Parapente Passion 06


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2005

Parapente

2005 - Année de la continuité



Après ma saison estivale 2004 à la Colmiane avec l'école locale
Libellule qui ferme ses portes pour la saison d'hiver, conscient de la nécessité de poursuivre ma formation dans une école, je pense aller faire un tour du côté de l'école de parapente Ascendance de Gourdon (je ne la connais que de réputation). Je m'y rends un dimanche d'hiver pour prendre la température de convivialité et de faisabilité avec mon niveau.
Mon premier contact fut avec
Alain GIRARD qui me dit de voir cela avec Patrick HUSSON. Patrick me propose un forfait points (40), c'est ce que je pris. Avec mon propre matériel, le décompte des points est plus intéressant. En plus de voler, un de mes objectifs principaux est d'apprendre à décoller en inversé (c'est à dire face à la voile). J'avais abordé cela une seule fois avec François Boisis à l'attéro de St Dalmas de Valdeblore. Mon message passé, Patrick en excellent pédagogue et d'un relationnel exceptionnel, m'a appris ce que jamais je pensais pouvoir faire. Faut dire que je m'entrainais en Solo sur le Près des Cavaliers à Levens et au parc de Vaugrenier, .... J'ai beaucoup d'estime pour Patrick car il se montre très patient et respectueux de ses élèves. Patrick m'a appris aussi à rester zen, à jouer avec mon aile (temporisation). Il a réussi à ôter de moi ce côté bourrin du style ça passe ou ça casse et comme ça passe pas forcément toujours ....... Diable que c'est bon de faire un peu plus dans la finesse et ne plus faire des décollages à l'arrache.. Voler à Gourdon, m'a permis d'apprendre à évoluer dans un autre domaine que celui de la Colmiane ou de Roquebrune, c'est formateur. L'attéro de Gourdon est quand même assez technique. Il est en forme de L et a, pour difficulté, une localisation en aval d'un relief qui vous laisse peu d'espace pour une approche tranquille. De surcroît, si par malheur vous êtes trop long, il y a le risque de s'empétrer dans une large et longue haie de ronces peu hospitalière tant pour le pilote que pour l'aile. Bref, le site de Gourdon me convient très bien car on peut y voler toute l'année (les jours sans, sont assez rares). L'école est bonne et l'ambiance sympa. L'école est exceptionnelle par la qualité de ses formateurs que sont Eric BORDON, et Patrick HUSSON. En cet hiver 2004/2005 je pense avoir progressé. Je me sens plus à l'aise et c'est confirmé par mon ami Pierrick qui, m'ayant vu par la suite décoller à Roquebrune, me perçoit bien plus serein et technique. C'est gratifiant et encourageant. Ma carte 40 points étant épuisée, je reprends une deuxième cartes de 40 points à Gourdon en vue de travailler encore pour obtenir le niveau et le brevet de pilote FFVL. Je suis en perfectionnement avec Ascendance (j'y suis bien). En une fin de journée d'école, je décide de passer ma théorie et Patrick me fournit le QCM N° 6 que je remplis avec sérieux. Je me rends compte que je n'ai pas toutes les réponses. Je dois user de réfléxion et de logique pour espérer répondre correctement. Je rends le questionnaire et le résultat du travail n'est pas immédiat. Le lendemain, je retourne à Gourdon et je demande si j'ai réussi l'examen théorique. Patrick n'avait pu corriger les examens (il en avait plusieurs). Il chercha mon questionnaire et accepta de me le corriger devant moi sur l'instant. La correction semblait mal partie mais au final, le total de points était suffisant pour valider le théorique. Youpiiiiiiiiiiii !!!!!!! A cela, considérant que ma pratique est suffisamment satisfaisante, Patrick HUSSON considère que j'ai le niveau de pilote breveté et remet mon passeport à François BOISIS pour validation. C'est François BOISIS qui me remet mon passeport avec le Brevet de pilote validé au 10 juin 2005. En parallèle, je refais appel à François BOISIS qui me fait voler sous son autorité à Gréolières (4 vols) et au Col de Bleyne (1 vol) en 2 journées et ce, dans le cadre de mes vols restants du forfait 30 vols (il m'en reste donc encore 15). C'est à l'une de ces journées là que François me remet mon passeport. Toutefois, François constate que je n'arrive pas à faire les oreilles de manière efficace avec mon epsilon 3. Il me pointe cette lacune et est surpris que la technique des oreilles n'est pas vraiment acquise alors que j'ai le brevet de pilote. Cela pose problème si les conditions de vol m'impose une descente rapide. En bon entendeur, je dois me fixer cet objectif. La question que je me pose est: Comment ne pas être capable de faire des oreilles correctement avec mon Epsilon 3 alors qu'en 1997 sous l'Arcus j'y arrivais sans un moindre soucis ? Le travail n'est plus à se questionner mais à se mettre au boulot. C'est ce que je fis par la suite et ce, déjà dans ma tête. J'espère que ma progression sera toujours positive de manière à toujours mieux voler pour mon plaisir et ma sécurité. En regard de mon passeport, il y a en point de mire le brevet de pilote confirmé. Cela pourrait être un de mes prochains objectifs mais je pense sincèrement qu'il y a tout d'abord à confirmer tout simplement le brevet de pilote. Il va falloir donc que je vole .... vole .... vole pour progresser encore et encore. En l'été 2005, j'alterne vols à la Colmiane en autonome et vols à Gourdon en école pour continuer à progresser. Sans oublier Gilbert BICO et JC qui m'ont initié à la pratique du parapente en 1999, c'est un grand merci que j'adresse à Patrick HUSSON pour m'avoir amener au Brevet de Pilote.


Eric Bordon et Patrick Husson
Les moniteurs Pros de l'école "Ascendance" de Gourdon




Je progresse sous une aile un peu trop grande pour moi. Je suis au plus bas de la fourchette de poids avec cette aile. Pour pallier à ce problème, j'envisage de la changer pour une aile plus légèrement, plus réactive et surtout adaptée à ma corpulence.


A Veillos avec l'Epsilon 3




A la recherche d'une aile pour mon niveau

A la Colmiane, Gaby me propose l'Ellus de chez Sol. A Gourdon, Patrick et Eric me font essayer la Golden de Gradient et la Rush d'Ozone. Pour ce qui est de l'Ellus, je n'ai pu l'essayer car Gaby n'avait pas de voile d'essai et je ne me voyais pas acheter une aile en aveugle. Avec la Golden, les oreilles sont faites sans difficulté et semblent efficaces et je me sens bien sous elle (homologué DHV 1-2) tout en étant plus performante que l'Epsilon 3. J'ai rencontré juste un petit souci de réouverture post oreille que j'ai réglé plus tard en lachant les bouts d'ailes plus vivement. Avec la Rush, je me sens moins tranquille en vol, car je ressens des mouvements de lacet quand l'aile vire. La Rush a des caractéristiques plus sportives que la Golden et se montre plus réactive avec l'aérologie mais reste tranquille aux commandes. Ses performances se rapprochent plus de la DHV 2 tout en restant en homologation DHV 1-2. Pour ce qui est des oreilles, no problémo. Avec mon epsilon 3, malgré son kit oreille que je n'utilise plus d'ailleurs (autant utiliser la suspente directement), je force toujours autant et maintenir les oreilles est vraiment éprouvant. Tu as vraiment envie de les lâcher ses pu.... d'oreilles au bout d'un certain temps. En tout cas, de savoir les faire ces oreilles, même avec mon Epsilon, ça m'a bien rendu service. Je peux attester cela arggggggg !!!! il ne faut rien laisser au hasard .



Sur le site de Gourdon


1er aout 2005. Un regain de chaleur depuis la veille, le ciel est bleu avec quelques cumulus le matin. 10h30 que du bon quoi. Au déco, il est annoncé du sud avec un vent météo de force moyenne bien acceptable. Décision de décoller donc. Je suis en autonome avec des parapentistes locaux. Ils prennent la décision de décoller du premier déco, moi du deuxième qui est plus haut (j'aime la marche). Une fois au décollage, je prépare mon matériel, je fais un prégonflage et je décolle tranquilou légèrement déporté sur la gauche (tiens.... rentrait-il un peu d'ouest là ????). Et me voilà, en l'air à prendre du gaz sans rien faire. ça monte de partout mais c'est progressif. Je ne m'affole pas mais au bout d'un moment je commence à me poser des questions et je me dis qu'il serait souhaitable de vérifier si je peux aussi descendre. Aussitôt dit, aussitôt tenté en faisant des virages assez inclinés ... ça monte toujours. De plus, plus je monte et plus je sens que c'est de plus en plus turbulent. Je décide de faire les oreilles (je suis avec mon Epsilon 3). L'aile a des mouvements de tangage (tiens tiens ..; est-ce que ça deviendrait rafaleux par la même occasion ?) Je me dis qu'il est temps de descendre au plus vite et je commence une oreille droite puis la gauche. Putain il faut tirer fort sur ses suspentes !!!!! Mon vario ne bipe plus aaaaaaaaahh que c'est rassurant !! Mais s'il ne Bipe plus c'est pas pour autant que la tendance est à la descente (si je ne gagne rien, je ne perds rien pour autant) et parfois le vario rebipe. Putain merde !!! je regarde mes oreilles et elles ne sont pas des plus grandes. Il faut que je les agrandissent sinon c'est clair que je reste en l'air dans des conditions qui ne sont pas des plus calmes. Ceux qui étaient en l'air cherchent à poser et sont plus bas que moi. Je fais glisser mes mains le long des suspentes adéquates vers le haut pour une prise plus hautes et allezzzzzzzzzzz ...... les mains vers le bas. Arf !!! j'aurai du faire de la muscu parce que là....... je vais finir par tétaniser mais bon ... le résultat semble être là, ça chute progressivement. Les virages sont faits à la selette et ça bouge de plus en plus là haut. Je me bagarre pour descendre et quand je suis arrivé suffisamment bas pour préparer mon approche, je lache les oreilles. Paf !!! ... ça remonte aussitôt (je m'y attendais un peu). Bref, Oreilles reprises, pertes d'alitude et approche avec cette technique. C'est vraiment au dernier moment que j'ai lâché mes bouts d'ailes et j'ai pu finalement faire une finale et un posé assez propre. Il y a des fois où l'on est content de mettre les pieds sur le sol !!!!



Sur le site de la Colmiane

16 août 2005 - Ce fut une journée vol libre à la Colmiane avec mon aile Epsilon 3. Plusieurs envols en cette journée dont un de Veillos sous le regard bien veillant de Gaby de l'école Imagin'air.


Décollage sous l'Epsilon 3 à Veillos




Sur le site de Gourdon

20 septembre 2005 - En ce jour, je réceptionne des mains de Patrick HUSSON ma Golden 26 neuve de couleur Gold en extrados, un bord d'attaque rouge et l'intrados blanc. Elle est trop belle !!!!!!!! Ci-contre, c'est mon aile et moi dessous (que du bonheur !!). Je la trouve splendide et surtout, elle est à mon poids. Il faut donc que je fasse le deuil de mon Epsilon 3 sous laquelle je me sentais très très bien niveau sécurité. Il est 10 heures environ, j'arrive à Gourdon et je pose ma 307 sur le parking pour me diriger à l'Auberge de Gourdon (lieu de rendez-vous de tous les parapentistes). Je cherche Patrick, il est dans son local au premier étage de l'auberge. Je l'appelle du bas des escaliers mais aucun écho. Je patiente en prenant un café (je sais bien qu'il va descendre). Un éléve m'interpelle pour me dire que Patrick me demande de venir chercher le matériel (je comprends à ce moment là, que mon aile est arrivée). Je me pointe devant Patrick qui me dit "tu veux toujours l'aile ? je lui répond si tu y tiens vraiment files-la moi !! Après un sourire complice entre nous deux, je monte au local pour aller chercher la bête. On y fait les transactions: moi je récupère l'aile et Patrick les Thunes. Je prends possession de ma voile et interroge Patrick pour les précautions à prendre avant de voler avec. Patrick me rassure en me disant que les réglages de freins sont faits d'usine mais qu'il n'est pas question de décoller avant de faire un prégonflage pour s'assurer que tout est ok !!! Il me précise, de toute façon on monte au déco et on voit ça. Sur ce, je monte au déco pour désolidariser l'Epsilon de ma sellette et laisser place à ma nouvelle aile. Je fais un prégonflage et je ne remarque rien de special. J'attends tout de même l'arrivée de Patrick qui tarde auprès de son fourgon navette. Je regonfle, revérifie ..... pour moi c''est ok. Patrick bavarde, moi je deviens impatient, je finis par lever l'aile au-dessus de ma tête, je fais quelques pas, j'y mets du poids et je sens bien mon aile. Au sol, elle répond bien aux commandes. Je sens qu'elle ne demande qu'à voler ... et moi aussi d'ailleurs. Alors pourquoi attendre ???? je lance le pilote par mon cerveau et l'aile suit ... je décolle (mon premier déco avec mon aile). Il y aura 4 décos ce jour là et 3 remontées à pied de l'attéro au déco... mes mollets s'en souviennent !!! Pourquoi ce choix de remonter à pieds plutôt que de solliciter une âme bienfaisante ? Pour l'amour du sport, pour le besoin de bouger ou de compenser je ne sais quoi mais ce qui est sur, pour savourer encore plus le vol à venir. C'est ma philosophie. Je ne sais pas jusqu'à quand .... mais c'est ma vision des choses: Après l'effort ... le réconfort !! Bon bref !!! pour en revenir à ma Golden ben ......... c'est comme une histoire d'amour. On fait connaissance, on recherche nos sensibilités puis nos limites et ensuite progressivement on recherche le plus de plaisirs possibles avec le respect qu'il se doit. Je respecte ma voile et j'ai le souhait qu'elle me respecte pour la plus grande osmose entre nous deux. Pour ce qui est des limites, il est clair que je suis loin de les connaitre ses limites !!!!! Aujourd'hui, nous avons fait tout simplement connaissance et je l'ai titilloné pour voir ses réactions. Dans une aérologie instable avec de l'ouest qui rentrait, nous nous sommes faits chahuter. Elle réagissait sainement et moi j'essayai de réagir en fonction de son comportement dans ce vol un peu turbulent. J'ai quand même dû faire les oreilles pour me faire moins balloter. On s'en est pas trop mal sorti dans l'ensemble à part un attéro un peu scabreux au deuxième vol par le fait d'un surpilotage en réponse aux mouvements d'aile dus aux turbulences augmentées à l'approche de l'attéro (c'est souvent comme cela à Gourdon). Pour les deux vols suivants, les attéros furent nickels chromes (un posé au déco et l'autre à l'attéro sans encombre). Je pense qu'au fil du temps, mes actions et réactions sous mon aile seront de plus en plus appropriées pour faire corps avec ma golden.



Ma nouvelle aile: GOLDEN 26 de chez Gradient



21 septembre 2005: Le temps n'est pas au plus beau mais pas au point de ne pas voler. Je monte à Gourdon et je fais un premier vol en autonome qui ne dura que 19 minutes. Je n'ai pas eu le plaisir de rencontrer une ascendance suffisante pour faire durer le vol plus longtemps et reposer au déco. J'avais décoller vers 10h45. Quand je suis arrivé à l'attéro officiel, il y avait Eric Bordon avec deux élèves. Il eut l'ingénieuse idée de proposer un vol de transition du déco 1150 de Gourdon à Valette à ses élèves. je me suis invité à voler en école pour profiter de l'enseignement de ce vol et de faire équipe avec eux pour le fun.- 12h30 - Nous remontâmes au déco du 1150. Eric nous formate au déco, Patrick est déjà dans le ciel avec une Vibé neuve. Je fus le premier à décoller (j'étais prêt) avec comme consigne: rejoindre Patrick et voleter en attendant que les autres élèves soient en l'air pour faire la transition. Une fois tous en l'air, Patrick était le leader et nous donna le cap à suivre. La consigne était de voler bras haut pour avoir la meilleure finesse car nous avions un peu de météo de face. Théoriquement, nous avions suffisamment d'hauteur pour arriver à l'attero de la Valette. Les conditions étaient relativement très calmes. Au début du vol après le déco, nous n'avions rencontré aucune ascendance exploitable (ça glissait tout simplement). Par bonheur, en approche du surplomb du déco de bar/Loup ça montait bien. Nous avons donc exploiter cette ascendance relativement large au-dessus de la forêt. Eric m'a intimé d'enrouler, ce que je fis bien volontiers 4 ou 5 fois et j'ai pris pas mal de gain (j'étais le plus haut) J'avais Patrick juste en dessous et les deux autres élèves étaient plus bas que nous. Patrick repartit pour migrer vers la droite en direction du village Chateauneuf de Grasse. La consigne était de suivre et de rester grouper. Quand nous avons quitté cette zone montante nous n'avons plus rencontré d'interessant pour prendre du gaz. Urgence était de changer de cap en direction de l'attéro pour ne pas avoir à subir de surprises désagréables. Les deux élèves ont du raccourcir leur trajectoire car ils étaient trop bas. L'idée de Patrick était de suivre une crête pour tenter de bénéficier de la confluence et ne pas perdre du gaz (ce qu'il réussit) et peut être en prendre (ce qui ne réussit pas). Moi, par contre, je me repprochais trop des cimes des arbres, je ne pouvais continuer à suivre Patrick et je pris la décision de basculer sur le versant attéro.ça m'a valu une bonne dégueulante (j'étais sous le vent) mais je ne pouvais pas faire autrement malheureusement. Je m'en suis écarté le plus vite possible en me dirigeant plus dans la vallée et pris l'attéro comme cible pour une approche convenable. L'attéro fut Nickel. Ce fut un vol magnifique avec une tentative d'aller voir ailleurs qui a du être avorté mais c'était déjà une aventure pour moi et je m'en trouvais très heureux. Le cross commence vraiment à me plaire. Vivement plus d'autonomie dans ce style de vol. Merci Patrick et Eric vous m'avez fait vivre un moment magnifique !!!!!



Sur le site de la COLMIANE

24 septembre 2005: La Colmiane. Brice et moi nous sommes donnés rendez-vous avec Brice à la Colmiane. C'est une première pour Brice. Il est accompagné de son amie Leatitia. L'idée première, après la volonté de voler, était de faire un vol partant de Veillos. Les conditions aérologiques ne nous l'ont pas permis. C'est donc du pic que nous avons décollé. Ce jour là, Leatitia nous a rendu service en tenant le rôle de navette. Elle nous a aussi filmé pour immortaliser ces instants. Question météo, la prévision était au beau... c'est de gros nuages que nous avons eu avec quelques éclairicies bien timides. Il y avait beaucoup d'humidité. Dans cette journée, nous avons fait 4 vols. Tous les décollages se sont faits au Pic et c'eut été que des ploufs de 8 à 11 minutes mais d'une fluidité .... que du bonheur en vol. Pourtant les nuages étaient menaçants mais ... ils n'ont pas daigner nous tirer vers le haut. En conclusion, j'ai passé une journée très agréable avec Brice et Leatitia qui a été très agréable malgré son rôle ingrat de naveteuse. Elle s'est essayée au gonflage à l'attéro. Pour une première , ce n'était pas si mal. Il y a de l'espoir ............



Sur le site de GOURDON


25 septembre 2005. Gourdon. Le ciel n'est pas bleu et il se couvre progressivement mais surement pour atteinde un gris assez foncé par endroit (d'ailleurs il a plu dans l'après-midi). Le soleil n'est pas là quand j'arrive à Gourdon (10h15). Avec Jean Marie, nous montons rejoindre l'école Ascendance au déco. Lui pour voler en école, moi en autonome. Je prends l'air et je reste 54 minutes sans mettre les pieds au sol. Il y a de l'ouest et de gros nuages mais ils ne tirent pas tant que ça. Je me suis tenté à quitter la rocaille du déco mais je ne prenais pas de gain en altitude alors j'ai choisi de faire l'arapède devant le relief. Pourtant certains pilotes avaient trouvé de quoi faire plus loin mais pas moi. Je suis content de ce vol car même si je ne suis pas arrivé à atteindre mon objectif qui était de passer sur le versant droit du déco, je suis resté en l'air près de 60'. C'est mon plus long vol après celui de St André les Alpes au déco de Moriez (80'). Je me rends compte que, progressivement, j'ai réellement envie de prendre du gaz. Voila un palier de progression que je suis en train de gravir.



Sur le site de Roquebrune

Octobre 2005, c'est la réouverture du site avec des horaires compatibles au vol libre mais aussi avec le nouveau gazon synthétique que le Club Roquebrun'ailes souhaitait. En effet, en saison estivale les heures d'autorisation de vol et d'attérrissage sont impossible. J'y ai donc fait, de mémoire, 2 vols (2 ploufs) en prenant la navette mis à disposition par la mairie de Roquebrune Cap Martin en échange de 4 euros pour les membres du club et de 7 euros pour les non adhérents.



11 Novembre 2005, c'est la fête de l'armistice de la guerre 14-18 donc jour férié pour la nation française (vive les anciens combattants). Avec Fifou, nous avons décidé de nous donner rendez-vous à 11h ou stationne la navette pour prendre la deuxième rotation. Il fait très beau, les conditions sont calmes. Une fois arrivés au déco du Mont Gros, nous constatons qu'il y a beaucoup de monde. Les conditions anticycloniques ne permettent pas d'envisager de faire un grand vol. Les thermiques, malgré un super soleil, ne s'installent pas...... il ne fait pas froid donc défaut de contraste donc pas d'ascendances transcendantes. Avec Fifou, nous regardons les vaillants pilotes qui décident de décoller. A première vue il ne va pas y avoir de record atteint.... ils plongent quasiment tous. Seuls les habitués se risquent d'aller rejoindre leur coin habituel pour gratter sur de la falaise près de la Turbie et tenter de prendre du gaz mais là aussi, on constate qu'ils ont beaucoup de mal de rester en l'air. 13h30 environ, nous décidons de se jeter dans la masse d'air et qui vivra verra !!! On se prépare, Fifou est prêt avant moi "Bon Polo ... j'y vais !!" me dit-il. "Ok ... je te suis" lui répondis-je. Je regarde son déco ... il doit courir. Dans l'immédiat, il ne perd rien mais il ne gagne rien et il s'en va se tenter vers la droite pour rejoindre d'autres locaux ayant précédemment décollés (Sauveur, Alex, Laurent, ...). Moi je suis prêt, je décolle après avoir pris mon ami Fifou en photo. Tiens tiens ...... je rencontre quelque chose qui fait cabrer mon aile avec un vent relatif qui forcit sur mon visage. C'est du bon, mon vario Bipe tranquilou mais en continue. Je me dis que je le tiens.... je reste dans le coin et j'enroule, je monte ... je monte même assez bien au-dessus du déco. Le temps que je travaille tout ça, je regarde où en est Fifou... je vois qu'il lutte. L'idée de continuer à gagner du gaz pour me tenter d'aller le rejoindre dans de meilleures conditions me chatouille les neurones (celles qui me restent) et je continue à enrouler ou a retrouver le thermique quand je le perds. Des locaux partis auparavant reviennent vers le déco et se placent sous moi pour la pompe. Sauveur, Montant de plus en plus vers moi, je me dis qu'il exploite mieux que moi le thermique (de par son aile et de sa technique). Il s'écarte avec un autre pilote et ils montent aussi. Je me tente de les suivre pour voir ailleurs et vérifier si moi aussi je monte. Macache, quedalle ..... ça marche pas pour moi. Je reviens donc dans la zone où il y avait de quoi faire (devant le déco) et je regagne ce que j'avais perdu remontant de ce fait au-dessus du déco. Des pilotes s'apprêtent à décoller, du temps je perds un peu d'altitude. Jean-Michel décolle, cherche à exploiter devant le déco comme moi. Voyant que nous allons nous gêner, je choisis la sécurité et je m'écarte (le partage du ciel) et malheureusement pour moi, je n'arrive plus à me refaire. Entre temps, Nicole avait décollé aussi mais elle pris le cap mer. Voyant Fifou devant moi vers la mer qui prenait le chemin du retour, je me lança vers lui avec l'idée de m'appreter à poser pied sur la plage. J'eus pris quelques photos de Fifou en l'air et de l'attéro puis, je me suis lancé à faire l'approche pour attérir sur les galets de la plage du Golfe Bleu. Ce fut un vol de 21 minutes. Je suis satisfait non par le temps mis mais par mon travail du thermique qui m'a permis de prolonger mon vol. Ma femme était sur la plage avec Attila (notre chien), elle aura au moins profité du soleil et d'un bain de pied à défaut (peur du vide oblige pour la femme que je connais comme la plus terre à terre) de partager, elle aussi, la passion du vol libre en parapente.



Plage de Cabbé



Sur le site de la COLMIANE

La Colmiane est le site de mes premiers vols. C'est mon site de cœur où j'y ai fait mes premiers pas (pente école et petits vols). Aujourd'hui, j'y vais toujours avec joie. De par son décor, de son aérologie, expositions on y fait l'oiseau très volontiers. C'est mon site préféré. Pic, Balme, Veillos et Petoumier me laissent toujours d'agréables sensations et souvenirs. J'invite tous mes amis à venir y faire son baptême de l'air ou venir découvrir ce fabuleux site. Je les invite aussi à y venir découvrir l'école imagin'air. L'acceuil  de Gaby (Gabriel Guirao) qu'il réserve à tous ceux qui souhaitent découvrir le vol libre, ne laisse pas indifférent de par sa relation naturelle et ce, avec beaucoup d'humilité.



Mercredi 26 octobre 2005, j'ai rendez-vous avec Fifou à la Colmiane à 11h. Le ciel est super bleu avec aucun nuage. Nous montons à Veillos (déco orienté SO à 2100 mètres d'altitude) mais il n'y a presque pas de brise et pas de nuage .... ça parait bien stable (un peu trop). Nous décollâmes mais ..... presque rien à exploiter pour moi (trop petit) mais Fifou exploite ce qu'il y a à exploiter et s'autorise à remonter au-dessus du déco. Moi, je me casse direction le petit col, pour pouvoir atteindre par la suite l'attéro. Je me suis un peu amusé sur la Raya pour rester un peu en l'air puis je me suis laissé glisser vars l'attéro.  Un deuxième vol au petit Petoumier grâce à la navette (4x4) de Gaby. C'était très calme aussi, pas grand chose à exploiter ou du moins je n'ai pas su faire pour rester ou monter. Pas grave, j'apprécie ce vol de par sa vue, son altitude et sa tranquillité ainsi que la compagnie de Fifou et de Gaby. Ce jour là nous nous sommes restauré (Fifou et moi chez Gilles et Sonia) dans un restaurant près du golf où se trouve le télésiège du Pic de la Colmiane. Les proprios sont d'une extrême gentillesse et c'est de plus, une excellente adresse pour bien manger.


Aigle Chanteur en Vol à Veillos


Jeudi 27 octobre 2005, Gaby, Fifou, Jean-Paul, Julie (la fille de Jean-Paul), Robert et moi, sommes résolument décidés à rejoindre, avec la navette* le Grand Petoumier. Ce fut un excellent vol pour moi. Gaby m'a donné quelques conseils pour tenter de rester en l'air et de prendre les Thermiques pour les exploiter. C'est pas gagné mais .... ça viendra bien non ????? Jean-Paul a fait voler sa fille en biplace. Quand à Fifou, il s'est fait son vol tranquilou. Après m'avoir pris en radio un certain temps, Gaby est resdescendu en 4x4 pour nous retrouver à l'attéro. Ensuite, nous sommes repartis à Veillos mais seul Jean-Paul et moi avons volé. J'ai bien aimé car je me suis amusé à gratter ou plutôt à zoner près du pied rocheux de la via Ferrata. Fifou n'avait pas envie de voler pour faire un vol sans ascendance et Robert avait comme soucis de redescendre tôt sur Nice. Ceci tombait bien puisqu'il fallait resdescendre les véhicules (celui de Jean-Paul et la mienne). Grâce à la navette de Gaby (un 4x4 Nissan 9 places), il nous est possible de rejoindre le déco de la Balme (2150 m) mais aussi le Petoumier (2400 m) ou bien Veillos (2150 m). En échange, une participation financière nous incombe.



Vendredi 28 octobre 2005, une journée de rêve pour moi. Je suis accompagné de ma femme et d'Attila (un cavalier King Charles de 5 mois). Nous arrivâmes à 11h, il fait aussi beau que les deux jours précédents. Je prends mon cellulaire:

Allo Gaby !! t'es où ?
- "Salut Polo, nous montons au pied du Pétoumier par la Balme..... ça fait une demi-heure que nous sommes partis. Il y a Joseph et Nathalie avec moi".
Arf !!! si j'avais su, nous serions montés plus tôt pour être avec vous !! bon c'est pas grave on se retrouve à l'attéro ok ? Bon ben ... bon vol alors et à tout'. De l'attéro, j'en ai profité pour filmer Jo et Nath avec ma caméra numérique JVC (800 000 pixels). Arrivés à l'attéro, ils échangent leur ressentis et expriment leur bonheur d'avoir fait ce vol. Moi, j'attends de pouvoir faire mon premier vol et il se fera au Pic de la Colmiane (1800 m) mais je suis à l'écoute de leur impression et je partage leur bonne humeur. Gaby a deux biplaces à faire et Jo veut bien faire la navette pour que je puisse voler. La seconde navette je me propose de la faire pour que Jo puisse aller manger ou voler (c'est comme il veut) et rendre, à mon tour, service à Mister Gaby . Une fois le 2ième biplace fait, il est décidé de monter à la Balme. Le 4x4 Nissan est rempli par des locaux et des Grenoblois venus parapenter sur le site toute la semaine. Nous arrivons au déco de la Balme, le déco est bien alimenté (la brise de pente est bien installée). Nous déplions nos ailes. Je suis le premier à partir (trop envie) car les conditions me semblent très bonnes. Je fais un face voile et me voila, avec quelques pas, en l'air. Ca monte d'emblée assez bien et c'est un signe. Je tire à droite du déco et là je rencontre de bons thermiques qui tirent mon aile vers le haut. j'essaye d'enrouler assez maladroitement mais c'est suffisant pour me retrouver au bout d'un certains temps, après des aller-retours, au dessus du déco. L'envie de reposer au déco de la Balme me démange mais , je ne me tente pas à celà. Je préfère profiter des bonnes conditions en l'air pour rester dans le coin. Puis, un peu las de rester dans le coin, je décide d'aller voir vers les rochers du Baus de la Fréma. Là aussi, c'est magique, ça monte facile pour rester et prendre du gain. Je m'amuse à monter et à perdre du gaz pour jouer à faire des mounta cala à défaut d'avoir la volonté et le courage de prendre trop d'altitude ou de risquer à faire ce que je n'ai jamais su faire faire: monter et monter pour vraiment être assez haut afin de rejoindre des points culminants en transition locale de sorte à faire un grand tour de vallée (veillos, le pic, la raya, la balme etc....). Donc j'ai décidé de rester en l'air au moins 1 heure pour battre mon record de 40 minutes sur La Colmiane. En fait, je suis resté 62 minutes exactement (pour moi c'est un record sur le site) et je m'en trouve fort satisfait. Toutefois, il y aura eu deux mécontents potentiels: Fifou et moi-même. Fifou parce que je l'ai gêné à enrouler dans un thermique (je ne m'en étais pas rendu compte) et moi parce qu'à l'attéro Fifou a piétiné ma voile alors qu'il y avait tout le terrain de libre pour poser. Partant d'un seuil de tolérance assez élevé je n'ai manifesté aucune rancune ou agressivité. Il n'en fut pas de même pour Fifou qui, manifestement, était assez contrarié de n'avoir pu prendre du gaz par ma faute..... ouinnnn !!!!! Ahhhhh ....... si on pouvait tout savoir et faire ..... Comme ils sont pénibles ces débutants alors !!!!!!




Mardi 2 novembre 2005, (c'est l'anniversaire de mes 49 ans), je bigophone Gaby pour savoir comment est le temps à la Colmiane. Il fait moyen et il y a de l'Est qui rentre. Rien de bon bon en fait mais ... en regard de ce que je vois de mon balcon qui est orienté vers l'ouest, je me dis que ce n'est pas si mal que ça. Je décide de monter à la Colmiane. Nous sommes, Gaby et moi, les seuls parapentistes. On décide de monter à veillos et hop ..... ni une ni deux, nous sommes au déco. Les conditions ne sont pas top mais ... mais .... du déco nous tirons direct à gauche pour lécher la base du relief et nous parvenons à prendre suffisamment de gaz, en jouant avec les thermiques, pour finalement passer au-dessus de la crête de la via ferrata. C'est un vol de 20 minutes environ. J'ai réellement pris plaisir à enrouler du thermique pour pouvoir passer à l'endroit ou Gaby est passé. Je me suis d'ailleurs retrouvé plus haut que lui à un moment donné (normal j'étais parti après lui hihihihihi). Je suis content de moi car progressivement, en écoutant les conseils et encouragements de Gaby, j'ose et je prends progressivement confiance en moi. Je connais aussi de mieux en mieux mon aile ce qui facilite ma progression technique et mentale. En ce jour, nous avons fait deux vols. le deuxième vol c'est fait du pic de la Colmiane. Si mon premier vol je l'ai fait sous ma Golden, mon deuxième s'est fait sous une Sinergy 2 du fabricant Brésilien SOL et ce, dans des conditions très calmes. Je dois dire, que sous cette aile, je me suis senti aussi tranquille qu'avec mon ancienne Epsilon 3 et pourtant, elle réagissait facilement aux commandes. Voila une aile que je voudrais bien essayer dans des conditions plus instables pour voir comment je réagirai avec. Entre ces deux vols, Gaby m'a invité à déjeuner chez Sonia et Gilles en guise de cadeau d'anniversaire. Voila une attention qui m'a particulièrement touché.



Gaby en vol à lal Colmiane



Jeudi 3 novembre 2005, Il fait gris sur Nice et sur l'ouest à son horizon. J'espère qu'à la Colmiane il n'en soit pas ainsi. Je décide de rejojndre la Colmiane et ses hauteurs. De la plaine du var, j'ai l'agréable surprise de voir que le fond de vallée est éclairci, j'ai une montée d'adrénaline (il ne m'en faut pas beaucoup). Une fois arrivée à la Colmiane, c'est le grand beau mais il rentre de l'Est. Avec Gaby et Nicolas (un pote à Gaby), nous décidons de nous rendre à Veillos avec son 4x4. Une fois arrivée sur place, je prend ma voile et je monte assez haut dans la pente car la brise de pente est peu installée malgré un bon ensoleillement. Cela est en grande partie dû à une aérologie assez particulière où du vent météo de faible force rentre un peu de partout. Il y avait du Nord, de l'Est, de l'Ouest ... qui passaient au-dessus des reliefs. Gaby et Nicolas prennent la décision de ne pas se lancer dans ces conditions et prennent le choix d'aller au Pic. Pour ma part, après un effort physique pour accéder où je me trouvais, j'avais du mal à accepter de tout remballer pour aller au Pic. Je me risque de décoller d'où je suis avec comme conseil, de la part de Gaby, de longer la crète qui se trouve au bas de la pente pour, comme objectif, rejoindre la Raya. C'est ce que je fis et réussis avec en prime Gaby en radio pour m'accompagner avec ses conseils et corrections si besoin. Ce fut un vol sympa qui dura 20 minutes environ où je posa au terrain de St Dalmas de Valdeblore comme prévu. Le 4x4 arrive à l'attérro, je n'avais pas finit de plier que Gaby me presse pour monter au déco du Pic. Il était déjà un peu tard, et si ça fait plus, ils n'auront pas volé. L'aile non pliée, nous la mettons dans le 4x4 et montons au pic. Ne voulant pas voler, Gaby désire essayer mon aile Golden 26. Vu son poids, il était au-dessus de la fourchette, mais il l'essaye quand même.et le voila en l'air. Nicolas, quand à lui, aura voler sous la synergie 2 prêtée par Gaby car il envisage de changer son aile qui commence à se faire vieille. Moi je les regarde s'envoler puis je redescends le véhicule. A l'attéro, les deux lascars étaient satisfaits de leur essai. Gaby compare la Golden de chez gradient à l'Ellus de chez Sol et Stéphane qui a essayé la synergie 2 et agréablement surpris du plané et de la vitesse de l'aile. Tout le monde est satisfait, c'est cool. Il y a une proposition d'aller boire un pot pour finir la journée vol..... pour ma part je décide de rentrer sur Nice car la corvée des courses m'attend. ouinnnnnnn .............



Dimanche 6 novembre 2005: Journée famille à la Colmiane pour des vols en biplace afin de partager ma passion du vol libre. Sur 5, 4 ont déjà fait leur baptême de vol cet été. Seul Jerome mon neveu fera son premier envol. On arrive sur le parking de la Colmiane, le Nissan, de Gaby est prêt à partir. Gaby me demande si je me joint à eux pour voler de la Balme. Par réflexe je dis oui mais, je ne voulais pas laisser sur place ma petite famille et amis. Je me ravise donc pour attendre notre tour. En effet Gaby avait deux biplaces avant nous. Nous nous occupâmes à taper le ballon sur le parking de la Colmiane. Il faisait humide mais pas trop froid pour un mois de novembre, il faut dire que l'on bougeait bien. Une fois les deux biplaces accomplis des deux clients précédents, ce fut notre notre tour. Je prends ma voile et nous embarquons (Aurélie, Nabil et moi), pour rejoindre le déco de la balme (Le déco de la Balme est perché à 2100 m et l'attérro à 1500, ce qui donne un dénivelé de 600 mètres assez appréciable). Je décolla en dernier pour voir ma fille Aurélie et Nabil décoller. Que du plaisir pour ce vol doux de seulement 14 minutes mais si doux qu'on en oublie la courtesse de ce vol. Nous avons pu nous faire coucou en se croisant ce qui agrémente encore le vol. Pour le deuxième vol, cette fois-ci ce sont Clément et Jerome qui feront leur Bi-place. Ce vol fut un peu plus court que le précédent. Arrivé au déco, ça rentrait en Est donc nous décollâmes à l'opposé du premier envol. C'est ce qui est bien à la Colmiane. D'un même endroit on peu se retourner et décoller quand ça fait pas d'un côté (valable qu'à la Balme). Voilà une excellente journée qui s'est bien passée avec la contribution de Fifou pour la navette et photos, et tous ceux qui ont contribués à mettre de la bonne humeur. Avant le retour sur Nice, un petit Break s'est effectué chez Sonia et Gilles propriétaire du restaurant l'Edelweiss puis passage à l'école pour récupérer mon parachute de secours que j'avais laissé au bon soin de Gaby pour l'entretien et la vérification de celui-ci. (Album Photo de la journée)



Sur le site de GOURDON

18 Novembre 2005. J'suis de repos et je m'attendais à une belle journée ensoleillée ... ce ne fut pas le cas arf !! ciel très gris avec averses en prévision météo. Je vaque à d'autre occupation dans la matinée mais l'envie d'aller voler ne quitte pas mes pensées. 13h45, je file à Gourdon. En approche du Village je vois des ailes en l'air alors je me dis que j'ai peut-être une chance de me faire un petit vol. J'arrive au premier déco et je vois quelques pilotes avec leurs ailes déployées prêt à décoller. Je regarde en amont et je vois la biroute à l'horizontale me laissant présager du sud-ouest. Je décide de monter au déco supérieur, une fois arrivée, il y a un pilote qui s'apprête à décoller et d'autres posent. Ca souffle environ à 30 km/h. Je sors mon aile, je fais une pré-vérif, un prégonflage au plus haut du décollage. Je lève l'aile, je la stabilise et je me retourne tranquille. Je suis légèrement contré alors je monte au max mes bras et j'appuis sur la ventrale. J'avance doucement, ça tire vers le haut au point que mes pieds décollent de temps en temps puis je retrouve mes appuis au sol. Je mets plus de poids vers l'avant et j'avance encore pour arriver à trouver enfin la rupture d'angle et voler et hop ...... je vole. je tire à droite tout en me méfiant du vent qui scotche un peu et je longe le relief car ça monte doucement mais surement au point de rejoindre les autres pilotes. mais je ne veux pas aller voler où il se trouve (à la boule observatoire). je préfère faire du soaring dans mon coin pour grapiller progressivement des mètres au point de pouvoir m'enfoncer au dessus du relief afin de poser derrière le déco.Une fois posé, je fais du gonflage puis je plis l'aile pour rentrer. Voilà, j'suis content d'avoir pour faire un vol de cela 12 minutes car j'avais décidé d'interrompre le vol. Je suis satisfait et ça me suffit. Que c'est bon de voler même quand c'est super gris. Par contre, il faisait froid !!!!!!


19 novembre 2005 - Condition de merde où il rentre de l'ouest voire du nord ouest et si l'on regarde les nuages avancer c'est carrément du Nord en altitude. Vous avez compris .... c'est la cata. Les pilotes au décollage ne peuvent que constater que c'est mal barré. Je propose à Brice et Jean-Michel de redescendre à l'auberge de Gourdon pour prendre un café tout en espérant que ça va évoluer dans le bon. Finalement le café je ne l'ai pas bu car j'ai passé mon temps à discuter avec un pilote que je connaissais de la Colmiane et qui me réconta ses meilleurs vols de l'été et me donne des nouvelles de certains pilotes que je connais. Voyant que l'évolution ne favorise pas le vol à Gourdon, on se pose la question d'aller voir sur Roquebrune. Finalement avec Brice on décide de partir récupérer les voitures Une fois arrivé au parking de la valette, on regarde des ailes voler tant bien que mal. C'est pas le top, elles se font un peu secouer mais dans l'ensemble ça n'a pas l'air trop perturbé en l'air hormis toujours cet ouest qui rentre. Le temps d'observer les ailes voler et de papoter un peu, la navette de l'école Ascendance avec Eric Bordon au volant et des élèves passe . On se dit que s'ils montent c'est qu'il y a des chances que ça va faire. De ce fait, on décide de monter au décollage. Brice est frileux en regard de ce qu'il perçoit et voit. Pour ma part, peut être par inconsceince, je me dis que c'est pas si mauvais que ça, je propose de faire du gonflage au déco 2 de Gourdon (le plus haut), je suis le seul à m'y essayer et je l'avour que même si j'ai fait une frontale au déco, après l'avoir gérée, je n'ai pu m'empêcher d'aller jusqu'au bout pour décoller et me retrouver en l'air. Sachant qu'il y avait du Sud qui rentrait plein pot je me suis lancé vers l'est pour éviter de me mettre sous le vent et être balloter comme un plomb. Vitesse grand V je me suis retrouvé en amont du déco et scotché au point de na pas piuvoir faire une approche habituelle pour poser. Je lutte un peu mais je n'avancait pas vent de face (ouest), de plus, des élèves d'ascendance travaillé sur l'attero ... c'était trop pour moi, je décide de me décaler vers le sud pour me retrouver face au vent pour tenter de poser sur l'attéro officiel mais dans une configuration inovante. Je me fais balloter, scotcher ... rien de bon pour simplifier les choses alors mon point de mire pour poser devient le champ en dessous de l'attero qui est plus rectangulaire et surtout plus accessible dans ces mauvaises conditions. Je tente de négocier le tout et je m'en sors pas si mal au point de poser pied tranquilou et me faire par ailleurs 20 pompes avec tout le matos sur le dos comme punition ou récompense pour mettre risquer à me mettre en l'air dans des conditions pareilles. Une fois rejoint l'attéro officiel, je me suis fais interpeller par Patrick qui bossait avec des élèves pour le gonflage d'aile et me dit tu sais qu'on t'aime !! .... que fais-tu en l'air dans ces conditions ? alors que même les bons pilotes ne s'y sont pas mis en l'air !!&j'avais préalablement compris que je n'aurai certainement pas des éloges bien qu'il m'ait accorder une bonne gestion du merdier dans lequel je m'étais mis. De celà, j'en retiens que, même si j'avais volontairement décoller pour connaitre des conditions peu hospitalières, il était plus responsable que, dans le doute ou une marge de sécurité limite, il aurait été plus intelligent de rester sagement à terre plutôt que de se risquer à se mettre dans le vent et dans un espace où le contrôle de sa destiné devenait aléatoire !  Merci Patrick HUSSON .... j'essaierai de m'en souvenir. Voila une expérience que j'ai vécu et que je ne regrette pas mais qu'il aurait été plus judicieux de s'abstenir de prendre des risques inutiles.



Sur le site de la COLMIANE

Dimanche 27 novembre 2005: A la Colmiane, un seul et unique vol mais ... quel vol !!!! Que du grand, que du beau et bon pour moi. C'est mon plus grand vol depuis que je fais du parapente et c'est à la Colmiane (le site de mon coeur). Je raconte: J'ai rendez-vous avec Fifou à l'attérro à 11h30 et j'y arrive quasiment à l'heure tapante. Il y avait Fifou et Michel. Fifou se propose de faire la navette avec l'intention de faire le deuxième vol car il pense que ça devrait faire bien vers les 13 ou 14 heures comme la veille pour lui. Mais son intuition lui dit de prendre l'aile au cas où .....  Arrivait à Veillos et en regard des conditions: bonne brise de pente, il fait super beau avec un ciel hyper bleu et sans nuage (il fait moins froid que la veille selon Fifou). Pour ma part, la veille j'étais à Gourdon (pas de vol possible à cause de l'aérologie). Donc, en regard des conditions présentes, Fifou décide de faire le vol avec nous, il décollera d'ailleurs en premier. Si la veille il vola 1 heure, bien lui en pris de décoller ce jour. Et oui, ce fut un vol d'une beauté, d'une puissance ... du +9 m/s dans des thermiques bleus. Fifou est monté à 2800 mètres avec un vol de 1h50. Pour ce qui me concerne, je décolle en second et Michel en troisième position mais il connaîtra quelques soucis de décollage. Une fois mon matos préparé et radio allumé en 143.800, je décolle en inversé avec un bon control de voile au-dessus de ma tête pour me retrourner tranquille et me faire soulever dès les premiers pas. Fifou avait pris le cap de la crête en contrebas du déco. Moi, vu que ça montait assez bien, j'ai pris le risque d'aller de suite faire du soaring sur la pentre du déco en virant à gauche direction le brec du Petoumier. Je trouve assez facilement de quoi prendre suffisamment de gaz pour rejoindre la Balme et enrouler du thermique à la Via Ferrata. Je squatte dans le coin. Fifou, bien plus aguerri que moi, exploite au max les thermiques en enroulant serré ce qui lui vaut d'être très rapidement au-dessus de la Balme afin de repartir sur le Petoumier. Il revient me chercher et me donne la consigne de le suivre. Je l'imite approximativement et ça marche pour prendre suffisamment du gaz (2400 m) pour filer sur Veillos. Ca montait grave au dessus du déco de Veillos au point d'atteindre 2 700 m et être plus haut que le sommet du Petoumier (2600 m). IL y avait du dynamique et du thermique ... que du bonheur pour rester le temps que l'on voulait. Et plus on montait et plus il faisait froid mais ça montait encore et encore. Je cherchais à descendre car mes mains et pieds se faisaient sentir Gla gla gla .. Les conditions étaient vraiment idéales pour transiter de crête en crête. L'idée avait traversé l'esprit de Fifou mais de moi aussi. Mais c'est une première pour moi, et j'avoue que le froid me faisait plutôt penser à redescendre qu'à monter. J'avais ma dose, je décide de rejoindre la Balme, pour enrouler encore un peu et j'averti Fifou de mon intention d'aller au dessus du Pic. Fifou me suit et me double d'ailleurs (son aile va plus vite que la mienne, il est plus haut aussi). Fifou n'avait plus de radio (Batt en panne et moi plus d'appareil photo Batt naze par le froid, à près de -10 C les accus font la gueule !!!) alors on se fait des signes. Au dessus du pic, je me fais un peu balloter et surtout je perds de l'altitude. Je suis sous le vent. Je m'en retourne à la Via Ferrata pour rester encore un peu en l'air mais j'avais le désir de poser car je commençais vraiment à ne plus savourer le vol à cause des douleurs aux pieds, aux mains et au claquement de dents. Fifou me devance pour poser à l'atterro. je le suis et en finale je me suis dit comment mes pieds (endoloris par le froid) allaient percevoir le sol. Heureusement que j'ai posé tranquille. Ce fut un vol de 1h 40 pour moi avec un plafond de 2 700 mètres. Je ne suis pas près d'oublier ce vol en ce mois de novembre à la Colmiane. Pour nous réchauffer, Fifou m'invite à déguster un plat de bonnes pâtes et un bon steak accompagné d'un bon rouge. Ensuite nous sommes allés récupérer la voiture de Fifou qui était resté à Veillos et nous nous quittâmes en nous donnant rendez-vous pour Jeudi en prévision d'un vol sur Roquebrune Les photos de cette jourbée: Fifou juste après le décollage. Ce vol est mon plus grand vol depuis que je pratique le parapente et je suis heureux d'avoir voler dans de telles conditions.



Fifou vient de décoller de Veillos




Jeudi 1er Décembre 2005 - Vol à la Colmiane. Nous avons rendez-vous, Gaby, Fifou et moi à l'école Imagin'air pour 11h30. La décision et de tenter quelque chose à Veillos. Gaby fait la navette et décollera de la Raya. Fifou et moi nous décollons de Veillos. Fifou, fera l'oiseau durant près de 2h50. Pour ma part ce sera un plouf de 15' environ et je suis généreux !! Une fois posé à l'atterro, je ne peux que constater que je me suis raté. Gaby finira par poser au bout de 40 minutes environ après s'être bagarré au pied de la Balme côté via Ferrata. J'attendais, j'observais mes accolytes qui sont en l'air et moi pas... Gaby, une fois les pieds posés à terre me demanda si je voulais me tenter à nouveau et nous remontâmes au déco de Veillos. Cette fois-ci, je me dis qu'il fallait que je tente un autre plan de vol. Je me prépare donc à déplier ma voile (cette fois-ci je vais décoller avec un bipeur de gain d'altitude que Gaby m'a prêté) et j'entends: "Oh Polo !!!!   coucou Polo !!!! je cherche à droite ... à gauche ... devant ... rien !!! je lève la tête et qui vois-je ? Fifou qui survole le déco et moi par la même occasion. Sagouin qu'il est !!! il vient me narguer hihihihihihi Je m'empresse de finir la prépa et je décolle mais je ne prends pas le même cap que le 1er vol et je ne suis pas, de ce fait, Fifou car la premiere fois cela ne m'a pas réussi (je n'ai pas le même niveau). Je vire tout simplement de suite à gauche après le déco pour récupérer le peu de dynamique ou thermique qui s'écoule le long de la pente qui fait relief du Petoumier au Brec de la Balme. C'était juste mais ça faisait et Hop !!! me voila au-dessus de la via ferrata. Il y a de quoi faire pour prendre du gaz et je ne m'en prive pas au point de me retrouver au moins à 150 mètres au-dessus du Baüs de la Frema (2300 m). Ce gain là, je l'ai eu en enroulant du thermique et en utilisant, très certainement du dynamique. Puis je m'en suis allé vers la Raya pour y longer la crête de mélèzes où j'ai rencontré du thermique qui m'a permis de zoner un peu dans le coin. Par la suite, je m'en suis retourné vers l'école de l'escalade pour y faire quelques virages un peu engagé de manière en me sentir centrifugé. Je me suis amusé à faire du tangage et du swing pour faire jeu avec mon aile. C'est bien la première fois que je me tente à faire des virages aussi serrés. Ces virages s'accélèrent et les sorties semblent délicates avec ressources... on ne peut pas faire n'importe quoi c'est clair. Il faut gérer la sortie des 3-6. Ce n'est qu'un début, je ne suis pas pressé, je prendrai le temps qu'il faut .. le temps pour progresser. Je n'ai rien à prouver car je vole pour moi et je pense que c'est cela qui me permettra de voler le plus longtemps  possible avec le plus de plaisir possible. Comme je l'ai dit en intro de ce site, je vole pour moi ... pas pour les autres. Je ne cherche, aucunement, à épater la galerie mais à m'épater moi, comme je l'ai toujours fait dans tous les sports ou activités où je me suis engagé. De ce deuxième vol, qui dura 45 minutes avec un pic de 2500 mètres, je n'en garde que de bons souvenirs. Je n'aurai pas volé aux côtés de mon ami Fifou mais ce fut un délice de voler en cette journée de ciel bleu avec une température plus clémente que dimanche dernier mais qui frisait tout de même les - 5 degré. Je remercie Fifou de son coup à boire au restaurant Edelweiss où j'ai pu apprécier un col blanc (1664 Kronenbourg) bien frais près d'un radiateur. Nous nous quittâmes pour un rendez-vous dans la semaine afin de voler, pourquoi pas, une fois encore la Colmiane. On adore se les geler !!


Fifou (Philippe Poglio) à Veillos enneigé



07 décembre 2005: 2 Vols à Sospel - Planté devant mon ordi car les prévisions météorologiques ne sont pas très bonnes pour le vol libre je m'affère à pauffiner mon site et le bigophone sonne.... c'est Gaby (Gabriel Guirao) qui m'informe de sa présence à Sospel au cas où je voudrais découvrir le site. Ni une ni deux je lui dis je te rejoins si ça vole... et ça volera. Une fois retrouvé à l'attérro, nous montâmes au déco et hop ..... c'est parti mon kiki malgré un travers gauche assez important. Ce sera deux vols dans ces conditions de décollage, mais deux vols de catégorie Plouf me suffiront pour découvrir le site. Je remercie Gaby pour m'avoir stimulé à ne pas rester devant mon pc à glandouiller pour voler même si ces deux vols n'auront pas duré plus de 10 minutes chacun. Un déco et un attérro dans un milieu non familier me suffisent largement. A de prochains vols ...............



Sur le site de ROQUEBRUNE et GOURDON

11 Décembre 2005: Il fait super beau et je me dis que ça devrait super bien voler, erreuuuuuuurrrrrrrrr ......... J'arrive un peu avant 10 heures pour prendre la navette qui mène au décollage du Mont Gros. Je vois des pilotes du club de Roquebrune (Nicole et son mari Jean-Jacques). Arrive ensuite Salvatore puis Vincent suivit de Cédric. Il y avait aussi des pilotes touristes (Italien et allemand) qui prendront la navette avec nous. Une fois arrivé au déco, il y avait Jean-Michel. Au déco les conditions n'étaient pas top et la balise annoncé du Sud Sud-ouest 14/29. C'était un peu rafaleux et des moutons se pointaient au large en Est. Cela rendait frileux les pilotes et personne n'était en l'air hormis deux bi-places qui avait décollés d'un autre déco plus au-dessus de Monaco. Pour ma part, je pense que c'est suffisamment bon pour faire un vol et je déplie tranquillement mon aile ce qui me permet de voir un peu l'évolution. Les changements sont pauvres mais je décide tout de même à me mettre dans le ciel. Cest un vol d'une quinzaine de minutes durant le quel je suis resté assez vigilant car l'Ouest rentré assez pour me contrer un peu. L'attérro a été bien négocié. Les conditions étant peu propices, je décide d'appeler Patrick HUSSON pour savoir comment était l'air du temps à Gourdon. Là-haut aussi c'est pas top mais je le rejoint pour en fin de compte décoller de cavillore. C'est une première pour moi. Cela m'a couté une bonne randonnée d'une demi-heure pour atteindre le déco. Les conditions pour le décollage sont piètres. Il y avait même du N.E qui rentrait parfois mais bon ..... j'ai fini par décoller en rabotant le haut d'un buisson avec ma selette en quittant le sol lors de l'envol. J'ai tiré vers le village pour le contourner à sa gauche afin d'aller sur le flanc de Courmette en amont de Valette. J'ai exploité ce qu'il y avait à exploiter pour rester un peu en l'air. Ensuite, je décide d'aller poser à l'attérro et je me suis rendu compte que l'Ouest me contrait un peu. Je devais donc faire attention à ne pas me faire décaler. Finalement, j'ai posé sans mal mais j'ai du batailler pour poser assez proprement. Sans navette, ni bus, c'est en autostop que je suis rentré à Gourdon grâce à deux parapentistes qui revenaient de Gréolières..




19 décembre 2005: J'avais prévu d'aller voler sur Roquebrune mais c'était la Grisaille au matin, la journée avait mal démarré donc mais ensuite le ciel s'est éclairci. Je décide d'aller voler après le repas. J'arrive pour prendre la navette et je rencontre quelques locaux dont Vincent (l'homme à la Rush). On échange quelques mots puis ils s'en vont au déco avec leur véhicule. Entre temps arrive Virgile, un pilote que j'ai connu quand il était moniteur stagiaire de parapente chez Ascendance. La navette nous monte au Mont Gros. Je prépare mon matériel et je décolle dos voile. Virgile décolla après moi, son objectif était de s'essayer à maitriser le décrochage pour ensuite tenter le vol en marche arrière. Pour ma part, c'est beaucoup plus simple: voler et poser tranquille. C'est ce que je fis. En vol, j'ai croisé Alex, on se fit coucou puis je m'en suis allé vers le bord de mer pour survoler les flots marins, puis faire une approche et une finale tranquilou. Alex (le P¨résident de Roquebrun'ailes) posera quelques temps après moi. Alex aura voler 4 heures et moi une quinzaine de minutes. Mon temps est ridicule à côté de cette performance mais je m'en contente. j'ai fait mon vol et c'est ce qui compte. Je remonte Virgile au déco pour qu'il puisse récupérer sa caisse. Voilà une journée vraiment paisible et agréable. Au prochain vol j'espère !!!



Sur le site de la COLMIANE

20 décembre 2005: Via la Colmiane pour rejoindre Gaby le boss d'imagin'air. L'idée est de décoller du Pic avec comme moyen d'ascension les raquettes. C'est cool non ? Mais ce ne sera pas ça, car on a décoller de Veillos. Nous y sommes allés en 4x4 et à pinces. Ahhhh il ne faisait pas froid, j'ai même transpiré hihihihihi ... heureusement que je ne suis pas fumeur ... quel horreur !!!! Bref, décollage nikel avec une vieille selette où il n'y a ni airbag, ni parachute, ni rien quoi  même pas le vario ... j'avais oublié de l'allumer hihihi. Ce fut un vol d'une trentaine de minutes car je l'ai avorté sciemment du fait que j'étais mal installé dans cette selette, mais je suis très content de ce vol. C'est un vrai bohneur de voler à la Colmiane en plein hiver avec un décor hors du commun (neige, ciel bleu, condition aérologique idéale et bon état d'esprit avec Gaby). Vivement un prochain vol dans ce paradis du vol libre. Le site de mon coeur .... je ne le répèterai jamais assez !!!




Sur le site de GOURDON

21 décembre 2005: Je monte à Gourdon rejoindre l'école Ascendance et Nathalie une élève qui vient de Bretagne pour voler. Nous sommes deux élèves: Nathalie 9 vols à son actif et moi 163. Le niveau n'est pas le même alors à chacun ses apprentissages. Pour Nathalie l'objectif est tout d'abord une mise en condition (elle n'a pas volé depuis le mois d'Août) associé à un travail d'approche au terrain d'atterissage. Perso, c'est le brevet de pilote confirmé que je vise. Patrick me fait voler en 1er, je fais donc le fusible puisque personne ne s'était mis en l'air auparavant. Les conditions sont calmes et pour les ascendances il ne fallait pas trop compter dessus. Je pose assez rapidement à l'attero. Nathalie est en l'air et posera quelques temps après moi. Pour ma part, j'ai raté l'attero officiel.... j'ai donc posé les pieds sur le terrain adjacent sans problème. Fallait juste éviter la grande haie de ronce et c'est ce que je fis. Mon deuxième vol sera un vol avec comme objectif d'élargir mon champ de jeu et donc de prendre comme cap le village, prendre du gaz, allez sur Courmette et revenir pourquoi pas me dis-je et dans le pire des cas, aller poser à Valette. Ce sera, ni l'un, ni l'autre mais un vachage sur le terrain interdit. Arf, bref je ne m'en suis pas trop mal sorti. Fallait juste rentrer à Gourdon. Heureusement que l'autostop marche pas trop mal. Moralité, même si je n'ai pas réussi à prendre du gain et que j'ai trop tardé à dégager du village pour poser, j'ai tout même gérer ce qu'il fallait gérer: ma sécurité. Cette journée parapente s'est terminée autour d'une table pour se restaurer vers 14h30. A cet occasion, je me suis descendu une bonne bière blonde (mon pêché mignon).



Nathalie sous le regard attentif de Patrick Husson




Sur le site de la COLMIANE


Lundi 26 décembre 2005: Il fait gris sur le littoral mais heureusement qu'en montagne c'est plutôt bien dégagé (ciel bleu). Gaby confirme le beau temps mais il y a un peu de vent (9h30) qui devrait baisser. Je décide donc de monter. Dès mon arrivée, un petit café bien chaud puis on déjeune et Hop ... direction le télésiège pour le Pic (1800 m) en vue de décoller du déco traditionnel. C'est un décollage enneigé de 40 cm environ où l'on s'enfonce jusqu'au mollet. Hummmm ...... ça ne va pas être de la tarte me dis-je. Gaby me rassure et me prépare même une piste de lancer (écrasement de neige pour mieux courir). J'ai changé de selette pour l'occasion (sellette Sup'air qui m'a été offerte par un pote qui pratique également le karaté et qui a préféré mettre en standby le parapente suite à une double fracture de la cheville) car plus légère que la mienne. Le matériel préparé, l'aile déployée sur la neige je suis dispo pour décoller. Je décide de décoller en premier. Les avants et freins dans les mains, je mets en tension les suspentes pour que dès l'avancé de mon buste, l'aile puisse, illico-presto, s'élever (la brise de pente et très faible et sporadique même... fallait attendre vraiment le bon moment pour mettre toute les chances de son côté) C'est ce que je fis et c'est ce qu'elle fit. S'entend bien mon aile grace aux tensions des suspentes, je continue à maintenir cette pression tout en avançant. Une fois que mon aile s'apprête à venir sur ma tête, je choisis de mettre du frein aisément afin de continuer à maintenir du poids à l'aile, continuer à faire quelques pas afin d'arriver à ce qu'elle assure la prise en charge de mon poids au moment de la cassure de pente. Sans me vanter, je suis fier de mon décollage il fut Ric et Rac. Je n'en demandais pas plus. J'avais vraiment pas envie de me vautrer dans la neige car je pense que ça aurait très désagréablement froid hihihihihihi  glaglagla et puis...... il y avait des spectateurs skieurs interessés de voir un parapente décoller dans la neige. Il fallait assurer à tout prix pour laisser une bonne impression à ces personnes de catégorie "jeune skieur". Une fois en l'air, je trouve un peu de dynamique (dans un périmètre étroit) qui me permet de rester un peu dans les parages afin d'attendre Gaby qui n'était pas encore en l'air. Une fois fait, Gaby prend le cap Col St Martin, je le suis. On essaye vers la Via ferrata mais ça ne monte pas. Ceci nous oblige immanquablement à penser déjà à rester pas trop loin de l'attero pour envisager une approche. Il ne fallut  d'ailleurs pas attendre très longtemps. L'approche, la finale et le posé fut tranquille. Ce vol fut d'une douceur estrême qui dura 15 minutes environ. J'ai posé heureux d'avoir fait ce vol agrémenté d'un décollage assez spécial.




Sur le site de ROQUEBRUNE

Mardi 27 décembre 2005: C'était à la Colmiane que j'avais prévu de voler mais c'est à Roquebrune que je suis allé car Gaby avait des Biplaces à faire, je l'ai donc rejoint. Ce n'est qu'à partir de 13 heures que je me suis mis dans le ciel. Les conditions étaient excellentes mais il fallait surveiller le vent d'EST car à tout moment il pouvait forcir.J'ai fait 2 vols en cette journée. Une particularité tout de même: ça montait très bien sur la mer ce qui voulait dire que l'eau était plus chaude que l'atmosphère, j'en ai profité pour enrouler un peu mais aussi pour faire des 360 dans le but de descendre. Ce fut une excellente journée.


Plage de Cabbé



Sur le site de GOURDON

Vendredi 30 décembre 2005. J'ai rendez-vous avec Patrick HUSSON pour préparer le Brevet confirmé, mais cela n'a pu se faire pour des raisons de logistique. Il est donc décidé de remettre ça à une autre fois. Je vole donc en autonome pour faire deux vols tranquilles avec tout d'abord un déco de merde. J'explique: Tout en haut du déco -déco le plus haut) je me prépare, puis, je fais un lever d'aile face/voile. Je lève donc l'aile au-dessus de ma tête et je me retourne pour avancer tranquillement vers le bas du déco et décoller. Mais à mi-parcours, le vent rentre plus fort de la droite (il y avait de l'est qui rentrait au déco) ce qui a eu pour conséquence de pousser mon aile vers la droite. J'ai bien essayé de contrer mon aile avec du frein gauche pour que je ne dérive pas trop vers la droite mais je n'ai pas cherché à me recentrer sous mon parapente afin d'éviter de marcher sur une aile déployée au sol. Conséquence: trop déporté sur la droite, associé à une mauvaise gestion de mon aile à l'approche d'un décollage imminent, j'ai préféré avorter l'envol plutôt que de me vautrer au décollage. Bref, la deuxième tentative sera la bonne, tout simplement en mettant au plus près de la rupture de pente. Un levé d'aile, un retourné et quelques pas auront suffis à faire un déco propre et rassurant. Tout cela pour un vol d'environ 20 minutes. J'ai volé tout au feeling (vario oublié dans la voiture de Jean-Michel). Mon deuxième vol aura été préparé au premier déco. Le déco ne m'aura pas causé de soucis pourtant le levé d'aile c'est fait au sommet du déco. En fait, je ne me suis pas fait surprendre par le vent. Il ne m'aura pas fallu de rupture de pente pour décoller. En effet, à mi-parcours, mes pieds ne touchaient déjà plus le sol. Ce fut un vol plus long que le précédent. J'avais cette fois-ci le vario avec moi.




Sur le site de la COLMIANE

Dimanche 31 décembre 2005: J'ai rendez-vous à 11h30 avec Gaby et Jean-Paul pour un dernier vol de l'année. On papote à l'école imagin'air et ensuite, le top est donné pour filer à Veillos. Une partie du chemin sera fait en 4x4 et le reste à pieds. Au déco, il y a un peu de Nord Ouest qui rentre (on peut le voir sur la photo). Rien de bon mais on décollera quand même et sans mal. Gaby ouvre le bal, puis c'est JP qui décolle et enfin moi. On longe la crête direction la Raya, puis c'est la via ferrata qui est visé, je suis le plus bas mais je m'accroche pour les suivre. J'ai douté à un moment car je ne montais pas et en plus, j'étais contré  au niveau du col de la station. Je n'avais guère le choix de tenter à prendre du gaz en utilisant le dynamique qui s'écoule le long du relief  faisant jointure aux pistes de ski et du déco du 300. Gaby et JP, qui étaient bien plus haut que moi,  faisaient du soaring sur ce fameux relief. Ne pas avoir abandonné et m'accrocher m'a rendu service, d'une part je n'ai pas eu à devoir vacher je ne sais où et d'autre part, je me suis amusé en rejoignant mes amis pour ensuite tenter de rejoindre le Pic. Par la suite ben.... il a bien fallu poser sur le terrain. Nous étions tous satisfaits de ce vol vraiment agréable.


En montant à Veillos






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