Clément à venir voler sur Roquebrune en tandem. Ils ont déjà volé sur la Colmiane mais jamais en bord de mer. Ils sont enchantés de venir faire ce vol et moi, heureux de leur faire plaisir. Arrivés vers 12h00 au décollage du Mont Gros, les premières ailes venaient à peine de se mettre en l'air. Je prends l'infos des conditions du moment et un pilote me dit que ça venait juste de s'installer en Est. Auparavant, il y avait du Nord bien prononcé. Nous arrivons donc au bon moment et même s'il y avait du monde, peu avaient étalé leur aile pour s'envoler. Je n'hésite pas à étaler la mienne afin de faire mon premier vol de la journée. Je choisis de faire voler Emilie en premier (50 kilos). Le matériel bien préparé j'invite ma fille à mettre la sellette et le casque puis j'accroche les écarteurs aux mousquetons de la sellette passager. Il y avait par moment du Nord Est qui rentrait ce qui induisait un travers gauche pour le décollage. Je préfère attendre un petit moment pour une bristette plus de face. Le moment venu, Emilie et moi emboitons le pas pour lever l'aile et s'élancer en direction du Cap Martin en assumant une course d'envol pour finalement quitter pieds de la terre puis replonger vers la terre ce qui nécessite de relancer quelques pas (il est là le piège au décollage en biplace tout comme en solo mais à deux c'est quand même plus compliqué à ratrapper quand ça foire ...). Une fois décollé, il n'y avait plus qu'à apprécier le vol. Emilie était ravie et contemplait ce fabuleux constraste de paysage Mer et Terre. Immensité plate de la mer d'un côté et l'immensité de la terre avec tous ses reliefs de l'autre. Transiter pour survoler d'un côté ou de l'autre presque comme on veut, voila ce qui est magique. Emilie a su apprécier cela. Une fois posés (un peu enfoncé dans le sable quand elle a touché terre), les ressentis se sont exprimés. Une fois l'aile remballée dans son sac, c'est reparti pour le Mont Gros mais cette fois-ci, c'est Clément (60 kilos) qui va découvrir le plaisir de voler dans ce décor paradisiaque. Le décollage, tout comme Emilie, se fait en orientation Est. Le ciel est beaucoup plus clair donc plus ensoleillé. J'ai (grosso modo) fait le même plan de vol en volant un certain temps au-devant des reliefs en Est puis j'ai basculé vers l'Hôtel suspendu sur une falaise (Le Vista Palace). Ensuite, nous avons mis cap sur le Cap Martin et survoler la masse d'eau bleu qui déverse ses vagues sur la plage. L'atterrissage se fait face à l'Est (pas de changement là aussi) et le posé ce fait de la même manière que pour Emilie (les pieds enfoncés dans le sable) donc, arrêt sec. Et voila, une journée bien particulière pour le stress et le plaisir que peu procurer le vol libre. Il est à préciser qu'avec Clément, j'ai fait mon 500 ième vol depuis ma reprise en 2004.


Avec ma Fille Emilie



Sospel

10 novembre 2007: Il fait super beau alors que Météo France annonçait ciel voilé. Ciel bleu ? pour cause... il y avait du vent ! Nous devions faire voler en tandem sur Roquebrune des membres du club (Véronique et Barbara). Arrivés sur le site nous constatons, Gaby, Jean-Paul et moi l'infortune aérologie bien trop forte pour que nous puissions voler dans le coin. La plage du Golfe Bleu ne sera pas ce jour, notre attéro. Jean-Paul pense que Sospel peut être notre dernier salut pour voler ce jour et du coup, nous prenons la décision d'aller voir ce qu'il s'y passe. Arrivés au déco du Mont Agaisen , il y avait déjà des ailes qui volent. On sort du coup nos ailes pour nous mettre aussi dans la masse d'air environnante. Il y avait le plus souvent travers gauche au déco avec par moments des petits coups de vent. En regard de ce que nous pouvions apprécier, il n'y avait pas de quoi s'alarmer et ..., nous voila (quelques temps après des décollages des uns et des autres pilotes en solo) en position de nous envoler à notre tour. C'est Véronique qui me choisit comme pilote alors que Barbara opte pour Jean-paul. Ce sera ce binome qui décollera en premier et ce, avec quelques difficultés de décollage en regard de ce fameux travers gauche. Une fois JPP et Barbara en l'air, ça devait être notre tour d'emboiter le pas mais il fallait que les pilotes placés devant décollent avant nous. Mon premier lever d'aile fut raté. Mister Sauveur me conseille de descendre un petit peu dans la pente pour ne pas prendre le risque de mettre mon aile sur le grillage. J'exécute ce conseil bien intentionné et une nouvelle fois je préviens ma passagère que le décollage devrait être imminent afin qu'elle se tienne prête. J'attends le bon moment pour que l'aile ne se lève pas dans une accélération de la masse d'air et hop, je dis à ma passagère de reculer un pas afin de lever l'aile. Celle-ci flane un peu à se lever... j'insiste en mettant de l'appui vers l'arrière et une fois sur la tête, je lui mets du frein tout en disant à ma passagère de se retourner pour avancer en direction du cap que je lui avais signifié au briefing. Il a fallu courir pour accompagner l'aile afin de trouver la bonne vitesse. Voila que nous sommes pris en charge par l'aile. J'ai senti ma passagère tendue mais elle assura la course, j'ai senti aussi chez elle un grand soulagement de se retrouver en l'air à voler. Il lui a fallu un peu de temps pour retrouver sa décontraction et apprécier tout le calme et le plaisir de voler. Toutefois, le coin à exploiter pour tenir dans cette masse d'air, se trouvait dans un périmètre restreint où pas mal d'ailes évoluaient. Il y avait des élèves où des pilotes qui sillonaient le coin sans trop faire attention à ce qui se passait autour d'eux. Cela m'inquiétait car, j'ai pu voir des choses qui me disaient que la sécurité n'était pas assurée de par les comportements peu raisonables ou responsables de certains. Je me tiens assez à l'écart de cela tout en essayant de rester dans cette masse d'air plus ou moins porteuse. La durée du vol a pu atteindre 20 minutes entre le déco et l'attero. Après avoir expliqué le danger .... la sagesse d'aller poser s'imposait. Ma passagère a bien accepté cctte décision et ce avec compréhension. En approche, j'ai perçu une nouvelle fois l'inquiétude de Véronique de s'approcher du sol avec une certaine vitesse et une perception de l'approche du sol amplifié par les tensions que cela génère. Elle fut surprise de la douceur du posé malgré ses perceptions craintives. J'ai pris le temps de lui expliquer le comment et le pourquoi de tout cela. je suis sur que la prochaine fois (son troisième vol) son plaisir sera encore plus grand.


Mont St Honorat

05 novembre 2007: Encore une très belle journée de prévue par météo France aussi, avec mon ami Bricolo, nous avions envisagé de gravir le Mont St Honorat pour s'envoler juste en dessous de son sommet. De la Pinéa (environ 1400 m d'altitude) nous entamons le long sentier qui doit nous mener au sommet à 2520 m en passant par la bergerie des Collets où se trouvaient tout près des chevaux puis, bien plus en hauteur, la cabane de Daluis (2083m) et ensuite nous avons à suivre la crête de Corpatas qui nous mène au Mont Saint Honorat. Nous avons mis plus de 3 heures pour atteindre l'objectif fixé qui est constitué de plaques de rocs siliceux. Une fois arrivés, on constate que son point culminant est décoré. Nous prîmes quelques photos des environs puis, inous devions redescendre en parapente. Le Nord qui ventilait au sommet contrariait notre projet. Nous dûmes redescendre bien plus bas pour trouver un coin à l'abri de ce vent météo qui induisait des remous aérologiques incompatibles pour nos ailes. Il fallait donc chercher un endroit où nous puissions décoller sans danger. Ces recherches furent à plusieurs reprises infructueuses. En effet, à chaque fois que nous pensions avoir trouvé l'endroit adéquates pour nous envoler, il y avait toujours des coups de vents tournants qui nous disaient: "pas ici ... c'est pas bon du tout ...". Alors nous remballions nos ailes avec toutes les difficultés pour la plier proprement d'où le fourgage de l'aile dans nos sacs sellettes. A chaque fois, nous repartions toujours un peu plus déçu de ne point voler mais nous nous réconfortions en nous disant qu'il était préférable de rester au sol plutôt que de se retrouver au tapis avec l'aile comme chapeau ou linceul. Finalement, à force de descendre et à prospecter tout au long de la crête, l'aérologie s'en trouvait plus calme. C'est à la crête de Pra Balou à 1993 m que nous trouvons une composante aérologie et déco adéquate (lieu de décollage) pour nous mettre en l'air.avec un très léger vent de cul. Le sol était noirci par un écobuage récemment effectué par le berger du coin. De cet endroit, ce sont 600 mètres de dénivelé qui sont à descendre en volant avec plusieurs terrains qui peuvent servir pour poser au sol. Il y en avait un qui était juste à côté du véhicule .. pas top ça ?. On ne réfléchit plus et l'on étale une nouvelle et dernière fois nos ailes. Brico s'envole le premier avec une très légère brise arrière droit. Le décollage se fait sans aucun problème grace à cette pente suffisamment longue et régulière pour que la prise de vitesse permette une prise en charge progressive. Bricolo s'amusa un temps dans cette masse d'air enfin calme pour finalement faire son approche au terrain pour poser sans problème. Quant à moi, avec mon aile posée légèrement plus haut et touchant le sol noircit par les herbes brûlées, je me dois également d'assurer un décollage avec un très léger vent de cul. C'est la raison pour laquelle je m'étais mis un peu plus haut que mon ami, afin d'avoir plus de marge de manoeuvre et d'élan avec mon aile plus petite et moins porteuse que la Bohème de Brico. Ce rallongement de distance, pour assurer un envol sans soucis, m'a bien était utile. C'est un petit vol de découverte que nous avons assuré. Bricolo pose sur le terrain pendant que moi, je suis encore en vol pour un tout petit moment. Mon posé s'est fait sur le même terrain que Brico mais sur les fesses. C'est pas bien jolie cette méthode beurk ... pas glop pas glop lol !!!!



Roquebrune

01 novembre 2007: Très belle journée pour la Toussaint. Autrefois, il faisait toujours mauvais temps à cette époque. Rare était le soleil et pourtant, en ce premier novembre, le soleil est radieux et la température bien au-dessus de la saison. C'est avec ma fille Aurélie et Nabil que nous rejoignons le déco du Mont Gros pour voler en tandem. Voler à Roquebrune est une première pour Aurélie, quant à Nabil ce sera la deuxième fois. Il y avait un peu de stress pour tous car le déco du Mont gros n'est pas des plus faciles à gérer. Le laché des parapentistes de 11h à la barrière a sonné. Nabil bien décidé à poser l'aile en premier (pour ne pas subir l'invasion dses touristes parapentistes... c'était la journée italienne ...) presse le pas avec l'aile biplace sur le dos. La manche à air signale de l'Est. J'étale l'aile et je me prépare pour décoller en versant Sud-Est car c'est celui qui est alimenté. Aurélie est la passagère du premier vol et c'est avec la technique dos-voile que nous décollons. Volontaire au décollage et soulagée après celui-ci. Il est vrai que l'expérience de notre dernier passage sur le site l'avait laissé perplexe sur la relative facilité à décoller du Mont Gros. Nous voici donc dans les airs à voler comme un oiseau ailes dépliées au gré de la masse d'air qui est bien tranquille en cette heure de la journée (vers midi). Après avoir fait une fois l'essui glace au-devant du relief nous nous écartons vers l'ouest pour survoler l'hôtel Vistaero. Pas d'ascendance à jouer dedans .. nous allons voler sur la mer pour innover un peu (Aurélie n'avait jamais survolé les flots marins). Puis comme toute chose à une fin, c'est un posé sur la plage avec une finale en direction Ouest. Il y avait du monde par cette belle journée (mais quand donc la saison Playa se terminera ?) et quand nous posons pieds, je coiffe un bonhomme (qui se faisait bronzer) de mes suspentes. Il fallut ensuite oter le sable qui était entré par les caissons lors du touche de l'aile au sol. Une fois fait, nous remontons au Mont Gros pour le deuxième vol mais avec Nabil. L'orientation est choisie en fonction de la brise de pente dominante et cette fois-ci c'est le déco Sud-Ouest que nous visons. On ne tarde pas à se préparer et une fois fait, c'est avec un face-voile que je lève mon aile. Nous avions eu un peu de mal à avancer au sol et en fin de déco, il a fallu accélérer notre allure car l'aile avait besoin de vitesse pour une prise en charge correcte. J'ai trouvé le décollage un peu limite. Finalement, j'aurai du détrimer partiellement mon aile pour faciliter la prise de vitesse mais bon .... le décollage a bien eu lieu et nous avons pu sentir quelques bulles qui nous soulevaient. Nabil voulait que j'exploite les ascendances mais je ne suis pas encore dans cette dynamique avec l'Orca. je préfère voler sagement loin du relief sur ce site et exploiter les ascendances lorsqu'elles sont bien installées et faciles à enrouler. Explications données, nous allons survoler la masse d'eau salée avec un petit crochet du côté cap Martin. Sur la plage la manche à air fait état d'une brise Ouest bien franche. Le sens du posé sera donc le même que pour le premier vol mais avec une brise plus soutenue ce qui facilitera le posé en douceur. cette fois-ci, personne n'est pris dans nos suspentes et l'aile pose les caissons vers le ciel ... Youpi !! pas besoin de vider mon aile. Le pliage est rapide avec un passager ravi d'avoir fait ce vol. Récupéré par Aurélie, nous reprenons la route pour, cette fois-ci, rentrer sur Nice après avoir voler dans un endroit magnifique. Nous reviendrons surement dans pas longtemps je crois ....


Avec Aurélie ma fille


Beuil/Valberg et Roquebrune

29 octobre 2007: Il est 7h15, avec mon ami Bricolo, nous montons sur Beuil pour une rando-vol. L'objectif étant d'atteindre le sommet du Mont Moulines pour décoller et ensuite poser 600 mètres plus bas vers Beuil. A l'appui, mon pied droit me fait mal (le gros orteil qui a subi unn traumatisme la veille sur le déco de Roquebrune). De ce fait, ceci ote une partie du grand plaisir de marcher entre ces reliefs et dans ces vallées qui nous mènent au sommet élu. Mais malgré tout, la satisfaction est d'être et de faire dans un milieu si respectueux de l'homme qui lui, le lui rend si mal..... Au bout de deux heures de marche, après avoir passé le col des Moulines (1981m), l'objectif "Mont des Moulines" 2083 m qui servira de déco est atteint. Le panorama est magnifique, le Mounier est tout près. Brico et moi, nous nous empressons de flairer l'air (l'aérologie locale) pour savoir si oui ou non, le décollage s'annonce possible et surtout comment élaborer notre plan de vol (car méfiance avec cette masse d'air non visible et impalpable). La brise s'annonce rassurante et l'envol ne tarde pas à se faire après avoir préparé et vérifié le matos. Brico décolle le premier (car il connait le coin) et moi j'enchaîne presque aussitôt derrière lui. Objectivement, mon aile s'est moins bien comportée que la sienne. Si mon aile est beaucoup plus rapide, elle est bien moins porteuse et pique plus volontiers du nez. Normal, puisque l'aile de mon ami est plus grande en surface. C'est un constat, je gagne 2 ou 3 kilos au détriment de quelque chose. De toute manière, quand je prends mon aile, je suis dans une dynamique de marcher pour atteindre un sommet pour ensuite redescendre ce qui a été gravi avec mon aile. Je ne pense pas cross ou performance et mon dos m'en remercie. En vol, j'ai pu lacher les commandes et prendre en photo mon ami Brico sous son aile Bohème. J'ai improvisé un terrain d'aterrissage plus loin que l'attero prévu (ancienne pente école de valberg). j'ai posé sur une planche bordant la route qui mène au camion laissé qualques temps plus tôt. Brico s'est fait un vol sympa avec un petit soaring sur une bosse proche du terrain d'atterrissage préalablement défini. Une fois retrouvé, nous décidons de monter sur Valberg pour essayé un autre déco mais le Nord qui rentrait nous a aussitôt indiqué qu'il fallait voir ailleurs. Roquebrune tient ... ce serait pas mal pour un vol Biplace. Et nous voila parti pour le bord de mer avec comme ferme décision: voler sur les flots marins. Une fois arrivé à la Turbie, nous laissons une voiture à l'atterro et remontons vers le Mont Agel pour prendre ensuite le chemin du Mont Gros. Juste auparavant, nous avions rencontré des pilotes locaux (et pas des moindres) nous indiquant que les conditions ne sont franchement pas bonnes (du Nord qui rentre ... des moutons sur la mer, ...). Ces informations toujours bonnes à prendre ne nous ont pas, oter l'envie d'aller voir nous même ce qui s'y passe au déco et l'évolution de tout ceci. Nous croisons Salvatore, un pilote qui connait bien le coin, et qui nous dit, les conditions sont en cours d'accalmie et ça devrait voler pour les ailes mono. Ben.... bonne nouvelle alors .. on fera en sorte que notre biplace décollera aussi bien que les solos. Arrivé, au déco, nous ne tardons pas à déployer l'aile avec l'espoir de prendre la première condition favorable pour l'envol en biplace biplace. Salvatore quant à lui, se prépare tranquillement (il ne se montre pas pressé en disant que le soleil devrait remettre les choses à l'heure. Nous, nous sommes prêts ... Je demande à ce que salvatore nous transmette ce que dit la Girouette (balise du mont Gros). N-NE dit-il .. je sens bien effectivement la caresse du vent sur ma joue gauche. j'ai à ce moment là et depuis quelques minutes, dans chacune de mes mains les élévateurs avant pour décoller. Il fallait avoir des conditions acceptables pour cela. Est ! dit-il ensuite... effectivement le vent est perçu beaucoup plus de face sur le déco en orientation Est. Je préviens Brico qu'on y va ... allez ... on avance ... et voila que Brico se met en action.... tranquille comme je lui avais dit. Je tracte mes avant vers le ciel tout en avaçant afin de faciliter la lever d'aile et l'on augmente la vitesse des pas. L'aile se déplace vers la droite car du Nord Est se refait sentir. On continue notre avancée tout en essayant de garder le cap que nous nous étions fixés. Déporté sur la droite je tente de contrer avec le frein gauche tout en nous opposant pas trop au déplacement de l'aile. La prise en charge fut assez rapide mais, il y eut un moment ou l'aile s'enfonça au point de remette un coup de pas pour relancer la mécanique afin d'être enfin dans la masse d'air et surtout voler. Le vol fut assez tranquille mais on sentait bien que l'Est rentrait. Je détrime complètement mon aile pour lui donner plus de vitesse. Nous ne sommes pas contrés mais il n'en fallait pas plus. L'aile demandait par moment à être pilotée par ses mouvements de tangage ou de roulis. Le vol a duré un petit quart d'heure avec un bon moment à voler sur les flots et à virer pour ne pas tarder à poser car je me méfiais tout de même de cette aérologie devenue un tant soit peu calme. Brico s'est comporter comme un vrai copilote. Bien à l'écoute de ce qui se passait et attentif au déco comme à l'attero. Le posé fut aussi correct que le décollage. Nous retenons sur la plage cette fabuleuse journée qui se traduit simplement par des moments simples à vivre mais avec des efforts qui rendent tant de plaisirs. La vie loin de tout stress urbain, loin de toute fioriture qui ne servent à rien hormis se gargariser comme des paons mais qui finalement n'est que poudre aux yeux à notre niveau. Le plaisir, la joie, le bonheur simple loin de toutes concurences ou comparaisons futiles sont des moments extraordinaires qu'il faut vivre pour comprendre (quand on veut ou qu'on peut comprendre bien sûr). Heureux comme des enfants ? on peut presque le dire, c'est dire qu'il nous en faut peu à part faire des efforts .. aller chercher le bonheur simplement. @ très bientôt Brico pour d'autres aventures !!


28 octobre 2007: Après le taf, nous montons avec ma fille Aurélie et Nabil au site du Mont Gros afin de faire un ou deux biplaces. Ce sera ni l'un et encore moins l'autre. Les conditions ne sont pas bonnes et il y a beaucoup de pilotes qui attendent de meilleures conditions pour décoller....., des conditions qui ne viendront jamais ce qui a pour conséquence une attente de certains pilotes. Comme je le sentais, les conditions ne feront que s'empiraient et attendre est de bien loin la bonne solution. Bref, étaler l'aile biplace est impossible. Il fallait attendre que les squatter de déco finissent par se persuader de décoller. Tant d'attente pour finalement les voir décoller à l'arrache et dans des conditions bien moins avantageuses que précédemment. Finalement, j'arrive à me trouver une place pour tenter le premier vol avec Aurélie, ma fille ainée. Je me prépare mais je me rends bien compte qu'il va falloir courir et surtout ne pas faiblir pour donner suffisamment de vitesse à mon aile afin de passer la rupture de pente dans des conditions acceptables. C'était pas jouer d'avance et je préviens ma fille de la course qu'il va falloir assumer et surtout de continuer à courir même si l'on se sent soulever car le risque de retoucher le sol est grand. Le message est bien compris et quand c'est le moment d'y aller, je mets la gomme tout comme ma fille pour lever l'aile. L'aile se lève en se faisant un prier (c'est normal vu l'absence de brise) et a failli nous dépasser. Au moment d'allonger le pas de course, ma fille glisse et chute vers l'avant sur la moquette. Je n'ai pu assumer le relais pour la prise en charge et bien sûr, je suis gênée par sa chute ... je tombe également avec l'aile toujours au-dessus de nos têtes. Nous avions mis l'énergie nécessaire mais la chute a avorté l'envol. Conclusion, je pense avoir mal géré mon passager et surtout n'avoir pu prendre le relais car il est clair que si j'avais utilisé une autre technique que de compter sur la seule course du passager, nous aurions pu finir la course pour nous envoler enfin. La deuxième tentative devait s'effectuer avec Nabil mais les conditions aérologiques se renforcèrent en Nord. Je finis par prendre la décision de plier l'aile (quelle sage décision). Je pense que c'est ce que j'ai fait de mieux dans cette perspective de vol.



Signes (Var)

20 et 21 octobre 2007: C'est le week end de l'examen "Qualification Biplace". Tout arrive au bout d'un certain temps...... Après une préparation pratique et théorique avec Pierre VERRIER à l'école CUMULUS de Gréolières, le temps était venu de me présenter à l'examen final. Un moment tant attendu mais en parallèle redouté par le résultat qui peut en résulter. Voilà, c'est fait et avec un succès au bout... YES !!. Ca a commancé le samedi matin, à 9 heures quand je me pointe devant l'école pour constater qu'elle est fermée. J'attends un certain temps et je commence à me poser de sérieuses questions de doute. Arrive un élève qui me dit que ça ne devrait pas voler vu la météo. Quand je lui dis que c'est pour la Qbi, il me dit qu'effectivement, il y a un message sur le répondeur de l'école. Celui-ci donne rendez-vous à 16h pour la théorie. Arf .... que vais-je faire pendant tout ce temps ? ben ... pas grand chose à part attendre 16 heures. Finalement j'en profite pour réviser la théorie, m'écouter du Johnny non stop dans mon auto et me taper des petits roupillons. 16 heures arrive, je me pointe à l'école. Tous les prétendants à l'examen étaient déjà là. On se déplace de l'école à la maison des associations pour l'examen théorique. Il n'y a pas de QCM mais 4 questions à développer: Les thèmes à développer sont: le cadre légal de la pratique du biplace, l'obligation d'un secours en biplace et la gestion du passager lors d'une ouverture de secours, un schéma simple des différents points caractéristiques d'une polaire des vitesses d'un biplace, la charge alaire, le facteur de charge et enfin, les différentes possibilités de positionnement du passager (par rapport au pilote, hauteur d'accrochage, système d'écarteurs avec leurs avantages et inconvénients de chacune d'elle lors du décollage, du vol et à l'atterrissage), .... J'avais à ces questions quelques idées pour prendre des points mais, insuffisamment riches pour penser que c'était dans la poche (le grand doute était là). Une fois le travail rendu c'est le retour sur Nice pour revenir le lendemain afin de passer la pratique. En effet, la météo s'améliore pour le dimanche et voler semble possible. Le rendez-vous était pour 8h45. J''étais donc présent le dimanche et il n'y avait aucun absent. On charge nos ailes biplace et nous montons au déco. Je fais binome avec Joss (Jocelin), un gars de 95 kilos pour 1m88. Je prends la décision de piloter en premier vu que j'ai l'habitude de décoller dans des conditions calmes à la Colmiane et à cette heure-ci, à Signes c'est calme. C'est Florence qui est au déco pour nous évaluer alors que Mr Doucet est à l'attero pour l'oeil critique également. Au déco, la plupart des stagiaires découvrent les lieux (j'en fait parti). Le groupe prend le temps d'apprécier la topographie environnementale. Une fois fait, il est temps de passer à l'action. Ce sont deux biplaces qui décollent avant moi ce qui me donne quelques renseignements sur le comportement des ailes dans la masse d'air. Je constate que les ailes s'enfoncent juste après le décollage. C'est à mon tour ! après avoir préparé mon aile en corolle, je fixe mon passager aux écarteurs tout en lui donnant les indications nécessaires pour le cap et la course et l'éventuel "stop" si nécessaire. J'attends un instant en position de départ un semblant de brise qui ne viendra jamais aussi, je préviens mon passager que le moment est imminent en lui disant "t'es prêt ?" Alors on y va ! et voila que l'on fait un pas vers l'avant pour faire monter l'aile et l'on enchaine le deuxième tout en donnant du poids à la ventrale pour aider l'aile à continuer à monter et à garder une certaine tension aux suspentes des élévateurs avants. L'aile arrive sur nos têtes, je la freine avec une temporisation et je dis "aller on court" mais je garde trop de frein, l'aile à du mal à nous suivre. On prend donc peu de vitesse tout en avancant vers la rupture de pente. Je vois bien qu'il n'y a pas assez de vitesse aussi je remonte les bras un peu trop rapidement ce qui provoque une petite abattée réduisant ainsi l'angle d'incidence d'où un enfoncement de l'aile vers le bas. Pour compenser cela, on accélère notre allure mais on rase les buissons qui se trouvent au bas de la pente du décollage. Waouh ... c'est pas top ça !!! et je ne suis pas content de moi car je sais déjà que ça ne va pas me donner de bons points tout ça. Bref, on est en l'air et on vole .... je relativise tout ça pour continuer le vol tout en pensant déjà l'atterrisage (lieu d'évaluation). Je fais une approche en quadrillant le terrain et je fais le choix d'une finale sans qu'il y ait de brise à l'attero. Je pose tout prêt de la cible assez content. L'évaluateur me fait part de ses remarques et me demande pourquoi j'ai posé dans ce sens alors que les autres pilotes ont posé en sens opposé. Je réponds que je me suis fier aux fumées de cheminée vu que la biroute pointait vers le bas. Il parait que j'ai posé avec un léger vent de cul et que je n'ai pas faite une longue finale avec un tout petit virage qui aurait pu ^petre éviter. La note qui m'est attribuée se situe entre 12 et 13. J'apprends par la suite que la note au déco est de 11 car j'ai fait quelques fautes techniques mais le gabarit de mon passager a été pris en compte. Pour mon deuxième vol, les conditions sont plus fortes au décollage et je me dois de faire un face-voile. Mon passager est intrigué que je lui demande de se mettre face à la voile comme moi (ce n'est pas sa technique). je le rassure en lui disant que ça fait très bien comme ça et qu'il n'a pas de soucis à avoir car c'est comme cela que j'ao appris. Bref, je lui donne comme indication qu'il faut faire un pas en arrière pour enclencher la montée d'aile et qu'ensuite on va vers l'aile pour amortir la vitesse, contrôler l'aile et ensuite on se tournera. Le passager (Joss) s'adapte et se montre à l'écoute de mes consignes. "T'es prêt ?" ... "Allez, on recule d'un pas" et voila que l'aile nous tracte vers elle "on avance sous l'aile" et là je freine l'aile pour la contrôler. A cet instant quand je me retourne je suis soulevé et je n'ai plus de contact au sol (mon passager oui). J'ai comme réflexe de chercher à descendre mon poids vers le sol du coup, je me retrouve assis et mon passager debout. De cette position, je lève les yeux et je regarde mon aile comment elle se comporte .. elle est stable au-dessus de ma tête en statique de par le freinage que je lui donne. Je me relève aussitôt et je temporise en statique l'aile au-dessus de nos êtes (tout le monde est debout et l(aile n'attend qu'une chose: que je lui donne l'indication d'avancer)pour bien démontrer que j'ai repris le contrôle de tout. Je dis à mon passage "Allez .. on y va" et nous voila à enclencher les pas d'envol qu'il faut pour se retrouver à décoller. Pas très académique tout ça mais je me suis dit que j'ai maitrisé ce temps de flottement et qu'aucune mise en danger a été développer. En l'air, je repense à ce décollage qui le dit qu'il y a encore du travail à faire en biplace pour ne pas subir une quelconque étape qui compose une montée d'aile apr brise forte. De toute manière, il faut que je passe à autre chose: l'atterrissage et tout ce qui le prépare. Mon approche est différente de la première. Je ne longe pas le terrain mais je vais jouer un peu éloigner de celui-ci pour perdre de l'altitude car les conditions sont différentes (la masse d'air est plus porteuse et plus chahuteuse). Il y a des ailes (des élèves en l'air) qui se font un peu secouer par une masse d'air plus bouillonnante. Une aile se trouve à un même niveau que moi en approche. Il est question de se partager le terrain. je choisi de travailler à gauche d'autant que lui est à ma droite. Je gère cela en prenant le risque d'être hors zone des marquages définis par les examinateurs même si cela me coutera Zéro comme il a été dit (pas question de faire un abordage avec une aile pilotée par un élève qui semble avoir des difficultés à tenir l'aile. Je m'en sors bien puisque je reste dans ce fameux triangle (un à sa limite mais dedans éh éh . Ma note est de 15 sur 20. Pour le déco, j'apprends par la suite que j'ai obtenu qu'une toute petite moyenne (10 sur 20). Le fait de me retrouver assis a été bien sûr à ma défaveur mais le contrôle de mon aile dans une situation un peu scabreuse a permis de démontrer que je restais maître d'une situation délicate d'autant que l'envol fut très propre. Finalité, j'ai obtenu 12 sur 20 sur la totalité des points (théorie et pratique confondus). je suis satisfait même si j'aurai préféré avoir une note plsu élogieuse. Il faut savoir resté réaliste et continuer à travailler pour toujours progresser et rester dans le coup. C'est une question de sécurité. Le travail et encore le travail !! Bon allez .... je me félicite de ma réussite et merci encore à tous ceux qui ont contribué à me préparer pour réussir cet examen !!l


Colmiane

19 octobre 2007: C'est vendredi, je suis de repos et en plus, il fait beau. Je peux donc appliquer mes prévisions: voler à la Colmiane pour travailler encore un peu la pratique en biplace pour ce fameux examen qui pointe son nez tout près tout près. Stéphane, comme d'accoutumé répond présent à être à mes côtés et jouer le passager. Nicolas doit également arriver mais il me prévient qu'il accusera un petit retard. Avec Steph, nous montons au déco du Pic pour faire le premier vol. A peine arrivé au déco, je constate une biroute franchement annonciatrice d'une brise montante alors qu'il est à peine 10h45. Hummm.. cela me laisse perplexe et je pense à un bon rouleau consécutif à de l'Est. Je vais donc voir un peu plus haut si mon analyse est bonne. Bingo, c'est de l'Est qui rentre et au déco, la biroute recevait bien sûr le retour de ce vent. Vu l'ensoleillement, je percevais que cette condition ne devrait pas faire long feu grace à la brise de vallée qui ne tarderait pas à s'imposer. Effectivement, il n'a pas fallu grand moment pour qu'une vraie brise de pente vienne lécher le déco. J'installe le matos et le passager et hop ... aussitôt en l'air je propose les commandes à Stephane qui les accepte volontier. Ce fut un plouf mais, je suis très satisfait de ce vol puisque mon objectif est de parfaire mes décos et atterros. J'ai bien décollé et posé mon ami Stephane (objectif atteint donc). Le deuxième vol se fait avec Nicolas qui, entre temps, était arrivé d'Isola 2000. C'est une première pour moi comme pour Nico de voler en biplace ensemble. Nicolas ne manifeste aucune inquiétude et joue bien le rôle de passager. Le décollage se fait avec l'idée de temporiser un peu plus l'aile au-dessus de nos têtes pour un meilleur contrôle. Tout cela fait, nous ne tardons pas à nous mettre en l'air après une petite course. Une fois en l'air, je ne tarde pas à proposer également à Nicolas de prendre les commandes qu'il accepte aussi bien volontier.Ce fut cool ! je reprends juste les commandes pour assurer la finale et le posé qui se fait sans encombre également. Tout le monde est satisfait, moi le premier. Le troisième vol se fait de nouveau avec Steph et toujours du Pic. On essaye le face voile cette fois-ci mais vu les conditions mollassonnes et une mauvaise gestion de la suspente du frein droit a fait avorter la montée d'aile. Retour donc au bon vieux dos-voile qui a très bien fonctionné jusqu'ici. C'est parti pour le troisième et dernier vol de la journée avant l'examen. Après installation de l'aile, vérification de matériel et accrochage du pilote au harmais rigide, je donne les dernières informations au passager et hop, je lui demande de commencer à avancer tranquille vers le cap que je lui ai indiqué et moi, je me concentre sur le levée d'aile afin de l'amener tranquillement au-dessus de nos têtes. Le temps temporisation assez bien respecté, je lache l'infos d'accentuer la course tout en maintenant du frein pour que mademoiselle Orca ne lui prenne pas la lobie de venir nous dépasser. En quelques pas, nous voici décoller du sol et entrain de faire notre dernier envol du jour, pour cotoyer quelques bullettes et bulles venant secouer notre aile une fois à droite, une fois à gauche mais pas suffisamment organisé et installé pour que nous puissions grimper véritablement dans la masse d'air. Ce fut le vol le plus long et le posé fut fait également avec une finale que je considère suffisamment longue pour que ça soit propre et sans danger pour le passager et moi même. Merci à Nicolas qui vole avec une Synergie 2 et Stephane qui m'ont donné un bon coup de main au cours de cette journée bien particulière pour moi. Cette ronde à trois vols s'est terminée chez Simone et Charlie pour savourer bière, panaché et tisane. Ce fut ma tournée Yep ! Je remercie aussi tous ceux qui se sont prêtés à ma formation QBi comme Stephane, Bricolo, Manu, Nabil, Aurélie, Emilie, Clément, Seb, Sylvie, Vincent, Laurent, Marc, Romain. J'espère maintenant redescendre avec ma QBi pour profiter pleinement de mon biplace.


Le Mont Giraut

13 octobre 2007: En cette belle journée annoncée par météo France, je me rends à l'attéro de Soun Dal Pra pour 7 heures du mat. Cette fois-ci, je ne suis pas en retard. Brico arrive juste après moi. Je charge le matos dans la benne du camion et Hop ... nous voila partis en direction du parking de Veillos. Une fois arrivée, le jour pointe à peine. Nous décidons de continuer le chemin à pieds en suivant la route qui mène à Veillos 2 (les parapentistes du coin connaissent bien). Brico ne l'avait jamais foulée alors nous faisons un petit détours pour que cela soit fait. C'est sa première découverte de la journée pas moi .. ( ah si ... j'avais découvert à la sortie du camion que j'avais oublié ma combinaison dans l'Aspen ... donc pas de combi et donc pas de gants ... c'est chaud non ?... J'assume et je me refuse d'avoir froid). On continue le chemin pour rejoindre ... euh ... on ne sait pas encore ... le Pépoiri ? le Giraut ? le Petoumier ? Veren ben allez .... on marche .. le soleil n'est pas encore sur nous. Il arrive pourtant le temps de prendre une décision car lou camin nous impose un choix. Brico pense dans un premier temps que j'avais dit Pépoiri et m'indique de prendre à droite. Pas trop envie moi, je cible le Giraut (on ne l'a jamais fait). Content de ma réponse car, Brico avait envie aussi de décoller du Giraut (pas contrariant mon ami Brico éh éh ...) Quel binome !!! Hop, on prend à gauche et persigamos lou camin de deux paumés bipèdes voulant se transformer un laps de temps en oiseaux. Belle idée quand même !. On vise donc le col de Ferrière et ensuite la crête sensée nous guider jusqu'au Mont Giraud. Entre temps nous sommes passés sur la jetée du lac des Milles Fonts et ensuite, tout près d'un petit lac bien naturel celui-là. 2h 30 de marche et mon pied droit commence à m'éclairer par une ampoule qui se forme au talon. Ce n'est pas cela qui va m'arrêter de toute façon. Le but n'est pas encore atteint et l'on entend par trois fois le claquement d'un bruit sourd qui nous dit qu'il y a des chasseurs dans le coin. On finit d'ailleurs à en croiser un qui, jumelle rivée à ses yeux, surveiller un autre chasseur parti vers le Giraud pour tenter d'abattre un chamois blessé (ils ne l'ont pas eu du premier coup). Le Chamois sera tué au prochain coup de fusil. Le "tueur chasseur" s'en excusera pour avoir offert ce spectacle désolant (il semblait sincère). A chacun son sport mais moi, je préfère voler aux côtés des oiseaux ou marcher aux côtés des cervidés plutôt que de chercher à les tuer (sans jugement de valeur). Alors avec mon ami Brico et mon ampoule, nous poursuivons notre objectif pour finalement gravir les derniers mètres qui nous mènent au sommet et atteindre l'objectif fixé (plus de 3h 00 de marche). Reste à voler et ce n'est pas gagné. C'est le Nord qui nous fait dire cela. Vent de cul, décoller du sommet du Giraut c'est pas très sérieux pour la sécurité. On pose donc un bon moment (près d'une heure). Brico s'est même tapé un petit pénec (il ronfle le coquin) alors que moi, je me faisais bronzer le minois (mais non pas le chinois). Finalement, une petite brisette de face est venue ma caresser le visage ce qui a eu pour effet de nous animer. Eh eh ... certainement un petit retour du Nord sur la pente car, ailes sorties, les bords d'attaque avaient plutôt tendance à dégringoler. Je propose à Brico de descendre plus bas dans la pente car c'est clair qu'au sommet ... c'est rapé pour un bon moment. Je m'essaye à deux reprises et effectivement, la brise en Est était un retour du Nord. Il y avait une solution, c'était d'attendre que le Nord faiblisse un laps de temps pour avoir une aérologie plus saine pour l'envol et après, loin du relief, il ne devrait plus y avoir de problème (il fallait seulement compter sur la finesse de nos ailes si pas de thermique). Mon choix fut le bon puisque dès que l'occasion s'est présentée à moi et à mon aile, je la lève, je la contrôle, je regarde ce qui se passe (comment elle réagit) et la sentant bonne celle là, je déballe la pente avec mon ultralite en direction du petit col de la Raya (à droite). Une fois décollé, j'ai pris une bonne bouffe qui me monta de quelques dizaines de mètres... ouf !! c'est sur que c'est gagné. Tout de même craintif de l'après bouffe, je suis aux aguets pour tenir l'aile au cas où (turbulences, grosse dégeulante.....). Ben non, tout c'est bien passé et surtout aérologie plutôt calme ce qui m'a permis de lacher mes commandes et m'occuper de mon appareil photos pour clichés et vidéos (photos et vidéos). J'ai pris la direction de la Bolline pour contourner le relief à l'Ouest de la Raya, puis je passe devant la Raya (face Sud), école d'escalade et rentrée au terrain tranquillou. Voila un super vol qui est composé d'une premiere pour le décollage à partir du sommet du Mont Giraut. Brico quant à lui, a posé quelques temps après moi, en se montrant tout aussi heureux que moi. Trop cool cette journée !!!


Pic de la Colmiane


11 octobre 2007: Je monte spécialement à la Colmiane pour me préparer spécifiquement à l'examen final de biplaceur. Une nouvelle fois Steph répond présent pour faire le passager. Nous montons au déco du Pic et la tendance Est est bien là. Il fallu attendre un certain temps pour que ça s'installe en Ouest. Après avoir préparé le matériel et le pilote pour l'envol, nous attendons le bon moment pour lnous envoler. Alain est au déco pour m'assister si besoin et Gaby à l'attero parès avoir fait un biplace professionnel. La brise se présente de face et je décide d'envoyer la bête en l'air pour l'envol. Stéphane comme toujours assure une bonne course alors que moi, je m'assois un peu trop rapidement ce qui veut dire que si il y a problème à la course finale, je ne suis plus en état de contrôler quoi que ce soit. Bref, le décollage se ffait très bien et l'atterrissage sans encombre. Le deuxième vol se fait également du Pic,. Je me fixe comme objectif f'assurer la course jusqu'au bout et c'est ce que j'ai fait même si je n'ai pas eu besoin d'intervenir du fait que Steph a bien assurer comme d'habitude. Nous avons joués avec la masse d'air pour rester le plus longtemps possible en allant voir un peu du côté du col et de la Via ferrata. malheureusemenb, la msse d'air n'était pas suffisamment porteuse pour que je puisse insister dans ce coins avec un passager. Je décide donc d'aller poser à l'attero sans trop attendre pour m'assurer une approche sécurisante et une finale digne de ce nom. Cette fois-ci, c'est l'atterrissage (contre toute attente) qui a un peu foiré et mon passager n'ayant pu rester debout a fini sur les genoux (à mon avis, j'ai mal dosé le freinage). Ma journée de vol s'est terminée au restaurant Edelweiss de chez Gilles et Sonia où un bon petit repoas nous a bien rempli la panse et surtout ... un bonne blanche à éponger ma soif. Un grand merci à Stephane pour m'avoir accompagné dans les airs pour ces deux vols formateurs. Une petite vidéo du décollage où Steph a vraiment pris son pied !!


Cagnourine (Tende)

08 octobre 2007: Il était question bien sûr de voler sur Tende si le temps le permettait mais avant cela, nous sommes allés faire une petite rando du côté de Morignole pour prendre lou camin du Mont Bertrand. Une petite rando qui n'est pas allée jusqu'au bout car je n'aurai pas eu le temps d'aller voler sur Cagnourina. Bref, après cette petite escapade pédestre, c'est à Cagnourine que je me suis rendu ave ma femme et Attila (le chien) afin de faire un petit vol. Ciel bleu et brise étaient au rendez-vous pour me permettre de voleter au-devant et au-dessus du décollage perché à 1 110 m et qui surplombe le village de Tende logé à 815 m d'altitude. Il y a donc un dénivelé de 200 m, mais pas question d'aller poser au village car l'attero, .... c'est le déco. Il est donc important de bien analyser l'aérologie pour savoir si oui ou non, il y a assez de portance pour pouvoir reposer à l'endroit où l'on s'envole (gare aux déboires du hasard). Alors bien sur, je prends le temps de mesurer le pour et le contre. Après réflexion, je déballe le matos, je me solidarise avec ma sellette et mon aile, j'analyse de nouveau ce que je vois et ressens, je prégonfle mon Aspen, je la lève dans la masse d'air et je vois que mon aile ne demande qu'à monter alors ... je fais quelques pas (2 je crois bien..) et mes pieds se soulèvent du sol. Je laisse voler mon aile pour l'envol et me voila transformer en rapace qui survole son aire. Mon épouse prend quelques photos et se retrouve assez vite avec un appareil photo qui contient une carte mémoire pleine. Dommage pour les photos mais quelle chance de voler encore en octobre sur ce site. Il ne fait pas froid et le soleil est là pour créer la convection suffisante pour déplacer les masses d'air vers le haut. Je sens que je peux rester le temps que je veux dans ce coin magique mais pas de thermique pour prendre du gaz et tenter d'aller voir ailleurs. C'est pas grave, je reste un petit moment en l'air et je repose au déco quelques temps plus tard. Ma grande satisfaction a été d'avoir pu me mettre dans les airs pour voler. Une fois fait, je pense à redescandre pour rejoindre ma femme qui patientait au déco pour que je la rejoigne. Elle n'est pas belle la vie ? Pour ce qui est d'un croos sur Tende ce sera bien sûr pour une prochaine fois quand les conditions et le temps me le permettront.




Roquebrune

05 octobre 2007: Ce n'est qu'en fin de journée après une journée de travail que je me rends au déco du Mont Gros. Pendant que je sors mon biplace pour faire un bi avec mon ami Brico, Alex et Christian arrivent pour récupérer un véhicule laissé près du déco. Salutations faites, ils me disent que j'arrive un peu tard en regard de la biroute qui montre une fois du Nord et une fois de l'Est. Optimiste je me rends tout de même au déco. Je constate un léger Nord donc difficile à envisager de décoller avec ces conditions. De plus, de la brume vient quelque peu camoufler le paysage mais on voit tout de même la plage. Cette brume, s'épaissit puis se désagrège et se reforme. Ce cycle se refait de manière assez régulière. Le brise remonte les pentes en Est puis en Ouest et après en Sud puis ça revient en Nord etc .... Arrive enfin Brico (accompagné de Sally) et Patricia. J'hésite comment orienter l'aile mais finalement, on décolle en Ouest sans brise. Je préviens Brico de prendre le cap sur la piscine couverte de Monaco et qu'il faudra assurer une bonne course tout en s'interdisant de s'assoir avant d'avoir quitter (assez loin) le relief. C'est quand il n'y a pas de brise du tout, que je choisis de décoller car parfois, ça rentre par derrière. Le lever d'aile s'est fait sans encombre et facilement, contrôle, course et déco furent aisés. Quelle aile alors !! ... et quel passager !! ... et quel pilote (le roi du plouf en ce moment) !!! Quel bonheur de se retrouver à deux en l'air pour faire découvrir un coin jamais survoler par Brico (village cap martin). Le vol fut bien sûr court mais il se passa très bien en posant en direction Est. Voila encore un vol qui restera dans ma mémoire de débutant. Merci Brico et Patricia pour avoir rendu possible ce vol biplace !.

03 octobre 2007: Avec Fifou, c'est sur le site de Roquebrune que je vais voler pour la première fois en pleine journée en ce début de saison sur ce site site bien spécifique. Mais avant, j'avais à faire changer le pneu avant de ma CBR 1100 xx qui était usé à "la corde" (le mot n'est pas de trop). La journée commence donc fort dans une course à la montre pour ne pas arriver trop tard sur le Mont Gros. J'ai réussi à rester dans le tempo que nous nous étions fixés avec Fifou (10h30) à l'emplacement de la navette de la plage du Golfe bleu. Le ciel était plus blanc que bleu avec les cirrus qui remplissaient de plus en plus le ciel. Pas bon ça pour la convection. On imagine donc un plouf. Il n'y avait pas d'aile en l'air et nous commencions à penser que nous étions seul. En approchant du déco, on s'apperçoit que seul n'existe plus sur le site lorsque celui-ci est ouvert en journée. Il y avait visiblement une école Allemande et l'on redécouvre des décollages à l'arrache pour certains mais bon ... ça décolle tant bien que mal. Après avoir regardé deux ou trois pilotes décoller, j'invite Fifou à faire de même car de toute manière, le ciel n'ira pas au bleu ... bien au contraire. "Ok... j'y vais aussi !" dit Fifou ....et hop, nous voila à déballer nos ailes sur la belle moquette bien verte du déco. Je suis le plus prompt pour m'envoler. C'est un décollage en deux étapes que je fais en versant Est avec une brise bien faible mais présente. La première montée de l'aile fut un échec (l'aile n'était pas montée au dessus de ma tête alors que je m'étais déjà retournée). La deuxième tentative fut beaucoup plus académique avec une montée d'aile jusqu'au dessus de ma tête, une temporisation pour un control visuelle de l'aile et de son cone de suspentage, pour une stabilisation suivi d'un retourné avec dosage de pression de la ventrale pour éviter tout écroulement de l'aile ou de son bord d'attaque, un contrôle stable de l'aile en étant face à la pente pour décider tranquillement si la décision de décoller est la bonne et hop, la course est engagé tranquillement et progressivement comme j'aime désormais faire. Une montée de l'aile se fait écarté du relief par du dynamique puis que des bulettes qui ne me permettent pas de prendre du gain. Le vol à duré un peu moins d'un quart d'heure (pas mieux que les vols de soir précédents sur le site) quand j'ai posé sur la plage du Golfe Bleu. Une fois les ailes pliées, Fifou se rend compte qu'il a laissé ses clefs dans ma voiture donc, pas de possibilité à remonter au déco de nos propres moyens. L'équipe d'Ozone (Jerome Canaud, David Dagaut, ... ) était là à voler pour tester quelques modifs sur l'Ultralight 16 m2 (waouhhh ... pas beaucoup de surface ça). Comme il remonte au déco, je profite du voyage pour remonter avec eux afin de récupérer mon auto. Fifou quant à lui, attend tranquilou avec les ailes que je revienne. Voila, une toute petite journée de vol libre .... pour voleter juste le temps de se rafraichir les mains dans un milieu aérien encore bien doux pour la saison. Il y avait d'ailleurs encore des baigneurs qui profitaient de cette journée quelque peu ensoleillée.


La Colmiane

29 septembre 2007: Il fait encore nuit quand j'arrive à l'attero où Brico m'attendait dans son camion. J'accuse un petit retard sur l'heure du rendez-vous (je n'aime pas ça). Il est 7h10 lorsque nous démarrons pour rejoindre le déco de la Balme. Quoi de mieux qu'une petite rando pédestre en prémisce d'un décollage avec nos ailes que nous chérissons tant ? Malgré mon goût à l'effort, je sens bien que je ne suis pas dans mon assiette physiquement et qui n'est pas bien dans son corps n'est pas bien dans sa tête. J'ai du mal à faire des efforts car je sens une grosse fatigue sur moi. C'est avec pas mal de plaintes que j'arrive au but: le déco de la Balme. AvecBrico, nous constatons que le déco est fortement alimenté par un vent froid. Nous ressentons également des accélérations qui portent le nom de "rafales". Ces rafales viennent nous fouetter le visage déjà un peu meurtri par le froid (surtout au niveau des oreilles). On fait la grimace car, il est clair qu'avec ces conditions, pas question de se mettre en l'air. Nous allons nous protéger du vent en versant Est afin de voir l'évolution. Une demi-heure d'attente et pas de changement aérologique. Nous décidons de redescendre à pieds, nos ailes restent dans leur sac de portage. Arrivé au col (la Colmiane), Brico prend possession de sa nouvelle aile (Bohème de chez Dudek) qu'il utilisera désormais pour faire les randos. Elle fait 2 kilos de moins que sa Prymus 2. Brico va faire connaissance avec "aile" sur l'attero de St Dalmas ... je l'accompagne bien volontiers (c'est toujours un grand moment de déployer une aile neuve, de la toucher, de la regarder et déjà de se projeter sous elle lors d'un prochain "rando/vol"). Quelques gonflages faits, l'aile est remise dans son sac pour un prochain déploiement mais cette fois-là .... pour voler. Quant à moi, je décide de rentrer sur Nice car les conditions ne s'arrangent pas voire se dégradent. Il suffit de regarder les manches à air à l'attero pour comprendre que c'est une sale journée pour le vol libre. Bye bye .... et hop via Nissa. Qui a dit que le parapente est dangereux ?? Ah oui ? euhhhh ... y a pas que ça ... en tout cas, j'ai eu deux grosses peur dans ma vie. Elles se sont toutes passées sur la route ou sur terre et non dans les airs sustenté sous mon parapente. La première fois fut à vélo. Je descendais justement de la Colmiane. L'objet de ma peur fut un camion de chantier qui avait pris à la corde un virage sans qu'il m'ait vu. J'ai du me jeter (mon vélo et moi) complètement à droite pour éviter de passer sous ses roues (on les voit très très grosses les roues quand ça vous arrive .... je peux vous dire). La deuxième fois fut aujourd'hui ....., l'objet de ma peur ? une voiture complètement à gauche dans un virage et me venait en face sans réagir comme si le conducteur ne me voyait pas (ça fait drôle de voir ça !). Je ralenti et je jette un coup de volant à droite pour serrer au max la paroi rocheuse qui bordait la route afin d'éviter cette voiture aveugle. Un bruit sec se fait retentir. Ce sont deux rétroviseurs qui se sont embrassés fougeusement. Très en colère (la peur fut pour quelque chose), je fais marche arrière jusqu'à la voiture qui s'était également arrêtée un peu plus haut. Je me dis que cette fois-ci s'en est trop de ces chauffards qui se croyent seuls sur la route et mettent en péril les autres. Une fois arrivé à la hauteur de la voiture, je découvre une femme d'un âge bien avancé qui attendait ce que j'allais lui dire. J'étais surpris de voir cette personne toute ébahie qui semblait vraiment ne pas comprendre ce qui s'était réellement passé. Je lui vocifère son comportement dangereux et son manque total de réaction pour éviter le choc. Je lui dis qu'elle représente un réel danger et qu'elle devrait cesser de conduire pour éviter le pire. Elle se contenta de me montrer une pièce visiblement cassée de son rétroviseur tout en me disant que j'en étais le fautif. Houla la la ... ma colère monte d'un cran mais ne voulant pas être irrespectueux, je cesse de m'adresser à cette dame qui semblait ne pas entendre ce que je lui disais, ne pas comprendre ou ne réalisait pas ... je préfère sortir de cette situation pour baisser la tension qu'elle avait provoqué en moi. Une file de voiture était suiveuse de cette dame. Je lache aux deux voitures suiveuses les raisons de ma colère et la peur que je venais de vivre. L'un d'eux me dit qu'il avait aussi repéré, en la suivant, ce même comportement dangereux qu'elle avait sur la route. Bref ... tout ça pour dire, que certains préjugent notre sport comme une activité à haut risque mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que nous en sommes conscients et de ce fait, nous sommes vigilants à ne pas être dangereux pour soi et pour les autres. A contrario, sur la route le danger peut venir à tout moment sans que vous puissiez faire quoi que ce soit ! En voiture, je suis très inquiet et je me sens vraiment en danger. Il n'y a qu'à regarder le nombre de véhicules qui coupent les virages sans visibilité !! ça devient vraiment incroyable mais le pire, c'est que ces personnes là vous disent "mais c'est vous qui étiez à gauche !". ....... malheuuuuurrrrrrrr !!!!!!!


Roquebrune

24 septembre 2007: Rebelote..... après le taf, hop .... via le Mont Gros et pourquoi faire ? ben pour voler pardi ouais mais ..... avec qui ? ben .... avec mon ami Brico accompagné de son épouse et de Sally. Il a fallu choisir le bon moment pour décoller car une nouvelle fois, la tendance était cul (Nord). Et oui ... voler à 18h un lundi 24 septembre à Roquebrune, ce n'est pas le rodéo ... ce sont des vols pour les tafinettes hihihihi !! Tafiolette ou pas ... j'ai eu grand plaisir à faire la mouette dans l'embrun marin. Bref ... des vols comme ça, j'en redemande à "tire larigo". Je ne cherche pas à jouer aux grosses burnes ... je ne cherche pas à épater la galerie ou à prouver je ne sais quoi à l'autre. Je ne cherche qu'à me faire plaisir et je reste fidèle au texte d'accueil de ce site. Je ne veux pas évoluer ? ooohhhh oui ...... mais comme je le veux moi ! ça veut dire quoi ? ben que je n'ai rien à prouver aux autres et que si je vole, ce n'est seulement que pour moi !!! hihihi Euh...... en lisant cela, certains ne pourraient pas suivre. Pourquoi cette réfléxion ? ...... Simplement parce qu'il est bon de revenir sur terre et de ne pas se prendre pour un oiseau que je ne serai jamais. Question de longétivité dans la discipline ... question d'humilité .... Les chaussures ne me feront jamais mal aux chevilles et j'espère aussi que la souplesse de mon esprit ne se durcisse pas au fil du temps (je n'ai pas envie de devenir con). Plus de 500 vols, et je ne fais toujours pas de salto, d'hélico, de wagas, de 360 vertigineux, ... Je suis vraiment mauvais pourrais-je me dire ...... finalement, pourquoi je ne me pose pas la question ? hein ? peur de penser que je suis mauvais ? une reflexion qui m'a traversé l'esprit et qui, finalement, a fini au placard (rangée dans ma tête). A mon âge, je n'ai rien à prouver à qui que ce soit sauf à moi, simplement pour me dire que je suis encore capable d'éprouver du plaisir à FAIRE et à ÊTRE et seulement cela. Youpi !!!!! Ah au fait ... j'ai fait un vol super sympa ce soir..... pourtant il n'a duré que 11 minutes et je n'ai pas mieux fait que Brico le coquin (je l'aime bien celui-là). Je partage ma joie à qui veut bien éh éh.

23 septembre 2007: Après une journée de Taf, je vais prendre mon aile biplace et je monte rejoindre le déco du Mont Gros avec ma femme, ma fille Aurélie, Nabil et Attila pour voler. Avec Brico, nous nous sommes donnés rendez-vous entre 17h et 17h30 malgré la mauvaise nouvelle annoncée par la balise (Nord-Est). Optimiste, je dis à Brico que l'on verra bien sur place. Quand j'arrive au déco, je vois une biroute qui confirme la balise précédemment prise. Je prépare Nabil à gérer la frustration qui se pointe certainement dans nos têtes, en lui expliquant qu'avant toute chose, la sécurité ne se négocie pas. Il n'a aucun problème avec cela et l'on parle déjà d'une prochaine fois. Ceci dit, je ne désarme jamais et je me dis que, vu la faible brise descendente constatée, il pourrait qu'une petite inversion des choses fasse que le décollage puisse devenir possible à un moment ou à un autre. C'est vers 17h30 que Brico arrive avec ses amis, sa femme et Sally leur chienne. Brico semble assez désespéré de voir cette biroute nous dire que, la brise n'est pas favorable. Je le rassure en lui disant qu'un vol est possible en Est, mais cela ne semble pas le décidé de se mettre en l'air pour autant. Bref ..... on se montre patient en se fixant 18 heures comme dernier Cara pour un envol dans des conditions acceptables. La patience et surtout la sagesse, nous a permis d'effectuer un vol avec des conditions satisfaisantes pour ne pas risquer un quelconque danger (pourtant c'était mal parti à notre arrivée). C'est Brico qui est parti en premier en profitant d'une bonne petite brise bien de face en Est. Brico, nous a fait un super décollage !! Placé plus haut que lui, j'attendais son envol pour que nous puissions faire notre course à deux afin de donner la vitesse suffisante à l'aile de manière à ce qu'elle vole et nous prenne en charge. Nous avons du patienter un certain moment avant de s'élancer pour lever l'aile. En effet, la brise était de travers gauche (Nord-Est). Je dis à Nabil "pas question de tenter de décoller avec ses conditions !!" On attend une amélioration des conditions et si négatif, on plie l'aile !" - "pas de souci Polo" me dit-il... et l'on patiente un certain temps. Nous aurions pu désespérer mais ..... je savais ... je percevais que ça allait venir. Je demande à Bernard, l'ami de Brico, de m'indiquer comment il percevait la brise au bas de la pente. Il cherche et dans un premier temps il me dit "c'est travers gauche en Est" J'avais bien vu son positionnement et confirme ma perception. .. puis, il enchérit "il n'y a plus rien .." J'avais bien vu que les flemmèches pointaient vers le bas. Tiens tiens ... interessant ça !!! si il n'y a pas de brise ben ... c'est l'occasion de la créer en courant. C'est toujours mieux qu'une brise qui rentre de travers surtout à Roquebrune !!! éh éh !!! Alors voilà ... je préviens mon passager qu'il va falloir bien courir pour donner suffisamment de vitesse à l'aile afin qu'elle vole et surtout, jusqu'à loin du relief (pas question de faire le fainéant). Super mon passager car, il a assuré grave. Bref, le déco s'est passé ainsi: "Nabil t'es prêt ?" - "Oui Polo !" - "Ben on y va ! ... avance ! ... mais la gomme ! ... Allez Allez ! ... super !! ça va faire !!!" et hop loin du relief "c'est top.... tu peux t'assoir !! éh éh !!" et nous voila en train de voler en direction du village puis sur le cap, la mer et enfin la plage pour poser. Je viens de faire mon premier biplace sur ce site. Youpi !!!!! c'est toujours très bon une première. Vive les baptêmes .... Nabil était surper content d'avoir survoler la mer. Le prochain vol, c'est pour mes enfants (Emile et Aurélie). Finalement, Brico a pu faire son 100 ième vol et moi, mon premier biplace sur le site. Nous étions heureux (comme d'hab lol). Avec Brico, c'est si simple et toujours un moment agréable à partager car on remet toujours quelque chose à un lendemain ....


21 septembre 2007: Avec Brico, nous nous sommes donnés rendez-vous au Mont Gros pour un vol du soir entre terre et mer. Il est 17h10 quand j'arrive au déco. Il n'y a pas de parapentiste... seul un couple qui papote sur un rocher à contrebas de la pente du déco est là. Je vais vers eux pour papoter à mon tour et ensuite, je vais déballer l'aile pour faire quelques gonflages afin d'attendre, occupé, mon ami Bernard. Il ne tarde pas à arriver accompagné de Patricia son épouse et leur chienne. Je fais quelques gonflages, au sol .. je me fais arracher du sol un instant pour me retrouver assis sur la pelouse synthétique avec mon aile sur la tête qui ne demande qu'à voler. Je l'affale, pour me replacer sur le déco car je gênais sérieusement Bricolo en mettant mon aile sur la sienne. Je me place donc en avant de lui avec une orientation ouest, pour lever l'aile et finalement décoller en toute paisibilité. Une fois en l'air, je tente d'enrouler au devant du déco mais ça ne faisait pas. Je décide alors d'aller sur le village qui prolonge le Cap Martin et ensuite longer le relief du cap. Ca tient assez bien mais aucune ascendance à cette heure assez tardive. Je flane dans le coin un certain temps puis je vais poser aussi tranquille que j'ai décollé. J'en ai profité pour lâcher les commandes afin de prendre quelques photos qui immortalisent ces moments. On peut voir Bricolo qui est à l'opposé de moi, beaucoup plus à l'Ouest. On se parle à la radio pour se dire que les moments que nous sommes en train de vivre sont fabuleux par la douceur du vol qui nous rend heureux. Une fois posé, les grands sourires qui illuminent nos visages en disent long et remplacent bien largement toutes les palabres trop souvent inutiles que l'on peut dire à l'attero. Ceci dit, nous avons échangé tout de même nos sensations au point de remonter au déco pour, si c'est possible, revivre ces bons moments. Malheureusement, la brise s'est inversée et le Nord rentrait suffisamment trop pour empêcher de décoller en toute sécurité. Je n'avais pas l'intention de décoller mais j'avais pris le temps de me placer pour prendre quelques clichés du décollage de Brico. Sa tentative, ne fut pas suffisamment concluante pour qu'il aille jusqu'au bout de la course. En effet, Brico avait senti son aile très faiblarde à se lever ce qui l'a incité à avorter sagement le décollage. Brico remballe son aile et hop ... retour à nos véhicules pour rentrer tout de même combler à la maison. Voila encore un bon moment partager entre ciel et terre... et Brico.le site de Gourdon et de Gréolières


Greolières

20 septembre 2007: Avec Brico, nous nous sommes donnés rendez-vous à l'attero de Gréolières à 9 heures. Moi, pour ma formation QBi et Brico pour qu'il découvre le site. Je n'ai pas fait un vol de la journée car la pente école, pour travailler le face voile sous toutes ses facettes ou presque ... avec comme passager Pierre VERRIER lui même, a été le lieu de toutes mes occupations du jour (théorie et pratique). Pour Brico, ce fut une journée de vol relativement calme puisqu'il n'a fait qu'un vol. mais, il a du affronter le déco du 300 qui était alimenté assez fortement (un peu trop à son gout). Le vol fut court (selon ses dires) ce qu'il semblait l'avoir quelque peu frustré. Et pourtant, n'était-ce pas pour Brico, une journée particulière puisqu'il vola pour la première fois dans ces lieux ? La réponse est claire ... Lorsqu'on vole pour la première fois dans un coin inconnu, l'inquiétude prend le pas sur le plaisir ce qui écourte bien sur l'envie de voler. C'est normal car trop d'inconnus diminue le seuil de tolérance. De manière générale, la satisfation réside car ... voler dans un coin nouveau est toujours une fabuleuse expérience. Pour ma part ce fut une journée particulièrement éprouvante physiquement et intellectuellement car il fallait que je sois attentionné à tout ce qui pouvait m'être dit afin de comprendre. Voila une journée qui n'a pas été de tout repos !!


Gourdon - Greolières

16 septembre 2007: La météo semble très médiocre sur la Colmiane, Fifou me laisse un sms pessimiste. Je le rappelle et me confirme les mauvaises conditions. Comme je suis déjà sur la route pour aller voler, je téléphone aussitôt à Pierre VERRIER (directeur de l'école Cumulus à Gréolières) pour savoir si c'était possible de faire un truc dans le cadre de ma formation biplace. Son portable sonne mais je suis basculé après plusieurs sonneries sur son répondeur (il l'avait oublié chez lui). J'en profite pour lui laisser un message en lui faisant état de mes intentions. N'ayant pas de rappel, je file sur Gourdon où je rencontre l'équipe Ascendance (Eric Bourdon et Patrick Husson) qui vaque à former des élèves biplaceurs. Patrick m'invite à prendre place dans la navette pour me conduire au déco mais je préfère rester autonome avec mon véhicule. Je rejoins donc le déco en suivant la navette et ensuite je déballe mon aile pour m'envoler. L'aérologie est assez calme malgré un ciel chargé de nuages sur les reliefs Nord et Est. Je vole durant une quinzaine de minutes puis j'écourte volontairement le vol pour poser en arrière du déco près du parking. La météo menaçante, me fait quitter ce lieu bien qu'il y ait des ailes qui volent encore (lindications GPS de ce vol: Durée 10'40" - Alt max 1384m - Vario max 3.6 m/s). C'est vraiment un petit vol que je me suis offert. Je décide de rejoindre tout de même Gréolières pour voir un peu ce qui s'y passe et pourquoi pas rencontrer Mister Pierrot (Pierre VERRIER). Au moment où j'arrive, j'apperçois la navette de l'école Cumulus s'apprêtant à partir. Elle est encore en arrêt car Pierre discute avec Marco qui est au volant. Sourires échangés, Pierre vient à ma rencontre pour savoir si je veux profiter de la navette pour aller au déco du 300. "Euuuuhh ... pourquoi pas lui dis-je !!" et voila que Pierre s'égozille à rappeler Marco qui était en manoeuvre pour prendre le chemin du départ. Pierre me fait de la place pour que je puisse garer mon véhicule (le parking était plein) et hop ... ni une ni deux, je me retrouve dans la navette à discuter avec Marco qui s'amuse à me rappeler le jour où j'avais préféré rester au sol plutôt que de décoller en biplace avec un ciel très menaçant et grondant (tonnerre et foudre juste après que j'ai refusé de me mettre en l'air). Cet épisode semblait encore beaucoup amuser Marco et je ne manquais pas d'en rire aussi (parfois il faut savoir renoncer même lorsqu'on t'invite à voler non ? ....C'est cela être autonome). Une fois au déco, je déplie mon aile et me voila de nouveau en l'air pour un deuxième vol de la journée mais pas sur le même site. Si le déco est alimenté d'une bonne brise travers gauche, en l'air, l'aérologie se montre sain par rapport aux bons nuages présents sur les reliefs en Est, Nord et Ouest. Le face voile s'impose et me voila à jouer avec la masse d'air relativement porteuse. Le seul ennui, c'est que je ne m'hasarde pas aller me frotter aux crêtes qui sont coiffées d'une bonne couche de nuages bien gris et menaçants pouvant à tout moment devenir orage. Je vole ainsi à longer le relief de gauche à droite et par moment à m'avancer dans la vallée tout comme plusieurs biplaceurs qui jouaient également. Comme l'aérologie me permet de laisser mon aile voler, je sors mon appareil photos pour faire quelques clichés de paysages comme les alentours de Cipières ou bien le décollage du 300 ou encore Gréolières village avec, à sa proximité, le terrain d'aterrissage. Après près d'une demi heure de vol, j'engage de gentils 360 pour perdre de la hauteur en vue d'aller poser sur l'attero (infos gps: 24'04" - Alt 1182 - Vario +3.6 m/s). J'ai fait une bonne finale avec ma nonoplace comme si j'étais accompagné d'un passager et le posé s'est fait très gentiment. La tranquillité de l''aérologie m'a permis de lacher les commandes durant le vol pour prendre quelques clichés panoramiques.


La Colmiane

15 septembre 2007: Direction la Colmiane pour voler. Le ciel est au beau fixe semble t-il. Fifou, Jo, Jean-Paul, Jean-Jacques sont à l'attero et l'on s'organise pour voler. Se joignent à nous Alex, un membre du club Roquebrun'aile, Alain et Vincent des parpaïouns. Organisation faite, on se rend au déco de Veillos. Comme d'hab, c'est Fifou qui fait le fusible direction la pompe à Gaby. Puis Jean-Paul décolle à son tour et prend la même direction. Je décolle en troisième position et je colle de suite à la pente du déco. Voyant que ça ne fait pas vraiment, je file vers la pompe à gaby et dès la première rencontre d'un thermique qui me fait penser qu'il est assez costaud pour prendre du gaz, je cherche à le négocier. Je ne tarde pas à utiliser l'ascenseur mais comme d'hab je m'échappe trop vite, pour simplement aller coller au relief. Jean-Paul me dira par la suite qu'il faut que j'aille chercher le sommet du thermique d'une part parce que c'est plus sécurisant que de rester au relief et d'autre part c'est plus jouissif d'aller chercher le sommet d'un thermique plutôt que de se risquer à se faire taper trop près de la terre. J'acquiesse car c'est une vérité indéniable. Ce sera donc mes prochains exercices pourquoi pas ? Bref, je suis le premier à me casser du coin pour voir ce qui se passe en vallée en passant bien au-dessus du vallon sis entre les remliefs du Brec du Petoumier et la crêt qui mène à la Raya. Ensuite, c'est le Pic de la Colmiane que je vise. Je le survole mais je sens bien qu'il y a du Sud qui rentre et je suis sous le vent. J'arrive pourtant au-dessus du déco et il y a du thermique qui hisse mon aile vers le haut. Ce n'est pas pour cela que je m'hasarde à enrouler. Je le taquine juste et je m'en repars pour revenir et finalement repartir vers les rochers de l'école d'escalade. Là aussi, il y a de quoi faire. J'enroule, j'exploite la masse d'air montante mais je quitte ce lieu si généreux pour aller poser à Soun Dal Pra. C'est un vol qui a duré 37 minutes 46" avec du + 6.0 m/s et 4.3 m/s de dégueulantes pour une Altitude max de 2 420 m. Un vol écourté une nouvelle fois volontairement. Actuellement, je ressens bien un désir de voler mais je ne suis pas combattif à rester en l'air pour rester en l'air. Quand j'en ai marre ou que je n'ai pas envie de me faire brasser (me mettre en tension), je m'échappe pour poser ensuite. Je m'écoute, je ne force pas la bête mollassonne que je suis. L'esprit guerrier reviendra quand ça voudra .. pas question de forcer mon état d'esprit. Je vole pour le plaisir et si ça disparait, je pose content d'avoir voler. Pour le deuxième vol, Jean-Paul se propose de nous faire la navette. C'est avec Fifou, Jean-Jacques, Alex et Michel que je rejoins le déco de Veillos pour la deuxième fois de la journée. Une fois le décollage fait, j'ai vécu un vol de 30 minutes 44" avec une trace de vario max à + 4.5 m/s et autant de dégueulantes. Altitude max donné par le GPS est de 2 073 m. Voila une journée de vol libre qui se termine sur ce vol. Une fois posé, chacun vient poser à leur tour et avec leur propre style. C'est Alex qui pose en dernier pour ce qui est des autonomes. Puis se sont les élèves à Gaby dont Bernard et Virginie. Steph a également volé sur ce coup là, après une journée de taf à Colmiane Forest. Gaby et Alain Nocera ont également volé en solo pour le plaisir.


Brec du Petoumier

12 septembre 2007: Retour à la Colmiane où j'aime bien voler tellement qu'il est bon de planer sur ses reliefs ou dans sa vallée. J'ai rendez-vous avec Bricolo (celui avec qui je partage de bons moments de randonnée pour atteindre les décos en montagne afin de redescendre en parapente) à 11h. Quand j'arrive à l'attéro de Soun dal Pra, il y avait personne mais quand je lève les yeux au ciel, je vois 3 ailes qui ont certainement décollées de la Balme. Je reconnais l'aile de Brico (Bernard Roggiolani), ainsi qu'une autre Prymus 2 de même couleur et une aile orange avec bord d'attaque noir. Une fois toutes trois posées, ce sont Bricolo, Gaby et Eric le Niçois de Haute Savoie que je suivais des yeux depuis un certain temps. Les salutations faites, Bricolo, Eric et moi décidons de monter au Pic pour y décoller. Les conditions aérologiques ne sont pas très bonnes quand nous arrivons au déco. En effet, il y a de l'Est qui rentre et le soleil caché par les nuages ne réchauffait pas le sol, d'où l'absence de brise de pente sur le déco. On décide d'attendre un peu en espérant qu'une éclaircie puisse enfin laisser les rayons de soleil et améliorer les conditions pour que nous puissions nous envoler. Il fallait être patient, mais Bricolo s'empressa un peu trop de décoller ce qui l'amena à faire un tas. Eric a pourtant enchaîné de suite derrière Bricolo mais il est allé en vallée pour trouver un thermique qu'il enroula avec grand plaisir. Ce plaisir est amplifier par le fait que c'est la première fois qu'il enroule une ascendance. Quant à moi, j'ai attendu plus de temps pour décoller car il y avait une chance que le ciel s'éclaircisse par la mouvance des nuages .... c'est ce qui s'est produit. Les conditions changèrent favorablement au point que j'ai pu m'amuser un certain temps près du déco puis en m'écartant de plus en plus de celui-ci car la convection solaire faisait son effet de portance pour mon aile. Mais il n'y avait pas de quoi enrouler du gros. C'est un vol de 23 minutes avec tout de même du plus 6 m/s lorsqu'il y avait de grosses bulles chaudes qui se détachaient de la surface terrestre. Les thermiques étaient trop hachées pour espérer prendre du gain de manière significative. Je fais le choix de faire les oreilles pour aller rejoindre Brico et Eric qui étaient à l'attero. Le matos rangé, c'est chez Charly et Simone que nous sommes allés nous restaurer avec une bonne reine (pizza). J'ai arrosé cela avec une 1664 ....glou .... glou .... aaaahhh ... Ce n'est seulement vers 16 heures 30 que nous envisageons d'aller voler. Stephane, qui rentre d'une rando avec bivouac, passe nous faire un petit coucou. Je l'invite à faire un biplace avec moi. Malgré sa fatigue, il accepte pour me faire plaisir et hop ... direction le Pic mais sans Eric cette fois-ci car, avec sa femme, il a décidé de redescendre sur le littoral Niçois pour faire du vélo (il en faut pour tous). C'est donc avec Bricolo et Steph que je monte vers le Pic pour faire mon biplace. Bricolo, décolle en premier avec un face voile sans bavure (il devient expert cette technique pour décoller avec une brise plutôt douce que forte). Pendant ce temps, je finis de préparer mon biplace et mon passager puis, c'est à notre tour de nous envoler. je voulais décoller avec un face voile également mais ... en regard d'une brise de pente trop faible, j'ai préféré assurer le décollage avec un dos voile. Le décollage se fait sans problème, le vol est assez doux. Je m'autorise à exploiter le thermo-dynamique qui s'est installé en périphérie du déco. Ceci nous a permis de voleter durant près de 20 minutes. Lors de l'aterrissage, j'avais mal jugé la hauteur pour faire ma ressource ce qui a valu à Stephane de relever ses pieds afin de ne pas percuter le sol trop rudement. mais entre temps, j'avais fait ma ressource ce qui a valu à l'aile de cabrer et de poser quasiment à la verticale. Bien jouer Steph !!! Le troisième vol se fait à la Balme et toujours en biplace avec Steph. C'est Gaby qui nous monte avec sa navette 4x4. jusqu'au Brec du Petoumier. Le déco se fait versant Ouest. A l'installation, il fallait se presser car la brise risquait de s'inverser ce qui aurait pour conséquence de nous empêcher de décoller dans cette zone. Je stimule Steph pour qu'il accélère sa préparation car il trainayait un peu et j'avais la crainte que la petite brise montante faiblisse trop rendant ainsi le décollage trop juste d'autant que la course n'avait même pas dix mètres de dispo. Bref, je lève l'aile malgré une certaine résistance de celle-ci à monter. Ensuite, elle se met à se décaler sur ma droite. Stephane, qui a le sens d'écoute de l'aile en tant que pilote, se déplace de lui même vers la droite pour rester centrer sous elle pendant que je la contre au frein afin de garder tant soit peut le cap que nous bous étions fixé. Une fois le déco fait, je me dirige vers la droite en direction de Veillos. La masse d'air et peu porteuse et si nous ne perdons pas trop d'altitude, nous ne prenons quasiment aucune ascendance. Avec Steph, nous décidons d'aller voir un peu sur la gauche en direction de la Balme. Bricolo qui avait basculé directement sur sa gauche était déjà au-dessus de la crête qui mène sur la Balme et s'approcha à quelques dizaines de mètres de la table d'orientation. Personnellement, je tente au max d'exploiter toute masse d'air montante. J'en prends quelques unes qui me font monter mais je prends aussi des dégueulantes qui me font descendre. J'arrive toute fois à m'approcher assez haut près du Baüs de la Fréma pour ensuite contourner la masse rocheuse et voleter durant un certains temps avec des Zigs et des Zags après avoir chercher en vain des zones ascendantes vers la Raya. Le posé à l'attero s'est fait tranquille, en diagonale car la biroute était en Sud. Les ressentis du passager furent exprimés par "j'ai volé pour te faire plaisir mais il n'était pas question que je vole avec mon aile en solo". Je le remercie de se prêter à ma formation, d'accepter volontiers et sans hésitation à voler avec moi. Il me dit toutefois qu'il était un peu inquiet de voler aussi près des rochers (du relief). En effet, j'avais gratté un peu le relief mais je m'étais hasardé à cela seulement après avoir analysé le comportement de la masse d'air ambiante et aucune indication ne laissait présager des dégueulantes qui nous auraient mis au tapis. Je le rassure que je prévois toujours un échappatoire au moindre problème de portance. Nous nous quittâmes tous ravis de ce vol de soir qui était doux comme du miel et avec un soleil couchant qui embellissait encore la chose. C'est vraiment trop bon de voler dans le calme ! Merci Bricolo, Steph, Eric, Sandra et Gaby pour cette journée et instants bien sympathiques !!. Le film du vol du soir (filmé par Brico)le site de Moustier Sainte Marie (Alpes de Haute Provence)



Moustier

du 2 au 8 septembre 2007: Vive les vacances !! ..... c'est à Moustier Sainte Marie que nous allons (ma femme et moi) retrouver des amis du vol libre. Jo, Christine et Daniel de surnom Cailloux sont sur place depuis vendredi (ce sont des habitués du coin). Ce sont eux qui vont me permettre de découvrir un endroit réputé pour le vol libre mais aussi pour la beauté du paysage. Il est dimanche 9h30 quand nous primes la route avec comme itinéraire Grasse, Saint Vallier de Thiez, Castellane, Gorges du Verdon, Moustier Sainte Marie et enfin camping du Mont Denier. Nous arrivâmes à Moustier sur les coups de 13 heures. Du coup, nous fîmes une halte pour nous restaureravec un plat du jour que proposait un restaurateur. Une fois rassasié, nous repartîmes pour trouver ce camping perdu dans la cambrousse. Arrivés au camping, nous sommes acceuillis par Cailloux. Il nous montra l'emplacement de la caravane dans laquelle nous allons passer la semaine. Une fois installés, nous apprenons qu'il y a une navette du club local qui propose deux rotations par jour (11h et 17h) pour monter les parapentistes au déco du Mont Denier. A 17 heures la navette est bien là. C'est la découverte du chemin puis de l'attero et bien sur du paysage qui s'ouvre à mes yeux. Un paysage magnifique de tout type de reliefs en passant du Lac de Ste Croix, au plateau de Valensole (Planestèu de Valençòlo) et des reliefs montagneux plus au Nord. Le déco est très alimenté par de la brise de pente mais aussi par du météo. Le face voile s'impose car le 35 km/h est le plus souvent au rendez-vous surtout en plein activité solaire. Pour le premier jour, nous laissons Cailloux faire le fusible du groupe. Les conditions au déco sont fortes, pour notre part, nous prenons patience que ça faiblisse et hop, nous voila tous en l'air pour gouter à la masse d'air, ses ascendances et descendances. Pour un premier vol sur ce site, je suis comblé. Après le vol, ma femme et moi, avions prévu de commencer la semaine par un barbecue grillades que nous partageons volontier entre amis (Cailloux et petit cailloux (Loïc), Christine, Jo, Jean-Jacques, Fifou) et où vient s'ajouter Vincent que nous ne connaissions pas. L'ambiance est bonne et les discussions tournent essentiellement autour du vol libre. Le lendemain matin 11h, je suis prêt pour la navette afin de découvrir le vol du matin. les conditions sont assez costauds mais pas de grand vol car le mistral est annoncé. Effectivement, au bout d'une vingtaine de minutes, je sens la masse d'air s'agiter (le météo rentre) ... je prends la décision de poser à l'attero du camping où se trouve la pente école. Les autres ne tardèrent pas à faire de même. Là, c'est le début du Mistral rentrant pour deux jours. En effet, nous n'avons pas volé le mardi de tpoute la journée. J'ai remplacé cela par une journée touristique avec visite des environs (le plateau de Valensole, Sainte croix sur Verdon, le Lac de Sainte Croix, Riez). Le mercredi, le Mistral est toujours là ! On continue donc l'ambiance touristique et en profitons pour visiter le village de Moustier sainte Marie. Les vacances de parapentistes ne sont pas que le vol libre car .. quand ça vole pas il faut bien faire autre chose. Avec cailloux, la pétanque est de mise car monsieur joue à la pétanque aussi bien qu'il vole ou qu'il joue de l'accordéon. Vendredi c'est le retour du vol libre car le mistral a bien baissé. Vol du matin et vol du soir ont pu se faire. Ce jour là, je suis monté à près de 2000 assez rapidement, je prends l'option de transiter jusqu'au décollage de Courchon. Quand j'arrive en approche du déco puis quand je le survole, je vois que tous les pilotes sont en attente des conditions. Certains avaient leur aile déployée sur le sol. Je les survole tout en cherchant une masse d'air ascendante qui me permettrait de reprendre un peu de gain pour continuer le vol jusqu'au lac. Malheureusement, je ne faisais que perdre du gain. Ceci m'imposa de poser à l'attéro officiel de Moustier alors que j'entends à la radio Cailloux qui informe les autres qu'il a l'intention de venir également sur Courchon. Il incite Christine à faire de même. Christine accepte de venir aussi dans le coin. Moi sur l'attero, je scrute le ciel pour voir si je vois approcher mes deux compères. Effectivement, je vois l'aile de cailloux s'approcher du relief de Courchon et passe très facilement au-dessus du déco. Je vois ensuite l'aile bleu de Christine (Synergie 1). Finalement, Cailloux prend la décision de poser derrière le déco afin de venir nous récupérer en voiture. Une décision qui lui couta un atterrissage fort de ses pieds sur un pierrier qui lui couta des douleurs aux pieds par la suite consécutif au choc qui reste tout de même amorti par le déplacement des pierre sous son poids. Quant à Christine, en regard du gain qu'elle avait, il était interessant qu'elle tente d'aller poser à l'attero du lac de sainte Croix (une transition que je suis des yeux à partir du terrain d'atterrissage de Moustier). C'est d'ailleur là, que Cailloux et moi irons la chercher après que cailloux m'ait pris au passage en bordure de route longeant l'attéro de Moustier.




Gourdon et Roquebrune

01 septembre 2007: Au matin, c'est à Gourdon que je vais voler avec mon ami Bernard dit aussi "Bricolo". J' y ai vu à l'auberge de Gourdon des amis parapentistes ainsi que le big boss d'Ascendance Patrick HUSSON. C'est toujours un grand plaisir de revoir ce moniteur qui m'avait pris en charge quand un autre disait que je cherchais à mourir en parapente .... Même si le ciel était au bleu, les conditions aérologiques ne s'annoncaient pas très bonnes car l'Ouest était présent voire même du Nord Ouest. Avec Bricolo, nous sommes montés au déco supérieur où se trouvaient d'ailleurs Patrick et Alain pour des biplaces et prise en charge des élèves. J'y ai rencontré aussi Jean-Michel du club de Gréolières.... Bref il y avait du monde au déco. Le temps de vérifier mon matos, je me rapproche de la rupture de pente pour ne pas trop subir la brise de pente mais aussi le météo qui arrivait par rafales. Un face voile s'impose ... je monte l'aile , je contrôle le tout et hop un retourné pour une envolée. En l'air, c'est pas top ... on sent bien l'Ouest. C'était un peu le rodéo par moments dans cette masse d'air assez perturbée. Bricolo était toujours sur le déco pendant que je me testais dans cette masse d'air un peu bouillonnante. Je lui fais part de mes sensations par le biais de la radio tout en persistant à voler dans ces conditions mais .... je ne tarda pas à poser au bout de 20 minutes de vol. Mon choix fut d'aller poser en arrière du déco. J'ai eu droit à quelques mouvements d'aile un peu "space" puis à des difficultés à descendre et ensuite (pour finir) à un taux de chute assez important qu'il fallait gérer par effet de gradient et sous le vent je pense. Bricolo, quant à lui, était allé poser à l'attero officiel où il a eu les plus grandes peines à mettre pieds sur sol. Bref, chacun était content d'avoir mis fin à ce vol peu agréable. Finalement, on a fini dans une brasserie pour s'hydrater convivialement et ensuite, le chemin du retour fut pris. La journée ne pouvait pas en rester là, aussi, Bernard et moi, eûmes l'idée de voir un petit peu du côté du bord de mer (Roquebrune). Cette idée a mûri au point de nous amener au déco du Mont Gros avec Patricia (madame Bernard) qui a joué le jeu de faire la navette. Ce fut un vol très calme (doux comme on les aime) avec un déco Sud Ouest pour chacun de nous un face voile même si cela ne s'imposait pas. Le face voile de Bricol fut top ! et voila que nous étiosn en l'air tous les deux. Ce vol ne dura que 12 minutes mais d'une douceur extrême qui ne me donna que du bonheur !!!!! Le top en approche avec des allées vebus sur la mer pour perdre de l'altitude et faire une finale des plus top en jouant avec les Sardines qui se faisaient encore bronzer à cette heure tardive (18h45). je remercie Patricia pour m'avoir offert sa gentillesse pour me reconduire à ma voiture laissée au déco du Mont Gros. Merci encore et encore à Bernard pour avoir partagé ces bons moments. A mercredi au Moustier Sainte Marie !!!!


Cagnourine

27 au 29 aout 2007: C'est sur le Site FFVL de Tende que j'ai fait des envols et des reposés au déco durant 3 jours d'affilés. Mon ami Stephane nous a rejoint le lundi en fin de journée et avons passé une petite soirée bien sympa accompagnée d'un barbecue (poulet, merguez, côtes de porc, pommes de terre à la braise arrosé de Merlot Rouge et Rosé....) et d'un ciel éclairé par la pleine lune. Le lendemain matin, la journée s'annonce bonne par un beau soleil et un ciel bleu mais pas aussi Azur que d'habitude. Ceci est expliqué par une météorologie stable et température chaude. Le mardi, c'est en fin de matinée que rejoignons (Steph et moi) le déco de Cagnourine afin de déployer nos ailes pour du soaring. La brise est faible, pas encore installée alors que soleil et chaleur sont au rendez-vous. Il n'y a pas suffisamment de constraste de température pour que la brise de vallée et/ou brise de pente s'imposent. Je me donne une demi-heure pour que ça se renforce mais malgré cela, les flammèches de la biroute ne s'agitent guère plus. Je me décide quand même à me mettre en l'air et c'est avec peine que j'ai réussi à reposer sur le site de décollage. D'ailleurs, le premier essai m'avait amené jusqu'à l'endroit où se trouve la balise. Voyant que ça ne portait pas j'ai tout stoppé pour attendre de meilleures conditions. La deuxième tentative fut la bonne mais comme je le disais précédemment, c'est avec peine (en utilisant le thermo-dynamique présent près du relief) que j'ai reposé sur le chemin. Finalement j'ai fait trois décos/posés dans cette phase de journée et Steph 2 décos pour deux atteros au même endroit (une planche herbeuse qui surplombre le chemin). Après être retourné au "Chabotou" pour rejoindre ma femme et se restaurer, nous avons eu droit à un bon orage avec tonnerres en fond de vallée. Les carottes étaient cuites pour le vol libre selon ma femme et Steph mais pas pour moi. D'un regard vers Tende, je me permets de dire que l'orage ne semble pas avoir atteint Cagnourine et d'ici peu, c'est un ciel bleu qui va s'offrir à nous. Cela fit un peu sourire Steph et ma femme mais je restais optimiste dans les prévisions proches. Il n'a pas fallu 1 heure pour que le temps change comme je l'avais prédit. 16h30, nous prenons la voiture et hop ... via le déco. Certes, le site était guère alimenté voire même moins que le matin mais, j'eus raison de penser que ça pouvait porter tant soit peu pour un vol bien sympa. Après quelques hésitations qui dura bien une demi heure, je me suis mis en l'air et surprise .... j'avais bien du mal à descendre voire à poser. Steph, voyant cela, déplacé son aile sur un lieu plus dynamique pour levé l'aile et s'envoler également dans les airs au devant du décollage. J'ai volé ainsi durant 37 minutes avec bien sur un certain temps pour reposer. Voila, trois bonnes journées de vol sur tende pour ma part et une excellente journée pour Steph qui était ravi d'avoir pu décoller et reposer au déco. A une prochaine ami Steph !


La Colmiane


25 aout 2007: C'est en famille que je monte à la Colmiane afin de faire voler mes filles (Aurélie et Emilie) et leur compagnon (Nabil et Clément). La journée s'annonce grisâtre et la météo prévoit de la pluie en début d'après midi. Le départ de Nice s'est fait à 8h30 et le premier vol du Pic vers 11h00. C'est avec Nabil que j'ai fait mon premier vol (l'orde chronologique s'est fait à la courte paille lol). Ce fut un plouf de 7 minutes mais le plaisir était là des deux côtés. Le deuxième vol, s'est fait avec Clément. Les conditions devaient être plus costaud mais finalement, le vol fut aussi court que le premier. ceci n'a pas oté le plaisir de chacun de nous. En effet partager d'aussi bons moments n'a pas de prix ni de durée. Pour moi, ce qui compte c'est que mes passagers privilégiés soient heureux de ce qu'ils ont pu vivre durant un laps de temps. En biplace, on ne vole pas pour soi mais pour celui que l'on amène avec soi dans un milieu hors du commun. Le troisième vol, il partit bien plus tard (17h30). Entre temps, c'est un pique nique en famille qui a animé la journée à l'ombre du soleil sous les mèlèzes qui arborent les pourtours de l'attero. Le départ pour le troisième vol s'est fait en 4x4 de l'école Imagin'air. J'ai senti le boss de l'école énervé, irrascible ... la tournure de la journée peut être mais bon (je n'en connais pas les raisons) ....ceci ne l'empêcha nullement d'acceuillir 11 passagers dans et sur son 4x4 pour nous conduire jusqu'au déco de la Balme. J'ai fait le voyage sur la galerie avec comme compagnon de trajet, Pascal et Jean-Jacques. Durant ce temps, nous nous somems rpis quelques claques de branches de mélèzes qui recouvrent le chemin aië aië .... Faut faire gaffe car finalement, s'est pas le parapente qui est dangereux ..... mais le fait d'y accéder (lol). Arrivé sur le déco (enfin ....) la brise était forte et je suis dans mes pensées de .. comment vais-je gérer cela ??? le face voile s'impose bien sur. Je prépare l'aile, ma fille et moi. Je suis dans l'inquiétude de réaliser proprement mon décollage avec ma fille. pas question de faire n'importe quoi mais je ne me démonte pas car dans le parapente, on y croit on fait sinon, on retourne à pieds, à vélo ou en voiture (4x4 dans la circonstance). Bref, soit on se sent capable de gérer sans trop de mal ou soit on remet cela plus tard. Ceci dit, Alain vient me voir pour me prêter aide au déco. J'accepte volontier car vaut mieux prévenir que guérir. Il y contradiction ? pas du tout .. il faut savoir seulement que même dans des situations tout à fait bien connus et gérable habituellement, il suffit mentalement être ailleurs pour qu'un vol ne soit pas aussi sympa que l'on puisse le croire. En l'occurence, l'aide d'Alain je l'accepte avec plaisir de par la manière dont elle a été amené. Comprendra qui voudra .... Ceci dit, je me serai tant soit peu débrouiller pour faire en sorte que le déco se fasse en toute sécurité. Le déco en face voile (bien aidé) se passa très bien ainsi que le déco. Ma fille et moi étions embarqués sous une aile et sur sellettes rimées à des écarteurs qui unissaient le tout. La brise de pente assez soutenu, nous permettait d'exploiter le dynamique qu'elle engendrait. Cette force physique nous a permis de longer avec aisance le relief durant un certain temps puis, nous nous sommes dirigés vers les rochers de la Via ferrata en versant Sud pour exploiter également du dynamique avec quelques thermiques qui déclenchaient encore. Le vol se termina au bout de 30 minutes. Ce fut mon plus grand vol (en terme de temps) depuis que je vole en biplace. Ce fut une journée grandiose ou seule ma fille Emilie n'a pas volé mais elle s'était préparée à cela dans le cas où le temps ne permettait pas de faire voler tout le monde. C'est ça aussi le parapente.



La Colmiane

23 aout 2007: Je monte à la Colmiane et je laisse mon véhicule au col pour rejoindre le Pic de la Colmiane à pieds et aile sur le dos. Au déco, les conditions sont plus que calmes par un soleil blafard alors qu'en Ouest, le ciel est d'un bleu Azur. Je décolle dos à la voile pour une petite course obligée et un petit vol de 7 minutes .. c'est peu hein ?.... mais tellement doux que j'ai savouré ce vol. Ensuite, Jo me rejoint au déco pendant que je plie l'aile. Arrive dans la foulée Marc et Nicolas. Jo se propose de faire la navette pour nous monter à Veillos. C'est avec plaisir que nous acceuillons cette proposition. Au déco, la brise de pente est installée. Je monte assez haut dans la pente et bien au-dessus de Nico et Marc. Marc, fait le fusible et se dirige sur la pompe à Gaby. Il doit batailler pour prendre du gaz mais une fois arrivé, il se fait le Mont Giraut sans problème. Je décolle en second et je m'amuse un certain temps en faisant du soaring au dessus du déco histoire de sentir la masse d'air et de faire mumuse avec. Mais place à du plus sérieux... il est question de s'attaquer au gros (le thermique) et à Veillos 2 , les thermiques sont assez teigneux en basse couche. Allez hop, j'y vais m'y frotter et en zonant un peu par ci et par là je trouve le gros qui ne demande qu'à me monter au plus haut en me déviant sur le Nord Est. Je le garde un petit moment, un temps suffisant qui me permet de me barrer de là pour aller sur la Raya (avec pas mal de marge en hauteur) afin de filer sur le pic de la Colmiane. Dans la transition, je passe juste au-devant de la Via Ferrata. Je suis le premier à déserter le coin que tout le monde adulait car porteur à rester je ne sais combien de temps. Je m'hasarde donc à filer sur le Pic de la Colmian au risque de m'enterrer mais, finalement, il y avait aussi une bonne aire de jeu pour rester à faire mumuse d'autant que Alain, Gaby et Jean-Paul étaient venus dans cette aire pour faire voler leur passagère. Pendant ce temps, Jo et Marc était rester sur la Balme pour prolonger, par des va-et-vients en zone afin de prolonger cet instant très agréable. A l'atterro, Alain, Gaby, Jean-Paul et moi même étions des plus satisfaits de ce vol bien paisible même si sur la Balme, les thermiques étaient encore bien toniques à cette heure (17h30 à 18h0).



22 aout 2007: La Colmiane toujours et encore pour faire deux vols dans la matinée. Le premier vol s'est fait assez tard dans la matinée avec un ciel plutôt terne. C'est avec ma voile solo que j'ai volé (un plouf). Ensuite, je suis remonté au déco du Pic de la Colmiane tout comme le premier mais cette fois-ci pour faire un vol biplace avec Seb qui a bien voulu se prêter au jeu. Il était un peu inquiet au déco mais ne voulait pas le verbaliser mais une fois décollés, j'ai senti Seb beaucoup plus détendu et souriant. Il a comme à son accoutumé sorti sa caméra pour filmer une partie du vol. On a même chanté à tue tête un peu comme pour conjurer le sort ou décharger cette tension qui avait du mal à se libérer auparavent. Finalement, le vol s'est très bien déroulé et nous pourrons garder un excellent souvenir de mon douzième vol en bi (deuxième sous cette aile). J'en ai profité pour offrir à boire pour fêter mon aile à Gaby, Nico, Alain et Seb. Ensuite, vu le ciel très gris et les quelques gouttes de pluie qui commencaient à se déverser sur la terre, je m'en suis reparti chez moi rejoindre ma femme. @ demain la Colmiane !


20 aout 2007: Le temps est au gris de gris à la Colmiane mais cela ne me démotive pas pour voler (même pour un plouf évident). Il est 10 heures quand je monte au déco du Pic de la Colmiane avec ma voiture. Ce premier vol est d'une douceur extrême mais ne dura que peu de temps. Pour le deuxième vol, je profite de la navette de l'école Imagin'air Gaby pour rejoindre le même déco ... et hop ... me voila de nouveau en l'air pour un vol de même accabit. Mon troisième voyage vers le pic se fait pour récupérer mon auto et retourner sur Nice après avoir pris quelques photos de deux passagères qui faisaient un baptême de l'air avec Alain et Gaby. A jeudi si météo veut bien !


19 août 2007: Colmiane oblige (non je déconne) je suis à l'attero vers 10h45. C'est à Veillos que nous montons avec Fifou, Steph, Jean-Jacques, Jo, Nico et moi. J'installe mon aile sur la pente du déco et quand je cherche à raccorder mon aile sur ma sellette ... je ne vois pas de mousqueton pour se faire ... je rigole jaune là grrrrrrrr ils sont dans ma voiture laissée à l'attero. Ben voila....., le deuil de ce vol est rapidement à faire et en plus, je suis emmerdé par les bouffes d'air qui soulèvent mon aile quand je cherche à la plier et m'en redescendre avec le 4x4 de Steph. Mais avant de descendre, j'attends de voir Steph décoller et hop .. une fois plus personne sur le déco je file rejoindre l'attero et mes amis qui aurons posé. Mon premier vol ne se fera qu'en fin de journée (vers 17 heures). Nous décidons de monter au Pic de la Colmiane et je me rends compte qu'une nouvelle fois, j'ai oublié de récupérer les attaches métalliques qui relient mon aile à la sellette. Nous nous arrêtons à l'école Imagin'air afin de demander à Gaby s'il n'a pas deux mousquetons pour que je puisse voler sans redescendre à l'attero pour récupérer les miens. Les mousquetons prêtés, nous montons en direction du Pic mais à mi parcours, le choix se modifie pour Veillos en regard de ce que nous voyons en therme d'aérologie. Une fois arrivés au déco de Veillos, c'est Fifou qui ouvre le vol puis Jean-Jacques, ensuite moi et Jo ferme les envols. Si Fifou se loupe sur ce coup là, Jean-Jacques se fait un sacré vol et nous démontre qu'il y avait de quoi faire. Quant à moi et Jo ben ... un petit vol traquille qui a transité par la Raya mais qui nous a pas permis de prendre assez de gain afin de faire un petit tour vers le Baüs de la Fréma. Pas grave, ce qui compte c'est de se faire plaisir et j'en ai eu par ce vol bien tranquille. Demain ... je pense fortement remonter à la Colmiane pour voler encore et encore si dieu veut .....


18 aout 2007: Je monte à la Colmiane pour aller voler malgré un ciel bien opaque. Je téléphone à Steph qui confirme cet état météorologique. On se donne tout de même rendez-vous à l'attero Soun Dal Pra vers 11h pour aller tenter de voler même pour un plouf. On se retrouve donc comme convenu. J'interroge Steph pour savoir si il est partant pour faire un biplace avec moi. Stephane, ne se fait pas prier et acquiesse volontier. J'apprécie énormément sa disponibilité pour me faire travailler le décollage, le pilotage, l'atterrissage en biplace et à contribuer de ce fait à ma formation. Il accepte donc de partager mon 11 ième vol en tamdem en tant que pilote mais aussi mon premier vol sous mon aile neuve. En effet, depuis que j'ai cette aile, c'est la première fois que je vais voler sous "aile". Steph et moi allons inaugurer mon premier vol sous ma première aile biplace dénommée Orca (Dudek). Pour se faire, je monte mon aile jusqu'au déco du Pic de la Colmiane, accompagné de Steph, Isabelle, Paco, Mathis sans réelle conviction de vol car juste avant de partir de l'attero, les manches à air indiquaient de l'Est à 11h. Une fois au déco, nous constatons que la brise n'était pas encore installée et que parfois, la manche à air nous signalait de légères entrées d'Est. Pas question de décoller dans ces conditions mais dans ma logique, la brise de pente devrait prendre le pas sur ce qui nous était parfois indiqué par la manche. Après avoir déballé le matos en compagnie de Steph et vérifié le cone de suspentage, j'installe donc mon aile en belle Corolle et je l'accroche aux écarteurs en prenant soin de ne pas faire d'erreur. Vient ensuite la préparation du passager et l'acrochage à la Woody Valley Xpress que j'utilisais lorsque je volais sous l'Epsilon 3. A cet instant, une bouffe d'air remontant la pente s'engouffre sous l'extrados et me fait dégringoler le bord d'attaque. C'est de bonne augure cette bouffe me dis-je ... mais il me faut la remettre en bonne forme pour faciliter le montée de l'aile et l'envol à deux. Un pilote, dénommé Georges (en attente de se préparer pour voler) se propose de s'occuper à réinstaller l'aile afin que je puisse continuer à préparer Stephane. Hummm.... je dois avouer que je préfère me garder cette responsabilité d'autant que je suis pour la prise en charge de A à Z des préparatifs dans ce genre d'activité. Il n'est pas question de laisser au hasard les choses, et si assez souvent j'ai tendance à planer sur terre, lorsque je me prépare je vérifie plutôt 3 fois qu'une afin d'éviter tout oublie qui pourrait compromettre la sécurité (ça va si vite les oublies ou les erreurs ...) que si ça merde, je préfère m'en vouloir à moi. Quand tout me semble bon, j'attache mon passager aux écarteurs afin d'être solidaire et prêt à nous envoler. J'attends de sentir la bonne brise de face et hop .. je donne le signal pour les premiers pas d'envol. Un démarrage doux et progressif que Stephane assure très bien. L'aile monte facilement, je suis obligé de donner un bon coup de frein pour calmer la bête afin qu'elle ne nous dépasse pas et voila..... la lancée est définitivement faite pour quitter la terre. Les conditions sont vraiment douces.... on ne rencontre que quelques bullettes qui viennent chahuter le profil de l'aile de temps à autres mais pas question d'enrouler un quelconque thermique "omniabsent". Le vol fut relativement court mais sympathique surtout après un atterrissage sans encombre avec une brise de face qui permet un posé doux. Après le posé, je ne manque pas de remercier Stephane qui, détendu durant le vol, s'autorisa à prendre quelques photos pour immortaliser ces instants (premier vol avec "My propriety Orca"). J'étais heureux d'avoir partager ce moment avec Steph. Une joie partagé, n'est-ce pas Steph ? il semblait l'être aussi. Merci Steph !


17 aout 2007: Je suis en congé et pour mon premier jour je monte à la Colmiane. Les tensions nerveuses baissent et je suis un peu raplapla. C'est normal, je suis habitué à ce type de réactions psycho-physiologiques. Il va me falloir quelques jours pour être en forme et profiter pleinement de mes congés. En tout cas, cela ne va pas m'empêcher de voler même si c'est pour faire des ploufs. Dailleurs, c'est peut-être de cela que j'ai besoin (voler tranquille). Je me fais donc 2 petits vols le matin. Paradoxalement, le premier a été le vol le plus long (une bonne trentaine de minutes) où les conditions commençaient à s'installer pour rester tant soit peu en l'air. Le second vol, plus tardif a connu des conditions aérologiques particulières qui ne permirent pas de zoner bien longtemps en sustentation dans la masse d'air. Un plouf quoi. Pour le troisième vol, c'est la Balme qui a été le site de décollage. Lorsque nous sommes arrivés au déco, il y avait de l'est assez soutenu. Pas question de décoller en versant Ouest car nous aurions été sous les rouleaux. Christian nous alerte de cela et nous primes la décision de monter plus haut à pieds vers la Balise où les flammeches nous indiquaient que l'Est n'arrivait pas jusque là (la brise de pente dominait). Jacques, Jean-Jacques et moi décidèrent de monter à pieds jusque dans ce coin (une centaine de mètres plus haut que le déco). C'est avec un face voile que j'ai décollé, la masse d'air était portante mais j'ai pris la précaution de m'éloigner du relief. J'ai pris la direction du Brec du Petoumier tout en premant progressivement du gain où j'ai cherché à rencontrer du thermique organisé pour tenter de rejojndre Fifou qui était bien au-dessus de la crêtre du Petoumier. Cette idée là, je l'ai laché assez vite pour prendre le cap en milieu de vallée. Finalement, ce choix là ne fut pas des meilleurs car en vallée c'était plutôt agité par l'Est (sous le vent et certainement avec une conflue qui agitait la masse d'air parfois portante et parfois dégueulante selon le coin. POur finir la journée, j'ai pris mon sac sur le dos et je m'en suis remonter à pieds jusqu'à ma voiture laissé près de Colmiane Forest.


14 août 2007: J'ai rendez-vous à 7h à l'atterro avec Bricolo. Je suis à la bourre car le réveil ne s'est pas fait comme prévu. Il est 5h40 quand j'ouvre les yeux waouhh .... je saute dans la douche et hop je m'arrache de chez moi au point d'en oublier l'aile montagne. C'est sur la route que je me rends compte de l'oublie dû à ma précipitation. Il était écrit que ce serait une mauvaise journée pour moi.... c'est toujours comme ça, quand ça commence mal généralement ça continue dans la journée. Bref, j'arrive au rendez-vous à l'heure, Bricolo était là. Je charge mon aile (le mastodonte) dans la benne de son petit camion et nous filons au plus haut chemin carossable. Nous avons mis 1h15 pour atteindre le déco de la Balme. Il est 8h30 lorsque nous posâmes nos ailes au sol, la brise est assez bien installée (10 à 15 km/h), on fait du gonflage au sol un petit moment mais j'ai souvenir de deux randos/vol qui n'avaient pas aboutis à cause d'une aérologie non compatible (fortes rafales) à 9h30 alors qu'à 9h tout paraissait calme et rien nous laisser entrevoir que ça allait dégénérer . Je n'avais pas envie de revivre une troisième fois cette "expérience". Il est 9h45 quand finalement, Bricolo s'élance pour le premier vol de la journée, je le regarde quelques instants pour une appréciation visuelle du comportement de l'aile dans la masse d'air imperceptible àet doi c imprévisible à l'oeil nu en si basse couche. Tout parait calme et sain, je m'élance à mon tour et je me tente vers le Brec du Petoumier mais .... no bueno !! alors je reviens au devant du déco pour basculer sur le versant Sud de la Balme. C'est le calme plat, de l'huile ou du miel selon ses gouts... l'aile glisse dans la masse d'air et l'on entend le bruit très régulier du vent relatif. Du pur bonheur de voler dans ces conditions mais voila, tout moment agréable a tendance à être relativement assez court et il fallait penser à poser. C'est ici que je vais m'amuser à rester dans le coin en exploitant les masses d'air :montantes (Bullettes thermiques) afin de ne pas faire un tas. Il y avait au grè du temps du thermique qui s'installait et qui me permettait de prendre du gaz progressivement. Une nouvelle fois j'en sors volontairement (refus de monter) pour basculer sur le Suc, vers le Pic et ensuite poser mon aile sur l'herbe mouillée du terrain d'atterrissage. Bricolo semblait avoir une pointe de regret d'avoir précipité le décollage au détriment de conditions plus fortes et donc d'un vol plus long. Je lui rappelle, que cette fois-ci nous avons volé et que ce miel de vol était un délice. Il faut savoir prendre ce qui est à prendre. Il est toujours temps de revoler dans la journée. C'est ce qui va se passer quand Gaby nous propose de monter à la Balme. Nous nous engoufrons donc dans son 4x4 pour un deuxième vol de la Balme. Les conditions au décollage sont effectivement plus fortes., le face voile s'impose pour tous ou presque car les élèves de l'école Imagin'@air ne maitrise pas encore cette technique et ont besoin d'aide pour décoller. Décollage fait, je m'en vais sur la droite en direction du Brec du Petoumier en espérant trouver quelque chose pour prendre du Gaz mais peine perdu, je m'en repars au devant du déco pour prendre le cap des rochers de la Via ferreta. C'est dans ce coin que je vais m'amuser à virevolter avec essentiellement des S pour éviter de percuter la masse très dure des rochers. J'ai exploiter tout ce qui passait par là pour rester en l'air et au fil du temps les thermiques forcissaient ce qui rendaient plus faciles les prises d'ascenseur. J'en trouvais au rythme de mes passages mais le refus de me confronter aux thermiques fort de la Balme qui me permettraient de me hisser bien au-dessus de la table d'orientation qui culmine le Baüs de la Frema était toujours présent dans ma tête. Fidèle à ne pas voler pour les autres mais pour moi, je ne cherche pas à dépasser mes craintes (ce qui me limite bien sur dans l'évolution de mes vols) et je fais donc un vol qui reste bien sympathique pour moi. Ceci me vaut quelques railleries de mes potes mais .. je laisse dire et je reste mettre de ma destinée et de mes choix. Un troisième vol se pointe à l'horizon. Il part du Pic cette fois-ci en fin de matinée. Je décolle après une rafale vent de cul qui fait dégringoler toutes les ailes déployées sur le déco. On se dit que si on avait décollé juste avant cela aurait fait drôle pour celui qui se serait mis en l'air juste un peu avant .... J'attend un peu pour voir si la brise de pente ne me jouerait pas de tour de ce style et hop .... je décolle et j'exploite un peu de thermo-dynamique pour me retrouver en léger gain d'altitude par rapport au déco. Ensuite je décide de quitter ce lieu pour voir un peu ailleurs si l'aérologie est plus généreuse. La générosité n'étant plus ce qu'elle était, je pose quelques instants après. Voila mon récit de la journée. Rien de fantastique, pas d'exploit mais que du bonheur simple !!


11 aout 2007: Je rejoins Fifou et Stéphane à l'attéro de Soun Dal Pra sur les coups de 11h00 après être passé chez Jo pour savoir s'il était d'attaque à voler et c'est ce qu'il fit. Fifou et Alex Dordor préfère se rendre au déco de Veillos quand à nous (Steph, Jo, Jean-Jacques et moi) on fait le choix du Pic de la Colmiane pour faire ce premier vol. Une fois arrivé au déco, il y avait Olivier LENOBLE qui étalé son aile ... je ne trada pas à faire de même. Entre temps, il y a l'école Imagin'air qui arrive pour des biplace et faire voler les élèves et des pilotes de Sospel qui viennent peuplé le déco. Je m'installe tranquille et j'attends qu'un élève qui s'est placé devant moi décolle afin que je puisse à mon tour jouer dans les airs de Valdeblore. C'est avec un face voile que je décolle. Toute se passe bien, mon aile est en bonne état de vol. Je cherche à ressentir ce que la masse d'air me dit avant ... apparemment, ça a l'air bon mais les conditions sont encore petites aussi, je cherche les déclenchements de thermiques pour espérer m'y engouffrer et monter. Je suis quelques peu gêné par Olmivier qui est au-dessus de moi mais qui n'arrive pas semble t-il à monter plus. Je m'écarte donc un peu de son périmètre de vol tout en cherchant ailleurs si il n'y aurait pas quelque chose d'exploitable du côté du Suquet mais ... ça tombe vers la bas. Je reviens donc vers Olivier mais bien plus bas. Il va falloir que je ne lache rien pour ne pas faire un tas. Je commence à être bon à ce jeu et je me retrouve d'ailleurs après une bataille que j'ai gagné, à 800 m au-dessus du déco avec un ascenseur qui est monté à une vitesse de 7.9 m/s (dixit mon GPS). Je vole donc à 2600 m d'altitude où je me faisais quand même un peu secouer avec de petites fermetures (il fallait que je tienne l'aile un peu quand même). A ce niveau, je me suis donné le cap du Baüs de la Fréma mais une fois arrivé dans le coin, j'ai préféré ne pas taquiner ses thermiques. Je m'en retourne vers le pic pour m'amuser encore un peu à jouer avec mon aile puis j'ai posé après 51 minutes de vol. Suis satisfait de ce vol car je me suis fait plaisir.


27 juillet 2007: Je monte à la Colmiane en partant de Nice à 6h30. C'est du Parking à 7h30 avec mon aile montagne que j'emboite mes premiers pas pour rejoindre le déco de la Balme. Il est 9h pile poil lorsque j'arrive au déco et je constate une brise bien soutenue, un peu trop à mon gout. Je contacte Gaby pour lui demander comment sont les conditions au col. Gaby n'est pas sur la Colmiane mais à Sospel car il y a interdiction de voler sur la Colmiane suite à un incendie vers St Sauveur de Tinée. Cela tombe bien car les conditions forcissent et l'aérologie devient incompatible au vol libre. Pas de regret donc, hormis le bénéfice d'avoir fait cette randonnée bien sympathique. Il me traverse l'idée de monter jusqu'au Pétoumier voire le Pépoiri mais finalement, je pose un peu au déco pour sentir ces folles rafales de vent qui soufflent à + de 45 km/h et m'en redescendre au col afin de rejoindre Nissa la Bella. Je me suis fait une descente sportive avec quelques glissades limites à me tordre la cheville .... Pour ce qu est de voler , va falloir que j'attende dimanche. Patience Polo ...... Patience ....


21 juillet 2007: La Colmiane. Ras-le-bol de mal voler sous l'Aspen 2 car je suis trop frileux pour m'attaquer aux thermiques d'été,. Je décide donc d'aller voler sous mon aile montagne au petit matin. Je laisse ma voiture au parking du col et hop .. je charge mon dos de mon aile selette à 4200 grammes afin de rejoindre le déco de la Balme. 7h55 c'est le point de départ de mes premiers pas qui commencent sur le bitume de la route. J'arrive à la Balme vers 9h30 .. la brise n'est pas encore installée, je décide alors de continuer mon bonhomme de chemin vers le Brec du Petoumier. J'y entends les cris des marmottes quand je passe près de leurs terriers, elles se calment dès que je m'en éloigne. A l'approche du Brec, la vue sur la vallée est magnifique, la brise se manifeste parfois en Sud et parfois en ouest. Je continue mon chemin .... et arrivé au Brec du Petoumier, je scrute l'horizon, puis j'étale mon aile et me prépare à décoller mais surtout à avoir une brise un peu plus régulière. Il est 10h environ quand je lève pour la dernière fois mon aile afin de décoller. Ca bougeotte un peu .. je m'éfforce de contrer les mouvements d'aile à la selette. La masse d'air est assez calme malgré quelques déclenchements de thermique. Je prends le cap du Pic en prenant soin de m'éloigner du relief de la Balme. Je suis assez impressionné de la finesse sol que j'obtiens avec cette aile. J'atteins le relief du Pic avec une altitude remarquable. Des ailes de l'école Imagin'air étaient déployées sur le déco du Pic de la Colmiane ainsi que celles de deux toulousains venus découvrir le domaine de vol. Ce fut un vol fort agréable que j'ai bien mérité après une rando de 2 heures. Une fois atterri, je me fais plaisir à prendre en photo un vol Bi-place de Gaby .... il y avait du monde à l'atterro. Le deuxième vol est parti de Veillos avec Fifou, les deux Toulousains et Jean-Jacques. C'est avec l'Aspen 2 cette fois-ci que je fais ce vol. Les conditions étaient plus fortes et ma frilosité à prendre du gaz repris le dessus. Ceci m'a empêché de suivre Fifou qui est monté avec un plaf à 3400 en survolant le Giraut. Mon plaf n'a pas dépassé les 2276 mètres pour un vol de 27 minutes avec un vario qui a enregistré du + 6.2 m/s mais qui a noter du - 6,4 m/s;, c'est dire les dégueulantes que je me suis tapé. J'ai donc pris seulement 270 m de gain dans ce vol avec un max de 970 de dénivelé quand j'ai posé à l'attero. Le vol dusoir tant attendu, ne fut qu'un vol agiité.


Gréolières

19 juillet 2007: C'est à Gréolières que je monte voler car je me dois d'être à Nice en début d'après midi. Pierre Verrier monte au 700 avec des élèves et des pilotes autonomes, j'en profite pour monter avec eux. Au déco, il y avait une brise assez forte, Pierre décide de descendre au 600 pour proposer à ses protégés des conditions moins soutenues. Pour ma part, ce sera une première de décoller du 700. J'installe mon aile à côté d'une Oméga 6 d'un pilote découvrant le site. C'est l'Oméga qui se met en l'air en premier et me donne des indications précieuses de l'aérologie du moment. ça monte seul de ce déco et il s'en va d'ailleurs assez rapidement sur les crêtes à gauche du déco en direction de Coursegoules tout en restant dans le domaine de Gréo. Pour ce qui me concerne, je lève mon aile proprement avec un bon contrôle au sol puis je me retourne tranquille pour prendre le cap de la vallée. D'emblée je m'éloigne du relief et je recherche du thermique qui me permettra de rester en l'air mais, je ressens bien une certaine crainte de passer au-dessus du déco. Encore une fois, je refuse de monter et si je tente de taquiner les thermiques au devant du relief, ce n'est pas cela qui me permettra de rejoindre le pilote parti s'amuser sur les crêtes. C'est pas grave, je me dis que c'est pas la peine de me forcer à faire ce que je n'ai pas envie. Je me limite simplement à rester en l'air un certains temps pour le plaisir. Cette condition, m'oblige à batailler les quelques thermiques plus ou m:oins doux que je rencontre. A ce petit jeu, je suis resté environ une demi-heure à voleter. Ensuite, je me suis posé pour faire du gonflage au sol. Quelques bons conseils m'ont été donné par Pierre, pour retrouver une certaine sérennité que je vais d'ailleurs m'empresser de mettre en application afin d'être plus d'attaque à me confronter au conditions fortes de l'été. C'est une question de confiance ... et il me faut la retrouver en repassant par les bases du vol libre (vol du matin ... vol du soir et pilotage à la selette et supprimer tout mouvement de tangage ou de roulis. Viendra ensuite le travail aux commandes pour être plus incisif dans la mouvance agitée de l'aérologie chauffée à blanc.


Colmiane

15 juillet 2007: J'ai fait deux vols dans cette journée avec un vol du soir espéré mais jamais fait car je me devais d'être tôt chez moi . Pour le premier vol, c'est à la Balme que je suis monté avec le groupe de l'école Imagin'@ir. Décollage face voile au déco pour un vol thermique associé à une aérologie qui me donnait du -3 m/s en dégueulante et ce n'était pas forcément du aux thermiques. J'ai vraiment pas apprécié ce vol mais bon, je me suis forcé à resté en l'air un certains temps quand même. Ensuite, je suis monté au pic avec comme seul compagnon, Sébastien qui voulait essayer la Ellus en conditions fortes. Il fît un super vol, quant à moi j'ai fait un vol avorté comme c'est le cas depuis quelques semaines.

15 juillet 2007: Premier vol de Veillos en fin de matinée. Il y avait du Sud Est avec un travers gauche sur le déco. Je me suis dirigé sur la pompe à Gaby mais je n'ai pas réussi à prendre du gaz malgré de puissants thermiques hachés qui secouaient ma voile. Las de me faire balloter sans prendre suffisamment de gaz pour m'échapper je lache le morceau pour aller vacher quelques instants plus tard en vallée de valdeblore près du village de St Dalmas de Valdeblore. Cailloux est venu me chercher. C'est en compagnie de Cailloux, Jo, Stéphane, Fifou, Jean-Jacques que je me rends pour le deuxième et dernier vol de la Journée. Ce vol fut plus sympa et interessant mais je ne me suis pas éclater comme j'aurai pu le faire il y a quelques semaines de ça. Il me manque la gnac, l'envie pour voler mieux. J'ai donc fait un peu de soaring au-dessus du déco de veillos et ensuite je me suis dirigé sur la Raya en longeant la crête. J'ai trouvé un thermique assez bien organisé en versant Sud de la crête de la Raya. Ensuite, j'ai tenté d'aller sur l'école d'escalade pour rejoindre la Balme mais les mouvements de mon aile et les -3 à -4 m'ont dit de quitter ce lieu dégeulant. J'ai pris le cap du Pic de la Colmiane et j'ai du me battre pour racoller les ascendances quelques peu désorganisées à leur base. Au raz des paquerettes, j'ai finis par prendre progressivement de l'altitude et exploiter de puissants thermiques plus organisés qui me montèrent à 1900 m et au devant du déco. Là aussi, je refuse de monter ce qui me fait dire que je ne suis pas à l'aise en ce moment sous mon aile. Je fuis les ascendances en attendant de passer ce cap de régression bien perceptible qui, j'espère ne sera que de courte durée.

12 et 13 juillet 2007: 2 bonnes journées pour le vol libre à la Colmiane. En deux jours, j'ai volé cinq fois. Le premier jour c'est du pic que j'ai fait mon premier vol. Comme la plupart du temps, j'arrive à trouver assez rapidement de quoi rejoindre les rochers de la balme en exploitant un certain thermo-dynamique situé à la droite du déco. Arrivé au dessus du col je me dirige vers la via ferrata afin de trouver et exploiter les thermiques qui déclenchent juste à son devant Ils sont déjà forts en fin de matinée, il y a du + 4 facile et il suffit d'enrouler pour monter bien au-dessus du Baüs de ma Fréma afin et partir sur le Petoumier et faire un tour de vallée.Je n'ai pas fait cela, car je n'ai pas la gnac, je suis frileux à me faire un peu secouer et à prendre du gaz. Je refuse de partir en cross aussi, j'écourte le vol et je m'empresse même à poser. C'est pas la forme dans ma tête on dirait. Bref, le deuxièle vol part de la Balme en fin de journée. J'y suis monté avec la navette de l'école Imagin'@ir. Sebastien qui est navetteur pour la saison a pris l'Ellus 2 de démo de l'école pour faire ce vol de fin de journée. Au déco ça rentrait Est, c'est donc de ce versant que nous nous sommes envolés. Les conditions aérologiques n'étaient pas top. C'est un petit vol où il ne fallait pas trop glissé en vallée de Valdeblore car la brise descendente était forte et pour revenir nous étions contré. Le lendemain, la journée était bien meilleure au niveau aérologie et météorologique. Mais même constat .... je suis toujours frileux à partir en cross. En partant du Pic de la Colmane (1790 m), j'ai pris environ 150 m pour me diriger vers la Balme. J'ai fait un plaf de 2510 m entre le Baüs de la Fréma et le Brec du Petoumier avec des thermiques à +6., ça ne demandait qu'à monter et ben moi je ne demandait qu'à redescendre alors que les conditions étaient vraiment top pour partir vers le Petoulier voire le Giraud qui étaient coiffé d'un bon nuage bien gris. Le troisième et dernier vol de la journée est parti de la Balme. Nous étions 10 volants à se mettre en l'air. Ce fut génial de voir toutes ces ailes voleter au pourtour de Baüs de la Fréma. Ainsi se termina la journée ... du plaisir à voler ensemble, à se croiser, à se faire coucou, à se prendre en photo. Sébastien, passager d'Alain Nocera à d'ailleurs fait un joli film de ce vol. Je vais essayé de le récupérer pour le mettre en ligne. A bientôt !!


Tende

07 juillet 2007: C'est avec mon ami Bernard dit Bricolo que je me rends sur le site de Cagnourina (Tende) tout prêt de ma petite maisonnette de campagne. La journée s'annonce sympa avec une météo clémente et une aérologie qui devrait nous permettre de nous mettre en l'air pour faire du soaring. C'est à 9 heures 30 que nous arrivons au "chabotou" pour y déposer , dans le frigo, la viande à griller pour le barbecue de l'après vol du matin. Aussitôt fait, nous nous rendons sur le site de décollage qui surplombe le village de Tende. Les conditions sont faibles car le soleil n'a pas encore créer sufisamment de convection pour que le site soit suffisamment alimenté. C'est une question de temps. En attendant, nous déployons nos ailes sur la planche habituelle juste en dessous d'une propriété pleine de charme. La brise s'installe progressivement et nous n'hésitons pas à jouer avec elle et avec nos ailes. C'est un réel amusement pour Bernard où il fait une overdose de gonflage et de jeu d'air en tentant de contrôler son aile et donc à pauffiner ses sensations sous sa Prymus 2. Une fois la brise jugés suffisante pour espérer rester en l'air pour reposer au déco, je décide de tester la masse d'air afin de donner quelques indications pour Bernard qui, si il vole, ce sera son premier envol sur ce site. La masse d'air est assez stable mais permet aisément de rester en l'air pour reposer tranquille au déco. Je fis cela d'ailleurs trois fois dans la matinée. Brico quant à lui, par deux fois s'est envolé avec sans grand souci pour reposer. Il fallu que je lui dise toutefois de ne pas s'enfoncer dans la vallée de la Pia car son aile avait du mal à avancer face à le brise qui s'était installé entre temps. Nous jouâmes, volâmes Brico et moi jusqu'à 12h30 environ puis , nous avons plié nos ailes afin de rejoindre le chabotou pour allumer le feu du Barbecue. C'est avec une bonne pissaladière, une belle tomate rouge avec huile d'olive et sel, des merguez et des côtelettes d'agneau pour satisfaire notre satiété de faim. Une bonne sieste sur chaise longue bien confortable et à l'ombre d'un merisier a été également un moment de détente bien appréciable sous fond sonore d'une rivière qui me berçait. 16 heures approche, alors je fais du café pour bien nous réveiller. Repartis pour Cagnourina, sur le trajet, j'avais apperçu une aile Blanche et bleu qui me faisait penser fortement à Maurice Baldi (un pilote local qui m'avait aider à faire du cross sur ce site). Une fois arrivé au déco, le parapentiste cherché à poser, mais la brise était forte et il du faire les grandes oreilles pour mettre pieds au sol. C'était bien Maurice Baldi. J'ai eu plaisir à le saluer et de rappeler qu'il m'avait pris un peu sous son aile pour m'amener sur le mont Court, les rochers de gata et le fort plus en amont de ces rochers. Il s'en souvenait bien et se rappelait aussi de Nicolas qui avait vaché à Vievola (sous le col de tende). Il m'aida une nouvelle fois mais sous une autre forme (démélage des suspentes et élévateurs qui s'étaient gravement entremêlés après le dernier posé du matin et nous quitta car il avait du taf qui l'attendait au Bar des Sports de Tende. La brise est forte et je me pose la question si je peux me mettre en l'air avec mon aile. Il est 17h30 est la manche à air sur le déco est à l'horizontale. Il y avait bien du 30 km/h, mais je me dis que ça allait baisser forcément par un soleil qui s'éloignera progressivement synonyme de réchauffement faiblissant et donc de brise moins soutrenue. Je fais un gonflage pour vérifier le bon ordre du cone de suspentage. Tout était clean, je sens mon aile au-dessus de moi que je contrôle sans difficulté. Je prends alors la décision de m'envoler. Je fais quelques pas et hop, mon aile me tire à la verticale, et a du mal à avancer. Je mle dis qu'il faut que je m'éloigne du relief et surtout ne pas me déporter sur ma gauche car il doit y avoir forcément une accélération de la brise vgers la vallée. Je sors l'éccélérateur pour me dégager plus rapidement du relief et je m'avance vers le village. L'aile ne demandait qu'à monter mais compte tenu des conditions soutenues je fais le choix de mainteneir mon altitude entre 1150 à 1250 (le déco est à 1110). Dès que je revenais vers le relief, le thermo-dynamique remontait mon aile et j'étais contré face au village. J'ai tenté d'évaluer les conditions d'un reposé éventuel ... les choses n'étaient pas faciles !! car ça remontait illico presto avec de plus un déplacment en crabe vers le relief .... houla la la ... ça va être chaud bouillant. Je me dis alors qu'il était plus opportun de rester en l'air en attendant que cela faiblisse et je repars de ce fait voleter bien au-devant de la pente. Exercices oreilles fut mon passe temps pour maintenir l'altitude que j'avais décidé. A ce petit jeu, une bonne demi-heure était passé et ça ne faiblissait pas. Bernard était au sol et ne s'était bien entendu pas mis en l'air. je lui avait dit de rester au sol mais il avait bien vu que les conditions étaient bien trop fortes pour son aile et pour lui. Il m'a vu lutter et passer à vitesse grand V avec vent de cul (40 + 30 = 70 km/h) quand je cherchais à me présenter pour poser. Il y avait des moments un peu rafaleux qui m'inspirait guère à rester encore dans le ciel. Mon objectif était de poser car j'avais l'impression que ça forcissait plus que ça faiblissait... était-ce la fatigue ??? Bref, Allez ... c'est parti, je veux poser alors je me tente à me présenter sur le côté gauche du déco. Je savais que ça allait être chaud, j'arrive avec les oreilles et je vire à la selette. L'aile a du mal à virer en avançant, ce qui me déplace en crabe et vers le relief ... Je repars donc vers le village .. ça monte .... les oreilles, virages .. pour retrouver une altitude d'approche et je recommence cela 3 à 4 fois, finalement je pense que cette fois-ci c'est la bonne, je me rapproche du sol mais soudainement, il y a une accélération de la masse d'air qui m'empêche de tourner aux oreilles et à la selette. C'était trop tard pour que je lache les oreilles car le risque était trop grand de perdre le contrôle de l'aile dans cet instant. Je vire au max à la selette en espérant ne pas taper sur la colline qui est à ma droite. L'aile arrive à prendre un cap parallèle au relief puis le taux de chute augmente soudainement en se rapprochant du sol..... Je sens que le contact au sol va être fort, je lache les suspentes avant externe pour ne m'occuper plus que de la gestion du contact au sol qui s'annonce imminent ... Je lève alors les jambes pour ne pas percuter le sol avec le choix de me mettre tant soit peu plus à l'horizontale pour espérer poser en glissage sur les fesses. J'ai bien fait attention de ne pas être assis pour ne pas faire subir le choc à mes vertébres. Si le contact fut assez rude, mon choix du dernier moment semble avoir été la bonne pour m'en sortir sans dégats. Ouf ... posé ... mais il y a beaucoup mieux comme posé et certainement comme choix d'approche. J'ai voulu faire comme d'habitude ..... A postiori, j'aurai du faire comme Maurice qui s'était présenté par la droite du déco (pour éviter le risque de me faire contrer) pour avoir plus de manoeuvre sans obstacle derrière et me présenter avec assez de marge pour être face au vent avec les grandes oreilles. A cet inconnu, je n'ai pas voulu m'y hasarder mais cela me parait plus académique et moins dangereux finalement.


Colmiane

29 juin 2007: Formation biplace à la Colmiane avec Gaby. C'est ma fille Emilie qui a accepté de tenir le rôle de passager aujourd'hui et elle me memanifeste sa joie de voler avec moi. Nous étions sur la route à hauteur de la Bolline quand mon portable sonne... c'est Mister Gaby qui me demande de les rejoindre au plus tôt car ils sont sur le point de monter à la Balme. Waouh ... c'est cool ça. Nous arrivons sur le parking de la Colmiane et nous voyons l'équipe pédégogique (Gaby et Alain), les élèves et Jean-Jacques nous attendre à côté du Nissan Patrol de l'école Imagin'@air. Les salutations faites, hop ... nous montons tous dans le 4X4 pour rejoindre le déco de la Balme. C'est pour moi une première de décoller de la Balme en biplace mais aussi de voler en tandem avec Emilie. Il y a de la joie mais aussi du stress. Je prépare mon aile méticuleusement alors que Gaby ne tarde pas à prendre son envol pour être le premier à l'attéro afin de pouvoir faire décoller les élèves qu'Alain a à sa charge au déco. Après le départ de deux élèves, je m'apprête à décoller avec ma fille mais au lever d'aile, l'aile se rabat sur le côté gauche à cause d'une clé aux suspentes de la ligne D. Alain me démêle la clé et me repositionne l'aile correctement. La deuxième tentative est la bonne et ma fille assure la phase de course pour moi .. grand dieu que je suis fainéant !!! Bref.... le déco se passe, malgré tout, très bien et nous voilà dans les airs en train de vivre un moment particulier ma fille et moi. Nous ressentons un bonheur d'être dans un domaine hors du commun: le domaine des oiseaux .... Chacun de nous deux ressentons, un mélange de bonheur et de stress. Gaby semble avoir senti cela et me dit de l'attero à travers la radio de ne pas nous contenter de décoller et de venir poser trop rapidement mais de voler comme lorsque je suis en solo. Cette indication, change effectivement mon objectif qui était effectivement de ne pas chercher à rester en l'air ... le stress je vous dis .. le stress !!! Alors voila...., que je me dirige un peu plus près des rochers de la via ferrata pour exploiter le dynamique et jouer avec les brises ascendantes et avec l'aile. Quelques enroulades de la masse chaude nous a permis de prolonger un temps ce vol. Ma fille percevait bien ces montées d'aile vers le haut et cela lui procurait des sensations particulières. Mais il fallait bien rentrait à un moment donné pour tenter de faire une approche correcte. J'ai réussi a ralonger un peu ma finale sans pour autant arriver à en faire une bien longue. Le posé fut correct et ma fille était contente et rassurée quelque peu faut bien le dire. Quelques corrections de mister Gaby ma permettent de réfléchir à ce qui est à faire, à corriger et nous voilà reparti après rangement du matériel pour un deuxième vol qui partira cette fois-ci du Pic de la Colmiane. Cette fois-ci, pas de clé et le décollage se passe sans problème. Alain a accepté de nous prendre en photo lors du décollage afin que nous en gardions souvenir. Ce deuxième vol fut excellent pour moi et ma fille car, plus détendu, nous avions pu jouer avec la masse d'air et appliquer les quelques conseils de Gaby pour mieux jouer avec "aile" pour les virages mais aussi pour exploiter les thermiques, etc .... Lors de l'approche, j'ai bien pensé à ce que m'avais dit Alain et gaby ... une bonne finale avec une bone prise de vitesse. A propose de vitesse, j'ai cette fois-ci détrimée l'aile pour avoir plus de vitesse. Cette vitesse m'a servi d'aller plus loin, plus vite et bien sur une meilleure ressource pour un attero plus académique. C'est pas top encore mais c'était bien mieux que le premier vol. Youpi !! J'en suis à mon dixième vol biplace.

28 juin 2007: C'est à la Colmiane que je suis monté pour me former à piloter un Tandem. C'est mon ami Stephane qui a bien voulu se prêter à mes expériences de biplaceur et je l'en remercie. Mais il ne suffit pas d'avoir un passager pour faire un tandem car sans aile ... pas de vol. Gaby a eu la gentillesse de me prêter son biplace professionnel afin que je puisse m'entrainer en attendant de recevoir le biplace Orca de chez Dudek que je lui ai commandé. C'est la première fois, que je vole sous l'Orca et je suis agréablement surpris de la facilité à lever cette aile au décollage. Gaby m'a assuré les correctifs qui s'imposaient pour améliorer mon deuxième envol. En vol, le comportement de l'aile est stable et je n'ai pas rencontré de grosses difficultés à poser Tranquille. C'était Alain Nocéra qui était à l'attero pour surveiller mes approches et finales. Il en ressort que je dois travailler mes finales car elles sont encore trop courtes. En effet, j'effectue toujours un virage de trop. Voila donc mon prochain objectif: Faire une finale longue avec une bonne ressource afin de poser mon passager de manière académique. En attendant, avec mon ami Steph, nous avons profité des bonnes conditions aérologiques pour voler tout simplement zen et apprécier la douceur de deux vols ... et les paysages vu dans haut. Que du Bonheur !!!


Tende

23 et 24 juin 2007: C'est à Tende que je passe le week end. Je ne peux m'empêcher de rejoindre le décollage de Cagnourina jonché à 1 110 m en surplombant le village de Tende. Le samedi, je taquine la masse d'air au sol en faisant voler mon aile pour m'entrainer au contrôle de l'aile sans pour autant décoller. En effet, les conditions ne m'inspirent guère pour me mettre en l'air car par moment c'est rafaleux et j'avoue que je suis frileux. Le lendemain dimanche, je monte assez tôt (vers 10h) et les conditions semblent être plus saine. Je m'amuse donc d'abord à élever mon aile pour jouer au sol puis l'en,vie de me mettre en l'air ne tarde pas et c'est ce que je fis. Je suis resté pas plus de 15 minutes à jouer devant le déco par du soaring. Puis je décide de poser en contre pente. Cela m'a valu un attérrissage scabreux d'où une blessure à mon avant bras droit. Je retourne dans l'après midi avec la ferme intention de voler. Les conditions sont bonnes et après quelques gonflages au sol .. hop !!! me voila en l'air à faire du soaring pendant près de 45 minutes. Le poser au déco se passa sans problème hormis qu'il fallut faire les oreilles pour poser. Mais ça, c'est Cagnourine hihihi ... Finalement, je finis aux urgences pour une otite qui traine depuis vendredi ..... donc sous antibio afin de réguler tout ça !! Une infirmière a vu la blessure de mon avant bras et m'a pris au petit soin ...

Fête des pères : C'est à Gréolières que je suis en cette journée de fête des pères. Je ne suis donc pas avec ma famille, je ne suis pas avec mes enfants ... je suis à Gréolières à vivre ma passion de manière un peu égoiste. Je suis à Gréo pour ma formation de biplaceur et je vais jouer durant cette journée au passager pour Patrice qui est lui aussi en formation. Dans la journée, mes filles m'appellent sur mon portable et basculent sur le répondeur. Elles me souhaitant toutes deux "bonne fête papa" et le message dit aussi "bon ben .... tu dois être en train de voler.... on se verra ce soir pour te souhaiter bonne fête ..." A mon retour, ma fille aînée m'offre avec le plus grand des amours un poème qui me touche droit au coeur et que je me fais plaisir de partager pour ceux qui aiment les proses.


Colmiane

16 juin 2007: C'est ce week end là que mon club de parapente organise à la Colmiane, la compétition régionale B. Le club a inscrit deux pilotes pour représenter le club des Aigles du Mercantour: Manu et moi. Tout comme Manu, ce sera ma première compet et j'espère que ça se passera bien. Les inscriptions se font à partir de 8h30 et je suis un des premiers au rendez-vous. Une fois que tous les pilotes sont inscrits et que les waypoints pour les balises à valider sont entrés dans le GPS nous nous rendons (22 pilotes et les organisateurs) au décollage de Veillos. Il s'y passe un briefing d'avant course et ensuite nous décollons tous pour cette première manche. Je ne suis pas le premier ni le dernier à décoller. Déjà plusieurs pilotes sont en l'air. Certains s'éclipsent directement en direction de la première balise (Col de la Colmiane), d'autres cherchent à faire un plafond avant de chercher à rallier et valider le survol des balises. Mon choix fut celui de suivre les pilotes qui partirent illico presto vers la première balise pensant que c'était la bonne décision. Trop pressé de faire, trop pressé d'arriver, trop pressé de valider et tout simplement par manque d'expérience, je fis l'erreur de suivre ces pilotes partis sans chercher à s'assurer une certaine altitude qui nous aurait permis de transiter dans une masse d'air bien plus calme que celle qui était en basse couche. En effet, il y avait un peu de météo (Ouest) et le soleil était là à chauffer la surface terrestre ce qui déclencahit de bons thermiques. Thermiques associés au brises de vallée et pente plus un peu de vent météo, je peux vous dire qu'il y avait du tourbillon dans l'air près des reliefs. Dur dur pour avancer près des crêtes, à un moment donné je faisais comme les crabres .. j'avançais en reculant et de côté. Pour m'en sortir, il fallut que je revienne en sens inverse pour me dégager de ce relief où le thermo-dynalique était bien trop fort pour la rapidité de mon aile et enfin avancer en me présentant plus au devant du relief. Je valide enfin la première balise et je pense à me diriger vers la deuxième. Cela demande à refaire le parcours que je venais de faire pour aller plus vers le Nord où se trouve la vacherie de Rimplas (deuxième balise). J'avais des difficultés à avancer dans la masse d'air... les conditions s'étaient renforcées mais j'avançais quand même. Je me dis qu'il fallait que je m'appuis un peu sur le relief afin de pas perdre de l'altitude voire en gagner grâce aux thermo-dynamiques bien présents. Aïe .. aïe ... j'ai eu droit à une grosse fermeture avec début d'autorotation de mon aile que j'ai contré comme j'ai pu. Puis s'est ensuivi un décrochage et une grosse abattée que je n'ai pas vu venir. Rodéo rodéo ... ça ballotait de partout (un SIV en live) brrrrrrrrr !!! je me disais que là, c'était chaud et que dans ces conditions je ne vais pas m'en sortir !!! mais je n'abdique pas, j'essaye de m'accrocher pour sortir de ce merdier. Je continue mon cap vers la vacherie de Rimplas mais mon aile a énormément de mal à avancer et je reste dans cette masse d'air bien turbulente. Voyant cela, je finis par prendre la décision de mettre fin à cette quête de relier la deuxième balise. Je cherche à m'écarter de cet endroit et je m'en vais voler vers le pic de la Colmiane pour continuer un peu à voler pour le plaisir. Je m'approche du Pic de la Colmiane mais je ne survole pas. C'était fort même là, l'attero est juste au-dessous de moi..... je me dis "mon Polo, il serait sage que tu ailles poser !!" et c'est ce que je fis. Une fois posé, je plis mon aile et je vais me rendre à la cabane des associations où Jean-Paul PEREZ attend les pilotes pour prendre en compte le tracet des GPS de chaque compétiteur afin de valider les balises bien effectuées. Ceci m'a apporté quelques points qui fait que j'ai un placement d'avant dernier pour cette manche. Pas mal de pilotes sont venus poser quelques temps après moi en confirmant que les conditions étaient bien teigneuses. Seuls quelques pilotes sont allés jusqu'au bout des 6 balises à valider. Ce fut pour moi, une bonne expérience malgré ce vol tulmutueux et accrobatique. Je m'en souviendrais et je me dis que si il y aura une prochaine competition pour moi, ma stratégie sera d'assurer un minmum de plafond pour transiter plus calmement et aller plus loin. Le lendemain, il y a vait la deuxième manche. J'avais fait le choix d'aller sur gréolières pour travailler ma QBi et c'est ce que je fis, mais je n'ai pas volé. J'ai simplement fait le passager pour Patrice qui prépare également la QBi.


Gréolières

11 juin 2007: Direction Gréolières pour simplement régulariser ma situation vis à vis du club Au Gré de l'air qui a accepté de mettre à ma disposition le biplace du club. Une fois les formalités faites (je suis membre du club de Gréo maintenant), Pierre me demande si je veux faire un biplace d'autant qu'un élève de Gréo dénommé Marc accepte de faire le passager (Merci Marc !). Finalement j'accepte et l'on va chercher le biplace pour monter au déco du 300. L'aérologie est un peu spéciale....en altitude, il y a de l'ouest mais la brise de pente à pris le dessus au déco. Il y avait même un travers gauche qui donne une brise de Sud-Est. Le face voile s'impose... Pierre part en premier avec sa passagère et Marco ne fera son biplace qu'après avoir surveiller mon déco. Marco me demande de faire un prégonflage puis il me donne un petit coup de main en maintenant le pilote vers l'avant pour qu'il ne recule pas trop au moment de lever l'aile. Le lever fait, je contrôle l'aile d'un coup de freins symétrique pour freiner son accélération afin de l'arrêter sur ma tête et je me retourne aussitôt pour temporiser face à la pente avant de décoller. Marco me dit par la suite que je me suis retourné trop vite avant même d'avoir stabilisé l'aile. Je dois donc, la prochaine fois compter au moins 3 à 4 secondes en face voile avant de me retourner. Pour ce qui est de l'atterrissage, Pierre a posé expressément juste avant moi pour évaluer la construction de mon approche et la finesse de mon atterrissage. Il m'a dit que c'était bien mieux qu'avant. Il a vu enfin une finale digne de ce nom avec un posé doux (la brise était présente à l'attéro). Il y a encore quelques petits détail à améliorer mais j'ai bien progressé (dixit Pierre). Pierre me propose d'enchaîner un autre biplace mais je refuse de le faire car les conditions étaient plus fortes et vu ma tenue ... j'ai préféré utiliser mes baskets pour rester sur terre pour faire du gonflage avec ma voile solo car la brise, même si elle était turbulente, m'a permis de travailler au sol. Mes prochains jours de formation Biplace à Gréo sont pour le week end qui arrive.

9 juin 2007: Retour sur Gréolières pour ma deuxième journée de formation. Cette fois-ci, je sais que j'ai un passager .. en effet, Manu se rend dispo pour me rendre service comme il me l'avait laisser entendre quand je lui avais demandé s'il acceptait d'être le passager test pour ma formation. Nous nous sommes donnés rendez-vous à 9 heures à l'atterro. C'est au 600 que nous rendons avec le Land Rover de l'école Cumulus (Pierre Verrier et Marco). Pierre au déco et Marc à l'attero pour corriger mes actions ou dire ce qui va ou ce qui ne va pas. J'installe l'aile sur le déco et je prépare mon ami manu dans sa sellette et enfin nous voici prêts pour décoller. La brise est de pente est face mais faible. Je donne les quelques consignes à Manu pour le cap et bien sur les choses qu'il ne faut pas faire ou plutôt de faire comme par exemple ne pas s'installer de suite dans la sellette sans avoir attendu d'être éloigné du relief. J'ai décidé de décoller dos à la voile. Je me centre bien par rapport à l'aile et je positionne mon passager en lui donnant la consigne que le démarrage se fera d'abord en douceur et qu'il devra accélérer quand je lui en donne la consigne afin de donner de la vitesse à l'aile. Manu exécuta toutes les consignes, le seul qui n'a pas écouté les consignes c'est moi-même en m'asseyant trop tôt. Heureusement que j'avais à faire à un pilote expérimenté car il fallait vraiment courrir et c'est lui qui a fait pratiquement tout le travail pour lancer l'aile. Ceci a été repris par Pierre ... En effet, si le passager n'avait pas courru, qu'est-ce qu'il ce serait passé ?? C'est donc dans la dernière phase de décollage que je me suis planté. A l'attero, mon posé fut cool grâce à une finale bien plus propre que la veille mais il faut que j'améliore le plané afin de posé un peu moins fort. Nous voila ensuite reparti pour le deuxièle vol. Cette fois-ci c'est au 300 que nous allons décoller. La brise est plus prononcée qu'au 600 du fait que l'ensoleillement a permis d'accélerer la brise de pente. Le face-voile est préféré au dos voile pour deux raisons: Plus adapté avec une brise soutenue et surtout entrainement de cette technique en biplace. Le levé d'aile se fait correctement et j'attends bien que l'aile me monte au-dessus de ma tête, je freine l'aile mais là ... je m'emballe dans le retourné et dans le départ. Il aurait fallu pour que ce soit bien que je démontre que je suis capable de temporiser un peu avec l'aile sur la tête afin de démontrer que je contrôle tout bien et que je choisis calmement le moment de se lancer tranquille pour l'envol. L'atterissage fut mieux que le précédent car j'ai allongé la finale. Ensuite j'ai fait un peu de pente école (deux face voile et course avec le passager). Ensuite repos pour la suite. Une suite qui sera une montée au déco du 300 pour un troisième biplace avec Manu. Arrivé au déco, c'était bien orageux ... ça tonné .. Pierre et marco s'installe pour assurer deux biplaces Pro. Perso, j'étudie les conditions et je me refuse de décoller tout en informant Pierre de ma décision. "C'est comme tu le sens Paul !" me répond Pierre. "c'est toi qui décide". Il dira d'ailleurs quelques minutes plus tard à ses élèves qui avaient déplié leur aile, de remballer tout et de redescendre sans tarder. J'attends de voir les biplaceurs décoller avec un oeil très curieux de la façon dont ils vont décoller afin d'emmagasiner des infos visuelles. Marco a eu une passagère qui a refuse de courrir et qui avait pour réflexe de s'assoir. Ceci me renvoit à ce qui m'avait dit le matin quand je me suis assis trop tôt alors quer manu courrait toujours pour assurer l'envol. Si j'avais eu cette passagère, c'était le crash qui aurait pu se terminer plutôt mal !! et voila on s'en redescend Manu et moi au pas de course car je sentais bien l'orage qui allait dégueuler. On s'est fait un petit sport à la militaire lol. On croise le 4x4 qui remontait nous chercher. Il s'arrête pour nous récupérer mais nous étions déjà bien bas aussi on leur dit que continuer pour récupérer les autres .. nous, on finit notre course. On l'a finit d'ailleurs sous la pluie mais comme nous étions presque arrivée, nous rendons nos sacs de parapente presque pas mouillé. Le 4x4 est arrivé bien après nous. Pas de vol mais une bonne course militari nous a fait du bien (peut-être pas vraiment au dos mais bon ... c'était bien sympas). J'ai fini cette journée parapente chez Manu à déguster une bonne 1664 bien fraiche et à écouter un tout petit moment ses arrangements musicaux. Il a du matos de vrai DJ !!! Merci manu pour cette journée un peu stressante mais tellement sympa quand tout se passe bien.

8 juin 2007: Je monte à Gréolières pour ma formation de biplaceur avec Pierre VERRIER. Pierre me met dans le bain d'entrée et l'on monte au 600 avec Sylvie qui a accepté de faire mon passager. C'est son premier biplace et moi aussi.... j'ai un peu la pression mais je gère assez bien le stress en ne manquant pas de lui donner quelques informations du comment ça va se passer et de son rôle à jouer pour le décollage mais aussi j'anticipe pour l'attérissage afin qu'elle puisse emmagasiner mes attentes et ce qui est à faire. Sylvie est prof de chimie physique à la retraite et de plus bien sympathique. Le déco est alimentée de face avec une brise de pente faible mais présente. L'envol s'est fait sans problème tout comme l'atterissage. Sylvie a très apprécié le vol mais aurait souhaiter que le vol perdure malheureusement je n'étais pas dans cette optique. En effet, mes objectifs étaient de réussir le déco et l'attéro (contrat rempli). Le deuxième vol s'est fait au 300 avec une brise plus soutenue et avec Vincent un pilote local. Le face voile s'impose ... hummm plus compliqué là !! bref je fais face et lève l'aile. Au moment où je me retourne j'ai mes pieds qui décollent du sol ... et me fait soulever .. je me fais surprendre... là je dois dire que j'ai un moment de flottement et une perte de contrôle mais finalement, l'aile est bien sur nos têtes et elle ne demande qu'à voler alors je lève les mains et hop nous voila parti dans le vide en volant. L'atterissage fut tout aussi scabreux avec une finale sans vraie finale et un posé sur les sellettes (glissade sur les culs ...) mais sans mal. Le troisième envol est fait avec Romain (un jeune pilote qui vole depuis 2 ans) sur le déco du 300 mais là, si il n'y a plus de brise de pente forte, il y a un vent de travers gauche important pas si évident à négocier. Je m'installe sur le déco avec Pierre à mon arrière qui surveille ma prépa. Il me dit "t'as vu d'où vient le vent ?" Oui ... lui répondis-je, travers gauche !" Ah ... et l'aile, tu la laisses comme ça ?" "Non, je vais la mettre plus en travers droit pour qu'elle soit face à la brise !" Pas de réponse de Pierre, il m'avait juste donné une info importante pour voir si j'avais compris. L'aile placée, le pilote préparé et installé dans sa sellette, je le noue avec moi et hop ... nous nous apprétons à nous envoler. Je lui donne les derniers conseils de cap (travers gauche) et j'attends un peu de brise qui se faisait rare en milieu d'après midi sous un ciel couvert. La brise ne se forcit plus, alors je décide d'y aller. L'infos est donné. L'aile a du mal à monter mais je l'attend .. elle part à ma droite (normal vu le travers gauche) mais les infos de l'aile sont beaucoup plus transmis au passager qu'à moi (c'est ainsi en biplace parait-il) et j'ai une absence de perception directe qui ne me permet pas de corriger ou tout silmplement de comprendre ce qui se passe en instantanée. La correction est donc tardive et l'aile ne se place pas sous nos têtes mais déviée vars ma droite. Nous continuons notre lancée car l'aile était gérable pour maintenir le cap. Le seul problème c'est qu'elle nous a pris en charge assez tardivement et qu'elle a accéléré à la rupture de pente donc ... dégueulante et ras les buissons mais ... tout s'est bien passé. L'attero ? ben .. un peu court mais posé doux. Voili voila ... week end à Gréo en prévision non pas pour voler mais pour poursuivre mon apprentissage avec un grand A. Manu a bien accepté avec toute simplicité d'être mon prochain passager mais le matin du samedi est prévu pour du bon travail en pente d'école. Dur dur pour nous !!

26 et 27 mai 2007: Décidé de me mettre à la pratique du biplace j'envisage de faire une formation pour cela afin d'avoir le brevet de biplaceur. Pour cette formation, il y a une présélection que j'ai réussi ce week end. Je suis donc admissible à suivre une formation spécifique au biplace en guise de me préparer à l'exament final pour le brevet de pilote biplaceur. Le 1er jour, j'ai été évalué sur mes compétences techniques avec ma voile solo. Il fallait faire de la pente école pour le maniement de l'aile au sol puis l'évaluation se porta sur mon comportement au décollage et à l'atterrissage. Ce sont deux vols que j'ai fait dans cette journée. A la fin de cette première journée, j'ai été admis à la deuxième journée évaluative. Je dois donc être présent le dimanche pour évaluer mon comportement et capacité à progresser avec un biplace et un passager. Je dois dire que ce ne fut pas facile de faire de la pente école avec du matériel plus important en surface et un passager à contrôler en sus. Mais, progressivement je me suis adapté à lever une aile d'une grande surface et à courir sous elle avec un passager devant. C'est pas top encore mais j'ai tout de même fait de belles choses qui m'ont permis finalement d'avoir une appréciation correcte qui me permet de m'inscrire à ce fameux stage qui va me conduire à l'examen final. Voila un week end très éreintant mais oh combien enrichissant !!!!


La Colmiane

18 mai 2007: C'est finalement à la Colmiane que je me rends pour aller voler (l'idée d'aller à Tende n'a pas été retenu par ma femme). Je rejoins Joseph pour aller voler. Joseph n'est pas très motivé à voler et se propose de me monter à Veillos pour me prendre en radio afin de me préparer à la Compétition. Malgré mon insistance à ce qu'il prenne son aile pour que l'on puisse voler ensemble, Joseph reste sur son idée et me monte finalement jusqu'au déco. Arrivé au déco de Veillos, je me prépare à faire un vol d'entrainement sous les stimulations de Joseph. La brise est installée mais faible. Je décolle dans ces conditions et je me dirige sur la pompe à Gaby. Il y avait du thermique mais je n'arrivais pas à monter suffisamment haut pour aller taper sur le Giraut. Las de ne rien trouver de très ascendant, je prends le cap sur le Petoumier et je me colle à son relief pour tenter de trouver de quoi monter ou surtout ne pas descendre . Bingo, j'arrive à rejoindre le Brec du Petoumier à force de S dans la pente du relief. Ensuite, sur la crête du Brec du Petoumier, j'exploite du thermique et j'enroule afin de me retrouver plus haut que le Baüs de la Fréma. Arivé à cela, je bascule sur le sommet de la Balme et je tente de trouver le bon thermique qui va me permettre d'avoir suffisamment de hauteur pour basculer sur le PIc. Pour l'avoir trouvé je l'ai trouvé le thermique !!! je me prends un coup de pieds au cul avec une ascendance de 6 m/s que j'enroule et qui me propulse très rapidement à l'altitude recherchée et hop ... direction le Pic. Un peu contré par du Sud, je sors l'accélérateur pour transiter plus rapidement afin de ne pas trop perdre de gain. Une fois arrivé au dessus du pic, il me fallait trouver de quoi monter au-dessus du Caïre Gros. Il m'a fallu un certain temps mais une fois trouvé, le thermique me propulse très répidement au-dessus du Caïre Gros. Je me teste un peu dans le coin et j'entends la voix de Jo qui me propose d'aller vers le Viroulet pour ensuite basculer sur Rimplas et ensuite, essayer de rentrer à l'attéro. j'ai trouvé cela très audacieux et interessant en terme de combat à finaliser le truc. Mais j'en avais assez, fatigué d'une nuit un peu courte et la tête un peu ailleurs, je préfère ne pas tenter ce deal. Vers le Viroulet, je vais chercher un nuage situé en vallée pour prendre un peu de gain et je m'en retourne sur le Caïre Gros (2087 m) bien assez haut. Ensuite je prends le cap sur le Conquet mais je ne le survole pas car je commence à me faire brasser dans ce coin. Alors je file vers le col pour taper sur les rochers de la Balme en versant Sud pour jouer un peu avec le thermo-dynamique. Je ne suis pas resté très longtemps en parallèle à ses rochers où les thermo-dynamiques étaient généreux.. L'envie d'aller posé était trop forte pour rester dans le coin. Une fois posé, j'étais très content de ce vol malgré un sentiment d'avoir fait la moitié de ce que j'aurai pu faire mais c'est ainsi. Je préfère ne pas me faire violence dans ce type de sport. C'est un vol de près de 2 heures avec un plaf de plus de 2500m. Je me suis fait plaisir c'est ce qui compte. Trace du GPS: 1h25 de vol avec un plaf à 2571 m d'altitude donc un gain de 1284 mètres par rapport à l'attero. Mes ascendances Maxi ont été de + 6m/s et mon taux de chute maxi de - 5.5 m/s. Vitesse max à 90 km/h

9 mai 2007: Via la Colmiane pour aller planer sous mon Aspen 2. Je change donc d'accabit d'aile. Je vole seul pour mon premier vol en partant de la Balme. Je fais un plaf à + /- 3 000 m d'altitude au-dessus du Mont Petoumier (2604 m) puis je glisse sur le Muey Pépouiri (2674 m) où je perds de l'altitude certainement un peu sous le vent de la brise et des thermiques et ensuite je vise le Mont Giraud (2606 m). Là, le Giraud se fait désirer ... la bataille pour survoler ce mont est engagée. Bataille gagnée, je reviens sur le flanc et versant Ouest du Petoumier pour me diriger vers le Baüs de la Frema. De là, je vise le Pic de la Colmiane que j'atteins avec suffisamment de hauteur pour le survoler. Au pourtour du Pic, j'enroule du thermique pour me retrouver bien au-dessus du Caïre Gros. Une fois le Caïre Gros fait, je vole vers le Conquet et ensuite la Raya pour ensuite poser à l'attero officiel. C'est un vol de près de 2 heures que je venais de faire. Après une grande pause au Col de la Colmiane où j'ai tenté de faire connaissance avec mon nouvel appareil GPS Braüniger, j'ai revolé en milieu d'après midi avec mon ami Stephane ABRY. Là aussi j'ai fait un vol bien sympa mais qui n'avait plus rien à voir avec le premier. Mon but était de prendre surtout du plaisir sans objectif précis: voler et voler simplement. J'ai fait cela durant près d'une heure. Pressé par le temps j'ai écourté mon vol car je devais être au Stade du Ray pour Nice - PSG, j'ai supplié Steph de descendre du ciel, du coup il a fait les oreilles (j'espère qu'il ne m'en veut pas trop car il était en train de faire un super vol). Infos GPS: Durée du vol: 1h52 - Plaf à 2930 m - Vario max à + 5.4 m/s - Vario Mini à -5.0 m/s - Vitesse max à 52 km/h. Le Gym a gagné la bataille par un but à zéro.

7 mai 2007: C'est à la Colmiane que j'ai rendez-vous avec mon ami Bernard dit Bricolo pour un vol rando en partant du Col de la Colmiane pour rejoindre le sommet du Muey Pepouiri (Mont Pépoiri). Il est 7h21 quand nous avons commencé, à pieds et aile sur le dos, l'ascension vers l'objectif. C'est à 11h15 que je suis à l'applomb du sommet (en compagnie de Bernard) après une marche pas si évidente que cela car nous avons rencontré une bonne couche de neige. Sans équipement, nous nous enfoncions parfois jusqu'aux genoux voire jusqu'aux cuisses. J'ai même failli y laisser mon genoux gauche car mon pied s'est retrouvé coincé dans un trou sous un rocher de pierrier vers le Pépoiri. Il y avait du Nord quand nous sommes arrivés au sommet puis, patientant un peu, l'Est prenait le pas. Ceci arrangea nos affaires pour l'envol car pas question de décoller en Nord du Pépoiri. Je propose à Bernard de décoller en premier mais il préféra que je le précède afin que je fasse le fusible et donc lui donner des indications concrètes de vol surtout après le déco. Il y avait entre 20 et 25 km/h sinon plus. Je fais un prégonflage de mon aile montagne afin de bien vérifier si tout est ok. L'aile se tend et a une bonne tendance à me tracter. Je n'allais pas jouer à ce petit jeu bien longtemps pour m'éviter de redescendre l'aile ... et surtout de ne pas me coller sur les antenne gla gla .... alors je lève définitivement mon aile et je temporise pour bien la contrôler, la ramener vers moi en jouant sur les freins sans trop me déplacer... je la stabilise au-dessus de ma tête... mon aile est propre à voler aussi je me retourne tranquille et je fais quelques pas vers la pente. Mon aile ne demande qu'à me porter et à voler .. alors je lui donne les informations mécaniques pour un vol si désiré et mérité. Dès le décollage, je suis hissé vers le haut, je peux donc virer à ma droite pour me diriger comme la fois précédente vers le Val de Veillos. Je file à grande vitesse car j'ai le vent de cul mais j'ai un taux de chute très correct. A cet instant, je pense à Bernard qui doit se débrouiller seul pour lever l'aile et s'envoler. La masse d'air est stable et ne devrait pas nous réserver de surprise cahotique. Je continue mon vol et je contourne le Petoumier en direction de la Raya. La Raya atteinte, il y a du thermique qui tire vers le haut mon aile ... j'enroule et je monte tranquille pour prendre quelques dizaines de mètres. Mon intention n'est pas d'exploiter les thermiques surtout à cette heure là avec cette aile. D'ailleurs, elle me rappela que j'étais sous une voile très légère et qu'elle était très sensible aux fermetures. En effet, mon aile a claqué au moins trois fois aux abords d'un thermiques assez puissants. Ne voulant pas jouer au téméraire, je quitte ce lieu propice aux ascenseurs pour aller plus en vallée et m'amuser paisblement avec mon aile. J'enroulais un peu en vallée et testais mon aile aux oreilles. Entre temps, les conditions avaient changé et Bernard a préféré redescendre à pieds ce qu'il avait grimpé plutôt que se mettre dans des conditions qu'il ne sentait pas. C'est ça aussi le parapente ... savoir dire non. Humilité oblige pour ne pas aller au devant de situations que l'on pourrait regretter très chèrement après. Un vrai parapentiste est un parapentiste conscient et capable de réajuster à l'instant. Les conditions peuvent être bonnes pour le précédent puis.... ne plus l'être pour soi.


AOSTE - BREITHORN

28 et 29 avril 2007: C'est un week-end en haute montagne avec comme objectif marcher jusqu'au Breithorn et décoller de ce sommet pour atterrir à Breuil Cervinia. Ceci a été imaginé par Thierry Guillard le cafiste et conjointement organisé avec Pierre Lauzière du club de Gréolières. Le groupe était composé de 17 personnes (3 nanas et 14 gus). 15 personnes ont pris la route le samedi matin et 2 étaient déjà sur place. Le rendez-vous sur le parking du monastère était à 6h45. Nous prîmes la route avec seulement 4 voitures et sommes arrivés à Breuil Cervinia en fin de matinée. Après un petit tour dans le village, nous prîmes la télécabine qui nous monta tout prêt du Refuge Teodule où nous passerons la nuit. Nous avons le choix de faire d'emblée une rando ou se détendre. 16 personnes sur 17 prirent la décision de marcher et pourquoi pas voler si les conditions s'y prêtent. La marche fut difficile pour moi .. j'étais à la peine .. le bon dernier qui fermait la marche car ma condition physique ne me permettait pas d'être à la tête ou même dans le peloton. Cette marche m'a permis de voir l'étendue du domaine skiable et la beauté de ce site avec ses multiples reliefs, de penser aussi au lendemain et savoir ce qui m'attendait car la rando du dimanche sera plus longue donc plus difficile que celle que nous étions en train de faire. J'avais un avant goût de la galère qui m'attendait mais je m'accrochais à poursuivre et peut-être décoller. La marche se termina à un endroit que nous avions jugé interessant pour l'envol. Les conditions n'étaient pas top car au fil de notre progression une forte brume locale s'installait et nous empêchait de nous mettre en l'air. Malgré cela Jerome prépara son aile pour décoller dès qu'une ouverture se présenterait à lui. C'est ce qu'il fit et posa à contrebas et au-devant du refuge. Nous le suivîmes des yeux et aussitôt ça se rebâchait encore plus intensément. Les plus optimistes (dont je faisais parti) pensaient qu'un autre créneau allait s'offrir à eux mais il fallait attendre. Certains avaient pris la décision de redescendre en marchant car ils n'y croyaient plus ou pour ne pas rentrer trop tard au refuge. Personnellement, j'y croyais à ce vol car sur le versant EST et derrière nous ça s'éclaircissait. Manu était resté aussi à espérer. La patience et l'espoir nous a donné raison, progressivement ça se débâchait et nous avons pu faire notre envol malgré un léger vent de cul (quelques photos du vol pas mal non ? ici Manu en vol et à l'attero ). Je suis arrivé fracassé au refuge ... la fatigue et l'altitude ne m'a pas ouvert l'appétit mais m'a rendu plutôt nauséeux. Comme je ne m'étais pas alimenté, ni hydraté et en regard des efforts physiques que j'avais fourni, je devais m'alimenter et surtout boire tant soit peu pour demain le grand jour. Céphalées, nausées, intense fatigue.... c'est dans cet état que je me suis retrouvé dans le dortoir à trouver une place pour dormir. Dormir ... quel bien grand mot ! Je ne pense pas avoir honoré ce mot .. nuit blanche est plus de circonstance. Pour combler la nuit, j'avais eu de grosses difficultés à m'oxygéner à cause de problèmes de sinus et pour couronner le tout, j'avais eu droit à des débuts de crampes qui venaient me titiller .. heureusement que j'étais sous régime "Asprine Ph 8" depuis 3 jours sinon bonjour les dégâts. Bref, le "réveil" était pour 6 heures avec départ à 7 heures. Petit déjeuner pris avec la face "enfarinée" nous partîmes à l'assaut du Breithorn. J'étais le dernier à être prêt, certains étaient déjà parti 10 minutes avant. Je ferme la marche avec Ariane .. quel bonheur qu'elle soit avec moi .. sa présence m'apportait un soutien psychologique. Notre objectif commun était d'aller jusqu'au bout, à notre rythme. Je n'avais pas omis cette fois d'emporter avec moi une bouteille d'eau. Je m'hydratais régulièrement en faisant de petites pauses pour récupérer et faire baisser le rythme cardiaque. Sur le parcours, la tige qui règle mes crampons casse ... je dois les ôter et marcher sans accroche ce qui me contraint à fournir des efforts supplémentaires par l'effet de glisse. Ariane me sera d'un grand secours au bout d'un certain temps en me prêtant ses bâtons pour faciliter l'avancée vers le Breithorn. Tant bien que mal, avec souffrance mais sans décrocher mentalement je suis tout prêt du but .. juste en dessous et à une centaine de mètres du sommet et de ceux qui avaient déjà étalé leur voile. Exténué mais avec volonté j'y crois encore, je m'accroche, je suis les pas d'Ariane, je prends le temps de bien respirer profondément, nous doublons même des gars du groupe qui posaient pour souffler tout en tentant de persuader un gars qui lâchait physiquement et mentalement. Il ne reprit d'ailleurs jamais la marche vers le haut alors qu'il était si prêt du but. Pour moi ce n'était pas encore gagné et ça se compliquait avec cette dernière bosse à gravir et qui était de plus en plus verglacée. Je glissais de plus en plus souvent avec le risque de dévaler la pente. Si jusque là, les batons m'ont été très précieux, ils ne suffisaient plus. Voyant cela, Ariane m'a encore une fois été très solidaire et utile en me traçant le passage avec ses crampons pour que je puisse y mettre mes pieds. Très proche du déco, je vois mon ami Manu qui décolle sous les encouragements de Thierry. Enfin !!!... Ariane et moi arrivons au sommet.... Ariane est ovationnée par les organisateurs (Thierry et Pierre) parce qu'elle avait atteint l'objectif. Moi, dans ma tête, je lui dédiais cette ovation pour ce qu'elle m'avait apporté. Si j'ai atteint le sommet, c'était en grande partie grâce à elle. Dès notre arrivée, nous étions sollicités à vite déplier l'aile et à se mettre en l'air pour profiter des conditions encore acceptables (le risque était que ça forcisse trop et que ça ne devienne plus possible de décoller sans se mettre en vrac). Le vent était travers gauche et par moment s'était fort. Je déplie mon aile... elle se met à glisser dans la pente. J'avais à contrôler les suspentes et vérifier s'il y avait des tours de sellettes. Je n'y arrivais pas .. l'aile n'arrêtait pas de glisser et je ne pouvais rien contrôler. J'avais la pression de me préparer vite pour ne pas décoller trop tard. Je glissais sur la pente avec mes chaussures. Je n'avais pas d'expérience de ces conditions d'autant qu'il fallait en plus gérer le sac de portage qui était à mettre par dessus le sac sellette. Je m'y prends comme un manche, je m'énerve...... Thierry me vient en aide et me fait entendre que je m'étais très mal préparé avec le matériel (je ne devais pas laisser les crampons accrochés en extérieur du sac. Il me donna des conseils de base comme me mettre dans la sellette pour que je puisse contrôler l'aile car il y avait de gros risque qu'elle s'envole sans moi. Il me rangea les crampons dans le sac, il me garda le piolet qui s'était détaché aussi de mon sac ... le vrai bordel quoi (je n'ose pas imaginer le piolet qui se détache en vol pour finir sur une piste de ski ...). Il m'aide à contrôler l'aile et à me placer pour décoller dos à la voile, la tentative est désastreuse. Je ne le sentais pas du tout ce déco dos voile car je n'étais pas en état de contrôler quoi que ce soit sur ce sommet glissant et ce vent de travers .... d'autant que physiquement j'étais au bout et psychiquement je ne supportais plus la difficulté (j'étais en perte de contrôle). Ma solution était de me mettre en face voile.... il fallait que je vois ce qui se passe.... je le dis à Thierry qui entend, comprend ... il m'assiste en me tenant le bord d'attaque. Il me demande d'être plus Zen et d'attendre le moment le plus propice à décoller. Il m'est d'un soutien mental et se montre sécurisant. Avec la technique face voile je me sens plus serein et une technique plus adaptée pour ce type de décollage dans ces conditions. J'attends le moment plus calme en aérologie. Je sens le moment propice pour décoller, je l'annonce à Thierry qui me tient toujours le bord d'attaque .. j'ai mes élévateurs avants dans la paume de mes mains et les freins en dragonne autour de mes poignées ... je bascule mon corps légèrement en arrière tout en tirant légèrement les élévateurs, l'aile se lève d'une grande facilité .. je m'acance légèrement vers elle et je mets du frein pour la ralentir, je me tourne aussitôt pour descendre la pente avec l'aile au dessus de ma tête... j'entends la voix de Thierry qui m'encourage à continuer tout en me rassurant que tout est ok et que c'est très bien Youpi !!!!!!! ça y est .... je suis sous "aile" (ultralite de chez ozone). Il me reste à gérer mon vol pour atteindre l'ultime but: l'atterrissage. Entre temps, il faut faire des choix, j'ai changé de cap 2 ou 3 fois pour éviter cables ou autres obstacles. Je suis très mal dans ma sellette à cause du poids de mon sac de portage qui me déséquilibre en arrière et m'impose une position très inconfortable. J'ai mal au dos car je lutte .. je suis obligé de me tenir aux élévateurs avants pour basculer vers l'avant et être dans une position de pilotage plus académique. Ces conditions de vol ne m'ont empêché d'apprécier pleinement ce fabuleux vol de plus de 2000 mètres de dénivelé. Encore une fois c'est ma faute, la veille on m'avait donné conseils d'utiliser deux mousquetons pour relier mon sac de portage à la sellette afin que ce soit l'aile qui porte le sac et non mon corps. Je ne l'avais pas fait car j'ai été préoccupé à autres choses qu'à cela. C'est une expérience qui me permettra, je pense, d'être plus autonome et surtout plus pratique dans ce type d'aventure. Finalement je pose sur un terrain qui comporte quelques obstacles rocailleux. Ce ne fut pas le meilleur des choix mais j'ai bien géré pour poser comme une plume en prenant soin d'éviter ces obstacles qui m'auraient fait un accueil traumatisant. Certains pilotes avaient décollé après moi, j'ai pu prendre quelques photos de Pierre en approche posera tranquille), Ariane en approche, s'aligne et pose, Thierry flane près du relief pour ensuite poser. La journée se termine autour d'une pizza géante et un peu de bière au pourtour d'un attero improvisé par certains. Finalement, il était l'heure de se dire aurevoir. Chacun repris le chemin du retour heureux semble t-il d'avoir vécu ces moments forts. Sur le retour, Thierry nous a parlé de ses épopées et projets aventureux. Manu et moi avons exprimé notre grande satisfaction d'avoir été là, ce week end avec eux. Ce fut une réussite dans l'organisation (jamais simple avec autant de participants). L'ambiance fut très bonne, avec beaucoup de simplicité. Il va falloir que je m'entraine sérieusement pour pouvoir prétendre à faire d'autres sorties en haute montagne avec une équipe pareille. Merci à tous !!

Colmiane

23 avril 2007: Réveil à 5h du matin avec comme objectif une randonnée jusqu'au Petoumier voire le Pepoiri. Cela va dépendre de mes ressentis et ma condition physique mais .. mon intention est de pousser un peu plus mes limites en pensant à la sortie haute montagne du 28 au 29 avril (Breithorn). Quand j'arrive à la Colmiane, il y a un très léger voile blanc dans le ciel qui est certainement un résidu du ciel orageux de la veille. Le ciel n'est donc pas d'un bleu azur pur. Quand je laisse ma voiture sur le chemin qui mène au parking de la Via ferrata il est un peu moins de 7 heures. Je choisi de mettre des chaussures de jogging plutôt que de rando car je veux à tout prix éviter des problèmes de lésions cutanées. Je prends mon sac sellette qui contient mon aile montagne, mon casque cycliste, mon appareil photos et hop ... c'est parti pour la rando. Il est à peine 7 heures et quelques minutes quand je fais mes premiers pas vers une cime qui n'est pas encore vraiment déterminée dans ma tête ... Petoumier ou Pepoiri ? je le saurai dans quelques heures en attendant, je dois marcher et encore marcher tout en profitant de la beauté naturelle qui m'entoure. Au fil de la marche et très rapidement le ciel devient très pur .. apparemment, c'est une très belle matinée qui s'annonce. Sur le chemin qui mène à la Balme, je rencontre de nouveau des chamois (je me dis que ça doit être leur coin car ils sont systématiquement là le matin), le rocher qui obstruait le passage a été mis sur le côté (j'ai su par la suite que c'est Gaby qui l'a déplacé). Vers 8h30, je dépasse le déco de la Balme pour atteindre, sans mal, le Brec du Petoumier, mais je me dis qu'il faut que j'aille plus loin d'autant qu'il est tôt, que le ciel est bleu et qu'il n'y a pas de vent ..... tout pour faire une belle randonnée avec vol si ça continue comme ça. Il est 9h30 environ quand j'atteinds le Brec du Petoumier. Quelques Barbules commencent à se former mais il se désagrègent au fur et à mesure. Je décide de rejoindre le Petoumier ... c'est la première fois que je foule ce sommet et je temporise un peu sur ce sommet pour apprécier les différentes vues panoramiques et scruter le ciel (vue panoramique). Les nuages se forment gentiment .. il n'y a pas de vent en altitude, il n'y a pas de Nord qui rentre .. tout parait calme et propice pour la suite (continuer la rando et ensuite un vol de récompense). J'hésite pour rejoindre le Pepoiri mais finalement je me décide à aller vers lui. Je me dis que de toute manière, je peux toujours réajuster ma décision et revenir sur mes pas si problème il y a. Il doit être 10 heures 30 environ quand je prends le cap du Pepoiri. Il y a des névés dans le coin et des passages délicats pour moi avec mes baskets. Il y avait des traces de cervidés, j'en profite pour y mettre mes pieds pour éviter de glisser sur le névé en dévers. Au fil de la marche, je retrouve le sentier qui mène au Pépoiri mais je dois le quitter par moment pour du pierrier car des plaques de neige glacée le recouvre et le rend impraticale avec mon équipement désuet. Finalement j'atteinds le sommet du Pepoiri. Je suis content d'être là ... il doit être environ 11h30 .. je ne sais pas ... j'ai oublié de regarder l'heure. L'heure n'était plus ma préoccupation car seule la vue en 360 autour du Pepoiri captivait mon esprit. C'est magnifique !!! j'étais heureux d'être venu jusque là, de voir les capteurs solaires et les antennes qui culminent le sommet du Pepoiri, d'avoir une vision aussi magnifique que constituent les reliefs et horizons qui l'entourent. Je prends bien sur des photos afin d'en garder souvenir mais aussi pour partager ce que je vois. Une fois fait, il est temps que je me préoccupe du vol. Je scrute alors le sol, le ciel, les reliefs des alentours .. , j'essaye de sentir l'air qui vient ou pas me caresser mon visage ou ma nuque...., tous mes sens sont en exergues pour faire les bons choix.. pour étaler mon aile au sol. Finalement, je déplie mon aile en versant Sud. Il y avait par moments une petite brise Sud qui alternait avec un peu d'Ouest et parfois rien mais il n'y avait jamais de Nord. C'est tout bon me dis-je !!! Entre temps, les nuages se formaient et sépaississaient, faisant par moment de l'ombre sur le relief que je squattais pour un tout petit moment. Quand le Pépoiri passait à l'ombre, il n'y avait plus de brise. J'avais en face de moi, le Mont Petoumier et ses reliefs... J'étais finalement très proches des reliefs du Petoumier. Il n'était pas question que j'aille coller dessus, il n'était pas question que je me loupe. Mon idée était de décoller et de rester plus vers le Pepoiri pour me dégager ensuite dans la vallée du Veillos. Je m'habille et je m'installe dans mon sace sellette. Je fais un prégonflage pour mettre le bord d'attaque en bonne forme pour être prêt à engloutir la masse d'air au décollage. Je me retourne face à la pente pour atttendre la bouffée d'air qui va faciliter la levée d'aile et mon décollage. C'est parti .. je lève l'aile, je cherche à bien la sentir et à répondre à ses réactions... je la freine tout en mettant du poids sous celle-ci par la ventrale, je la stabilise, je me centre et finalement je m'élance avec aile dans les airs pour un vol que j'espère sublime. Ca bougeotte légèrement après avoir décoller, je n'oublie pas que je suis derrière un gros relief. J'applique ce que je mettais dit: rester près du relief ensoleillé du Pepoiri pour m'écarter ensuite dans le val de Veillos. Le vol devient un délice ... c'est du miel .. je lache les commandes et je fais des vidéos avec mon appareil photo. Il y a un mélange de bonheur et de stress de l'inconnu ce qui rend ce vol d'autant plus beau. Je longe le versant ouest du petoumier en direction de la Balme tout en restant écarté du relief. C'est super calme .. j'en profite un max de cette fluidité. Je m'approche de la Balme, et l'aile est ballotée par les thermiques. Ne recherchant pas cela, je m'en écarte pour n'avoir de souvenir que d'un vol très calme et délicieux comme du miel. Une fois la Balme dépassé je prends cap sur le pic de la Colmiane mais, un peu trop bas, je reste au devant de ce dernier en vallée pour ensuite me poser à l'attero. Voila mon vol .. tranquille mais avec de gros efforts physiques que je ne regrette pas. J'espère que cette rando m'a un peu mieux préparé pour le week-end du 28 et 29 avril 2007.

23 avril 2007: Je monte à la Colmiane pour m'entrainer à la marche en montagne avec parapente sur le dos afin d'être plus ou moins prêt à être un équipier de cordée supportable pour l'ascension du Breithorn occidental (4 164 m) dans le Valais Suisse (sortie montagne organisée par Thierry Guillard du CAF et Pierre Lauzière du club de Gréolières). Il est un peu moins de 8h30 quand je laisse la voiture un peu au-dessus du col de la Colmiane et je m'équipe montagne (chaussure, sac sellette et parapente Ultralite d'Ozone) avec comme objectif: atteindre au minimum le Brec du Petoumier. Sur le chemin je rencontre deux Chamois qui se montrent curieux et me regardent paisiblement faire mon bonhomme de chemin. Le ciel est bleu azur mais je sais que cela ne va pas durer car il est prévu de l'orage en montagne après midi. Je redoute de me faire des ampoules au pieds car je n'y échappe pas lorsque je fais un parcours ayant plus ou moins de distance. Je suis tranquillement le sentier 4x4 où je rencontre un gros rocher tombé du talus et qui fait obstruction à tout véhicule désirant passé par ici. La neige qui recouvrait il y a si peu le chemin n'est plus. Je gère mes efforts, je me désaltère contrairement à mes habitudes car il n'est pas question que je garde des stigmates de cette sortie .... j'ai bien l'intention de remettre cela demain. Le paysage est magnifique .... (vue panoramique) doucement mais surement, je m'approche de la Balme, puis du Brec du Petoumier. Je vois dans mon champ visuel le sommet du Pepoiri. J'ai des ressources et j'ai envie de rejoindre le Petoumier puis pourquoi pas le Pepoiri histoire de manger de la marche pour être plus affuté ce week end. Je lève les yeux et le ciel bleu pur n'est plus et plus je réfléchis à ce que je vais faire et plus les nuages s'épaississent et s'assombrissent. Je me dis que le temps de rejoindre le Petoumier (qui est à l'ombre du nuage) je risque de me retrouver dans des conditions orageuses et donc ne plus pouvoir voler. Je prends la décision de décoller dans le coin et j'étale mon aile. IL y avait un peu de brise de face avant d'étaler mais le temps que je finisse l'installation, le bord d'attaque s'écroule par des coups de brises descendente. Hummmm .... pas bonne l'affaire là d'autant que le soleil n'est plus où je me trouve (les nuages ...). D'ailleurs les nuages des versants Nord se déplacent en Nord Ouest et ceux qui sont en aval (Sud-Est) aval stagnent et grossissent. Si je reste là, ça ne va pas faire..... aussi, je décide de redescendre dans la pente pour trouver une surface plane qui soit bien exposée à une brise montante. A quelque chose près, je décolle du même endroit que Samedi. Je fais un prégonflage, je vérifie mon aile et suspentes tendues, je lève mon aile, je la temporise et je me retourne pour enfin m'envoler. Quelles drôles de sensations cette aile si légère .... j'ai vraiment l'impression qu'elle flotte au gré de l'air et j'ai beaucoup de mal à la laisser voler. Il faut que je m'habitue. En l'air c'est assez doux et le nuage en Est ne me tire pas. je ne cherche pas à aller dessous, je longe classiquement le relief en Ouest et je me dirige vers le Baüs de la Fréma en versant Ouest. Je reste écarté du relief et je contourne les Rochers, je me dirige vers le col et je vais en direction Est pour dépasser à son dessus le col (c'est ensoleillé). J'ai sur la tête un casque de VTT (très léger) et je ressens bien plus le vent relatif au niveau des oreilles ce qui provoque une perception sonore et sensorielle bien plus forte et inhabituelle. Ceci a pour effet de me rendre plus sensible à ce qui se passe, mais je savoure ce vol qui, finalement est sain (la masse d'air). Je transite vers le Pic de la Colmiane, je n'arrive pas à passer à son dessus, alors je vole au-dessus des arbres et finalement, je rentre plus en vallée pour aller poser. D'en haut, je vois des parapentistes près de leur véhicule, c'étaient Joseph et Stephane. Le temps que je fasse mon approche et mon atterrissage, ils étaient partis s'envoler à leur tour. Une fois posé, j'en profite pour bien vérifier mon aile et j'y ajoute des petits ruban de tissus prévu pour cette aile et qui sont à mettre sur l'extrados en vu, semble t-il, d'éliminer les vibrations de l'aile (notice en anglais et je ne pige rien). Mon aile bien repliée et rangée dans mon sac sellette, me voila reparti à marcher pour récupérer mon véhicule. Mes amis du club avaient entre temps décollé du pic et posé. Voila une très bonne matinée composée de marche et d'un vol bien sympathique. Je dois dire que lorsque j'ai récupéré mon véhicule, la fatigue s'est fait ressentir. Content, je m'en retourne sur Nice avec l'idée de revenir demain.

21 avril 2007: J'attendais cette journée de pied ferme. Je m'équipe Montagne (sac sellette et ultralite d'Ozone) pour m'attaquer à rejoindre le Brec du Petoumier. C'est avec Bernard Roggiolani que je fais l'ascension. Bernard est bien plus chargé que moi , il fait preuve d'une très bonne condition physique et surtout, d'un fort désir de gravir les montagnes pour son plus grand plaisir afin d'apprécier à l'état pur le vol libre. Vers les deux tiers du parcours, le talon de mon pied droit me fait souffrir par une ampoule qui s'est formé en réaction aux frottements de la chaussures sur mon pied. Je dois modifier ma façon de marcher afin de réduire au maximum le frottement de la chaussure sur ma peau. Une halte au déco de la Balme m'a permis de déchausser et de constater la cloque ... j'en ai profité de reposer ma peau sur le sol terreux et humide afin de rafraichir un peu l'échauffement. Quelque minutes à se reposer et hop ... je rechausse et l'on s'en repars pour finir le parcours. Une fois arrivé sur place (à la pointe du petit Petoumier, je constate qu'un gros nuage s'était formé progressivement au rythme de notre ascension. Nous étions dans l'ombre du nuage .. un nuage qui s'assombrissait doucement mais surement. La brise n'était pas perceptible sur le visage et je cherchais dans les alentour à quel endroit j'allais poser mon aile pour me préparer. J'avais beau cherchais mais je ne trouvais rien dans les parages du Brec du Petoumier. Bernard avait quand à lui, posé son aile sur le tout petit espace assez plane pour se préparer et envisager ensuite de décoller. Ma place, je ne l'ai jamais trouvé .. un place propice au décollage, il y en avait pas selon mes analyses. Finalement, je déconseille Bernard de tenter de décoller de son endroit car il y avait en amont de lui du Nord Ouest qui rentrait faiblement mais aussi plus à sa droite de l'Ouest. Le déplacement des nuages en altitude démontraient une confrontation des masses d'air. Personnellement , je décide de redescendre en amont pour trouver de meilleures conditions de décollage pour assurer ma sécurité. Finalement je trouve un bon endroit qui était alimenté de face (versant Ouest entre le décollage de la Balme et celui de Veillos. Je me prépare, je fais un prégonflage, je lève l'aile et hop, je me retourne sans me jeter vers l'avant. L'aile reste en suspension dans l'air, je ne mets pas encore d'appui à ma sellette, l'aile reste au dessus de ma tête et ne demande qu'à voler. Je mets de l'appui ventrale et j'accélère ma course progressivement pour une prise en charge de mon poids tout aussi progressive. Finalement, je sens très bien l'envol alors je m'élance corps et âme pour le vol. Une fois en l'air j'ai toujours cette sensation que mon aile est très excitable par la masse d'air et bougeotte, je la bride avec mes commandes mais je me souviens des mots de Patrick Husson qui me disait .. laisse la voler ce qui avait pour conséquence de me rassurer. Je me dirige vers le Baüs de la Fréma côté Ouest tout en flirtant avec la crête à son dessus. Je sentais qu'il y avait de quoi restait en l'air mais les nuages bien gris me dissuadaient de rester en l'air longtemps. Je continue mon vol en direction des rochers de la Balme et je passe ce relief pour basculer vers le col de la Colmiane. Je m'amuse un petit peu par là et ensuite je décide de survoiler le terrain et voir un peu comment se comportent les manches à air. Il n'y avait pas de brise de vallée. Il y avait un gros nuage gris qui pouvait devenir très vite menaçant au-dessus du conquet. Je ne cherche pas à descendre systématiquement mais je laisse voler mon aile avec à l'idée de finir mon vol. Quelques minutes plus tard je pose à l'attero où il y avait Sauveur et son ami "poussette". Ils avaient, eux,, décollé de Veillos. Ils étaient un peu étonné que je n'avais pas cherché à rester dans le ciel du côté du Brec. Ils étaient un peu déçu des petites conditions et ont même parlé de machine à laver en faisant allusion des masses d'air qu'ils avaient rencontré au cours de leur vol. Ils s'en repartirent récupérer leur véhicule à Veillos quant à moi, je lève les yeux au ciel pour trouver l'aile de Bernard. Il n'avait toujours pas décoller. Au téléphone, il me dit qu'il était en train de rejoindre l'endroit où j'avais décollé. Quelques minutes plus tard, je le vois longer la crête en faisant le même plan de vol que moi. Il me rappella un moment plus tard pour le dire qu'il avait poser près de la cabane de la Balme car il était très inquiet des juages épais qui semblait l'aspirer. Il me fait part de ses intentions de redescendre la Balme à pieds. Entre temps, il y avait Fifou et Marc qui avaient décollé de Veillos et qui passaient bien au-dessus du relief où se trouvait Bernard. Bernard me rapelle et me semblait plus rassuré de voir des ailes en l'air et me fit part de son intention de se remettre en l'air. Finalement, il ne le fit jamais. Quelques temps plus tard, il tomba de grosses gouttes de pluie suivies de grelons. Le temps était à l'orage. Personnellement, cela confirme l'analyse que j'avais eu en l'air: il ne fallait pas rester dans le ciel très longtemps. Il avait eu raison lui aussi. En parapente, il faut savoir dire NON ou STOP pour le plus grand plaisir des prochains vols.

19 avril 2007: Dans le cadre de mon travail qui consiste à prendre en charge des adolescents en difficulté, j'ai développé une activité qui a comme objectif de mettre en situation "difficile" ces fameux ados afin d'évaluer leurs réactions et capacité d'adaptation dans un milieu "hostile". Cette activité, je l'ai intitulé "Marche et vole" et je suis ce jour en activité professionnelle accompagné de Thierry (éducateurs sportif) et de 4 adolescents (2 filles et 2 garçons). L'encadrement pour la marche est assurée par Thierry, Solenne (stagiaire éducatrice de la PJJ) et moi, et les vols par des moniteurs professionnels de parapente de l'école Imagin'@air (école locale de la Colmiane). Ce jour là, ce sont Gaby (directeur technique de l'école) et Jean-Cristophe (moniteur B.E) qui assurent la rotation de vols et la prise en charge des adolescents. Etant pilote autonome, je demande à Gaby qu'il veuille bien me prêter une aile et une sellette pour que je puisse faire mes vols en solo. C'est avec l'Ellus 2 et la dernière sellette SOL que je m'équipe pour m'envoler et faire 2 vols dans cette journée. Mes ressentis sous cette aile sont très agréables. Elle répond très bien aux commandes et ce de manière souple et progressive. J'ai ressenti la glisse de l'aile (dans la masse d'air) exceptionnelle. J'ai essayé l'aile dans des conditions douces. Il conviendrait maintenant de me et la tester dans des conditions plus fortes.

18 avril 2007: Je suis parti volé à la Colmiane. Le premier vol fut fait avec mon aile montagne en partant de l'attero jusqu'au décollage du Pic de la Colmiane à pieds à travers bois et seul. Comme les conditions étaient petites, j'en ai profité pour vérifier l'accélérateur. Le deuxième vol fut fait en compagnie de Stéphane, Joseph et Marc. Ce fut un vol qui dura une petite heure et à me battre pour cela. J'ai également profité d'ajuster l'accélérateur qui était trop long.

8 avril 2007: Un seul vol qui fut un vol plouf car le ciel était couvert et les ascendances n'étaient pas de la partie en cette matinée éclairée d'un soleil voilé. L'après midi fut, malgré un ciel gris et menaçant avec quelques éclaircies, beaucoup mieux côté pour ceux qui étaient sous leur aile dans le ciel car les nuages tirés les ailes vers eux ce qui a permis à mon ami Fifou de rester plus de deux heures à virevolter dans la masse d'air pendant que je faisais une réunion avec le club des aigles du Mercantour..

7 avril 2007: A 8h30, je rejoins Bernard qui était déjà là à m'attendre. Nous montâmes le plus haut posssible avec sa voiture après avoir pris la précaution de laisser un véhicule à l'attero. Bernard était chargé de plus de 15 kilos alors que moi, j'avais mon aile montagne Ultralite d'Ozone (2 850 grammes) et son sac selette (1 400 grames) ce qui fait un poids à porter de moins de 5 kilos. En fin de parcours, il y avait de la neige sur le sentier. Une fois arrivé au déco de la Balme, je me dois de vérifier le matériel car je n'ai pas encore déplié l'aile une seule fois. J'étale donc mon aile sur le versant Ouest du déco et je la lie à la sellette en prenant bien soin de bien placer les élévateurs qui se présentent différemment d'ine aile classique. Il est 10 heures et la brise de pente n'est pas encore installée sur ce versant. Avec Bernard on constate que la tendance est encore Est. Je mets en chou mon aile et je me dirige sur le versant Est pour faire un prégonflage afin de bien vérifier tout le système de suspentage. Je lève donc mon aile pour la contrôler au-dessus de ma tête et je vérifie toutes les lignes de suspentage. Le profil de l'aile ne présente pas de malformation et l'aile répond aux actions des commandes. Je décide alors de me retourner pour faire face à la pente et j'engage quelques pas pour préparer mon envol. Je sens bien mon aile au-dessus de ma tête, je la freine tout en mettant du poids à la ventrale. Ne percevant aucun problème, je décide de m'envoler en accélérant l'allure pour donner de la vitesse à mon aile afin de réunir les conditions qui me permettent de décoller. Hop ... me voila rapidement en l'air. L'aile est moins stable que mon aile classique.... ça bougeotte beaucoup plus car mon aile (très légère) est beaucoup plus sensible aux mouvements de la masse d'air. J'évite donc de m'amuser trop près du relief et je fais de ce vol un simple vol balistique histoire de faire connaissance avec et ce avec toutes les précautions que je m'impose. Finalement je pose assez rapidement alors que Bernard poursuit son ascension via le Brec du petoumier. A l'attero, je retrouve Fifou, Jean-Paul, Steph, Nathalie, ... pour monter au Pic de la Colmiane afin de faire un val mais cette fois-ci avec l'Aspen. Ce fut un vol tranquille. Après ce vol, vient se rajouter Bernard Valentino, Robert, Manu, Richard, Pierre-Yves et l'on décide de rejoindre le déco de Veillos. Fifou fait le fusible et trouve un ascenseur à la pompe de Gaby qui l'amène suffisamment haut pour aller survoler le Giraut. Jean-Paul et sa passagère, décollèrent en seconde position et rejoignèrent Fifou mais ils ne restèrent pas dans le coin pour préferer aller vers le Baüs de la Fréma en survolant le mont du Petoumier et rejondre ensuite le Pic de la Colmiane. Ensuite, c'est Steph qui décolle et se dirige sur la pompe à Gaby afin d'enrouler les thermiques bien présents mais aussi bien puissant et péteux. Je décolle en quatrième position et je prends le cap "Pompe à Gaby" pour exploiter la pompe de service. J'ai eu du mal à trouver la bonne pompe qui me propulsa à 2500 mètres. Je voyais Fifou qui était presque dans les nuages au-dessus du Giraut. J'avais une forte envie de le rejoindre mais je ne parvenais pas à le faire. Tout le monde avait décoller sauf Richard qui a eu des problèmes de décollage. Son aile était toujours étalée sur le déco de Veillos et lui assis à côté d'elle. Je décide alors d'aller survoler le déco de Veillos et me rapprocher afin de le stimuler à décoller, pour le rassurer. Finalement,,il décollera quelques temps après et fit son vol lui aussi. Pierre-Yves s'est montré quant à lui frileux en regard de ce qu'il a vu (des ailes qui se sont fait brassées sur la pompe à gaby) et ne voulait pas vivre cela. Il prit donc la décision de faire un vol pépère en survolant la Raya et poser ensuite. Pour ma part, voyant que je n'arriverai pas à atteindre la cime du Giraut, je décide de rejoindre la Raya en passant d'abord au pied du Petoumier puis, survoler la crête rocheuse qui mène à la raya. A la Raya, j'ai rencontré un thermique qui me permettait de rester dans le coin un moment puis, j'ai basculé sur la Balme sans pour autant survoler le Baüs de la Fréma. Suffisament haut, j'arrive à atteindre le Pic de la Colmiane pour le survoler. L'aérologie du coin, je la trouve mal saine aussi je pars vers l'attero pour poser pieds. Ce fut un vol de 50 minutes dont j'ai très apprécié même si je n'ai pas atteint mon objectif: voler avec Fifou. Il y eu un troisième vol qui dura 58 minutes mais qui ne fut pas aussi beau que le précédent. Ce fut une journée de 3 vols bien sympas.


6 avril 2007: Nous montons ma femme et moi à la Colmiane pour trois jours. Le beau temps est présent et il était bien entendu question de voler en cette belle journée. C'est avec Gaby, Stéphane dit l'indien de Valdeblore et Bernard dit Bricolo que je vais me mettre en l'air. Le premier vol est un vol sympa de mise en bouche et je reste encore un peu frileux sous mon aile DHV2. Les conditions sont excellentes avec des thermiques assez costauds. Steph est plus véloce et prompt que moi pour prendre du gaz et se retrouve très rapidement bien au-dessus de moi et au-dessus du Pic. Il fera un super vol, son plus grand vol .. un vol que je n'ai pas encore réussi à faire depuis le temps que je vole et qu'il conte très bien sur son blog perso. Pour ma part, je me suis contenté de grapiller de l'altitude tout près du Pic de la Colmiane pour aller ensuite taper sur la Balme. Je me suis bien amusé à exploiter le thermo-dynamique au devant des Rochers de la Via Ferrata en prenant soin de ne pas monter plus haut que le Baüs de la Fréma car je n'avais pas envie de me faire secouer. Par la suite, je dois dire que j'ai regretté de n'avoir pas suivi Stephane. Bref, j'ai ensuite flaner sur la Raya pour revenir sur la Balme afin d'aller taper sur le Pic de la Colmiane. Le deuxième vol fut à peu près identique et la journée parapente se termina sur ce vol là. Avec Bernard nous nous sommes donnés rendez-vous pour le lendemain 8h30 pour une rando pédestre jusqu'à la Balme ou le Brec du Petoumier avec aile sur le dos.

Gourdon

21 mars 2007: En regard de la météo et de l'aérologie, je me dis que le site de Gourdon doit être interessant pour voler. Je bigophone à mon ami Brice pour savoir s'il y sera. Dans l'affirmative, je n'hésite plus et je le rejoins au village de Gourdon. Sur place, Brice aide Eric BORDON à bricoler la portière de la navette d'Ascendance (école de parapente locale). Une fois réparation faite, les pilotes locaux et Ascendance ne tardent pas à vouloir rejoindre le déco. Je monte mon véhicule au parking de Cavillore et ils me récupèrent pour monter au déco Sud de Gourdon. Le déco est bien alimenté. Je me prépare en arrière du déco et fin prêt, je prends place pour décoller.... arf .. toujours des problèmes pour m'installer dans ma sellette (il va falloir sérieusement que je me mobilise pour la régler ...). Bref .. une fois en l'air, je me dirige vers la droite pour tenter de trouver des ascendances. Si je ne trouve pas vraiment de quoi monter, j'arrive toutefois à zéroter un bon moment. Las de cela, je quitte le coin pour aller plus vers l'Est ... ce choix m'a mis dans un situation presque de non retour. Heureusement que je fis preuve de patience afin de trouver enfin ..... les thermiques qui me propulsèrent suffisamment haut pour que je racolle vers le relief plus à l'ouest (précédemment quitté). C'est quasiment à son pied que je me suis refait en exploitant de puissants thermiques qui me propulsèrent bien au-dessus du déco 2 (près de la boule blanche). En altitude, le vent météo d'Est se renforce. Je pense à aller poser et je m'enfonce sur le plateau de Caussol pour préparer mon atterrissage, longer la voie romaine et poser. Ce ne fut pas simple car je me suis retrouver à un moment donné avec une prise de vitesse qui me fit penser à du vent de cul. Je prends donc de la vitesse que je gère finalement assez bien d'autant que le gradient et les bullettes d'airs chaud ne m'ont pas épargné. En effet, à 2 mètres du sol et prêt à enfoncer les commandes, je me vois remonter de manière conséquente ce qui m'a valu de faire le choix de laisser voler mon aile pour ne pas risquer le décrochage. Assez bien géré, mon atterrissage s'est fait sur les pieds à la verticale après que mon aile ait tiré vers la droite sans que je lui en donne l'ordre. Finalement, c'est un vol d'1 heure avec mon vario qui a affiché 14000 m d'altitude mais le calage n'ayant pas été fait, je pense qu'il m'a gratifié d'une centaine de mètres de trop. Après avoir savouré un bon demi bien frais à l'Auberge de Gourdon, je prends la route pour Nice assez satisfait de ce vol.


Colmiane

18 mars 2007: Un très joli ciel bleu et un ensoleillement exceptionnel accueille les visiteurs de la Colmiane. Je rejoins mes amis de club pour voler. C'est avec JPP, Bernard, Fifou, Robert, Joseph, Georges, Charlotte, Jean-Paul Baudouin et des amis volants venus d'ailleurs que nous rejoignons le décollage de Veillos. Fifou fait le fusible, je pars en second suivi de JPP pour un vol en biplace avec Charlotte. Ensuite Je vois Joseph en l'air et tout le reste de la Compagnie. Perso, j'ai pris le cap qu'avait pris Fifou afin de trouver moi aussi un bon thermique qui le propulsa assez haut. J'ai eu beau batailler un certain temps mais rien de bien interessant me monta à la hauteur désirée. Voyant JPP avec sa passagère déjà bien au-dessus de moi et Joseph qui enroulait en dessous et dans ce coin, je pris la décision d'aller m'amuser dans ce coin généreux. Le bon choix fait, je prends du gaz pour être au-dessus de Veillos 2. JPP et sa charmante passagère suivi de Joseph, déjà échappé, survolaient la crête qui mène à la Balme. J'avais deux choix pour tenter de les rejoindre: aller coller sur le relief du petoumier ou survoler la crête qui mène sur la Raya pour ensuite basculer sur le relief rocailleux de la balme. Je me suis tenté d'aller sur le relief du Petoumier car c'est par là qu'ils sont passé mais, pas assez haut, volant vers le décollage de Veillos je perdais pas mal d'altitude. Je lache cett idée et bascule au devant du déco pour me trouver au-dessus de la crête qui mène à la raya. Arrivé un peu limite à la Raya, je trouve un thermique assez costaud qui se décalait vers le vallon et à son intérieur. Là je me bats comme un beau diable pour monter à près de 2300 m. Je bascule ensuite sur la Balme en vue de rejoindre JPP qui, une fois encore, était plus haut que tout le monde. Une fois arrivé sur la Balme, JPP faisait la transition sur le Pic de la Colmiane. Je prends du gaz sur le Baüs de la Fréma et je transite également sur le Pic (entre temps, JPP, Joseph, Robert, Bernard avaient posé). Fifou, Jean-Paul Baudouin, ... étaient encore en l'air. Au niveau du Pic, s'était spécial comme aérologie (certainement du Sud qui rentrait) et j'étais donc un peu sous le vent. Voulant encore un peu jouer dans la masse d'air, je cherche et trouve du thermo-dynamique qui me permettaient de rester en local et dans un endroit assez restreint. Fisou vient d'ailleurs dans ce coin pour virevolter en ma compagnie ainsi que Jean-Paul Baudoin pendant un certain temps. Une fois posé, nous montons au col pour nous restaurer un peu et raconter nos vécus. Au bout d'un certain temps, je pose la question qui revole .. Bernard et Robert, rassasiés, ne désire pas revoler. C'est en compagnie de Fifou, Joseph, Jean-Paul et Charlotte que nous remontons à Veillos pour le Vol number two. Charlotte bénéficiera de mon appareil à photos pour faire quelques clichés en vol. Les conditions ne sont plus les mêmes bien sûr. Il y avait un peu plus de météo en altitude avec du Nord-Ouest vers le Nord et du Sud-Ouest vers le Sud. Je décolle en premier et je fais cap sur la Raya en passant par sa crête. Il y avait encore du thermique mais quand j'enroulais je perdais plus d'altitude que j'en gagnais. J'ai rejoins la Raya au raz des paquerettes pour me refaire un peu et je n'hésite pas à aller sur le terrain aride du pied de la balme. JPP et Charlotte, plus hauts que moi, arrivent plus facilement à atteindre le sommet du Baüs de la Fréma. Moi, c'est à coups de multiples S et de 8 que j'y parviens. JPP faisait la transition sur le Pic pendant que je me faisais sèchement chahuté sur le côté Est du Baüs de la Fréma. De puissants thermiques ont fermé avec un enchainement infernal et successif mon aile. Dynamiquement ballotté dans ma sellette, j'avais à l'esprit de ne pas paniquer afin de rester lucide aux commandes (difficile de rester souple dans ces conditions mais il le fallait tant soit peu). A cet instant, j'avais comme seule idée de redonner à l'aile une configuration normale de vol. Une fois parvenu à sortir de ce lieu inhospitalier, mon idée était bien sur de m'échapper vers le Pic mais dur dur quand, au-dessus du col, la brise de vallée contre l'avancée de l'aile. Dans une aérologie encore tumultueuse, je décide ne pas utiliser mon accélérateur ...... L'aile peine à mort pour avancer mais elle avance. Finalement, dans une masse d'air plus stable, je pousse avec mes pieds l'accélérateur pour bien avancer et atteindre le périmètre du Pic et sans trop tarder à poser. Fifou, Joseph et JPP étaient déjà au sol. Après avoir stressé comme un beau diable, j'étais tout de même content d'avoir pu apprécier le comportement de mon aile en condition assez délicate. Ce fut une excellente journée. Merci à tous pour la bonne ambiance et au prochain vol.

15 mars 2007: Après juste un jour de travail je remonte à la Colmiane. Mon idée est d'essayer l'aile montagne d'Ozone Ultralite (3,1 kg). Je rejoins le Pic de la Colmiane à travers bois et Seb qui m'attend au pied du déco. Au déco, il y avait des amis du club (Bernard, Jean-Paul) et de l'école Imagin'air (Gaby accompagné de Thierry l'élève). Je me prépare et je trouve le bordel dans le suspentage ... je dois faire le ménage même au niveau des élévateurs. Je ne peux pas dire que celui qui a essayé l'aile avant moi soit des plus ordonnés... ouf !! Une fois prêt, je décolle et me voila en l'air avec cette aile d'homologation DHV 1-2. Je dois dire que je me sens bien sous "aile". Elle répond bien aux commandes et se montre sensible aux mouvements de la masse d'air. Si j'évite de trop tanguer, à contrario j'aime bien exploiter le roulis. Je me fais plaisir avec elle et je "volette" le plus que je peux. Une fois posé, mes camarades de jeu m'attendaient pour faire un deuxième vol. Cette fois-ci, je prends l'Aspen II. Ce deuxième vol ne ressemble en rien au premier..... les conditions sont plus soutenues (déclenchement de thermiques et brise de vallée). Je m'élance avec mon aile mais je tombe progressivement alors que Seb est dans le ciel, bien plus haut que moi. Je pense avoir raté quelque chose.... je me bagarre pour ne pas faire un plouf. Il n'était pas question de cela, je refusais cela. je lève les yeux et je vois Seb toujours au-dessus de moi, il y avait même Bernard qui essayait d'enrouler sous les bons conseils de Gaby. Je ne désespère pas, je veux y arriver .. non pas par fierté, mais pour gagner une bataille qui semblait perdue. Je me découvre du coup patient en virevoltant dans la masse d'air pour chercher et chercher encore tout ce qui peut être montant. A force, de chercher, ne dit-on pas qu'on trouve ? C'est une bataille d'au moins 15 à 20 minutes qui m'a permis finalement de remonter progressivement, trouver des ascenseurs plus organisés, plus puissants qui me montèrent bien au-dessus du déco que j'avais quitté auparavant. éh éh .. c'est gagné ! je passe au-dessus des autres ailes. Une fois assez haut, je bascule sur la Fréma sans problème. Je sais que dans ce coin, il va m'être facile de trouver des thermiques puissants..... je les trouve, les exploite et je monte ... je monte ... j'entends à la radio les encouragements de Gaby qui me dit "bon .... nous on monte manger, continues à voler, tu fais un super vol ... prends la direction des barbules et fais-toi un super tour ... Bon vol !!!! Par ces mots, Gaby m'encourage à aller plus loin, à oser avec ma nouvelle aile... ma bataille n'est plus de gagner en altitude mais à faire le visiteur des cimes. J'enroule encore un peu pour assurer une bonne altitude, je n'avais aucun instrument hormis la radio (c'est déjà bien non ?). Du Baüs de la Fréma, je m'élance vers le Petoumier pour survoler son sommet. Bien au-dessus de Petoumier (300 à 400 m environ), je prends pour la première fois le cap du Pepoiri (qu'elle est jolie l'antenne quand on la survole de haut). A partir de là, l'aérologie est plus perturbée et je me fais bien chahuté .. il y avait du thermique mais aussi une masse d'air agité semble t-il..... il y avait du météo plus prononcé qui agitait bien mon aile par moments. De là, je vise le Giraut, je m'y approche en survolant le Lac des Milles Fonts. J'étais plus aux aguets, j'essayais de flairer l'aérologie moins sympathique. Je glisse entre Veillos 2 et la Cime du Giraut. J'étais à sa hauteur .. me rapprochant au plus près de son relief. Je percevais une masse d'air encore plus perturbée.. je pense que je dois être sous le vent. Ne cherchant pas à faire d'exploit, je préfère quitter ce coin pour une promenade plus calme. Je décide de revenir au-dessus du déco de Veillos 2 que j'apperçois bien au-dessous de moi. J'y rencontre du thermique mais ça ballotte pas mal. Je commence à être fatigué, à avoir froid, soif ... bref ... pas top physiquement. Je décide de retourner vers des coins que je connais mieux et donc plus rassurants. J'hésite à faire le retour par le Petoumier ou par la Raya... je choisis de survoler ce que je n'avais pas encore fait ce jour: La Raya. Une fois arrivé à son dessus, je repars sur la Via ferrata et je me refais un petit plaf pour rejoindre mon point de départ: le Pic de la Colmiane. Du Pic, je vise le Caïre Gros, c'est le bon jour où tout me paraît assez facile (fallait juste s'accrocher un peu). Entre le Pic de la Colmiane et le Caïre Gros, je rencontre un bon thermique assez large (ça chauffe dans le coin ...) qui me montre bien au-delà de la hauteur du caïre Gros. J'attends de prendre encore un peu de hauteur et Hop .... je survole son sommet. Je choisis ensuite d'aller survoler le Mont Viroulet en passant par le col de la Madeleine. Choses faites, je bascule dans la vallée de valdeblore mais sous le vent je perdais pas mal d'altitude et il fallait tenir l'aile. Finalement j'arrive suffisamment assez haut pour faire une bonne approche et une finale qui reste tout de même pas trop top (je n'ai pas donné de vitesse à mon aile) ce qui m'a fait posé un peu lourdement mes pieds au sol à la verticale. Et voilà !!! un récit bien long mais qui me tenait à coeur car c'est un de mes plus beaux vols.

13 mars 2007: Je monte à la Colmiane rejoindre Sebastien, Joseph, Stephane, Gaby pour bien sûr voler à tire d'aile. Avec Sebastien nous décidons de monter à la Balme bien qu'il y ait de l'Est qui rentre au col. Je pense qu'avec cette belle journée ensoleillée, la brise de vallée prendra le pas sur le léger météo d'EST. Gaby confirme mon hypothèse dans le meilleur des cas.... c'est dire toute la réserve qui est posée en regard de l'aérologie de ces derniers jours avec Eole qui a fait encore des siennes pour contrarier nos pauvres PUL et pilotes de parapente que nous sommes. Plus d'une heure et demi de marche avec efforts pour atteindre (Seb et moi) le déco de la Balme. Ce que j'avais prévu (ou espéré) en terme d'aérologie se confirma: la brise de vallée commencait à prendre le dessus du météo Est vers 12h30. Nous nous préparâmes et décollâmes. Seb avec son Alpha 3 (Adwance) et moi avec du matérel montagne (sac sellette Ozone et parapente Airlight de Dudek). Seb fît un grand vol, quant à moi je fis un vol des plus rassurant car voler avec une aile de montagne me refoidissait un peu pour taquiner les thermo-dynamiques qui se présentaient à moi. Bref, pas si à l'aise que ça dans un sac sellette que j'avais pas suffisamment désserré. Le changement avec une aile de montagne est bien perceptible (ça bouge plus et je me sens moins en sécurité). Le deuxième envol, je le fais avec l'Aspen 2 pour optimiser le vol afin de rester plus longtemps dans les airs du Valdeblore. Cette fois-ci, nous sommes 4 pilotes à se rendre au déco du Pic de la Colmiane (Gaby, Nathalie, Sebastien et moi). Je fais là, un super vol qui dura 90 minutes à mon plus grand plaisir. J'ai rencontré du thermo-dynamiques et thermiques qui m'ont propulsé à près de 2850 m. Le gain d'altitude m'a permis de faire un bon grand tour après être parti du Pic de la Colmiane (1790 m) ... Baüs de la Fréma (2246 m), Petoumier (2604 m). A cet endroit, j'ai failli me jeter vers la cime Mont du Pépoiri (2674 m) mais des coups de vent m'ont dissuadé d'y aller pourtant, mes yeux étaient pleins d'envies. Je continue mon petit cross en survolant Veillos 2 puis la Raya, la Balme, le Pic de la Colmiane. Là, c'est le Caïre Gros qui m'inspire mais j'hésite encore et finalement je fais le choix de ne pas y aller. Pour continuer à voler je retourne sur la Balme etc .. je me suis amusé et surtout ... je m'apprivoise avec ma nouvelle aile (j'avance tranquille avec elle et avec ma tête). Aux prochains vols YES !!!!!

06 mars 2007: Je suis de repos et j'ai très envie d'aller voler. J'ouvre les voler de ma demeure et je vois un ciel assez gris. J'allume mon ordi pour me connecter à la webcam de la Colmiane des Aigles du Mercantour et de l'école Imagin'air. Le ciel est bleu et la manche à air n'annonce rien de mauvais. Après avoir contacté mes amis qui sont sur place, je les rejoins pour voler ensemble et essayer l'aile montagne Airlight 2 de Dudek. Je n'ai pu faire qu'un seul vol car ensuite, Gaby, Jo, Stéphane et moi avons tenté de rejoindre la Balme pour faire un deuxième vol malgré le mauvais temps qui pointait son nez. A mi-parcours, nous dûmes abandonner l'idée de nous rapprocher au plus près du décollage. Des névés ont empêché le 4x4 de Gaby de progresser et le brouillard nous ensevelissait. Quelques instants particuliers ont marqué cette montée où la solidarité a permis d'aller plus loin en véhicule que ce que la nature nous autorisait. D'ici peu, quelques photos témoigneront notre hargne de poursuivre le chemin.

04 mars 2007: C'est avec plusieurs membres du club des Aigles du Mercantour que j'ai volé par deux fois. Le premier fut un petit vol du matin et le second a pu durer plus longtemps grâce aux conditions qui ont forçi. Je me suis amusé à décoller du Pic pour me retrouver au-dessus de celui-ci. Ayant jugé être suffisamment haut pour rejoindre les rochers de la Balme, j'ai fait la transition et ensuite j'ai taquiné le thermo-dynamique qui était présent en ce lieu. J'ai rasé par moments les rochers de la Via ferrata pour mon plus grand plaisir. La journée s'est terminée entre amis autour d'une table et papoter des instants du jour vécus en l'air et des horizons du club des Aigles du Mercantour.


Roquebrune Cap Martin


27 janvier 2007: Il est question de faire voler une amie du travail désirant découvrir le parapente après lui en avoir parler. Avec le club on s'organise pour réaliser son désir. Nous nous retrouvons donc Jean-Paul, Manu, Nadège et moi pour rejoindre le décollage du Mont Gros. Le ciel est bleu Provence, sans nuage. La brise est faible et la tendance est Sud. C'est Jean-Paul qui décollera en premier sachant que les conditions sont trop faibles pour réaliser un vol de durée. J'ai pris quelques photos pour l'évènement et ensuite j'ai enquillé quelques temps après pour décoller. Mon but est de m'habituer à mon aile et mon vol ne dépassera pas les 14 minutes après un lever d'aile face voile sans difficulté. L'atérrissage est également sans problème. Manu décolle juste après moi et cherche à maximiser son vol. Chacun, une fois posé, exprime sa joie et satisfaction d'avoir fait l'oiseau durant un certain temps.Visiblement Nadège, semble avoir très apprécié les sensations douces du vol libre en parapente. Peut-être qu'elle deviendra une future adepte du vol libre !!


La Colmiane

18 et 19 janvier 2007 - Deux jours de repos aurons été deux jours d'espoir et seulement cela pour ma passion au vol libre.
Le 18 janvier 2007, je suis monté à la Colmiane, le soleil était là mais le vent météo aussi, et il soufflait à près de 40 à 50 km/h nous empêchant de ce fait de voler !! Il n'était pas question de se mettre en l'air. Le lendemain (19), je remonte sur le site de la Colmiane pleins d'espoirs. Tout semble bon, avec Gaby et Jo nous montons au déco du Pic. Les manches et flammèches sont dans le bon sens et je me dit que cette fois-ci, je vais faire l'oiseau. Nous étalons nos ailes sur la pente du déco et chacun de nous étions près à décoller. C'est bizarre tout de même quand je vois mon bord d'attaque glissé vers le bas. Je lève les yeux en direction de la manche à air qui se situe au sommet du déco et me renseigne qu'à ce moment là, le vent est arrière. Cela étonne Gaby qui temporise un moment pour analyser ce qui se passe. Je remonte un peu mon aile dans la pente et replace en bonne forme le bord d'attaque de mon aile pour faciliter la levée de celle-ci quand je décollerai. Pour immortaliser cette journée, je m'en descends plus bas dans la pente pour photographier mes amis à l'envol. C'est Gaby qui s'envole le premier et j'en profite de le prendre en photo au déco, à l'envol et en vol. Une fois décollé, Gaby ne tarde pas de nous crier "Ne décollez pas !!!". Voilà un renseignement des plus objectifs que celui qui donne une infos quand il est dans la masse d'air. Joseph et moi, alerté par Gaby, le regardions piloter son aile dans une masse d'air très instable. Tout laisse penser qu'il se débat dans un rouleau signifiant que nous étions sous le vent du Caïre Gros. Certainement d'un vent météo Sud ou Sud-Ouest rendant le devant du décollage accidentogène. Jospeh ne tarde pas à plier son aile. Personnellement j'hésite et je monte au sommet du déco pour vérifier ce qui s'y passe. Il ne s'y passe pas grand chose en fait .. s'était calme à cet instant là. Je redescends au décollage où s'était calme aussi mais on sentait bien qu'il y avait quelque chose de bizarre. La brise ne venait pas toujours de face. Gaby nous appelle pour nous donner des infos de ses ressentis en l'air: Masse d'air agité .. certainement sous le rouleau et donc sous le vent de Sud avec un taux de chute assez important ... très bizarre à l'attero aussi ou la manche à air point le déco. Il dit avoir failli d'ailleurs poser sur la route tellement ça dégueulé !!". Je rappelle Gaby quelques instants plus tard pour lui dire que j'hésitais un peu mais qu'effectivement on sentait bien que c'était pas top. Il me répondit: "C'est volable mais je pense qu'il vaut mieux ne pas voler que plutôt regretter le vol. Il me fit comprendre aussi, que voler dans ces conditions, il n'y avait rien d'agréable". S'il y a quelque chose de très important à faire en parapente, c'est bel et bien de se dire NON. C'est ce que je me dis, c'est ce que fis, tout comme mon ami Jo qui a bien plus de bouteille que moi. J'en profite pour regarder le beau paysage qui s'offre à moi et l'on s'en redescend au Col de la Colmiane rejojndre Gaby. On s'en ira plus tard à Veillos 2. En passant devant le déco de Veillos 1, les manches à air informent du Sud (travers gauche). Une fois arrivé à Veillos 2, c'est du Nord qu'il y avait quand j'ai pris quelques brindilles d'herbes sèches au sol pour les jeter dans l'air afin d'avoir une infos claire de la direction de la masse d'air. On comprend donc que nous étions dasn une zone très perturbée qui fait penser à une confluence des masses d'air en basse couche. On remonte dans la voiture et l'on ........ redescend avec l'idée définitive de ne point voler ce jour aussi. Voila, 2 jours sans voler mais san égratignures, sans bobos, rien de cassé, pas d'ailes abimées pour revenir sur le site une autrefois en pleine forme pour, je l'espère, apprécier le prochain vol. Par ailleurs, du fait que je suis à la Colmiane, j'en ai profité pour laisser ma sellette à Gaby pour qu'il aère et replie mon parachute de secours. Cela fait parti de la révision anuelle pour éviter les grosses surprises qui ne pardonnent pas.

14 janvier 2007 - Il fait plus gris qu'hier sur Nice mais en montagne le ciel est bleu. Avec ma femme et le chien on décide de monter ensemble à la Colmiane. Je rejoins mes amis volants sur le coup de12h30 et l'on monte à Veillos pour faire au minimum un vol. Arrivé sur le décollage, la tendance est Nord-Ouest et rafaleux. Les conditions sont franchement peu propices pour voler, mais je ne désespère pas. Je monte assez haut au décollage; plus je monte et plus le vent météo se fait sentir. Je me pose la question "ne vaut-il pas mieux redescendre dans la pente et, est-il sage de se mettre en vol dans ces conditions ?". Tout le reste du groupe est resté plus bas et se montre attentiste .. quant à moi, je déballe mon aile de mon sac pour la fixer à mes élévateurs au cas où ..... ça pourrait faire. Le vent déplace mon aile sur le côté ce qui n'est pas bon du tout (c'est bel est bien du Nord qui se manifeste). Je mets mon aile en boule en attendant que ... ça s'arrange. Deux de mes amis (Robert et Joseph) sont venus me rejoindre (sans leur aile) pour parler un peu d'aérologie et m'indiquer leur intention de rester au sol. Je ne décourage pas pour autant et je me place dans une dynamique de décoller dès que le vent me viendra plus de face. Joseph et Robert me replacent l'aile qui court sur la pente poussée par le vent. Avant de prendre la décision de voler, j'avais mis mon aile en boule pour éviter qu'elle se fasse brasser par la force du vent. Une fois redéployée sur la pente avec l'aide de Robert, je tire sur mes élévateurs avant (avec la technique du face/voile) pour amener mon aile au-dessus de ma tête. Voyant que l'aile est en bonne forme et sans problème, je me retourne pour faire face à la pente et m'élancer pour voler. J'ai du mal à m'installer correctement dans ma selette. Décidemment, j'ai un gros soucis avec cela. Je lache les commandes pour m'installer correctement .. chose qui n'est pas à faire avant d'être bien loin du relief (Jean-Paul me reprendra sur cela). Ensuite, en l'air, je me fais brasser par cette masse d'air assez agitée. Quelques fermetures de bout d'aile me confirme cette agitation. Mon objectif est de contrôler et d'assagir mon aile par rapport à tout ce qui peut l'exciter. Je contre donc les fermetures et je bride mon aile pour la rendre moins nerveuse aux divers stimuli aériens qui l'agite. En approche de la Raya, la masse d'air devient moins turbulente et une fois le relief passé, c'est la totale tranquillité. Je décide de rejoindre le relief du pic de la Colmiane pour éventuellement trouver des ascendances mais en vain. Je suis donc dans l'obligation de poser à l'attero officiel. Mes amis ont préférés ne pas se mettre en l'air. Les retrouvailles se sont opérées à l'attero. Michel et Jean-paul sont venus me rejoindre à l'attéro et nous sommes, cette fois-ci, allés au Pic de la Colmiane pour un vol plus que calme. La journée parapente pour moi, s'est terminée ainsi. 2 vols m'ont suffit pour être satisfait même si ces vols furent d'une courte durée. L'essentiel n'est-il pas de revenir voler et voler encore ???

13 janvier 2007 - Il fait gris sur Nice mais en montagne, c'est grand bleu. Je rejoins mes amis du club pour le premier vol de l'année à la Colmiane et ensuite l'on tire les rois entre membres et sympathisant du club des Aigles du Mercantour. C'est à Veillos que, Jean-Paul, Alain, Stéphane, Alain, Bernard, Pierre-Yves, Jospeh et moi, nous décollerons. Je fais le fusible (je décolle le premier) ce qui permet à mes amis de récolter quelques informations aérologiques précises. Les ascendances ne sont pas là, nous nous en doutions vu que c'est très anticyclonique et qu'il n'y a aucun nuage. C'est très stable. Pour ma part, je passe péniblement la crête de la raya pour ensuite m'appuyer sur la pente du pied de la Balme. Ca ne marche pas, alors je vais au-dessus des rochers de l'escalade mais là aussi, c'est le calme plat. Finalement, je me dirige vers l'attero pour poser. Stéphane me rejoins et nous devons partager l'aire qui surplombe le terrain d'atterissage pour éviter de nous gêner. Je pose juste après Stephane, ensuite, c'est Joseph, puiss Bernard qui mettent pieds à terre. Manu et ensuite Pierre-Yves terminent le bal. Quant à Jean-Paul et Alain redescendent les véhicules qui nous ont acheminé jusqu'au déco. Voila le seul et unique vol de la journée. Nous nous rendons au col pour se restaurer et ensuite, comme prévu, nous dégustons les galettes des rois que nous accompagnons de champagne, de Cidre ou de jus de fruits devant l'école Imagin'@air de Gaby GUIRAO. L'ambiance fut très agréable, conviale et amicale.


Gourdon

11 janvier 2007 - C'est J1 pour ma nouvelle aile. En effet, si les conditions aérologiques permettent de voler, ce sera un premier vol pour mon aile et pour moi sous elle. C'est donc, en ce 11 janvier 2007, un grand jour !! Pas question bien sur d'envisager de faire un grand vol. Un petit vol tranquille en décollant du déco1 et poser à l'attero officiel me suffira grandement. C'est mal parti pour cela, car il y avait du Nord qui rentrait au déco. Il fallut que j'attende 12h15 pour qu'enfin la brise de pente prenne le dessus. Au préalable, je fais deux levées d'aile avec contrôle au-dessus de ma tête pour vérifier, avec l'oeil complice de Jean-Pierre, que tout allait bien au niveau des suspentes et du profil de mon aile. Il faut toujours vérifier, même avec une aile neuve, qu'il n'y a pas de "lézards" au niveau des structures et d'anomalie de profil de l'aile avant de se mettre en l'air. Je pense que vous avez compris le comment et le pourquoi. Une fois que la vérif est faite et qu'aucune anomalie est relevée, je décide de lever l'aile pour enfin m'envoler sous ma élue et bien aimée ASPEN 2. Pas question donc de faire l'oiseau bien longtemps ...... seulement un petit quart d'heure pour faire connaissance avec mon aile et titiller l'air puis poser tranquille à l'attero. Une fois fait, je range sagement mon aile dans le sac Gradient et je remonte à pieds jusqu'à la route pour faire du stop en vue de récupérer ma voiture près du décollage. C'est Jean-Pierre qui vient me récupérer car il a préféré ne pas voler. Voila, mon premier vol avec ma nouvelle aile est inauguré. Il ne me reste plus qu'à la découvrir progressivement et faire bon ménage pour que mes prochains vols soient des plus agréables et des plus performants.8 janvier 2007 - Je débute la semaine par un jour de repos bien mérité. Je suis attendu à Gourdon par ma bien aimée qui j'espère, me sera fidèle et ne me causera guère de soucis quand je serai avec et sous "aile". En effet, l'Aspen 2 m'attend dans les combes de l'auberge de Gourdon. C'est Patrick HUSSON tout comme la Golden en octobre 2005, me remet l'aile que j'ai élue pour des raisons simples:Gradient est une marque réputée dans le monde du parapente, l'ASPEN 2 (DHV2) a une excellente critique, aile conseillée par des personnes de confiance et bien sur aile essayée où je me suis senti très à l'aise sous elle. De plus, ma Golden m'a été reprise à un prix que je n'espérai même pas (faut dire que ma Golden est en excellent état malgré ma centaine de vols largement dépassée. Je n'ai pu l'essayer ce jour vu qu'il y avait du Nord assez fort sur Gourdon mais j'ai pu tout de même vérifier l'état de ma voile et les lignées de suspentes. Il me reste tout de même, avant de me mettre en l'air avec, à faire du gonflage pour bien vérifier qu'il n'y ait aucun problème de profil lié à une erreur de suspentage. Voila, vivement mon prochain vol sous ma nouvelle aile ASPEN 2 dont la couleur reste, à quelques choses près, quasiment la même que la Golden (couleur Gold).




Le vol libre 2007



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